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Today — September 17th 2019Your RSS feeds

One Piece: World Seeker DLC Episode 2 ‘Where Justice Lies’ launches September 20

One Piece: World Seeker‘s second downloadable content episode “Where Justice Lies” will launch on September 20, Bandai Namco announced. In “Where Justice Lies,” players take on the role of Sabo. One Piece: World Seeker is available now for PlayStation 4, Xbox One, and PC. Watch a new trailer below.

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Party platformer Button Button Up! coming to Switch on September 26

Party platformer Button Button Up!, which first launched for PC (Steam) on August 9, is coming to Switch via the Nintendo Shop on September 26, publisher Circle Entertainment and developer Centrosphere Games announced. It will cost $10.79 / €10.79 for the first week of release, before changing to a standard price of $11.99 / €11.99. […]

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Le Deal du Jour : le SSD de 1 To passe sous les 100 euros chez Sandisk

- - Tech

Le bon plan du jour : le SSD de 1 To coûte désormais moins de 100 euros chez Sandisk. De quoi donner un coup de jeune à votre PC ou votre PS4.

Chaque jour, la rédaction sélectionne pour vous un bon plan repéré sur le web, qui a un rapport direct avec notre ligne éditoriale.

Les SSD sont toujours l’option la moins onéreuse et la plus simple pour donner un coup de jeune à votre ordinateur ou un coup de boost à votre PS4. Le SSD Plus de Sandisk, d’une capacité de 1 To est disponible à 99,95 euros sur Amazon. Moins de 10 cts le Go donc, qu’il est loin de le temps où les SSD étaient inabordables.

Pour mieux comprendre l’offre

  • Qu’est-ce que ce SSD a de particulier ? 

Assez peu de choses, ce disque est très classique : 1 To de mémoire Type « TLC », légèrement de meilleure qualité que la QLC que l’on trouve sur d’autres disques un peu moins chers. En pratique cela veut dire que ce disque est adapté à une utilisation quotidienne dans votre PC ou votre PS4.

Toutefois, si vous effectuez de nombreux cycles d’écriture chaque jour, il pourra trouver ses limites au bout de quelques années. Les débits en lecture et écriture tournent autour de 500 Mo/s.

  • Dans quelles machines puis-je l’utiliser ? 

Toutes celles que disposent d’un connecteur S-ATA. C’est-à-dire à peu près tous les ordinateurs de bureau, votre PS4 et dans certains cas votre ordinateur portable. Oubliez les ultrabook, leur mémoire est soit dans un format différent (m2), soit soudée à la carte mère.

Les liens de cet article sont affiliés : si vous trouvez votre bonheur grâce à nous, nous touchons une petite commission. On vous explique tout ici.

SIM Swap : Orange, SFR et Bouygues Telecom s’allient pour éviter les fraudes

Orange, SFR et Bouygues Telecom proposent une solution pour limiter les risques de fraude exploitant la technique de l'échange de cartes SIM, ou SIM Swap.

Orange, SFR et Bouygues Telecom s’unissent contre le « SIM Swapping ». Ce mardi 17 septembre, l’Association Française pour le développement des services et usages Multimédias Multi-opérateurs (AFMM) annonce « l’arrivée d’une solution commune » dans l’hexagone pour contrer ce mécanisme de fraude et ainsi « renforcer la fiabilité des systèmes d’authentification ».

Concrètement, la solution imaginée par les membres de l’AFMM (Free Mobile n’en est pas membre) consiste à permettre aux fournisseurs de service en ligne — comme un réseau social, un service bancaire ou un site de commerce électronique, par exemple — de « savoir si la carte SIM [du client] a été changée récemment » et, le cas échéant, de déterminer une solution de sécurité plus adaptée.

carte sim
DeclanTM

SIM Swap, la technique de l’échange de cartes SIM

En effet, le « SIM Swapping », ou « échange de cartes SIM », est une fraude qui consiste à usurper l’identité du titulaire de la ligne de téléphonie mobile en faisant croire à l’opérateur que la carte SIM a été perdue, volée ou endommagée. Le fraudeur demande alors que l’on porte le numéro associé à la bonne carte SIM vers une autre, en sa possession. Il peut alors recevoir les appels et les SMS de sa cible.

Cette méthode a été récemment mise en lumière lorsque le compte de Jack Dorsey, le fondateur de Twitter, a été détourné de cette façon. Cette technique constitue de fait le point faible de l’authentification à deux facteurs reposant sur le SMS (qui demande le mot de passe puis envoi un SMS sur le numéro de téléphone associé au compte), qui est de plus en plus délaissée pour des authentifications alternatives.

smartphone
Les fournisseurs de service en ligne seront prévenus en cas de changement récent de carte SIM. // Source : E1N7E

Mais avec la contre-mesure de l’AFMM, les services en ligne pourront «  mieux juger le risque que représenterait une authentification  » basée sur la carte SIM. à savoir l’envoi d’un code par SMS pour valider la connexion à un compte, après avoir entré son mot de passe. « Si la carte SIM est considérée trop récente une autre méthode d’authentification pourra toujours être proposée à l’internaute ou mobinaute ».

Bien qu’il soit heureux que les opérateurs planchent sur une solution pour neutraliser le SIM Swapping, l’AFMM rappelle que le contournement des procédures d’identification du client mises en place par les opérateurs de téléphonie mobile est « marginal » en France. Le rapport annuel 2017 de l’observatoire de la sécurité des moyens de paiement, publié par la Banque de France, est en outre en recul.

Le OPPO Reno 10x Zoom est moins cher sur Bouygues Télécom avec le forfait Sensation 70 Go

La rentrée est une bonne occasion pour changer de smartphone. Le OPPO Reno 10x Zoom est actuellement en promotion sur Bouygues Télécom pour toute souscription au forfait Sensation 70 Go sur deux ans.

C’est presque une habitude pour OPPO désormais : créer la surprise avec des innovations très originales. L’OPPO Find X était l’un des premiers smartphones coulissants, laissant apparaître la caméra frontale dès que le mécanisme s’activait.

Le OPPO Reno 10x Zoom, sorti en juin, est le dernier fleuron du groupe chinois, et propose des fonctionnalités premium qui se démarquent de la concurrence. Il est aujourd’hui possible d’acheter ce smartphone en promotion sur le site de Bouygues Télécom et ce, jusqu’au 22 septembre.

Un smartphone à la pointe

La première chose qui frappe lorsque l’on voit le OPPO Reno 10x Zoom, c’est son écran. Il est grand (6,6 pouces), il est beau (avec sa dalle AMOLED) mais surtout il a des bordures fines et il n’est nullement découpé par une encoche ou autre poinçon.

Pour loger les capteurs frontaux, OPPO a inventé un ingénieux système « d’aileron de requin » mécanique qui rentre et sort du châssis du téléphone pour faire apparaître, rapidement, le capteur photo frontal. Effet garanti.

L’aileron du OPPO Reno 10x Zoom // Source : Léa Hamadi pour Numerama

À l’arrière du téléphone, on retrouve un triple capteur photo qui est désormais monnaie courante sur les appareils haut de gamme. Mais sur le OPPO Reno 10x Zoom — comme son nom l’indique –, le dernier capteur est un téléobjectif périscopique permettant un zoom hybride x10 avec très peu de perte de qualité d’image. Il propose également un zoom optique x5, déjà très impressionnant, et sans perte cette fois.

Le triple capteur photo arrière du OPPO Reno 10x Zoom // Source : Frandroid

Pour le reste des caractéristiques, c’est du costaud. Le OPPO Reno 10x Zoom intègre le processeur Snapdragon 855 couplé avec 8 Go de RAM, un duo à toute épreuve. L’autonomie est également excellente, grâce à une batterie de 4065 mAh et une charge rapide à 20 Watts.

OPPO Reno 10x Zoom en promotion sur Bouygues Télécom

Sorti au mois de juin, le OPPO Reno 10x Zoom voit son prix baisser pour la rentrée de Bouygues Télécom. Il bénéficie d’une remise immédiate de 70 euros pour tout abonnement au Forfait Sensation 70 Go en entrant le code OPPO70 lors de la commande. Une réduction qui fait tomber le prix d’achat du téléphone à 189,90 euros, avec un étalement de paiement de 8 euros par mois pendant 24 mois. Et pour un euro seulement, le casque JBL T450 BT d’une valeur de 50 euros s’ajoute à votre panier.

Le Forfait Sensation 70 Go est l’une des offres les plus complètes de Bouygues Télécom. Il est au prix de 30,99 euros la première année, puis 45,99 euros les douze mois suivants. Voici ce qu’il contient :

  • Appels, SMS et MMS illimités en France métropolitaine ainsi que vers les DOM.
  • 70 Go de données mobiles à utiliser chaque mois.
  • En Europe, les appels, SMS et MMS sont illimités. Une enveloppe mensuelle de 30 Go de data est aussi comprise.

Le Forfait Sensation 70 Go propose gratuitement certains services, comme un accès premium à L’Équipe ou au service LeKiosk pour lire la presse depuis un smartphone ou une tablette.

Il est également bon de noter que pour toute souscription au Forfait Sensation 70 Go, Bouygues Télécom vous permet de profiter d’une seconde carte SIM dédiée exclusivement aux données mobiles, qu’il est possible d’insérer dans une tablette ou un routeur 4G par exemple.

Peacock : le concurrent de Netflix et Disney+ promet un reboot de Battlestar Galactica

Le service de SVOD de NBCUniversal s'appellera Peacock. Il profitera, entre autres, du catalogue de la chaîne NBC, des films d'Universal et de séries originales portées par des grands noms de séries.

Et un de plus dans la course ! NBCUniversal a dévoilé de nombreuses informations sur Peacock, son futur service de vidéo à la demande par abonnement (SVOD) qui sera lancé en avril 2020 avec « plus de 15 000 heures de contenus », selon le communiqué du 17 septembre repris par The Verge.

On ne sait pas encore si la plateforme sera disponible partout dans le monde (comme Apple TV+) ou d’abord disponible aux États-Unis avant d’être étendue à d’autres régions (comme Disney+ qui sera d’abord ans 5 pays à partir du 12 novembre). Il est toutefois plus probable que le déploiement soit progressif.

Peacock, le future service de SVOD de NBCUniversal

Un remake de Battlestar Galactica dans les cartons

Le groupe NBCUniversal avait déjà fait parler de lui au début de l’été alors qu’il a chapardé les droits de diffusion américains de The Office à Netflix, acceptant de dépenser plus que lui (100 millions de dollars par an pendant 5 ans) pour s’assurer que la série soit disponible sur sa future plateforme outre Atlantique.

NBCUniversal a également donné les noms de deux showrunners qui créeront des séries originales pour sa plateforme, comme Sam Esmail (Mr Robot) et Mike Schur. Esmail sera en charge (et la tâche ne sera pas aisée) de rebooter la série de SF culte Battlestar Galactica.

Battlestar Galactica

Mike Schur n’est pas n’importe qui dans le monde des séries : il a participé à l’adaptation américaine de The Office (avec le succès que l’on connaît aujourd’hui), puis a co-créé et produit plusieurs séries comiques qui ont connu un immense succès, comme Parks and Recreation, Brooklyn Nine-Nine et The Good Place. Toutes sont connues pour leur ton bien particulier, mélange équilibré entre humour sarcastique et bienveillance. Toutes ont également été diffusées à la télévision linéaire entre 2005 et 2019 sur NBC.

On ne sait pas encore combien de séries de NBC seront disponibles sur la future plateforme (tout dépend de qui les diffuse actuellement, et pour combien de temps les droits courent), mais il semble évident que Pecock va tout faire pour les récupérer.

Au niveau des films, Peacock sera également censé avoir «  des blockbusters et des films reconnus par la critique d’Universal Pictures, Focus Features, DreamWorks Animation, Illumination et des plus gros studios hollywoodien », prévient le communiqué.

Aucun tarif n’a encore été annoncé.

Pourquoi Orange s’oppose à Free et Bouygues Telecom sur la future attribution de la 5G

Orange est en désaccord total avec Free et Bouygues Telecom sur la future attribution de la 5G. Alors que les deux opérateurs affirment qu'ils vont souffrir à cause du processus retenu par le régulateur, Orange, lui, affirme que la procédure est très bien pensée.

Les conditions d’attribution de la 5G en France divisent profondément les opérateurs. Là où Bouygues Telecom et Free tempêtent contre le processus imaginé par le régulateur des télécoms pour distribuer des fréquences, Orange ne comprend pas l’emballement de ses compétiteurs. Au contraire, l’opérateur historique juge le cadre imaginé par l’Arcep tout à fait bien pensé.

« Je comprends la position de Free et Bouygues Telecom mais mathématiquement, les arguments avancés sont faux. Ce modèle en deux étapes est bien meilleur que le précédent où nous commencions tous à zéro et où nous étions dans des enchères permanentes pour acquérir les dix premiers mégahertz », a déclaré le 16 septembre Fabienne Dulac, la patronne d’Orange France, citée par ZDNet.

Fabienne Dulac
Fabienne Dulac, en novembre 2018. // Source : Les Echos

Double mécanisme d’attribution

Cette procédure mixte, qui porte sur les fréquences de la bande 3 490 – 3 800 GHz (dite 3,5 GHz), puisque c’est la première qui sera mobilisée pour l’ultra haut débit mobile, a été détaillée le 15 juillet par l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep). Une consultation publique, qui s’est achevée le 4 septembre, s’en est suivie. Les arbitrages finaux sont prochainement attendus.

Dans le détail, le cadre prévoit deux étapes : la première permet jusqu’à quatre opérateurs d’acquérir chacun un bloc de fréquences d’au moins 40 MHz à un prix fixe, dont le montant sera déterminé par le gouvernement. En échange, les opérateurs — qui seront Orange, Free Mobile, SFR et Bouygues Telecom — doivent respecter divers engagements, sur le rythme et l’étendue de la couverture réseau par exemple.

La seconde étape servira à dispatcher les fréquences restantes selon un système d’enchères, par blocs de 10 MHz. Ici aussi, le prix initial sera fixée par l’exécutif. Afin d’éviter le cas de figure amenant un opérateur ayant de gros moyens financiers à rafler presque tout, le régulateur a prévu un plafond par candidat : aucun d’entre eux ne pourra repartir avec plus de 100 MHz de fréquences 5G.

Garder des sous pour investir dans les réseaux

Pour Orange, « ce modèle a la vertu d’éviter la surenchère qu’on a pu observer en Italie ou en Allemagne et de nous prémunir contre une explosion des prix ». Dans ces deux pays, les enchères ont atteint des proportions hors normes, de plus de 6,5 milliards d’euros à chaque fois. Une aubaine pour les caisses de l’État, mais qui réduit mécaniquement la capacité des opérateurs à investir dans le réseau.

C’est justement sur ce point que rebondit Fabienne Dulac. « On est dans une logique où le gouvernement et l’Arcep ont entendu le fait que les opérateurs sont plutôt engagés à déployer leurs réseaux plus rapidement et à mettre plus de dépenses d’investissement pour aller plus vite dans ce déploiement, mais moins dans les enchères ». Un peu comme le New Deal Mobile, en somme

5G
La 5G va faire ses débuts en France en 2020. // Source : Kārlis Dambrāns

« C’est un modèle extrêmement sain qui a été proposé, qui est au contraire plus vertueux que ce que nous avons pu voir en Allemagne ou en Italie ou que les précédents que nous avons connu en France. Après, qu’il y ait une bataille entre un lot de base de 40 ou de 60 MHz, chacun défend son intérêt pour s’offrir un maximum de fréquences pour un moindre prix, mais c’est pour moi du détail au vu de l’enjeu global », conclut-elle.

Pour sa part, le président de l’Arcep s’efforce de prendre de la hauteur par rapport à la polémique. L’intéressé a rappelé sur France Inter, le 14 septembre, que son institution a par le passé été accusée « de faire la courte échelle à Free ou d’autres ». Sous-entendu : il est ironique de voir maintenant Free se fondre dans la peau de l’accusateur. Et d’affirmer que l’Arcep est un « arbitre neutre » et « impartial ».

D’ailleurs, le régulateur s’est livré à un exercice assez inédit : le 6 septembre, il a convié plus de 20 représentants des autorités nationales de 15 États membres de l’Union européenne pour recueillir leurs réactions sur son plan d’attribution des fréquences. Si les observations de ses pairs sont satisfaisantes, l’Arcep aura un argument de poids à faire valoir si les critiques persistent.

Le processus des enchères sur la #5G avantage @orange et @SFR, accuse @Xavier75 ? "Nous sommes un arbitre neutre, impartial. Ce qui nous intéresse est l'intérêt des Français", rétorque @sorianotech président @Arcep #Narretepasleco @franceinter pic.twitter.com/gpD2RV9gnt

— Alexandra Bensaid (@Alex_Bensaid) September 14, 2019

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🎸'Singing in the rain' performance at Motocultor Festival
📅 August 17th 2019, France 📷 www.leonorananke.com - ask before sharing and no crop thanks.

@decapitatedband @sirvogg @rasta_decapitated @hubertwiecek @eugeneryabchenko @motocultorfestival #decapitated #deathmetal #polishdeathmetal #motocultor #motocultor2019 #heavymetal #spheresofmadness #motherwar #rain #concertphotography #musicfestival

iPad Pro (2018), iPad Air, iPad (2019)… : quelles sont les différences entre les tablettes Apple ?

- - Tech

La gamme Apple n'a jamais été aussi fournie côté tablettes tactiles. Aujourd'hui, vous pouvez hésiter entre un iPad mini, un iPad dévoilé en même temps que les iPhone 11 et un nouvel iPad Pro décliné en deux versions. Numerama vous accompagne dans votre choix, en plusieurs questions.

Le 27 mars 2018, Apple a introduit sa 6e génération d’iPad, remplacée en septembre 2019 par un modèle présenté en même temps que les iPhone 11. Le 30 octobre 2018, la firme avait dévoilé ses nouveaux iPad Pro qui changent complètement la manière de concevoir une tablette iPad — notamment via l’USB-C. Pendant un temps, les iPad de précédente génération étaient resté au catalogue : ils ont été éliminés de l’Apple Store à la rentrée 2019, pour plus de clarté.

La gamme, simplifiée, se décline donc ainsi :

Faisons d’emblée un petit tour des caractéristiques.

 Comparatif iPad Pro (2018) iPad (2019) iPad Air (2019) iPad mini (2019)
Écran 11 ou 12,9 pouces 10,2 pouces 10,5 pouces 8 pouces
Résolution 2 388 x 1 668 px
2 732 x 2 048 px
2 160 x 1 620 px 2 224 x 1 668 px 2 048 x 1 536 px
ProMotion 120 Hz Oui Non Non Non
True Tone Oui Non Oui Oui
Écran laminé antireflêt Oui Non Oui Oui
Processeur A12X A10 A12 A12
Clavier Bluetooth + Smart Connector Bluetooth + Smart Connector Bluetooth + Smart Connector Bluetooth
Biométrie Face ID Touch ID 1e gen Touch ID 2e gen Touch ID 1e gen
 Stockage 64/256/512/1 To 32/128 Go 64/256 Go 64/256 Go
Webcam 7 mpx 1,2 Mpx 7 Mpx 7 Mpx
Appareil photo 12 Mpx stabilisé 8 Mpx 8 Mpx 8 Mpx
Apple Pencil Gen 2 Gen 1 Gen 1 Gen 1
Connecteur USB-C Lightning Lightning Lightning
Prix 899 €
1 119 €
359 € 739 € 569 €

Côté design, l’iPad est un appareil classique, qui ressemble à une tablette comme celles qu’on connaît depuis l’émergence du format — elle a en revanche pris de la taille en 2019, passant de l’iconique 9,7 pouces à 10,2 pouces, conservant rectangle, bords carrés, Touch ID et bouton Home en bas. Les iPad Pro de 2018 font un bond en avant : bordures fines, TouchID qui s’en va, FaceID qui le remplace, port USB-C à la place du Lightning… bref, c’est une tablette complètement différente par bien des aspects. Deux engins viennent se loger côté multimédia dans la gamme : l’iPad Air, plus musclé que l’iPad et l’iPad mini, résolument plus mobile.

Maintenant que les formats et leurs caractéristiques sont maîtrisés, passons aux questions fondamentales pour choisir un iPad en 2019.

Nouvel iPad Pro, iPad, iPad Air… quel est le plus puissant ?

L’intégration du processeur A12X sur les iPad Pro de 2018 a fait faire un bond à la puissance des tablettes Apple, qui se rapprochent petit à petit des processeurs traditionnels, utilisés dans les ordinateurs portables. On sent bien qu’Apple prépare le terrain pour se séparer, à terme, de ses partenaires.

Cela dit, cette course à la puissance est à modérer pour un usage grand public. Un iPad Air, aujourd’hui, fait tourner la quasi-totalité des applications de l’App Store avec son processeur A12 et on aurait même du mal à conseiller un renouvellement à quelqu’un qui serait encore équipé d’un iPad de 5e ou 6e génération et qui ne ferait que des tâches basiques sur son appareil. Le seul avantage des appareils plus récent vient de la compatibilité avec les dernières mises à jour du système et, sur presque toute la gamme, du Smart Connector qui peut accueillir un très bon clavier.

Le nouvel iPad Pro 2018 // Source : Apple

L’iPad de 7e génération, vendu 359 € avec un processeur A10 est parfaitement capable de jouer sur tous les terrains que propose l’Apple Store, de la réalité augmentée aux jeux en passant par les logiciels de dessin ou de MAO. Vous pourrez tout faire avec un iPad à 359 € aujourd’hui.

En revanche, si vous êtes un professionnel et que vous souhaitez utiliser l’iPad Pro comme un outil de travail, investir dans les modèles de dernière génération ne semble pas être un luxe : en plus du processeur A12X, le stockage jusqu’à 1 To et la possibilité de connecter un écran externe à l’iPad sont des plus indéniables. Petit à petit, les éditeurs de logiciels professionnels sont en train de porter les versions complètes de leurs outils phares sur l’iPad Pro (on pense à Photoshop).

Verdict  : iPad pour un usage étudiant grâce au Smart Connector, iPad Pro 2018 pour un usage professionnel et iPad Air ou iPad mini pour un usage grand public.

L’appareil photo des iPad est-il convaincant ?

Ne prenez pas de photos avec un iPad ! Plus sérieusement, la tablette tactile n’est pas l’objet le plus adéquat pour prendre des clichés. L’iPad Pro de nouvelle génération embarque une caméra stabilisée qui doit permettre à un professionnel de faire des clichés et des vidéos sans trop se poser de question, mais les 8 mpx à l’arrière de l’iPad de 2019 vous permettront déjà de faire de belles choses. Scan de documents, photos en extérieur, vidéos pour illustrer des projets étudiants… cela ne sera pas du cinéma, mais cela suffira. Même constant pour les Air et mini qui ont les mêmes caméras.

La différence sur la webcam est plus problématique : 1,2 Mpx sur l’iPad contre 7 Mpx sur les iPad Pro, Air et mini. Vous verrez nettement la différence pour FaceTime.

Verdict : l’iPad est suffisant pour des tâches communes, mais si vous faites beaucoup de vidéoconférence ou que la précision des clichés est une nécessité (travail dans le bâtiment, l’architecture…), privilégiez un iPad Pro, un Air ou un mini.

Je veux dessiner : quel iPad choisir ?

L’Apple Pencil fonctionne de la même manière sur l’iPad de 2019, l’iPad mini et l’iPad Air. Cela signifie que vous aurez toutes les variations et précisions du trait qu’offre le stylet actif d’Apple, qui n’est pas juste un bout de plastique. Cela dit, le taux de rafraîchissement à 120 Hz des iPad Pro implique une mise à jour plus fréquente des « points » inscrits sur la tablette. Et, de facto, une meilleure fluidité dans le dessin : c’est déjà très bien sur les iPad « grand public », mais ce sera forcément plus naturel sur un iPad Pro 2018 au feeling.

Le nouvel iPad Po 2018 et son stylet // Source : Apple

L’iPad Pro de 2018 ajoute en plus un peu plus de pertinence au côté Pro des tablettes tactiles d’Apple : le stylet compatible, de nouvelle génération, se recharge par induction sur la tranche de l’iPad (plus de problème de batterie), il est équipé d’un bouton pour des raccourcis dans les applications de dessin et vient se coller magnétiquement à la tablette.

Verdict  : si dessiner est une passion, les trois tablettes grand public sauront vous ravir. Si c’est un métier, l’iPad Pro de 2018 vous apportera beaucoup plus de confort.

 

L’ancien stylet // Source : Apple

Est-ce possible de travailler sur un iPad ?

L’iPad Pro 2018 avait l’avantage du « Smart Connector » qui lui permet d’avoir un clavier physiquement attaché, à la manière d’une Surface de Microsoft. C’est terminé pour cette exclusivité : iPad de 2019 et iPad air en sont équipé. Cela signifie que le confort total de frappe est accessible dès 359 €. iOS 11, a facilité la productivité sur iPad et iOS 12 a suivi cette dynamique : iPadOS, la version dédiée à la tablette tactile déployée en même temps qu’iOS 13 ne fait qu’ajouter des fonctionnalités exclusives.

USB-C sur iPad Pro // Source : Apple

L’iPad Pro de 2018 a, comme nous l’avons déjà évoqué, l’avantage de l’USB-C en connecteur. Il fait clairement pencher la gamme tablette du côté de la gamme MacBook, grâce à ce port unique qui permet de connecter du stockage externe ou un écran en plus pour afficher le contenu. Bref, c’est un argument fort pour la nouvelle génération.

Verdict  : l’iPad Pro 2018 est taillé pour la productivité et se rapproche de plus en plus d’un ordinateur.

Conclusion

Malgré ses restrictions matérielles, l’iPad a toujours tous les arguments pour s’imposer comme la tablette de référence pour le grand public. Avec un prix d’entrée à 359 €, on peut difficilement battre techniquement la proposition d’Apple et son catalogue d’applications pour tous les usages, du divertissement à la bureautique. La compatibilité Apple Pencil est un vrai plus pour les étudiants et les passionnés de dessin et autres retouches visuelles. Le Smart Connector apporte le confort d’un clavier presque similaire à celui d’un ordinateur. iPad mini et iPad Air s’insèrent dans la gamme pour offrir un choix supplémentaire : plus de puissance ou plus de mobilité qu’avec un iPad de 2019 ? C’est à vous de décider.

L’iPad Pro de 2018 apporte, quant à lui, une véritable avancée côte productivité. Le port USB-C, le stockage jusqu’à 1 To et le processeur surpuissant font pencher la tablette tactile du côté des ordinateurs et cette évolution a tout d’un grand pas en avant pour les professionnels. En plus, le nouvel Apple Pencil est nettement plus intelligent et pratique que le précédent proposé par Apple.

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LastPass corrige une faille qui exposait le dernier mot de passe utilisé

Mi-septembre, LastPass a annoncé une mise à jour de son gestionnaire de mots de passe. Google l'avait alerté d'une vulnérabilité qui permettait d'afficher dans certaines circonstances le dernier mot de passe utilisé.

La vie d’un gestionnaire de mots de passe n’est pas un long fleuve tranquille. LastPass en sait quelque chose : périodiquement, le logiciel de l’entreprise américaine LogMeIn fait les gros titres pour des incidents de sécurité qui remettent en cause la protection des codes secrets stockés dans le coffre-fort numérique. L’histoire s’est répétée à la mi-septembre, avec une nouvelle alerte — résolue depuis.

C’est à Tavis Ormandy que l’on doit la découverte de cette faille, qui s’était nichée dans l’extension que LastPass propose pour interfacer son programme avec le navigateur web de l’internaute. En utilisant une page web spécialement trafiquée pour l’occasion, il était possible d’afficher — et donc de collecter — le dernier mot de passe utilisé. Un tiers malveillant pouvait alors s’en servir à des fins malveillantes.

LastPass propose de mémoriser les mots de passe à votre place. // Source : LastPass

Ce n’est pas la première fois que Tavis Ormandy se penche sur la conception de LastPass. L’intéressé avait déjà repéré des défauts dans l’application en 2016 et 2017. À chaque fois, un échange discret avait eu lieu entre l’expert informatique et l’entreprise pour échanger sur les détails de la vulnérabilité. LastPass corrigeait alors son produit et ce n’est qu’à ce moment-là que Tavis Ormandy partageait ses constatations.

Tavis Ormandy est membre du Projet Zéro. Il s’agit d’une équipe installée par Google pour dénicher des vulnérabilités critiques dans les logiciels, notamment les failles 0-day (c’est-à-dire les brèches qui ne sont pas documentées ou dont le correctif n’est pas connu), et qui s’efforce de suivre les principes de la divulgation responsable. Il s’agit, en résumé, de ménager du temps à l’entreprise pour corriger son logiciel avant d’en dévoile les détails.

Correctifs disponibles

Le compte-rendu de Tavis Ormandy « a révélé un ensemble limité de circonstances sur des extensions spécifiques pour navigateur qui pourraient potentiellement permettre à un attaquant de créer un scénario de détournement de clic », admet LastPass. Toutefois, le risque était très spécifique et il n’est pas certain qu’il ait affecté grand monde, à supposer que des personnes aient souffert de ce bug.

LastPass observe ainsi dans un bilan publié le 13 septembre, une fois les mises à jour développées et déployées, « qu’une série d’actions devrait être prise par un utilisateur » , « y compris remplir un mot de passe avec l’icône LastPass, puis visiter un site compromis ou malveillant et finalement être amené à cliquer plusieurs fois sur la page ». Deux navigateurs étaient concernés : Opera et Google Chrome.

Si ce n’est pas déjà fait, mettez à jour LastPass (en version v4.33.0 / v4.33.4 en fonction des cas de figure). La mouture la plus récente a été déployée le 12 septembre et concerne Chrome, Firefox,  Safari, Edge, Internet Explorer et Opera — des bugs mineurs ont aussi été corrigés par la même occasion. En principe, la mise à jour s’est installée automatiquement, mais une vérification manuelle peut être judicieuse.

La Tesla Model S peut-elle officiellement pulvériser le record de la Porsche Taycan au Nürburgring ?

Tesla est bien parti pour battre copieusement le record de la Porsche Taycan établi au Nürburgring. Mais avec une Model S modifiée...

Tesla a une obsession : battre le record de la Porsche Taycan établi sur l’exigeant circuit du Nürburgring afin de replacer la Model S tout en haut dans la hiérarchie des voitures électriques. Selon un témoin envoyé par Auto Motor Sport pour observer les essais en cours, la berline américaine est bien partie pour pulvériser le chronomètre de sa rivale allemande.

Dans un article publié le 17 septembre 2019, le média allemand évoque un temps estimé de 7 minutes et 23 secondes dans des conditions décrites comme idéales (18 degrés dans l’air, ciel nuageux). Il ne s’agit pas d’un temps officiel ou même validé par Tesla (il a été réalisé en chronométrant à la main). Mais il apparaît bien meilleur que celui communiqué par Porsche avec sa Taycan, qui a avalé le Nürburgring en 7 minutes et 42 secondes.

Porsche Taycan Turbo S // Source : Porsche

La Model S va battre le record à Nürburgring, mais…

On s’attend donc à ce que la Model S batte copieusement la Taycan. Il faut toutefois garder à l’esprit que le temps ne sera pas nécessairement homologué. Il y a quelques jours, la berline de Tesla a battu un record de vitesse à Laguna Sega mais il n’a pas été officialisé par les représentants du circuit.

En prime, la Model S utilisée au Nürburgring est un prototype articulé autour d’un groupe propulseur a priori plus performant que celui des modèles actuellement en vente. Baptisé Plaid, il s’appuie sur trois moteurs pour améliorer les prestations du bolide. Tesla teste également un nouveau châssis. En bref, on pourra difficilement comparer un prototype de Model S et une Taycan de série.

Au-delà de l’aspect record qui n’est là que pour alimenter un éventuel coup de communication qui ne fonctionnera pas auprès des puristes, ces tours de piste opérés par Tesla permettent surtout de voir comment répond la Model S avec des nouvelles pièces. L’intérêt est là et on attend de voir à quel point cette technologie Plaid peut pousser la motorisation électrique dans ses derniers retranchements (quelle accélération ? Quelle vitesse de pointe ? Quelle performance sur la durée ?). Rappelons à toute fin utile que, côté format, la Model S reste une berline alors que la Taycan est une sportive.

Paris sportifs : faut-il vraiment faire confiance aux pronostiqueurs vantés sur les réseaux sociaux ?

[Enquête Numerama] Ils s'appellent Billionaire Pronos, Wartz, Nico Pronos ou Thomas Lamasse. Ils promettent aux internautes de gagner beaucoup d'argent grâce à leurs conseils en paris sportifs. Mais faut-il se fier à eux ?

Mise à jour : un témoignage a été retiré de l’article après sa publication, du fait de sérieux doutes concernant son authenticité. 

« Wesh. En direct de Madrid avec le fréro, le meilleur pronostiqueur de France. Suivez-le, il fait passer des côtes de ouf ». Dans une story, le footballeur Karim Benzema fait la promotion de l’entreprise de pronostics en paris sportifs de l’un de ses amis. Ce dernier, Laurent Correia, est lui aussi une star. Son nom ne vous dit peut-être rien, mais avec sa femme, Jazz Lanfranchi, ils se sont fait connaître en participant à plusieurs télé-réalités. Ils ont depuis quelques semaines leur propre show télévisé, la JLC Family, diffusé sur TFX, une chaîne du groupe TF1. Ils comptent à eux deux près de 4 millions d’abonnés rien que sur Instagram.

Laurent fait partie de ceux qu’on appelle les pronostiqueurs. Il a fondé Billionaire Pronos, une société qui conseille les internautes sur leurs paris sportifs. Il leur promet de gagner de l’argent, sans trop d’effort.

La promesse est alléchante et attire. Sur les réseaux sociaux, d’autres tentent de se faire une place dans ce secteur qui peut rapporter gros. Des milliers de personnes, qui auraient pour la plupart entre 18 et 30 ans d’après les témoignages recueillis, leur font confiance. Mais peut-on vraiment espérer devenir « billionaire » (milliardaire en anglais) grâce à ces sites ? Surtout, peut-on faire leur faire confiance et être certain de ne pas se faire duper ? Certains comptes Twitter comme L’arnaque des VIP mettent en garde contre ces services. D’autres témoignages que nous avons recueillis mettent en avant de grosses difficultés à se désabonner, voire des conditions d’utilisation pas très en règle.

Nous avons mené l’enquête.

Qui sont ces pronostiqueurs ?

En matière de paris sportifs, il y a bien sûr les sites classiques comme Betclic, Winamax ou Unibet. Le travail des pronostiqueurs se trouve lui en amont. Ils ont leurs propres sites, sur lesquels ils disent à leurs clients sur quelle équipe ou joueur miser et combien. Ils servent en quelque sorte d’intermédiaire.

La page d’accueil de LPF Pronos. // Source : LPF Pronos

Pour réaliser des pronostics, ils peuvent se baser sur plusieurs critères. Pour un match de foot par exemple, cela peut dépendre des joueurs sélectionnés des deux côtés, de leur état de santé, des tactiques généralement utilisées par l’équipe, ses forces et faiblesses, etc. Ils existent pour la plupart depuis deux ou trois années.

Parmi les plus connus, on trouve Billionaire Pronos, Thomas Lamasse, Wartz, Alex Betting, LPF Pronos ou encore Nico Pronos. Les abonnements oscillent généralement entre 20 et 50 euros par mois et le secteur aurait pris de l’importance en « 2016 ou 2017 » selon L’arnaque des VIP, qui se fait appeler Radradra.

Leurs gérants ont des profils très différents :

  • Laurent Correia de Billionaire Pronos est une star de la télé-réalité,
  • Wartz est dirigé par deux personnes : Elias Chabi, un footballeur amateur de 21 ans, et un ami, étudiant en école de commerce âgé de 22 ans.
  • Le créateur de LPF Pronos, Léo Grataroli, a décroché un bac professionnel en 2016 dans une spécialité toute autre que les pronostics, à savoir les soins et services à la personne.

Aucune qualification n’est donc nécessaire pour exercer cette profession. Un site, un bon réseau, un peu d’imagination, et tout devient possible.

Extrait de l’application de Thomas Lamasse. // Source : Capture d’écran YouTube / L’arnaque des VIP

Des sites promus par des célébrités

Leurs sites sont promus par des personnalités très célèbres qui ont des communautés de plusieurs dizaines de milliers, voire millions de fans. Karim Benzema par exemple, a 30 millions d’abonnés sur Instagram, 10 millions sur Twitter et 22 millions de personnes ont liké sa page Facebook, ce qui donne une idée de sa renommée en ligne.

LPF Pronos met aussi en avant ses têtes d’affiche : les rappeurs Jul et Kaaris, le youtubeur Ibra TV (4 millions d’abonnés) ou encore le duo de télé-réalité Thomas et Nabilla Vergara (1,5 et 4,6 millions d’abonnés sur Instagram).

Des chanteurs, stars de télé-réalité ou youtubeurs recommandent le site. // Source : Capture d’écran / Lpf pronos

Les personnalités du monde de la télé-réalité qui ont une communauté de 1 à 2 millions de fans en moyenne font régulièrement une promotion élogieuse de ces jeux sur Instagram ou Snapchat. Elles parlent « d’argent facile » et de gains attrayants de 3 500 euros par mois.

Mais comme d’autres personnalités, parmi lesquelles on trouve aussi le rappeur La Fouine, elles le font sans toujours se conformer aux règles de la publicité pour les jeux de hasard inscrites dans la loi. Ces dernières stipulent que «  toute communication commerciale en faveur d’un opérateur de jeux d’argent et de hasard est interdite dans les publications [ou services de communication en ligne à destination des mineurs ». Les paris sportifs sont considérés comme un jeu de hasard.

Jazz Lanfranchi dans une story. // Source : Capture d’écran Snapchat

Or en 2010, le Conseil supérieur de l’audiovisuel expliquait que les sites ou plateformes prisées des jeunes comme les réseaux sociaux étaient considérées comme faisant partie de cette catégorie. Contacté au téléphone, Radradra nous explique toutefois qu’il n’a jusqu’ici pas rencontré de mineur qui aurait été victime d’une arnaque.

La loi recommande aussi de prendre des précautions, par exemple en assortissant toute communication commerciale d’un « message de mise en garde contre le jeu excessif ou pathologique ainsi que d’une référence au système (…) d’assistance prévu ».

Les publicités que nous avons pu consulter, et dont nous montrerons les contenus dans cet article, ne respectent visiblement pas ces règles — les sites eux, contiennent tous une mention sur les risques liés aux jeux de hasard, conformément à la loi.

Certains pronostiqueurs ont par exemple fait appel à des youtubeurs. C’est le cas de Wartz, qui nous a expliqué avoir sponsorisé plusieurs vidéos, pour des montants variables. lls disent avoir rémunéré le youtubeur Mohamed Henni (aujourd’hui 1,4 million d’abonnés) 500 euros environ en 2017, car sa notoriété était moins importante à l’époque, pour une vidéo promotionnelle qui est toujours en ligne.

Ahmed Lndy (100 000 abonnés) et Théodore alias Tsukiyo Power (environ 500 000 abonnés) auraient eux touché 3 000 euros chacun (Ahmed évoque lui 1 000 euros et d’après nos informations, Théodore aurait touché 4 500), fin 2018, pour une vidéo plus fouillée de type « enquête » sur les pronostiqueurs. Théodore y vante les mérites de Wartz qui semble être le seul à trouver grâce à ses yeux. Il dit s’appuyer pour cela sur ses propres tests. Il aurait misé 100 euros sur plusieurs sites et c’est sur Wartz qu’il aurait gagné le plus d’argent. Il précise que selon lui, n’importe quel pronostiqueur peut avoir « ses bons, ou ses mauvais mois ».

Dans les commentaires sous sa vidéo, il est pourtant très critiqué. Pour ses abonnés, Wartz ne serait pas meilleur que les autres et serait un « escroc » (sic). Ce mécontentement est d’autant plus vif que la seule preuve des gains apportée par le vidéaste est une série de chiffres tapée sur un logiciel de traitement de texte et non des captures vidéos des pronostics réalisés.

Extrait de la vidéo de Théodore. // Source : Capture d’écran YouTube / Théodore

Ahmed Lndy, lui, est bien plus mesuré dans ses propos, mais nous y reviendrons plus tard.

De faux avis Google achetés ?

Ces vidéos mettent le doigt sur ce qui cloche avec les pronostiqueurs : les avis sur les services qu’ils proposent sont pour le moins contrastés. Lorsque l’on fait des recherches sur ces pronostiqueurs sur le Web, le terme « arnaque » ressort parfois dans la bouche d’internautes.

Mais même les avis positifs peuvent questionner, certains se demandant si certains ne sont pas faux. Lorsque l’on tape le nom de Thomas Lamasse sur Google, voici ce que l’on voit :

Les avis Google sur Thomas Lamasse. // Source : Capture d’écran

Plus de 3 000 avis Google ont été publiés et la note moyenne est de 4,6 étoiles sur 5, soit une excellente note. À première vue, cela inspire la confiance. D’autres notes trouvées en plus petit en dessous entachent un peu cette image. Sur Facebook, la moyenne est de 3,4 étoiles sur 5 avec 57 votes. Sur les Pages Jaunes, c’est 3,6/5 pour 19 avis. Par ailleurs, en cliquant sur les avis Google, on tombe sur des commentaires soit très élogieux, soit… très négatifs :

Capture d’écran

Certains accusent Thomas Lamasse d’être un « escroc » qui achèterait des avis positifs. Ils évoquent des problèmes comme des prélèvements abusifs présumés sur leurs cartes bleues.

Capture d’écran

Certains avis négatifs semblent aussi eux aussi suspects : « Jean-Marc », dont l’avis a été publié plus haut, reprend en effet mot pour mot l’avis d’une autre internaute, cette fois nommée « Sophie ». Au téléphone, Thomas Lamasse nous dira qu’il s’agit d’un « groupe de rageux » qui s’en prendrait à lui depuis ses débuts. Il dit aussi «  ne pas savoir » si l’on peut acheter de faux avis Google (des sites existent bien à cette fin).

Dans le cas de Billionaire, c’est sur le magasin d’applications mobiles Google Play que l’on trouve de nombreux avis négatifs. Sur 187 notes, on a une moyenne de 1,8 sur 5 étoiles.

Capture d’écran

Les pronostics peuvent-ils être rentables ?

Les problèmes cités sur ces avis ou les forums sont souvent les mêmes. Certains se plaignent de pronostics souvent erronés, et donc peu rentables.

Anthony, un témoin à qui nous avons parlé, a investi une centaine d’euros sur PronoAtom. Il en avait entendu parler sur les réseaux sociaux et a vu cela comme de «  l’argent facile ». Il raconte qu’en général, ces conseils sont « bénéfiques sur le court ou moyen terme ». Mais ensuite, ça se corserait un peu. Il travaille dans le domaine des mathématiques et s’est amusé à calculer des probabilités. Pour lui, « à moins d’être un génie, il est impossible d’être rentable sur le très long terme ».

« À moins d’être un génie, il est impossible d’être rentable sur le long terme »

Mehdi* appuie cette hypothèse. Il a testé plusieurs sites. Il estime que Billionaire pronos avait une bonne communication… mais n’était pas rentable à long terme. Pour lui, c’était « une catastrophe ». Il regrette aussi les faiblesses sur le long terme de Nico Pronos, alors qu’il était ravi du service durant les premières semaines de son abonnement. Il a été enfin extrêmement déçu par Alex Betting chez qui il serait selon lui « impossible d’être très rentable ». « Pour gagner 30 euros il faut miser 100 euros, c’est beaucoup », dit-il.
Actuellement, il est chez Pronosmax, « un peu plus cher, mais avec des services très corrects », juge-t-il.

Ismail a aussi été chez Alex Betting « il y a quelques années ». « Au début je gagnais quelques paris et puis très vite, les paris perdants se sont multipliés. » Les paris étaient, dit-il, «  trop approximatifs, sans véritable analyse ». Pour lui, la plupart des pronostiqueurs seraient des « arnaqueurs blingbling ».

Les entreprises se prémunissent souvent de ce type de déceptions dans leurs CGU (conditions générales d’utilisation). Lpf Pronos écrit ainsi que ses abonnements sont fournis « sans aucune garantie de fiabilité, de justesse, d’exhaustivité ou d’exactitude.  » « Aucune garantie ne s’applique aux informations et pronostics donnés [qui] ne constituent en aucun cas un conseil ou une recommandation », est-il noté, alors même que l’URL du site est : lpf-conseil.com et que sa page d’accueil contient aussi ce terme :

Extrait de la page d’accueil de LPF Pronos. // Source : Capture d’écran / LPF Pronos

Le client est jugé « seul responsable de ses actes et de ses décisions ». Pour adresser une réclamation, il faudra le faire dans les… «  trois jours ouvrables » (hors dimanche et jours fériés) suivant l’inscription. Aucune réclamation ne sera possible ensuite, est-il précisé.

De la publicité mensongère ?

Perdre est un risque lorsque l’on joue à un jeu de hasard, mais le problème est davantage l’écart entre les résultats promis et la réalité, comme en témoigne Maxime*. Il avait pris la formule 6 mois chez Billionaire Pronos d’octobre 2018 à avril 2019. Il n’a pas renouvelé, car pour lui, on ne faisait « que perdre ». « Ce n’est pas tellement une histoire de fiabilité, modère-t-il cependant. Dans tous les jeux de hasard, on peut perdre ou gagner… ». Ce qui le gêne en revanche, c’est que le fondateur du site mette en avant sur les réseaux sociaux son quotidien de rêve — à coups de jet privé et voitures de luxe — en assurant qu’il est devenu riche grâce à ses paris.

« Pour moi, il vit plutôt avec l’argent des gens qui achètent ses pronostics », dit Maxime.

@doubleshitfuck on en parle de l'arnaque de billionnaire qui soit disant encaisse tous les soirs alors que rien du tout. J'ai perdu 100e comme une débile à cause de ses pubs de merde j'y ai cru. Et là il répond même pas à mon snap 😤

— Safaa Oum Waïl (@safaawail) September 6, 2018

Anthony évoque à son tour Billionaire pronos, concernant cette fois la disparition présumée de résultats négatifs. «  Il poste 3 ou 4 paris par jour. Si l’un passe et pas les autres, il ne parlera que du gagnant, ou alors il se plaindra que le match était truqué ». Ne mettre en avant que de ses résultats positifs est une technique de vente qui n’est pas nécessairement illégale… Mais elle est moralement douteuse.

En revanche, mettre en avant des résultats volontairement erronés peut s’apparenter à de la publicité mensongère. C’est puni par la loi et passible en France de 300 000 euros d’amende et deux ans d’emprisonnement.

Des tests effectués sur plusieurs mois par l’internaute derrière le compte Twitter L’arnaque des VIP prouvent ces écarts. Il publie ses résultats sur sa chaîne YouTube. Un journaliste de France TV a pu les confirmer dans un reportage. À la fin du mois, Radradra et le journaliste ont obtenu des résultats… négatifs, notamment sur le site Billionaire Pronos.

Nous avons profité d’un abonnement sur le site Comparateur pronostiqueurs pour suivre en temps réel les résultats de plusieurs pronostiqueurs. Automatisé, il indique combien nous aurions pu gagner ou perdre si nous avions suivi tous les paris proposés entre le 1er et le 16 septembre. On obtient : – 18,5 euros chez Thomas Lamasse, – 246 chez Billionaire, – 73 chez LPF, -6,5 chez Alex Betting, – 301 chez Nico. Si l’on avait suivi uniquement les paris considérés comme sûrs, on aurait obtenu respectivement : – 18,5, + 2,8, – 98,5, – 6,5 et – 184,7. Ces résultats ne sont évidemment pas représentatifs, car ils se basent sur une courte période, mais ils donnent une idée du risque inhérent aux paris sportifs : les pertes sont beaucoup plus fréquentes que les gains. Ils ne sont pas disponibles pour Wartz.

Selon Radradra, « certains pronostiqueurs ne montrent des résultats qu’en capture photo. » Or il est très facile de les manipuler, simplement en modifiant le code source de la page.

Prélèvements abusifs et abonnements impossibles à résilier

Lorsque les clients veulent résilier, tout n’est pas simple non plus… Sur le Web, les commentaires négatifs pointent du doigt des choses graves, comme des prélèvements bancaires abusifs ou des abonnements très difficiles, voire impossibles à supprimer.

Sur un forum, un certain « Azorr » explique qu’il n’arrive pas à trouver « la manipulation à faire » pour résilier son compte chez Lpf pronos. Plusieurs internautes répondent être dans le même cas que lui. « Ce n’est pas très clair, ses conditions de vente : d’un côté c’est écrit 3 mois et de l’autre 6 mois. Je n’ai jamais eu de retour de mail ni de retour de mon recommandé de résiliation avec accusé de réception », regrette l’un d’entre eux.

Adam était abonné à Nico Pronos. «  Ce n’était pas rentable, une belle connerie », se souvient-il. Il a mis fin à son abonnement, mais a ensuite été prélevé 3 mois supplémentaires. Les CGU ne font mention que d’un mois de préavis. « J’ai fait des réclamations auprès de PayPal, mais je n’ai jamais été remboursé », regrette Adam.

Logane a testé HitchPronos en mai dernier après avoir vu des stories Snapchat sur le site, attirée par une promotion à 1 euro le mois. « Le site était impeccable, par contre niveau rentabilité, on n’y était pas du tout », a-t-elle dit. Elle se souvient qu’elle perdait une fois sur deux, environ. Parce qu’elle voyait ça comme une « perte de temps », elle s’est désinscrite. Elle a alors dû payer un mois de plus, à 50 euros. Il s’agit d’un mois de préavis qui figure cette fois bien dans les CGU, mais elle estime qu’à moins de les lire en entier, les clients ne sont pas toujours bien informés.

Les résultats sont aléatoires et il n’est pas toujours facile de se désabonner. // Source : Perrine Signoret / Numerama

Paul*, un ancien client, confirme également ces pratiques à Numerama. Pour résilier son compte, il faut, dit-il, « changer de carte bleue. » « Sinon on est prélevé tous les mois et c’est impossible de se désabonner  », témoigne-t-il. Il aurait constaté des faits similaires chez Lpf Pronos, Thomas Lamasse et Billionaire Pronos. Ce dernier lui aurait facturé deux fois le premier mois, sans jamais le rembourser. «  Ils ne répondent pas aux emails et il n’y a aucun bouton pour résilier simplement son abonnement », regrette Paul.

Interrogé à ce propos, Thomas Lamasse nous a indiqué que le délai de rétractation légal de 14 jours ne fonctionnait pas sur son site, car «  sinon les gens en profiteraient pendant 15 jours, puis partiraient ». Il précise que l’on ne peut résilier son contrat qu’à une date bien précise, à savoir la date anniversaire de la création de l’entreprise, le 31 mai. Il explique que c’est « comme chez Canal+ » — qui propose un système de date anniversaire, qui est en revanche fixée à la date de conclusion du contrat. Le pronostiqueur reconnaît cependant que cette condition pose problème. « On va bientôt la supprimer », assure-t-il.

Ni Billionaire Pronos ni Lpf Pronos n’ont donné suite à nos sollicitations. Les CGU de Billionaire Pronos stipulent que « l’utilisateur peut résilier son abonnement à tout moment (…) sans avoir à justifier de motifs », grâce à un bouton sur le site ou un courrier recommandé avec accusé de réception. « La résiliation sera effective instantanément », est-il écrit. cela coûtera à l’abonné un mois d’abonnement, le temps du préavis.

L’article 8 des CGU de Lpf Pronos indique, lui, qu’il existe en théorie deux types de résiliations. La première est à «  l’amiable ». Il suffirait d’envoyer un courrier recommandé avec accusé de réception à FRP distribution pour y parvenir. Aucun préavis n’est mentionné. Il y a également la résiliation « pour faute », si l’une des parties ne respecte pas ses engagements. Il faut alors envoyer une mise en demeure sous forme de lettre recommandée puis attendre 15 jours.

Y a-t-il vraiment une exception à la règle ?

À la suite de notre appel à témoignages, des commentaires positifs (voire très positifs) nous ont aussi été envoyés. La quasi-totalité d’entre eux concernait Wartz… mais ils seraient largement à modérer.

Shiroige dit avoir rejoint Wartz en janvier dernier. Pour lui, il s’agirait d’une «  bonne surprise ». Il vante une bonne « qualité des analyses  » et des « experts compétents et disponibles ». Pierre a aussi apprécié « l’honnêteté » de Wartz. C’est le seul service qu’il ait testé. Axel, Ismail, Pierre* et John en sont aussi contents même s’ils concèdent ne « pas toujours gagner ». Florian, inscrit depuis 4 ans, arrive à gagner entre 150 et 300 euros par mois, parfois entre 500 et 900 les bons mois (Numerama a pu consulter les captures d’écran qui pourraient être manipulées et sont donc à prendre avec des pincettes). Il voit cela comme un bon complément de revenu, mais pas un travail à plein temps.

D’autres personnes nous ont mis en garde contre ces avis qui seraient manipulés, voire l’oeuvre de membres de Wartz ou amis d’après L’arnaque des VIP.

Une personne a ainsi témoigné, captures d’écran à l’appui (reprises sur le site de Winamax dont nous attendons le retour), de gains impressionnants de plusieurs milliers d’euros. Son compte Twitter nous semblait tout à fait légitime… jusqu’à ce qu’il publie quelques heures après nous avoir envoyé son témoignage un tweet parlant de Wartz à la première personne du pluriel. Il semble donc faire partie de l’équipe de pronostiqueurs, mais se faire passer pour un client lambda. Nous l’avons recontacté afin d’en savoir plus et mettrons à jour l’article en fonction.

Ahmed a publié en juin 2018 un reportage sur le sujet sur sa chaîne YouTube Ahmed Lndy. ll y décrit des résultats largement décevants. Une vraie «  douche froide » puisqu’il a perdu la totalité de sa mise de départ, à savoir 300 euros, en moins d’un mois.

Nous avons évoqué ces chiffres avec Elias Chabi, de Wartz. Pour lui, Ahmed n’aurait pas suivi leurs pronostics et aurait fait n’importe quoi avec sa mise. Wartz ne lui aurait jamais conseillé de miser tout le reste de son argent à la fin du mois, quitte à le perdre, par exemple.

Par messages privés, Ahmed répond à ces accusations. Il explique que tout ce qui est dans son reportage est «  véridique ». « Je n’ai fait que suivre les conseils de leurs experts. J’ai fauté à une seule reprise, car j’ai oublié de placer un jour, mais c’est tout », assure-t-il. Il précise qu’il a bien été rémunéré pour cette vidéo par Wartz, ayant reçu l’argent avant qu’elle ne sorte. « J’avais bien mentionné que quoi qu’il arrive je ferai la vidéo, que ce soit positif ou négatif, raconte-t-il à Numerama. Sûrs de leur coup, ils ont accepté. Sauf qu’une fois la vidéo publiée, ils n’ont plus assumé. »

D’autres accusent également Wartz de masquer des résultats négatifs, ce que les intéressés démentent là encore.

La page de wartz Conseil Expert qui rouvre et comme par magie les pronos perdant ont disparu… (ils m'ont bloqué pour…

Publiée par Wartz = arnaque sur Mercredi 1 novembre 2017

Difficile de porter plainte ?

Les clients qui rencontrent des problèmes « ne portent généralement pas plainte », regrette Radradra. Ils sont souvent jeunes, et n’ont pas les moyens humains ou financiers d’attaquer un site en justice. La plupart du temps, ils pourraient pourtant bien poursuivre les sociétés, car elles sont basées en France et donc facilement attaquables en justice.

L’entreprise de Thomas Lamasse est une SARL enregistrée à Boulogne-Billancourt. Wartz est immatriculée au registre du commerce de Strasbourg. LPF Pronos appartient à l’entreprise FRP distribution, enregistrée à Gap, dans le sud de la France. Nico Pronos est également géré depuis les environs de Gap, mais pas depuis la même adresse postale.

Nous n’avons pas pu nous renseigner sur le site d’Alex Betting à ce propos, car le site est en pause depuis plusieurs jours pour cause de vacances et les conditions d’utilisation ou mentions légales ne sont de fait pas disponibles. Le nom de la marque n’est pas enregistré en France et aucune société ne semble porter ce nom. La mention « UK » dans l’URL du site laisse penser qu’il est géré depuis le Royaume-Uni (United Kingdom en anglais), mais nous n’avons pas retrouvé sa trace dans le registre de commerce britannique sous l’appellation Alex Betting ou AlexBetting.

Billionaire Pronos enfin, est enregistré à Malte, bien que son fondateur vive à Dubaï. L’adresse renseignée semble être l’adresse d’une boîte postale. En effet, d’après nos recherches, au moins 5 entreprises sont domiciliées à cette même adresse, qui est pourtant celle d’un bâtiment de petite taille. On trouve parmi elles d’autres sociétés de pronostics sportifs comme Green Pronos, Diablo Pronos, Vikos Pronos et Stockoutt. Nous avons demandé au fondateur de Billionaire Pronos s’il avait un lien avec les gérants de ces sociétés, mais n’avons pas obtenu de réponse de sa part. La domiciliation à Malte rend très délicate toute procédure judiciaire si cela s’avérait un jour nécessaire.

Capture d’écran Google Maps

Les autorités veulent sévir

Pour conclure cette enquête, restait à savoir ce qu’en pensent les organismes d’État compétents. La DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes) nous a renvoyé vers l’ARJEL, l’autorité de régulation des jeux en ligne.

Celle-ci nous a indiqué « suivre avec attention » le dossier, «  depuis plusieurs mois ». Selon elle, tous les sites ne respectaient pas la loi, notamment l’article 121-4 du code de la consommation qui stipule que « sont réputées trompeuses […] les pratiques commerciales qui ont pour objet […] D’affirmer d’un produit ou d’un service qu’il augmente les chances de gagner aux jeux de hasard ».

Les pronostics ne sont pas toujours gagnants. // Source : Perrine Signoret / Numerama

L’ARJEL a rappelé à plusieurs de leurs partenaires commerciaux qu’ils devaient « examiner avec soin les modalités de leur offre » afin de s’assurer qu’ils proposaient des solutions licites. Elle leur a aussi rappelé, nous indique une porte-parole, que « l’obligation de lutter contre le jeu excessif imposait de ne pas s’associer à des publicités porteuses de croyance erronée. »

Selon l’organisme, plusieurs opérateurs agréés se sont retirés de sites de pronostiqueurs. Il figure parfois toujours sur leur site le logo, mais sans lien actif renvoyant vers les sites de pronostiqueurs. « L’ARJEL reste très vigilante sur cette question », nous a-t-on indiqué.

En attendant, la « guerre des pronostiqueurs » fait rage. Sur les réseaux sociaux, il n’est pas rare d’en voir certains s’insulter, par snaps interposés. Ces conflits semblent à la fois personnels et professionnels. Preuve que le marché est un gâteau qui ne se partage pas si facilement.

Thomas Lamasse de son côté, nous a expliqué travailler sur un projet qui vise à donner plus de poids aux petits pronostiqueurs qui n’ont pas encore suffisamment de notoriété. Il nous confie que d’ici «  quelques semaines », il lancera une plateforme pour les mettre en contact avec des clients potentiels. Lui et ses partenaires commerciaux dont il ne dévoile pas le nom toucheront une commission à chaque nouveau contrat. Ce sera un peu, dit-il « le Uber du pronostic ». Il nous assure que les résultats de chaque pronostiqueur seront vérifiés de manière automatisée et qu’il ne sera ainsi « pas possible de tricher ».

Tous les pronostiqueurs nommés dans cet article ont été contactés le 3 septembre puis relancés. Seuls Wartz et Thomas Lamasse ont donné suite à nos sollicitations.

*Les prénoms ont été changés.

Pourquoi cette étoile à neutrons est « presque trop massive pour exister »

La masse d'une étoile à neutrons a été estimée. D'après les scientifiques, c'est la plus massive connue. Avec ses 2,17 masses solaires, elle est « presque trop massive pour exister ».

Une sphère d’à peine 30 kilomètres de diamètre qui contient un peu plus de 2 fois la masse de notre Soleil : voici à quoi ressemble une étoile à neutrons très massive qui vient d’être mesurée. Une équipe de scientifiques a présenté cette découverte dans la revue Nature Astronomy le 16 septembre 2019 — une prépublication de l’étude complète est disponible sur la plateforme arXiv.org.

« Il est fort probable qu’il s’agisse de l’étoile à neutrons la plus massive jamais observée », écrivent les scientifiques dans cette étude. Cette étoile à neutrons, identifiée sous le nom « J0740+6620 », se trouve à environ 4 600 années-lumière de notre planète. Comme l’explique un communiqué de l’observatoire de Green Bank, cet astre s’approche de « la masse maximale théorique possible pour une étoile à neutrons ». Elle équivaut à environ 2,17 masses solaires et serait « presque trop massive pour exister ».

L’impulsion d’une étoile à neutrons. // Source : Flickr/CC/Nasa Universe (photo recadrée)

Une étoile à neutrons est un astre dense et dont les dimensions sont relativement petites. Comme son nom l’indique, cette étoile est majoritairement composée de neutrons (une particule électriquement neutre) qui restent ensemble sous l’effet des forces de gravitation. L’étoile à neutrons correspond au dernier stade de l’évolution d’une étoile, dont la masse est entre 1,5 et 3 fois celle du Soleil. Ce sont les objets « normaux » les plus denses connus dans l’univers, par rapport aux trous noirs qui sont certes plus denses, mais plus inhabituels à l’échelle de l’univers, indique l’observatoire de Green Bank (d’ailleurs, la rencontre avec un trou noir devrait moins nous faire peur que celle avec une autre étoile).

Quelle limite entre la formation d’une étoile à neutrons et un trou noir ?

Malgré les observations régulières d’étoiles à neutrons, les astronomes connaissent encore mal leur fonctionnement. On ne sait pas, par exemple, quelle est exactement la limite entre la formation d’une étoile à neutrons et celle d’un trou noir. La mesure de J0740+6620 pourrait contribuer à résoudre ce mystère : ses 2,17 masses solaires pourraient être proches de la limite en deçà de laquelle une étoile à neutrons se forme (au-delà, ce serait un trou noir qui se formerait).

Cela semble en tout cas en conformité avec les détections d’ondes gravitationnelles qui ont été faites lors de collisions entre étoiles à neutrons, par le LIGO (Observatoire d’ondes gravitationnelles par interférométrie laser). Une précédente étude, publiée en 2018, évaluait la masse maximale d’une étoile à neutrons à environ 2,16 masses solaires.

Grâce à la masse de J0740+6620, on pourrait mieux comprendre ces fusions d’étoiles à neutrons détectées par le LIGO. Puisque l’on commence à identifier diverses étoiles à neutrons dont la masse est d’environ 2 masses solaires, il n’est pas exclu que les fusions entre des étoiles à neutrons de masses différentes soient plus nombreuses que prévu.

Le Green Bank Telescope. // Source : Wikimedia/CC/Jarek Tuszyński (photo recadrée)

Comment sa masse a-t-elle été mesurée ?

L’étoile à neutrons J0740+6620 est un pulsar, c’est-à-dire qu’elle émet un rayonnement électromagnétique à intervalles réguliers. Cette étoile est dans un système binaire : elle a un compagnon, une naine blanche. Lorsque J0740+6620 passe derrière cet astre, les signaux qu’elle émet arrivent avec un peu plus de retard. C’est avec ce délai que les scientifiques ont mesuré la masse de la naine blanche, qui a elle-même permis de déterminer la masse de J0740+6620. Les observations ont été réalisées avec le Green Bank Telescope (GBT), un immense radiotélescope installé en Virginie-Occidentale (États-Unis).

Les scientifiques espèrent encore pouvoir mesurer plus précisément la masse de cette étoile à neutrons. Ils espèrent que l’Expérience canadienne de cartographie de l’intensité de l’hydrogène (CHIME), un autre radiotélescope en construction au Canada, pourrait estimer la masse de J0740+6620 avec une précision de 2 à 3 %.

L'Everest est devenu la plus haute décharge de la planète

La fonte des glaces révèle que le sommet est recouvert de corps humains et de tonnes de déchets.

Temps de lecture: 2 min — Repéré sur Vice

Affectée par le changement climatique et des décennies d'alpinisme, la route pour atteindre le sommet de l'Everest est jonchée de plus de 200 cadavres. Les alpinistes se servent souvent des corps pour évaluer la distance et l'altitude.

Mingma David Sherpa avait aux alentours de 20 ans lorsqu'il a escaladé et vu un cadavre sur l'Everest pour la première fois, en 2010. Il se rappelle que durant son ascension, il a aperçu les «bottes vertes» appartenant à un alpiniste indien et en a déduit qu'il entrait dans la «zone mortelle», commençant à 8.000 mètres au-dessus du niveau de la mer.

«Je me sentais mal, se souvient Mingma à propos de cette tragique expérience. Je croisais plusieurs personnes qui étaient clairement en détresse mais qui ne pouvaient pas être sauvées.»

En 2015, Mingma a formé une équipe de secours bénévole composée de sherpas, des guides de montagne appartenant majoritairement à la communauté ethnique népalaise du même nom. Son groupe a sauvé et récupéré les corps de cinquante-deux personnes mortes sur l'Everest et le Makalu, le cinquième plus haut sommet du monde.

L'équipe ne doit pas seulement faire face à un terrain naturellement hostile: le changement climatique rend leur mission encore plus périlleuse. En 2014, une température exceptionnellement chaude avait provoqué une avalanche sur le glacier du Khumbu, près du camp de base de l'Everest, faisant seize victimes.

Nettoyage bénévole

À côté des cadavres, parfois là depuis des décennies, s'accumulent des tonnes de déchets. Des canettes, des bouteilles, du matériel d'escalade abandonné et des déchets humains dégèlent le long du parcours emprunté par les alpinistes. Plus de 5.000 kilos d'excréments seraient amassés au camp de base.

Un étude de long terme réalisée par le Centre international pour le développement intégré en montagne (ICIMOD) a prouvé que les glaciers de l'Hindou Kouch et de l'Himalaya fondaient rapidement et menaçaient d'être réduits à un tiers de leur taille si les émissions de CO2 n'étaient pas maîtrisées.

«La première grande opération de nettoyage n'a été effectuée qu'en 1996, par l'Association d'alpinisme du Népal. J'y ai participé avec une quarantaine d'autres Sherpas. Nous avons rapporté environ sept tonnes de déchets», se souvient Ang Tshering Sherpa, dont la famille vit depuis quatre générations des expéditions sur l'Everest.

«Récupérer [un corps] à cette altitude n'est pas facile. Le corps gelé d'une personne de corpulence moyenne peut peser jusqu'à 160 kg à cause de la glace qui l'entoure. Mais les Sherpas le font pour l'environnement», a-t-il ajouté.

Le gouvernement népalais a récemment instauré des mesures pour préserver l'Everest, mais les opérations de nettoyage sont encore souvent financées par des fonds privés ou effectuées par des bénévoles. Selon une estimation de l'Everest Summiters Association, il resterait encore environ 30 tonnes de déchets sur la montagne.

En Australie, une prof pro-mariage pour tous forcée de démissionner

L'enseignante affirme avoir été poussée à la démission par la direction de son établissement à cause de ses convictions.

Temps de lecture: 2 min — Repéré sur The Guardian

Le Ballarat Christian College, une école privée de l'État du Victoria, aurait fait pression sur l'une de ses enseignantes, Rachel Colvin, pour qu'elle démissionne. Celle-ci désapprouvait la position anti-mariage pour tous de l'établissement, et la direction craignait que les parents n'en retirent leurs enfants en découvrant ses véritables convictions.

Chrétienne engagée et mère de trois enfants, Rachel Colvin a été prof d'anglais au Ballarat Christian College de 2008 à février 2019. C'est au mois d'août 2018 que ses responsables lui ont annoncé qu'elle ne pourrait plus travailler au sein de l'école, bien qu'elle ait proposé de taire son opinion.

Rachel Colvin a saisi le tribunal civil et administratif pour discrimination, en vertu de la loi de 2010 sur l'égalité des chances en vigueur dans l'État. «J'ai adoré mon job. Je suis extrêmement travailleuse. Que ça se termine ainsi est professionnellement humiliant, a-t-elle déclaré dans un communiqué. Je vois cela comme une opportunité donnée par Dieu de défendre ce qui est juste, de représenter ce en quoi Dieu consiste vraiment: aimer les autres.»

L'enseignante a expliqué qu'elle attaquait son ancien employeur pour manifester son soutien aux élèves LGBT+: «Ils ont été créés tels qu'ils sont, à l'image de Dieu. Ils sont pleinement aimés de Dieu et partagent une dignité égale avec tous les êtres humains.»

Mail aux parents d'élèves

Le Ballarat Christian College avait mis à jour son règlement l'année dernière, après la légalisation en 2017 du mariage entre personnes de même sexe en Australie. «Dieu a conçu les deux sexes, homme et femme, dans un but de joie et de procréation dans le seul cadre du mariage. Ainsi, un mariage ne peut être qu'entre un homme et une femme, et c'est seulement sur cette base que les enfants doivent être conçus et les familles formées», y est-il indiqué.

Interrogée, l'école a refusé tout commentaire et a renvoyé les demandes des médias vers le porte-parole des écoles chrétiennes australiennes, Mark Spencer.

Quand on lui a demandé quel message cet évènement envoyait aux élèves LGBT+, celui-ci a répondu: «Il n'envoie aucun message. L'école [...] se soucie de tous ses élèves. Vous pouvez toujours prendre soin des gens et les aimer, même si vous avez des croyances différentes.»

En 2015, le Ballarat Christian College avait été vandalisé et fermé durant une journée, après que son directeur a exhorté la communauté scolaire à s'opposer au mariage pour tous dans un mail adressé aux parents d'élèves.

Le concept de blanchité n'a rien à voir avec la couleur de peau

Sur le plan biologique, il n'existe qu'une seule race mais notre histoire a construit des catégories raciales toujours opérantes aujourd'hui.

Temps de lecture: 5 min

Depuis plusieurs jours, un débat sature l'espace public français: le racisme anti-Blancs existe-t-il?

Je me suis exprimée maintes et maintes fois pour dire que le racisme se définissait par son caractère systémique. Il est le fruit d'une histoire, constituée de réductions en esclavage, de colonisations, de ségrégations et de génocides nourris par des théories proclamant l'infériorité des groupes attaqués. Ces pratiques racistes protéiformes sont aussi bien le fait d'individus que d'institutions. Si des personnes blanches peuvent être la cible de préjugés, d'attaques, d'injures parce que perçues comme blanches, il faut le condamner.

Mais il convient de rappeler qu'il n'existe pas de théorie qui placerait les Blanc·hes au bas d'une hiérarchie raciale et qui se soit traduite dans des pratiques institutionnelles, c'est pour cela que l'on ne peut parler de racisme anti-Blancs. Le racisme est un système de domination, qui ne se cantonne pas à des interactions individuelles.

À cette affirmation, il m'a été rétorqué à plusieurs reprises avec insistance que des Blanc·hes avaient été victimes de génocides, les Juifs en étant un exemple.

Or cela n'infirme pas ma thèse. En premier lieu parce que les Juifs ont été exterminés par les nazis du seul fait de leur judéité (réelle ou supposée). Ces personnes n'ont pas été ciblées parce qu'elles étaient blanches mais parce qu'elles étaient juives.

Par ailleurs, si des Juifs peuvent être considérés comme blancs de nos jours, ce n'était pas le cas pendant la Shoah –sachant qu'il existe aussi des Juifs noirs. C'est ce que j'ai rappelé dans ce tweet abondamment commenté:

Pas du tout, selon les thèses nazies les Juifs étaient exclus de la blanchité, ils avaient été déchus de ce statut et c’est ce qui a rendu leur extermination acceptable aux yeux de racistes nazis. Aucun groupe n’a été opprimé en tant que blanc.

— Rokhaya Diallo (@RokhayaDiallo) September 12, 2018

Des constructions arbitraires

J'ai convoqué la notion de blanchité qui, en sciences sociales, décrit le fait d'être blanc·he comme une construction politique, ce qui induit la même chose pour toutes les conditions minoritaires.

La blanchité n'est pas une couleur de peau objective mais une condition sociale issue d'un processus politico-historique. Sur le plan biologique, il n'existe qu'une seule race mais notre histoire a construit des catégories raciales toujours opérantes aujourd'hui. C'est le racisme qui fait exister les races et leur donne une existence non pas biologique mais sociale. Car si l'on regarde les choses de manière très objective, aucun être humain n'a la couleur véritablement blanche d'une feuille de papier, de même qu'aucune peau n'est noire comme le charbon. Les vocables noir/blanc ont été adoptés de manière schématique pour nourrir une opposition factice entre des populations qui appartenaient en réalité à la même humanité. Noir, blanc, jour, nuit, lumière, ténèbres... Comment mieux justifier la domination de populations qu'en les associant à l'obscurité en opposition à l'éblouissement que leur apporterait l'Occident?

De la même manière, les peaux dites rouges et jaunes n'existent que dans l'imagination bien trop fertile des colons.

Si l'on regarde de près, les personnes regroupées sous le vocable «Blanc·hes» présentent des carnations épidermiques tout à fait variées. Il y a de fortes chances qu'une personne blanche d'origine danoise n'ait pas exactement la même teinte qu'une autre personne dite blanche d'origine espagnole. Dans la même (absence de) logique, la couleur de celles et ceux considéré·es comme noir·es s'étend de Mariah Carey à Lilian Thuram. De toute évidence, aucune logique ne gouverne cette classification: ces catégories ne reposent de fait que sur des constructions arbitraires.

Nombreux sont les individus originaires d'Asie ou d'Afrique du Nord dont la couleur de peau est identique à celle d'individus d'origine européenne. Pour autant, ils ne sont pas considérés comme des Blancs. Car être blanc·he n'est pas une question de couleur objective mais d'expérience politique. C'est un héritage lié à l'ordonnancement des populations du monde selon une conception hiérarchique.

Cette absence de rationalité dans la définition des catégories implique que les frontières de la blanchité sont mouvantes. On sait par exemple qu'à leur arrivée sur le sol américain, les Irlandais·es, membres des catégories les plus pauvres, n'étaient pas considéré·es comme des Blanc·hes. Les «blanchir» a permis de briser toute possible solidarité de classe avec les Noir·es, et de leur inculquer une conscience blanche induisant un complexe de supériorité vis-à-vis d'autres groupes pourtant victimes de la même exploitation capitaliste.

Les Juifs exclus de l'identité blanche

Comme le régime ségrégationniste états-unien, les lois de Nuremberg étaient des lois raciales. Un article du New Yorker rappelle d'ailleurs, en citant le livre de James Q. Whitman, qu'Hitler s'est inspiré du racisme des États-Unis et des politiques instaurées par les lois Jim Crow pour mettre en place sa propre législation antisémite en Allemagne. Ainsi, dans Mein Kampf, Hitler félicite le gouvernement américain pour ce qu'il considère comme une avancée à travers la conception raciale de la citoyenneté.

La pensée hitlérienne est une pensée raciste, et la race aryenne un avatar de la suprématie blanche. C'est une réinterprétation des thèses raciales qui avaient été développées auparavant, la race aryenne nourrissant l'idée d'une pureté blanche poussée à son horrible paroxysme.

Les Juifs, quelle que soit leur apparence physique, avaient été exclus de cette conception de l'identité blanche. Ce texte de Robert Brasillach qui les animalise ne laisse aucun doute quant à leur perception par les antisémites de l'époque:

«Quel tribunal oserait nous condamner si nous dénonçons l'envahissement extraordinaire de Paris et de la France par les singes?... On va au théâtre? La salle est remplie de singes... Dans l'autobus, dans le métro? Des singes... En province, dans les marchés, les foires, des stands entiers sont occupés par des singes, avec un grand fracas de casseroles en solde et d'étoffes prises à des faillites... Les guenons qui les accompagnent ont chapardé des fourrures, des colliers de perles, et elles minaudent d'une manière presque humaine... Ce que nous appellerons l'antisimiétisme (veuillez bien lire, je vous prie) devient, chaque jour, une nécessité plus urgente...»

Hitler avait adopté une conception restreinte de la blanchité qui excluait entre autres les Juifs et trouvait ses racines dans une identité créée de toutes pièces et incarnée par des représentants aux traits nordiques. Ce n'est certainement pas un hasard si de nos jours, des suprémacistes blancs ont détourné la mythologie scandinave pour faire du Dieu Odin l'objet de leur culte.

Un concept récent pour décrire des réalités anciennes

J'ai adopté la notion de blanchité pour décrire les hiérarchies élaborées par les nazis, et il m'a été reproché de manipuler ce concept récent de manière anachronique. Or ce n'est pas parce que l'université conceptualise a posteriori une oppression que la terminologie nouvellement élaborée n'est pas opérante pour la décrire. C'est comme si on s'interdisait de qualifier de sexistes des pratiques de l'Ancien Régime en arguant du fait qu'à l'époque, ni la notion de sexisme ni le terme n'existaient.

À l'instar du sexisme, la blanchité, saisie comme telle, est un concept récent pouvant décrire des réalités anciennes allant de l'esclavage des Africain·es à la Shoah. Placer cette tragédie dans un courant de pensée ne remet aucunement en cause le caractère spécifique et unique du génocide des Juifs d'Europe.

Ceci étant dit, je peux parfaitement comprendre que l'on soit en désaccord avec mon propos, et d'ailleurs j'ai toujours accepté le débat contradictoire que je pratique de manière régulière.

Toutefois, cela doit se dérouler avec honnêteté sur la base de propos qui ont été effectivement tenus. C'est la raison pour laquelle je tenais à développer ce que j'avais évoqué à travers quelques tweets.

Moules de bouchot au Gorgonzola

By: XavCC
  • 1,4 kg de moules de bouchot de Cancale
  • 150 g de Gorgonzola
  • 5 cuillères à soupe de crème d'Isigny
  • 20 g de beurre salé
  • 4 oignons jaunes moyens
  • 3 feuilles de laurier
  • une poignée de persil frais
  • poivre et sel
  • 20 cl de vin blanc sec
Recette de cuisine-libre.fr

Sauce au Gorgonzola

Commencer par la préparation de la sauce au Gorgonzola : elle sera à ajouter aux moules un fois cuites.

  • Couper le Gorgonzola en dès.
  • Dans une casserole à feu moyen, commencer à faire fondre le gorgonzola et verser peu à peu la crème en remuant pour une préparation onctueuse légèrement liquide.
  • Avant la fin ce cette cuisson, lancer les moules.

Préparer les moules

  • Émincer les oignons.
  • Dans une cocotte, faire fondre le beurre.
  • Faire revenir les oignons émincés.
  • Ajouter les feuilles de laurier.
  • Une fois le tout rissolé, ajouter les moules avec le vin blanc.
  • Mélanger avec une cuillère en bois.
  • Couvrir à feu moyen jusqu'à ouverture des moules.
  • Poivrer et saler à votre de goût.
  • Ajouter le gorgonzola.

Fusionner

  • Ciseler le persil frais.
  • Mélanger le gorgonzola versé sur les moules.
  • Goûter et poivrer si besoin.
  • Ajouter le persil frais.
  • Laisser mijoter à feu moyen 5 minutes.

Présenter et servir selon votre inspiration. Avec des frites faites maison ça déchire pour saucer.

Le choix de bonnes moules, d'une bonne crème et d'un bon fromage, fera le succès de votre plat − même si la cuisson n'est pas parfaite.

© Recette diffusée sous CC by.

Appel à conférence et à stand pour le Paris Open Source Summit 2019 #OSSParis19

Le Paris Open Source Summit (POSS pour les intimes) revient pour sa cinquième édition les 10 et 11 décembre prochains, toujours aux Docks de Paris, porte de la Chapelle. Et en ce mois de reprise, deux appels sont en cours :

  • l’appel à conférence (ou CFP, Call For Paper, pour les anglophones), prolongé jusqu’au 30 septembre 2019 ; il se réoriente cette année sur des thématiques très techniques qui font le buzz en ce moment : (IA, Cloud, DevOps, IoT, sécurité, blockchain, etc., cela couvre un champs très large, n'hésitez pas à consulter la plate‐forme de soumission, c’est plus sûr ;
  • l’appel à stand pour les associations du Libre, afin de reformer notre sympathique, tout autant qu’éphémère, village du Libre, ouvert jusqu’au 20 septembre. Si vous êtes une entreprise, contactez les organisateurs directement pour la réservation et le paiement d'un stand.

Visuel CFP POSS 2018

Le POSS, qui se veut le premier événement européen sur l’Open Source, le Libre et le numérique ouvert, est à la fois une grande partie exposition, dans laquelle nous retrouverons toutes les entreprises du secteur ainsi que le village des associations (dont LinuxFr), mais aussi un grand cycle de plus de 200 conférences, tables-rondes et ateliers sur les deux jours. Dites stop à la procrastination et répondez au plus tôt.

Appel à conférences

Le programme du Paris Open Source Summit 2019 s’organise ainsi autour de huit thématiques TECH et traitera tant des solutions techniques, que des usages innovants et des enjeux sociétaux du numérique ouvert amenés par l’open source :

  • l’intelligence artificielle, thématique phare de cette année ;
  • le cloud, DevOps et infrastructure ;
  • l’embarqué et l’IoT ;
  • le data management et la blockchain ;
  • la cybersécurité ;
  • le développement et les langages émergents ;
  • les applications métiers ;
  • le web, l’e-commerce et le mobile.

L'appel à conférences est ouvert jusqu'au lundi 30 septembre 2019 minuit.

Appel à stands pour le village associatif

Comme chaque année, c'est Bookynette qui coordonne les demandes pour le village associatif. Pour avoir un stand :

  • vous devez être une fondation ou une association à but non lucratif, rappel, pour la zone d'exposition classique, c'est sur le site officiel ;
  • vous devez vous inscrire sur la liste de diffusion du village et y envoyer votre demande en indiquant le nom de l'association et son objectif si c'est la première fois que vous comptez participer à l'OSS ainsi que les coordonnées d'un interlocuteur unique (nom, prénom, email et téléphone).

La preuve que c'est bien, nous y tiendrons un stand !

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