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Bûche de Noël facile chocolat framboises

Bûche de Noël

Bûche de Noël

Contrairement à mon amie Mercotte, je ne suis pas une experte de la pâtisserie. Si j’aime cuisiner, j’avoue ne pas goûter à la science de la pâtisserie. C’est la raison pour laquelle vous ne verrez jamais sur ce blog de recette de gâteau hyper technique. Ceci dit, je suis gourmande, et j’aime beaucoup cuisiner des douceurs pour les miens.

C’est pourquoi cette année, je voudrais partager avec vous cette recette de bûche de Noël chocolat framboises, facile à réaliser.

Elle est pour 6  personnes et vous vous régalerez 🙂

La préparation de  la bûche

=> Pour la crème

  • 180 g de mascarpone
  • 50 g de sucre glace
  • 150 g de framboises (congelées, nous sommes totalement hors saison.)
  • 1 jus et un zeste de citron (facultatif)
  • 1 cuillère à soupe de confiture de framboises

Quelques heures avant de cuisiner, déposez vos framboises congelées dans une passoire. Elles vont décongeler et perdre de l’eau. Il faut égoutter le plus possible. Dans un saladier, fouettez le Mascarpone avec le sucre glace. Ajoutez le jus et le zeste d’un citron, puis, une fois que vous avez remué,  la confiture de framboises et les framboises décongelées et égouttées. Mélangez délicatement.

 

framboises décongelées

framboises décongelées

 

=> Pour le gâteau roulé de la bûche

  • 150 g de sucre
  • 150 g de farine (ou 120 g  de farine et 30 g de cacao en poudre type Van Houten si on veut un gâteau chocolaté)
  • 6 oeufs
  • 1 pincée de sel
  • 40 g de beurre fondu
  • un parfum : je mets 1 zeste de citron mais vous pouvez si vous le souhaitez mettre un bouchon de rhum de cuisine ou un bouchon de fleur d’oranger

Séparez les blancs des jaunes. Montez les blancs en neige avec une pincée de sel fin. Dans un saladier, mélangez les jaunes avec le sucre, le beurre fondu et le parfum. Ajoutez la farine, mélangez. Incorporez délicatement les blancs montés en neige. Sur un moule à gâteau roulé, ou à défaut une plaque de cuisson (sur laquelle vous aurez posé une feuille de papier sulfurisé), coulez délicatement la pâte de sorte qu’elle fasse une fine couche la plus rectangulaire possible. Je vous recommande chaudement l’investissement dans un moule à gâteau roulé, c’est un goûter délicieux et facile à faire.

Mettez à cuire 8 à 12 minutes au four à 180°C chaleur tournante. Personnellement, je reste le nez collé à la vitre du four pour vérifier la cuisson. Ca peut aller vite.

Pendant ce temps, attrapez un torchon propre dans votre placard, mouille-le, essorez-le. Etalez-le sur votre plan de travail.

Sortez le gâteau du four et faites le glisser sur votre torchon (si vous avez utilisez une feuille de papier cuisson, c’est plus facile décollez-la sur le torchon). Puis roulez délicatement votre gâteau dans le sens de la longueur. Vous obtenez un boudin avec votre torchon. Un peu comme ça :

Gâteau roulé dans un torchon

Gâteau roulé dans un torchon

=> Pour la ganache :

  • 200 g de chocolat noir
  • 10 cl de crème fleurette
  • 1 petite barquette de framboises fraiches pour la décoration
  • 50 g de sucre à chouquettes

Faire fondre au bain marie ou au micro onde, les 200 g de chocolat. Ajoutez la crème fleurette et mélangez votre ganache.

Le montage de la bûche

Déroulez délicatement votre gâteau roulé à plat sur le torchon. Versez le mélange de framboises et étalez le de façon uniforme sur votre gâteau. Enroulez à nouveau très délicatement. Coupez en biseau chaque extrémité. Sur une grille si vous en avez une ou sur une planche sinon déposez votre bûche. Coulez le chocolat dessus de sorte qu’il recouvre toute votre bûche. Laissez reposer un petit quart d’heure.

Sortez votre plat de service. Faites glisser délicatement votre bûche dessus. Faites éventuellement des traits à l’aide d’une fourchette dessus pour donner l’effet bûche de noël. Déposez vos framboises fraîches, parsemez de sucre à chouquettes ou de vermicelles multicolore, ce qui vous fait envie. Conservez votre bûche au réfrigérateur jusqu’au moment de la servir.

Bûche de Noël chocolat framboises

Bûche de Noël chocolat framboises

Top non ?

 

18 mois après sa libération, Mossoul n’a pas changé

«Quand ils ont publié le projet du budget irakien pour 2019, 1% était pour Mossoul», confie un habitant.

Temps de lecture: 2 min — Repéré sur Vice News

À l’été 2017, Mossoul était libérée après neuf mois de bataille entre l’état irakien, la coalition et le groupe État Islamique, trois ans après sa capture. Toute une partie ouest de la deuxième ville du pays est décimée et des milliers d’habitants sont morts. La maison de Rajab Younes Rajab ne fait pas exception.

Cet Irakien de 23 ans lutte aujourd’hui pour reconstruire son foyer et sa vie. Malgré tout, la présence du groupe Etat Islamique reste faible mais puissante, alors que Rajab et les siens sont peu soutenus par le gouvernement, témoignent-ils à Vice News. Les travaux de reconstruction sont lents.

«Rien n'a changé ici, deux ans après la libération. Quand ils ont publié le projet de budget irakien pour 2019, 1% était pour Mossoul», raconte Rajab. Son père a dû utiliser les économies de la famille pour achever la reconstruction de leur maison. Cette lente reconstruction pour la ville a été exacerbée par une série d'attaques meurtrières récentes.

Quatre adolescents ont été tués en se rendant à l'école il y a deux semaines et une voiture piégée a tué trois personnes devant un restaurant populaire de la ville. Les autorités souhaitent toutefois minimiser la présence de l'Etat islamique, accusant d’autres éléments politiques d'être responsables de la récente violence.

De son côté, Rajab pense que si les choses ne s’améliorent pas rapidement, les jeunes de la ville pourraient être attirés de nouveau par les terroristes djihadistes.

«Ce n'est pas du tout sûr, assure le jeune homme. Je suis inquiet pour ma propre vie. Je suis inquiet pour ma famille parce que, même maintenant, les membres et les dirigeants d'ISIS sont toujours là. J'ai été surpris par les récentes explosions. Cela signifie qu'il y a des cellules dormantes. Le gouvernement devrait les arrêter et les empêcher de se développer à nouveau». En attendant, la vie reprend son cours dans la seconde ville du pays et les magasins d’alcool rouvrent.

Un avion de Southwest Airlines fait demi-tour en raison d’un coeur humain présent dans l’appareil

Le porteur avait oublié sa précieuse cargaison.

Temps de lecture: 2 min

Il y a parfois des raisons étranges pour les retards d’avions. L’année dernière, quarante tortues avaient bloqué les départs de l’aéroport JFK à New-York. Mais ceux du vol Southwest Flight 3606 étaient déjà en vol quand ils virent l’avion faire demi-tour vers Seattle, après qu’un membre de l’équipage ait découvert un coeur humain à bord, raconte The Independent.

Le vol partait de Sacramento, en Californie, vers Dallas et s’arrêtait à Seattle. Deux heures après le départ, alors que l’aéronef volait au-dessus de l’Idaho, le commandant de bord annonça aux passagers qu’une personne transportant un coeur humain qui devait servir à une transplantation à Seattle avait «oublié de décharger» de l’avion sa précieuse cargaison lors de la correspondance. Le pilote expliqua alors qu’ils devaient faire demi-tour pour que l’organe puisse être «livré à destination dans les délais impartis», un coeur humain n’étant viable pour une greffe que pendant plusieurs heures.

Les passagers du vol étaient sous le choc mais «heureux de sauver une vie», a déclaré un de ces derniers au Seattle Times. Mais les problèmes de l’équipage ne s’arrêtèrent pas là. Arrivé à Seattle pour la deuxième fois, l’avion eut alors un «problème technique», et un autre fut amené pour aller enfin à Dallas, avec cinq heures de retard.

Southwest Airlines s’est platement excusé auprès de ses passagers. «Rien n'est plus important pour nous que la sécurité de nos clients et la livraison en toute sécurité de la précieuse cargaison que nous transportons tous les jours», ont-ils déclaré, prouvant qu’ils avaient du coeur.

Prada retire des portes-clés après avoir été accusé de blackface

«Nous abhorrons le racisme», a déclaré la marque de mode.

Temps de lecture: 2 min — Repéré sur USA Today, Fast Company

Chinyere Ezie, un avocat américain, avait passé une bonne journée. Ce dernier venait de visiter à Washington le Musée national d’histoire et de culture afro-américaine, qui comprenait une exposition sur le blackface – cette pratique théâtrale raciste du XIXe siècle aux États-Unis où des blancs se déguisaient en noir pour s’en moquer. De retour à New-York, Chinyere Ezie fut frappé par la vitrine du magasin Soho de la marque italienne Prada, où il a été «confronté aux mêmes images racistes et dénigrantes», a-t-il expliqué dans un post Facebook partagé environ 10.000 fois, cité par USA Today.

L’avocat y a découvert la nouvelle ligne de la marque, nommée Pradamalia. Un ensemble de figurines en forme de «créatures mystérieuses», développées par Prada Labs, raconte FastCompany. Mais une des figurines, un singe noir appelé Otto, ressemble fortement à un blackface et est décliné en porte-clés, t-shirts, colliers, etuis de téléphone… «Je ne fais pas beaucoup de messages publics mais là je tremble de colère», a écrit l’avocat, appelant à boycotter la marque.

Le groupe a rapidement réagi et a annoncé vendredi que les marchandises comprenant l’image d’Otto seraient retirées. «Le groupe #Prada a horreur des images racistes», a-t-elle déclaré sur Twitter. «Les Pradamalia sont des goodies de fantaisie composés d'éléments de l'oeuvre de Prada. Ce sont des créatures imaginaires qui ne sont censées faire référence au monde réel et certainement pas au blackface, a continué le groupe. Prada n’a jamais eu l’intention d’offenser qui que ce soit et nous abhorrons toutes les formes de racisme et d’images racistes. Dans cet intérêt, nous retirerons les personnages en question de leur présentation et de leur diffusion».

L’annonce n’a pourtant pas suffi à calmer les velléités de boycott de certains internautes.Ce n’est pas la première fois que le luxe italien est accusé de racisme. En 2016 Dolce & Gabanna avait sorti une paire de chaussures d’été nommées «sandales d’esclave». Et en novembre, la même marque avait publié une vidéo pour le marché chinois. On y voyait une Chinoise n’arrivant pas à manger des pâtes et des Cannoli avec des baguettes. Le clip avait causé de nombreuses protestations en Chine et de nombreux appels au boycott avaient été lancés.

Verra-t-on une Miss France arabe couronnée cette année?

Elles sont les grandes absentes des palmarès malgré une volonté de diversité du comité d'organisation.

Temps de lecture: 9 min

«Ce serait pour moi une grande fierté de pouvoir promouvoir le métissage et la mixité culturelle de notre belle région.» C’est avec ce message de tolérance qu’Assia Kerim, 22 ans, a été élue Miss Picardie en octobre 2018. Sur son compte Instagram, l’étudiante en géographie assume fièrement sa double culture française et algérienne. Le 15 décembre prochain, elle sera peut-être la première miss d'ascendance maghrébine à remporter le titre de Miss France.

Avant elle, plusieurs candidates arabes ont participé au direct de TF1, sans toutefois décrocher l’écharpe suprême (seule la franco-libanaise Suzanne Iskandar, fut couronnée Miss France en 1985). En 2009 et toujours en Picardie, c’était Juliette Boubaaya, candidate de 19 ans au métissage alliant France, Algérie et Pologne, qui évoquait naturellement sa foi musulmane au cours de ses interviews. L’ex-Miss, devenue entrepreneuse dans l’esthétique, n’a pas souhaité répondre à nos questions, ne gardant «pas un bon souvenir» de cette période. Précisons qu’à l’époque, la jeune femme détonne dans une émission lisse où aucune candidate n’évoque sa religion. Rapidement, elle fut étiquetée comme la «miss musulmane» du concours.

Geneviève de Fontenay, alors toujours investie au sein du comité d’organisation, avait souligné dans les colonnes de La Dépêche du Midi avec le tact qu’on lui connaît: «Une miss “beurette”, ce serait presque un aboutissement. J'espère que je la verrai avant de disparaître. Qu'elle soit musulmane, personnellement, cela ne me poserait aucun problème. Je pense que les Français sont prêts».

Un concours de beauté avant tout

De toute évidence loin d’être réfractaire à la diversité, le jury et le public français (7,35 millions de téléspectateurs en moyenne en 2017) n’ont pas hésité à élire des Miss non-blanches et aux origines variées depuis l’année 1993 avec le sacre de Miss Guadeloupe, Véronique de la Cruz. Suivront Sonia Rolland, Corinne Coman, Cindy Fabre, Chloé Mortaud ou encore Flora Coquerel. Pourtant minoritaires parmi les candidates, elles ont réussi à se hisser sur la plus haute marche.

En 2015, Meggy Pyaneeandee, étudiante à Sciences Po et française d’origine mauricienne est contactée par un membre du comité de Miss Ile-de-France pour participer à l’élection. Sans ce désir de diversité émanent d’un membre de l’organisation, elle n’aurait jamais tenté sa chance. Elle remporte le titre et participe ensuite à Miss France 2016, où elle sera victime de nombreuses attaques racistes sur les réseaux sociaux. Les comités régionaux n’attendent plus seulement que des jeunes filles viennent s’inscrire, nous a-t-elle expliqué. Ils se mettent à démarcher directement à l’extérieur ou sur les réseaux sociaux, et lancent les contacts dès qu’ils tombent sur un profil intéressant.

Elle-même a participé au recrutement l’année suivant son mandat de Miss: «À l’époque où je travaillais avec le comité, en 2017, j’ai essayé de recruter des filles sur Instagram. Je tapais #FrenchAsian, j’essayais d’avoir de la diversité. Dès que je voyais une jeune fille d’origine maghrébine qui me disait que ce n’était pas pour elle, je tentais de la rassurer».

«Les Français seront prêts si la fille est très belle. Ils n’auront même pas conscience de son origine maghrébine. Ce qui va prendre le dessus, c’est sa beauté. C’est ce qui s’est passé avec Miss Guyane en 2017: physiquement, elle a crevé l’écran! Et pourtant ce n’était pas celle qui s’en était le mieux sorti sur la prise de parole. Ce ne sont pas forcément les Guyanais qui ont voté pour elle, ce sont avant tout les Français de métropole», nous a-t-elle expliqué.

Ainsi, l’intitulé concours de beauté prendrait tout son sens, puisqu’il mettrait sur un même pied d’égalité chaque jeune femme, peu importe ses origines, sa religion ou son nom. En votant pour elles, on ignorait que Sonia Rolland était née au Rwanda ou que Flora Coquerel avait des origines béninoises. Seule leur beauté comptait.

Hanan Zahouani, chroniqueuse au Grand Forum sur France Maghreb 2 et membre du collectif CDM (Citoyens contre les discriminations dans les médias), d’origine marocaine, est moins optimiste. Elle pense même qu’une Miss arabe aurait intérêt à cacher ses origines et, surtout, une éventuelle confession musulmane: «Les Français ne sont absolument pas prêts à avoir une miss musulmane. Et si d’aventure, elle l’était, à mon avis, elle ne le crierait pas sur tous les toits. Elle aurait tout intérêt à refuser un verre de champagne pour prétexte qu’elle ne supporte pas l’alcool plutôt que par conviction religieuse».

Une communauté prête à défiler

La religion serait-elle un des points qui expliquerait le nombre limité de jeunes femmes d’origine maghrébine postulant à Miss France? Un des argument étant que la culture musulmane impose aux femmes une certaine pudeur qui les empêcherait de défiler en maillot de bain et de se montrer, notamment à des hommes. Pour la militante du CDM, elle-même musulmane, c’est un cliché éculé: «Les concours de beauté existent dans le monde arabe. Ils tendent même à se démocratiser. Nous ne parlons pas de tourner dans un film pornographique qui porterait atteinte à l’image de la femme, et qui pourrait heurter famille et amis de tous les horizons».

À Marseille en 2007, un concours dédié aux jeune femmes fières de leurs origines nord-africaines avait fait du bruit. Baptisé Miss Beauté du Maghreb, il avait tout d’un petit Miss France et faisait honneur au multiculturalisme. Pareil en 2012, avec l’élection de Miss Black France célébrant la beauté des Françaises afro-descendantes. Ces compétitions annexes, minoritaires face au mastodonte qu’est le comité Miss France, n’ont pas survécu. En plus d’être perçues comme communautaristes, elles manquaient aussi d’un budget suffisant pour durer sur le long terme.

Élection Miss Black France : Couronnement

Une publication partagée par Olivier Cousin (@coolzic) le

Mais si ces réunions se sont créées, c’est justement parce que certaines personnes ne se sentaient pas représentées au sein du concours national qu’est Miss France.

Pas de candidature sans représentation

Participer à un concours de beauté retransmis à la télévision et vu par des millions de personnes est un défi de taille. D’autant plus quand la candidate se sent différente des canons de beauté qui régissent le concours et des types de beauté couronnées. Pour Meggy Pyaneeandee, rejoindre la compétition fut une vraie épreuve: «Je suis d’origine mauricienne et je suis typée indienne. Dans le paysage médiatique français je n’ai jamais vu de femmes qui me ressemblaient. C’est la même chose pour les femmes asiatiques et arabes».

Faute de modèles auxquels s'identifier, les jeunes filles des minorités semblent s’auto-censurer, comme Meggy: «Je n’ai jamais rêvé d’être actrice parce que je n’ai jamais vu de filles qui me ressemblaient dans un film français. Et je ne peux même pas jouer l’Indienne parce que je ne suis pas indienne. Donc ça n’existe pas, je ne peux pas. Et c’est la même chose pour plein de jeunes filles avec l'élection Miss France. Quand on recrutera plus de filles issues de la diversité, peut-être que les autres comprendront enfin que c’est possible pour elles aussi».

C’est justement cette question de la représentation des minorités qui intéresse la journaliste Jennifer Padjemi, animatrice du podcast Miroir Miroir produit par Binge Audio depuis septembre 2018. En plus de la nécessité de se sentir représentée dans les médias, elle rappelle que représentation ne rime par forcément avec fin des discriminations.

Si demain une jeune femme arabe était couronnée Miss France, elle y verrait un pas en avant, mais pas une révolution en matière de lutte contre le racisme: «En termes de représentation, c’est important. Ça veut dire qu’on prend en compte le fait que la France est une nation diverse, composée de différentes origines, issues de différentes vagues d’immigration et ça veut dire quelque chose. Mais encore une fois, la représentation ne change pas les discriminations du quotidien pour les personnes qui la subissent. Flora Coquerel et les nombreuses Miss noires qui ont déjà été élues auparavant, n’ont pas été épargnées par le racisme, loin de là». Sonia Rolland avait rapporté en 2017 sur Facebook avoir reçu des lettres d’insultes et de menaces, dans lesquelles les expéditeurs glissaient parfois des excréments lorsqu’elle était Miss France.

En finir avec les clichés

En 2009, au lendemain de son élection, Malika Ménard avait dû clamer haut et fort qu’elle était «à 100% française». Son prénom sonnait trop exotique au goût de certains pour une Miss Normandie (ce sont ses parents qui sont tombés sous le charme de celui-ci - signifiant “reine” et “douée” - après un voyage au Maroc).

Souligner que l’on est pas une femme arabe ou utiliser un pseudonyme pour cacher ses origines sont révélateurs des discriminations ciblant les Françaises d’origine maghrébine, par ailleurs victimes de stéréotypes tenaces; de la bimbo de télé-réalité à la femme musulmane voilée et soumise en passant par le tag «beurette» des tubes pornographiques. Selon les explications de la journaliste Alice Pfeiffer lors d’une conférence du média Club89, les trois mots-clés les plus recherchés sur YouPorn en France seraient «beurette», «levrette» et «cité».

Cette érotisaton de la femme arabe est un héritage de l’époque coloniale, analyse Hanan Zahouani: «La République s’est fait un devoir de libérer les femmes maghrébines. Ce rôle de libérateur est ressenti encore aujourd’hui. Quelques films ont continué de véhiculer l’idée de l’homme blanc qui vient libérer la femme arabe habitant en banlieue et sous la coupe d’une famille ou d’un père ou frère qui l’oppressent et l’empêchent d’être libre. La liberté étant essentiellement véhiculée sous le prisme de la sexualité».

La femme arabe absente des catwalks

Enfermée dans ces stéréotypes, les femmes arabes semblent par ailleurs ignorées par l'industrie du glamour en général et de la mode en particulier. Alice Pfeiffer, interrogée par Fraîches, souligne: «Quand on achète français, on n’achète pas une fille rebeu. Et pour le client dubaïote, c’est leur arabe pauvre». Miss France étant une ambassadrice, mais aussi l'égérie des partenaires et sponsors de l’émission, elle se doit de faire vendre. Est-ce pour cela que les grandes maisons peinent à engager des mannequins arabes?

La maison Longchamp préfère faire appel à Kendall Jenner, quand chez chez Balmain, on opte pour sa demi-soeur Kim Kardashian. Pour Pfeiffer, le fantasme de la femme arabe que la France regarde sur PornHub serait assouvi dans la mode en embauchant des filles comme Kendall Jenner. L’exotisme arabisant des Kardashian (et leurs origines arméniennes) serait plus vendeur et plus politiquement correct que celui d’une modèle d’origine maghrébine. De même, lorsqu’on fait appel aux soeurs Hadid, on «oubliera» leurs racines palestiniennes ou le fait que Bella Hadid clame sa foi musulmane. De petites exceptions, comme l’actrice Leïla Bekhti nommée égérie chez L’Oréal ou Nabila défilant pour Jean Paul Gaultier existent, mais cela reste minoritaire.

Révélateur: le créateur Jacquemus et son défilé baptisé «Souk», en février 2018. Il avait annoncé une collection inspirée des marchés marocains pour la fashion week automne-hiver 2018-2019. Le public avait finalement assisté à un défilé au son «Ya Rayah», une chanson populaire algérienne, sans aucune femme maghrébine sur les podiums.

Pourtant, de grands noms de la mode comme Yves Saint-Laurent, Thierry Mugler, Jean Paul Gaultier, et surtout le créateur tunisien Azzedine Alaïa ont eu pour muse des mannequins arabes. La plus célèbre d’entre toutes, l’algérienne Farida Khelfa, avait même fait partie du jury de Miss France en 2010.

Cette courte liste de mannequins et reines de beauté d’origine maghrébine qui ont percé sera peut-être rallongée prochainement si Assia Kerim, la Miss algérino-picarde, remporte la couronne tant convoitée.

Bienvenue dans le monde insensé des humains génétiquement modifiés

L’annonce chinoise fracassante de la création de bébés «résistants au sida» démontre l’inanité des interdits éthiques et législatifs pour lutter contre le transhumanisme. Que va-t-il désormais se passer?

Temps de lecture: 9 min

Le 26 novembre 2018 restera-t-il gravé comme la date de notre entrée dans l’ère de l’humanité génétiquement modifiée? Celle de l'avènement du transhumanisme triomphant? Ce jour-là, une dépêche de l’Associated Press donnait la parole à un chercheur chinois expliquant qu’il était parvenu à créer des embryons humains dont il avait modifié le patrimoine génétique.

Une annonce aussitôt reprise par la MIT Technology Review avant d’être déclinée par d’innombrables sites et médias généralistes à travers le monde. «Cette nouvelle fracassante est une brusque accélération dans une controverse à la fois économique et éthique qui oppose la Chine à l’Occident au sujet d’une technologie qui va sans aucun doute révolutionner l’agriculture, la médecine, et peut-être l’espèce humaine», prévenait d'emblée Guillaume Levrier dans The Conversation.

La technique ne doit pas, ici, effrayer: l’affaire est assez simple à résumer. Profitant du Second International Summit on Human Genome Editing [«deuxième Sommet international sur l'édition du génome humain» en français] organisé à Hong Kong, He Jiankui, chercheur de la Southern University of Science and Technology de Shenzhen affirmait avoir obtenu la naissance de deux jumelles, «Lulu et Nana», dans le génome desquelles il avait greffé un gène de résistance à l’infection par le VIH. Son objectif n’était pas de «guérir» ou de «prévenir» mais bien de conférer un trait génétique indélébile et transmissible à la descendance des humains ainsi modifiés.

Une création au conditionnel

En d’autres temps, sous d’autres cieux, l’affaire aurait vite été classée au rayon des divagations. Tel ne peut plus être le cas. Quoique déjà parfois présenté comme un «Frankenstein chinois», le Dr He Jiankui n’est en rien un inconnu perdu dans ses délires. Bluff scientifique ou pas, l’affaire s’ancre pleinement dans le crédible.

Ainsi «Crispr-Cas9», la technique qui aurait été utilisée pour modifier le génome des jumelles chinoises est désormais bien connue, largement vulgarisée, assez simple à mettre en œuvre et fort peu onéreuse. Elle a été mise au point en en 2012 (notamment par la chercheuse française Emmanuelle Charpentier) et suscite de nouveaux espoirs thérapeutiques en même temps, il est vrai, que de solides angoisses éthiques. On peinerait presque, déjà, à recenser le nombre des tentatives qui, ces dernières années, nous ont rapproché d’un possible irréversible.

«Les spermatozoïdes auraient été isolés, puis fusionnés avec l’ovule, formant un embryon dans lequel un assemblage Crispr-Cas9 aurait été injecté»

Officiellement, les manipulations portèrent d’abord sur des singes avec la création de «Ningning et Mingming» en 2014. Puis en 2016, un travail équivalent fut mené par des équipes chinoises sur des embryons humains, mais des embryons «triploïdes», condamnés à ne pas pouvoir se développer. Il s’agissait d’introduire une mutation du gène de résistance à l’infection par le VIH. La suite était-elle, dès lors, écrite?

«Fondateur de start-up de biotechnologie, He Jiankui, qui est passé par les universités américaines Rice et Stanford, avant de retourner en Chine dans le cadre du programme “1.000 talents” […] a indiqué à Associated Press avoir recruté des couples dont le mari était porteur du VIH par le biais d’une association pékinoise d’aide aux malades du sida, résume Le Monde. Les spermatozoïdes auraient été isolés, puis fusionnés avec l’ovule, formant un embryon dans lequel un assemblage Crispr-Cas9 aurait été injecté. Entre trois et cinq jours de développement, quelques cellules auraient été extraites pour s’assurer que l’édition du génome avait bien eu lieu. Au total, seize des vingt-deux embryons obtenus auraient bien été modifiés, onze d’entre eux auraient été utilisés dans six tentatives d’implantation, pour une grossesse double, finalement menée à terme.»

C’est ainsi qu’auraient été créées «Lulu et Nana». Le conditionnel s’impose, rien ne permettant de confirmer que les déclarations de He Jiankui correspondent à la vérité. La communauté scientifique ne dispose d’aucune publication détaillée, aucun contrôle n’a pu être mené et le chercheur a, délibérément, brouillé les pistes qui permettraient de confirmer ses dires.

Un mauvais génie?

L’annonce de cette «première» a rapidement été suivie de condamnations, le chercheur expliquant pour sa part qu’il allait «faire une pause» (sic). Le généticien et prix Nobel 1975 de médecine David Baltimore a jugé qu’une telle création était irresponsable, constituait une violation flagrante des normes internationales et «un échec de l'autorégulation par la communauté scientifique».

Dans le même temps, Zhai Xiaomei, directrice du Centre de bioéthique de l'Académie chinoise des sciences médicales, affirmait qu’elle était contraire à une loi chinoise datant de 2003. «De nombreuses institutions –y compris l’Académie chinoise des sciences, la Commission nationale de la santé et la Société génétique de Chine– ont également déclaré que les travaux du Dr He enfreignaient les règles. Une lettre ouverte signée par 122 scientifiques chinois les a dénoncés, rapporte The Economist. Et, selon leurs déclarations officielles, ni l'université ni l'hôpital n'étaient au courant et selon les médias chinois, l'hôpital aurait signalé l'affaire à la police comme une fraude potentielle.»

«Le premier scientifique qui réussira à faire naître un bébé génétiquement modifié aura peut-être de graves ennuis, mais il laissera son nom dans l’histoire»

L’une des paradoxales ambiguïtés de cette affaire est que tout était écrit, sinon programmé. Pour Jennifer Doudna, co-découvreuse de la technique Crispr, si l’annonce chinoise devait être confirmée, cela «renforcerait le besoin urgent de confiner l’utilisation des éditions des gènes sur les embryons humains à des dispositifs où un besoin médical non satisfait existe, et où aucune autre approche médicale ne constitue une option viable, ainsi que le recommande l’Académie des sciences américaine». Mais la même avait, dans un entretien accordé au Monde (le 21 mars 2016), estimé que la naissance d’un «bébé Crispr» était «une quasi-certitude»: «Un jour, cela arrivera, je ne sais pas où ni quand, mais, un jour, je me réveillerai avec cette nouvelle. J’aimerais que nous ayons alors été aussi bien préparés que possible».

Dans ce contexte, nombre de responsables redoutent que la Chine (ou certains de ses proches voisins) deviennent sous très peu un terrain pour de telles expérimentations sur l’être humain –du moins si les capacités internationales de réglementation ne sont pas, au plus vite, considérablement renforcées. Pour le généticien George Church (Université d'Harvard), les choses sont déjà claires: «Le génie est déjà sorti de la bouteille». D’autres scientifiques, chinois notamment, préfèrent la référence à Pandore et à sa boîte. Certains encore, dans le désert, en appellent à un «moratoire» comme ce fut le cas en 1975, au tout début des «manipulations génétiques» avec la conférence d’Asilomar.

«On sait bien que le premier scientifique qui réussira à faire naître un bébé génétiquement modifié aura peut-être de graves ennuis, peut-être sera-t-il mis en prison mais il laissera son nom dans l’histoire, observe sans illusion le généticien français Axel Kahn. Cela peut-être une motivation incroyablement forte.» Et de citer Charles Nicolle, élève de Louis Pasteur: «La folle témérité du savant l’a emporté sur la conscience de l’homme».

Barrières franchies

Mais force est aussi de constater que les condamnations médicales et scientifiques comportent en leur sein de redoutables failles et incohérences –pour ne pas parler d’hypocrisie. Ici on chipote sur tel détail expérimental. Là on regrette de ne bientôt plus être dans le mainstream scientifique et médiatique. Spécialiste français de la reproduction humaine, Pierre Jouannet explique au Monde qu’il existe «un consensus international pour dire qu’il est aujourd’hui très prématuré d’envisager l’édition du génome de l’embryon chez l’homme». «Pour moi, il est insensé de mettre en œuvre cette technique pour faire naître actuellement des bébés», ajoute-t-il.

«Actuellement»… Un adverbe et des déclarations qui n’interdisent pas d’imaginer qu’une telle entreprise puisse, demain, être «sensée». Ouvrir, en d’autres termes, les portes aux sirènes du transhumanisme et d’une humanité à tout jamais «augmentée».

C’est dans ce contexte qu’il faut insérer trois réactions officielles françaises: celle de l'Académie nationale de médecine et de l'Académie des sciences. Ensuite celle du Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé (CCNE). Tout d’abord celle, pour le moins ambiguë, des deux académies:

«Ayant pris connaissance de l’annonce faite par le Dr Hé Jiangkui de la naissance de deux enfants après modification du gène CCR5 à l’état embryonnaire, l’Académie Nationale de Médecine et l’Académie des Sciences condamnent l’initiative de ce scientifique qui ne protège pas d’une éventuelle infection par le VIH et qui suscite de nombreuses questions scientifiques, médicales et éthiques non résolues à ce jour.


De nouveaux outils moléculaires ouvrent des espoirs pour prévenir ou traiter des pathologies. Leur utilisation chez l’être humain ne doit être envisagée qu’avec la plus grande prudence.


La modification du génome d’embryons humains suscite des interrogations majeures dans la mesure où elle sera transmise à la descendance et aux générations suivantes. Elle ne saurait être mise en œuvre quand le but recherché peut être atteint par d’autres moyens comme c’est le cas pour la prévention d’une infection par le VIH.


Dans l’état actuel des connaissances, les conditions ne sont pas réunies pour ouvrir la voie à la naissance d’enfants dont le génome a été modifié à l’état embryonnaire. Si cette démarche était entreprise dans l’avenir ce ne devrait l’être qu’après approbation du projet par les instances académiques et éthiques concernées et un débat public approfondi.


L’Académie Nationale de Médecine et l’Académie des Sciences tiennent néanmoins à réaffirmer l’importance pour l’être humain des recherches responsables faisant appel aux technologies modifiant l’ADN, y compris quand elles sont menées chez l’embryon, et leur apporte leur soutien.»

Où l’on voit qu’après la condamnation de principe, la bouteille du génie –ou la boîte de Pandore– est bel et bien ouverte dès lors que la science et la thérapeutique pourraient le justifier.

S’attendre à plus de mesure de la part des «sages» français de cette morale en marche qu’est l’éthique? Il faut ici lire le communiqué de presse du CCNE. Ce dernier «réaffirme son opposition au transfert d’embryons humains génétiquement modifiés, telle qu’elle a été rappelée dans sa contribution à la révision de la loi de Bioéthique (avis 129 du 25 septembre 2018)».

Tout en reconnaissant l’importance de l’utilisation des techniques de réédition du génome dans la recherche fondamentale sur l’embryon et l’utilisation de ces techniques sur des cellules non-germinales dans une perspective thérapeutique, le CCNE «s’inquiète qu’une ligne rouge ait été franchie à l’occasion de cette naissance inédite d’humains génétiquement modifiés, de nature à porter atteinte aux droits fondamentaux et à la dignité de la personne humaine». Aussi le CCNE se joint-il «à la mobilisation de la communauté internationale scientifique, médicale et éthique» qui condamne les travaux du chercheurs chinois ainsi que les «conditions de leur communication» (sic).

Et le CCNE de rappeler que de nombreuses barrières ont été érigées par les nations (en France par exemple à travers la loi de Bioéthique), au plan européen et international (par la convention d’Oviedo, que la France a ratifiée). Pour autant il estime «urgent que se concrétise une gouvernance renforcée à l’échelle mondiale la plus apte à répondre aux évolutions extrêmement rapides de ces technologies». Il précise aussi que «cette initiative devra associer les citoyens dont l’information aux enjeux scientifiques, médicaux et éthiques sur ces questions est essentielle».

On peut résumer: pour le CCNE, des embryons humains peuvent être génétiquement modifiés (à des fins scientifiques et médicales) à condition d’être ensuite détruits. Il existe «de nombreuses barrières nationales et internationales» pour que l’on n’aille pas plus loin. Ces barrières sont là mais elles ont été médiatiquement franchies et des «humains génétiquement modifiés» sont/seraient nés. «Concrétiser une gouvernance renforcée à l’échelle mondiale» en y associant «les citoyens»?

Qu’en diront, demain, «Lulu et Nana»? Elles ou leurs enfants ?

À l’Assemblée, des mesures votées contre le démarchage téléphonique et les appels frauduleux

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Loi

Alors que les critiques à l’encontre de Bloctel ne tarissent pas, la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale vient d’adopter différentes mesures destinées à limiter les appels frauduleux et le démarchage téléphonique abusif.

Cinq mois après l’adoption de la proposition de loi du député Pierre Cordier (LR), la question du démarchage téléphonique s’invite à nouveau au Palais Bourbon. La commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale a en effet examiné, mercredi 28 novembre, une nouvelle proposition de loi destinée à renforcer le dispositif d’opposition Bloctel mais aussi – et c’est là la principale différence avec le texte de Pierre Cordier – les appels frauduleux, notamment en matière de numéros surtaxés.

Le député à l’origine de cette initiative, Christophe Naegelen (UDI-Agir), a décrit sa proposition de loi comme « juste et protectrice », y compris pour les entreprises. Le centriste a clairement indiqué que contrairement à Pierre Cordier, il ne souhaitait pas instaurer un système d’opt-in (selon lequel seules les personnes ayant donné leur accord pour être démarchées auraient pu l’être).

La majorité s’était de toute manière déjà opposée à une telle réforme, notamment par crainte de menaces pour l'emploi.

Un arsenal de sanctions largement aiguisé

Sans grande surprise, les députés ont une nouvelle fois approuvé la multiplication par cinq des sanctions prévues pour les démarcheurs qui sollicitent des personnes pourtant inscrites sur Bloctel. Les entreprises s’exposeraient ainsi à des amendes administratives de 375 000 euros (contre 75 000 euros aujourd’hui).

Cette hausse prévaudrait également pour les démarcheurs qui recourent à un numéro masqué, ou bien encore pour les sociétés qui vendent des fichiers contenant les numéros de personnes s’étant enregistrées sur la liste d'opposition au démarchage téléphonique. Idem pour les entreprises qui prospectent par le biais d’automates (téléphoniques ou de courriers électroniques) sans consentement.

Christophe Naegelen a d’ailleurs souhaité compléter l’arsenal juridique en vigueur à ce sujet, afin de punir (toujours de 375 000 euros d’amende administrative) l’utilisation d’automates destinés à « vérifier la présence d’un consommateur à son domicile ou la bonne attribution du numéro appelé ». Ces appels, ayant souvent lieu durant les horaires de repas, constituent selon le député « de véritables nuisances pour les particuliers qui, lorsqu’ils décrochent, ne sont souvent mis en relation avec aucun conseiller ou opérateur ».

Toujours en matière de répression, des sanctions alourdies sont prévues pour les professionnels de la prospection qui n’expurgent pas de leurs fichiers les numéros de téléphone inscrits sur Bloctel. Cette mise en conformité devra être effectuée « au moins une fois par mois » pour les démarcheurs qui exercent « à titre habituel ». Ceux qui lancent des appels de manière occasionnelle seront quant à eux tenus de procéder à une vérification « avant toute campagne de démarchage téléphonique ».

Un rapport d’évaluation sur la délégation de service public Bloctel

Les députés ont ensuite étendu les informations que doivent délivrer les démarcheurs lorsqu’ils appellent un consommateur. En l’occurrence, ils seraient à l’avenir tenus d’informer leurs interlocuteurs qu’ils peuvent « s’inscrire gratuitement sur une liste d’opposition au démarchage téléphonique ».

La proposition de loi de Pierre Cordier allait plus loin sur ce point, puisqu’il était prévu que les auteurs d’appels indiquent « de manière explicite », au « début de la conversation » :

  • Leur identité (comme aujourd’hui)
  • L’identité de la personne pour le compte de laquelle l’appel est effectué (comme aujourd’hui)
  • Le nom de la personne morale qui les emploie
  • L’objet social de la société
  • La nature commerciale de l’appel (comme aujourd'hui)

Alors que Christophe Naegelen demandait un audit de la société Opposetel (qui gère Bloctel dans le cadre d’une délégation de service public), le gouvernement a proposé de présenter en lieu et place un « rapport d’évaluation », dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la proposition de loi.

Des opérateurs tenus de suspendre certains numéros

Là où la proposition de loi Naegelen se distingue le plus de celle de Pierre Cordier, c’est sur les appels frauduleux. Dès lors qu’un opérateur aura connaissance, notamment par l’entremise de la plateforme 33700, du « comportement déloyal » de tiers à l’origine d’appels ou de SMS non désirés et redirigeant vers un numéro surtaxé, celui-ci aura désormais « la possibilité de suspendre l’accès » :

  • Au numéro surtaxé en question, « sans délai »
  • À « l’ensemble des numéros à valeur ajoutée affectés au fournisseur de produit ou de service à valeur ajoutée concerné », et ce « dans l’attente que ce fournisseur produise la preuve de la non-utilisation à des fins frauduleuses des autres numéros qui lui sont affectés »

Ces mesures de rétorsion pourront même devenir impératives si elles découlent d’une injonction des agents chargés de la répression des fraudes (DGCCRF). L’opérateur exploitant le numéro surtaxé devrait en effet :

  1. Suspendre « sans délai » l’accès au numéro en question
  2. Suspendre l’accès « à l’ensemble des numéros qu’il a affectés au fournisseur de produit ou de service à valeur ajoutée visé par l’injonction »
  3. Résilier le contrat
  4. Cesser « immédiatement tout reversement des sommes associées à ce produit ou à ce service à valeur ajoutée, y compris pour les appels déjà effectués et en attente de reversement »

Faute de quoi, l’opérateur serait passible d’une amende administrative pouvant atteindre 4 % de son chiffre d’affaires.

Christophe Naegelen estime que cette réforme permettra de responsabiliser les opérateurs dans la lutte contre la fraude aux numéros surtaxés « et, ainsi, de protéger au mieux le consommateur ». Telle qu’adoptée mercredi, sa proposition de loi précise d’ailleurs que les sommes non reversées aux fournisseurs de produit ou de service à valeur ajoutée devront être « remboursées au consommateur ».

Dans une optique de « name & shame », le texte prévoit enfin que toute sanction prononcée par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) soit rendue publique, sauf lorsqu’une exception particulière le justifie (risque de perturber d’autres enquêtes par exemple).

Les discussions reprendront jeudi 6 décembre, en séance publique. Le texte devra ensuite être transmis au Sénat, où la proposition de loi de Pierre Cordier n’a toujours pas été inscrite à l’ordre du jour, cinq mois après son adoption par l’Assemblée.

Donner du peps à LibreOffice : de l’art de la personnalisation de la suite bureautique libre

Même si ce n’est pas le cas de tous les logiciels libres, l’une des grandes qualités de ces logiciels, quand les fonctionnalités existent, c’est la possibilité de les personnaliser aux petits oignons et d’en garder les paramètres d’une version à l’autre, voire d’une machine ou d’un OS à un autre.

Je profite de la parution du guide de Jean-François Nifenecker sur les personas et LibreOffice pour faire un rapide tour de la question. C’est aussi une réponse en creux au sempiternel « le logiciel libre c’est moche et pas ergonomique ».

Pourquoi personnaliser LibreOffice — ou d'ailleurs tout autre logiciel ou système ?

Ce n’est pas un scoop, nous n’avons pas tous les mêmes goûts, la même perception des couleurs, la même sensibilité à la lumière et encore moins la même façon de fonctionner ou les mêmes besoins en termes informatiques.

Alors pourquoi diable, quand un système ou un logiciel le propose, en rester aux réglages par défaut qui ne sont pas forcément les plus adaptés à ce que nous sommes et à nos usages ? À cette question, il y a des tas de mauvaises réponses comme :

  • ce n’est pas vraiment important, c’est rien que de la déco ;
  • je n’ai pas que ça à faire.

Ou encore, l’argument définitif qui tue : « Madame Michu ne saura pas faire ça ». Alors forcément, comme elle est particulièrement crétine, on ne peut même pas envisager qu’elle puisse apprendre (n’y aurait-il pas là-dedans un poil de sexisme, je connais bien des Monsieur Duschnok pas très débrouillards sur la question informatique). Madame Michu a bon dos face, souvent, à la mauvaise volonté des responsables informatiques qui estiment que personnaliser une interface n’est pas nécessaire, souvent parce qu’eux-mêmes ne savent pas faire ou n’ont pas envie de s’ennuyer avec des interfaces personnalisées qui les sortiront de leurs propres ornières.

On notera aucune réelle bonne réponse. Tout simplement parce qu’il n’y en a pas. Or, et notamment dans le cadre de LibreOffice, un logiciel, ou un OS, personnalisé, c’est d’abord plus de plaisir à travailler avec, puis plus d’efficacité car les barres d’outils peuvent être adaptées aux usages et plus de confort quand on a bien choisi le jeu d’icônes, leur taille et les couleurs de l’interface.

En réponse aux arguments « madame Michu », on trouvera donc une série de tutoriels et autres guides qui expliquent comment faire.

Que peut-on personnaliser dans LibreOffice ?

Presque tout.

On commencera par faire un tour dans le menu Outils > Options pour choisir le jeu et la taille d’icônes dans Affichage, puis les couleurs dans Couleurs de l’interface. Même Monsieur Duschnok pourrait être capable de le faire sans formation spécifique.

Ensuite, si on veut personnaliser encore plus l’interface, on paramètrera un persona comme ceux de Firefox (on peut d’ailleurs choisir parmi les thèmes proposés par Firefox). Mais, étant donné que la fonctionnalité, qui marchait fort bien dans LibreOffice 4, est buguée depuis, on ne peut pas passer par le menu Personnalisation des Options, c’est pourquoi Jean-François Nifenecker a rédigé le guide LibreOffice et les personas : configuration. Il propose deux façons de faire, dont une à la portée de n’importe quelle madame Michu à qui il suffira de lire et de suivre les instructions pour avoir le thème voulu sur son LibreOffice. Le guide est court, 17 pages, et en téléchargement tout à fait gratuit et anonyme.

On ira plus loin et dans le menu Affichage > Interface utilisateur pour afficher notamment soit en mode Barre d’outils standard ou compact, soit en mode Contextuel, Onglet ou Barre groupée. Et, évidemment, on ira faire un tour dans Outils > Personnaliser pour peaufiner la personnalisation des menus contextuels ou non et des barres d’outils, voire en créer.

Oh, et puis pendant qu’on y est, on peut aussi personnaliser les chemins en allant voir du côté d’Outils > Options > Chemins, ce que devrait faire tout responsable informatique, soit dit en passant.

Et enfin, il y a la formidable richesse des extensions que l’on peut ajouter ou supprimer facilement. En entreprise francophone, soit dit en passant, le fabuleux correcteur orthographique, grammatical et orthotypographique Grammalecte devrait être systématiquement installé.

Bien évidemment tout ceci est dans le profil de LibreOffice et on le garde d’une version à l’autre de la suite bureautique. On peut même, sous quelques réserves, récupérer une bonne partie de ces personnalisations d’un ordinateur à un autre, voire d’un OS à un autre.

On trouvera en lien des adresses de guides et tutoriels pour ce faire. Ils s'adressent à tout le monde, utilisateurs lambda comme responsables informatiques.

PS : si vous avez un ou des documents que vous souhaitez mettre à la disposition de tous facilement et sans faire un site, sachez que la rubrique Libres invités du site Numéricoach vous accueillera volontiers si cela reste dans le sujet général du site. En tant qu'éditrice je relirai, corrigerai ou suggèrerai des corrections éventuelles et, au besoin, améliorerai la mise en page. Ça ne coûte ni ne rapporte rien (hormis l'estime de vos pairs) et je n'ai pas besoin de ça pour alimenter le site, mais ça peut aider.

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#Flock en Delta Force

By: Flock
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Dessins

Comme chaque samedi à 13h37, Flock pose son regard acide sur l'actualité dans le domaine numérique. Il publie ainsi une chronique regroupant cinq (ou six) dessins en rebond sur nos articles.

Alors que ce week-end devrait à nouveau être marqué par des manifestations à Paris et dans toute la France, Flock s'est demandé qu'elle était la capacité de transparence de nos institutions, qui bloquent parfois devant quelques requêtes CADA.

Un sujet qui nous est cher, notamment en matière de copie privée. Free vient d'ailleurs de lancer une nouvelle initiative en la matière avec sa Freebox Delta sans disque dur intégré (mais « offert » au client).

De quoi faire rire la mamie du Cantal, mais sans doute pas les ayants droits... Peut-être pourront ils se rendre sur le nouveau site de l'Élysée et son formulaire de contact pour s'en plaindre.

Cette chronique est financée grâce au soutien de nos abonnés. Vous pourrez la retrouver en accès libre dès la semaine prochaine, comme toutes les précédentes publications de Flock dans nos colonnes.

  • Freebox Delta et redevance copie privée, une histoire de coût
  • Crise des « gilets jaunes » : vers une consultation en ligne ?
  • Un nouveau site Internet pour l’Élysée
  • À la rencontre de la Mamie du Cantal, engrenage inattendu de la communication de Free
  • Tumblr supprimera les contenus pornos dès le 17 décembre

Le télétravail, bientôt une « alternative » à certains arrêts maladie ?

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Crédits : _laurent/iStock
Loi

Et si l’on permettait à certaines personnes en arrêt maladie de continuer à travailler, chez elles, grâce à Internet ? L’idée, loin d’être nouvelle, est actuellement auscultée par une mission lancée par le Premier ministre.

Assez peu répandu en France, le télétravail peut se révéler très avantageux pour le salarié comme pour son employeur : moins de déplacements et de fatigue, amélioration de la productivité, baisse de l’absentéisme, etc.

Alors que le gouvernement cherche à limiter le nombre d’arrêts maladies (jugés particulièrement coûteux pour la Sécurité sociale), RTL révélait hier que le travail à domicile pourrait faire office d’alternative à certains arrêts. « En pratique, expliquent nos confrères, si vous êtes secrétaire et vous vous cassez la cheville, prendre le métro ou votre voiture est certes très compliqué, vous avez aussi sans doute besoin d'être au calme, mais cela ne vous empêche pas de travailler de chez vous, sur un ordinateur. »

Le Premier ministre évoque une « reprise progressive, notamment par le télétravail »

L’information a depuis été confirmée par Le Monde, pour qui « le médecin traitant se verrait accorder la possibilité de cocher une case « télétravail autorisé » dans le formulaire remis à son patient ».

À Matignon, on nous explique que cette mesure ne constitue qu’ « une des pistes » examinées par la mission confiée en septembre dernier à Stéphane Seiller, magistrat à la Cour des comptes, Jean-Luc Bérard, DRH de Safran, et au professeur de médecine Stéphane Oustric, au sujet des arrêts maladies. « C’est une piste parmi d’autres », insiste-t-on dans l’entourage d’Édouard Philippe.

Interrogé hier par RTL, le Premier ministre a semblé marcher sur des œufs. « C’est une question délicate », a tout d’abord tenté d’évacuer le chef du gouvernement. « Favoriser le télétravail, oui. [Mais] ne pas mélanger l’arrêt de travail et le travail. Ce n’est jamais sain. Et je ne me lancerais pas là-dedans » a-t-il promis.

« Voir comment est-ce qu’on peut progressivement reprendre le travail, notamment par le télétravail, ça peut être une piste intéressante », a néanmoins concédé Édouard Philippe. Le Premier ministre a laissé entendre que cela permettrait d’éviter les situations « trop binaires : on ne travaille pas (on n’a pas le droit), et puis ensuite on doit travailler complètement ».

Une mission aux conclusions attendues pour la fin 2018

Les modalités de mise en œuvre d’une telle réforme restent cependant extrêmement floues... Rappelons néanmoins qu’à ce jour, le recours au télétravail suppose notamment que le salarié soit d’accord. « Le refus d'accepter un poste de télétravailleur n'est pas un motif de rupture du contrat de travail », précise d’ailleurs l’article L1222-9 du Code du travail.

Il faut également qu’un texte (accord collectif ou charte) vienne préciser certains aspects pratiques : plages horaires durant lesquelles l'employeur peut contacter le salarié, contrôle du temps de travail, etc.

Sur le fond, ce qui ressemble fort à un ballon d’essai a suscité l’ire de Fabrice Angeli, de la CGT. « Lorsque l'on est en arrêt maladie, on est par définition en incapacité temporaire de travailler, donc il n'est pas question d'être en activité de travail », a-t-il déclaré auprès de RTL. Avant d'ajouter : « Il y a quelque chose de choquant, le télétravail ce n'est pas du sous-travail ni du bénévolat. »

Un remake de « l’amendement Lefebvre »

Ces critiques ne sont néanmoins pas nouvelles, puisqu’un amendement soutenu il y a quelques années par Frédéric Lefebvre, alors député UMP, avait également suscité de vives contestations.

En 2009 puis en 2016 (lors de l’examen du projet de loi El-Khomri), l’élu proposait que l’employeur ne puisse refuser à un salarié qui le demande d’effectuer du télétravail durant certaines périodes de congés – où son contrat est normalement suspendu : arrêt maladie, accident professionnel, congé parental ou maternité... – sous réserve d’un avis médical favorable.

« Les salariés vont avoir le droit, je dirais presque la permission, de travailler lorsque, justement, leur médecin aura jugé qu’ils ont besoin de s’arrêter. Grâce à vous, ils pourront remplir des fichiers depuis leur lit, transformer leur chambre en centre d’appel et envoyer des factures entre deux allaitements », s’était par exemple emportée Michèle Delaunay, à l’Assemblée. La crainte, alors exprimée notamment sur les bancs PS : que certains salariés acceptent de télétravailler, sur pression de leur employeur.

La proposition de Frédéric Lefebvre n’avait finalement pas prospéré, du fait de l'opposition du gouvernement (de François Fillon comme de Manuel Valls).

Le droit en vigueur à ce jour se révèle toutefois bien moins contraignant que celui de 2009 (ou même de 2016). Depuis les « ordonnances Pénicaud », le recours au télétravail peut être organisé d’un simple commun accord entre employeur et salarié, même à titre occasionnel.

 À Matignon, on nous explique aujourd’hui que le rapport final de la mission sur les arrêts de travail est attendu pour « fin décembre ». « Le gouvernement se prononcera une fois les travaux terminés et le rapport remis. » Fin du suspense d’ici quelques semaines.

Droit voisin des éditeurs de presse : l’Asic suggère un seuil d'activation de 250 caractères

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Loi

L’association des services communautaires, qui regroupe Dailymotion, eBay, Facebook, Google, LoopSider, Rakuten ou encore Twitter, vient de faire connaitre ses propositions autour de la future directive sur le droit d’auteur, spécialement son l’article 11 relatif au droit voisin.

Le texte, finalement adopté au Parlement européen dans une version beaucoup plus dure que celle de la Commission européenne ou du Conseil de l’Union, est actuellement en phase de trilogue. Les trois institutions sont regroupées pour trouver une position commune afin de régenter le droit d’auteur à l’ère du numérique.

Sans détour, l’ASIC plaide pour la copie du Conseil de l’Union européenne. Ses articles 11 et 13  « demeurent une solution d’équilibre entre l’ensemble des parties prenantes », soutient-elle avant de dérouler quelques commentaires relatifs au droit voisin. Des remarques qui peuvent paraître cosmiques, tant les propositions sur la réforme engagée vont loin dans la régulation des contenus.

« À propos de l’article 11 de la proposition de directive, l’ASIC est en faveur d’un régime préservant la liberté de lier, de communiquer et d’informer » assure-t-elle. Cette disposition veut créer un droit voisin au profit des éditeurs de presse dès lors que des contenus sont échangés ou diffusés sur les plateformes (Facebook, Google Actualités, Twitter, etc.)

Droit à rémunération et liens vers les articles de presse

Les débats cherchent à déterminer à partir de quand un article de presse pourra générer un droit à rémunération pour ces bénéficiaires. L’idée n’est pas de prévoir un système de paiement pour chaque lien, mais une approche forfaitaire au sein d’une commission administrative.

Elle serait chargée de jauger les montants à payer par chaque acteur, suite à des discussions entre plateformes et représentants des éditeurs. Les sommes seraient ensuite collectées par une société de gestion collective puis réparties entre les heureux élus. Guère étonnant que les gros du secteur, dont l’AFP, soient ouvertement favorables.

La question est épineuse puisqu’elle contraint à se demander si un simple lien vers un article de presse est susceptible de générer un tel droit à indemnisation. Les eurodéputés ont prévu sur ce point que les droits voisins « ne s’appliquent pas aux simples hyperliens accompagnés de mots isolés ».

A contrario, dès lors qu’on dépasse le seuil des mots isolés dans une adresse, alors les éditeurs peuvent prétendre à rémunération. C’est la #linktax, selon le hashtag qui a prospéré ces derniers mois sur Twitter. 

En comparaison, le Conseil de l’Union propose, lui, d’exclure du droit voisin les partages « d’éléments non substantiels » (titres, etc.). Sans surprise, l’ASIC préfère amplement cette dernière version. 

Dans celle du Parlement, « le texte n’exclurait en réalité (…) que les liens qui incluent UN mot. Or, de nombreux liens – du fait de leur génération automatique – incluent d’ores et déjà plusieurs mots ». Et l’association de citer cette adresse, puisée au hasard sur le site du ministère de la Culture : « http://www.culture.gouv.fr/Actualites/Quels-sont-les-territoires-de-la-mode-de-demain ».

Des courtes citations de 250 caractères 

« La solution du Parlement ne permettrait ainsi plus de partager de simples liens dès lors que ceux-ci seraient composés de plus d’un mot individuel ou seraient, comme indiqué ci-dessus, constitués d’une phrase courte ». Au contraire, « le recours au concept de “éléments non substantiels” permet de refléter l’application en droit français de l’exception dite “de courte citation” et de la jurisprudence établie par la Cour de cassation en la matière. Cette notion permet de conserver un équilibre entre la protection nécessaire par le droit d’auteur et la nécessité de permettre la circulation d’extraits non significatifs d’une oeuvre protégée ».

Pour mieux sécuriser le sujet – puisque la notion d’éléments non substantiels n’est pas définie – l’association propose de prévoir un seuil de 250 caractères. En dessous, l’internaute pourrait continuer à citer de courts extraits sans générer une obligation des éditeurs du côté de la plateforme. Inversement, au-delà. Cette limite est à comparer aux tweets (280 caractères) ou aux posts sur Facebook (235 caractères pour un lien) etc.

God Eater 3 to receive frequent free updates with no plans for a Burst re-release

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Rather than releasing a new version with more content, Bandai Namco now prefers expanding the base game with updates.

14 minutes of Granblue Fantasy Relink gameplay footage shown at Granblue Fantasy Fes 2018

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See more of this upcoming action RPG based off of the popular mobile game.

Wipeout inspired anti-gravity racer BallisticNG has left Early Access

Tags: Racing, Indie Game, Steam

For those who miss the glory days of Wipeout, take a look at BallisticNG which just left Early Access. Developed by Neognosis, it serves as their love-letter to Wipeout and I personally think they've done a really good job. Not just due to the style of the game, the controls and atmosphere feel very much like the original.

While it's not classed as a finished game, they're not done with it. They are planning to add plenty of post-release content which sounds rather fun.

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Feature highlight:

  • A large assortment of tracks set in unique locations, most playable in reverse with a flipped time of day and weather
  • An array of unique teams to suite any playstyle
  • An arsenal of weapons to damage and eliminate those who stand in your way
  • Several gamemodes (Race, Survival, Time Trial, Speed Lap, Eliminator and Knockout)
  • SteamVR compatible, everything is playable in VR!
  • A singleplayer campaign with plenty of events to challenge your skill
  • Two player splitscreen with multi-monitor support
  • Direct IP multiplayer, Steam not required
  • A thumping soundtrack featuring 3 hours of music inspired by old school electronic genres

On top of that, it has some interesting modding support too with the Steam Workshop. You can make new tracks, ships and more although it will require a little Unity and C# know-how.

Sadly, the developer has some troubles with the Unity game engine. If it starts in fullscreen, it might give a resolution if 0x0. To workaround it for now, the Linux build starts in windowed mode until they fix it which didn't make the release. It works perfectly though and it's not a problem setting it fullscreen when it's loaded (tested myself). They did say they're working on a fix for this, so it won't be an issue for long.

If you do plan on picking it up, I suggest taking a quick look over the in-game guide available in the menu. It's a little tricky to get into but not overly complicated. There's an infinite practice mode, which certainly helps. It wasn't until I spent a good hour in the practice mode that I got truly comfortable with it. Once I was, it was an absolute joy to play.

The Linux version works really well too, with good performance and no issues with my Steam Controller. You can find BallisticNG on Steam.

Distance, the awesome racing platformer has a new mini-campaign out

Tags: Steam, Humble Store, Indie Game, Racing, Platformer, Update

For those who've completed the main content of Distance you might want to grab your keys as it has a new mini-campaign out.

In the last few days, it has been updated with a new mini-camaign named Nexus which includes five new tracks. To access it, you need to have finished the Lost to Echoes adventure.

There's also six new levels to sprint through as fast as you can in the arcade mode and a new challenge level named Variant Blue. The Variant Blue level is incredibly odd, as it's a top-down birds-eye view instead of being from behind the car:

I'm not a big fan of it though, as the camera movement is incredibly slow for such a fast-paced game it doesn't feel right. The camera doesn't follow your car, so you're having to make sure you stay on the screen. Challenging, sure, but just doesn't feel like a fit being able to go too fast for the camera.

I have to say, I'm so incredibly impressed with Distance. It's such a unique experience to have such an adventure, inside what's essentially a racing game with a bunch of platformer elements. Refract did such an amazing job on the atmosphere, the main adventure mode sent chills down my spine on some tracks. The thumping music, the fantastic style to it and the decent challenge too all make it a rather rewarding experience.

Lasers will cut your car to bits, platforms will come crashing down, you fly off the track and deploy your wings to reach other parts of a level and all while you're trying not to overheat and blow up. Some parts really are incredibly tricky, requiring your full attention as you quickly jump, power your boosters to force your car quickly back down onto the track to avoid overhead obstacles followed by a jump from one track to another that's on its side. Some of it is absolute madness and it's a good bit of fun.

Refract are doing a fantastic job with extra free content like the new mini-campaign and I highly recommend Distance. Find Distance on Humble Store and Steam.

Good Company, a very stylish looking tycoon sim will support Linux

Tags: Steam, Indie Game, Unity, Strategy, Simulation

Good Company, a business management tycoon sim is a recent discovery and it will be coming to Linux. It looks stylish too, so hopefully it will be good.

First, check out the trailer to get an idea of what it will be like:

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When asked about Linux support, they told us this:

We are working on it to bring also a Linux version, @unity3d great tools for that. But as we also work with an additional backend, we can't promise a simultaneously Linux launch yet.

Their openness on it is refreshing, it's planned but they're not promising a same-day release. We've also offered a hand at testing, so hopefully we can ensure a good release. 

It's going to offer a single-player campaign and sandbox mode, along with online multiplayer to play with or against others. You will be tasked with researching new tech, designing the products and dealing with staffing. It sounds like there might be a good amount of depth to it, with you dealing with the stock market, managing relationships with contractors and other companies and so on.

It's due for release sometime in Q2 2019. You can wishlist and follow on Steam.

Notre avis sur la PlayStation Classic : plus qu’un objet de nostalgie ?

Sortie il y a quelques semaines, la PlayStation Classic rejoint la collection des consoles mini et vintage qui font mouche depuis deux ou trois ans. Cette sortie nostalgique de Sony tombe à point nommé pour Noël, mais faut-il craquer ? Voilà ce qu’on en pense.

KeeperRL had a pretty big release recently, adding in some modding support and lots more

Tags: Early Access, Indie Game, Itch.io, Humble Store, Steam, Strategy, RPG, Open Source

KeeperRL is a great little game, one that mixes in roguelike and RPG elements with dungeon building and another release went out recently. I do love how it has a mix of building elements as a dungeon keeper, while also having a separate adventure game mode for you to explore as if it was a roguelike—very cool.

Alpha 26 added in basic modding support, a dungeon levelling system to replace mana, outside buildings, a new mummy minion which starts off pretty slow but they can be trained to a really high level, your keeper visuals are changed as your dungeon levels up.

The tile efficiency system I wasn't too keen on has been removed, in favour of a luxury system. So now, a more luxurious environment will have effects on training, crafting, combat and more. Give them nice beds, surround them with shiny things and they will be more efficient.

Additionally, there's a new team member who has been working on the graphics. With this release there's a bunch of new particle effects for various actions. This is exciting, as the game is about to get a lot more interesting visually with more being added over time. It didn't exactly look bad, but it didn't look overly interesting and so this is a great addition.

There's also a new White Knight keeper character, with their own set of minions and enemies. Nice to see some more variety there, since each keeper plays a little differently.

A note about this release: I initially thought the adventure mode was removed but it is still there. The menu system needs work that's for sure. If you click on "Role: keeper" when starting a new game, it will switch the mode. It's a little confusing, as you wouldn't think there as an option there unless you knew about it.

Want to grab it? You can find it on Humble Store, itch.io and Steam. If you want to try before you buy, itch.io also has an ASCII version that's free. To top if off, the code is open source too on GitHub (no music or graphics included).

The excellent SC Controller gamepad tool has two fresh releases available

Tags: Apps, Drivers

Do not adjust your monitor, you did read the correctly. SC Controller, the excellent tool that started off just for configuring the Steam Controller has two new releases out.

Firstly, the latest main build v0.4.6 which has an interesting change with config files. According to the developer, it will now convert them into the latest format so you don't need to keep compatibility with older versions.

It also adds support for the Retroarch RemotePad protocol, this will allow you to use any mobile phone with RetroArch installed as a gamepad which sounds pretty fun. Additionally, you now have the ability to use a "shell command as condition in modeshift" along with a fix for the scc-daemon crashing with Steam Play titles and a UI fix.

There's also the v0.4.9.2 experimental release out, which is the big rewrite of SC Controller to support more platforms. This adds in NetBSD / OpenBSD support, XInput support on Windows 8 and above and more.

Find all the release notes here.

Fantastic to see progress continue on such a useful application. Pretty sure I end up using it nearly every single day.

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