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Today — January 20th 2020Your RSS feeds

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Kourai

This Week’s Japanese Game Releases: Void tRrLM() //Void Terrarium, Mistover, more

Nippon Ichi Software’s roguelike dungeon RPG Void tRrLM() //Void Terrarium and the physical edition of Krafton Game Union’s Mistover are the only retail video game releases in Japan this week. In Southeast Asia, a physical edition of the Romancing SaGa 3 remaster is also due out for Switch. This is the latest in Square Enix […]

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Digimon Survive introduces Shuuji Kayama, Lopmon

The latest issue of V-Jump introduces newly announced Digimon Survive characters Shuuji Kayama and Lopmon, as well as a smartphone camera function that can be used to spot hidden Digimon and items. Here are the details: Shuuji Kayama (voiced by Yuuya Hirose) – A first-year high school student who joins the camp as a helper. […]

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Granblue Fantasy: Relink gameplay – Lancelot, Vane, Percival, and Siegfried’s super skybound arts

At Granblue Fantasy Fes 2019 in December 2019, Cygames released an 11-minute gameplay video of Granblue Fantasy: Relink showcasing a four-player multiplayer quest from the perspective of Siegfried. Today, Granblue Fantasy director Tetsuya Fukuhara has posted a 36-second clip showcasing each character’s super skybound arts from their perspective, in the order of Lancelot, Vane, Percival, […]

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Au fait, pourquoi ne fait-on pas l'amour ?

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Yesterday — January 19th 2020Your RSS feeds

Nantes. Explosion dans un appartement suivi d’un feu : pas de blessés graves

Vers 18 h 30, dimanche 19 janvier, une explosion a eu lieu dans la cuisine d’un appartement au cinquième étage d’une tour du quartier La Halvêque, à l’est de Nantes. Au 13, rue Gustave-Eiffel, des flammes sont très vite apparues, visibles depuis l’extérieur. Sandra, une habitante qui vit au...

Commande record de paquebots MSC : les Chantiers de l’Atlantique s'attendent à la commande du siècle

C’est la commande du siècle à Saint-Nazaire qui sera signée ce lundi matin dans les salons de l’hôtel Matignon. Le premier ministre Edouard Philippe accueille Gianluigi Aponte, président de MSC et Pierfrancesco Vago, PDG de la filiale croisière de MSC pour parapher un partenariat dont quelques...

Angers Sco - Coupe de France. Angelo Fulgini : " On veut exister dans cette compétition "

Quel est votre sentiment après cette qualification ?On était prévenus. On avait étudié leurs matches précédents. On savait que si on jouait à notre niveau, on avait toutes nos chances de passer. On a été sérieux et appliqués. On a bien entamé la rencontre. Même après l’égalisation, on est resté...

Basket. Challans (N1M) : Namyst démis de ses fonctions, Michon le remplace

La défaite du Vendée Challans Basket face à Toulouse (51-78), ce vendredi soir, aura été fatale à Philippe Namyst. Le désormais ex-entraîneur challandais, qui avait pris ses fonctions il y a trois ans et demi, a été écarté par la présidence du club vendéen.La décision est tombée ce dimanche soir,...

Cross Ouest-France. Morhad Amdouni avait tant de choses à (se) prouver

Quelques mètres après avoir coupé la ligne, dans les couloirs d’arrivée, Morhad Amdouni s’est mis à genoux et il a crié pendant de longues, très longues secondes. Le râle d’une bête blessée, d’un athlète meurtri qui en terminant sur la 2e marche du podium sur l’épreuve mancelle a eu le sentiment...

Rugby - Fédérale 3. Le diesel angevin vient à bout d’Auray

Ce match s’annonçait capital pour Angers pour cette première de 2020 à la maison. En effet, le SCO (11e) recevait Auray (9e) dans ce qui se présentait comme un match crucial pour le maintien.Angers se montrait dangereux dès le début du match avec deux percées franches sur les premiers ballons....

Nantes. Les oiseaux, on les recense aussi

Il y a une nuée d’humains dans les allées du jardin des plantes, en ce dimanche après-midi ensoleillé, et une ribambelle de canards exotiques sur les berges du petit cours d’eau ! Une volée de mouettes tournoie au-dessus de la grande mare. Ils sont si nombreux qu’on se croirait presque dans un...

Cardiff rendra un hommage (discret) à Emiliano Sala

Cardiff rendra bien hommage à Emiliano Sala. Mardi, jour de l’accident dans lequel le footballeur a perdu la vie, il y a un an, une messe commémorative aura lieu à la cathédrale en sa mémoire et celle de David Ibbotson, le pilote, dont le corps n’a jamais été retrouvé. Les supporters des...

Nantes. Un incendie se déclare dans une tour, Quartier Halvèque près de la Beaujoire

Un incendie s’est déclaré ce dimanche vers 18 h 30 dans un appartement, au 5e étage d’une tour qui en comporte treize, située au 13, rue Gustave-Eiffel, quartier Halvèque, à Nantes. D’importants moyens de pompiers et de police sont déployés sur place. Des personnes ont été incommodées par les...

Mercato. Deux joueurs sont en route pour un prêt au Mans FC

"Le milieu de terrain Lorenzo Rajot et l’attaquant Yanis Merdji sont en route ce soir pour rejoindre Le Mans FC", explique le communiqué tardif du club sarthois.Le premier cité, joueur de Clermont depuis 2017, "doit pallier au départ de Rémy Boissier". Tandis que l’attaquant auxerrois, qui n’a...

Au fait, pourquoi Baidu s’appelle Baidu ?

Surnomme le « Google chinois », Baidu est un moteur de recherche incontournable dans l'Empire du Milieu.

Il est parfois qualifié de « Google chinois ». Méconnu en Occident, Baidu a su s’imposer comme le site de référence dans l’Empire du Milieu, sous l’égide d’un homme, Robin Li. En moins de vingt ans, le moteur de recherche est passé d’un site anecdotique à une entreprise valant plusieurs dizaines de milliards de dollars. D’ailleurs, elle fait désormais bien d’autres choses, comme le transport autonome.

Alors que Sergey Brin et Larry Page se sont fondés sur les mathématiques pour donner un nom à Google (le mot Google est un dérivé de « gogol », terme qui désigne le nombre 10 à la puissance 100, c’est-à-dire le chiffre un suivi de cent zéros), Robin Li, lui, s’en est remis à la littérature classique chinoise. C’est plus précisément un poème, écrit par Xin Qiji, auteur chinois qui a vécu entre 1140 et 1207, lors de la dynastie Song.

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Une statue de Xin Qiji. // Source : Huangdan2060

Un poème vieux de 800 ans

Ce poème, écrit il y a 800 ans, s’intitule Table de jade vert au festival des lanternes. En 2013, Kaiser Kuo, le directeur de la communication internationale de la firme, expliquait que le nom de l’entreprise provenait de la phrase « L’ayant cherchée des centaines et des milliers de fois parmi la foule, revenant soudain par hasard sur mes pas, je la trouve là, au plus sombre de la lueur des chandelles.  »

Dans sa page récapitulant l’histoire de l’entreprise, Baidu explique que ce poème compare la quête d’une beauté, en retrait au milieu d’un glamour chaotique, à la recherche de ses rêves face aux nombreux obstacles de la vie. Baidu, dont le sens littéral est « des centaines de fois », représente une recherche persistante de l’idéal. D’une certaine manière, ce nom transcrit, de façon symbolique, le rôle d’un moteur de recherche.

La Lune côtoie Mars dans le ciel ce lundi : il faudra se lever tôt pour le voir

Mars et la Lune doivent se rapprocher dans le ciel ce lundi 20 janvier 2020 au matin. Pour assister à cette conjonction, il faut être matinal.

Mars et la Lune se côtoient dans le ciel le lundi 20 janvier 2020. Il faut se lever tôt pour espérer assister à cette conjonction. Si la météo ne gêne pas l’observation, il devrait être possible de distinguer la planète à gauche de la Lune.

Dans notre hémisphère, la Lune est visible sous la forme d’un fin croissant ce lundi matin. Elle est levée depuis 4h27, soit quelques heures avant l’apparition de Mars, prévue pour 6h dans la constellation de l’Ophiuchus. Comme le montre l’image suivante, le spectacle est à observer en direction du sud.

Mars et la Lune le 20 janvier 2020 à 8h vues de Paris. // Source : Capture d’écran The Sky Live, annotations Numerama

Aux pieds du Serpentaire

Mars est observable jusqu’à 8h30, soit peu avant le lever du Soleil prévu pour 8h36. La Lune se couche plus tard, à 13h44. Cette rencontre a lieu aux « pieds » de la constellation de l’Ophiuchus (ou Serpentaire) et juste au dessus des « pinces » de la constellation du Scorpion.

La conjonction entre Mars et la Lune le 20 janvier 2020 à 8h. // Source : Capture d’écran The Sky Live, annotations Numerama

Comme d’habitude, l’observation depuis un lieu préservé au maximum de la pollution lumineuse est préférable.

Vous avez loupé l’événement ? Heureusement, une autre conjonction entre la Lune et Mars est prévue le 18 février 2020. À nouveau, seuls les observateurs les plus matinaux pourront espérer y assister.

Le Système solaire est coupé en deux, mais pourquoi ?

Notre Système solaire est séparé en deux régions distinctes. D'un côté, les petites planètes de Mercure à Mars, et de l'autre, les planètes géantes au-delà de Jupiter. Jupiter apparaît justement comme la coupable idéale pour expliquer cette dichotomie, mais une étude apporte d'autres éléments.

Un seul coup d’œil à un schéma du Système solaire suffit pour s’en rendre compte : il y a une franche séparation en deux pôles distincts. La Terre, mais aussi Mercure, Vénus et Mars sont de petites planètes telluriques proches du Soleil. Et Jupiter puis Saturne, Neptune et Uranus sont des géantes constituées soit de gaz soit de gaz. Avec entre les deux, la ceinture d’astéroïdes.

Le système solaire. // Source : Flickr/CC/Image Editor (photo recadrée)

Ce qui est moins évident pour l’observateur amateur c’est que la séparation se fait aussi du point de vue des météorites. Du côté de la Terre et dans le Système solaire interne, elles sont non-carbonées. Et dans le système Jovien et au-delà, elles sont carbonées. Pourquoi cette différence ? La théorie générale veut que ce soit Jupiter qui ait formé une barrière à cause de l’attraction très importante qu’elle provoque. Mais selon cette étude parue le 13 janvier dernier dans Nature Astronomy, c’est insuffisant et il faut examiner les mécanismes en œuvre avant la formation de la plus grande planète de notre Système.

Revenons un peu en arrière. Dans ses jeunes années, le Soleil est encore une étoile toute neuve entourée d’un disque protoplanétaire : de petits corps éparpillés en un cercle concentrique. Ces corps se rapprochent, s’entrechoquent, sont parfois réduits en miettes lors de collisions… Mais malgré tout, d’autres arrivent à s’agréger jusqu’à former des planètes. Celles situées près du Soleil sont composées de roches et de métaux, celles qui sont plus loin se contentent de méthane ou même de glace.

Parmi tout cela, il y a une planète qui grossit plus que les autres : Jupiter. Sa croissance est telle que les autres corps alentour voient leur orbite bouleversée. Une étude parue en 2016 a même établi que sans Jupiter, la Terre aurait été bombardée par beaucoup plus d’astéroïdes, ce qui aurait peut-être empêché notre monde de devenir habitable.

Jupiter ne laissant rien passer, ce serait même elle qui serait la clé à la structure actuelle du Système solaire avec des météorites très différentes d’un côté et de l’autre.

La barrière était là avant Jupiter

Mais ce n’est pas l’avis de Ramon Brasser. Le principal auteur de l’étude en question estime que les conditions pour empêcher le passage des météorites d’une partie à l’autre du Système solaire étaient déjà présentes avant même la naissance de Jupiter. « Nous avons fait des simulations informatiques avec les données que nous avions sur la formation du Système solaire, détaille le chercheur du Tokyo Institute of Technology, et nous nous sommes rendu compte que pendant la formation de Jupiter, son attraction n’était pas assez forte pour capter toutes les météorites carbonées. Une partie d’entre elles auraient dû passer dans le système interne, mais ce n’est pas ce qui est arrivé. Nous pensons donc que le disque protoplanétaire avait une pression plus forte à un endroit précis. »

Comment les auteurs en sont-ils arrivés à cette conclusion ? Il y a d’abord un précédent autour d’une étoile située à 450 millions d’années-lumière de la Terre : Elias 2-27. Cette étoile jeune entourée d’un disque protoplanétaire fournit une représentation assez proche de ce à quoi devait ressembler notre Système solaire il y a environ 4 milliards d’années. Dans une étude datant de janvier 2019, des chercheurs détaillaient les données récoltées par le réseau d’antennes Alma situé au Chili. Ils ont alors déduit que le disque n’était pas uniforme, mais au contraire possédait des endroits plus denses avec une pression plus forte. Il faut imaginer un disque vinyle avec certains sillons plus larges ou plus profonds. C’était donc possible, il ne restait plus qu’à appliquer cette découverte plus près de nous. « La pression était plus forte sur l’orbite où se trouve Jupiter aujourd’hui », explique Ramon Brasser. « Il s’est alors produit deux phénomènes : le gaz et la poussière se sont agrégés pour commencer à former la planète, et la pression était telle que les météorites ne pouvaient pas passer d’un côté et de l’autre de cet anneau, ce qui a créé la dichotomie que nous connaissons aujourd’hui. »

La ceinture d’astéroïdes borde l’orbite de Jupiter // Source : Nasa

Un anneau pour les gouverner tous

Dans leur simulation, les chercheurs ont montré que la théorie la plus plausible pour expliquer la configuration actuelle du Système solaire est celle de cette structure en anneaux. Des anneaux qui agissent comme des frontières pour les corps naviguant de part et d’autre. Ce type de configuration a déjà été observé par Alma autour de plusieurs étoiles jeunes qui n’avaient pas encore de planètes, mais uniquement un disque protoplanétaire. Comment ces anneaux se sont créés ? Mystère. Cela peut être dû à la formation d’une planète qui s’accompagne d’une zone où la pression est maximale, les grains de poussière se mettent alors à se comporter différemment et à se structurer en cercle suivant l’orbite de ce nouvel objet. Mais comme nous l’avions dit plus tôt dans le cas de Jupiter, le temps de la formation est trop lent et des météorites de l’extérieur seraient passées à l’intérieur. Il y a donc un autre mécanisme à l’œuvre, qui n’impliquerait pas la formation de planètes. Ramon Brasser a une autre explication : « L‘anneau pourrait être formé par des grains de poussière qui s’agglomèrent sans pour autant former une planète. Un mécanisme plus rapide. »

Le problème ici est que les grains de poussière finissent par se disperser et la pression devrait alors redescendre. Les chercheurs ajoutent donc une autre structure plus proche du Soleil, un disque de vent (disc wind) qui empêcherait la matière de s’éparpiller et qui créerait une zone « propre » dans le système interne. Cela expliquerait pourquoi les météorites sont si différentes d’un côté et de l’autre de ce disque, mais aussi pourquoi la ceinture d’astéroïdes entre Mars et Jupiter a une masse aussi faible, et pourquoi Jupiter n’a pas migré plus près du Soleil.

Alma, la clé vers les jeunes étoiles

Il y avait donc à l’origine un anneau formé de poussière et de gaz qui a causé une pression suffisante pour empêcher le passage de certaines météorites entre les deux parties du Système solaire. Sur l’orbite de cet anneau, Jupiter s’est formée et a créé une barrière définitive entre les deux. Il est possible que d’autres anneaux similaires soient apparus là où sont aujourd’hui Uranus et Neptune. Rien de sûr à ce stade, mais des structures similaires ont été observées, toujours par Alma autour d’étoiles plus lointaines. Ces étoiles jeunes représentent aujourd’hui la meilleure piste que nous ayons pour découvrir les secrets de notre Système solaire au début de sa création.

Et les découvertes pourraient se multiplier dans les années qui viennent puisqu’Alma a fourni depuis sa mise en service en 2011 de nombreuses données qui ne demandent qu’à être exploitées. Avec ses 66 antennes interconnectées, le réseau peut scruter le spectre lumineux des étoiles et analyser le disque protoplanétaire qui gravite autour. L’étude de la formation des planètes était un de ses nombreux objectifs et les équipes de chercheurs sont nombreuses à demander du temps d’observation avec des résultats encourageants.

Revente du .org : des questions, des réponses, toujours autant d’incertitudes

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Crédits : SIphotography/iStock
Web

La revente de Public Interest Registry et du .org au fonds d'investissement Ethos fait couler de l'encre. Malgré la création d'un site dédié, l'entreprise est pressée de questions. Les réponses sont malheureusement incomplètes, les peurs principales étant loin d'être apaisées.

Mi-novembre, Ethos Capital annonçait le rachat de Public Interest Registry. Le fonds d’investissement va dans la foulée récupérer la gestion du .org, domaine de premier niveau (TLD, Top Level Domain) utilisé par de nombreuses structures, dont Wikipedia, Internet Archive, Framasoft ou encore Mozilla.

Public Interest Registry (PIR) était géré jusqu’ici par l’Internet Society (ISOC), tous deux des organismes sans but lucratif. Le rachat par Ethos soulevait de fait la question de la tarification. De nombreuses ONG utilisant le .org, une hausse sensible du prix était-elle à prévoir ? Les questions, depuis, se sont multipliées, Mozilla s’est impliqué et Ethos a fourni de nombreux éléments de réponse. Résumé.

Le rachat et la promesse initiale

Le rachat a été annoncé le 13 novembre par Andrew Sullivan, directeur de l’ISOC. Le ton était alors très enthousiaste, le responsable décrivant un « développement important et excitant pour Internet Society et Public Interest Registry ». Il abordait en outre frontalement la question financière, puisque l’argent versé par Ethos allait permettre de soutenir sa mission d’un « Internet plus ouvert, accessible et sécurisé pour tout le monde ».

Ethos Capital était alors décrit comme un « partenaire stratégique fort qui comprend les subtilités de l’industrie du domaine et a l’expertise, l’expérience et les mêmes valeurs ». Un avis soutenu par le PDG de Public Interest Registry, John Nevett : « Nous avons profité d’une longue et prospère relation avec l’Internet Society, et sommes heureux de pouvoir poursuivre – et étendre – notre important travail avec Ethos Capital, tout en soutenant notre engagement envers la communauté .org ».

Vint Cerf lui-même, cofondateur de l’Internet Society en 1992, apportait son soutien à l’opération : « J’ai hâte de soutenir Ethos Capital de toutes les manières que je pourrai pendant qu’ils étendront l’utilité du .ORG de manière créative et responsable ».

Mais concernant le prix du .org ? Sullivan assurait : « le .org continuera d’être accessible et à un tarif abordable ». Mais l’assurance d’une accessibilité ne signifie pas un maintien. En outre, la somme versée par Ethos pour le rachat n’a pas été précisée.

Campagne de l’EFF et premières réponses d’Ethos

Une dizaine de jours après l’annonce du rachat, l’Electronic Frontier Foundation se jette dans le bain, et elle n’est pas contente. Elle officialise dans la foulée une campagne pour sauver le .org, pointant les trop nombreuses zones d’ombre du projet.

L’EFF, préoccupée par une éventuelle flambée des prix, allait pourtant plus loin que la seule question financière. Elle craignait particulièrement deux conséquences. D’une part, l’implémentation de RPM (Rights Protection Mechanisms) par Ethos qui pourraient aboutir à une censure d’activités pourtant légales. D’autre part, l’arrivée de mécanismes qui mettraient Ethos en position de suspendre des noms de domaines suite à des accusations « d’activités contraires à la loi applicable »

Le communiqué de l’EFF se voulait volontairement fort pour exposer l’ensemble des risques pesant sur les détenteurs de noms de domaine en .org. Objectif de la campagne ? Que l’Internet Society renonce à vendre le TLD. D’ailleurs, quand l’ISOC avait repris la gestion du .org, elle s’était engagée à tout faire pour le protéger. Elle faillirait ainsi à sa mission.

Quelques jours plus tard, Ethos et l’Internet Society mettaient en ligne un site baptisé KeyPointsAbout.org, conçu pour centraliser les réponses à donner par les acteurs impliqués dans le rachat.

Les deux acteurs y annonçaient la création d’un conseil de gestion, promettaient de bloquer les tarifs (sans dire si les actuels allaient changer) et prévoyaient de faire passer à PIR la certification B Corp. Ils indiquaient également que PIR n’était pas à vendre au moment où, plus tôt dans l’année, les paliers tarifaires avaient été enlevés de plusieurs TLD.

Pour Konstantinos Zournas, d’OnlineDomain, cet argument n’en est cependant pas un. Il revient sur le panier de crabes que nous avions décrit dans notre article initial, évoquant la situation très trouble des personnes impliquées et des intérêts trop prononcés qu’il y aurait à racheter PIR une fois les paliers supprimés. Rien n’empêchait, selon lui, que l’opération ait été préparée à l’avance dans l’objectif de récupérer une structure potentiellement apte à générer du chiffre d’affaires.

Les questions de Mozilla, nouvelle salve de réponses chez Ethos

La problématique du rachat, déjà complexe, n’a pas manqué d’attirer l’attention de certains acteurs, et en premier lieu Mozilla. Le père de Firefox est pour rappel une entité double : une fondation (utilisatrice du .org), responsable de la politique globale, et l’entreprise (Mozilla Corp) qui édite Firefox et les autres logiciels.

Le 3 décembre, la fondation déboule avec neuf rubriques de questions :

  1. Le conseil de gestion sera-t-il suffisant pour protéger le .org ?
  2. Quelles sont la portée, l’autorité et l’indépendance de ce conseil ?
  3. Quelle assurance que les promesses tarifaires seront tenues ?
  4. Quels mécanismes permettent actuellement de préserver la liberté d’expression, et quels changements sont-ils envisagés ?
  5. Quand la certification B Corp doit-elle avoir lieu ?
  6. Quelles garanties que le .org restera le TLD des organismes non-commerciaux ?
  7. L’ISOC a-t-elle reçu plusieurs offres de rachat de PIR, si oui avec quels critères ?
  8. Combien de temps Ethos s’engage-t-elle de s’investir dans PIR ? Des mesures existent-elles pour vérifier que le niveau d’engagement se maintiendra ?
  9. Quels changements devraient être entrepris dans l’accord de l’ICANN avec PIR pour s’assurer que le .org est maintenu d’une manière qui serve l’intérêt public ?

Des questions bien loin d’être anodines, pour deux raisons. D’abord parce que l’ICANN, en tant qu’autorité de régulation d’Internet, doit valider le transfert. Ensuite parce que le conseil d’administration de l’ISOC peut encore se retourner et poser des questions supplémentaires avant de valider l’accord. Des questions comme celles posées justement par Mozilla.

Certaines ont reçu des réponses très précises, d’autres moins, voire pas. Celle sur les tarifs notamment, a une réponse claire : Ethos envisage une hausse annuelle maximale de 10 %. Au tarif actuel, cela représenterait 1 dollar supplémentaire sur la facture pour une année, préservant le statut de « TLD le plus accessible au monde » du .org. Il s’agit cependant d’une préversion, et aucun engagement particulier n’est annoncé.

La question du conseil de gestion est beaucoup plus trouble. Ethos et l’ISOC évoquent surtout une mission de conseil et de recommandations, de fonctionnement indépendant, de sélection des membres parmi des structures variées et sans but lucratif. Le conseil sera une « voix importante » de la communauté et sera chargé de superviser un Community Enablement Fund, avec mission de financer des initiatives autour du .org. De nombreuses attributions donc… mais rien de plus pour l’instant.

Car les réponses publiées évoquent à peine le début de rédaction d’une charte qui définira précisément ce dont le conseil sera capable. Particulièrement tout ce qui touche à la portée et l’autorité concrètes. L’insistance manifeste sur les « recommandations » suggère pour l’instant que le conseil n’aurait pas de pouvoirs contraignants, mais la porte reste ouverte. Ethos s’engage en revanche à ce que le conseil soit mis en place dans les 90 jours suivant la clôture de l’accord.

Après les tarifs et le conseil de gestion, la liberté d’expression est le troisième grand thème. Sur ce point, Ethos s’engage à laisser intacte la politique menée jusqu’à présent par Public Interest Registry : seuls les cas contrevenant aux règles anti-abus, notamment tout ce qui touche à la propagation des messages de haine et la pédopornographie. Ethos et PIR ajoutent toutefois que le système des noms de domaine n’est « pas un outil adapté pour répondre aux questions sur le contenu des sites et la liberté d’expression ». D’autres répondraient qu’il faut bien commencer quelque part.

Le reste des réponses va dans le même sens : Ethos s’engage à préserver l’existant, à s’y investir pour longtemps, à maintenir les standards d’ouverture du .org et ainsi de suite. Sur la question du rachat, Ethos précise n’avoir que « des informations limitées ». Mais, d’après ce que sait l’entreprise, elle aurait été choisie parmi « de multiples propositions ». On ne sait donc rien des critères.

Des réponses incomplètes ? Mozilla relance une série de questions

Mozilla s’estime en partie satisfaite des réponses données par Ethos et l’ISOC. La fondation y voit un intérêt évident : un dialogue s’est ouvert, et le débat permet à tout le monde d’en savoir plus sur ce qui attend une ressource (le .org) considérée finalement comme publique.

La fondation pointe cependant des absences dans les réponses données par Ethos, particulièrement dans tout ce qui touche à la responsabilité et aux offres.

Mozilla aimerait donc savoir – cette fois en s’adressant à l’Internet Society – quels critères ont été retenus pour trier les candidats et donc parvenir in fine au choix d’Ethos. La fondation est consciente en revanche que certaines informations ne sont pas publiques, mais exhorte l’ISOC à répondre dans les limites du possible, notamment pour savoir si les critères de l’ICANN en 2002 étaient toujours présents.

Il fallait s’y attendre, la fondation revient aussi sur le conseil de gestion. Pour des questions de crédibilité, elle demande si les mécanismes de responsabilité seront en place « avant » que le rachat ne se produise. Il y a peu de chances qu’Ethos réponde par l’affirmative, le fonds d’investissement ayant déjà précisé que le conseil serait institué dans les 90 jours suivant l’accord.

La dernière question s’adresse à l’ICANN : l’autorité compte-t-elle mettre en place un nouveau contrat sur Public Interest Registry comme condition du rachat ? Et si oui, sera-t-il accompagné de « mesures robustes de supervision et de responsabilité liées à la qualité de service et aux problèmes de censure » ?

Ces questions, publiées hier, l’ont été pratiquement en même temps qu’une nouvelle communication d’Ethos sur KeyPointsAbout.org. La société y résume surtout tout ce qui a été dit jusque-là, sans réellement apporter d’éléments neufs.

Au vu du débat actuel, il est clair que la question n’est pas réglée. La poussière soulevée ne retombe pas, et il existe une possibilité que l’opération, trop controversée, soit finalement abandonnée. C’est probablement ce qu’espèrent de nombreux acteurs actuellement, l’EFF et Mozilla en tête, mais pas seulement : plus de 500 organisations et 18 000 personnes ont signé une lettre réclamant l'arrêt pur et simple de la vente.

L'ICANN attend également ses réponses

Si Mozilla accentue la pression sur l'autorité, c'est que cette dernière peut avoir une grande influence sur le processus. Comme indiqué, son accord est nécessaire, sans que l'on sache très bien ce qui se passerait en cas de refus catégorique.

Or, l'ICANN a demandé à plusieurs reprises des informations à Ethos. Comme pour Mozilla, les réponses étaient incomplètes. Le 9 décembre, l'autorité a réitéré ses questions, insistant auprès d'Ethos pour que ces échanges – normalement secrets – soient rendus publics, au vu de l'énorme attention générée par le débat. Pour l'ICANN, il en va de l'intérêt du public. Ethos a cependant refusé.

L'ICANN rappelle qu'à compter de la réception des réponses, elle aura 30 jours pour se décider.

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