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Today — October 18th 2019Your RSS feeds

Pourquoi il faut absolument lire Les Testaments, la suite de La Servante Écarlate

La Servante Écarlate est culte en tant qu’œuvre littéraire, et la série télé qui en est adaptée est un immense succès. L'autrice, Margaret Atwood, revient en 2019 avec la suite : Les Testaments.

Plus de trente ans après la publication de son roman acclamé La Servante Écarlate, Margaret Atwood revient avec la suite, Les Testaments. C’est une réussite : l’autrice prouve que, même si cette sortie répond évidemment au succès de la série TV, qui a redonné un coup de projecteur au livre, l’écriture d’un « sequel » était justifiée. Elle ne se contente pas de faire un banal tome 2 : cette nouvelle œuvre méritait d’exister en tant que telle, il s’agit d’une suite indépendante, avec sa propre force féministe, différente du premier roman.

Pour rappel, l’univers de La Servante Écarlate est dystopique. Il dépeint un régime totalitaire religieux où les femmes ont été réduites en esclavage. Des femmes sont réduites au rang d’esclaves sexuelles, pour assurer la reproduction face à la baisse de la fertilité. L’héroïne est essentiellement Defred (ou plutôt June), elle-même servante, qui va chercher à s’émanciper de sa condition, pour faire tomber la « république de Galaad » de l’intérieur. Au-delà du succès de l’adaptation en série télé, l’œuvre littéraire est un chef-d’œuvre féministe en elle-même et elle a déjà marqué plusieurs générations.

Margaret Atwood, autrice de La Servante Écarlate et de Les Testaments. // Source : Flickr/CC/ActuaLitté

La dystopie s’actualise à l’ère post-metoo

La suite de La Servante Écarlate est très différente du premier ouvrage, tant d’un point de vue littéraire que sur le message. Oubliez le récit introspectif à travers les yeux de June, Les Testaments est construit comme la combinaison de trois témoignages, et pas ceux de Servantes. Les protagonistes s’adressent régulièrement aux lectrices et lecteurs, en nous tutoyant. On retrouve d’abord deux adolescentes, Agnès et Daisy. La première vit en plein cœur du régime, elle est destinée à devenir une Épouse, tandis que la seconde réside au Canada. La troisième a un profil plus surprenant : il s’agit de Tante Lydia, figure emblématique de l’oppression (surtout dans la série).

Le roman d’origine était puissant et brutal, car il nous faisait découvrir un nouveau monde inconnu d’une froideur sans nom. June était l’élément rebelle, mais elle pouvait difficilement agir contre ce système : elle montrait ce qui n’allait pas dans le système, sans pointer les failles ou s’y engouffrer. Les Testaments ne puise plus sa puissance en nous peignant l’immuabilité du régime, mais dans l’action des personnages contre lui. Le récit se concentre sur la chute progressive du régime. Là où La Servante Écarlate relatait des inquiétudes sur la condition des femmes pour nous réveiller, Les Testaments relate des espoirs pour nous faire bouger. Cette suite s’inscrit donc entièrement dans notre société et ses besoins bien actuels, en pleine ère post-metoo où il n’est plus seulement question de dénoncer les carcans, mais aussi de s’en libérer — que ce soit la parole, les droits, les représentations.

Margaret Atwood ancre d’autant plus son ouvrage dans notre époque que nous avons le point de vue d’adolescentes, en parallèle de celui d’une femme âgée participant au régime. Les pensées des deux ados sont reliées à leur corps, à leur liberté de choix, à leur consentement… Et tout ceci est traité de manière explicite et directe, comme si ces protagonistes évoluaient directement dans notre propre société. Une scène de viol est par exemple décrite dès la page 128, et la victime fait face au carcan du silence, ce qui aura un impact décisif sur la suite de son combat. Avec le personnage de Tante Lydia, on découvre en revanche pourquoi elle a décidé de capituler, de se sauvegarder individuellement en participant au pire.

Un roman lumineux à mettre entre toutes les mains

À une époque où les fictions ne jurent plus que par la dystopie, Margaret Atwood va à contre-courant en brisant la dystopie qu’elle avait construite. Le régime de Galaad était terrifiant tant il apparaissait solide. La violence était certes picturale, au sein des scènes, mais elle se situait tout autant dans la normalisation de l’oppression des femmes, comme modèle institutionnel de société. Mais dans Les Testaments, le régime apparaît étrangement… faible. Toute son absurdité transparaît grâce à ce trio de personnages, aux liens si différents avec le régime et qui vont pourtant, toutes les trois, contribuer à sa fin.

En bref, Les Testaments est un roman à mettre entre toutes les mains, que vous ayez vu ou non la série, que vous ayez lu ou non La Servante Écarlate. Margaret Atwood a écrit un thriller haletant, mais qui représente aussi une forme de guide de l’émancipation : trois parcours, trois modèles, trois façons de déstructurer l’absurdité du patriarcat pour construire quelque chose d’autre, quelque chose de meilleur. Les Testaments est lumineux.

Les Testaments est disponible en français et en anglais. Si vous souhaitez le réserver en librairie, vous pouvez passer par Place des Libraires.

Pearl Akoya : Cabasse miniaturise son enceinte connectée premium

Après la Pearl, son enceinte sphérique connectée hors de prix, Cabasse lance la Pearl Akoya. Il s'agit d'une version plus petite.

Un an après l’annonce de son enceinte connectée The Pearl hors de prix, Cabasse revient avec The Pearl Akoya. Derrière ce nom mystérieux faisant référence aux perles d’Akoya se cache là encore une enceinte, mais aux mensurations moindres par rapport au produit lancé en 2018. Avec The Pearl Akoya, l’entreprise bretonne vise le Phantom Reactor de Devialet, proposé sous la barre des 1 000 euros, mais avec un tarif supérieur (1 490 euros).

Par rapport à la Pearl classique, la Pearl Akoya perd un peu d’embonpoint : 22 centimètres de diamètre contre 32 centimètres. Et, naturellement, quelques décibels : 115, soit une puissance équivalente à un orchestre classique, contre 118 (bruit d’une Formule 1). On retrouve autrement ce design sphérique élégant, avec finitions et matériaux premium.

Cabasse Pearl Akoya // Source : Cabasse

La Pearl de Cabasse en version riquiqui

À l’instar de la Pearl, la Pearl Akoya se dote d’un haut-parleur triaxial compact — le plus compact jamais conçu — associant un tweeter en carbone et un woofer de 17 centimètres de diamètre. Fort de son expertise dans le domaine acoustique, Cabasse promet une restitution « sans accident de directivité, coloration ou distorsion ». Sur ce point, la Pearl, très puissante, nous avait impressionnés malgré sa directivité.

La Pearl Akoya est pensée pour avaler tout et n’importe quoi, à commencer par des fichiers audio accessibles via Wi-Fi ou Bluetooth (y compris les ultra-hautes définitions). Intégrée à l’écosystème StreamControl, dotée d’une technologie de calibration automatique et autorisant les configurations en stéréo (pour 3 000 euros, donc), la Pearl Akoya est même pilotable à la voix (Google Assistant, en attendant Alexa). On retrouve également un port optique et une prise jack 3,5 mm.

Cabasse Pearl Akoya // Source : Cabasse

On fait le point :

The Pearl The Pearl Akoya
Puissance crête 118 dB (124 en stéréo) 115 dB (121 en stéréo)
Tweeter  Coaxial de 13 cm
Woofer 25 cm 17 cm
Aigu 300 W RMS / 600 W Crête
Medium
Grave 1 000 W RMS / 2 000 W Crête 450 W RMS / 900 W Crête
Connectivité  Ethernet/WiFi, Bluetooth, Optique SPDIF, Analogue RCA et USB Ethernet/WiFi, Bluetooth, Optique SPDIF et USB
Multiroom Oui
Configuration Stéréo 
Dimension 326 x 327 x 323 mm 220 x 220 x 220 mm
Poids 18 kg 8 kg
Prix 2 790 € 1 490 €

La Pearl Akoya sera disponible au mois de novembre. Elle est livrée avec un sac de transport sur mesure et une télécommande circulaire. Comme la Pearl, elle se décline en deux finitions : noir métallisé avec anneau black chromium ou blanc nacré avec anneau silver chromium. On pourra acheter des pieds en option.

CRISPR : en Russie, de nouveaux tests génétiques sur les ovules d’une femme sourde ont commencé

Un biologiste russe a entamé des tests génétiques sur les ovules d'une femme sourde. Il veut utiliser la méthode CRISPR, controversée, car il prétend qu'elle pourrait éviter aux enfants à naître d'être concernés par la surdité.

Le biologiste russe Denis Rebrikov a toujours l’intention d’utiliser la controversée méthode CRISPR. Il a déjà commencé à travailler sur l’édition de plusieurs ovules humains, a annoncé la revue scientifique Nature dans un communiqué le 18 octobre 2019. En juin dernier, le chercheur avait déjà fait part de ses intentions de faire des tests de modification génétique sur des embryons humains.

Les ovules en question ont été donnés par une femme qui est née sourde. Denis Rebrikov veut mener des tests pour lui permettre de donner naissance à des enfants qui ne présenteraient pas la mutation génétique responsable de sa surdité. Ce n’est pas le même projet que celui que ce chercheur avait évoqué plus tôt cette année : il s’agissait alors d’immuniser contre le VIH de futurs enfants.

Des tests ADN. // Source : Flickr/CC/University of Michigan School for Environment and Sustainability (photo recadrée)

Dans un email adressé à Nature, le scientifique revient sur cette expérience en cours, qu’il mène avec un couple de personnes sourdes. Il prétend avoir obtenu et édité les ovules. Des discussions avec 4 autres couples ont aussi été engagées. Denis Rebrikov assure qu’aucune grossesse impliquant un embryon modifié ne sera entamée tant que le ministère de la Santé de la Fédération de Russie n’aura pas donné son approbation. Il a également l’intention de publier les résultats de ses travaux.

Qu’est-ce que la méthode CRISPR, ou le « ciseau génétique » ?

Surnommée le « ciseau génétique », la méthode CRISPR Cas-9 consiste à réaliser une « coupe » dans l’ADN afin d’éliminer un gène donné. Ici, la technique est censée servir à travailler sur le gène « GJB2 », dont la mutation peut être responsable de la surdité. Nature explique que les individus qui sont porteurs de « deux copies mutées de GJB2 » ont besoin de prothèses ou d’implants pour entendre correctement.

Des scientifiques font valoir que la surdité ne représente pas une menace pour la vie des personnes concernées et qu’un tel traitement ne devrait donc pas être nécessaire. « N’importe quel nouveau médicament comporte des risques. […] Et ce n’est qu’aux parents sourds de décider si la surdité justifie de ne pas vouloir la même chose pour leur enfant », rétorque Denis Rebrikov dans son mail à Nature.

Le gène GJB2. // Source : Wikimedia/CC/Pleiotrope (image recadrée et modifiée)

Une méthode déjà controversée

Les travaux menés par ce scientifique attirent l’attention. Il faut dire que la méthode CRISPR a déjà fait l’objet d’une précédente controverse. À la fin de l’année 2018, un essai clinique chinois a été porté à la connaissance du grand public : un scientifique, He Jiankui, a modifié génétiquement des embryons humains, contribuant ainsi à la naissance des premiers « bébés CRISPR ». Il prétendait ainsi les immuniser contre le VIH. Ces expériences ont suscité de l’inquiétude : une étude a assuré que les « bébés CRISPR » nés après une modification génétique couraient un risque de mourir plus tôt — ce document contenait cependant des erreurs qui ont invalidé cette conclusion. Denis Rebrikov n’a pas abandonné son projet de travailler lui aussi sur l’édition du gène CCR5, dont une mutation peut protéger les individus d’une infection par le VIH.

« Les lois sont faites pour être changées. Aussitôt que nous aurons démontré que cette technologie est sûre, la loi changera », assure le scientifique. Les questionnements éthiques au sujet de la méthode CRISPR et des modifications génétiques restent ouverts. Les 14 et 15 novembre prochain, une commission internationale se réunira à Londres pour débattre de ce sujet. Elle regroupera l’Académie nationale de médecine et l’Académie nationale des sciences (États-Unis) ainsi que la Royal Society (Royaume-Uni), afin de développer un cadre d’exigences scientifiques et médicales autour des usages cliniques de telles modifications génétiques.

Comment bloquer ou masquer quelqu’un sur Instagram ?

Il est possible de bloquer quelqu'un sur Instagram, mais aussi « juste » de le masquer. Voici comment faire.

La fonctionnalité existe depuis plusieurs mois, mais cela ne fait que quelques jours qu’elle est accessible à tout le monde. Il est désormais possible de masquer quelqu’un sur Instagram.

Faut-il masquer ou bloquer ?

Masquer ne signifie pas bloquer. Lorsque vous optez pour le blocage, la personne concernée voit que vous lui avez coupé l’accès à votre compte. Un internaute ne peut en revanche pas savoir s’il a été masqué par quelqu’un. Il pourra continuer à voir votre compte, vos stories, à commenter… mais vous ne recevrez rien. Par ailleurs, vos abonnés ne verront pas ses commentaires sous vos photos. Seule la personne masquée pourra les lire. Concernant les messages privés, il pourra en envoyer mais ils n’arriveront pas dans votre boîte de réception principale. Ils seront d’office cachés dans la boîte de demande de messages. Si vous les lisez, l’expéditeur ne pourra pas le savoir.

Le logo Instagram. // Source : Instagram

Cette fonctionnalité est idéale si vous subissez du harcèlement d’une ou plusieurs personnes et si vous pensez que les bloquer pourrait aggraver la situation. C’est aussi très bien si vous avez un oncle ou une tante qui publie un peu trop de commentaires et inonde vos notifications…

Pour masquer quelqu’un, ça se passe sur l’application mobile d’Instagram. Il y a deux façons de le faire. La première, c’est de partir d’un commentaire — pratique, si vous avez beaucoup de personnes à masquer.

Masquer depuis un commentaire

Posez votre doigt sur le commentaire et faites le « glisser » vers la gauche. Plusieurs icônes apparaissent alors. Sélectionnez celle du milieu (une sorte de bulle avec un point d’exclamation dessus). Cliquez sur « restreindre ».

L’option 1. // Source : Montage Numerama

Masquer depuis un profil

Il est aussi possible de partir d’un profil pour masquer une personne. Sur son profil, cliquez sur les trois petits points en haut à droite de l’écran, à côté du pseudonyme. Un menu s’affiche alors. Sélectionnez « restreindre ». Si besoin, vous pouvez aussi signaler la personne ou la bloquer par ce moyen.

L’option 2. // Source : Montage Numerama

P.S : Ne le faites pas avec cette douce corgi. Maxine, alias Mad Max Fluffy Road, ne mérite pas ça. En revanche, elle mérite que vous écoutiez notre podcast dans lequel elle fait de l’ASMR.

Masquer des stories

Si vous n’avez pas envie de voir les stories de quelqu’un mais que vous n’avez pas envie de ne plus le, ou la suivre pour autant — si vous aimez ses photos mais pas ses stories par exemple –, voici comment procéder.

Depuis votre page d’accueil, trouvez le profil correspondant dans l’onglet stories (les photos en cercle en haut). Laissez le doigt appuyé sur la photo en question. Un menu s’affiche en bas. Sélectionnez « sourdine ».

Comment masquer des stories. // Source : Montage Numerama

Vous pourrez annuler cette action à tout moment si vous regrettez, depuis le profil de la personne concernée.

Faut-il afficher l’adresse IP de chaque internaute qui laisse un avis sur internet ?

Les faux avis sont un problème connu depuis bien longtemps sur les sites de commerce. Pour les combattre, est-il pertinent d'afficher l'adresse IP de chaque internaute qui laisse une opinion à côté d'une prestation ou d'un produit ? C'est ce que suggère une élue. Mais cette idée se heurte à certaines considérations techniques et juridiques.

Verra-t-on bientôt un jour l’adresse IP de chaque internaute qui dépose un avis sur un produit, une prestation ou un service en ligne ? C’est la piste que se propose d’explorer une députée de la majorité présidentielle, Sandrine Le Feur, afin de trouver une solution aux faux avis qui se répandent à longueur de pages web. Elle interpelle à cette fin Cédric O, le secrétaire d’État en charge du Numérique.

À l’origine de cette suggestion, un constat : la parlementaire estime que la possibilité de donner son avis sur une plateforme en ligne « peut être dévoyée, car elle permet à des usagers mal intentionnés, voire à des concurrents, de s’exprimer pour tromper sciemment les internautes ». Il existe même une industrie du faux avis, avec des sites qui monnaient leurs services, par exemple pour écrire sur Amazon.

Les achats en ligne reposent en partie sur les avis en ligne, le problème c’est qu’ils ne sont pas tous authentiques et sincères. // Source : www.quotecatalog.com

Le problème, c’est que l’opinion d’autrui joue un rôle non négligeable dans la décision de sauter ou non le pas. Une étude conduite par le Cefrio, un organisme de recherche et d’innovation québécois, a conclu que deux internautes sur trois lisent et prennent en compte l’avis des personnes qui possèdent déjà tel ou tel produit ou service. C’est même une tendance qui progresse avec le temps, ajoutait-elle.

Dans ces conditions, indique l’élue, une piste d’amélioration régulièrement avancée serait « d’imposer la publication du numéro IP de l’émetteur du commentaire à côté de l’avis », dans le souci de « renforcer la transparence et la loyauté en ligne et d’assurer l’honnêteté dans les relations commerciales ». Plus généralement, elle demande que lui soit adressé un point de situation sur la lutte contre les avis frauduleux.

Il s’avère que ce n’est pas la première fois qu’une telle suggestion est formulée : début 2018, une autre députée, Isabelle Rauch, avançait une idée similaire. Le problème, c’est que cette piste, bien qu’elle soit explorée avec les meilleures intentions — on ne peut que vouloir la disparition des faux commentaires, qui sont trompeurs et parfois nuisibles s’ils sont hostiles — souffre de quelques écueils.

Série de problèmes en vue

Tout d’abord, l’adresse IP n’est pas un élément anecdotique : c’est une donnée à caractère personnel. À ce titre, elle bénéficie d’un régime juridique particulier, encadré notamment par le Règlement général sur la protection des données (RGPD). Grossièrement, il n’est pas possible de faire tout et n’importe quoi avec, parce que c’est une information qui permet d’identifier une personne, directement ou non.

Ensuite, se pose la question de l’intérêt pour l’internaute de voir à côté d’un avis une telle information, qui se matérialise à travers une suite de caractères. Qu’en ferait-il ? Si une adresse IPv4 peut encore être intelligible (172.16.254.1 par exemple), une IPv6 n’est plus guère lisible (à l’image de 2001:db8:0:85a3 ::ac1f:8001). Or à terme, les adresses IPv6 sont censées succéder aux IPv4, plus assez nombreuses.

En fait, c’est plutôt le site web qui reçoit l’avis qui peut en faire quelque chose d’utile et il se trouve qu’il n’a pas besoin de le publier au préalable pour procéder à des vérifications.

internet Ethernet câble
Derrière une connexion Internet peuvent se trouver plusieurs internautes. // Source : Slon Pics

Par ailleurs, il s’avère que l’adresse IP, même si elle est une donnée personnelle, a certaines limites. D’abord, elle ne désigne pas spécifiquement un internaute, mais plutôt un appareil sur le réseau. Or, plusieurs internautes peuvent passer par le même appareil pour accéder à Internet. Pensez par exemple à une box Internet à travers laquelle plusieurs membres d’un même foyer passent pour aller sur le web.

Ensuite, la véritable IP peut être cachée grâce à quelques subterfuges techniques. Il est possible de faire transiter la connexion Internet par des étapes intermédiaires, qui lui attribueront une autre IP. Or, le site web qui sera visité ne verra que l’IP du dernier point de passage et non pas celle de l’appareil se trouvant à l’autre bout de la liaison. Il est fort simple de renouveler ces IP intermédiaires.

Ce sont pour toutes ces raisons que le gouvernement estimait déjà mi-2018, en répondant à Isabelle Rauch, que la mention de l’IP à côté de chaque avis posté en ligne « pour une meilleure information du consommateur ou [pour] identifier éventuellement un concurrent dont l’avis porterait préjudice à une entreprise », ne soit pas une piste très pertinente et qu’elle n’était « pas envisagée pour l’instant ».

VPN // Source : Claire Braikeh pour Numerama

À défaut de mieux, vérifier l’achat

Une information plus intéressante, en revanche, est la mention précisant si la personne qui donne son avis a effectivement passé commande, avec un paiement à la clé. On trouve par exemple de telles mentions sur des plateformes comme la Fnac ou Materiel.net, ce qui fait le tri. Il existe même des plateformes qui se sont spécialisées dans ce domaine, comme le site Avis-Vérifiés.com (qui travaille avec But, Darty, Oui.sncf ou Bricorama).

Bien sûr, cela ne constitue pas une barrière infranchissable : un concurrent motivé pourra toujours acheter un produit (voire quelques exemplaires) pour le descendre dans l’espace des commentaires, mais cela nécessitera de mobiliser un budget à cette fin. La facture ne pouvant que progresser, elle sera un frein de plus en plus puissant pour limiter l’ampleur du spam de faux avis.

Une interview de Bruno Gaccio à ne pas manquer !

By: Korben

Les copains de Thinkerview que j’adore ont mis en ligne une looongue interview d’un autre mec que j’adore aussi : Bruno Gaccio ?

Si vous connaissiez les Guignols de l’Info, vous connaissez une partie du travail de Bruno Gaccio. Ce mec est auteur, humaniste, et a un talent fou et je pense que vous devriez prendre un peu de votre temps, au calme, pour écouter ce qu’il a à dire. Il y a matière à réfléchir sur pas mal de sujets, notamment sur la liberté d’expression, les médias, et la plongée en idiocracie que nous sommes en train de vivre.

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Le Deal du Jour : B&You propose la 4G illimitée le week-end et 50 Go la semaine pour 14,99 €/mois

- - Tech

[Le Deal du Jour] Avis à tous les consommateurs et consommatrices de données 4G à outrance : le forfait mobile B&You sans engagement avec 50 Go et Internet illimité le week-end est proposé à 14,99 euros par mois, à vie !

Chaque jour, la rédaction sélectionne pour vous un bon plan repéré sur le web, qui a un rapport direct avec notre ligne éditoriale.

Bouygues Telecom a récemment prolongé ses offres sans engagement, dont celle à 14,99 euros par mois qui inclut un accès illimité à Internet le week-end en France Métropolitaine en plus des 50 Go de base. Tout simplement le forfait idéal pour celles et ceux qui dévorent du contenu en streaming au quotidien.

Notez que 10 euros seront ajoutés à la commande pour obtenir votre nouvelle carte SIM triple découpe. La conservation de votre numéro est disponible gratuitement en fournissant le code RIO de votre ligne mobile.

Pour mieux comprendre l’offre

  • Qu’intègre précisément ce forfait mobile ?

Le forfait B&You sans engagement à 14,99 euros par mois propose les appels, SMS et MMS illimités en France métropolitaine, ainsi qu’une enveloppe de données 4G qui s’élève à 50 Go. Il inclut par ailleurs un accès illimité à Internet pendant le week-end. Une bonne nouvelle pour celles et ceux qui consomment beaucoup de contenu en streaming. Depuis l’Europe et les DOM, on retrouve les mêmes conditions concernant les appels, SMS et MMS, à l’exception de la data. Elle est réduite à 10 Go par mois, mais c’est tout de même confortable pour rester en contact avec vos proches lors de vos déplacements à l’étranger.

  • Ai-je d’autres choix si cette offre ne me convient pas ?

Bouygues Telecom propose en effet plusieurs forfaits mobile sans engagement. Si vous n’avez pas besoin d’un accès illimité à Internet le week-end, vous pouvez choisir le forfait B&You à 11,99 euros par mois, pour 3 euros de moins. Il propose lui aussi 50 Go, mais avec 6 Go seulement à l’étranger. Dans le cas contraire, on vous recommandera le plus gros forfait avec 100 Go pour 19,99 euros par mois. Une option idéale si vous avez une box 4G à la maison, par exemple.

Pour découvrir d’autres forfaits sans engagement, nous vous invitons à consulter le comparateur de forfaits 4G de FrAndroid.

Les liens de cet article sont affiliés : si vous trouvez votre bonheur grâce à nous, nous touchons une petite commission. On vous explique tout ici.

6-drawer dresser: One RAST is good, two is even better

Join two RAST chests and turn them into one 6-drawer dresser

I originally purchased the RAST 3-drawer chest back in January 2019. I added trim around the drawers and painted everything white. Purchased new knobs from Homegoods and used the dressers as nightstands.

RAST hack in white

Until I got tired of the white nightstands and needed a new dresser. Then I got the perfect idea from searching Pinterest. Why not combine the nightstands to make one big dresser?

Here’s what I did.

6-drawer dresser RAST hack
IKEA items:
Supplies/Tools:
  • Lattice
  • Behr Premium Plus Paint & Primer in One. Matte – Coastal Blue
  • Behr Premium Color Sample. Pure White – Matte
  • Wood Filler
  • Wood Glue
  • Clamps
  • 3 – 48 in. Wood Slabs
  • Power Drill
  • Painter’s Tape
  • Drawer handles
IKEA RAST 3-drawer chest

Directions for 6-drawer dresser

Assemble the chests based on IKEA’s instruction manual.

Optional: Add lattice around the trim of each drawer (to give more definition). Lattice were purchased and cut at Home Depot.

Adding trim

Add wood filler to fill the gaps and spaces around the lattice strips. This gives the trim a smooth finish.

Sand down the drawers.

Paint the dresser frame and all of the drawers. 2 coats. Leave it to dry for 24 hours.

Add wood glue to one side of each dresser to combine the two. Clamp together and set it aside to dry for 24 hours. (Add more weight to the dresser)

Combining the 2 chests - 6-drawer dresser RAST hack

Use wood filler to fill in the knob holes on the drawers. Let dry then sand.

filling the holes

Paint over the filled in holes.

painting the drawers

Use painter’s tape as a template for drilling the new holes for the new handles. This was a cool tip I found on Youtube.

Just stretch the tape over the new handles and use a pen or marker to mark where the new holes need to be drilled. Place the tape in the middle of the drawer. Try to be as straight as possible. You do not want slanted handles.

marking the new holes

Drill the news holes using the marked dot on the tape. Drill the screws in from the inside of the drawer half way that they stick out from the front. Place the new handles against the screws and tighten.

Now, for the legs

Add the wood slabs to the bottom of the dresser to create a base for more support. I used 8 screws for each piece. 2 screws on the edge, 4 in the middle, and 2 more on the other edge.

adding legs

Add the 4 CAPITA legs to the four corners of the dresser. Use the screws provided with the legs.

6-drawer dresser RAST hack

Flip dresser over on its legs and add the drawers. Adjust the legs if dresser is not sturdy. Legs are adjustable by twisting them.

Add your clothes and your 6-drawer dresser is done.

6-drawer dresser RAST hack

To see the video on my YouTube channel follow this link.

~ by Ashley

The post 6-drawer dresser: One RAST is good, two is even better appeared first on IKEA Hackers.

Des singes ont battu des humains à un jeu en étant bien plus intelligents et flexibles

Cette étude visait à comparer les stratégies des humains et des singes face à un même problème pour atteindre la même solution. Résultat, les singes ont battu à plate couture les humains.

Les singes nous impressionnent parfois, tant certains traits de comportements ressemblent aux humains. Mais ils peuvent aussi se révéler plus intelligents, sous certains aspects, selon une expérimentation qui pourrait presque avoir sa place dans les débuts de La Planète des Singes. Durant un test ludique, les singes ont montré une meilleure capacité à trouver des solutions efficaces et innovantes, là où les humains manquaient d’imagination. L’étude a été initialement publiée en septembre 2019 dans Nature puis diffusée sur le site de l’université de Géorgie (États-Unis) ce 14 octobre.

«  Nous sommes une espèce unique et, de bien des façons, nous sommes exceptionnellement différents de toutes les autres espèces de la planète », avance l’étudiante en psychologie Julia Watzek, qui a participé à cette expérimentation. « Mais parfois on est vraiment idiots. » Ce test était porté sur des macaques capucins et rhésus. S’il nous permet de mieux connaître les capacités de ces singes, sa portée concerne aussi le fonctionnement humain.

L’étude a été conduite principalement avec des capucins. // Source : PxHere

Les humains ont trop de biais d’apprentissage

Le jeu sur ordinateur consistait à suivre une stratégie pour obtenir la solution. Sur l’écran, quatre cases apparaissaient, une avec des rayures, une autre avec des tâches, et deux vides. Durant une première batterie de séances, les participants humains et macaques ont découvert qu’en appuyant sur la case rayée puis sur la case tachetée, un triangle bleu apparaissait dans l’une des cases vides et qu’appuyer générait une récompense (une banane pour les singes ; un applaudissement pour les humains).

Dans une deuxième phase du test, le premier écran ne montrait plus seulement les deux rayures et les tâches, mais aussi, directement, le triangle bleu. Et c’est là que cela commence à se corser pour l’humanité, car tenez-vous bien : l’intégralité des singes ont rapidement usé du raccourci, là où 61 % des humains ne l’ont pas utilisé du tout. Un seul humain a utilisé ce raccourci dès la première fois, alors que 70 % des singes ont eu cette réaction immédiate.

Pour Julia Watzek, cela démontre que lorsqu’il s’agit de prendre des décisions, les humains ont du mal à faire preuve d’imagination et à envisager des alternatives à ce qu’ils ont appris ; là où les singes se sont montrés plus imaginatifs et flexibles. « On se fie beaucoup à l’apprentissage par cœur, à faire les choses spécifiquement comme on nous les a enseigné, et à ne pas prendre de raccourci. » Une précédente expérience sur le même schéma démontrait qu’après avoir vu une vidéo où quelqu’un prenait le fameux raccourci, alors davantage d’humains l’ont également pris, mais 30 % n’osait toujours pas à le faire.

Cette conclusion met en évidence des biais d’apprentissage. Ces derniers peuvent pousser à utiliser des pratiques largement dépassées, à prendre de mauvaises décisions juste par habitude et par reproduction sociale, en manquant ainsi des opportunités précieuses. «  Pour prendre les bonnes décisions, il faut parfois effectuer un changement parmi les options disponibles », ajoute Julia Watzek. Même si elle précise que l’idée n’est pas de remettre en question tout le système éducatif occidental, elle estime qu’il serait bon de ne pas apprendre aux enfants à entrer dans des cases toutes faites.

South Park arrive laborieusement sur Amazon Prime Video en France

Amazon a enfin commencé à mettre en ligne des épisodes de South Park sur sa plateforme de SVOD, avec presque trois semaines de retard. Pour l'instant, on est loin de « l'intégralité » promise.

Amazon Prime Video a enfin commencé à ajouter les épisodes tant attendus de South Park sur sa plateforme française de vidéo à la demande, a-t-on pu constater le 18 octobre 2019. Le géant américain a accusé près de 3 semaines de retard par rapport à la date officielle, et le contenu du catalogue est loin d’être complet.

Comme on peut le voir avec une recherche sur Amazon Prime Video, seules 13 saisons ont été intégrées (et elles portaient, à l’heure où nous écrivons ces lignes, toutes le nom de « saison 7 », ce qui est probablement un bug) :

  • Saisons 1 à 9
  • Saisons 12 à 14
  • Saison 21
South Park sur Amazon Prime Video France le 18 octobre

Sur son compte Twitter officiel, la plateforme a publié une mini-vidéo qui tourne en dérision ces problèmes et retards. « South Park, ça s’uploade en retard, dans le désordre et petit à petit, mais ça ne se censure pas », vante le compte, non sans une touche d’ironie.

Amazon Prime Video sur Twitter

South Park et la « censure »

Le message fait référence à la controverse qui a entouré Netflix le 7 octobre dernier, alors que des internautes ont remarqué que certains épisodes de South Park n’avaient volontairement pas été mis en ligne sur la plateforme française. Netflix France avait d’abord affirmé qu’il s’agissait d’une décision liée au fait que «  des épisodes ont été censurés lors de leur toute première diffusion en France. Ils sont considérés comme dénigrants pour certaines communautés par les autorités audiovisuelles locales. On le respecte pour des raisons légales. » La multinationale était ensuite revenue sur cette raison, justifiant une décision des ayants droits et non de son propre chef.  Pour finir, les 10 épisodes manquants ont finalement été ajoutés, sans que l’ayant-droit, Viacom, ne prenne jamais la parole publiquement — et ce, malgré nos relances.

Mais Amazon Prime Video a-t-il pour autant raison de jouer la carte de la provoc’, alors que la plateforme a, elle-même, pris énormément de retard ? Celle qui se vantait d’avoir plus d’épisodes que Netflix a finalement mis beaucoup plus de temps à mettre en ligne la moindre saison de South Park. De plus, certains épisodes manquent : dans la saison 1 par exemple, sont absents les épisodes 2, 3, 4, 8, 10 et 11.

Pour arriver à « l’intégralité » des 22 saisons, comme annoncée en septembre dernier, il semble donc qu’il reste du chemin à parcourir…

South Park, ça s'uploade en retard, dans le désordre et petit à petit, mais ça ne se censure pas.

Pas vrai Kenny ? pic.twitter.com/Zc9anbSFom

— Prime Video France (@PrimeVideoFR) October 18, 2019

Warriors Orochi 4 Ultimate details Yang Jian, new stories, and more

Publisher Koei Tecmo and developer Gust have released new information, video, and screenshots of Warriors Orochi 4 Ultimate, introducing newly announced playable character Yang Jian, as well as the game’s new stories and more. Get the details below. ■ Characters Yang Jian (voiced by Daisuke Matsubara) Known as the “Genius Taoist Who Delivers Victory,” Jian […]

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The Outer Worlds launch trailer

Publisher Private Division and developer Obsidian Entertainment have released the launch trailer for The Outer Worlds. Here is an overview of the game, via Private Division: About The Outer Worlds is a new single-player first-person sci-fi RPG from Obsidian Entertainment and Private Division. Lost in transit while on a colonist ship bound for the furthest […]

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SD Gundam G Generation Cross Rays third trailer

Bandai Namco has released the third official trailer for SD Gundam G Generation Cross Rays. SD Gundam G Generation Cross Rays is due out for PlayStation 4, Switch, and PC on November 28 in Japan, as well as in Southeast Asia with English subtitles. Read more about the game here. Watch the trailer below (starts […]

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Project Sakura Wars ‘Lancelot’ character song music video

Sega has released the character song music video for Project Sakura Wars character Lancelot. The song, titled “Entaku no Kishi,” is sung by Lancelot voice actor Manami Numakura, written by Shoko Fujibayashi, composed by Kouhei Tanaka, and arranged by Yasuhisa Murase. Previously released character songs include Azami Mochizuki, Elise, Hatsuho Shinonome, and Sakura Amamiya. Project […]

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Utawarerumono: Prelude to the Fallen, Mask of Deception, and Mask of Truth now available for smartphones as free visual novels in Japan

Aquaplus has released visual novel-only versions of Utawarerumono: Prelude to the Fallen, Utawarerumono: Mask of Deception, and Utawarerumono: Mask of Truth for iOS and Android devices in Japan, all free of charge. Each Utawarerumono is uncut, allowing users to fully enjoy the story, voices, and music. All three titles were previously launched on PlayStation 4 […]

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Comment le corps humain gère-t-il un vol d'avion de vingt heures?

Des scientifiques vont l'observer pour la première fois.

Temps de lecture: 2 min — Repéré sur CNN

D'ici 2023, la compagnie aérienne Qantas ambitionne de relier par un vol d'avion direct des villes australiennes (Sydney, Brisbane et Melbourne) à Londres ou New York. Soit un trajet de dix-neuf à vingt heures. Elle inaugure ce 18 octobre le premier de ses trois vols d'essai et des scientifiques vont tenter de comprendre comment le corps humain peut supporter un si long trajet aérien.

Des équipes du Charles Perkins Centre de l'Université de Sydney, de l'Université Monash et du Alertness Safety and Productivity Cooperative Research Centre vont examiner l'impact du long-courrier New York-Sydney sur les quarante à cinquante passager·es cobayes à bord du Boeing 797-9 Dreamliner, comprenant six volontaires, des pilotes, des scientifiques, l'équipage et des expert·es médicaux.

Tout pour le confort de la clientèle

Les passager·es de la cabine principale porteront des dispositifs de surveillance et les expert·es du Charles Perkins Centre étudieront comment leur «santé, leur bien-être et leur horloge biologique» sont influencées par l'éclairage, la nourriture, les boissons, le mouvement, les habitudes de sommeil et le divertissement à bord. Avant le vol et deux semaines après, on conseille aux passager·es de tenir un journal de bord quotidien afin de noter leur ressenti et leur réaction face au décalage horaire. Les pilotes et le personnel de cabine seront également surveillés et tiendront un agenda du sommeil. Des caméras seront installées dans le poste de pilotage pour enregistrer la vigilance du pilote.

Les scientifiques de l'Université Monash se concentreront sur l'équipe de pilotage, enregistrant leurs niveaux de mélatonine avant, pendant et après les vols, ainsi que leurs ondes cérébrales. Les données seront ensuite partagées avec l'Autorité de la sécurité de l'aviation civile «afin d'informer les exigences réglementaires associées aux vols ultra-long-courriers», a déclaré la compagnie aérienne Qantas dans un communiqué de presse. «Pour les clients, la clé sera de minimiser le décalage horaire et de créer un environnement propice à un vol reposant et agréable. Pour les membres de l'équipage, il s'agit d'utiliser la recherche scientifique pour déterminer les meilleures occasions de promouvoir la vigilance lorsqu'ils sont en service et de maximiser leur repos pendant les temps creux sur ces vols», a ajouté Qantas.


D'après Bjorn Fehrm, analyste aéronautique et économique chez Leeham News, les futur·es voyageurs et voyageuses trouveront ce vol direct très attrayant car «il n'y a pas d'escale à Dubaï ou Singapour, pas de trajet supplémentaire à la douane et pas de stress lié aux transferts». Le prochain vol test reliera Londres à Sydney en novembre, et le dernier aura lieu avant la fin d'année entre New York et Londres. Les vols seront commercialisés à la suite des essais d'ici 2023.

Brexit, un accord et après?

Le Parlement britannique doit désormais valider l'accord.

Temps de lecture: 2 min

Le Brexit va-t-il enfin avoir lieu? Au terme de cinq jours de discussions intensives, un nouveau traité de divorce a été conclu. Mais son vote par la Chambre des communes est déjà compromis. Pendant ce temps, en France l'hystérie autour du voile repart et le sujet divise la majorité.

Pascale Joannin, directrice de la fondation Robert Schuman, Benjamin Morel, politologue, et Virginie Le Gay, cheffe-adjointe du service politique de Paris Match, en discutent dans «Politique», l'émission de Roselyne Febvre et de Jean-Marie Colombani sur France 24 en partenariat avec Slate.

Retrouvez «Politique» tous les jeudis à 16h10 sur France 24 et les vendredis après-midi sur Slate.fr.

Votre chat est plus intelligent qu'une IA

Si l'intelligence artificielle peut nous émerveiller de ses prouesses, il existe des domaines où elle fait pâle figure comparée à l'intelligence humaine et animale.

Temps de lecture: 4 min

Si vous possédez un animal domestique, par exemple un chien ou un chat, regardez-le attentivement et vous aurez alors un bon aperçu de tout ce qu'on ne sait pas faire en intelligence artificielle.

«Mais mon chat ne fait rien de la journée à part dormir, manger et se laver», pourriez-vous me répondre. Pourtant, votre chat sait marcher, courir, sauter (et retomber sur ses pattes), entendre, voir, guetter, apprendre, se cacher, être heureux, être triste, avoir peur, rêver, chasser, se nourrir, se battre, s'enfuir, se reproduire, éduquer ses chatons –et la liste est encore très longue.

Chacune de ces actions met en œuvre des processus qui ne sont pas directement de l'intelligence au sens le plus commun, mais qui relèvent de la cognition et de l'intelligence animale.

Tous les animaux ont une cognition qui leur est propre, de l'araignée qui tisse sa toile jusqu'aux chiens guides qui viennent en aide aux personnes. Pour certains, ils peuvent même communiquer avec nous –pas par la parole, bien entendu, mais en utilisant le langage du corps et la vocalisation (des miaulements, des aboiements).

En ce qui concerne votre chat, lorsqu'il vient négligemment se frotter contre vous ou bien qu'il reste assis devant sa gamelle ou une porte, le message est assez clair. Il veut une caresse, a faim ou veut sortir, puis rentrer, puis sortir, puis rentrer… Il a appris à interagir avec vous pour arriver à ses fins.

Robots boiteux

Parmi toutes ces aptitudes cognitives, il n'y en a aujourd'hui qu'une toute petite poignée que l'on commence un peu à savoir reproduire artificiellement, et notamment la marche bipède.

Ça n'a l'air rien de rien et c'est pourtant quelque chose d'extrêmement compliqué à réaliser pour la robotique. Il aura fallu de nombreuses décennies de recherche avant de savoir construire et programmer un robot marchant convenablement sur deux jambes, c'est-à-dire sans tomber à cause d'un petit caillou sous son pied ou lorsqu'une personne l'a simplement effleuré d'un peu trop près.

Cette complexité existe aussi chez l'homme, puisque si vous vous rappelez bien, il nous faut en moyenne une année pour apprendre à marcher –c'est dire la complexité du problème. Et je n'évoque que la marche, je ne vous parle même pas de la marelle ou du foot. Ou bien si: aujourd'hui, l'un des plus gros défis en robotique autonome est de faire jouer des robots au football!

La RoboCup 2020 réunissant près de 3.500 scientifiques et 3.000 robots aura lieu en juin prochain à Bordeaux. Vous pourrez y observer des robots jouer au football, encore un peu maladroitement, il faut bien le reconnaître.

Et la reconnaissance des objets, alors? On sait le faire ça aujourd'hui, non? S'il est vrai que l'on a vu apparaître ces dernières années des algorithmes capables de nommer le contenu de pratiquement n'importe quelle image, on ne parle pas pour autant d'intelligence ou de cognition.

Pour le comprendre, il faut regarder comment ces algorithmes fonctionnent. L'apprentissage supervisé, qui reste aujourd'hui la méthode la plus populaire, consiste à présenter au programme des images ainsi qu'un mot décrivant le contenu de chaque image.

Le nombre total d'images est généralement bien supérieur au nombre de mots utilisés, car pour un même mot, on va associer un très grand nombre d'images représentant l'objet dans différentes situations, sous différents angles de vue, sous différentes lumières, etc. Par exemple, pour reconnaître un chat, on peut présenter jusqu'à un million d'images.

En faisant cela, le programme va se constituer une représentation visuelle interne de ce qu'est cet objet, en calculant une sorte de moyenne de l'ensemble des images. Mais cette représentation n'est in fine qu'une simple description qui n'est pas ancrée dans la réalité du monde.

Expérience sensible

Pour que cela soit le cas, il faudrait que l'algorithme possède un corps lui permettant de faire l'expérience de l'objet. Mais quand bien même, pourrait-il comprendre ce qu'est un verre, s'il n'a jamais soif? Pourrait-il comprendre le feu, s'il ne ressent jamais la douleur? Pourrait-il comprendre le froid, s'il ne frissonne jamais?

Ce qu'il faut comprendre lorsqu'un algorithme reconnaît un objet dans une image, c'est que ce même algorithme ne comprend pas du tout (mais alors vraiment pas du tout) la nature de cet objet. Il ne procède que par recoupement avec des exemples qu'on lui aura présentés auparavant.

Cela explique d'ailleurs pourquoi qu'il y a eu des accidents avec les voitures autonomes: des éléments du paysage ont été pris pour d'autres (un camion pour un panneau), amenant à des collisions parfois mortelles.

Quid de l'être humain? Faites l'expérience de montrer une seule fois un vrai chiot à un enfant et il saura reconnaître n'importe quel autre chiot, même s'il ne connaît pas encore le mot. Les parents, en désignant et en nommant les choses, vont permettre à l'enfant de développer le langage sur des concepts dont il aura fait lui-même l'expérience. Cet apprentissage qui nous paraît facile, voire évident, ne l'est pourtant pas.

«J'ai su que “eau” signifiait la merveilleuse chose fraîche qui ruisselait sur ma main.»
Helen Keller

Cela est très bien illustré par la vie d'Helen Keller, devenue sourde, aveugle et muette à l'âge de 2 ans. Son éducatrice, Anne Sullivan, a pendant longtemps essayé de lui apprendre les mots en lui dessinant des signes sur la paume de la main, puis en lui faisant toucher l'objet correspondant. Dans un premier temps, les efforts d'Anne Sullivan ont été infructueux: Helen ne possédait pas les points d'entrée de cet étrange dictionnaire.

Jusqu'au jour où Anne amena Helen à un puits pour lui faire ruisseler de l'eau sur les mains, et… «Soudain, j'ai eu une conscience vague de quelque chose d'oublié –le frisson d'une pensée qui me revenait– et le mystère du langage m'a alors été révélé. J'ai su que “eau” signifiait la merveilleuse chose fraîche qui ruisselait sur ma main. Cette parole vivante a réveillé mon âme, lui a donné la lumière, l'espoir, la joie, l'a libéré! Il y avait encore des obstacles, c'est vrai, mais des obstacles qui pourraient être éliminés avec le temps.»

C'est Helen Keller elle-même qui écrira ces phrases quelques années plus tard, dans son livre The Story of My Life (1905). Pour elle, ce jour-là, les symboles ont été ancrés à jamais dans la réalité.

Si des progrès spectaculaires ont été accomplis ces dernières années dans le domaine de l'apprentissage automatique (IA, pour faire court), le problème de l'ancrage du symbole demeure quant à lui entier.

Sans la résolution de ce problème, qui est une condition nécessaire mais vraisemblablement pas suffisante, il n'y aura pas d'intelligence artificielle générale. Subsistent encore énormément de choses qu'on est très loin de savoir faire avec l'IA.

Cet article est publié dans le cadre de l'évènement «Le procès de l'IA», un projet arts & science de l'université de Bordeaux, en partenariat avec Primesautier Théâtre.

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l'article original.

The Conversation

La demi-saison des kakis est arrivée

En gamelle sucrée ou marié à du gorgonzola, le kaki va égayer vos assiettes jusqu'au cœur de l'hiver.

Temps de lecture: 3 min

Il existe un vieil adage selon lequel les saisons n'existeraient plus, que je ne vais pas répéter dans sa forme conventionnelle parce qu'il est un peu sexiste. Je ne l'ai d'ailleurs jamais utilisé en parlant français, d'une part parce que les banalités m'énervent presque davantage que la crème dans la carbonara, mais surtout parce que j'ai toujours trouvé la version italienne de ce même adage franchement meilleure: «Non ci sono più le mezze stagioni», soit «Il n'y a plus de demi-saisons».

Cette histoire des demi-saisons me fascinait énormément, alors j'ai fait quelques petites recherches dans l'univers flou et confus de la science des origines des clichés. J'avoue avoir été profondément déçu: les demi-saisons ne sont rien d'autre que l'automne et le printemps. D'après les climatologues, elles n'ont d'ailleurs jamais existé, car il n'y a en réalité qu'une saison froide et une saison chaude.

Dans ma tête, je le reconnais maintenant avec un certain embarras, ces saisons intermédiaires étaient tout autre chose: des saisons microscopiques, qui durent parfois seulement une semaine et se situent entre les quatre saisons classiques.

Je pense à ces quelques jours entre l'hiver et le printemps, où les campagnes se remplissent d'ail des ours; à cette autre semaine, un peu plus tard, où l'on arrive à mettre dans la même assiette les dernières truffes et les premières asperges; à ce week-end imprévisible entre mai et juin, quand fleurissent l'acacia et le sureau et qu'il faut se dépêcher pour en faire une petite friture sucrée avant qu'ils ne fanent.

Je songe surtout à ce petit laps de temps après la rentrée, quand les fruits et les légumes sont de la couleur des vestes des intellectuels existentialistes des années 1960 et quand, tout à coup, les étals des marchés se remplissent de kakis.

Le kaki est un fruit originaire de Chine, même si le nom est japonais, présent en Europe depuis plusieurs siècles. On en recense énormément de variétés, mais aux fins de consommation, il faut surtout faire la distinction entre les deux catégories principales.

Les kakis non astringents peuvent se consommer juste à maturité, une fois cueillis de la plante: ils ont une chair plus ferme et moins sucrée, si bien qu'on peut les couper en salade. Les plus fréquents sont néanmoins ceux astringents, qui ne peuvent être consommés que quand ils sont mous et gélatineux.

Je vous propose une recette pour chaque variété, mais les deux fonctionnent également très bien avec l'autre: n'hésitez pas à faire vos essais, à adapter en fonction des kakis que vous trouverez. Encore mieux, utilisez les deux variétés mélangées, pour avoir à la fois le crémeux et la mâche du fruit.

Gamelle sucrée d'automne

On peut considérer cette assiette comme un dessert, un goûter ou encore un bol de petit déjeuner (auquel on peut rajouter une cuillère de granola). La mélasse de grenade se trouve relativement facilement dans les épiceries orientales.

Pour 4 personnes

  • 2 kakis astringents bien mous
  • 2 cuillères à soupe de mélasse de grenade
  • 4 cuillères à soupe de graines de grenade fraîche
  • 400 g de yaourt grec ou de fromage blanc
  • 15 feuilles de menthe fraîche
  • Le jus d'un petit citron

Plongez les feuilles de menthe dans le jus de citron et massez-les légèrement avec les doigts. Vous allez avoir l'impression qu'il y a trop de citron, et c'est très bien: vous devez précisément sur-assaisonner la menthe, pour qu'elle donne du peps.

Laissez macérer cinq minutes, le temps de préparer le reste: coupez les kakis en deux et videz-les avec une cuillère, comme vous le feriez pour un avocat. Gardez la pulpe de côté.

Préparez chaque bol avec à la base deux cuillères de yaourt, puis quelques morceaux de pulpe de kaki, puis une cuillère de graines de grenade.

Retirez les feuilles de menthe du jus de citron et répartissez-les dans chaque bol. Gardez le jus: ajoutez-y les deux cuillères de mélasse de grenade, amalgamez votre sauce et versez-en une ou deux cuillères sur chaque bol avant de servir.

C'est bordélique, je sais. J'ai jamais dit que ça allait être clean, d'ailleurs.

Salade de kaki, gorgonzola, noix et marrons

Tommaso Melilli

Pour 4 personnes, en entrée

  • 2 kakis non astringents (fermes)
  • 150 g de gorgonzola piquant (donc celui qui est plus ferme), sinon du Bleu d'Auvergne ou n'importe quel autre fromage à pâte persillée de votre goût
  • 6 cuillères à soupe d'huile d'olive
  • 2 cuillères à soupe de vinaigre de vin rouge
  • Une poignée de feuilles de romarin frais
  • 60 g de cerneaux de noix
  • 10 marrons cuits
  • 1/2 cuillère de sel non raffiné
  • Poivre du moulin

Commencez par la vinaigrette aux noix et au romarin: coupez finement la moitié des cerneaux de noix et les feuilles de romarin, puis versez-les dans votre bol à vinaigrette (vous avez forcément un bol à vinaigrette). Versez dans le bol l'huile, le sel et le vinaigre, puis amalgamez le tout avec quelques coups de fourchette. Rajoutez à la vinaigrette les marrons cuits grossièrement cassés et le reste des cerneaux de noix entiers.

Coupez les kakis en huit quartiers, en gardant la peau. Partagez les morceaux de kakis en quatre petites assiettes, puis arrosez chacune d'entre elles d'une ou deux cuillères de votre vinaigrette. Cassez quelques morceaux de gorgonzola ou de bleu sur chaque assiette, idéalement avec les mains, comme si le fromage était la pâte d'un crumble. Lavez-vous les mains puis servez.

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