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Les nouvelles fonctionnalités de PHP 8

La version 8 de PHP est sortie le 26 novembre 2020, nous allons donc voir ensemble les nouvelles fonctionnalités qui ont été intégrées dans cette version.

Pour ne pas faire trop long, on se limitera aux choses nouvelles par rapport à PHP 7.4, et on regardera les nouvelles fonctionnalités principales, pour une liste exhaustive consultez le changelog officiel.

Sommaire

Nouvelles fonctionnalités

Syntaxe

Les unions de types

PHP continue sa route vers un langage fortement typé, en ajoutant le support des unions de types dans les spécificateurs de type de paramètres, de variables ou de retour de fonction.

L’exemple de la RFC :

class Number {
    private int|float $number;

    public function setNumber(int|float $number): void {
        $this->number = $number;
    }

    public function getNumber(): int|float {
        return $this->number;
    }
}

Cela permet de mettre des informations de type à des endroits où on ne pouvait pas en mettre, lorsque plusieurs types différents sont acceptés ou retournés.

RFC : https://wiki.php.net/rfc/union_types_v2

Type "mixed"

Toujours à propos des types, le type mixed a été ajouté, qui indique qu’une variable peut être de n’importe quel type supporté par PHP.

Ça peut sembler idiot puisque ça revient au même que de ne pas mettre d’indication de type, mais ça permet au développeur de l’indiquer explicitement, et il existe de nombreux cas de figure où il est tout à fait normal d’accepter tous les types (pour une fonction de sérialisation par exemple). Cela peut aussi servir à indiquer qu’une fonction doit retourner quelque chose, c’est donc le contraire de :void qui indique l’absence de retour.

Aussi le mot-clé mixed était déjà largement utilisé dans la documentation de PHP.

RFC : https://wiki.php.net/rfc/mixed_type_v2

Type de retour «static»

Tant qu’on parle de typage, il est maintenant possible d’indiquer « static » comme type de retour pour une méthode. Cela signifie qu’elle renvoie une instance de la classe sur laquelle la méthode est appelée. À noter qu’il existait déjà le type de retour «self» pour indiquer qu’une méthode renvoi une instance de la classe à laquelle elle appartient, ce qui n’est pas la même chose.
Voir la notion PHP de « late static binding » : https://www.php.net/manual/fr/language.oop5.late-static-bindings.php

Exemple :

    class Test {
        public function create(): static {
            return new static();
        }
    }

RFC : https://wiki.php.net/rfc/static_return_type

Les attributs

Largement la plus grosse source de débats internes pour cette version, les attributs ont fait leur apparition.

Un attribut, parfois appelé annotation dans d’autres langages, est une métadonnée qui peut être ajoutée sur une fonction, une classe, un paramètre, une propriété…
Cette métadonnée est ensuite disponible par réflexion.

Après être passé par <<Attribute>> et @@Attribute, c’est finalement la syntaxe #[Attribute] qui a été choisie au bout de 4 RFC, syntaxe déjà utilisée par Rust. La notation @Attribute utilisée dans beaucoup d’autres langages n’était pas disponible, puisque l’opérateur @ existe déjà en PHP et sert à ignorer les erreurs.

RFC :
- https://wiki.php.net/rfc/attributes
- https://wiki.php.net/rfc/attribute_amendments
- https://wiki.php.net/rfc/shorter_attribute_syntax
- https://wiki.php.net/rfc/shorter_attribute_syntax_change

Les paramètres nommés

Un autre gros morceau de cette version est le support des paramètres nommés, ce qui signifie qu’il est possible d’indiquer la valeur d’un paramètre de fonction par son nom plutôt que par sa position.

Exemples tirés de la RFC :

htmlspecialchars($string, double_encode: false);
// Au lieu de
htmlspecialchars($string, ENT_COMPAT | ENT_HTML401, 'UTF-8', false);

array_fill(start_index: 0, num: 100, value: 50);
// Au lieu de
array_fill(0, 100, 50);
// L’ordre n’est plus important, cette version est équivalente
array_fill(value: 50, num: 100, start_index: 0);

Ce changement signifie que les noms des paramètres font maintenant partie de la signature des fonctions, et que renommer un paramètre de fonction peut casser du code qui utilise la fonction. Pour cette raison un gros travail d’amélioration et d’uniformisation des noms de paramètres a été fait pour PHP-8, et dans les versions suivantes un renommage sera considéré comme cassant la compatibilité descendante.

RFC : https://wiki.php.net/rfc/named_params

La promotion de paramètres constructeurs

Dans le but de simplifier l’écriture de classes simples servant simplement de schéma pour des objets contenant des données, et pour encourager leur utilisation plutôt que celle de tableaux, il est maintenant possible de déclarer les propriétés d’une classe directement dans les paramètres du constructeur, afin de ne pas avoir à les écrire deux fois.

Exemple :

// Avant
class Point {
    public float $x;
    public float $y;
    public float $z;

    public function __construct(
        float $x = 0.0,
        float $y = 0.0,
        float $z = 0.0,
    ) {
        $this->x = $x;
        $this->y = $y;
        $this->z = $z;
    }
}

// En PHP>=8.0
class Point {
    public function __construct(
        public float $x = 0.0,
        public float $y = 0.0,
        public float $z = 0.0,
    ) {}
}

À noter que cette nouveauté se marie particulièrement bien avec les paramètres nommés :

class Circle {
    public function __construct(
        public float $x = 0.0,
        public float $y = 0.0,
        public float $z = 0.0,
        public float $r = 1.0,
        public string $name = '',
        public string $color = 'black',
    ) {}
}

$c1 = new Circle(x:12, y:13, r:5, name:'C1');

RFC : https://wiki.php.net/rfc/constructor_promotion

Opérateur « nullsafe »

Un nouvel opérateur ?-> a été ajouté, permettant d’appeler une fonction ou de récupérer une propriété de l’objet contenu dans la variable sans déclencher d’erreur si la variable est nulle. Cela permet par exemple de chainer les appels de fonctions en autorisant une valeur nulle à plusieurs endroits de la chaine.

Exemple :

// Le code suivant
$country =  null;

if ($session !== null) {
    $user = $session->user;

    if ($user !== null) {
        $address = $user->getAddress();

        if ($address !== null) {
            $country = $address->country;
        }
    }
}

// Peut maintenant être écrit
$country = $session?->user?->getAddress()?->country;

RFC : https://wiki.php.net/rfc/nullsafe_operator

Mot-clé match

Le mot-clé match a été ajouté comme alternative au switch quand on cherche à retourner une valeur depuis chaque branche.

Exemple :

// Avec switch
switch ($mot) {
    case 'un':
        $nombre = 1;
        break;
    case 'deux':
        $nombre = 2;
        break;
    case 'trois':
        $nombre = 3;
        break;
    default:
        throw new Exception ('Mot invalide');
        break;
}

// Avec match
$nombre = match ($mot) {
    'un' => 1,
    'deux' => 2,
    'trois' => 3,
    default => throw new Exception ('Mot invalide'),
};

Lisez attentivement la RFC pour la liste des subtiles différences avec switch.

RFC : https://wiki.php.net/rfc/match_expression_v2

Nouvelles classes et interfaces

La classe WeakMap a été ajoutée, permettant de gérer des maps avec des objets en clé, qui n’empêchent pas ces objets d’être détruits par le ramasse-miettes. Quand un objet est détruit, la valeur qui lui est associée est simplement retirée de la WeakMap.

RFC : https://wiki.php.net/rfc/weak_maps

Une nouvelle classe ValueError est lancée quand une méthode reçoit un paramètre du bon type mais avec une valeur inappropriée, pour différencier du cas des TypeError, qui apparaissent quand le paramètre n’a pas le bon type.

Une nouvelle interface Stringable permet de reconnaitre les objets qui peuvent être transtypés en string.
Elle est automatiquement implémentée par les classes qui définissent la méthode magique __toString().
Cela permet, avec l’union des types, d’utiliser le groupe string|Stringable pour typer un paramètre qui accepte soit une chaîne de caractères soit n’importe quel objet qui peut se transtyper en chaîne de caractères.

RFC : https://wiki.php.net/rfc/stringable

Autres nouveautés

class A {
    public function method(int $many, string $parameters, $here) {}
}
class B extends A {
    public function method(...$everything) {}
}

Bibliothèque standard

printf

Les fonctions de la famille printf() supportent maintenant les spécificateurs de format %h et %H. Ils font pareil que %g et %G, mais utilisent toujours le point comme séparateur des décimales au lieu de se fier à la locale LC_NUMERIC configurée.

Il est également maintenant possible d’utiliser * comme largeur de champ ou précision de flottant, auquel cas la largeur/précision est passée comme argument à la fonction. Passer -1 comme précision pour %g, %G, %h et %H permet de reproduire le comportement par défaut de PHP pour les flottants:

printf("%.*H", (int) ini_get("precision"), $float);
printf("%.*H", (int) ini_get("serialize_precision"), $float);

proc_open

  • proc_open() supporte maintenant des descripteurs de pseudo-terminal (PTY). L’exemple suivant attache stdin, stdout et stderr au même PTY :
$proc = proc_open($command, [['pty'], ['pty'], ['pty']], $pipes);
  • proc_open() supporte maintenant les sockets. L’exemple suivant attache une paire de socket distincte pour stdin, stdout et stderr :
$proc = proc_open($command, [['socket'], ['socket'], ['socket']], $pipes);

Contrairement aux pipes, les sockets n’ont pas de problèmes de blocage d’entrées/sorties sous Windows. Cependant tous les programmes ne fonctionnent pas forcément correctement avec des sockets.

Fonctions de tri

Les différentes fonctions de tri sont maintenant stables, ce qui signifie que les éléments qui sont égaux selon la fonction de comparaison conservent maintenant leur ordre relatif d’avant le tri. Il y a un léger coût en performances mais cela peut éviter les mauvaises surprises.

RFC : https://wiki.php.net/rfc/stable_sorting

Nouvelles fonctions sur les chaînes

Les fonctions str_contains, str_starts_with et str_ends_with ont été ajoutées, permettant de déterminer respectivement si une chaîne de caractères contient, commence par et finit par une autre chaîne.

Ce sont des opérations très courantes, et s’il n’était pas difficile de les implémenter en PHP, le fait qu’il y ait plusieurs façons de faire pouvait perturber les développeurs.

RFC: https://wiki.php.net/rfc/str_contains
RFC: https://wiki.php.net/rfc/add_str_starts_with_and_ends_with_functions

Opérations sur les tableaux

Les fonctions array_diff(), array_intersect() et leurs variations peuvent maintenant être utilisées avec un seul tableau en paramètre. Cela facilite leur utilisation avec l’opérateur ... :

// Fonctionne même si $excludes est vide
array_diff($array, ...$excludes);
// Fonctionne même si $arrays contient un seul tableau
array_intersect(...$arrays);

Extensions

Hash

Les objets HashContext peuvent maintenant être sérialisés.

OpenSSL

Ajout du support de la RFC 5652, « Cryptographic Message Syntax (CMS) » avec des fonctions pour chiffrement, déchiffrement, signature, vérification et lecture.
L’API est similaire à celle pour PKCS #7 avec l’ajout de nouvelles constantes: OPENSSL_ENCODING_DER, OPENSSL_ENCODING_SMIME and OPENSSL_ENCODING_PEM.

Performances

JIT

Un compilateur juste à temps (JIT) a été ajouté dans PHP, permettant dans certains cas d’augmenter les performances.

La fonctionnalité est désactivée par défaut, et n’apporte pas grand-chose dans le cadre d’application web classiques.

Pour des usages plus gourmands en calcul par contre, par exemple un calcul de fractal qui a été utilisé pour les démos, la JIT apporte un gain de performance très important.
L’idée est donc de rendre PHP plus viable pour des usages pour lesquels il était trop lent auparavant.

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Caravan Stories coming to Switch

November 28th 2020 at 19:04
Switch

Caravan Stories coming to Switch

Free-to-play fantasy RPG currently out on PlayStation 4, PC, iOS, and Android.

3 hours ago0 Comment0

Caravan Stories

A Switch version of free-to-play fantasy RPG Caravan Stories is in development, developer Aiming announced during its Caravan Stories third anniversary live stream. A release window was not announced.

Caravan Stories first launched for iOS and Android on November 2017 in Japan, followed by PC in April 2018, and PlayStation 4 with English language support in April 2019. The PlayStation 4 version was released in North America in September 2019.

Here is an overview of the game, via PlayStation.com:

Enter the vast open world of Iyarr, where adventure waits around every corner. Choose from one of six playable races, each with their own storyline. Build a fellowship by taming monsters and befriending non-player characters. Nearly 300 allies can be recruited for player-versus-enemy and player-versus-player.

Recruitment in Caravan Stories fosters extraordinarily strategic combat and character development, with skillsets and stats that change the way characters fight. Stand against the tides of evil in parties of up to 6 creatures and allies. Plumb the depths of formidable dungeons and team up with players to conquer gripping open-world raids.

Iyarr is as unpredictable as it is beautiful. As the sun falls and shadows turn to moonlit darkness, new monsters appear to threaten the party. When day breaks, other creatures join the fray, demanding new approaches and strategies. The time flow system authors a dynamic world where surprising stories can unfurl at any moment.

Caravan, the strange flying vehicle, serves as a progression hub. Players can customize their caravan’s look, unlock weapon and armor crafting, create resource generators like gold and crystal pumps, and provide backup in battle with cannons and other armaments.

Thanks, @naetoru60.

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Soulcalibur VI DLC character Hwang launches December 2

November 28th 2020 at 18:52
PCPS4Xbox One

Soulcalibur VI DLC character Hwang launches December 2

Latest update adds new stage "Motien Pass Ruins" and more.

4 hours ago0 Comment0

Soulcalibur VI DLC character Hwang

Hwang will join Soulcalibur VI as a Season Pass 2 downloadable content character on December 2.

The new character will launch alongside the latest version update, which includes the new stage “Motien Pass Ruins,” Seong Mi-na’s classic costume parts, and new Mitsurugi and Nightmare episodes.

The downloadable content “Character Creation Set F” will also be available on December 2.

Soulcalibur VI is available now for PlayStation 4, Xbox One, and PC via Steam.

Watch the Hwang trailer below.

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L'Union européenne bloque un plan de protection du requin mako, espèce pourtant menacée

November 28th 2020 at 17:44

Le mako est une victime collatérale de la pêche intensive, qui pourrait mener à son extinction si rien n'est fait pour le protéger.

Temps de lecture: 2 min — Repéré sur The Guardian

C'est le requin le plus rapide au monde. Le requin mako, aussi appelé requin-taupe bleu, fort de ses 600 kilos, peut atteindre les 55 kilomètres par heure pour attraper ses proies, thons, poissons pélagiques ou autres céphalopodes mal avisés. Il n'est pas assez rapide cependant pour échapper aux pêcheurs, dont l'activité a conduit à sa disparition progressive.

Particulièrement prisé par les pêcheurs sportifs états-uniens de l'Atlantique Nord qui goûtent sa chair et ses ailerons, il est surtout victime de la pêche intensive qui vise d'autres espèces de poisson: capturé accidentellement le plus souvent, il fait partie de ce qu'on appelle les «prises accessoires». En 2019 les bateaux ayant récupéré des requins mako dans l'océan Atlantique venaient principalement d'Espagne, du Portugal et du Maroc.

Pas de consensus, pas de protection

La même année, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES) avait poussé des gouvernements internationaux à voter une réglementation visant à protéger certaines espèces menacées, dont le requin mako. Cette réglementation n'avait cependant pas mené à une interdiction de pêche, demandée par le Canada, qui a été rejoint cette semaine par la Grande-Bretagne.

Les États-Unis et l'Union européenne ont quant à elles refusé de concert de soutenir cette interdiction, arguant qu'elle ne permettrait pas de mettre fin à la mortalité du mako, principalement victime de captures accidentelles. L'absence de consensus a poussé le comité de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (ICCAT) à repousser toute décision en 2021.

D'après les scientifiques de l'ICCAT, même si la pêche du requin mako cessait immédiatement, il faudrait attendre près de cinquante ans avant que l'espèce se reconstitue.

«L'épuisement des spécimens de mako dans l'Atlantique Nord reste l'une des crises les plus urgentes au monde en matière de conservation des requins, mais l'Union européenne et les États-Unis ont placé les intérêts de la pêche à court terme au-dessus de tout et ont gâché une occasion en or de convenir d'un remède clair et simple», a déclaré Ali Hood, directrice de la conservation de l'ONG de protection animale Shark Trust.

L'ICCAT a recommandé que la pêche de mako soit réduite de 3.000 tonnes par an à 300 afin de permettre à l'espèce de se stabiliser, mais dans la mesure où il s'agit de simples recommandations, rien ne garantit que cela sera suivi d'effets. Les requins mako femelles ne donnent naissance qu'à quatre à vingt-cinq petits tous les trois ans, au terme d'une gestation de quinze à dix-huit mois.

La rela­tion client Sosh

November 28th 2020 at 20:48
By: Éric

Bonjour Sosh

J’écris à la place de mon beau père. Il paye actuel­le­ment 5 € pour un forfait mobile 2 h + 100 Mo.

En réalité il paye bien plus, parce que vous faites quand même payer 50c les 10 Mo hors forfait. Oui, rien que ça est un scan­dale en 2020. Ça s’ap­pelle exploi­ter les plus pauvres.

Soit, on va chan­ger d’offre. Sauf que… ben toutes les offres sont des offres spéciales qu’il ne peut pas sous­crire vu qu’il est déjà abonné. Du coup on appelle, ou plutôt on écrit vu que tout se passe par chat.

Et là, on lui propose de passer à une offre à 9,99 €. Ok, pourquoi pas mais j’ai la présence d’es­prit de deman­der ce que contient l’offre et oh, elle contient… 100 Mo.

Oui, la même chose, pour deux fois le prix actuel, c’est l’offre qu’on lui fait. Bon, il y a des commu­ni­ca­tions illi­mi­tées mais ce n’est pas là dessus qu’il y a du hors forfait. C’était moi au clavier, heureu­se­ment. Mon beau père se serait peut-être laissé avoir à accep­ter la propo­si­tion et payer le double pour aucun chan­ge­ment.

Ok, on recom­mence, quelles offres possibles ? Aucune. Il y a plein d’offres en cours mais toutes sont réser­vées aux nouveaux abon­nés.

Une seule solu­tion : Une option à 5 € pour 2 Go, donc 10 € au total Pour 2,1 Go. Oui, vous avez bien lu. C’est l’unique propo­si­tion, l’unique possi­bi­lité.

Je ne cherche pas forcé­ment à avoir les promo­tions en cours, pas même un truc au niveau de la concur­rence, juste une offre stan­dard un mini­mum honnête. Non, même pas.

Est-ce parce que la date de nais­sance de mon beau père est dans les années 50 que vous cher­chez à l’ar­naquer ainsi ? Je n’ose le penser mais je n’ai pas d’autres expli­ca­tions.

La sororité des Bene Gesserit dans Dune est-elle une revanche des « sorcières » ?

November 28th 2020 at 18:15

Dans cet article issu du mook Dune, dont Numerama est partenaire, Catherine Dufour décrypte l’ordre du Bene Gesserit par le prisme du féminisme. Les femmes de cette sororité fictive sont-elles des « sorcières » au sens mis en avant par Mona Chollet ?

Dune a mis en scène la plus puissante et la plus agaçante sororité de l’histoire de la littérature : l’ordre du Bene Gesserit. Revoyons tout d’abord quelques fondamentaux. Le nom même du Bene Gesserit vient du latin et signifie peu ou prou : « bien se comporter ». L’ordre a été fondé par une femme de la Maison Atréides (ce que nous apprennent les préquelles écrites par Brian Herbert et Kevin J. Anderson), famille régnante dont est issu le principal protagoniste du cycle : Paul, connu plus tard sous le nom de Muad’Dib ; le Héros.

Chaque membre du Bene Gesserit s’entraîne corps et âme pendant des années pour parfaire un éventail de compétences à la fois physiques et psychiques : art du combat, concentration, mémoire, habileté sexuelle et aptitudes sensorielles qui leur aiguisent les cinq sens jusqu’à développer un sens de l’observation digne de Sherlock Holmes. Elles excellent également dans l’art de l’éloquence et maîtrisent ce qu’elles nomment « la Voix », grâce à laquelle elles subjuguent leurs interlocuteurs.

L’ordre des Bene Gesserit met Paul Atréide à l’épreuve avec une boîte délivrant une douleur difficile à surmonter. // Source : Trailer de Dune (Warner)

Enfin, les Bene Gesserit ont un contrôle de leur métabolisme tel qu’elles peuvent se soigner elles-mêmes, détecter les poisons qu’on glisse dans leur soupe et décider de leur fertilité, voire du sexe de leur progéniture. Ces capacités, jointes à un profond esprit de corps et au noyautage systématique des familles dirigeantes, permettent à l’ordre d’exercer un pouvoir politique majeur au sein de l’Imperium, mais un pouvoir qui demeure dans l’ombre, parce qu’il est mis au service de buts internes aussi grandioses qu’obscurs.

Fatalement, des compétences si étonnantes qu’elles côtoient la magie valent à ces femmes d’être qualifiées de sorcières, surtout par leurs ennemis.

Propagatrices de « fake news » religieuses

Les membres du Bene Gesserit sont, dans l’ordre hiérarchique : les Postulantes, les Acolytes, et enfin les Sœurs. Les dirigeantes, elles, sont appelées Révérendes Mères, qui désignent l’une d’entre elles pour être la patronne de l’ordre : la Mère supérieure. Ne se croirait-on pas dans un couvent ? Ou un pensionnat catholique. À l’instar de leurs consœurs chrétiennes, les sœurs du Bene Gesserit ont choisi, pour façade sociale, l’enseignement. Les familles des Grandes Maisons y ont toutes recours pour leurs filles.

Une fois formées, ces jeunes filles de haute naissance deviennent épouses ou concubines dans d’autres familles régnantes, propageant les desseins du Bene Gesserit dans tout l’Imperium. Mais le Bene Gesserit n’agit pas qu’au niveau individuel : il intervient aussi au niveau macro, par exemple en lançant des « fake news » religieuses, des corpus de légendes destinées à influencer des groupes sociaux précis pour réaliser la fameuse Missionaria Protectiva.

Cependant – spoiler –, le Bene Gesserit échouera dans son plus grand projet, qui est aussi le plus secret : la création d’un Kwisatz Haderach, homme supérieur obtenu par sélection génétique. Planifié de longue date par les Révérendes Mères, le Kwisatz Haderach naîtra hors de leur programme, et restera toujours hors de leur contrôle. Son arrivée inopinée une génération plus tôt que prévu représente le point de départ de la saga Dune. La raison ? L’amour que Dame Jessica voue à son mari Léto Atréides la pousse à donner naissance à un fils plutôt qu’à une fille. Quand l’amour d’une femme pour un homme met en échec les plans machiavéliques des femmes, faut-il y voir un triomphe de la liberté individuelle sur l’oppression politique, ou autre chose un peu moins progressiste ?

Le terme « sorcière », que les ennemis du Bene Gesserit utilisent comme un anathème, a connu depuis une sévère revalorisation, notamment par la voix de Mona Chollet, auteure en 2018 du cultissime Sorcières : la puissance invaincue des femmes. Qu’en dit-elle ? « Si vous êtes une femme et que vous osez regarder à l’intérieur de vous-même, alors vous êtes une sorcière. » Sur ce plan, pas de doute, les Bene Gesserit, avec leur sens de l’observation et de l’introspection, sont des sorcières. Mais sur d’autres, carrément moins.

L’ordre se positionne davantage comme un outil de domination que comme un facteur de libération

Pour Mona Chollet, « la sorcière incarne la femme affranchie de toutes les dominations, de toutes les limitations ». Or l’ordre se positionne davantage comme un outil de domination que comme un facteur de libération. Les membres du Bene Gesserit doivent obéir, et l’injonction majeure consiste à se mettre en couple avec un homme haut placé puis à enfanter judicieusement. Là où la journaliste féministe américaine Gloria Steinem affirme qu’elle refuse de se marier parce qu’elle « n’arrive pas à [s]’accoupler en captivité », Dame Jessica gémit interminablement de n’être que la concubine du Duc Léto.

Ainsi, le jour où arrive la Princesse Irulan, vouée pour des raisons politiques à épouser son fils Paul, Jessica glisse à Chani, l’amante de Paul : « Vois donc cette princesse, là-bas, si hautaine, si confiante. On dit qu’elle a des prétentions littéraires. Espérons que cela remplit son existence car elle n’aura que peu de choses en dehors. […] Pense à cela, Chani, pense à cette princesse qui portera le nom mais qui sera moins qu’une concubine, qui ne connaîtra jamais un instant de tendresse avec l’homme auquel elle est liée. Alors que nous, Chani, nous que l’on nomme concubines… l’Histoire nous appellera : épouses. » Bonjour la sororité.

Un orgueil luciférien

Autre zone d’ombre : le Bene Gesserit ne s’intéresse guère aux arpètes, aux mal-nées, bref, aux sans-dents. Fasciné par la haute société, l’ordre est un concentré de ce que nous, en 2020, appelons les « white fem’ » – cette branche vieillotte du féminisme qui ne se préoccupe que des soucis des femmes privilégiées en occultant les combats des autres. Heureusement, les Bene Gesserit ont une qualité immense : leur orgueil luciférien. Enfin des femmes qui ne sont pas accablées par le « syndrome de l’imposteure ». Les sorcières de Frank Herbert se considèrent ni plus ni moinscomme « les bergères de l’humanité ». Ce n’est pas très démocratique mais, s’agissant d’une communauté féminine, c’est féministe.

Jamais le Bene Gesserit n’a l’idée de sortir de l’ombre, ni de réclamer le pouvoir pour ses membres : pour les femmes. L’agacement nous submerge.

Ici, pas d’humilité, pas de mignonitude, pas d’effacement. Les Bene Gesserit veulent le pouvoir, elles le prennent et elles le gardent. Hélas, ce n’est que pour l’offrir au Kwisatz Haderach, cet homme supérieur qui est, eh bien, un homme. Jamais le Bene Gesserit n’a l’idée de sortir de l’ombre, ni de réclamer le pouvoir pour ses membres : pour les femmes. L’agacement nous submerge.

Mais cessons de bouder notre plaisir. Comme le dit judicieusement Étienne Augé dans son article « Cinquante ans après sa sortie, il est temps de (re) lire Dune » : « Il faut surtout se concentrer sur la formidable analyse de la religion que Herbert fournit, notamment avec la Missionaria Protectiva, le bras armé du Bene Gesserit, chargé d’implanter des superstitions qui se transformeront en prophéties autoréalisatrices. Herbert démontre comment la religion peut être exploitée à des fins politiques […]. La science-fiction possède cette capacité de faire réfléchir en avertissant des dangers qui menacent notre monde à court et long terme. »

Le mook Dune est en librairies depuis le 19 novembre 2020, aux éditions L’Atalante et aux éditions Leha. Prix : 22,50 euros. 256 pages. 

La suite en vidéo

TousAntiCovid franchit les 10 millions de téléchargements, en comptant aussi StopCovid

November 28th 2020 at 17:19

TousAntiCovid a franchi la barre des 10 millions de téléchargements (enregistrements nets). La nouvelle application française pour le traçage des contacts rencontre un bien meilleur succès que StopCovid. Mais son utilité dans la gestion sanitaire reste à constater.

Qu’il est loin le temps où StopCovid avait péniblement atteint la barre des 2,5 millions de téléchargements en presque cinq mois d’activité. La « nouvelle » application qui a pris le relais depuis le 22 octobre, TousAntiCovid, aura réussi à faire bien mieux dans un délai beaucoup plus court. À peine plus d’un mois après, la barre des 10 millions d’activations vient d’être franchie, le 28 novembre.

C’est le Premier ministre, Jean Castex, qui a annoncé la nouvelle sur Twitter. « 10 millions de téléchargements : plus d’un Français sur six a déjà installé TousAntiCovid ! », s’est-il félicité, avant d’inviter le reste de la population à télécharger aussi l’application mobile. « C’est un maillon essentiel de notre stratégie pour nous protéger et protéger nos proches », a-t-il fait valoir.

Quelques écrans présentant les services de TousAntiCovid. // Source : App Store

Ces 10 millions de téléchargements constituent en fait le nombre de personnes qui ont téléchargé et activé l’application — TousAntiCovid parle d’enregistrements nets. Il faut toutefois souligner une subtilité : ces statistiques incluent aussi les téléchargements qui sont survenus du temps de StopCovid, dont la carrière a débuté le 2 juin. Dès lors, la part de TousAntiCovid ne représente « que » 7,5 millions environ.

Cette répartition entre StopCovid et TousAntiCovid doit être lue avec prudence, car l’audience finale de StopCovid n’est pas très claire. Les dernières indications sur son nombre de téléchargements datent  de fin juillet — même si elle semble ne pas avoir vraiment bougé depuis, à en croire un rapport daté de septembre du comité de contrôle et de liaison Covid-19.

Un succès bien supérieur à StopCovid

Il n’empêche que la carrière opérationnelle de TousAntiCovid est bien meilleure que celle de StopCovid. La nouvelle version de l’application de traçage des contacts a connu un meilleur démarrage que sa prédécesseure, signe à la fois d’une plus grande acceptabilité de l’outil auprès des personnes hésitantes ou circonspectes, mais aussi d’une visibilité accrue auprès de celles et ceux qui n’en avaient pas entendu parler.

Le bon démarrage de TousAntiCovid est à mettre sur le compte de plusieurs facteurs, dont la curiosité pour cette nouvelle application (les différences sont en fait minces), et le fait que la situation sanitaire soit préoccupante en France, et que la communication officielle a fait de TousAntiCovid un geste barrière officiel, en plus de la présence de statistiques sur l’épidémie de coronavirus.

L’ajout de services périphériques a aussi beaucoup contribué à son succès : en effet, il est possible de générer des attestations de sortie dans TousAntiCovid (les autres alternatives demeurent toujours valides), d’obtenir des actualités sur la maladie, de visualiser l’état de l’épidémie en France, mais aussi de connaître la situation plus près de chez soi, à l’échelon régional ou départemental, et de rappeler les gestes barrières.

L’application permet d’obtenir des informations sanitaires au niveau local.

Si le gouvernement se félicite de l’accueil bien plus chaleureux que le public a réservé à TousAntiCovid, une grande discrétion est aujourd’hui observée sur les désinstallations. Cette statistique n’est pas mentionnée dans l’application. Concernant StopCovid, elle a été évaluée à 700 000. TousAntiCovid y est aussi forcément confrontée, mais il est impossible d’estimer actuellement l’ampleur du désintérêt pour ce programme.

Outre les téléchargements, l’application renseigne d’autres chiffres clés : le nombre de personnes notifiées par l’application, le nombre de cas de Covid-19 déclarés dans l’application, ainsi qu’une série de données épidémiologiques : les nouveaux cas, la tension des réanimations, le nombre de patients en réanimation, les nouvelles arrivées, le R effectif, le taux d’incidence, le taux de positivité et les cas positifs à J-3.

Cela étant, l’application souffre toujours d’un certain nombre de limites.Le fonctionnement demeure imparfait, notamment sur iOS, du fait de certaines limites et faiblesses du signal sans fil — il s’agit d’une liaison Bluetooth entre deux smartphones — qui calcule la proximité entre deux personnes selon des critères de temps et de distance (ceux-ci ont été révisés fin novembre).

Par ailleurs, l‘application n’est toujours pas compatible avec les autres apps de contact tracing en Europe. L’isolement de la France sur ce terrain fait qu’il y a un énorme trou dans la raquette pour l’interopérabilité et, par conséquent, pour le suivi des personnes malades et le signalement au public entre pays de l’Union européenne. C’est un souci pour le suivi transfrontalier. L’Europe, d’ailleurs, le regrette.

Le but de l’exécutif est d’ atteindre le seuil des 15 millions, comme le répète souvent Cédric O, le secrétaire d’État en charge du numérique. Cela correspondra à 20 % de la population et, selon les modèles de l’INSERM, cela aura alors un « impact extrêmement significatif en termes de ralentissement de la propagation de l’épidémie ». Voilà pour la théorie. En pratique, cela reste à vérifier.

Bientôt 10M d’utilisateurs de #TousAntiCovid mais @cedric_o vise au moins 15M, pourquoi ? #TechCo pic.twitter.com/VQOffzKUlD

— Sébastien Couasnon (@SCouasnonBFM) November 20, 2020

Un impact sanitaire qui reste à démontrer

Mais au-delà des chiffres et de ce qu’ils recouvrent, la vraie question sera de savoir si cette nouvelle version de l’application de contact tracing aura une efficacité épidémiologique — car c’est là le vrai enjeu de TousAntiCovid : qu’elle serve à épauler les brigades sanitaires dans la remontée des chaînes de contamination. Or jusqu’à présent, le choix de mobiliser des outils high tech n’a pas été décisif, en Europe du moins. Et cela, même pour des apps qui ont été téléchargées des millions de fois.

Pour avoir un tel impact, l’application TousAntiCovid doit être utilisée correctement en temps et en heure. Or, comme nous l’avions déjà fait remarquer du temps de StopCovid, il y a une ribambelle de conditions préalables à respecter pour que ce traçage des contacts numérique fonctionne. Par exemple, il faut avoir un smartphone. Tout bêtement. Or, il y a en France une personne sur quatre qui n’en a pas.

L’efficacité du  contact tracing par des outils numériques reste à démontrer dans le  cadre de la stratégie sanitaire. // Source : Claire Braikeh pour Numerama

Jusqu’à présent, la proximité avec un tiers est validée quand la distance est d’un mètre ou moins et pendant 15 min — mais de nouveaux critères ont été annoncés : les personnes restées « à une distance inférieure ou égale à 1 mètre pendant 5 min  » d’un usager déclaré positif au Covid-19. et celles restées « à une distance supérieure à 1 mètre et inférieure ou égale à 2 mètres pendant 15 min » d’un usager malade.

Et surtout : quels sont les scénarios dans lesquels ces critères sont validés le plus souvent ? Sans doute ceux qui impliquent des proches, c’est-à-dire les personnes avec qui l’on vit sous le même toit. Or, à quoi sert ici l’application mobile ? Si l’on se découvre malade, c’est de vive voix que l’on annoncera sa situation, ou peut-être par coup de fil, par mail ou même via un message sur les réseaux sociaux.

Par ailleurs, si vous avez été testé positif au coronavirus, l’usage de l’application ne suffira pas pour aider à faire du traçage de contacts (et à rien si vous installez TousAntiCovid juste pour vous déclarer positif au Covid-19). Vous devrez aussi prévenir l’Assurance Maladie, qui fait du traçage des contacts plus artisanal, par téléphone, via un fichier séparé. Dès lors, le rôle sanitaire de l’application est encore plus restreint.

Mais au moins, il peut vous faire avoir un burger moins cher.

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Comment récupérer et télécharger un extrait d’une vidéo YouTube ?

November 28th 2020 at 16:10

Il y a une vidéo sur YouTube dont vous voudriez télécharger un extrait ? Ou bien vous voudriez prendre un passage d'une vidéo que vous avez sur votre ordinateur ? Alors peut-être est-ce du côté de Streamable que vous devriez regarder.

Vous savez sans doute déjà qu’il existe des outils pour télécharger en intégralité des vidéos hébergées sur YouTube. On trouve en particulier des modules complémentaires pour navigateur web ainsi que des services dédiés accessibles en ligne. Il existe même des sites qui convertissent des clips en fichier musical, au grand dam des maisons de disques, qui n’apprécient pas cette mode du stream ripping.

Mais quid du cas où il ne vous faut qu’un extrait d’une vidéo, et non sa totalité ? Peut-être étiez-vous du genre à télécharger quand même toute la vidéo puis à ouvrir un logiciel quelconque de montage vidéo. Ou alors utilisiez-vous les réglages du lecteur multimédia VLC pour découper le passage de votre choix. Il y a pourtant beaucoup plus simple : c’est ce que montre le site Streamable.

Comment prendre un extrait d’une vidéo sur YouTube

Le service est simple à prendre en main : il suffit de coller dans le champ adéquat l’URL menant à la page de la vidéo (YouTube et Vimeo sont pris en charge, mais pas Dailymotion). Cela déclenche l’apparition de réglages permettant de définir à quel moment l’extrait commence et quand il doit finir. Deux possibilités sont données : l’utilisation de la barre de défilement ou le remplissage manuel des temps.

Pendant l’édition de la vidéo, vous pouvez couper le son de celle-ci, pour ne pas que cela vous casse les oreilles pendant que vous tâtonnez à trouver le meilleur moment pour le début ou la fin de votre extrait. Vous pouvez aussi procéder à un recadrage de la vidéo si vous voulez vous centrer sur un élément précis ou si vous voulez alléger le poids de votre extrait en évacuant tout ce qui est superflu.

Une fois l’extrait généré selon vos exigences, une nouvelle page s’affiche avec la vidéo et les différentes options que Streamable met à votre disposition. // Source : Capture d’écran Streamable

Il est à noter que les extraits peuvent être larges : dans nos quelques essais, nous avons pu recréer des vidéos complètes dont la durée atteint dix minutes, en se calant juste au début et à la fin de la vidéo. Au-delà, ce n’est pas possible : il faut s’abonner à la version payante de Streamable, qui donne accès à des fonctionnalités additionnelles (pas de limite de poids ou de durée, support de la 4K, réglages en plus…).

Streamable permet aussi de traiter des vidéos que vous avez localement sur votre disque dur. Il suffit de les envoyer sur le serveur, si votre connexion est suffisamment robuste pour les envoyer rapidement. Streamable dispose d’une politique de confidentialité ainsi que de conditions d’utilisation — il est judicieux de les consulter avant d’envoyer quoi que ce soit, surtout si vous voulez éditer des contenus privés.

Une fois l’extrait généré, le service fournit, d’une part, la possibilité de retoucher à la vidéo si vous voulez la modifier une nouvelle fois. Il est aussi proposé de l’inclure sur un site via un code d’intégration. D’autres paramètres sont fournis : des statistiques de vues, la mise à jour de la vignette d’aperçu, une option de suppression ou encore le choix dans le degré de confidentialité de la vidéo.

La suite en vidéo

SaGa Frontier Remastered announced for PS4, Switch, PC, iOS, and Android

November 28th 2020 at 16:12
PCPS4SmartphoneSwitch

SaGa Frontier Remastered announced for PS4, Switch, PC, iOS, and Android

Due out in summer 2021 worldwide.

1 hour ago0 Comment0

SaGa Frontier Remastered

Square Enix has announced SaGa Frontier Remastered for PlayStation 4, Switch, PC (Steam), iOS, and Android. It will launch digitally in summer 2021 worldwide.

Saga Frontier first launched for PlayStation in July 1997 in Japan, followed by March 1998 in North America.

Here is an overview of the game, via Square Enix:

The 1998 PlayStation classic is back: SaGa Frontier is being remastered for PlayStation 4, Nintendo Switch, Steam, iOS, and Android—launching in summer 2021!

The team of eight have returned—now with Fuse added as a playable character!

Choose your favorite character and embark on your own unique journey.

Each of the eight characters have different goals and endings. Your choices will affect how events unfold using the Free-Form Scenario System. This in-depth system will allow you to manipulate and expand a story all your own.

Challenge yourself in nail-biting battles by using “glimmer” as well as learning new skills such as the ability to fire consecutive special attacks from multiple team members

With beautiful graphics, as well as the addition of new events and features, SaGa Frontier Remastered is an experience not to be missed!

The Japanese official website offers the following further details:

  • Eighth Playable Character Fuse Added – A story for new protagonist Fuse has been added. This can be unlocked by clearing the stories of the other seven protagonists. The story is handled by SaGa series general director Akitoshi Kawazu and game writer / novelist Benny Matsuyama, with new music by composer Kenji Ito.
    • Fuse is a member of IRPO, the Regions’ organization for the maintenance of public order. His real name is Lostar, but he was given the nickname “Crazy Fuse” because of the way he goes out of control when he loses his temper. Although known for his problematic behavior, he has a strong sense of duty as a patrolman and his natural perception and decisiveness have given him a high rate of criminal arrests. Even today, he is investigating incidents throughout the Regions.
  • Missing Events Implemented – There were some events in Asellus’ story that were not implemented in the original release. By implementing those events, you can get enjoy Asellus’ story to the fullest extent.
  • Remastered with Beautiful Graphics and Useful Features – The game’s image remains unchanged, but the graphics quality has been enhanced. Characters, backgrounds, and monsters have all been made in high-resolution, and menus have been revamped to be more user-friendly. Quality-of-life features like 2x speed have also been added.

Watch the announcement trailer below.

English

Japanese

Use the coupon code "GEMATSU" for 5% off.

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Comment concilier militantisme et carrière professionnelle?

November 28th 2020 at 15:55

Un activisme trop voyant peut mettre en péril des opportunités de carrière, mais faut-il renoncer à s'engager pour autant?

Temps de lecture: 3 min — Repéré sur BBC

Jusqu'à présent, Ariane Ollier-Malaterre avait pour habitude de conseiller à ses étudiant·es de rester prudent·es en évitant de poster sur les réseaux sociaux des «contenus sensibles», qui pourraient susciter la polémique, et freiner certaines opportunités de carrière. Mais récemment, elle a changé de discours: «Désormais, j'ai le sentiment que tout est devenu politique, y compris le fait de ne rien partager. Il est de plus en plus difficile d'être neutre», remarque celle qui enseigne le management à l'Université du Québec à Montréal.

Du mouvement Black Lives Matter qui a réveillé les États-Unis après l'assassinat de Georges Floyd aux protestations contre les violences policières en France, en passant par les révoltes prodémocratie de Hong Kong ou les manifestations contre les violences faites aux femmes, l'année 2020 a été marqué par de gros mouvements sociaux qui ont bien montré que ne pas prendre position, c'est déjà prendre position.

Préserver son image pro

Pour autant, le militantisme affiché reste un point sensible dans l'évolution d'une carrière professionnelle. Plusieurs études démontrent qu'un activisme non filtré peut avoir un impact négatif sur cette dernière.

«Tout au long du processus de sélection des employés, il s'agit d'essayer de comprendre qui vous êtes: vos capacités, vos caractéristiques de personnalité, vos valeurs, explique Michael J. Tews, co-auteur d'une étude menée sur le sujet par des chercheurs et chercheuses de l'Université d'État de Pennsylvanie. Donc, quand je vous verrai, en tant qu'employeur, être fort en gueule, extrême et clivant, je vous verrai comme antagoniste plutôt qu'agréable. Et cela s'oppose vraiment à l'harmonie qu'on attend sur un lieu de travail.»

Si les travailleurs et travailleuses militent depuis des années, l'essor des réseaux sociaux a en partie rebattu les cartes, en modifiant la temporalité du militantisme et son écho. Les relations que les gens entretiennent sur leur lieu de travail avec leurs collègues et leur direction a elle aussi évolué au fil du temps. Alors que les baby-boomers étaient traditionnellement plus attachés à l'idée d'une loyauté envers l'entreprise, les générations suivantes ont peu à peu privilégié l'authenticité, et accordent une plus grande importance à leur sens civique et leurs convictions, qu'elles sont moins susceptibles de réprimer.

Tandis que de grosses entreprises comme Amazon, Netflix ou Pokémon ont officiellement exprimé leur soutien aux questions de justice sociale dans le contexte des revendications menées par le mouvement Black Lives Matter, de nombreuses boîtes demeurent plus frileuses sur les prises de position publiques, et certaines éditent leurs chartes déontologiques d'un devoir de réserve des employé·es. C'est par exemple le cas de la BBC, qui a publié fin octobre 2020 un nouveau guide censé encadrer les engagements de ses journalistes afin de garantir leur «impartialité» sur des «sujets controversés» –ce qui n'a pas manqué de susciter des remous.

«Je pense que les gens veulent surtout que tout le monde soit très homogène sur le lieu de travail. Même lorsque [les entreprises] valorisent la diversité, c'est dans le cadre de certains paramètres», nuance Michael J. Tews.

Comment élever sa voix?

Savoir quoi dire ou ne pas dire en évitant des retombées professionnelles devient souvent un exercice d'équilibriste. Dans les cas où la frontière entre expression privée et professionnelle est plus floue, cet équilibre peut être d'autant plus difficile à trouver, et dangereux, en témoigne le récent renvoi de l'humoriste Sébastien Thoen, licencié par Canal+ à la suite d'un sketch qui parodiait les discours d'extrême droite régulièrement tenus dans l'émission de CNews «L'Heure des pros».

Alors comment prévenir les préjudices à l'embauche ou à la promotion, tout en restant fidèle à son activisme? Dans la mesure où de nombreuses et nombreux recruteurs ont désormais pour réflexe de googler le nom des candidat·es sans se limiter à leur profil LinkedIn, l'un des premiers réflexes à avoir serait de veiller à régler les paramètres de confidentialité de ses profils sur les réseaux sociaux au niveau le plus élevé.

Dans le cas où vous souhaiteriez garder une visibilité et ne pas restreindre l'accès public à votre profil, plusieurs chercheurs et chercheuses conseillent de privilégier le partage de bonnes nouvelles face aux mauvaises.

Ariane Ollier-Malaterre rappelle quant à elle qu'il faut également garder en tête que les prises à parti vieillissent, plus ou moins bien: «Vos opinions politiques peuvent changer. Donc si vous partagez quelque chose qui est de tel ou tel côté aujourd'hui, et que votre position évolue par la suite, vous laissez des traces qui persisteront dans dix, quinze ou vingt ans.» L'histoire ne manque pas de vieux cadavres ressurgis du passé pour ruiner des carrières ou mettre à jour des contradictions embarrassantes.

Par revers, assumer son activisme sans auto-censure peut permettre de trouver une boîte qui corresponde à ses valeurs et favorise une entente sur le long terme, en évacuant la crainte du faux-pas périlleux.

L'usage d'un pseudonyme sur les réseaux sociaux est enfin l'une des solutions les plus susceptibles de ménager chèvre et chou, permettant de vivre son militantisme comme on l'entend tout en préservant sa vie professionnelle et ses obligations subséquentes. Souvent décrié comme étant un paravent pour les harceleurs ou les prêcheurs de haine, le pseudonymat ne permet certes pas d'échapper à la loi, mais protège d'éventuelles représailles professionnelles. S'il vous retire la gloire de vos saillies, il vous rendra au moins votre liberté d'expression.

#Flock surveille vos infox #Libéré

November 21st 2020 at 13:38

#Flock surveille vos infox #Libéré

On a vécu le lancement de WoW Shadowlands : alors, c’était mieux avant ?

November 28th 2020 at 14:15

Nous étions présents à minuit le mardi 24 novembre pour le lancement de la 8e extension de World of Warcraft, Shadowlands. Nous attendions de l'épique, de l'effervescence, et sûrement des lags. Voici le déroulé de notre soirée.

Le lancement d’une extension de World Of Warcraft, c’est toujours un moment spécial. C’est le top départ d’un mois avec plus d’une dizaine d’heures de jeu par jour pour les joueurs professionnels. C’est la découverte d’un nouveau continent, d’un nouvel univers sonore, d’une touche de nouveauté après 16 ans de World of Warcraft.

Si l’aspect « massivement multijoueur » du plus célèbre des MMORPG doit apparaître à un moment, c’est bien celui-ci. Et d’ailleurs, des milliers de joueurs posent des congés pour ne pas manquer l’événement.

Trois envoyés spéciaux. Si vous trouvez l’habile jeu de mots du nom du nain, on vous envoie 15 po par la poste en jeu. // Source : Capture Numerama

À l’occasion du lancement de la 8e extension du jeu, Shadowlands, le 24 novembre à minuit, Numerama avait dépêché non pas un, non pas deux, mais bien trois journalistes en Azeroth. Rien que pour vous, lectrices et lecteurs (et non pas car nous attendions l’extension depuis trois mois.)

22h00 : la peur de la file d’attente

Première connexion, nous ne voulons pas risquer notre place sur les serveurs du jeu. À la suite de la dernière mise à jour majeure avant Shadowlands, déployée en octobre, nous n’avions pratiquement pas pu nous connecter au jeu deux soirs d’affilée. Pire, même le service Battle Net, qui regroupe tous les jeux Blizzard, avait sauté. Alors cette fois nous prenons les devants.

À notre grande surprise, non seulement le jeu fonctionne de façon fluide, sans lag, mais en plus nous n’avons pas à passer par une liste d’attente pour nous connecter. Un joueur vétéran de notre guilde nous souffle : «  Ça fait quelques extensions maintenant que Blizzard gère correctement le premier soir  ».

23h30 : la capitale s’agite

Nous essayons de voir d’où démarrera la quête qui nous mènera en Ombreterre. Pour l’extension précédente, Battle For Azeroth, le départ se faisait depuis la capitale de faction. Mais depuis trois semaines, nous affrontons les troupes du Fléau (squelettes, abominations et autres goules) à la Couronne de Glace, une zone de la troisième extension de WoW, en Norfendre. Sans que personne ne nous réponde clairement, nous comprenons que c’est bien à Hurlevent, la capitale de l’Alliance, que ça se passera.

Sur le canal de discussion, l’ambiance est plutôt à la plaisanterie. Ceux qui cherchent où débutera l’extension ne parviennent pas à avoir une réponse sérieuse. « J’ai la quête, il suffit de se déconnecter et de se reconnecter », ment un plaisantin. De notre côté, nous branchons la chaîne Twitch de Zerator, un célèbre streamer français qui a construit un projet de guilde avec d’autres vidéastes, afin de faire partie des premiers à s’attaquer au contenu de haut niveau. Il semble se diriger vers la place en contrebas du donjon. Nous y allons également.

23h50 : toujours pas de lag ? !

La petite place commence à grouiller de monde. Si vous n’êtes pas familier avec le jeu, ou que vous n’avez plus joué depuis longtemps, World Of Warcraft propose aujourd’hui 11 races jouables par faction (Gnome, Nain, Elfe de la Nuit…), et 12 classes (Guerrier, Mage, Moine…). Résultat : il existe une véritable diversité de combinaisons. Et ce n’est pas tout : chaque joueur autour de nous a sorti sa plus belle — ou sa plus rare — monture, parmi les plus de 400 en jeu.

Les joueurs piétinent d’impatience. // Source : Capture d’écran Numerama

Nous assistons donc à un véritable festival de couleurs autour de la petite fontaine, au sol comme dans les airs. Étonnamment, les joueurs sont plutôt silencieux sur le chat écrit en jeu. Comme nous, ils sont sûrement sur Discord ou un autre serveur vocal avec leurs compagnons d’aventure.

Malgré l’affluence, la fluidité du jeu ne ralentit pas d’un brin. Près de la fontaine, une zone invisible au sol fait tomber les joueurs de leur monture : la quête commencera sûrement ici. Depuis quelques années maintenant, Blizzard mets des protections anti-montures, afin que les joueurs puissent interagir avec l’élément (un portail, un personnage non joueur…) correctement. Il évite ainsi que des chenapans sortent leur Yach ou leur Mammouth le plus imposant pour en bloquer l’accès.

00h00 : AAAAAAAAAAH

Minuit sonne à la cathédrale de Hurlevent. Une quête s’affiche dans notre journal, tandis qu’un personnage non joueur (PNJ) apparaît pour ouvrir un portail. C’est le top départ tant attendu !

Le PNJ apparaît pour ouvrir un portail : c’est le top départ. // Source : Capture d’écran Numerama

Nous acceptions la quête et nous nous engouffrons dans le portail, qui nous mène à la Couronne de glace. Sur ses trois dernières extensions, Blizzard scénarise l’arrivée sur le nouveau continent ou monde. Shadowlands n’échappe pas à la règle. Nous suivons une suite de quêtes linéaire, mais particulièrement épique, avec de nombreuses lignes de dialogue et la participation de personnages importants de l’univers.

Ce système a deux avantages. D’un côté, il permet de poser les grands enjeux de l’extension, et de permettre aux joueurs de prendre part à des missions en petit groupe avec les héros du jeu. De l’autre côté, il permet de « zoner les joueurs », c’est-à-dire de répartir le flux de personnages en plusieurs petites instances, ce qui permet d’éviter une surcharge et donc les lags et autres déconnexions. À la suite du scénario d’introduction, ce zonage disparaît, et un système de quête plus classique apparaît.

Le scénario d’introduction est épique, mais on se sent un peu seuls. // Source : Capture d’écran Numerama

00h30 : où sont les joueurs ?

Au bout d’un peu plus d’une demi-heure, nous arrivons à la capitale de l’Ombreterre, Oribos. Ces premiers pas sur l’extension étaient agréables : le jeu s’est encore amélioré côté graphisme, l’architecture des lieux est inédite sur World Of Warcraft, et nous avons déjà croisé le Geôlier, le grand méchant de l’extension.

Reste une question, qui traduit une déception : où sont les joueurs ? Où est la marrée de personnages qui rend les quêtes presque infaisables ? Nous gardons un souvenir vibrant de nos premiers pas en Norfendre, de la carte grouillant de prêtres, de voleurs et de chasseurs ; des quêtes infinissables, car trop de personnes essayaient de les faire ; des lags dus à la population trop élevée. Quelque part, on peut regretter, de façon nostalgique, la gestion non optimale des débuts d’extension. C’est cette même nostalgie, celle du côté « massivement multijoueur » de World of Warcraft qui a poussé certains joueurs à revenir sur la version Classic. Quitte à perdre des années d’optimisations techniques.

Le saviez-vous ? Il n’y a pas de lit à Oribos. // Source : Capture d’écran Numerama.

Avec Shadowlands, Blizzard a réussi le lancement d’un jeu en 2020 : fluide, sans accroc. Mais nous regrettons presque les galères d’antan, même si elles nous auraient sûrement fait grogner.

La suite en vidéo

TousAntiCovid : le gouvernement change sa manière de tracer les contacts

November 28th 2020 at 12:21

L'application de traçage de contact TousAntiCovid va modifier ses critères de distance. Dans les faits, cela pourrait augmenter le nombre de contacts enregistrés entre deux smartphones, et donc potentiellement augmenter le nombre de notifications envoyées après un cas positif. Reste le problème du Bluetooth, qui est une technologie imprécise sans une complète garantie d'efficacité.

TousAntiCovid, l’application de traçage de contact du gouvernement, va changer une partie importante de son fonctionnement : les critères de distance justifiant qu’une personne peut être cas contact. Jusqu’à présent, un utilisateur de TousAntiCovid était enregistré comme “cas contact” d’une autre personne s’il était resté pendant plus de 15 minutes à moins d’un mètre d’un autre utilisateur déclaré positif au Covid-19.

Dorénavant, les critères de distance changent. TousAntiCovid préviendra :

  • Les personnes restées « à une distance inférieure ou égale à un mètre pendant cinq minutes » d’un utilisateur de l’application déclaré positif au Covid-19.
  • Les personnes restées « à une distance supérieure à un mètre et inférieure ou égale à deux mètres pendant quinze minutes » d’un utilisateur de TousAntiCovid positif au Covid-19.

Le changement a été décidé par un arrêté du ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran, publié dans le Journal Officiel le 28 novembre. L’arrêté rentrera en vigueur dès le dimanche 29 novembre, jour où le changement de fonctionnement de TousAntiCovid sera effectif.

Le traçage des contacts de TousAntiCovid et celui de l’Assurance Maladie sont séparés. // Source : App Store

Qu’est ce que ça change ?

En principe, c’est un changement très important de l’application et de ses critères de fonctionnement. Régulièrement critiquée pour le nombre très faible de notifications envoyées et pour son fonctionnement difficile sur iPhone, l’application reste peu activée, et le nombre de téléchargements stagne, proche de la barre des 10 millions, après avoir connu une belle augmentation grâce au passage de StopCovid à TousAntiCovid. Pourtant, le changement de critère de distance entre utilisateurs ne devrait pas changer grand-chose dans les faits.

En effet, le Bluetooth, la technologie utilisée pour détecter les téléphones alentour, n’est pas très fiable pour mesurer les distances. Dans les faits, il n’est pas sûr que le Bluetooth réussisse à faire la différence entre un téléphone à moins d’un mètre, ou un téléphone à plus d’un mètre. Cédric O, le secrétaire d’État chargé du Numérique, reconnaissait d’ailleurs ce manque de précision dès le mois de mai. Lors d’une audition à l’Assemblée Nationale, il expliquait aux députés que les tests effectués montrent « que nous captons entre 75 et 80 % des gens à proximité, soit à moins d’un mètre. Nous disons un mètre, mais avec le Bluetooth, ce sera peut-être 80 centimètres ou 1 mètre 20 ».

L’application de cette mise à jour de l’application s’avère techniquement difficilement faisable. Dans le meilleur des cas, elle ne changera pas grand chose au fonctionnement de l’application, mais elle pourrait toutefois permettre d’enregister plus de contacts qu’elle ne le fait aujourd’hui — et donc augmenter le nombre de notifications envoyées en cas de personne déclarée positive. Mais il est toujours possible qu’elle n’arrive pas bien à enregistrer un utilisateur, même s’il est resté à moins d’un mètre d’une personne positive au Covid-19 pendant 5 minutes, et ainsi ne pas le prévenir qu’il est cas contact.

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Bavette à l’échalote, un plat de bistrot

November 28th 2020 at 10:40
Bavette à l'échalote

Bavette à l’échalote

La bavette à l’échalote est pour moi le plat de bistrot par excellence. J’ai mis longtemps à aimer la bavette. Je n’étais pas particulièrement fan de ses fibres, longues. Et puis maintenant j’adore. Les goûts changent. Cette recette est vraiment facile à faire et délicieuse. A servir avec des frites ou des pommes sarladaises, trop bon.

Pour 4 personnes :

  • 4 bavettes de boeuf ( chacune pesant 150 à 200 g)
  • 15 g de beurre
  • 2 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • 4 belles échalotes
  • 150 ml de vin rouge
  • 2 cuillères à soupe de vinaigre balsamique
  • 30 g de beurre
  • 1 bonne pincée de poivre
  • 1 cuillère à soupe de persil plat ciselé.

Epluchez et ciselez finement les échalotes.

Mettez 15 g de beurre et 2 cuillères à soupe d’huile à chauffer à feu vif dans une poêle. Quand c’est bien chaud, faites-y saisir les bavettes 2 minutes d’un côté puis 2 minutes de l’autre, toujours à feu vif pour une cuisson saignante. Si vous préférez plus cuit, laissez 3 minutes de chaque côté.

Réservez dans une assiette sous un papier aluminium pour ne pas qu’elles refroidissent. Mettez les échalotes dans la poêle où était la viande, ajoutez une pincée de sel et laissez-les cuire à feu assez vif pendant 3 à 4 minutes.

Echalotes
Echalotes
Echalotes ciselées
Echalotes ciselées
Echalotes colorées
Echalotes colorées

Elles doivent dorer. Réservez dans un bol, couvert d’un film pour ne pas qu’elles refroidissent. Versez toujours dans la même poêle le vin rouge et le vinaigre balsamique pour déglacer. Mélangez pour bien décoller les sucs puis ajoutez 30 g de beurre pour lier la sauce. Vous mélangez bien jusqu’à ce qu’il soit fondu et que la sauce ait légèrement épaissi. Remettez dans la poêle la viande tranchée en lamelles en suivant bien le sens des fibres. Recouvrez de lamelles d’échalotes, poivrez généreusement et saupoudrez d’un peu de persil ciselé.

Bavette à l'échalote

Bavette à l’échalote

Succulent !

Square Enix reconnaît que Marvel’s Avengers s’est mal vendu, mais n’abandonne pas le jeu

November 28th 2020 at 10:32

Le jeu Marvel's Avengers, qui était attendu comme l'un des blockbusters de la rentrée 2020, n'a pas atteint les ventes espérées. Square Enix ne compte cependant pas le laisser complètement tomber.

« Les ventes de Marvel’s Avengers ont été plus basses que ce que nous avions anticipé ». Début novembre, lors d’une réunion avec les investisseurs dont le compte rendu vient de paraître, Yosuke Matsuda, le président de Square Enix, lâchait cette simple phrase comme un aveu. « Le segment HD Games a enregistré des pertes, notamment parce qu’on nous n’avons pas pu amortir les frais de développement du jeu », a-t-il également précisé. « Nous espérons pouvoir compenser au deuxième semestre en proposant du contenu supplémentaire, pour faire repartir les ventes ».

La nouvelle n’est pas exactement une surprise pour les joueurs. Malgré un mode solo génial mais trop court, Marvel’s Avengers a dès le début fait face à des obstacles dans son mode multijoueur. Des missions trop répétitives, peu de nouveau contenu, et trop de bugs pas assez rapidement corrigés ont eu vite raison de la patience des joueurs. Et malgré de très bonnes ventes aux États-Unis à son lancement, depuis, le mode multijoueur de Marvel’s Avengers est déserté. Au point que l’expérience pouvait devenir frustrante pour le peu de joueurs présents : le matchmaking pouvait prendre jusqu’à 30 minutes, un mois à peine après sa sortie.

Marvel’s Avengers // Source : Square Enix

Square Enix n’abandonne pas le jeu

Après la présentation des résultats financiers de l’entreprise, Yosuke Matsuda a longuement répondu aux questions des investisseurs, qui ont également été retranscrites. Beaucoup de questions portent sur les faibles ventes de Marvel’s Avengers, et sur les pertes engendrées. On apprend ainsi que le segment HD Games a enregistré près de 56 millions d’euros de perte lors du deuxième trimestre 2020, des pertes en partie dues au jeu. « En plus des coûts de production de Marvel’s Avengers, nous avons lancé une grosse campagne de publicité, afin de rattraper le retard pris par l’équipe marketing pendant la pandémie de Covid-19  », a expliqué le président de Square Enix. Cependant, le groupe n’a pas l’intention de laisser tomber le jeu, et compte continuer d’investir dedans. « Notre priorité est de travailler pour augmenter ses ventes, et améliorer sa rentabilité ». « Nous avions préparé beaucoup de choses en amont du lancement, mais il y a des aspects que nous n’avons pas su anticiper », a reconnu Yosuke Matsuda. « Nous avons appris de nos erreurs, et comptons utiliser ce savoir dans les prochains développements du jeu ».

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#On-Off : Ma sélection de films pour un confinement réussi ! (2ème partie)

November 28th 2020 at 12:56

Confinement en nombre de jours ressentis : 694.

L’occasion pour moi de poursuivre ma mission. Si toi aussi, tu veux refaire ta culture cinématographique et que tu as déjà regardé tous les films de ma première sélection… pas de panique ! En voici une deuxième !

Des classiques intemporels :

Les Évadés, de Franck Darabont. (Netflix)

Resté pendant longtemps numéro 1 sur Allociné, difficile de croire aujourd’hui que ce film fut un échec commercial à sa sortie en 1994…

 

Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain, de Jean-Pierre Jeunet. (Netflix)

Le 3 Septembre 1973, à 18 heures 28 minutes et 32 secondes, un spermatozoïde pourvu d’un chromosome X appartenant à M. Raphael Poulain se détachait du peloton pour atteindre un ovule appartenant à Mme Poulain, née Amandine Fouet. 9 mois plus tard naissait…

 

Edward aux Mains d’Argent, de Tim Burton. (Disney +)

Sorti en 1990, ce film marque la première collaboration entre Tim Burton et son acteur fétiche : Johnny Depp. Aux allures de conte de Noël, ce chef d’oeuvre sous-entend également des thèmes plus dramatiques comme la solitude, la différence et l’acceptation de soi.

 

Shutter Island, de Martin Scorsese. (Netflix & OCS)

Pour apprécier pleinement le talent et la mise en scène de Martin Scorsese, je vous conseille de le regarder deux fois. Mais rassurez-vous, vous ne verrez pas le même film.

 

Des Films d’Animation :

J’ai Perdu Mon Corps, de Jeremy Clapin. (Canal +)

Qui a dit que les films d’animation n’étaient réservés qu’aux enfants ?

 

Les Nouveaux Héros, de Don Hall et Chris William. ( Disney +)

Quand le monde de Disney rencontre l’univers Marvel, ça donne l’un des personnages de fiction les plus attachants : Baymax.

 

Jack & la Mécanique du Coeur, de Mathias Malzieu & Stéphane Berla. (Netflix)

Venez découvrir le monde formidable de Mathias Malzieu, écrivain, musicien et réalisateur français, à travers ce film musical rempli de poésie. Comme le héros, Jack, vous risquez d’être touché en plein coeur.

 

Vice Versa, de Peter Docter & Ronaldo Del Carmen. (Disney +)

Gérer ses émotions n’est pas forcément la chose la plus facile pour une petite fille de 11 ans. Encore plus quand, celles-ci sèment la zizanie dans notre tour de contrôle intérieure.

 

Des Sujets Sérieux :

Lola Vers La Mer, de Laurent Micheli. (OCS)

Avant de s’appeler Lola, elle était un garçon. Forcée de renouer le dialogue avec son père qui n’accepte pas ce changement, ils vont traverser ensemble une épreuve qui les mènera sur le chemin de l’acceptation. Grâce à un duo d’acteur d’une justesse implacable entre Mya Bollaers et Benoit Magimel, ce film met, avant tout, en lumière l’amour d’un parent qui va au delà des choix de son enfant.

 

A Voix Haute, de Ladj Ly & Stephane Freitas. (Netflix)

Quand on donne la parole aux jeunes de banlieue, ça laisse place à de grands discours.

 

Vice, de Adam Mckay. (Ciné +)

Ce biopic retrace l’ascension politique de Dick Cheney au poste de vice président de Georges W. Bush. Homme de l’ombre, il va réussir à prendre le contrôle des armées américaines et devenir l’un des hommes les plus puissants du monde. Performance incroyable de Christian Bale (comme toujours) qui a du prendre plus de 15kg pour incarner au mieux ce rôle.

 

Nevada, de Laure De Clermont-Tonerre. (Canal +)

Calmer la violence d’un homme par le contact des chevaux sauvages, c’est ce qui fait toute la beauté de ce film.

 

Les films préférés de la rédac :

 

Le film de Nolwenn : Libre & Assoupi, de Benjamin Guedj. 

Parce qu’on peut entendre une de mes répliques préférées : “J’ai une passion pour le mot slip. Il est magnifique ce mot, écrit dans une phrase, il la rend joyeuse et musicale.”

 

Le film de Lola : Le Cercle Littéraire de Guernesey, de Mike Newell. 

C’est l’adaptation du livre d’Annie Barrows et Mary Ann Shaffer : Le Cercle Littéraire des Amateurs d’Epluchures de Patate de Guernesey. L’histoire se déroule en 1946 dans laquelle on suit une jeune autrice en quête d’inspiration. Sa curiosité va l’emmener à la rencontre des membres d’un club littéraire mystérieux et découvrir l’histoire de l’ile de Guernesey sous l’occupation.

 

Le film de Brice : Une Nuit En Enfer, de Robert Rodriguez. 

Un de mes films doudou ! Tarantino à l’écriture, Robert Rodriguez à la réalisation. Pas le meilleur film ni de l’un ni de l’autre, mais l’équilibre parfait des deux. Un casting 3 étoiles jusque dans ses seconds rôles, pour suivre la cavale des frères Guecko après un braquage qui tourne mal.

Le film de Julien : Lord Of War, d’Andrew Niccol. 

Ce film, inspiré de faits réels, raconte l’histoire d’un migrant ukrainien vivant à New York dans les années 80. Sur fond de guerre froide, il va réussir à se faire une place dans le trafic d’armes à travers le monde. La chute du bloc soviétique pourrait même jouer en sa faveur afin de devenir le seigneur de guerre. Le trio Nicolas Cage, Jared Leto et Ethan Hawke ne laisse aucun répit aux spectateurs dans ce film qui nous apprend une leçon de vie à travers la mort.

 

Bon film ! 🎬

 

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Le talent, ça n’existe pas

November 28th 2020 at 12:54
By: Julch

Le talent. Il vous est sûrement déjà arrivé d’en manquer, ou alors des fois vous avez affirmé que votre prouesse était due à votre talent. Vous admirez certaines personnes, qu’elles soient sportives, artistes ou entrepreneuses, car tout de même elles ont un sacré talent. Elles accomplissent des choses avec un tel talent qu’il vous serait impossible d’en faire autant. Moi je crois que parler de talent (dans le bon sens comme dans le mauvais), n’est au final qu’un prétexte. En réalité, le talent, ça n’existe pas.

 

Le talent, ça n’existe pas

Jacques Brel. Un sacré monsieur ! Il a écrit et interprété parmi les plus belles chansons de l’histoire de la chanson française. Il s’est aussi essayé à faire l’acteur. Et il a également raconté des choses, lors d’interviews. Des réflexions sur sa pensée. Des fois c’était de sacrés conneries, mais parfois c’était intéressant, inspirant. Pour faire tout ça, me diriez-vous, il devait être assez talentueux. Alors en fait, pas vraiment, puisque d’après ses dires, il est convaincu d’une chose : le talent, ça n’existe pas.

« Le talent, ça n’existe pas. Le talent, c’est d’avoir l’envie de faire quelque chose. […] Et je crois qu’avoir envie de réaliser un rêve, c’est le talent. Et tout le restant c’est de la sueur, c’est de la transpiration, c’est de la discipline. »

Alors, je sais, vous allez me dire : « il est bien mignon le petit là, il nous cite le bon vieux Jacky, il nous dit que le talent ça n’existe pas. Mais moi j’en connais des gens avec du talent, j’en connais même qui avait un talent inné, ils étaient fait pour ça. Alors qu’est-ce qu’il nous raconte ? ».

Le terme de « talent », on l’utilise à tort et à travers pour ne rien dire et tout dire. On s’en sert pour se justifier lorsqu’on ne se savait pas à la hauteur, après un échec. On s’en sert en fausse modestie lorsqu’on a fait mieux que les autres. On s’en sert pour féliciter ce qu’on qualifie « d’exploit » l’accomplissement d’un autre, qui nous semble à des années-lumière de ce qu’on est en mesure de réaliser. A chaque fois, on utilise ce terme comme un prétexte. J’ai même tendance à croire que quand on l’utilise, en quelque sorte on se ment, on se dévalorise soi-même sur ses aptitudes.

 

Comment on devient bon à quelque chose alors ?

En réalité, on est tous capable de réaliser des choses qui nous donneront satisfaction. Et vous n’avez pas nécessairement besoin de talent. Il y a juste une sorte de « processus » avec différentes étapes. Et c’est là que l’on a tendance à utiliser le terme de talent pour se justifier, car ces étapes possèdent leur lot d’inégalités. C’est sûrement cruel, mais c’est comme ça, on n’y peut rien. Certains facteurs ne dépendent pas de nous et sont donc complètement incontrôlables.

 

Qu’on me donne l’envie !

Chacun est unique, nous avons tous construit nos personnalités, et nous l’avons associé à des passions, des choses qui nous animent, des choses que l’on aime faire. Alors, parfois, ces passions naissent de notre environnement : du milieu dans lequel on a grandi, de l’éducation que l’on a reçu, de l’hérédité ? A l’inverse, il y a des passions qui ne naissent que de nous-même, sans influence aucune. Des fois même, on peut ne se rendre compte que sur le tard de ce qui nous anime, de ce qui est important pour nous, de nos besoins.

voiture d'enfant sur piste

Ensuite, à un moment, on a cette révélation que, ce qui nous plaît, on a envie de le faire évoluer. On veut progresser, s’améliorer, devenir compétitif. Pour ça, on a besoin d’une petite étincelle que l’on appelle l’envie. L’envie de faire quelque chose. Le passage entre l’envie de s’améliorer et le fait de s’y mettre vraiment, c’est un fossé immense. Selon les personnes, ça peut demander un travail personnel énorme. Oui, car il faut savoir se convaincre : il faut croire en soi, se faire confiance, se dire qu’on en est capable, avoir le courage. Mais vous êtes une personne extraordinaire, vous pouvez le faire.

En revanche (ce serait trop simple sinon), cette motivation, elle peut fluctuer. Parce qu’à un moment on aura l’impression de ne pas y arriver, ou qu’on y arrivera jamais. Parfois, c’est juste que l’on a la flemme. Ce n’est pas grave, vous avez le droit, vous n’êtes pas obligé d’être constamment productif, vous pouvez même commencer quelque chose que vous ne finirez probablement jamais.

 

Viser la Lune, ça me fait pas peur !

Bref, vous aimez faire quelque chose, et vous avez la motivation pour être le meilleur. Là vient le chemin le plus long, celui du travail. On ne devient pas sportif de haut niveau, musicien virtuose ou je ne sais quoi d’autre sans travail. Croire que ceux qu’on admire sont arrivés là grâce à leur talent, c’est sûrement faux. S’ils sont arrivés à un tel niveau, c’est au prix d’un travail ardu et de longue durée, avec probablement des échecs mais aussi des sacrifices. Il faut donc s’investir, y mettre de l’énergie, afin de travailler et progresser. Le seul problème, c’est que la courbe de progression ne dépend pas que de vous. Il n’y a pas d’égalité des chances, les facteurs qui influent sont inégaux : le temps, l’argent, les contacts.

whiplash
Miles Teller & J.K. Simmons dans Whiplash, de Damien Chazelle

Au début, nos rêves d’enfants nous amenaient à croire au meilleur (et c’est bien, c’est doux le rêve). Bon, plus on avance, et plus la réalité nous rattrape, malheureusement. Etre au plus haut niveau, ce n’est pas donné à tout le monde. Vous n’en êtes pas vraiment responsables, ce sont les facteurs extérieurs qui, finalement, prennent une part plus importante malgré votre bonne volonté.

Alors, que faire ? Abandonner et se morfondre ?

Vous le pouvez, bien évidemment. Mais ce que je vous conseille davantage, c’est de vous retourner légèrement pour regarder ce que vous avez accompli. Je crois, que globalement, vous y verrez des choses satisfaisantes, des choses dont vous pouvez être fier. L’accomplissement est avant tout personnel, vous n’avez pas besoin de vous comparer aux meilleurs. Vous connaissez tout le travail accompli pour arriver à ce résultat. Ce résultat peut même être un échec, soyez-en fier, car vous aurez au moins eu l’audace d’essayer.

 

Le talent dans tout ça ?

Vous avez fait des choses, vous avez essayé, vous n’êtes peut-être pas arrivé au niveau que vous souhaitiez à la base. Vous aurez au moins amélioré vos aptitudes, compétences, dans ce que vous aimez. Mais au final, vous n’avez pas eu besoin de talent. En même temps, dirais-je, c’est normal, puisque le talent n’existe pas.

En tout cas, rien ne vous empêche et vous pourrez continuer à utiliser le mot talent si vous le souhaitez, ça permettra de vous justifier le fait de ne pas être au plus haut niveau, car vous n’aviez pas le temps argent contacts talent des meilleurs. Et si un jour vous êtes meilleurs que d’autres sur quelque chose que vous aimez, ce sera à cause de votre travail talent.

 

Pour terminer cet article, je vais vous présenter un bel exemple (qui m’a inspiré à écrire sur ce sujet soit dit en passant).

Quand j'étais petite je rêvais de devenir une artiste reconnue.

Aujourd'hui je me rend compte qu'il me manque un tout petit truc pour y arriver :

Le talent.

— Miss Augine (@MissAugine) October 7, 2020

Et bien @MissAugine, en voilà un bien beau prétexte. Tu ne remplis peut-être pas les stades, tu ne passes peut-être pas au JT, peut-être que l’on ne te reconnaît pas dans la rue, mais ce n’est pas une raison de te sous-estimer.

Tu as accompli de belles prouesses artistiques, à commencer par la création de La Fléministe. Et aussi, tu excelles dans pas mal d’autres domaines artistiques : l’écriture, la danse, les podcasts, l’humour… Tu es donc une artiste, non ?

Et ensuite, puisque je te reconnais en tant qu’artiste, ça suffit à faire de toi une artiste reconnue, non, vous êtes d’accord avec moi ?

Bref, ce n’est pas une question de talent, c’est une question d’envie, de travail et d’audace.

Soyez comme @MissAugine,

Croivez en vos rêves.

 

 

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Les seniors sur TikTok !

November 28th 2020 at 12:52
By: Camille

TikTok, c’est LA plateforme permettant de créer et de partager de courtes vidéos, de 3 à 60 secondes regroupant 800 millions d’utilisateurs actifs dans le monde. Play-back sur les chansons du moment, sketchs, challenges, chorégraphies… La créativité ne manque pas sur ce réseau social, principalement utilisé par la nouvelle génération.

Mais ça, c’était avant. En moins de 18 mois, le nombre d’utilisateurs adultes a été multiplié par 5,5 ! Les utilisateurs ont pu apprécier l’arrivée d’un nouveau public : les seniors !  Habituellement peu connus pour leurs prouesses virtuelles, ils s’amusent et cartonnent dans des courtes vidéos, parfois accompagnés de leurs enfants et petit-enfants.

Pour vous aujourd’hui, j’ai sélectionné quelques comptes coup de coeur de cette génération, qui prouve qu’il n’y a pas d’âge pour s’éclater sur les réseaux sociaux.

 

@grandadjoe1933 a découvert ce réseau social grâce à sa petite-fille durant le confinement. Aujourd’hui, sa bonne humeur est contagieuse et son TikTok compte presque 3 millions d’abonnés. Joe adore suivre les dernières tendances, et réagir à de nombreuses vidéos grâce au mode duo de TikTok

Traduction: les transitions sont incroyables sur TikTok

 

Jane Richards, la mamie plus connue sous le pseudo @jebandjane, a ouvert un compte avec son petit-fils ! Tous deux ont une vraie complicité dans les vidéos qu’ils partagent avec leur communauté de plus de 289 000 d’abonnés. Jane est la reine du second degrés et a un sens de l’humour piquant !

Traduction : Moi essayant de pirater le stimulateur cardiaque de mon mari pour l’éteindre après qu’il m’ait traitée d’antiquité

 

La senior @its_j_dog annonce la couleur dans sa bio “J’ai 88 ans et j’ai certainement plus de followers que toi.” Jenny Krupa est hilarante, et s’amuse à partager à ses 2 millions d’abonnés son quotidien, accompagnée parfois de son mari.

Traduction: Moi appelant mon ami souffrant de démence pour la troisième fois cette année pour lui dire qu’il me doit 500 dollars. 

 

Les rois du dancefloor-maison, ce sont eux! @Granmacca embarque son mari dans des vidéos rythmées où ils reproduisent les derniers challenges et nous faisant partager leur passion pour la danse. Et toujours avec des tenues assorties s’il vous plait !

 

@Eliseetmamie, ce sont les aventures de mamie Janine, capturées par sa petite-fille Elise. Avec ses 82 printemps, cette mamie française a su toucher le coeur des internautes et comptabilise 37k likes en moins d’une journée !

 

Je vous laisse, mamie doit m’apprendre la dernière chorégraphie.

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La petite histoire des chengyu

November 28th 2020 at 12:51
By: S.

Aux personnes novices ou versées dans la langue chinoise, avez-vous déjà entendu parler des chengyu ? Dans cet article, nous vous proposons une petite introduction à la culture chinoise par le biais des proverbes … ou presque, puisque le terme chengyu est intraduisible en français! On utilise alors celui de locutions idiomatiques quadrisyllabiques, expression assez technique pour signifier une chose somme toute très simple : ces quatre syllabes renferment une petite histoire dotée d’une morale. Un peu comme les fables de La Fontaine, mais sans fromage.

L’origine des chengyu

Remontant jusqu’au IIIe siècle avant J.C., les chengyu représentent un aspect essentiel de la culture chinoise traditionnelle. On les retrouvera dans de nombreux ouvrages classiques de la Chine ancienne, tels que le livre des Song, ou le Livre des Documents. À ce jour, il existe plus de 50 000 expressions idiomatiques, et si le nombre peut paraître étourdissant, sachez que chaque chengyu est unique. D’une part pour son format : majoritairement composé de quatre caractères, ce choix s’impose pour une raison pratique, celui de la mémorisation. Mais il est aussi esthétique, la langue chinoise repose sur un besoin de symétrie, de rythme, elle évite toutes dissonances. Cette unicité provient enfin du contenu des proverbes. Chaque proverbe, bien qu’il se présente comme une expression quadrisyllabique, recèle une petite fable. Ces histoires, connues de tous les natifs, sont partie intégrante du langage quotidien.

Découvrons ensemble deux chengyu de la langue chinoise (pour impressionner lors des dîners mondains).

Celui qui « ajouta des pattes au serpent » – 画蛇添足 huàshé tiānzú

 

Cette histoire nous vient du royaume de Chu, puissance hégémonique du IIe siècle av. J.C., écrasée par l’armée de celui qui deviendra le premier empereur de Chine. Un homme riche, vivant au pays de Chu, invita quelques personnes à l’aider dans son travail. Une fois la besogne terminée, il les récompensa en leur achetant un pichet d’alcool. Le pichet fut si petit que les invités ne purent chacun boire que quelques gorgées. Les hommes décidèrent alors de mettre le pichet en jeu à l’occasion d’une compétition : le premier finissant un dessin de serpent gagnera le prix. Tous armés d’un bâton, ils commencèrent à dessiner à même le sol.

Zhang finit son dessin le premier. En regardant les autres concurrents, plein de fierté, il pensa alors : « J’ai encore le temps d’ajouter des pattes au serpent ! ». Pendant qu’il dessinait des pattes, il ne s’attendait pas à ce que Li crie : « J’ai fini, je suis le premier, vous devez donc me donner le pichet ! ». Zhang, maintenant inquiet, mentionna qu’il était le premier à terminer son dessin. Li, regardant le serpent de Zhang, lui répondit : « Nous avions dit qu’il fallait dessiner un serpent, or un serpent n’a pas de pattes. Puisque tu lui as ajouté des pattes, ce n’est donc pas un serpent. Je peux alors boire le pichet ! ».

Moralité de l’histoire : Si vous faites du zèle, on dira de vous que vous « ajoutez des pattes au serpent » !

L’histoire du paysan qui « tira les jeunes pousses de riz pour les faire grandir » – 揠苗助长 yàmiáo zhùzhang 

Faisons un saut dans le temps jusqu’à la dynastie des Song, du XIe au XIIIe siècle. Durant cette période, un homme cultivait le riz dans un champ, non loin de sa maison. Voyant ses plants pousser très lentement, il fit part de ses inquiétudes à sa femme. Celle-ci lui conseilla alors de bien traiter les plantes, et de les laisser pousser à leur rythme. Il suivit le conseil de sa femme à la lettre et se mit à l’ouvrage. Les jours passèrent mais les plants de riz ne grandirent pas plus vite. En à peine un mois, ils ne poussèrent que de quelques centimètres. En colère face au temps perdu, le paysan décida de profiter de la nuit pour tirer les jeunes plants de riz afin d’en accélérer la croissance.

Le matin venu, il rentra chez lui et dit fièrement à sa femme que les pousses de riz avaient enfin grandi. Très étonnée, la femme sortit rapidement pour vérifier les dires de son mari. Quelle ne fût pas sa surprise quand elle vit que le soleil avait brulé les jeunes plants de riz encore trop jeunes pour résister à son feu !

Moralité de l’histoire : Forcer la nature pour réussir rapidement ne vous mènera qu’au résultat inverse !

 

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