FreshRSS

🔒
❌ About FreshRSS
There are new available articles, click to refresh the page.
Today — February 17th 2020Your RSS feeds

Katana Kami: A Way of the Samurai Story ‘Dojima & Nanami Special Game Overview’ Trailer

Publisher Spike Chunsoft and developer Acquire have released a new game overview trailer for Katana Kami: A Way of the Samurai Story featuring father and daughter pair Gunji Dojima and Nanami Dojima, who introduce the game’s swordplay action, sword upgrades, prostration, multiplayer, and more. Katana Kami: A Way of the Samurai Story is due out […]

The post Katana Kami: A Way of the Samurai Story ‘Dojima & Nanami Special Game Overview’ Trailer appeared first on Gematsu.

Découper des vidéos facilement sous Windows avec SimpleVideoCutter

By: Korben

Il y a quelques mois je vous avais déjà présenté un petit outil afin de vous aider à découper vos vidéos, VidCutter. En voici un autre : SimpleVideoCutter.

Le défaut de ce dernier est qu’il ne tourne pour l’instant que sous Windows (alors que VidCutter prenait en compte tous les OS). Cela dit il possède malgré tout quelques autres aspects intéressants, raison pour laquelle je vous le fais découvrir.

Déjà il est open source et gratuit. Il est aussi assez minimaliste dans le sens ou il ne dispose pas de 36 fonctionnalités jamais utilisées. L’interface est donc assez épurée et vous trouverez assez vite ce qu’il vous faut. Elle ne dispose d’ailleurs que de 3 zones : la barre de menu principal en haut, une barre d’édition de vidéo sur la gauche et la prévisualisation de la vidéo. Sous cette dernière des informations variées sont affichées (timeline, volume, nom du fichier …).

SimpleVideoCutter pour éditer vos vidéos sous WindowsSimpleVideoCutter pour éditer vos vidéos sous Windows

Pour faire tourner SimpleVideoCutter il vous faudra au préalable le logiciel libre FFmpeg (à télécharger gratuitement ici). Une fois les 2 installés sur votre machine il vous sera demandé de spécifier un dossier dans lequel envoyer les fichiers de sorties. Le logiciel supporte les formats MOV, AVI, MP4, WMV, RM et MPG.

Une fois que vous lancez votre vidéo c’est très simple, il suffit positionner le curseur de la timeline sur la frame précise à laquelle commencer la découpe et cliquer sur « Set start« . Ce sera le point de départ de votre nouvelle vidéo. La procédure est la même pour la frame de fin, vous utiliserez alors l’option « Set end« . Vous verrez alors votre sélection sur la timeline et vous pouvez la prévisualiser en utilisant « Play range« . Si vous êtes satisfait utilisez « Enqueue » pour lancer la découpe, si ce n’est pas le cas un petit « Clear selection » et vous recommencez.

L’extraction des portions de vidéos que vous voulez garder se fait en arrière-plan donc il est possible de travailler sur une nouvelle vidéo en même temps qu’il fait le taf sur la précédente. Tout est conservé en l’état originel, que ce soit la résolution, la fréquence d’images ou le taux d’échantillonnage audio.

L’équipe derrière le projet prévoit d’intégrer bientôt FFmpeg par défaut (pour éviter d’avoir à télécharger 2 archives séparées), de pouvoir modifier les tailles et formats de sorties des vidéos par rapport à la source …

Bref ce n’est pas l’outil ultime, mais ça fonctionne plutôt bien et c’est hyper facile à manipuler. Même votre grand-mère pourra éditer les vidéos des fêtes que vous lui avez envoyés. Parce que vos 2 heures de rush ça prend de la place sur sa tablette alors que le seul moment intéressant ce sont les 30 secondes ou un tonton Marcel bourré est tombé de sa chaise. 3 fois de suite. Sur le chat.

Source

Challans. Une série d’actions gratuites pour les aînés

Quel est le bilan de la première édition du guide du Bien vieillir à Challans Gois ?Environ 700 personnes ont participé à une ou plusieurs des dix-sept actions déployées sur le territoire de l’intercommunalité, entre les conférences à thèmes, les ateliers de prévention de santé et des spectacles...

Les Sables-d’Olonne. Dans le centre, les commerces gardent des horaires à la carte

Dans le centre-ville, d’une boutique à l’autre, les horaires varient. Que cela soit le matin, le midi ou le soir. « Nous ne sommes pas dans une galerie commerciale soumise à des horaires. Et puis, nous avons fait le choix d’être des commerçants indépendants » note d’emblée Guillaume Ségretin. Le...

Les Sables-d’Olonne. 228 kg de déchets ramassés aux Granges

228 kg de déchets ont été ramassés, samedi après-midi, sur la plage des Granges. 90 personnes ont participé à l’initiative de l’association Les mains dans le sable. Parmi eux, des géocacheurs, des membres de Sea Shepherd de La Rochelle. « Énormément de particules de plastique de quelques...

Tempête Dennis en Mayenne. 2 000 foyers toujours privés de courant

La tempête Dennis, qui a fait de nombreux dégâts dans le département dimanche 16 février 2020, a aussi eu pour conséquence des coupures d’électricité. 4 000 foyers étaient concernés dans la soirée.RenfortsCe lundi 17 février au matin, 2 000 étaient toujours privés de courant. « Nous avons...

Le Mans FC. Les Manceaux ont retrouvé de la communication

Une semaine pour tout changer. Voilà le défi que s’était fixé Le Mans FC, lundi dernier, lors de grands discours en interne. Le président Thierry Gomez a pris la parole. Si ses mots resteront secret de vestiaire, ses « vérités » ont, elles, été entendues par les joueurs. Le coach a parlé, lui...

Près de Nantes. Une machine restée allumée provoque des fumées dans un lycée

C’est le personnel de l’établissement qui a donné l’alerte, peu avant 7 h. Les pompiers sont intervenus, ce lundi 17 février, au lycée professionnel des Savarières à Saint-Sébastien-sur-Loire. Une machine, qui sert à la formation des élèves en prothèses dentaires, était restée allumée tout le...

Municipales à Cholet. Pénurie de médecins : qu’en disent les candidats ?

Avec l’arrêt du docteur François Mallard, en décembre 2018, puis celui du docteur Serge Faligot, en décembre dernier, des milliers de Choletais sont privés de médecin traitant du jour au lendemain. Les cabinets médicaux, saturés, ne prennent plus de nouveaux patients.Avec les échéances...

Municipales à Angers. Ce que les candidats proposent pour le commerce

Les différentes listes en course pour les élections municipales à Angers (Angers pour vous, Aimer Angers 2020, Angers écologique et solidaire, Angers citoyenne et populaire, Choisir Angers et Faire entendre le camp des travailleurs) annoncent leurs idées pour venir en aide aux commerces du centre...

Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Un vice-président pour l’Amicale philatélique

Lors de son assemblée générale, l’Amicale philatélique du Havre de Vie s’est choisi un vice-président en la personne de Gérard Maillard. Car, si le président Bernard Herbin désormais éloigné de Saint-Gilles-Croix-de-Vie revient « toujours avec plaisir pour les réunions mensuelles de l’association...

Le Mans. À la fourrière, plus d’un chien sur deux n’est pas réclamé

La fourrière patrouille pour repérer les animaux errantsFAUX. Installée en zone industrielle sud, entre Arnage et Le Mans, la fourrière intervient « seulement sur signalement, par des particuliers ou des collègues d’autres services municipaux », explique Mohamed, le responsable. La fourrière...

L'architecture fédérale américaine passe sous la coupe de Donald Trump

Le président et ancien promoteur immobilier rompt avec la tradition de ne pas imposer de style officiel.

Temps de lecture: 4 min

«Rendons leur beauté aux bâtiments fédéraux.» Derrière ce slogan se cache l'une des nouvelles lubies de Donald Trump. Le magazine américain Architecture Record détaille cette nouvelle obsession présidentielle, après avoir eu accès à un avant-projet d'ordonnance de l'administration américaine réglementant l'architecture des bâtiments fédéraux. Cela semble d'autant plus surprenant qu'en pleine année électorale, le président des États-Unis a sans doute d'autres sujets plus urgents à traiter.

Trump entend imposer de nouvelles règles de «ré-embellissement de l'architecture fédérale»; à vrai dire, on peut même parler d'architecture officielle.

Un nom sur des buildings

Une série de nominations ont eu lieu depuis 2018 au sein de la General Service Administration (GSA), l'organisme qui est à la fois le promoteur, le gestionnaire et le propriétaire de 8.681 bâtiments fédéraux et 500 propriétés historiques réparties dans l'ensemble des États.

Peu de doutes subsistent sur les ambitions des hommes du président récemment nommés. L'un d'entre eux, Justin Shubow, préside la National Civic Art Society, une organisation qui affirme que «l'architecture contemporaine est dans l'ensemble un échec» et dont la mission est «d'aider l'architecture à retrouver ses racines pré-modernistes». Un autre est l'architecte Duncan G. Stroik, qui avance que son travail est «inspiré par l'intemporalité de l'architecture classique et l'humanisme des villes traditionnelles».

Tout cela n'a rien d'anodin. Donald Trump se prend et se présente auprès de l'électorat comme un grand bâtisseur. Avant d'entrer à la Maison-Blanche, et avant de devenir une vedette de télé-réalité, le président américain a été pendant plus de quarante ans un promoteur immobilier.

À New York, il est surtout connu pour avoir fait mettre son nom sur des buildings existants, comme la Trump International Hotel & Tower, construite en 1969 pour Gulf and Western, ou la Trump Park Avenue, bâtie en 1929 et achetée en 2002 par le milliardaire.


À l'entrée de la Trump Tower sur la Cinquième Avenue. | Bryan R. Smith / AFP

Il faut le reconnaître, au début des années 2000, le nom Trump était synonyme d'un certain chic new-yorkais, d'un luxe kitsch mélangeant marbre, onyx et or. Certain·es copropriétaires étaient même prêt·es à payer Donald Trump pour garder son nom en lettres dorées sur le fronton de leur immeuble –c'était avant.

Pas d'originalité, ni d'état d'âme

Donald Trump n'a pourtant à aucun moment été féru d'architecture, ni reconnu pour cela. Il n'a jamais fait construire de bâtiments remarquables et a rarement fait appel à des pointures de l'architecture.

Au contraire, il s'est souvent attaché les services d'un architecte dont il appréciait le travail traditionnel, conventionnel et efficace à souhait, Costas Kondylis. Celui-ci revendiquait de travailler d'abord pour sa clientèle, constituée de promoteurs.

Ses immeubles au design sans originalité, toujours construits sur une même formule à base d'acier et de verre, ne se distinguent pas dans le paysage new-yorkais.

Entre 2000 et 2007, pas moins de soixante-cinq des projets de Kondylis ont été adoptés, soit un toutes les six semaines. La Trump World Tower, située juste en face du siège des Nations unies, en fait partie.


La Trump World Tower à New York. | Timothy A. Clary / AFP

Par ailleurs, Donald Trump n'a jamais eu le moindre état d'âme concernant l'architecture; il n'a pas hésité à réduire en poussière des bâtiments classiques.

Au début des années 1980, il a mis à terre un immeuble Art déco datant de 1929, dessiné par les architectes Whitney Warren et Charles Wetmore, qui avaient conçu Grand Central, la gare mythique au cœur de Manhattan. À la place, le futur président a construit la Trump Tower, le building où il réside aujourd'hui à New York.

Retour au classique

Désormais, il faudra compter sur la patte Trump, sa marque sur tous les bâtiments officiels du pays. Il s'agit d'un changement majeur pour la République américaine: depuis près de soixante ans, toutes les administrations républicaines ou démocrates qui se sont succédé ont suivi les Guiding Principles for Federal Architecture («principes directeurs pour l'architecture fédérale»), un texte du très respecté Daniel Patrick Moynihan publié en 1962, à la demande de John Kennedy.

Dans ces directives, il n'est pas question de prôner un style officiel: «Le design doit venir de la profession d'architecte vers le gouvernement et non l'inverse.» Cette période est révolue.

De son côté, l'administration Trump dénonce l'absence des «valeurs nationales dans les bâtiments fédéraux». Elle pointe très directement du doigt quelques bâtiments récents qui ne les porteraient pas: le Federal Building de San Francisco, l'United States Courthouse d'Austin au Texas et celle de Miami en Floride.


Le Federal Building de San Francisco, en Californie. | Eric in SF via Wikimedia Commons

Ces bâtiments ont en commun leur inspiration tirée du brutalisme ou du déconstructivisme, des mouvements honnis par les nouveaux membres de la GSA, qui entendent revenir à un «style architectural classique» inspiré de l'«Athènes démocratique» et de la «Rome républicaine».

La référence est ici Washington, la capitale fédérale, dont la structure a été dessinée au tournant des XVIIIe et XIXe siècles avec une forte inspiration néoclassique.


Le Capitole des États-Unis à Washington, D.C. | Saul Loeb / AFP

On peut parier que les polémiques, très politiques, vont enfler dans les prochains mois. L'administration américaine s'apprête à dévoiler en mai le mémorial fédéral du président Eisenhower, conçu par Frank Gehry, un maître du déconstructivisme et l'un des plus grands représentants de l'architecture mondialisée.

La France devrait s'inspirer de ce foyer suisse pour jeunes migrants

Depuis trois ans, les équipes genevoises de Blue Sky prouvent que même sans dépenser une fortune, on peut accueillir de jeunes réfugié·es dignement et humainement.

Temps de lecture: 12 min

«Lundi, mercredi et jeudi matin, Carmen a besoin de la machine! Merci de ne pas l'utiliser à ce moment-là SVP. Bisous!» Au foyer Blue Sky pour demandeurs d'asile mineurs de Lancy, en Suisse, on ne croisera pas de règlement intérieur avec des injonctions frappées d'un panneau rouge. «La façon de s'adresser à eux, ce n'est pas un détail», commente David Crisafulli, directeur de la Fondation officielle de la jeunesse (FOJ), sous contrat avec l'État de Genève pour gérer cette structure. «Accueillir avec bienveillance, c'est le début de l'intégration.»

Après trois ans d'existence, Blue Sky n'est déjà plus un projet pilote. Mais il est clairement un foyer modèle, mixte, pouvant accueillir jusqu'à onze requérant·es mineur·es non accompagné·es (RMNA, dans la nomenclature suisse), âgé·es de 7 à 15 ans, pour une durée moyenne de dix mois. Parfois, si la situation l'exige, un·e jeune placé·e pourra rester au-delà de ses 15 ans, notamment si le départ est un facteur de déstabilisation. En fait, comme bien des axes du projet pédagogique de Blue Sky, la souplesse de l'approche repose sur un critère humain avant tout.

Une humanité qui fait trop souvent défaut dans l'accompagnement des MNA en Europe –la Suisse n'est pas membre de l'UE, mais applique le règlement dit de Dublin en matière d'accueil des réfugié·es. En France, les ONG et la société civile ne cessent d'alerter les pouvoirs publics sur une situation jugée indigne. Comme en 2018, après le suicide de Nour, adolescent de 17 ans livré à lui-même dans un hôtel, après avoir fui le Pakistan où il avait été torturé. En détresse psychologique, il a fini par se jeter dans la Seine, faute d'avoir reçu un suivi adapté.

Débordement

En principe, après un parcours du combattant pour prouver son âge et la véracité de son histoire, un·e jeune officiellement reconnu·e comme MNA est placé·e sous la protection de l'Aide sociale à l'enfance (ASE, dont l'équivalent dans le canton de Genève est le Service de protection des mineurs, SPMI), au même titre que tout autre enfant vulnérable. «Dans la réalité, on en est loin», analyse Lyes Louffok, membre du Conseil national de la protection de l'enfance, infatigable lanceur d'alerte sur les dérives du placement en France. «En zone rurale, les familles d'accueil sont plus nombreuses. Mais dans les grandes villes, où les places en foyer manquent, on fait de l'hôtelier, ou de la colocation mal encadrée.»

En termes administratifs, on parle pudiquement «d'hébergement en logements diffus». «Mais on ne fait que les isoler encore plus», estime Lyes Louffok. «Avec un encadrant qui passe deux fois par semaine, au mieux. Il arrive même que ce soit une fois par mois.» Quand ce dernier n'est pas envoyé par une boîte d'intérim, c'est la panacée.

«L'ASE est gérée à l'échelon départemental», complète le sociologue Olivier Peyroux. «Si les moyens alloués sont trop faibles, on recourt à des éducateurs non diplômés. La situation est très disparate sur l'ensemble du territoire français.» Ainsi, dans certains départements, à l'inverse, la tendance est aux foyers-usines de cinquante, voire quatre-vingts places. «Et on sait que cette densité, souvent dans la promiscuité, affecte le développement de l'enfant», observe encore Lyes Louffok.

«Dans les grandes villes, où les places en foyer manquent, on fait de l'hôtelier, ou de la colocation mal encadrée.»
Lyes Louffok, membre du Conseil national de la protection de l'enfance

La République de Genève n'est pas exempte de reproches en la matière, et la création du foyer Blue Sky en mars 2017 se voulait une partie de la réponse à cette problématique grandissante. Grandissante car en France, comme en Suisse, le nombre de jeunes migrant·es candidat·es à la protection des mineur·es a explosé ces dernières années.

Difficile d'avoir les chiffres les plus récents. Mais d'après le rapport du Sénat français sur le projet de loi de finances 2019, on estimait que 29.000 MNA avaient été pris·es en charge par l'ASE en 2018 et que 35.000 le seraient probablement en 2020. En réalité, d'après l'Assemblée des départements de France, ils étaient 41.000 en septembre dernier.

Pour la Confédération helvétique, les statistiques sont plus complexes à analyser, car on y distingue les requérant·es MNA, éligibles à l'asile, des MNA simples, qui seraient, en quelque sorte, des migrant·es économiques (généralement originaires du Maghreb). Ils et elles bénéficient également d'une protection jusqu'à leur majorité, mais sont dirigé·es vers un autre circuit d'accompagnement, le temps de leur séjour.

«Il n'est plus possible de bricoler des politiques pour assurer un accueil décent à ces mineurs étrangers isolés.»
Jasmine Caye, juriste spécialisée dans le droit d'asile à Genève

D'après Jasmine Caye, juriste spécialisée dans le droit d'asile à Genève, «le sujet est réellement un défi pour les pouvoirs publics depuis 2015». Dans un contexte où les flux migratoires liés aux crises dans le monde vont continuer à augmenter, «il n'est plus possible de bricoler des politiques pour assurer un accueil décent à ces mineurs étrangers isolés», résume-t-elle.

À Lancy toujours, le foyer de l'Étoile, géré par l'Hospice général (le service social de la République de Genève) a concentré les critiques dès son ouverture en 2016. En raison de sa taille –jusqu'à 180 résident·es selon les années–, et du manque de moyens alloués. D'après les membres du personnel, qui ont témoigné l'été dernier en dépit de leur obligation de réserve, ce cadre ne permet qu'une logique d'urgence oppressante, allant jusqu'à la maltraitance.

Ici encore, un suicide a démontré l'impasse de la situation: celui d'Ali, réfugié afghan, en mars 2019.

«Savoir d'où l'on vient pour choisir où l'on va»

On devine que Blue Sky a été pensé comme un contre-modèle à ces hébergements collectifs, dysfonctionnels au point de mettre en danger la vie des populations placées. En cette matinée de janvier, c'est un préfabriqué que David Crisafulli fait visiter, car les pavillons qui reçoivent habituellement les pensionnaires sont en rénovation. Pourtant, dans ces conditions plus spartiates que d'habitude, tout est cosy, chaleureux.

«On a configuré l'espace comme un loft. En ce moment nous accueillons huit jeunes, et nous avons réussi à les maintenir en chambres individuelles. Sauf une, où nous avons dû mettre deux lits, mais en veillant à ce qu'ils aient chacun leur intimité.» Dans l'espace commun, un salon donnant sur le jardin, avec télé et baby-foot. La cuisine, ouverte sur une grande tablée où les dîners se prennent en commun, avec les éducateurs et éducatrices, laisse voir un moment central dans le quotidien du groupe. «C'est un temps où ils peuvent dire des choses aux référents de manière informelle, mais aussi se raconter leur journée, créer des liens», explique David Crisafulli.



Tout est mis en oeuvre pour que les jeunes se sentent à l'aise et créent des liens. | Laura-Maï Gaveriaux

Aux murs, des photos de leurs activités: les camps de ski qu'ils financent par la vente de gâteaux, les pique-niques et les randonnées. «Nous voulons qu'ils se posent, qu'ils se sentent chez eux.» Et ce sont les premier·es résident·es qui ont choisi le nom de Blue Sky. «Parce qu'après des mois passés dans les camps de transit, ils avaient la possibilité de profiter du ciel bleu.» Un foyer au sens familial du terme.

D'ailleurs, la femme de ménage y est un peu plus que cela. «Au début, quelqu'un venait, nettoyait, repartait. Puis on a très vite constaté que ça n'allait pas. Les toilettes étaient toujours dégueulasses, certains ne savaient même pas comment changer leurs draps. Alors j'ai souhaité augmenter le taux horaire du poste, pour que la personne puisse réellement vivre auprès d'eux, les accompagner dans leur apprentissage de l'hygiène», explique David Crisafulli. Carmen joue surtout un rôle de tata, qui leur montre comment faire les repas ou la lessive. Elle leur explique qu'il faut se laver les dents trois fois par jour, ranger sa chambre, et même que les façons de faire, en Suisse, sont parfois différentes de celles qu'ils ou elles ont connues avant.

«Il s'agit de faire vivre cette histoire familiale dans les repères du jeune.»
David Crisafulli, directeur de Blue Sky

C'est probablement l'axe le plus étonnant dans l'approche de la Fondation officielle de la jeunesse: un travail de compréhension interculturelle en profondeur. Il commence par situer les valeurs familiales des jeunes. «Nous recherchons les parents pour permettre le contact, que ceux-là soient restés au pays, ou bloqués à une étape du parcours migratoire», raconte David Crisafulli. On imagine que certain·es sont encore dans des camps, des centres de rétention en Grèce ou en Italie. «On reconnaît leur rôle dans le projet d'intégration, on les consulte. Mais souvent, c'est impossible. Parce qu'ils sont morts, ou introuvables. Dans ce cas, il s'agit de faire vivre cette histoire familiale dans les repères du jeune, en essayant de respecter son ancrage culturel de naissance.»

Concrètement, comme cela se traduit? Dans le cas d'un·e adolescent·e issu·e d'une tradition communautaire, où l'on va chercher conseil auprès des ainé·es, ou encore dans celui d'une société matriarcale, les éducateurs et éducatrices de Blue Sky essaient d'identifier qui, parmi l'équipe, pourra être un·e référent·e crédible dans son univers de sens. Une démarche qui a été formalisée, à partir du terrain, dans le projet pédagogique du foyer –un livret d'une bonne centaine de pages.

«Ce passé, parfois très violent, ils apprennent à ne pas l'enfouir. Ils en font un jalon dans leur parcours.»
David Crisafulli, directeur de Blue Sky

Alors que la France reste frileuse sur la question, de par son histoire migratoire largement dominée par l'assimilation, la Fondation officielle de la jeunesse fait le pari que la valorisation de la culture d'origine n'est pas un obstacle. Plus elle serait solide et consciente, plus elle permettrait aux jeunes de démarrer une nouvelle étape de leur vie, en comprenant les codes leur culture d'accueil.

«Savoir d'où l'on vient pour choisir où l'on va. C'est une conviction personnelle, affirme avec optimisme David Crisafulli. Au début de ma prise de fonction comme directeur, j'avais tendance à parler de résilience. À bien y réfléchir, il faudrait trouver un autre mot pour décrire ce que réussissent ces gamins. Car ils ne sont pas en train de tourner une page. Ce passé, parfois très violent, ils apprennent à ne pas l'enfouir. Ils en font un jalon dans leur parcours de vie. Alors, c'est comme s'ils superposaient une autre page à la précédente.»



La fondation fait le pari que la valorisation de la culture d'origine n'est pas un obstacle. | Laura-Maï Gaveriaux

Pour parvenir à ce résultat, les encadrant·es, déjà hautement qualifié·es, reçoivent régulièrement des formations en ethnoculturalité, en différenciation géopolitique. Ils et elles sont épaulé·es par des traducteurs et traductrices, qui ne se contentent pas de transcrire, mais prennent le temps d'expliquer l'univers de sens dans lequel l'adolescent·e se confie, avant d'être autonome en français. Au cours du processus de recrutement, les expériences à l'étranger et la capacité d'empathie sont des critères aussi importants que les diplômes.

Quelles sont les limites tracées par l'éducateur ou l'éducatrice quant à la conservation des coutumes natales, dans une société d'accueil qui a ses propres codes? La question se pose avec acuité dans le champ religieux, dont la grille de lecture peut être absolument contradictoire avec le socle minimal de la citoyenneté suisse. D'autant qu'en l'absence de famille, la religion est le premier bagage identitaire avec lequel ces mineur·es arrivent.

«Les plus anciens du foyer disent à ceux qui arrivent: “On ne fonctionne pas comme ça ici.”»
David Crisafulli, directeur de Blue Sky

L'histoire de Nazir* est exemplaire. À son arrivée au foyer Blue Sky, il observait une hiérarchie sexuée entre ses interlocuteurs et interlocutrices, au point de ne pas vouloir serrer la main des femmes. «On lui a expliqué qu'en Suisse, ce que dit une femme a la même valeur que ce qui vient d'un homme. Puis on lui a laissé le temps de comprendre que de s'adapter à nos valeurs en la matière lui permettrait d'avancer plus vite. C'est du gagnant-gagnant», explique Valérie Milleret, chargée de communication de la fondation.

«Mais ce qui a été déterminant, et je ne peux pas vous expliquer comment ça marche, c'est l'autorégulation dans le groupe», complète David Crisafulli. «Les plus anciens du foyer disent à ceux qui arrivent: “On ne fonctionne pas comme ça ici.” L'impact est forcément plus fort que si nous appliquions une pédagogie verticale et punitive. Ils font rapidement la différence entre l'observance de leur religion, totalement acceptée, et certaines coutumes qui entament le respect des autres ou de soi.»

Faire de l'humain ne coûte pas cher

Jusqu'à présent, Blue Sky n'a jamais connu de crise majeure. Pas de problème de toxicodépendance, pas de fugues ou de violence. Un suivi psychologique est possible, mais à la demande expresse de l'enfant, pour éviter toute démarche intrusive, même lorsqu'il ou elle arrive avec ses traumas. Là encore, la confiance comme axe central d'une philosophie de l'accueil, dont se dégage une douceur évidente. Et pour finir, un encadrement pluridisciplinaire, exemplaire, avec 7,4 postes pour 8 mineur·es placé·es.

Aussi faut-il poser la question qui fâche: combien ça coûte, une telle offre de services, où tout semble ciselé dans la dentelle? «Hé bien, pas si cher», affirme David Crisafulli. «Nous sommes environ à 420 euros la journée par personne, tout compris, de l'hébergement aux frais de personnel. À peine plus que les prestations du foyer de l'Étoile. Parfois moins, à certaines périodes.» Comparé aux 120 à 180 euros en France, ça semble un budget quatre étoiles. Mais pour le coût de la vie à Genève, c'est considéré comme raisonnable. D'autant que lorsqu'un·e mineur·e non accompagné·e, faute de place en foyer, est envoyé·e à l'hôpital, le coût journalier est de 840 euros. Un échec à tous points de vue: une prise en charge inadaptée pour la personne, un gaspillage financier pour les pouvoirs publics, une dette morale pour la société.

Donc faire dans l'humain ne coûte pas toujours une fortune. C'est une question de volonté politique. «Et de remise en question perpétuelle», complète le directeur, dont on devine la longue expérience. Il ne peut donner la recette du succès, mais il connait le plus gros écueil pour une structure d'action sociale: «Des moyens, certes. Encore faut-il les penser. Sinon, on s'installe dans une routine. Ce qui a pu marcher à un moment n'a plus de pertinence, parce que les gens et les contextes évoluent. On finit par faire pour faire. Et on perd le sens.»

«S'il en est là, dans cette normalité là, c'est que nous avons fait notre boulot!»
David Crisafulli, directeur de Blue Sky

Un soir, Malek* a pété un câble. L'éducatrice lui a demandé de ranger sa chambre. Il a réagi avec agressivité et l'a traitée de sale conne, ou quelque gentillesse du genre. Comme ça n'arrive jamais à Blue Sky, elle a appelé David Crisafulli, décontenancée –«Vous voyez ça, il m'a insultée!»–, craignant le début d'une crise. Craintes fondées, dont le directeur s'est réjoui: «Ça s'appelle une crise d'adolescence. Et s'il en est là, dans cette normalité là, après avoir traversé toutes les horreurs qui marquent le début de vie d'un jeune réfugié, c'est que nous avons fait notre boulot!»

Si l'ouverture d'un second centre sur le même modèle est dans les cartons de la fondation, difficile de savoir si cela pourrait être dupliqué en France. Ne serait-ce qu'en raison du manque de volonté politique. Les moyens alloués aux départements pour la protection des MNA au sein de l'Aide sociale à l'enfance sont toujours moins élevés, pour toujours plus d'arrivant·es. Avec la multiplication de ces «hébergements en logement diffus», pour un coût journalier de 50 à 80 euros.

Une nuit dans un hôtel bas de gamme, forcément, ça coûte moins cher. Mais le risque est élevé, pour ces enfants fragiles, de tomber dans la délinquance ou l'autodestruction. Alors qu'on leur souhaiterait à tous, petit·es Syrien·nes, Afghan·es, Érythréen·nes, Pakistanais·es, Gambien·nes, passés par les bombes, les réseaux de passeurs, la faim et la rue, de plutôt s'offrir une glorieuse et turbulente crise d'adolescence.

* Les prénoms ont été changés.

La procédure MNA en France :

Dans cet article, nous n'avons pas abordé le sujet de la zone grise où se trouvent des dizaines de milliers de jeunes migrant·es isolé·es avant d'être reconnu·es mineur·es. Pour cela, il leur faut passer un entretien d'évaluation dans une structure départementale, le Demie. Parfois, comme à Paris, une expertise médicale –sujette à des polémiques récurrentes– vient compléter l'entretien. Comme le fameux test osseux, censé déterminé, à la louche, l'âge d'un individu.

Pendant cette phase d'évaluation, un hébergement d'urgence de cinq jours doit être assuré.

Les associations et les avocat·es dénoncent régulièrement des évaluations au faciès, des entretiens hostiles ou expédiés, parfois sans traducteur ou traductrice.

Si le statut de minorité est rejeté, le tribunal pour enfant peut être saisi, afin qu'il ordonne le placement s'il estime que la première décision, administrative, est contestable. Pendant cette longue procédure, difficile d'accès, les enfants dorment dans la rue, dans des squats ou ces bidonvilles de tentes qui poussent sous les ponts.

En février 2019, la France a été condamnée par la Cour européenne des droits de l'homme pour traitement dégradant envers un Afghan âgé de 13 ans, ayant vécu six mois dans la jungle de Calais, pour défaut de prise en charge par l'Aide sociale à l'enfance.

La meilleure façon de cuire un steak

Après de (trop) nombreux essais, j'ai réussi à déterminer le meilleur mode de cuisson pour obtenir un steak parfait.

Temps de lecture: 9 min

En 1988, mes parents ont acheté leur premier thermomètre de cuisson.

Ils étaient à la boucherie de Huntington, à Long Island, et le boucher en veste blanche avec lequel ils discutaient était resté sans voix en apprenant qu'ils n'en possédaient pas. Ils venaient de s'offrir un New York strip, une pièce de viande préparée dans le cœur du faux-filet, un peu chère pour de jeunes journalistes qui remboursaient encore leurs prêts étudiants, et ils avaient peur de le gâcher. Ils lui avaient donc demandé quelle était la meilleure façon de cuire leur viande.

«Saisissez-la au barbecue jusqu'à ce qu'elle soit cuite à point», avait-il dit, en insistant sur une température de référence qu'ils devraient respecter. Puis, voyant leurs mines déconfites, il avait ajouté: «Ne me dites pas que vous n'avez pas de thermomètre de cuisine… Vous n'avez vraiment pas de thermomètre de cuisine?!» Il fouilla dans les poches de son uniforme de chirurgien de la viande, en sortit une sonde de cuisson de la marque Taylor, et l'affaire était réglée.

Il s'avère que la technique qu'il conseillait n'était que l'une des nombreuses recettes possibles. Une recherche rapide sur Google sur la meilleure manière de cuire un steak donne près de 300 millions de suggestions.

Vous pouvez faire cuire votre viande au barbecue, mais vous pouvez aussi la faire à la poêle. Vous pouvez même la saisir dans une poêle avant de terminer la cuisson au four, voire imiter le chef Bobby Flay en la saisissant à la poêle avant de la couper en tranches puis de passer l'autre côté au gril du four. Mais il ne faudrait pas oublier la cuisson dite «inversée» (four, puis poêle), la cuisson sous vide… et la liste n'est pas finie.

Tout cela fait du steak le candidat idéal pour l'épreuve des Absolute Best Tests de Food52, durant laquelle je passe beaucoup trop de temps à travailler sur un ingrédient ou une recette spécifique dans l'unique but d'approcher de la perfection (et après laquelle ma maison sent presque toujours horriblement mauvais durant plusieurs jours). On commence?

Détail de la méthode

Comme toujours, j'ai identifié quelques constantes à suivre durant tous les essais. Pour cette épreuve, les pièces de viande présentaient toujours les mêmes caractéristiques:

• J'ai opté pour des steaks d'aloyau (type «T-bone»), d'environ 4 centimètres d'épaisseur;
• J'ai absorbé l'humidité et j'ai assaisonné les côtés d'une bonne quantité de sel de mer et de poivre (à l'exception du steak grillé, que j'ai légèrement recouvert d'huile avant de le saupoudrer de sel et de poivre);
• J'ai attendu que la viande soit à température ambiante pendant 45 minutes avant de lancer le test (ce qui permet au steak de cuire de manière plus uniforme);
• J'ai utilisé de l'huile végétale supportant les fortes températures lorsqu'il est fait mention d'huile et du beurre doux à température ambiante lorsqu'il est fait mention de beurre;
• J'ai fait cuire ma viande à point (55°C) en ayant recours à un thermomètre de cuisine, puis j'ai arrêté la cuisson. Pour les personnes qui n'ont pas de thermomètre, il existe un moyen de savoir quand la viande est cuite à point en la touchant avec l'index: elle doit être aussi ferme au toucher que le gras du pouce lorsque vous joignez le pouce et le majeur;
• J'ai laissé la viande au repos pendant 10 minutes avant de la couper (mais apparemment, c'est une étape inutile lorsque l'on a utilisé la cuisson sous vide ou la cuisson inversée).

Cuisson à la poêle uniquement


Ella Quittner

Méthode: Versez quelques cuillères à soupe d'huile dans une grande poêle et faites chauffer à feu vif jusqu'à ce que l'huile commence à fumer. Déposez le steak et laissez cuire pendant 30 secondes. Retourner et répéter l'opération. Recommencez jusqu'à ce qu'une croûte marron-dorée commence à se former, ce qui prend environ quatre minutes, puis ajoutez quelques cuillères à soupe de beurre et continuez à faire cuire jusqu'à atteindre 55°C. Il s'agit d'une adaptation assez libre de la recette géniale du steak à la poêle de J. Kenji López-Alt.

Facilité et efficacité: Cette méthode de cuisson était de loin la plus facile et la plus efficace, puisqu'elle ne demandait aucun équipement particulier ni de changement de poêle.

Tendreté de la viande: Question tendreté, cette pièce arrive en sixième et dernière place. Le cœur de la viande était plus coriace que celui des steaks cuits avec les autres méthodes, mais c'est un constat qui n'est possible qu'en comparant. Dans l'ensemble, elle était vraiment délicieuse et agréable à manger.

Grillé: En cinquième position. L'extérieur était assez bien grillé, plus que pour le steak cuit sous vide (en dernière place), mais la couche grillée n'était pas aussi épaisse que je l'aurais aimé, car la viande a atteint les 55°C avant d'acquérir un bel aspect doré. Par conséquent, j'ai aussi eu un temps limité pour faire rendre le gras de la viande, ce qui explique que la température a grimpé de quelques degrés de trop alors que je tentais d'y parvenir (j'aurais sans doute pu mieux contrôler ce problème en baissant un peu la flamme, mais j'ai eu peur qu'un feu plus doux ne m'empêche d'obtenir un beau grillé).

Cuisson à la poêle puis au four


Ella Quittner

Méthode: Préchauffez le four à 190°C. Versez quelques cuillères à soupe d'huile dans une grande poêle pouvant passer au four et faites chauffer à feu vif jusqu'à ce que l'huile commence à fumer. Déposez le steak et faites griller chaque face (y compris les côtés, afin qu'ils rendent leur gras) pendant 2 à 3 minutes sans y toucher, jusqu'à ce qu'elles brunissent. Glissez la viande dans le four avec une cuillère à soupe de beurre et laissez cuire jusqu'à ce qu'elle atteigne 55°C.

Facilité et efficacité: La méthode est relativement simple, si vous pensez bien à faire préchauffer le four pendant que le steak arrive à température ambiante. Cela dit, il n'est pas très pratique de déplacer une poêle en fonte brûlante à mi-cuisson, et il est assez agaçant de devoir sans cesse ouvrir la porte du four pour prendre la température. En ce qui concerne l'efficacité, la cuisson est plus longue que pour les steaks cuits à la poêle uniquement ou passés successivement à la poêle puis au gril du four. Elle est aussi longue que pour la cuisson au barbecue. La méthode est néanmoins plus rapide que les cuissons sous vide et inversée (four puis poêle).

Tendreté de la viande: Elle finit en quatrième place. La viande était plus dure qu'avec la cuisson inversée, la cuisson poêle-gril du four et la cuisson sous vide, mais un peu plus tendre qu'avec la seule cuisson à la poêle. Il n'y avait pas de différence avec le steak au barbecue.

Grillé: En troisième position. Les faces étaient mieux grillées qu'avec la cuisson simple à la poêle, la cuisson inversée et la cuisson sous vide, mais un peu moins qu'avec le barbecue ou la cuisson poêle-gril du four.

Cuisson à la poêle puis passage au gril du four


Ella Quittner

Méthode: Faites chauffer le gril du four. Versez quelques cuillères à soupe d'huile dans une grande poêle pouvant passer au four et faites chauffer à feu vif jusqu'à ce que l'huile commence à fumer. Déposez le steak et n'y touchez plus pendant trois minutes. Retournez le steak et recouvrez-le d'une cuillère à soupe de beurre avant de le mettre au four sur la position gril pour terminer la cuisson (quelques minutes seulement), jusqu'à ce qu'il atteigne 55°C.

Facilité et efficacité: Tout aussi simple que la méthode poêle puis four, mais un peu plus efficace. Cependant, on a une marge d'erreur plus importante avec cette méthode lorsque l'on veut atteindre la cuisson à point, ce qui a l'inconvénient de susciter un peu plus d'anxiété.

Tendreté de la viande: En seconde position, après le steak cuit sous vide. Étonnamment, cette pièce de viande était plus tendre que celle cuite à la poêle puis au four.

Grillé: En seconde place, après la cuisson au barbecue.

Cuisson inversée (four puis poêle)


Ella Quittner

Méthode: Préchauffez le four à 95°C. Déposez la viande sur une grille posée sur une plaque de four puis laissez cuire 30 à 35 minutes. Quand la viande a atteint 45°C, sortez-la du four pour la saisir dans une poêle en fonte chaude, dans laquelle on aura fait chauffer une cuillère à soupe d'huile à feu vif jusqu'à ce qu'elle commence à fumer. Ajoutez une cuillère à soupe de beurre en même temps que le steak et saisissez-le environ 45 secondes sur chaque face, y compris les côtés, jusqu'à ce qu'il atteigne 55°C.

Facilité et efficacité: Pas beaucoup plus difficile que la cuisson poêle-four ou la cuisson poêle-gril du four (où il faut juste savoir déplacer une poêle brûlante passant au four), cette méthode implique néanmoins d'avoir deux fois plus de vaisselle à laver. Elle est moins efficace que les deux modes de cuisson précédemment mentionnés, mais tout autant que la cuisson au barbecue et davantage que la cuisson sous vide.

Tendreté de la viande: En troisième place, après la cuisson sous vide et la cuisson poêle-gril du four.

Grillé: En quatrième position, après la cuisson au barbecue, la cuisson poêle-gril du four et la cuisson poêle-four. Comme pour les steaks cuits uniquement à la poêle et sous vide, je n'ai pas réussi à obtenir une croûte aussi grillée que je l'aurais voulu avant que la viande n'arrive à la température optimale.

Cuisson sous vide puis à la poêle


Ella Quittner

Méthode: Mettez le steak dans un sac en plastique zippé et fermez-le en vidant l'air manuellement –ou avec un appareil de mise sous vide, si l'on en possède un. Faites cuire la viande à 54°C durant 1 heure et 15 minutes. Retirez ensuite la viande de son sachet et absorbez l'humidité à l'aide de papier essuie-tout. Dans une grande poêle en fonte, faites chauffer quelques cuillères d'huile à feu vif jusqu'à ce que l'huile commence à fumer. Déposez le steak et une cuillère à soupe de beurre. Retournez à peu près toutes les 30 secondes jusqu'à ce que toutes les faces soient bien grillées, y compris les côtés.

Facilité et efficacité: Ni facile, ni efficace. Utiliser le mode de cuisson sous vide implique l'achat d'un appareil onéreux et de cuire la viande bien plus longtemps (à une température plus basse) qu'avec les autres méthodes. Cela vous oblige aussi à manier une application sur votre téléphone pour contrôler l'appareil, ce qui n'est jamais pratique lorsque l'on a les mains déjà bien occupées –et sales. De plus, il faut là encore terminer la cuisson en saisissant la viande à la poêle, ce qui salit plus de vaisselle que n'importe quelle autre méthode.

Tendreté de la viande: La cuisson sous vide, conformément à ce que l'on en attend, a permis d'obtenir la viande la plus tendre. Cela dit, et il est difficile de savoir pourquoi, elle était légèrement plus fade que celle cuite à la poêle puis passée au gril du four.

Grillé: En sixième (et dernière) position. Je n'ai pas réussi à obtenir une couche de grillé suffisamment épaisse, parce que la température au cœur de la viande a atteint 55°C bien avant que les faces puissent être bien croustillantes.

Barbecue


Ella Quittner

Méthode: Préchauffez le barbecue à 315°C (pour ma part, j'ai utilisé un barbecue Big Green Egg et du charbon de bois). Posez le steak sur la grille, fermez et laissez cuire pendant 3 minutes environ. Rouvrez le barbecue et vérifiez la face inférieure, qui devrait être bien grillée. Retournez la viande et faites cuire la seconde face pendant 3 minutes encore, jusqu'à ce que la température monte à 55°C.

Facilité et efficacité: Devoir acheter du charbon de bois et faire préchauffer le barbecue à très haute température est extrêmement pénible. Ce test s'est avéré bien moins facile et efficace que les autres méthodes utilisant le four et la poêle, mais il a tout de même été plus simple et efficace que la cuisson sous vide. En outre, contrairement à la cuisson sous vide, si vous vous donnez la peine de vous procurer du charbon de bois et d'allumer votre barbecue, vous pouvez vous en servir pour cuisiner un repas complet, avec d'autres viandes et des accompagnements.

Tendreté de la viande: En quatrième position, ex æquo avec la cuisson poêle-four. Cela dit, en ce qui concerne le goût, la cuisson au barbecue est un cran au-dessus des autres modes de cuisson, même si la viande est un peu moins tendre.

Extérieur: De loin le mieux grillé (première place).

En résumé, si vous n'avez pas eu le courage de tout lire

Si vous avez un barbecue et qu'il peut atteindre de hautes températures, n'hésitez pas à vous en servir: votre steak n'en sera que meilleur. Mais si, comme moi, vous vous morfondez la majeure partie de l'année dans un appartement en ville, optez de préférence pour la double cuisson poêle puis gril du four. C'est la méthode la plus efficace, qui donne la viande la mieux grillée et la plus tendre.

Cet article a initialement été publié sur Food52.

Khrys’presso du lundi 17 février 2020

By: Khrys

Temps de lecture 13 min

image_pdfimage_print

Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière.

Brave New World

Spécial Assange

Spécial France

Spécial réforme des retraites

Spécial manifs et Grève Générale

Spécial couverture médiatique

Spécial violences policières

Spécial GAFAM et cie

Les autres lectures de la semaine

Les BDs/graphiques/photos de la semaine

Les vidéos/podcasts de la semaine

Les autres trucs chouettes de la semaine

Deux personnages prennent le café. Le personnage de gauche dit : Décidément, c'est fou, tout ce qu'il se passe en une semaine !- la personne de droite répond : Si tu en veux encore plus, clique sur ma tasse !
Retrouvez les revues de web précédentes dans la catégorie Libre Veille du Framablog.

Les articles, commentaires et autres images qui composent ces « Khrys’presso » n’engagent que moi (Khrys).

Comment la tribune VIP du Real Madrid a permis au magnat de la construction espagnol de bâtir son empire

Florentino Pérez fait partie des dix hommes les plus riches d’Espagne. Dirigeant d’une multinationale du BTP et président du club de foot madrilène, il bénéficie de grands contrats d’infrastructures publiques.

Les plus riches concentrent toujours plus de richesses entre leurs mains tandis que les inégalités s’accroissent. Au moment où les dirigeants de grandes entreprises et ceux des États se rencontrent au Forum économique mondial de Davos, Basta ! regarde ce qui se cache derrière les légendes dorées des milliardaires européens. Comment ont-ils construit leur fortune ? Quelle est leur influence sur la politique ? Aujourd’hui, Basta ! se rend en Espagne sur les traces de Florentino Pérez, magnat du BTP, qui profite dans le monde entier des contrats d’infrastructures, et qui préside le Real Madrid, célèbre club de foot. Une contribution de José Bautista, du journal espagnol La Marea, avec les organisations barcelonaises Observatorio de la Deuda en la Globalización (ODG) et X-Net, de la plateforme citoyenne Caso Castor.

Un grand jour pour le Real Madrid et... la droite espagnole

Le 2 mars 2019 est un grand jour pour le Real Madrid, et pour son président Florentino Pérez, patron de la multinationale de la construction ACS. Le club de foot joue à domicile contre le F.C. Barcelone, son grand rival dans le championnat espagnol. Dans la loge VIP, se trouvent plusieurs personnalités politiques, dont l’ancien premier ministre José Maria Aznar, du Parti populaire (PP, droite). Avec ses collègues, ils viennent d’apprendre une bonne nouvelle : le Parlement espagnol qui avait prévu de les entendre dans le cadre d’une enquête sur un financement irrégulier du PP qui impliquerait, notamment, la multinationale ACS, a finalement renoncé [1]. Députés de droite et de gauche ont voté contre [2]. Le milliardaire a toujours nié ces accusations.

Plusieurs journalistes, de tendances éditoriales diverses, ont aussi leurs habitudes dans la loge VIP du Real Madrid. On peut même y croiser des syndicalistes. L’ancien dirigeant de l’Union générale des travailleurs (Cándido Méndez) souligne qu’il éprouve « du respect et de l’affection » pour le président du Real Madrid. Selon un homme d’affaire proche de Pérez, la loge VIP du Real remplit le même rôle que la chasse à courre sous Franco : c’est un endroit sympathique, intime, prestigieux – tant on y croise les stars du football qui ont marqué l’histoire du Real – et bien en vue pour faire des affaires. Et en affaires, Florentino Pérez s’y connaît.

Je lis, j’aime, je m’abonne

Pour avoir accès à une information qui a du sens, restez connectés avec Basta !

Abonnez-vous à notre newsletter

Avec une fortune estimée à 1,8 milliard d’euros, il fait partie des dix hommes les plus riches d’Espagne, et du millier les plus riches de la planète. Né en 1947 dans une famille qui tenait une pharmacie, Florentino Pérez dit avoir été initié très tôt à la « culture de l’effort », comme il l’a expliqué au magazine Forbes. Quand il quitte l’école catholique privée où il passe l’équivalent de son baccalauréat, il décide d’étudier le génie civil. Il deviendra quelques décennies plus tard l’un des entrepreneurs les plus influents et les plus controversés du pays.

CC Instituto Cervantes de Tokio via flickr.

Son premier soutien décisif, Florentino Pérez le doit à un ancien dirigeant franquiste, Juan de Arespacochaga. Devenu maire de Madrid, ce dernier use de son pouvoir pour que Florentino Pérez obtienne un poste au sein de l’Association espagnole des routes, véritable lobby de la construction. Le jeune ingénieur y noue de précieux contacts avec des hommes d’affaires, des syndicalistes et même des associations de quartier.

Un groupe présent dans le monde entier, avec 200 000 employés

Pérez saura remercier son mentor. Quand il quitte la politique, Juan de Arespacochaga hérite d’un siège au conseil d’administration de Cobra, l’une des entreprises de Pérez, très présente à l’internationale. C’est en effet hors des frontières espagnoles que le magnat de la construction réalise aujourd’hui le plus gros de son chiffre d’affaire. Le marché intérieur ne représente plus que 14 % de son activité.

Pérez a commencé à bâtir son empire au début des années 1980, avec le rachat de deux entreprises de construction : Construcciones Padrós, puis Obras y Construcciones Industriales SA (Ocisa), qu’il fusionne rapidement pour donner naissance à OCP. Naît alors l’embryon de la multinationale qu’il dirige désormais. Aujourd’hui, ACS compte 200 000 salariés dans le monde, sans compter le personnel engagé par ses sous-traitants. En 1997, au moment de la création d’ACS, Pérez annonçait la fièvre de construction qui s’est emparé peu après de l’Espagne : « Avant, nous gagnions un milliard [de pesetas, l’ancienne monnaie espagnole] par an, aujourd’hui, c’est un milliard par jour. » [3] Depuis, ACS a encore pris le contrôle d’une kyrielle d’entreprises supplémentaires : Cobra, Auxini, Dragados, Unión Fenosa, le groupe allemand Hochtief, Abertis...

À partir de 2001, l’Espagne se met à construire plus que l’Italie, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France réunis ! ACS devient l’un des principaux bénéficiaires des marchés publics de construction. Les contrats de l’entreprise de Pérez représentent alors plus de 20 % de l’ensemble des travaux attribués par le ministère des Travaux publics. Le gouvernement central et plusieurs administrations régionales conservatrices lui attribuent certains des plus importants de leurs grands travaux d’infrastructures : l’autoroute autour de Madrid, plusieurs autoroutes privées, la connexion à l’aéroport de Madrid, la rénovation des musées du Prado et de la reine Sofia, des trains à grande vitesse, le métro de Valence, la Cité des arts et des sciences… Parallèlement, la fondation de la multinationale devient l’un principaux des sponsors de la FAES, le think tank du Parti populaire, dirigé par l’ancien président Aznar [4].

CC Marc via flickr.

Comment un club de foot aide à gagner de nouveaux marchés

En 2000, Florentino Pérez devient le président du célèbre club du Real Madrid, ce qui consolide sa célébrité et signe le début d’une nouvelle stratégie gagnante pour le magnat de la construction. Il peut s’appuyer sur la popularité de son club pour gagner de nouveaux marchés. Exemple ? Le 9 décembre 2018, le club accueille dans son stade de Santiago-Bernabéu (81 000 places) la finale de la Copa Libertadores, l’équivalent de la Ligue des champions en Amérique latine, entre les équipes argentines de Boca Juniors et de River Plate. La Confédération sud-américaine de football a décidé, malgré de nombreuses critiques, de délocaliser la rencontre sur un autre continent pour des raisons de sécurité. Mauricio Macri, le président de l’Argentine, y assiste [5].

Au même moment, le gouvernement argentin approuve un décret visant à augmenter le prix des péages qui permettent d’accéder à la capitale, Buenos Aires. Or, les concessions des autoroutes appartiennent à Alberis, une filiale d’ACS. Trois ans plus tôt, en 2015, peu après avoir annoncé le recrutement du joueur colombien James Rodríguez, Florentino Pérez signe plusieurs méga-contrats avec le gouvernement colombien pour la construction d’autoroutes et de tunnels.

Idem au Mexique : deux jours avant de se présenter avec le président Enrique Peña Nieto et d’annoncer le recrutement de Javier Chicharito Hernández (en 2014), plusieurs filiales d’ACS signent des contrats de plusieurs millions de dollars avec la compagnie pétrolière étatique Pemex.

Au Guatemala, les conséquences des grands travaux de Pérez sur la nature et les populations

Des enquêtes du magazine mexicain Proceso dénoncent en outre les conséquences écologiques négatives des activités d’ACS dans le pays, notamment dans L’État de Veracruz [6]. Au Guatemala, dans les territoires indigènes, l’entreprise Cobra construit un complexe hydro-électrique en plein territoire Quekchíes. Selon Elena de Luis, enquêtrice pour l’Observatoire des multinationales en Amérique Latine (Omal) et co-auteure de plusieurs rapports détaillant les effets du projet sur les populations et l’environnement, le complexe se construit sans aucun égard pour les droits de 30 000 indigènes [7].

Je lis, j’aime, je m’abonne

Pour avoir accès à une information qui a du sens, restez connectés avec Basta !

Abonnez-vous à notre newsletter

Lolita Chávez, une dirigeante indigène guatémaltèque, a accusé fin 2018, sur une télévision espagnole, Florentino Pérez de « privatiser les rivières qui fournissent l’eau » [8].

Le magnat espagnol s’était affiché en 2014 aux côtés de l’ancien président guatémaltèque, Otto Pérez Molina – souriant et revêtu du maillot du Real – qui avait approuvé ces projets [9]. Depuis, celui-ci a dû démissionner et est actuellement incarcéré pour des affaires de corruption et fraudes fiscales.

L’influence de la loge VIP du stade du Real Madrid, de la politique aux médias

L’ancien président guatémaltèque n’est sans doute pas la seule personnalité accusée de corruption qui a croisé la route du président du Real. Les entreprises de Pérez réalisent d’importants chiffres d’affaires dans plusieurs dizaines de pays parmi les plus corrompus de la planète : les filiales d’ACS réalisent de nombreux chantiers dans 34 des 50 pays ayant les indices de corruption les plus élevés selon la classification de Transparency International [10]. ACS a ainsi récemment signé un accord pour la construction d’un barrage avec le gouvernement de la République démocratique du Congo, classée 161ème sur 180 pays par l’indice de corruption de l’ONG. Le contrat global, qui implique aussi une entreprise chinoise, s’élève à 12,2 milliards d’euros - soit 40 % du PIB de la RDC [11].

CC Doha Stadium Plus Qatar via flickr.

En 2015, des enquêteurs de la brigade espagnole spécialisée dans la fraude fiscale (UDEF, Unidad de Delincuencia Económica y Fiscal) ont soupçonné de possibles paiements par ACS de plus d’un million d’euros en fausses factures et en cadeaux au Parti populaire (droite) de la région de Murcie (dans le sud-ouest du pays), dans le cadre de contrats autour d’une usine de dessalement. Ces contrats ont rapporté à ACS et ses filiales 600 millions d’euros [12].

L’affaire est actuellement entre les mains de la justice, et pourrait être close, à la suite d’une réforme de la procédure pénale adoptée en 2015, et qui a imposé des limites aux délais d’enquête sur les affaires pénales [13]. Promue par le gouvernement du PP, cette loi a été approuvée sur ordre du ministre de la Justice Rafael Catala. Lui aussi a ses habitudes dans la loge VIP du Real Madrid, comme d’autres anciens ministres.

« Derrière des manières prétendument amicales, il fait peur à la presse »

L’influence de Florentino Pérez s’étend également au monde médiatique. Même si, selon un proche, il « n’est pas et ne sera jamais actionnaire d’une entreprise de presse », le milliardaire entretient des relations très amicales avec des dinosaures incontournables du journalisme espagnol, mais aussi avec quelques jeunes journalistes prometteurs. Dans son livre El Diretor (Le directeur), David Jiménez, ancien directeur du quotidien El Mundo décrit ainsi Florentine Pérez : « Derrière des manières prétendument amicales, il fait peur à la presse ». Selon le journaliste, Pérez fait partie des « intouchables ».

En mars 2018, lors d’une conférence de presse sur l’intégration de la filiale Abertis, Florentino Pérez a interrompu les questions des journalistes au bout de quelques minutes. En sortant de la salle, il a caressé le visage d’une journaliste qui lui demandait si Abertis conserverait sa marque. « Tout restera comme avant », lui avait répondu le milliardaire. La journaliste, Julia Manresa, a aussitôt publié un tweet accusant le président du Real de l’avoir touchée : « Comme si j’étais l’une des ses nombreuses propriétés », a-t-elle écrit. En privé, plusieurs de ses collègues lui ont dit : « Vous êtes très courageuse, car si cet homme le voulait, vous ne travailleriez plus dans aucun média en Espagne ».

José Bautista, La Marea

Traduction de l’espagnol : Nolwenn Weiler

Florentino Pérez
Pays  : Espagne
Fortune : 1,8 milliard d’euros en 2019 selon Forbes.
= plus de 51,000 années du salaire moyen espagnol
= plus de 142,000 années du salaire minimum espagnol
Secteur : BTP
Entreprises : ACS et ses filiales
Club de football : Real Madrid
Cette enquête est le fruit d’une collaboration entre Bastamag, l’Observatoire des multinationales et des organisations et médias européens dans le cadre du réseau ENCO (European Network of Corporate Observatories), Observatoire européen des multinationales. Le rapport Know your billionaires ! est disponible en anglais ici et sur corpwatchers.eu
Lire aussi :
Comment ces milliardaires qui dominent l’Europe ont bâti leurs fortunes
Jim Ratcliffe, le richissime patron britannique supporter du Brexit, du gaz de schiste et exilé fiscal
L’oligarque milliardaire, devenu Premier ministre, qui a lancé une OPA hostile sur la République tchèque
Il est devenu l’homme le plus riche de Hongrie grâce à « Dieu, la chance, et Viktor Orbán »
Christoph Blocher, le grand mécène de la droite nationaliste suisse

Images montées en une : CC FDV via Wikimedia Commons, CC Instituto Cervantes de Tokio via flickr, et CC Convergència Democràtica de Catalunya via flickr.

Autres images : CC Instituto Cervantes de Tokio via flickr, CC Marc via flickr, CC Doha Stadium Plus Qatar via flickr.

This Week’s Japanese Game Releases: Persona 5 Scramble: The Phantom Strikers, Under Night In-Birth Exe:Late[cl-r], more

Persona 5 Scramble: The Phantom Strikers and Under Night In-Birth Exe:Late[cl-r] make up this week’s biggest Japanese game releases. A sequel to Persona 5, Persona 5 Scramble: The Phantom Strikers is set several months following the events of the first game, and sees the Phantom Thieves of Hearts go on a cross-city trip to investigate […]

The post This Week’s Japanese Game Releases: Persona 5 Scramble: The Phantom Strikers, Under Night In-Birth Exe:Late[cl-r], more appeared first on Gematsu.

HBC Nantes. Entrerrios : " J'ai beaucoup aimé notre première mi-temps "

Alberto Entrerrios (entraîneur du HBCN). " J’ai beaucoup aimé notre première mi-temps. Nous sommes très bien rentrés dans le match, on a également respecté les consignes qui étaient de rester un peu plus compact, sans monter très haut car en face nous n’avions pas de shoots de loin et Cyril ...

Cross-country. Interrégionaux à Avord. Succès de Romain Mainguy (ACP Ancenis) en espoirs

Pour sa première année en espoirs, Romain Mainguy (ACP Ancenis) a fait le triplé : Départementaux, Régionaux et Interrégionaux. Certes à Avord, il a été devancé par le jeune algérien Mohammed Benyettou, mais hors classement pour le titre de champion. Cependant, Romain a battu Bastien Augusto (29...

❌