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Yesterday — November 16th 2018Your RSS feeds

Ceramist Anna Whitehouse Created 100 Unique Clay Vessels in 100 Days

U.K.-based ceramic artist Anna Whitehouse set a goal on January 1, 2018 to create a new bottle each day for 100 days. By limiting herself to a single form, Whitehouse was able to stretch her  creativity to formulate new designs previously unexplored in her practice. Each white ceramic bottle was uniformly shaped, but the designs she created on the surface differed each day. Some bottles were punctured with tiny repetitive holes, while others were covered in leaf-like applications or floral motifs.

“I tried pressing and scraping any tool I could get my hands on into the clay,” Whitehouse explains. “From my standard clay tools to pen lids, tweezers, scissors, and even a string of beads! I also started making my own tools from bits of broken pen, wire, and aluminum to create particular marks.”​

​The artist compares the 100-day-long exercise to journaling or filling a sketchbook, as each new object was like a brand new sketch that could be learned from for the next day. “I’ve kept the work unglazed, like white pages from a sketchbook, highlighting the mark making through the contrast created by shadows.”

After the completion of her project Whitehouse created a “clay calendar” which you can visit on her website. The interactive portfolio outlines each bottle she made from January 1 to April 10, 2018, and includes her unique titles which are based on something that happened during the day they were made. You can see further iterations of her bottles and clay creations on her Instagram. (via Colossal Submissions)

La soupe aux boulettes de Matzo

Portions : 8
Préparation : 20 minutes
Temps total : 2 heures ½

Ingrédients

pour la soupe :
450 g de poulet
3 grandes carottes, pelées et découpées en larges rondelles
2 petits oignons jaunes, non pelés et coupés en deux
1 gousse d'ail, coupée en deux, à l'horizontal
4 branches de céleri
1 c. à soupe de poivre
1 c. à soupe de sel
3 litres d'eau froide
1 bouquet d'aneth
le jus de 2 citrons (optionnel, cela va rendre le bouillon plus trouble mais ça vaut le coup au niveau du goût)

pour les boulettes de Matzo :
2 oeufs légèrement battus
2 c. à soupe de Schmaltz acheté en magasin ou de la graisse de poulet maison
2 c. à soupe d'eau gazeuse
1 c. à café de gros sel
½ c. à café de grains de poivre noir fraîchement moulus
60 g de farine de Matzo (chapelure de pain azyme)
1 litre de bouillon de poulet (optionnel, mais peut faire vraiment la diff')

Instructions

1. Préparez le bouillon : Préchauffez votre four à 200° C. Découpez le poulet en 8 morceaux avec les os (poitrines, cuisses, cuisses et ailes). Retirez la graisse et la peau des morceaux et mettez de côté (à l'exception des ailes, la peau est trop difficile à enlever). Vous pouvez demander à votre boucher de découper le poulet et d'enlever la peau pour vous. Assurez-vous juste de bien récupérer tout ce qui sera enlevé, y compris la graisse et la peau. Mettez les carottes, les oignons et l'ail sur un plat avec une feuille de papier cuisson. Faites-les rôtir avec le poulet jusqu'à ce que les oignons et l'ail soient dorés et les carottes légèrement caramélisées (20 minutes).

2. Pendant ce temps, ajoutez la graisse et la peau de poulet mises de côté dans une petite casserole avec environ 60 ml d'eau. Laissez mijoter à feu doux, en remuant de temps en temps et en grattant les morceaux du fond de la casserole jusqu'à ce que la peau devienne légèrement brune et que la graisse fonde en un liquide doré (30 à 40 minutes). Filtrez le liquide dans un récipient résistant à la chaleur puis réservez. Vous utiliserez cette graisse de poulet (Schmaltz) dans vos boules de pain azyme. Vous pouvez grignoter les peaux croustillantes (gribenes) qui restent, mais si vous ne le sentez pas, jetez-les simplement.

3. Une fois que le poulet et les légumes ont cuit pendant 20 minutes, ajoutez-les dans une grande casserole ou au faitout avec les autres ingrédients du bouillon (réservez un peu d'aneth pour la garniture). Couvrez et portez à ébullition à feu moyen puis baissez le feu et laissez mijoter à découvert pendant 2 heures, en écumant la mousse à chaque fois que vous la voyez.

4. Préparez les boulettes de pain azyme : Dans un bol moyen, ajoutez tous les ingrédients pour les boulettes de pain azyme et mélangez jusqu'à ce qu'une pâte se forme. Placez au réfrigérateur pendant 30 minutes. Au bout de 30 minutes, portez à ébullition 50 cl de bouillon de poulet et mélangez-le à 50 cl d'eau dans une casserole moyenne. Lavez vos mains et prenez à l'aide d'une grosse cuillère à soupe de la pâte pour faire des boules délicatement. Placez-les dans le bouillon frémissant, une à la fois. Laisser mijoter à feu moyen pendant 30 minutes. Au bout de 30 minutes, retirez la casserole du feu et laissez les boulettes reposer dans le bouillon jusqu'à ce que qu'il soit prêt.

5. Après 2 heures, filtrer votre soupe à travers un tamis garni d'une mousseline. Jetez tous les solides sauf les carottes et le poulet. Assaisonnez le bouillon avec du sel et du poivre, au goût. Une fois que les carottes et le poulet ont refroidi, coupez-les en morceaux et remettez-les dans le bouillon. Retirez le poulet des os, détachez la viande en morceaux et ramenez-la également dans le bouillon. Versez la soupe dans un bol, ajoutez la boulette de matzo et garnissez de brins d'aneth.

Plus de recettes de soupes :

La soupe « laksa » minute
La soupe au porc et aux pois chiche
Le bouillon « chanko nabe »
La soupe Pho Bo au bœuf et aux nouilles


Cet article a été préalablement publié sur MUNCHIES US

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L’appréciation des sens diffère selon les cultures

La capacité à décrire une sensation varie d'une langue à l'autre.

Temps de lecture: 2 min — Repéré sur Quartz

La perception des couleurs est en partie déterminée par la langue que nous parlons. La couleur est un spectre, dont les limites sont fixées par des mots que nous choisissons. Or selon les pays, les cultures et les langages, les limites ne sont pas les mêmes. Les Russes par exemple n’ont pas de couleur bleue semblable à la nôtre. Ce qui pour nous représente deux nuances de bleu (clair et foncé) correspond à deux couleurs distinctes pour eux.

La culture d’un pays joue donc sur l’appellation d’une couleur et par conséquent sa perception. En Europe, la couleur orange n’existait pas avant l’arrivée du fruit. La teinte que nous appelons désormais «orange» était décrite comme «jaune-rouge», voire simplement «rouge».

Une équipe de recherche de l’université de New York a décidé d’étudier le phénomène sur chacun de nos sens. Vingt-cinq scientifiques menés par Asifa Majid, une professeure de psychologie, ont testés 323 personnes locutrices de vingt langues différentes: des langues courantes (anglais, farsi, cantonais…), en danger (yuracaré) ou même la langue des signes.

Différences culturelles

Chaque participant et participante devait écouter, manger, toucher et sentir des objets puis répondre à une question comme «Quelle est cette couleur?». Suivant les réponses, les scientifiques ont classé chaque stimulation sensorielle sur une échelle de «codabilité» –une haute codabilité signifiant que la stimulation est facile à décrire.

«Imaginons que l’on montre une nuance de vert à neuf personnes, explique Majid. Si sept personnes disent “vert”, une “bleu canard” et une “couleur mousse”, la couleur a une forte codabilité». Pour le dire autrement, elle fait consensus. Si au contraire les réponses sont disparates, alors la codabilité est faible.

L'équipe de recherche est arrivée à la conclusion que la codabilité des sens diverge grandement selon les cultures. Les locuteurs et locutrices anglaises font consensus pour définir des stimuli sonores ou visuels, tandis que les personnes parlant farsi ou tzetal décrivent facilement le goût. L’odorat se révèle difficile à décrire pour la majorité des cultures.

Total War: WARHAMMER II will release for Linux on November 20th

Tags: Feral Interactive, Strategy, Coming Soon, Steam

Feral Interactive have announced that Total War: WARHAMMER II for Linux is officially releasing on November 20th. Originally developed by Creative Assembly in partnership with Games Workshop and published by SEGA for Windows, this is the follow-up game to the original which was released for Linux in November of 2016.

As a reminder of the system requirements, here's what you're going to need. At a minimum, it will require:

OS: Ubuntu 18.04 64-bit
Processor: Intel Core i3-4130 @ 3.4GHz
GPU: 2GB NVIDIA GTX 680 or better, 2GB AMD R9 285 (GCN 3rd Gen) or better
System RAM: 6GB RAM
Storage: 52GB

Additionally, they tested it with the NVIDIA driver 396.54 and on AMD with Mesa 18.1.5. They previously confirmed it will be using the Vulkan API.

You can pre-order directly from the Feral Store, to ensure Feral gets the best cut to continue their fantastic Linux porting work. Something I wish to see continued for many years as I've enjoyed so many of their games I otherwise wouldn't have played. This will make their 5th Linux port this year (if you count the XCOM 2 DLC). Otherwise, keep an eye on Humble Store and Steam.

youtube video thumbnail
Watch video on YouTube.com

We haven't been provided access before release, so any full review and port report will be sometime after release. As always, we will do our best to ensure you're informed of what you need to know. 

It's quite a popular game, with around twenty thousand people playing it right now so it's a good choice for a Linux port. It's been pretty well received by critics and users alike too.

Le colombo ou l’odyssée des Indiens en Guadeloupe

La lourde cocotte pesait de tout son poids sur mes épaules. Mes regards inquiets ne lâchaient plus la viande noyée dans son épaisse sauce vert-doré. En bonne drama queen, j’avais fait de la saveur de mon premier colombo un enjeu crucial. Il en relevait de mon histoire familiale. De ces dimanches passés attablée à la droite de ma mère, dégustant avec voracité son plat jusqu’à l’os, et surtout, de mon fragile sentiment d’appartenance.

Souvent, être une métisse guadeloupéenne et congolaise née en France, c’est être perdue au milieu de l’Atlantique. Au carrefour d’une île dont on m’a dit mille choses mais où je n’ai jamais vécu, du vaste pays qu’est le Congo et dont il me reste tout à apprendre, et enfin de l’Hexagone où j’ai grandi, sans pour autant que l’on me reconnaisse Française à part entière — à l’exception des mois de juillet 1998 et 2018.

Rater ce colombo reviendrait à me couper un peu plus de mes racines : comment pourrais-je assurer une quelconque transmission sans savoir faire le plus emblématique des plats créoles, celui reconnu à travers le monde ? Après tout, la cuisine n’est-elle pas ce qui nous raconte le mieux ?

Si le mélange d’épices indiennes qui fait le colombo s’est retrouvé dans les assiettes caribéennes, c’est parce qu’il est le vestige d’un des grands mouvements migratoires du XIXe siècle

J’ai d'ailleurs longtemps ignoré ce que la cuisine antillaise racontait, alors qu'entre toutes, c’est sûrement l’une de celles qui narrent le mieux l’histoire complexe, violente et fascinante rattachée à son territoire.

Si le mélange d’épices indiennes qui fait le colombo s’est retrouvé dans les assiettes caribéennes, c’est parce qu’il est le vestige d’un des grands mouvements migratoires du XIXe siècle, commémoré en Guadeloupe et en Martinique, méconnu voire oublié en France. Pourtant, le point de départ de cette histoire tient du jouissif : 1848 et la seconde abolition de l’esclavage dans les colonies françaises marquent l’amorce d’une longue névrose pour les planteurs.

« Inévitablement, et malgré la mise en place d’un salariat, la production de sucre connaît de forts ralentissements », raconte Christian Schnakenbourg, historien et auteur de plusieurs livres sur l’évolution de l’industrie sucrière en Guadeloupe. Il aura fallu un peu plus de six années de lobby des colons pour que l’État fasse appel à une nouvelle main d’oeuvre dans les plantations de cannes à sucre.

Colombo Inde Guadeloupe
L'immolation des coqs pendant la cérémonie de Maliémin. Image publiée avec l'aimable autorisation de la Société française d'histoire des outre-mers.

Pour aller plus loin :

- L’immigration indienne en Guadeloupe (1848-1923): histoire d'un flux migratoire , de Christian Schnakenbourg, Université de Provence
- Adagio pour la Da : les Indiens des Antilles de Henry Sidambarom à Aimé Césaire, de Jean Samuel Sahaï, aux éditions Atramenta.

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Surviving Mars: Space Race expansion and Gagarin free update have released, working well on Linux

Tags: Steam, Humble Store, GOG, Sandbox, City Builder, Survival

Haemimont Games along with Paradox Interactive have released the Surviving Mars: Space Race expansion today and it's great.

Note: DLC key provided by TriplePoint PR.

The Surviving Mars: Space Race expansion expands the game in some rather interesting ways. One of the biggest obviously being the AI controlled colonies which are optional. Being able to trade with them, deal with distress calls and do covert ops against them has certainly added an interesting layer into the game. While I enjoyed the game anyway, this actually gives it a little bit more of a purpose outside of trying to stave off starvation and not get blown into tiny pieces by meteorites. It's interesting though, that this could pave the way for a full multiplayer feature, since they have things you can actually do with/against other colonies now. Although, you can't directly view AI colonies, only see them on the world map which is a bit of a shame.

There's also the free Gagarin content update which has released at the same time, which includes some interesting goals from each Sponsor. They each have their own special list of goals for you to achieve, which will give you rewards for completing them. For example, with the International Mars Mission sponsor, one such goal is to have a colonist born on Mars which will give you a bunch of supply pods for free. They're worth doing, but not essential.

Another fun free feature our planetary anomalies, which will require you to send a rocket stocked with Drones, Rovers or Colonists across Mars outside of your colony to investigate, they're pretty good too since they offer some pretty big rewards at times. There's also Supply Pods now which cost a bit more, but you don't need to wait for them to get prepped and so they're really good for an emergency situation and can end up saving your colony should the worst happen.

Bringing Surviving Mars closer to games like Stellaris, there's also now special events that will happen. The game was a little, how do I put it, empty? Empty is perhaps too harsh, it's hard to explain properly. I enjoyed the game in the initially released form, but it did feel lacking in places. Not so much now since there's around 250 events that will come up at various points throughout the game. Some good, some bad, some completely terrible and so it just makes the game a lot more fresh. Considering this was added in free, it's quite a surprise. It goes to show how much they care about the game I think.

I was actually having the game freeze up on me a few times in previous version, since I've put many hours into this latest update I haven't seen a single one so that's really welcome. The game has been running like an absolute dream on maximum settings, incredibly smooth and (as weird as it is to say this about Mars) it looks great too. On top of that, the Linux version got a fix for switching between fullscreen and windowed mode with the patch.

One thing to note, is that there's a few new keybinds and so I do suggest resetting them or checking them over as I had one or two that were doubled up.

As a whole, the game has changed quite dramatically with this expansion and free update. I liked it a lot before, now I absolutely love it. Even going with just the free update, it's so much more worthwhile playing! I'm very content with it and I plan to play a lot more in my own personal free time now.

This exciting expansion will be available from Humble StoreGOG and Steam. It's also having a free weekend on Steam.

Tamara, quand ses hôtes deviennent ses amis

Et si on vous proposait de faire le tour du monde sans bouger de chez vous? Un voyage immobile fait de rencontres, d'échanges, de nouveautés, d'émotions. Cette expérience, c'est celle de toutes les personnes qui ont choisi de partager leur maison, appartement ou chambre d'amis sur Airbnb. Ouvrir la porte à l'inconnu, aux inconnus, et vivre au rythme des voyages de ses invités venus du monde entier. Partager avec eux, surtout, un bout de quartier: une adresse fétiche, un lieu magique ou un bon plan, afin de leur permettre de découvrir la ville comme un local.

Portes Ouvertes part à la rencontre de six hôtes parisiens qui ont ouvert leur domicile aux habitants du monde entier sur Airbnb.

Si vous souhaitez vous aussi vous lancer dans l'aventure et devenir hôte sur Airbnb, commencez ici.

Aujourd'hui nous rencontrons Tamara, trentenaire dynamique qui habite à deux pas de la place de la Nation à Paris. Hôte sur Airbnb depuis 2012, elle a créée de réelles amitiés avec certains de ses voyageurs, qu’elle revoit même plusieurs fois par an. Une complicité qui naît facilement grâce son accueil toujours convivial, son partage des bons plans du quartier et sa disponibilité à tout moment pour ses invités du monde entier. Découvrez comment Tamara a réussi à lier des liens d'amitié grâce à son expérience d'hôte sur Airbnb.

 

Serious Sam Fusion has the first update in some time

Tags: Action, FPS, Steam, Vulkan, Early Access

Serious Sam Fusion, the game hub that allows you to play Serious Sam HD: The First Encounter, Serious Sam HD: The Second Encounter, Serious Sam 3: BFE along with the VR version finally has an update. It's still in beta, but not classed as "Early Access" on Steam.

If you pickup any of those games, it automatically gives you Fusion which is especially good for Linux gamers since some of their titles weren't officially available on Linux but are with Fusion. The Fusion hub also brings Vulkan support, so that's awesome.

Here's the most major changes in the fresh release:

  • Fusion now has its own menu and game title as default, the game no longer launches with the SS3 menu settings. As such, the SS3 intro now plays when the first level of SS3 is started.
  • Added new default gamepad layout (classic one is still available as option).
  • Added a new weapon wheel that slows down time when used to select weapons.
  • Added a new Bloom system.
  • Menu now properly scales on 4K resolutions.
  • Many other smaller changes.

Speaking about how this update to Fusion took so long, going by their news on Steam it was a hotfix way back in February, they said this:

Fusion is a central hub that connects all the main Serious Sam games in one and allows regular and VR players to jump in to the game together. Fusion also brings many improvements to previous games including a brand new engine - the same one Serious Sam 4 will be based on. 

This development path brings with it various potential hickups, many of which we have experienced during the preparation of this patch. However, we are finally at a point where Fusion can be branched out as a stand-alone project, so SS4 development will no longer make its code unstable. Unfortunately due to this, the patch will re-download and re-install your game from scratch. With all games available, this makes the download around 12 GB.

Currently it seems to work fine, apart from the graphics options menu crashing to the desktop every time for me. Unsure if it's a bug or a problem on my system but I've let them know anyway.

See more on Steam.

Souriez, Facebook regarde votre famille

Le réseau social veux scanner vos profils pour mieux connaître votre foyer.

Temps de lecture: 2 min — Repéré sur The Verge

En mai, Facebook a déposé le brevet (publié seulement récemment) d’une technologie qui lui permettrait d’analyser des photos de famille pour établir le profil complet d’un foyer. Cette intelligence artificielle (IA) aurait aussi pour but, bien sûr, de pouvoir vendre des publicités toujours plus personnalisées.

Facebook peut déjà prédire que tel utilisateur a un lien de parenté avec tel autre en analysant les noms de famille, adresses IP, événements auxquels les mêmes personnes participent, etc. Mais le réseau social veut désormais aller beaucoup plus loin. Le brevet déposé détaille un algorithme qui permettrait de déterminer la situation familiale d'un ou une internaute en se basant sur son seul profil, via l’analyse de ses photos et de leurs descriptions, de scan de visages, et potentiellement d’autres facteurs.

L’objectif est de pouvoir dresser le profil complet d’une famille: nombre de membres, âges, genres, statut socioéconomique... le réseau social veut en savoir le plus possible. Une manière aussi d'obtenir des informations sur des gens qui ne sont pas inscrits sur le réseau social.

Profilage familial

Facebook cite un exemple d'application de son IA. En scannant les visages des photos postées par un utilisateur, l’algorithme se rend compte que l'homme poste régulièrement des photos de deux femmes et qu’il est tagué dans des photos où ces deux femmes apparaissent. L’une est une enfant, l’autre est adulte. La légende d’une photo de la plus jeune contient «mon ange». Le système déduit alors que le foyer de l’utilisateur est composé de trois personnes, un homme, sa compagne et sa fille.

L’intérêt pour Facebook est évident. En dressant un profil familial, le réseau social pourra servir d'intermédiaire pour renseigner des annonceurs sur des cibles potentielles. Ces derniers pourront par exemple envoyer des pubs pour des jouets destinés aux petites filles au compte de son père, au moment de Noël. Nul besoin que la fillette dispose elle-même d'un compte Facebook.

L’algorithme breveté pourra ainsi venir compléter une nouvelle fonctionnalité ajoutée en 2017, qui permet aux annonceurs de cibler des familles entières.

Pourquoi la douleur n’est pas ressentie de la même façon par tout le monde

Expliquer pourquoi certaines personnes sont plus sensibles à la douleur que d’autres permettrait de mettre au point des traitements personnalisés beaucoup plus efficaces.

Temps de lecture: 7 min

Quiconque a grandi dans les années 1990 se souvient de l’épisode de la série Friends dans laquelle Phoebe et Rachel s’aventurent à se faire tatouer. Alerte spoiler: Rachel finit avec un tatouage, et Phoebe se retrouve avec un simple point d’encre noire, parce qu’elle n'a pas pu supporter la douleur.

Ce scénario de sitcom est drôle, et illustre bien la question à laquelle je tente de répondre, comme bon nombre de mes confrères travaillant dans le domaine de la «génétique de la douleur»: en quoi Rachel est-elle différente de Phoebe? Et, plus important encore, pouvons-nous exploiter cette différence pour aider les Phoebe du monde à moins souffrir, en les rendant plus semblables aux Rachel?

La douleur est le symptôme le plus courant signalé en consultation médicale. Dans des circonstances normales, elle est signe de blessure. La réaction «naturelle» est donc de se protéger du mieux possible, jusqu’au rétablissement et à la disparition de la douleur. Malheureusement, les gens diffèrent non seulement dans leur capacité à détecter la douleur, à la tolérer et à y réagir, mais aussi dans la façon dont ils la signalent, et dont ils répondent aux divers traitements. Il est de ce fait difficile de savoir comment traiter efficacement chaque patient. Pourquoi la douleur n’est-elle pas ressentie de la même façon par tout le monde?

En termes de santé, les différences entre individus résultent souvent d’interactions complexes entre des facteurs psychosociaux, environnementaux et génétiques. Et bien que la douleur ne puisse pas être considérée comme une maladie «traditionnelle», au même titre que les maladies cardio-vasculaires ou le diabète, les facteurs qui entrent en ligne de compte sont identiques. Notre bagage génétique nous rend plus ou moins sensibles à la douleur, et aux expériences douloureuses que nous subissons tout au long de notre vie. Mais nos réactions peuvent aussi être modulées par notre état mental et physique, nos expériences passées –douloureuses, traumatisantes– et notre environnement.

Si nous pouvions mieux comprendre ce qui, dans diverses situations, rend les individus plus ou moins sensibles à la douleur, nous serions plus à même de réduire leur souffrance, en mettant au point des traitements personnalisés. Ciblés, ceux-ci présenteraient moins de risques de mauvaise utilisation ou d’accoutumance que les traitements actuels. Concrètement, il s’agit dans un premier temps de savoir déterminer qui risque de ressentir le plus de douleur, ou qui va avoir besoin de plus grandes quantités d’analgésiques, puis dans un second temps d’être capable de gérer efficacement ladite douleur, afin que la ou le patient se sente mieux et se rétablisse plus rapidement.

Les gènes de la douleur ne sont pas tous les mêmes

Le séquençage du génome humain nous a beaucoup appris sur le nombre et l’emplacement des gènes contenus dans notre ADN. Il a aussi permis d’identifier des millions de petites variations à l’intérieur desdits gènes. Certaines ont des effets connus, d’autres non.

Ces variations peuvent se présenter sous plusieurs formes, mais la variation la plus courante est le polymorphisme d’un seul nucléotide (SNP), qui correspond à une unique différence dans les nucléotides qui composent le gène (les nucléotides sont les «briques moléculaires» qui constituent l’ADN. Au nombre de quatre, elles sont symbolisées par les lettres A,T,C et G).

On connaît environ dix millions de SNP dans le génome humain; la combinaison des SNP d’un individu constitue son code ADN personnel et le différencie de celui des autres. Lorsqu’un SNP est fréquent, on parle de variant; lorsqu’un SNP est rare, c’est-à-dire qu’on le trouve dans moins de 1% de la population, on parle alors de mutation.

Des données de plus en plus nombreuses montrent que des douzaines de gènes et de variants différents sont impliqués non seulement dans notre sensibilité à la douleur, mais aussi dans la proportion dans laquelle les analgésiques –comme les opioïdes– sont capables de la réduire, ou dans notre risque de développer une douleur chronique.

Une histoire de la tolérance à la douleur

Les premières études de «génétique de la douleur» ont porté sur des familles dont certains membres étaient touchés par une affection extrêmement rare, l'insensibilité congénitale à la douleur. Décrite pour la première fois en 1932 chez un artiste travaillant dans un spectacle ambulant en tant que «The Human Pincushion» («Le coussin à épingles humain»), cette «analgésie pure» se caractérise par une absence de douleur. Dans les années 1960, des travaux ont rapporté l’existence de familles génétiquement apparentées dont certains enfants étaient tolérants à la douleur.

À l’époque, il n’existait aucune technologie permettant de déterminer la cause de ce trouble. Toutefois, grâce à ces familles rares, nous savons que l’analgésie congénitale –connue désormais sous des noms plus étranges tels que «canalopathie»– résulte de mutations ou de délétions spécifiques au sein de gènes uniques, indispensables pour transmettre les signaux de la douleur.

Le coupable le plus courant est l’un des quelques SNP connus du gène SCN9A, qui code un canal protéique nécessaire à l’envoi de signaux de la douleur. Cette affection est rare, et seule une poignée de cas a été documentée aux États-Unis. On pourrait penser que vivre sans douleur est une bénédiction, mais ce n’est pas le cas. Ces familles doivent en effet toujours être à l’affût de blessures graves ou de maladies mortelles. En temps normal, les enfants tombent et pleurent, mais dans le cas de l’analgésie congénitale, il n’existe aucun des niveaux de douleur qui permettent habituellement de distinguer une simple éraflure au genou d’un genou cassé. De même, aucune douleur thoracique ne signale une crise cardiaque, et aucune souffrance abdominale ne prévient d’une appendicite, ce qui fait que ces deux affections peuvent tuer les individus atteints avant que quiconque ne réalise le problème.

Supersensibilité à la douleur

Les variations au sein du gène SCN9A causent non seulement une insensibilité à la douleur, mais il a également été démontré qu’elles déclenchent deux affections sévères, caractérisées par une douleur extrême: l’érythermalgie primaire et le syndrome de douleur extrême paroxystique. Dans ces deux cas, les mutations au sein de SCN9A provoquent plus de signaux de douleur que la normale.

Ces types de douleurs héréditaires sont extrêmement rares. Il ne fait aucun doute que les études sur les variations génétiques qui en sont la cause ne révèlent que peu de choses sur les variations plus subtiles qui contribuent aux différences de sensibilité à la douleur des individus appartenant à la population normale.

Cependant, grâce à l'intérêt croissant du public pour la médecine basée sur le génome et aux appels à développer des stratégies de soins de santé personnalisés plus ciblés, ces résultats peuvent être traduits par les chercheurs et chercheuses en protocoles de traitement de la douleur personnalisés, qui correspondent aux gènes d’un patient donné.

Les variations génétiques affectent-elles la douleur chez tout le monde?

En activant ou en réduisant au silence le canal sodique, le gène SCN9A joue un rôle majeur dans le contrôle de la réponse de l’organisme à la douleur. Le fait qu’il amplifie ou atténue la douleur dépend de la mutation portée par un individu.

Il s’avère que le gène SCN9A influe également sur la perception de la douleur dans la population normale. Il a été démontré qu’un SNP relativement courant au sein du gène SCN9A, appelé 3312G>T, présent chez 5% de la population, détermine la sensibilité à la douleur post-opératoire et la quantité de médicaments opioïdes nécessaires pour la maîtriser. Un autre SNP du gène SCN9A provoque quant à lui une plus grande sensibilité chez les personnes souffrant de douleurs causées par l’arthrose, la chirurgie d’ablation des disques lombaires, les membres fantômes chez les personnes amputées et la pancréatite.

Selon les estimations, jusqu’à 60% de la variabilité de la douleur pourrait être attribuable à des facteurs héréditaires, c’est-à-dire génétique. En d’autres termes, cela signifie que la sensibilité à la douleur se transmet, au sein d’une famille, par l’hérédité, tout comme la taille, la couleur des cheveux ou le teint de la peau.

Certains des principaux gènes qui influencent la perception de la douleur sont déjà connus, et de nouveaux gènes continuent à être identifiés.

Les créatures marines, sources de nouveaux analgésiques

Sur le plan thérapeutique, depuis plus d’un siècle des anesthésiques locaux (notamment la lidocaïne) sont utilisés pour traiter la douleur. Ceux-ci induisent un blocage à court terme du canal protéique, afin de stopper la transmission de la douleur efficacement et en toute sécurité.

Fait intéressant, les scientifiques évaluent actuellement la tétrodotoxine, une puissante neurotoxine produite par des créatures marines comme le dangereux poisson-globe et les poulpes, qui agit en bloquant la transmission du signal de la douleur.

La tétrodotoxine a montré une efficacité précoce dans le traitement de la douleur cancéreuse et de la migraine. Ces médicaments et toxines induisent le même état que celui existant chez les personnes atteintes d'insensibilité congénitale à la douleur.

S’il fallait trouver un point positif à la terrible crise des opioïdes actuellement en cours, c’est qu’elle a fait prendre conscience de la nécessité de mettre au point des outils plus précis pour traiter la douleur –des outils capables de s'y attaquer à la source, tout en générant moins d’effets secondaires et comportant moins de risques.

Grâce à une meilleure compréhension de la contribution des gènes à la sensibilité à la douleur, à la susceptibilité aux douleurs chroniques et même à la réponse analgésique, des traitements qui abordent le «pourquoi» de la douleur, et non plus seulement le «où», pourront être mis au point. Des stratégies de gestion de la douleur ciblées commencent déjà à être conçues. Leurs bienfaits ne feront que croître, à mesure que nous en apprendrons davantage sur les raisons pour lesquelles la douleur diffère d’une personne à l’autre.

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

The Conversation

Mouvement des gilets jaunes: Macron en pleine tempête

L’exécutif a tenté de s'expliquer, mais cela ne semble pas suffisant.

Temps de lecture: 2 min

Jusque récemment les Français et Françaises semblaient approuver globalement l’esprit de réforme du président. Mais quelque chose s'est brisé et le mouvement des «gilets jaunes» pourrait bien cristalliser ce tournant.

Pourquoi les autres réformes sont-elles passées sans encombre et pas celle du prix des carburants? Est-ce une colère ponctuelle ou y a-t-il une lame de fond? D'où vient fondamentalement cet affaiblissement d'Emmanuel Macron?

«Pourquoi ça a marché pour la réforme de la SNCF? Pour la réforme du code du travail? Parce qu'elles n'étaient pas concernantes pour tout le monde. Là, le carburant ça touche tout le monde, explique Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. Nous avons diffusé une question toute simple dans un sondage Ifop hier: “Êtes-vous dépendant de votre voiture dans votre vie quotidienne?”. 69% des Français répondent par l'affirmative; 88% dans les zones rurales.»

Frédéric Dabi, politologue et directeur général adjoint de l’Ifop, Alexandre Malafaye, président du think tank Synopia et Virginie Le Guay, cheffe-adjointe du service politique de Paris Match, en débattent dans «Politique», l'émission de Roselyne Febvre et de Jean-Marie Colombani sur France 24, en partenariat avec Slate.

Retrouvez «Politique» tous les jeudis à 16h10 sur France 24 et les vendredis après-midi sur Slate.fr.

Les amours contrariées du cinéma latino-américain et des transidentités

En Amérique latine, le cinéma a récemment vu se multiplier les thématiques et les interprètes trans*. Mais cette avancée cache trop souvent une vision stéréotypée et misérabiliste.

Temps de lecture: 6 min

Au cœur des montagnes qui entourent Bogotá, dans la petite commune de Boavita, une femme arborant de longues tresses et une mini-jupe laboure la terre avec acharnement. Du matin au soir, l’infatigable María Luisa s’occupe des animaux et des champs de ses voisins. Lorsqu’elle sort pour se rendre à l’église, les enfants du village ricanent et la montrent du doigt.

Un jour, tandis qu’elle accompagne sa voisine chercher de l’eau à la rivière, María Luisa fond en larmes et s’adresse à la caméra: «Cette femme est la famille que je n’ai jamais eue.» Alors cette même voisine se tourne vers nous et déclare d’un air placide: «Si je fais ça, c’est parce qu’il me fait pitié.»

Ces scènes sont tirées du documentaire Señorita María, la falda de la montaña, diffusé lors du festival Panorama du cinéma colombien, qui eut lieu à Paris du 10 au 16 octobre 2018. Ce jour-là, lorsque les lumières se rallument dans la salle de cinéma, l’émotion est palpable. Le public affiche des mines décomposées et des yeux remplis de larmes. Señorita María, choisi comme film d’ouverture, avait pour but d’annoncer le thème de la section parallèle du festival: le cinéma trans* latino-américain.

«Nouvelle effervescence»

«La section parallèle, en marge de la sélection officielle, nous permet de montrer d’autres cinématographies, explique Sebastian Coral, membre de l’association Le chien qui aboie, organisatrice du Panorama. Nous avons voulu mettre en lumière le cinéma trans* en Amérique latine, car il y a une nouvelle effervescence, une grosse fébrilité autour de ce thème. De plus en plus d’acteurs trans* incarnent des personnages trans*, alors que ce n’était pas le cas avant. C’est certainement lié aux mouvements féministes et à la révolution de genre en marche là-bas.»

Depuis 2015 et l’émergence du mouvement Ni Una Menos en Argentine, les questions des droits des femmes et des membres de la communauté LGBT+ sont au cœur des débats en Amérique latine. La question des transidentités est un vrai sujet de société, dont le cinéma s’est naturellement saisi ces dernières années. Le film chilien Une femme fantastique de Sebastián Lelio, qui a raflé l’Oscar du meilleur film en langue étrangère en 2017, en est peut-être l’exemple le plus probant.

Pour Ange La Furcia, sociologue colombienne à l’EHESS et spécialiste des questions de genre, cette tendance serait «la manifestation d’un intérêt pour un sujet qui est devenu un enjeu public. Des personnes décident de faire des films qui bouleversent non seulement la question du genre, mais la société en général».

Se mettant au diapason de l’évolution des mœurs, le cinéma latino offre une visibilité à une minorité trop longtemps oubliée par la culture dominante. Mais si le discours est plus ouvert que dans le passé, les clichés véhiculés dans les films empêchent de créer de nouveaux imaginaires collectifs autour des transidentités.

«Vision binaire de la féminité»

Prenons par exemple le film Señorita María. Au cours de l’une des nombreuses interviews qui émaillent le récit, le réalisateur Rubén Mendoza pose la question suivante à María Luisa: «Qu’est-ce que cela fait d’être née dans un corps d’homme, alors qu’on est une femme?». En considérant que les personnes trans* sont des personnes «enfermées» dans un corps qui ne serait pas le leur, Rubén Mendoza invoque malgré lui l’idée profondément ancrée que le genre est lié aux organes génitaux.

«C’est une vision binaire de la féminité, l’idée qu’on n’est une vraie femme que si l’on a un vagin. Or, on peut très bien être une femme et avoir un pénis! On croit encore que la joie et l’aboutissement de toutes les personnes transgenres n’arrivent qu’après la chirurgie», s’insurge Emma-Luna Cruz Sánchez, juriste et militante de l’association Acceptess Transgenres.

Selon Ange La Furcia, ces questionnements sont surtout les symptômes d’un discours pathologisant: «Il s’agit exactement du même genre d’entretien psychiatrique utilisé en Occident pour les personnes trans* et qui s’est très mal exporté en Amérique latine.»

Si en France, la juridiction en matière d’identité de genre est encore très cloisonnée, l’Amérique latine se distingue par son progressisme. Des pays comme l’Argentine, le Brésil ou le Chili ont simplifié le dispositif de transition et ont créé de vraies politiques publiques pour les personnes trans*. Une avancée considérable dans les droits humains, qui n’empêche pas les stéréotypes de continuer à exister au cinéma.

«Histoires sensationnalistes»

Dans Abrázame como antes de Jurgen Ureña, Verónica est une femme transgenre qui gagne sa vie comme prostituée au Costa Rica. Ne vivant que la nuit, elle erre entre les discothèques et les clients dans une profonde mélancolie. «Il y a souvent une stratégie rhétorique et narrative qui véhicule l’idée que les expériences trans* se déroulent dans un contexte hyper fataliste, hyper lugubre, et que l'on n’a pas d’autre choix que celui de souffrir», constate Ange La Furcia.

La prostitution, le rejet et la discrimination sont des réalités chez beaucoup de personnes trans* –y compris en Amérique latine, malgré l’exemplarité des droits. Mais nourrir cet imaginaire collectif où la transidentité est synonyme de douleur empêche de s’intéresser à d’autres récits. Emma-Luna Cruz Sánchez regrette que «les seules histoires que l'on entend sur les personnes trans* [soient] des histoires sensationnalistes. Ce que le cinéma doit faire aujourd’hui, c’est raconter des histoires humaines, où la transidentité se vit dans l’amour».

Le cinéma a beau être une industrie aux intérêts économiques, il participe également à la marche de la société et à la construction des représentations sociales et culturelles. Manuela Guevara, anthropologue et protagoniste du film El diablo es magnífico, considère que le cinéma devrait prendre les questions trans* dans le sens inverse: «Il faut cesser de représenter la transidentité comme un manque de quelque chose, mais plutôt comme la réalisation d’une identité, un voyage, la traversée d’une frontière.»

Cela vaut également pour la question de la prostitution, qu’il serait erroné d’occulter, puisqu’elle fait partie de l’histoire des transféminités. Mais comme l’explique Ange La Furcia, «il est tout à fait possible de raconter le travail du sexe d’une autre façon, sans le montrer comme quelque chose de fataliste et terrible».

«Appropriation du discours de soi»

En regardant de plus près la section parallèle du festival Panorama du cinéma colombien, un film surprend par sa différence. En tránsito de Constanza Gallardo suit l’errance de quatre personnes trans* dans les rues de Santiago de Chile, dont deux sont des garçons. «C’est très intéressant, car les hommes trans* sont ceux qu’on voit le moins», précise Sebastian Coral.

Dans le ciné trans* latino-américain comme partout ailleurs, les transmasculinités sont invisibilisées. «Il y a une spectacularisation des féminités trans*, tandis que les hommes trans* ne sont pas vus comme des objets du désir. C’est un préjugé discriminatoire», expose Ange La Furcia.

Mais En tránsito présente une autre particularité, puisqu'il s'agit du seul film sélectionné réalisé par une personne trans*. Il est vrai que les trans* ayant accès à la réalisation sont encore rares. Doit-on déplorer que les histoires de transidentités soient toujours racontées par des personnes cisgenres, au risque de perpétuer une vision binaire et clichée? «Il faut avoir un regard plus stratégique, objecte Manuela Guevara. Au lieu de se plaindre que les cisgenres racontent nos histoires, il faut plutôt se demander ce qu’on peut obtenir là-dedans.»

Changeons de focale. Dans le film Bixa Travesty, l’artiste brésilienne Linn da Quebrada enfile un gant aux longs doigts d’argent avant de monter sur scène. Exhalant une sensualité provocante, elle déconstruit le patriarcat à coups de monologues tranchants. «Vous les hommes, vous avez bien réussi votre affaire, n’est-ce pas? Vous avez tout fait pour vous protéger, laissant le féminin cloîtré dans une pièce à se battre pour vous. Quel sale petit jeu... Et vous pensiez vraiment qu’on n’allait rien y faire?»

Véritable terroriste du genre, Linna da Quebrada ne s’embarrasse pas de dolorisme sur les discriminations liées à sa transidentité et à sa couleur de peau. Elle vole la caméra des mains des réalisateurs, Kiko Goifman et Claudia Priscilla, et se raconte avant de laisser les autres parler en son nom. «Voilà un film où les réalisateurs ne construisent pas une réalité sur les autres, mais où ce sont les autres qui produisent leur propre réalité, estime Ange La Furcia. Et c’est cette appropriation du discours de soi par les personnes trans* qui empêche une fétichisation de la douleur.»

La soupe est servie

Une version pour les adultes, une version pour les enfants, et un repas à partager ensemble.

Temps de lecture: 3 min

L'un des mots les plus fascinants de l’infini vocabulaire de la cuisine italienne est minestra. Il est le plus souvent utilisé pour dire «soupe», mais il peut également faire référence à une crème, à un potage, à un velouté, à un risotto et même à une assiette de pâtes.

Souvent végétale, une minestra peut néanmoins inclure des morceaux de viande fraîche ou séchée, des œufs ou du poisson. Il s’agit, en gros, du terme comprenant tout l’univers des primi piatti.

L’origine du mot est très intéressante: le verbe latin ministrare signifie «servir», et plus précisément «verser», «partager dans des bols». L’étymologie –on s’en doute un peu– est la même que celle du mot «ministre» en français, dont le sens a légèrement évolué dans le temps: en latin, cela voulait dire «serviteur».

Ce que j’aime dans ce mot, c’est que même s’il désigne un plat, il n’est pas du tout question de ses ingrédients: le mot minestra désigne un geste. Et si l'on continue à creuser le champ sémantique de ce mot, comme diraient les linguistes, on note une opposition que l'on retrouve beaucoup moins en français: la minestra est un plat à condividere («partager en parties égales»), alors qu'une volaille, par exemple, est à dividere («diviser en toutes ses parties»). Résultat: si l'on se partage une volaille, une personne aura le pilon, une autre le haut de la cuisse, et une troisième un morceau de filet. Servie à la louche, la soupe est au contraire démocratiquement la même pour tout le monde.

À la lumière de cette petite tirade historique un peu communarde, j’aimerais vous parler de deux soupes, deux recettes italiennes domestiques dont vous avez peut-être déjà entendu parler et qui se prêtent particulièrement aux premiers frimats de la saison.

La première, le minestrone, est pour les adultes et traditionnellement détestée par les enfants; la deuxième, la minestrina, est la cousine mineure du minestrone, généralement destinée aux très jeunes ou –grâce à son pouvoir réconfortant– aux adultes en difficulté.

Minestrone veut tout simplement dire «grosse soupe», et minestrina, ben, «petite soupe». Si vous avez eu ne serait-ce qu’un petit contact avec l’Italie quand vous étiez enfant, vous ne pouvez pas avoir échappé à tout ce lexique de grosses et de petites soupes.

Minestrone

J’admets qu’il y a beaucoup de découpe de légumes. Pour moi, couper les légumes pour faire un minestrone, c’est comme aller à la salle de sport: il faudrait le faire, mais je n'en ai jamais le courage.

Pour deux personnes en plat, pour quatre en entrée

  • 1 petit oignon
  • 1 carotte
  • 1 gousse d’ail
  • 1 branche de céleri avec ses feuilles
  • 3 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • 1 verre de vin blanc
  • 1 cuillère à soupe de concentré de tomate
  • 2 feuilles d’une grande blette
  • 1 boîte de haricots cuits
  • 1 petite courgette
  • 10 petites feuilles d’épinards
  • 3 litres d’eau claire
  • Sel et poivre du moulin
  • 1 cuillère de parmesan râpé (facultatif)

Coupez finement l’ail, l’oignon, la carotte et la branche de céleri, et mettez-les dans une grande cocotte en fonte avec deux cuillères d’huile.

Séparément, hachez grossièrement les épinards, les blettes, les feuilles de céleri et coupez la courgette en cubes; pour l’instant, gardez tout ça dans un saladier.

Commencez à faire revenir à feu doux les carottes et compagnie, jusqu’à qu’elles deviennent tendres et translucides.

Rajoutez le concentré de tomate et mélangez. Au bout d'une minute, déglacez avec le vin blanc. Laissez évaporer l’alcool, puis rajoutez tout le contenu du saladier.

Faites faner un peu les feuilles pendant deux minutes, puis rajoutez l’eau froide et un peu de sel. Laissez cuire au moins quinze minutes après ébullition.

Laissez reposer dix minutes, goûtez, rajoutez sel et poivre et regoûtez. Servez dans deux grandes assiettes creuses ou quatre petits bols, avec un filet d’huile, des croûtons de pain et éventuellement un peu –ou beaucoup– de parmesan râpé.

Minestrina coi riccioli d’oro

Tommaso Melilli

Littéralement, c’est une «petite soupe aux boucles d’or»: quand on rajoute le jaune d’œuf en fin de cuisson et que l'on remue, il se défait en plein de petits filaments dorés.

Pour deux petites personnes, en plat

  • 1 carotte
  • 1 petit oignon
  • 1 pomme de terre
  • 1 branche de céleri avec ses feuilles
  • 2 jaunes d’œuf
  • 2 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • 2 cuillères à café de sel non raffiné
  • Plein d’origan séché, plus tous les parfums que vous voulez: noix de muscade, poivre, basilic, aneth, etc.

Coupez grossièrement tous les légumes et cuisez-les dans une casserole avec un litre d’eau, le sel, l’origan et tous les aromates que vous avez choisis. Cuisez à frémissement pendant quinze à vingt minutes.

Entre-temps, ouvrez les œufs et séparez les jaunes des blancs (gardez les blancs pour autre chose). Baissez le feu au minimum et ajoutez les deux jaunes dans la soupe. Attendez une minute, puis mélangez vite le tout avec une fourchette pendant une autre minute.

Divisez dans deux bols et rajoutez un généreux filet d’huile sur chacun. Servez chaud.

Le problème n'est pas la taxe carbone, le problème, c'est le gouvernement

Le Premier ministre a indiqué que la taxe carbone serait maintenue, c'est une bonne chose. Les mesures d'accompagnement annoncées vont dans le bon sens, il sera sans doute nécessaire de les améliorer encore.

Temps de lecture: 8 min

Le 13 octobre dernier, des marches pour le climat réunissaient des dizaines de milliers de personnes dans les rues des grandes villes de France. Le 17 novembre, les «gilets jaunes» se mobilisent pour protester contre la hausse des taxes sur le carburant. Les actions réclamées par une partie de la population pour lutter contre le changement climatique doivent-elles nécessairement se heurter à une autre partie de la population? Il est certain que le gouvernement n'avait pas anticipé cette réaction et qu'il a dû décider en urgence les mesures annoncées par Édouard Philippe sur RTL le 14 novembre. Mais plusieurs associations engagées dans le débat écologique ou l'action sociale (UNAF, WWF-France, Fondation pour la nature et l'homme, Fondation Abbé-Pierre, CFDT, etc.) l'afffirment: «Transition écologique et justice sociale sont compatibles. Elles se renforcent même mutuellement».

Cette affirmation ne va pourtant pas de soi et demande quelques explications. Beaucoup de questions se poseront encore après le 17 novembre: la taxe carbone est-elle vraiment utile, la hausse du prix du baril sur le marché ne suffit-elle pas à freiner l'utilisation du pétrole et du gaz et à inciter à chercher d'autres sources d'énergie, n'est-il pas absurde de faire une taxe qui conduit ensuite à mettre en place des compensations?

Malheureusement, aucun gouvernement n'a fait l'effort de pédagogie qui aurait peut-être permis de faire mieux accepter la taxe (à condition de ne pas oublier les mesures d'accompagnement) et l'on a même entendu dès 2009 une personne qui a exercé ensuite la fonction de ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie dénoncer dans ce qui était alors seulement un projet «un impôt absurde, un impôt injuste». Si même des personnes soi-disant responsables parlent d'écologie «punitive», il est évident que cela ne peut pas marcher.

La taxe carbone, outil indispensable

Première question à se poser donc: faut-il vraiment une taxe carbone? Ce point ne semble plus aujourd'hui faire de doute et la France n'est pas la première à s'être engagée sur cette voie. Pourquoi avoir fait ce choix alors qu'on constate une tendance de long terme à la hausse du prix du baril de brut depuis le premier choc pétrolier de 1973? Si l'on admet qu'en économie le prix est un signal fort qui influence les comportements, cette hausse ne devrait-elle pas suffire?

En fait, la consommation mondiale de pétrole n'a jamais été aussi élevée et la production devra encore augmenter dans les prochaines décennies, affirme l'Agence internationale de l'énergie, pour faire face à une demande accrue, notamment dans la pétrochimie, le transport routier et le transport aérien. Le demande de gaz augmente encore plus vite. Et pourtant, en cinquante ans, le cours du baril est passé de 1,32 dollar en moyenne de l'année 1968 à 65,28 dollars le 15 novembre après des pointes à plus de 100 dollars. Cette augmentation du prix du pétrole rend rentable l'exploration et l'extraction dans des zones difficiles où les coûts sont élevés (grandes profondeurs sous la mer ou schistes bitumineux) avec des risques écologiques eux aussi très élevés. D'autant qu'à l'intérieur de sa tendance haussière de long terme, le prix du pétrole enregistre de très fortes variations et ces variations du prix en dollars peuvent être amplifiées pour nous par les variations des cours de l'euro. Pour un consommateur, le prix du marché n'est donc pas un indicateur pertinent permettant de faire des choix rationnels à l'horizon des prochaines années.

En revanche, avec la taxe carbone, on sait où l'on va: le législateur planifie son évolution plusieurs années à l'avance. Il n'y a pas de surprise et l'homo economicus cher à la théorie peut intégrer ces chiffres dans ses calculs. Comme le rappelle Charles Wiplosz, le prix Nobel d'économie William Nordhaus avait préconisé cette stratégie il y a déjà quarante-cinq ans. Il était même allé plus loin, en proposant ausi des droits de douane sur les produits importés qui ne seraient pas soumis à la même taxation. Comme personne n'est parfait, Nordhaus avait toutefois nettement sous-estimé le problème du réchauffement climatique et ses calculs conduiraient à une taxe carbone beaucoup trop faible pour avoir un quelconque impact positif. Il n'empêche, l'idée a fait son chemin et l'on voit même dans un pays aussi libéral que l'Australie des entreprises réclamer une taxe carbone qu'elles avaient violemment combattue précédemment.

La goutte d'eau qui fait déborder le vase

La nécessité de donner un prix à l'émission de gaz à effet de serre conduit toutefois à deux systèmes différents: pour les installations fixes, les grandes usines, un système de quotas d'émission (les permis de polluer, comme disent improprement les écologistes) dont les échanges sur un marché détermine un prix, comme c'est le cas en Europe; pour les utilisations diffuses d'hydrocarbures, comme l'automobile, le système de taxe carbone. Toutefois la coexistence entre les deux n'est pas facile à organiser et, comme le système européen des droits d'émission fonctionne mal et envoie un signal prix très faible, ceux qui paient la taxe carbone peuvent estimer qu'ils paient trop en comparaison des gros pollueurs.

Ceux qui combattent cette taxe peuvent avancer bien d'autres arguments, qui n'ont pas tous un rapport avec la lutte contre le changement climatique, mais doivent tout de même être pris en compte. Le fait est que les automobilistes ont été mis à rude épreuve ces derniers temps: hausse des prix de stationnement, du coût des contrôles techniques, limitation de vitesse et renforcement des contrôles (et donc multiplication du nombre de contraventions), dysfonctionnement du nouveau système de cartes grises, la liste est longue et nous en oublions sûrement. La taxe carbone est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. On pourrait aussi ajouter les revirements des politiques publiques: le système des bonus-malus a poussé à l'achat des véhicules diesel qui émettent moins de CO2 que les voitures à essence; maintenant on augmente la fiscalité pesant sur le gazole pour l'aligner sur celle de l'essence et on fait savoir aux propriétaires de certains de ces véhicules qu'ils seront bientôt interdits de circulation dans les villes! Il y a de quoi être mécontent.

Des avertissements ignorés

Le plus grave est le fait que la fiscalité carbone est anti-redistributive, pour parler comme les économistes et notamment Christian de Perthuis, fondateur de la chaire Économie du climat. En clair: ce sont les plus riches qui émettent le plus de gaz à effet de serre, parce qu'ils ont les plus grosses voitures, qu'ils roulent beaucoup, qu'ils font beaucoup de voyages en avion, etc., mais ce sont les plus pauvres qui sont le plus touchés par la taxe carbone, parce qu'ils ont souvent des appartements mal isolés, de vieilles chaudières au fuel, qu'ils habitent loin des centre-villes, là où le prix des terrains est moins cher, qu'ils ont des voitures plus anciennes qui consomment plus et que leurs budgets serrés sont très sensibles aux hausses des taxes.

Le plus étonnant est que nos gouvernants le savaient ou auraient pu le savoir, des fonctionnaires d'État ayant très précisément cerné le problème, ainsi que le montre une étude présentée il y a plus de trois ans par une personne travaillant au Commissariat général au développement durable devant la chaire Économie du climat sur le thème «L'impact social de la fiscalité énergétique». À l'automne 2017, Nicolas Hulot a pu demander et obtenir une hausse de la taxe carbone sans que personne au sommet de l'État ne s'inquiète vraiment des conséquences possibles de cette hausse.

Il faut dire que les premières années de la taxe s'étaient déroulées sans accroc, grâce à la forte baissse du prix des produits pétroliers et du gaz naturel dans les années 2014 et 2015 comme le soulignait une note de la chaire Économie du climat au début de cette année: «Fin 2017, le prix TTC des carburants est revenu au niveau prévalant en début de période. Les prix du gaz naturel et du fioul domestique restent en décembre 2017 inférieurs d’environ 10% à leur niveau de janvier 2014, malgré la hausse de la taxe carbone intervenue durant la période". Pendant ce temps, la taxe carbone est pourtant passée de 7€ la tonne de C02 en 2014 à 30,5€ en 2017, puis 44,6€ cette année; elle doit ensuite continuer à monter avec un objectif de 56€ en 2020 et 100€ en 2030. Précisons à l'intention de ceux qui jugent cette fiscalité punitive que la Suède est déjà actuellement à 120€.

Le débat peut ensuite porter sur l'utilisation du produit de cette taxe. Les opposants estiment que l'État s'en sert juste pour faire les poches du contribuable. Et on nous ressort la rengaine de l'automobiliste vache à lait. Notons au passage que ce n'est pas tout à fait juste: la hausse des taxes est proportionnellement plus forte sur le gaz naturel et le fioul domestique que sur les carburants. En principe, dans le droit français, la règle est l'universalité budgétaire: les recettes doivent être reversées au budget général et ne servent pas à financer telle ou telle dépense particulière (règle de non-affectation). Mais il est possible de déroger à cette règle. En fait, quand on regarde ce que font les autres, on constate que l'utilisation des recettes tirées de la taxe carbone varie selon la situation du pays et les orientations de sa politique: la Suède en profite pour réduire d'autres impôts, l'Irlande, qui a eu de gros problèmes après la crise de 2008, s'en sert pour renflouer les finances publiques et le Québec verse l'argent dans un Fonds vert, destiné principalement à financer le développement des transports.

Un impératif: la cohérence des politiques

Sur le sujet, la position française n'est pas très claire: dans les documents budgétaires, il n'est indiqué que la destination de la TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques), dont la taxe carbone est une composante. Sur les 33,7 ou 33,8 milliards d'euros que doit rapporter la TICPE cette année, 20,5 milliards iront à l'État (13,3 au budget général et, exception à la règle de non-affectation, 7,2 milliards au compte d'affectation spéciale Transition énergétique, qui finance le soutien aux énergies renouvelables).

Mais l'important n'est pas là. Ce qui compte, c'est que la taxe carbone soit maintenue, quelle que soit son affectation, et qu'elle continue à progresser selon le calendrier prévu. Pour que cette politique soit acceptée, il faudra sans doute encore d'autres mesures d'acccompagnement. Les primes au remplacement d'une voiture ou d'une chaudière sont utiles pour préparer l'avenir, mais elles sont de peu d'utilité pour celles et ceux qui ont du mal à boucler leurs fins de mois et ont d'autres soucis que de changer d'équipement. Pour ces personnes, la mesure la plus importante est la hausse du chèque énergie. Que cela suffise à calmer les esprits est assez peu probable: la taxe carbone n'explique pas elle seule, on l'a vu, le mécontentement qui s'exprime à son propos.

La principale leçon à tirer pour l'avenir est que les politiques de lutte contre le changement climatique et, d'une façon générale, la prise en compte de l'environnement impliquent des changements dans l'organisation de nos sociétés, qu'il s'agisse du transport, évidemment, mais aussi du logement, de la façon de produire et de consommer. Il n'est pas possible de faire de l'écologie d'un côté et de l'ignorer quand on prend des décisions sur d'autres sujets. Il faut une cohérence. Manifestement, supprimer l'impôt sur la fortune au moment où on augmente des taxes qui pèsent sur les plus vulnérables, ce n'est pas très habile. Et cela donne des arguments à tous les démagogues.

[01net] Fibre optique&nbsp: les opérateurs associatifs interpellent Orange et le gendarme des télécoms

[01net] Fibre optique&nbsp: les opérateurs associatifs interpellent Orange et le gendarme des télécoms

Ces petites structures souhaiteraient proposer de la fibre optique à leurs adhérents. Mais pour cela, il faudrait qu’elles puissent louer les offres activées d’un opérateur comme c’est le cas pour l’ADSL.

Coincés. D’un côté, les opérateurs associatifs grands publics n’ont pas les moyens de déployer leur propre réseau FttH. Et de l’autre, il n’existe pas d’offre leur permettant de louer la fibre optique activée à un autre opérateur. C’est pourtant déjà le cas pour l’ADSL avec Orange, on appelle cela une offre « activée » ou « bitstream ».

Ces acteurs prennent aujourd’hui la plume pour exprimer leur mécontentement dans une lettre adressée au président de l’Arcep Sébastien Soriano et au patron d’Orange Stéphane Richard. Elle est signée par la Fédération FDN, la Fédération des fournisseurs d’accès Internet associatifs qui regroupe une trentaine d’associations sur tout le territoire comme FDN, Aquilenet ou Rézine. […]

https://www.01net.com/actualites/fibre-optique-les-operateurs-associatifs-interpellent-orange-et-le-gendarme-des-telecoms-1549750.html

#Replay : vie éternelle, temple de Karnak et tests ADN

Accès libre
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Crédits : Arte
Télévision

Ces derniers jours, le petit écran a diffusé une nouvelle série d'anticipation aux relents de Black Mirror, a plongé dans l'histoire du temple de Karnak et a enquêté sur les tests ADN, aux mille et une promesses. Sans oublier de suivre un prototype de cargo à voiles, et de revenir sur le marketing du sucre.

Chaque semaine, nous vous proposons une sélection manuelle de ce qu'il ne fallait pas manquer dans vos programmes TV. Garantie sans sponsoring et autre tracking de vos habitudes, vous permettant de savoir ce qu'il y a d'intéressant à regarder en replay ce week-end (surtout s'il ne fait pas beau et que votre séance de VTT tombe à l'eau).

Nous utilisons ainsi seulement nos petits bras et éventuellement vos suggestions. Si vous repérez une émission qui mérite selon vous de paraître dans notre sélection, vous avez deux possibilités : 

Notez que la sélection se limite pour le moment aux replays de programmes TV, mais pourra s'étendre à d'autres médias. Nous avons pour le moment quelques idées et ferons sans doute des essais dans les semaines à venir. Mais n'hésitez pas à nous proposer vos suggestions, cette chronique évoluant pour vous et avec vous, à ciel ouvert ;)

Aloe vera, cargo à voiles et pyramides

Cette semaine, Arte se demande si  l'aleo vera est le « remède miracle » promis par certains (jusqu'au 11 février 2019). La chaine continue sa série Trésors oubliés de la Méditerranée, avec la chapelle Palatine (jusqu'au 17 novembre). Elle propose aussi une biographie de Freddie Mercury (jusqu'au 8 décembre).

Des ingénieurs conçoivent un prototype de cargo à voiles, pour limiter la consommation de carburants. Arte lui consacre un documentaire, en ligne jusqu'au 29 novembre. La chaine franco-allemande se penche aussi sur l'influence de l'art primitif dans les œuvres modernes, dans Expéditions « modernes » (jusqu'au 17 décembre).

Elle cherche également des indices d'une immense vague sur le lac Léman, au VI siècle, qui aurait « submergé les murailles de Genève » ; en ligne jusqu'au 16 décembre. Elle s'attaque enfin à la pensée abdominale, dans « Ventre, notre deuxième cerveau » (jusqu'au 16 janvier). France 5 se penche sur les abeilles du mont Kenya et leur lutte pour la survie (jusqu'au 22 novembre).

Complément d'enquête consacre sa dernière émission à un thème régulier ces dernières semaines : « sucre, comment ils nous rendent accros ! ». Enfin, RMC Découverte repart sur le thème de l'Égypte ancienne, avec deux documentaires Révélations pyramides. L'un épisode se penche sur les secrets de leur construction, l'autre sur les mystères de ces édifices. ls sont en ligne jusqu'au 20 novembre.

Le mythe de la vie éternelle en série (jusqu'au 8 décembre)

Dans sa dernière série policière, Ad Vitam, Arte nous plonge dans un monde où la mort est (presque) vaincue, grâce à des régénérations régulières du corps. Des policiers y font face à la résurgence d'un groupe de suicide, composé de jeunes. En tête d'affiche, Yvan Attal et Garance Marillier, découverte dans Grave.

La série reprend les clichés de la science-fiction d'anticipation et des séries à la française, présentant une enquête policière dans un monde propret (à l'éclairage tantôt blanc, tantôt bleu et rouge), où quelques dissidents rejettent une nouvelle pensée... sur fond de combat entre liberté et surveillance généralisée.

Exploration du temple de Karnak (jusqu'au 15 décembre)

Sur France 5, Science grand format se rend dans la ville de Thèbes pour un nouveau documentaire sur l'Égypte ancienne. Cette fois, il se penche sur le temple de Karnak, qui aurait été sacré pour les pharaons il y a 3 400 ans. Comme d'habitude, les méthodes de construction, qui ont permis aux édifices de tenir aussi longtemps, et l'importance sociétal du lieu sont au centre du sujet.

L'émission suit, entre autres, des archéologues qui tentent de reproduire ces techniques de conception et mesurer les efforts déployés à l'époque. L'excavation de certains bâtiments se heurte, bien sûr, à des problèmes très concrets liés au désert, que l'équipe retrace en partie.

Des tests ADN comme s'il en pleuvait

Complément d'enquête se penche sur le monde des tests ADN, qu'ils existent pour connaître les prédispositions à certaines maladies ou comportements, voire retracer une généalogie. Les promesses sont nombreuses, en particulier du côté des offres commerciales.

L'émission se rend notamment aux États-Unis, où des parents utilisent ces tests pour adapter leur éducation à leurs enfants. 18 millions de personnes l'auraient notamment utilisés dans le monde. Une journaliste présente aussi son expérience après un de ces tests, censé révéler bien des choses, alors que des médecins français doutent de ce système.

Soutenons notre Internet&nbsp!

By: marne

Depuis 10 ans, vos dons nous permettent de défendre notre vision d’un Internet idéal — un idéal que nous espérons avoir en commun avec vous. Nous lançons aujourd’hui notre campagne de dons annuelle, avec un objectif de 320 000 € de collecte, comme l’an dernier.

Nous voulons surtout profiter de ce moment pour aborder un sujet qui nous tient à cœur, mais dont nous parlons peu tant nous croulons chaque jour sous de nouvelles menaces contre nos libertés. C’est pourtant ce sujet qui nous anime au quotidien, qui nous fait veiller tard le soir et inspire chacune des phrases que nous écrivons aux juges ou aux parlementaires, ou à vous, pour partager nos inquiétudes et proposer des façons de se défendre.

Cette année, nous prendrons donc l’occasion de notre campagne de dons pour vous parler de l’internet de nos rêves, de «&nbspnotre Internet&nbsp». Certes il y a les GAFAM, Macron, la Technopolice galopante, mais l’espace d’un instant au moins, ayons la sagesse de rêver — de nous rappeler que nous ne luttons pas seulement contre un futur terrible mais, surtout, pour un monde idéal.

Notre Internet idéal est dans les mains de toutes les personnes qui l’utilisent. Il n’a pas de centre ni de maître mais se construit et s’invente collectivement. Pour nous, la meilleure façon d’en parler a donc été de donner la parole à celles et à ceux qui le construisent au quotidien&nbsp: qui posent des câbles et maintiennent une infrastructure collective face aux FAI géants  qui développent des logiciels permettant une répartition plus juste des pouvoirs de modérations sur Internet  qui font tout pour permettre à chaque personne de construire son petit bout d’Internet autogéré  qui se battent devant les juges pour que les lois ne nous empêchent pas de façonner Internet à notre façon, en nous imposant censure et surveillance.

Au cours de l’année dernière, nous avons eu l’honneur d’accueillir nombre de ces personnes en tant que membres de notre association. Nous espérons que cette campagne de dons reflétera la nouvelle diversité de tons, d’expériences et d’idéaux offerte par cette ouverture, si propre à l’Internet de nos rêves.

Nous avons aussi donné la parole au-delà, à nos alliés de longue date, pour réunir au final une quinzaine de personnes sur quatre vidéos. Une pour chaque facette de notre idéal&nbsp: un Web où nos règles sont décidées collectivement, sans censure imposée par l’État ou des entreprises  une infrastructure physique gérée par la population  un monde libre de toute surveillance généralisée  le développement de services ne reposant pas sur l’exploitation commerciale de notre identité.

Nous diffuserons ces vidéos au cours des semaines à venir, après la publication dès ce soir, lors de notre soirée de lancement de campagne, d’une première vidéo plus poétique, reprenant en dessins l’histoire de l’Internet telle que nous la voyons aujourd’hui. La diffusion de ces vidéos s’accompagnera d’un ou deux événements publics par semaine (voir le programme).

Exprimer nos rêves apparaît aussi comme une forme de bilan&nbsp: l’occasion appropriée pour saluer notre bon vieux site Internet, qui nous aura longtemps accompagné·es malgré son âge vieillissant, et d’en accueillir un tout nouveau, tel que vous le voyez&nbsp!

Merci à toutes les personnes qui partagent ces rêves, que nous espérons encore défendre une année de plus, grâce à vous.

Censure antiterroriste&nbsp: Macron se soumet aux géants du Web pour instaurer une surveillance généralisée

By: marne

Il y a deux mois, la Commission européenne a publié sa proposition de règlement « censure antiterroriste ». Nous le dénoncions, expliquant que ce projet aura pour effet de détruire l’ensemble du Web décentralisé. Depuis, nous avons rencontré les ministères français en charge du dossier : nos craintes se sont amplifiées.

La France, avec le soutien de l’Allemagne et du Parlement européen, va tout faire pour empêcher un débat démocratique sur ce texte : le gouvernement n’en parle pas dans la presse, veut forcer son adoption urgente et invoque le secret-défense pour empêcher tout débat factuel.

Pourquoi tant de secret ? Probablement parce que ce texte, écrit en collaboration avec Google et Facebook, aura pour effet de soumettre l’ensemble du Web à ces derniers, à qui l’État abandonne tout son rôle de lutte contre les contenus terroristes. La collaboration annoncée lundi par Macron entre l’État et Facebook n’en est que le prémice, aussi sournois que révélateur.

Pour rappel, le texte, poussé par la France et l’Allemagne, utilise le prétexte de la lutte contre le terrorisme pour soumettre l’ensemble des hébergeurs (et pas seulement les grandes plateformes) à des obligations extrêmement strictes :

  • retrait en une heure de contenus qualifiés de terroristes par une autorité nationale (en France, ce sera l’OCLCTIC, le service de la police chargé de la cybercriminalité) 
  • la mise en place d’un « point de contact » disponible 24h/24 et 7j/7 
  • l’instauration de « mesures proactives » pour censurer les contenus avant même leur signalement  si ces mesures sont jugées insatisfaisantes par les États, ces derniers peuvent imposer des mesures spécifiques telles que la surveillance généralisée de tous les contenus.

D’un point de vue humain, technique et économique, seules les grandes plateformes qui appliquent déjà ces mesures depuis qu’elles collaborent avec les polices européennes seront capables de respecter ces obligations : Google, Facebook et Twitter en tête. Les autres acteurs n’auront d’autres choix que de cesser leur activité d’hébergement ou (moins probable, mais tout aussi grave) de sous-traiter aux géants l’exécution de leurs obligations.

Ce texte consacre l’abandon de pouvoirs régaliens (surveillance et censure) à une poignée d’acteurs privés hégémoniques. Pourtant, la Commission et les États membres, en 146 pages d’analyse d’impact, ne parviennent même pas à expliquer en quoi ces obligations pourraient réellement être efficaces dans la lutte contre le terrorisme.

Voir notre analyse (PDF, 1 page).

Un débat impossible

Ces dernières semaines, nous avons fait le tour des ministères chargés de la rédaction et de la négociation de ce texte au niveau européen. Il en résulte que le gouvernement français, chef de file sur ce dossier, veut convaincre les autres États membres et les institutions de l’Union européenne d’adopter le texte tel qu’il est écrit aujourd’hui, et dans un calendrier très serré (adoption avant les élections européennes de mai 2019) afin d’empêcher tout débat démocratique sur le sujet.

Tout montre que le Parlement européen est prêt à collaborer avec les États membres pour faire adopter ce règlement sans débat. Helga Stevens (Belgique, ECR – conservateurs), rapporteure principale sur ce texte, a déjà publié en juin, et de sa propre initiative, un rapport qui présente les mêmes idées reprises dans ce règlement.

Les « rapporteurs fictifs » (les députés désignés par leur parti politique pour négocier le texte) sont en majorité tout aussi alignés sur ces positions, à l’image de Rachida Dati (France, PPE – droite européenne) et de Maite Pagazaurtundua (Espagne, ALDE – libéraux) qui défendent depuis longtemps l’idée d’une telle censure. Eva Joly (France, Verts) avait pour sa part accepté sans souci la censure privée dans la directive terroriste, finalement adoptée début 2017. Il semblerait que, cette fois, le texte aille trop loin pour elle et nous espérons qu’elle saura se battre contre.

Toutefois, dans la perspective des élections européennes, aucun parti politique du Parlement européen ne semble prêt à combattre la stratégie sécuritaire du gouvernement français, en lien avec l’Allemagne et d’autres États membres. Alors que ce texte semble directement inspiré par les politiques autoritaires mises en place par le gouvernement chinois pour contrôler Internet, Emmanuel Macron et Angela Merkel démontrent que leur « axe humaniste » mis en exergue dans le cadre de la campagne des européennes n’est que pure posture politicienne. Ce projet de règlement est une véritable insulte au projet démocratique européen.

Remplacer l’État par les géants du Web

Quand nous avons dit aux ministères que leur texte détruirait l’ensemble du Web décentralisé, ne laissant qu’une poignée de géants en maîtres, on nous a laissé comprendre que, oui, justement, c’était bien le but.

Tranquillement, nos interlocuteurs nous ont expliqué que Google-Youtube et d’autres multinationales numériques avaient convaincu le gouvernement que la radicalisation terroriste était facilitée par les petites et moyennes plateformes, et qu’il fallait donc laisser la régulation du Web aux seuls géants prétendument capables de la gérer. Où sont les preuves de cette radicalisation plus facile en dehors de leurs plateformes ? Nulle part. Sans aucune honte, le gouvernement s’est même permis de sortir l’argument du secret défense, complètement hors sujet, pour masquer son manque de preuve et afficher son irrespect de toute idée de débat démocratique. C’est comme ça : Google l’a dit, ne discutez pas.

Que ce soit clair : les arguments de Google et de Facebook visent simplement à détruire leurs concurrents. De fait, ce texte vise à faire disparaître les petites et moyennes plateformes, et à sous-traiter aux géants une censure massive et automatisée.

Emmanuel Macron s’est laissé enfumer de bon cœur par les géants, ravi à l’idée que l’Internet « dé-civilisé » qu’il s’entête à fantasmer soit enfin administré par une poignée d’entreprises, dont la puissance s’est bâtie sur l’exploitation illégale de nos données personnelles.

C’est ce qu’il a clairement réaffirmé lors de son discours au Forum de la Gouvernance sur Internet.

Macron se moque de détruire tout espoir d’une économie numérique européenne. Il veut simplement un texte sécuritaire qu’il pourra afficher au moment des élections européennes (ses « mid-terms » à lui), afin de draguer une partie de la population inquiète du terrorisme et qu’il s’imagine assez stupide pour tomber dans le panneau. Dans son arrogance délirante, il n’a même plus peur de renier ses électeurs pro-Europe ou pro-business, ni la population attachée aux libertés qui, pensant repousser l’extrême droite, l’aura élu.

Dans ce dossier, la menace terroriste est instrumentalisée pour transformer le Web en GAFAMinitel, pour acter la fusion de l’État et des géants du Net, et ainsi consacrer la surveillance généralisée et la censure automatisée de nos échanges en ligne. Tout ça pour quoi ? Pour lutter contre une auto-radicalisation fantasmée dont la preuve serait secret-défense (la bonne affaire !), et alors que les enquêtes sérieuses sur la question montrent que les terroristes ne se sont pas radicalisés sur Internet.

Le seul effet de ce texte sera de renforcer les multinationales du numériques et les dérives de l’économie de l’attention dont ils sont porteurs : la sur-diffusion de contenus anxiogènes, agressifs et caricaturaux capables de capter notre temps de cerveau disponible. L’urgence législative est de combattre ces dérives : de limiter l’économie de l’attention tout en favorisant le développement de modèles respectueux de nos libertés. C’est ce que nous proposons.

Exigeons le rejet de ce texte ! Il en va des conditions d’existence de l’Internet libre et décentralisé.

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