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Today — November 12th 201906 - News : "IRL"

Faire preuve de gentillesse rallongerait votre espérance de vie

Une raison de plus de répandre le bien autour de vous dans ce monde de brutes.

Temps de lecture: 2 min — Repéré sur BBC

«Sois gentil, pas méchant, c'est pas gentil d'être méchant...» Et si la clé de la longévité résidait dans les paroles chantées par l'inclassable Dewey dans la série télévisée Malcolm? Selon un groupe de scientifiques qui étudie les bienfaits de cette vertu, la gentillesse pourrait nous permettre de vivre plus longtemps.

Associée en psychologie à l'empathie, à l'altruisme et à la générosité, la gentillesse est parfois loin de faire partie de notre quotidien. L'Institut Bedari Kindness de l'Université de Californie à Los Angeles, où travaillent entre autres des anthropologues et des psychologues, s'efforce de comprendre les bénéfices de ce type de comportement en étudiant ses effets psychologiques et physiques ainsi que les mécanismes qui peuvent conduire à se comporter ainsi.

D'après les recherches de cet organisme, nous aurions tout intérêt à être gentil·les le plus souvent possible. «Avoir un comportement centré sur la gentillesse ou même réfléchir à la manière dont on peut être davantage aimable avec les autres fait baisser la tension artérielle», déclare Daniel Fessler, directeur de l'Institut. Parmi les autres avantages thérapeutiques figure le traitement de «la dépression et l'anxiété».

A contrario, évoluer dans un environnement hostile, où vous adoptez une attitude désagréable envers autrui, aurait pour conséquence d'augmenter votre stress, votre rythme cardiaque et in fine de «raccourcir littéralement votre vie».

Même avis pour Kelli Harding, médecin de l'Université de Columbia, qui estime que bienveillance et empathie «boostent le système immunitaire et aident globalement les gens à vivre mieux et plus longtemps». D'autres recherches ont aussi établi que les personnes qui font du bénévolat seraient moins sujettes à la dépression. Elles auraient tendance à «mieux évaluer leur sentiment de bonheur, leur qualité de vie et leur estime de soi», selon une étude publiée dans la revue Journal of Health and Social Behaviour.

Être gentil·le avec soi-même

Être gentil·le ne veut pas dire se promener tous les jours avec un sourire faussement mielleux, c'est surtout adopter un comportement honnête et bienveillant avec soi-même. «Il est souvent plus facile d'être gentil avec les autres qu'avec nous-mêmes», commente Kelli Harding à la BBC. Pourtant, prendre le temps de réfléchir à des pensées positives et s'autocomplimenter serait tout aussi bénéfique, d'après une étude publiée en 2019 et réalisée par les universités d'Exeter et d'Oxford.

«Il y a tellement d'occasions de favoriser la gentillesse envers soi-même et envers les autres, ajoute Kelli Harding. Sur son lieu de travail, à l'école ou encore à la maison.» Même des interactions à première vue triviales, comme sourire à un serveur dans un café ou lui demander comment il va, peuvent participer à son bien-être et au vôtre.

La délicate question du consentement des personnes âgées en Ehpad

En matière d'aide et de soin, les frontières entre contrainte et consentement sont plus floues qu'il n'y paraît.

Temps de lecture: 7 min

Monsieur Duclos vient de donner son accord pour entrer dans un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes, autrement dit un Ehpad. Il a enfin signé son contrat de séjour. Obtenir son adhésion n'a pas été une mince affaire. À la fin de son hospitalisation dans un service de psychiatrie, il voulait en effet rentrer chez lui, mais entre-temps son appartement a été vendu avec l'aide de ses enfants. Il a fini par accepter la solution qui lui était proposée, les personnels soignants ayant usé de quelques artifices.

Ils l'ont accompagné chez lui, comme il le souhaitait, mais en évitant de préciser que son chez-lui était désormais l'Ehpad. Pour faciliter les choses, ils ont soutenu ce pieux mensonge par une petite mise en scène. Avec l'aide des proches et du personnel de l'Ehpad, ils ont pris soin de placer dans sa future chambre quelques-uns de ses meubles et de tapisser les murs de photos de sa femme et de ses enfants. Monsieur Duclos s'est tout de suite senti chez lui.

Rassuré, il a signé sans protester le précieux contrat de séjour. Il semble même retrouver ses habitudes. À table, il aime accompagner son repas de quelques verres de vin. Certes, il aurait préféré avoir sa propre bouteille. Mais non, cela ne se passe pas ainsi dans l'Ehpad. Le directeur explique:

«Monsieur Duclos est un peu porté sur l'alcool. Il faut faire attention. Dans ce genre de cas, on utilise de petits verres. Comme cela, on lui sert du vin quand il demande... mais en faibles quantités. On répond à ses attentes, mais pas trop, et tout le monde est content.»

Cet exemple fictif illustre bien les difficultés de mise en application des principes de la démocratie sanitaire, en particulier en ce qui concerne la notion de consentement, dont les frontières sont parfois pour le moins incertaines.

L'adhésion doit rester libre

Depuis maintenant deux décennies, les politiques sanitaires et sociales cherchent à rendre plus démocratiques les prises en charge des patient·es ou des résident·es. Au centre de cette procédure: le consentement éclairé.

Sauf exception –en psychiatrie notamment–, aller à l'encontre de l'avis des personnes, les contraindre à se soigner ou à entrer dans tel ou tel établissement n'est pas autorisé, du moins en principe. L'individu doit consentir. Plus encore, il doit être informé, être tenu au courant des risques liés à l'intervention qui le concerne, et plus largement des conséquences de ses choix. Bref, il doit être éclairé et son consentement ne saurait être forcé. Son adhésion doit rester libre.

De ce point de vue, la procédure qui permet de faire entrer Monsieur Duclos dans un établissement ou de l'empêcher de boire trop de vin ne semble pas rentrer dans les cases de la démocratie sanitaire. Certes, il a bien signé un contrat de séjour. Mais il est clair que son consentement n'a pas été entièrement libre ni entièrement éclairé. Privé de son domicile, il n'avait plus d'autre choix que l'Ehpad. Les subterfuges imaginés par les aides-soignant·es avec l'aide des enfants, pour conjurer un éventuel refus et pour éviter le recours à la force, peuvent difficilement être considérés comme des informations visant à aider Monsieur Duclos à faire ses propres choix. La signature atteste de l'existence d'un consentement formel; mais celui-ci paraît plus embrumé qu'éclairé.

Peut-être n'y avait-il pas d'autres moyens pour obtenir l'acceptation de Monsieur Duclos. Et puis, pour les proches comme pour les professionnel·les qui avaient à cœur de trouver le meilleur cadre de vie possible pour Monsieur Duclos, cette solution constitue un compromis acceptable. Il n'en demeure pas moins que cette méthode qui s'appuie sur la ruse ne saurait servir de modèle.

La patientèle partenaire du personnel

Le modèle, il faut le chercher ailleurs. Notamment dans les formulaires d'information et de consentement qui sont proposés au patient ou à la patiente dès lors que celle-ci fait l'objet d'une intervention. Ces documents clarifient les choses. Ils constituent la preuve que la personne a bien été informée par le médecin, puisqu'ils expliquent les tenants et les aboutissants de l'intervention et listent tous les risques encourus, que ceux-ci soient mineurs ou majeurs, qu'ils soient rares ou fréquents. Ils indiquent ce qu'il convient de faire pour les réduire.

Ainsi éclairé·es, les patient·es, devenu·es partenaires des professionnel·les qui les soignent ou les prennent en charge, peuvent décider en toute connaissance de cause. Une telle démarche tend à être largement diffusée. Il suffit pour s'en convaincre de se reporter aux notices que l'on retrouve dans le moindre médicament ou bien encore aux contrats de séjour qui indiquent les droits et les devoirs de la résidente ou du malade quand celui-ci est hospitalisé ou, comme Monsieur Duclos, hébergé.

Un tel modèle produit certainement des effets positifs. Il fixe un idéal grâce auquel peut être mesuré l'écart entre la théorie et la pratique. Il est clair en effet –chacun·e peut en faire l'expérience– qu'on n'est jamais sûr qu'un consentement soit librement consenti.

Un modèle intéressant, mais à la portée limitée

L'information communiquée à la personne sur tous les risques auxquels celle-ci s'expose en prenant un traitement ou en acceptant une intervention suffit-elle à en faire un·e patient·e éclairé·e? La personne a beau être avertie, elle se lancera rarement dans une étude bénéfices/risques approfondie avant de prendre sa décision. Il y a fort à parier que, devant la masse des informations transmises, elle s'en remettra plutôt à l'avis ou à la prescription des praticien·nes, à la confiance qu'elle leur accorde ou non, à l'avis de proches, etc.

Le modèle n'est pourtant pas inutile. Il est même performatif au sens où il indique au patient ou à la patiente que celle-ci a désormais son mot à dire, et où il invite le ou la professionnel·le à faire preuve de vigilance concernant les droits et libertés des usager·es. Dans le cas de Monsieur Duclos, l'existence de ce modèle aide à s'interroger sur la qualité de sa prise en charge; il force le questionnement éthique.

Mais ce modèle a son revers. Il focalise en effet l'attention sur un moment particulier de la prise en charge et du soin, celui de l'acte proposé par un·e professionnel·le et que le patient ou la patiente accepte ou refuse. L'intervention chirurgicale en est la figure paradigmatique, mais on peut également évoquer la prise d'un traitement ou l'entrée dans un établissement par exemple.

De tels actes, ainsi détachés de leurs contextes, s'accommodent bien d'une approche en matière de choix rationnel selon laquelle l'individu, libre et dûment informé par un tiers, choisit entre deux options. Mais le soin ne se réduit pas à une succession de moments, détachables les uns des autres ni à une relation de face à face.

Un insaisissable consentement?

Le soin est un processus dans lequel sont enrôlées de multiples parties prenantes –soignant·es, soigné·es, proches, administrations, institutions, objets techniques, médicaments...– et où s'enchevêtrent des myriades de gestes et d'actes, les uns très techniques, les autres très banals, tous plus ou moins interdépendants.

Ces différentes activités ne peuvent être toutes anticipées, ni attribuées à chacun des acteurs et encore moins figurer dans des formulaires de consentement. Dans ces conditions, la décision est difficilement localisable dans l'espace et dans le temps. Elle se déploie dans toute la chaîne des intervenant·es sans pouvoir être véritablement attribuée avec certitude à l'un·e d'entre elles ou eux.

Or, dès lors que le soin est envisagé non plus comme un acte isolé et situé dans le temps, mais comme une activité faite de processus et de relations, le consentement change de nature. Il n'est plus donné –par le ou la patient·e– ni reçu –par le ou la professionnel·le– pour un acte déterminé, mais produit par de multiples interactions entre parties prenantes. Le consentement comme la décision résultent en quelque sorte d'un travail d'influence fortement distribué et dont la visibilité est particulièrement faible.

Ainsi, pour que Monsieur Duclos puisse se sentir chez lui, il aura fallu qu'une grande diversité d'acteurs s'emploient au travers de diverses micro-actions, plus ou moins coordonnées, à rendre in fine l'acceptation pratiquement inévitable. Il aura fallu que des proches se chargent de sélectionner des photos puis de les afficher, que le directeur de l'Ehpad accepte la personnalisation de la chambre, que le déménageur arrive en temps utile, que les aides-soignant·es aient déjà préparé le terrain quotidiennement, etc.

Cette approche du soin comme processus ouvre des questions éthiques qui sont loin d'être résolues. Comment en effet penser la démocratie sanitaire, comment s'assurer de la validité et de la légitimité du consentement individuel quand celui-ci devient insaisissable parce qu'enchâssé dans un processus de décision collective?

Monsieur Duclos a finalement accepté sa nouvelle demeure. Sait-il que ce faisant il accepte de se soumettre aussi aux horaires des repas, à l'heure du coucher et à diverses autres règles? Probablement pas. Il les découvrira au fil du temps et finira peut-être par les accepter, faisant contre mauvaise fortune bon cœur. Quoi qu'il en soit, il ne peut revenir en arrière, c'est-à-dire retourner chez lui. En ce sens, son consentement actuel peut être considéré comme un peu forcé. Non point seulement par les règles de l'institution, mais aussi paradoxalement par lui-même, en raison des divers consentements qu'il a pu donner consciemment ou non, sans en mesurer toujours les conséquences, tout au long de la trajectoire de sa prise en charge.

Ce texte prolonge l'intervention menée par Livia Velpry dans le cadre du cycle national de formation 2018-2019 de l'Institut des hautes études pour la science et la technologie (IHEST).

Pour en savoir plus: Livia Velpry, Pierre A. Vidal-Naquet et Benoît Eyraud (dir.) (2018), Contrainte et consentement en santé mentale – Forcer, influencer, coopérer, Presses universitaires de Rennes.

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l'article original.

The Conversation

Comment les Allemands de l'Est dépensèrent l'«argent de bienvenue» octroyé par l'Ouest

Dans les jours qui ont suivi la chute du mur de Berlin, des millions de personnes se sont ruées dans les magasins ouest-allemands.

Temps de lecture: 9 min

Ce 10 novembre 1989, à peine passée l'euphorie de cette nuit de fête historique, durant laquelle les Ossis ont déboulé en masse dans les rues de Berlin-Ouest pour fêter bras dessus, bras dessous avec les Wessis leur liberté retrouvée, les premières personnes arrivées de RDA font la queue devant les banques ouest-allemandes dès le début de la matinée. Elles viennent chercher leur «argent de bienvenue» (Begrüßungsgeld), cette somme offerte par l'Allemagne de l'Ouest à tout individu issu de l'ancienne RDA qui se rend sur son territoire.

Cette mesure avait été mise en place par la RFA en 1970 de manière à compenser le peu d'argent (70 Ostmarks) que les rares Allemand·es de l'Est autorisé·es à quitter leur pays avaient le droit d'emporter dans leur bourse, l'économie est-allemande étant toujours à court de devises. Ces personnes qui transitaient recevaient 30 Deutsche Mark (DM) à leur arrivée sur le territoire ouest-allemand, avant que cette somme ne soit finalement portée à 100 DM en 1987. Cent DM. Un précieux sésame pour partir à la découverte de l'Ouest et de son système capitaliste, diabolisé des décennies durant par la propagande communiste. Willkommen im Kapitalismus!

Trois millions de personnes

Les citoyen·nes de l'Est ont reçu ce cadeau de bienvenue à bras ouverts: rien que les 10 et 11 novembre 1989, ce sont plus de 3 millions de personnes qui ont empoché leurs 100 DM. Environ 16 millions d'entre elles sont venues réclamer leur dû dans les semaines qui ont suivi la chute du Mur, soit presque la totalité de la population est-allemande, juste avant de faire leur baptême du feu dans la société de consommation. Au point que les supermarchés de Berlin-Ouest et des villes allemandes situées à proximité de la frontière de la RDA se sont retrouvés en rupture de stock au bout de quelques jours et que les magasins ont commencé à ouvrir le dimanche pour satisfaire la fièvre acheteuse qui s'était emparée des Ossis, après des décennies de rationnement et de privations. Trente ans plus tard, neuf Allemand·es de l'Est partagent leurs souvenirs avec nous.

Regina S., des jouets pour enfants

Regina S. avait 32 ans quand le Mur est tombé. Quelques jours plus tard, cette Leipzigeoise a pris le train pour Berlin avec une amie et leurs enfants. Elle n'avait qu'une idée en tête avant d'aller faire des emplettes: «voir la porte de Brandebourg depuis l'autre côté du Mur». Elle ne se souvient pas s'être acheté quelque chose ce jour-là. Le seul souvenir qu'elle ait ramené étant un bout du mur de Berlin. Mais elle a accompagné sa fille et son fils dans un magasin de jouets. Leur choix: une Barbie et des Legos.

La porte de Brandebourg (Berlin, Allemagne). | Ondřej Žváček via Wikimedia

Andreas S., des disques de pop rock

Andreas S., 14 ans à l'époque, se souvient lui aussi de sa toute première visite à Berlin-Ouest, qu'il avait rejoint en train de banlieue en compagnie de ses parents et de son frère, avec émerveillement: «Comparé au village gris et sinistre dans lequel nous vivions à l'Est de Berlin, qui ressemblait aux pires films qui ont été faits sur la RDA, Berlin-Ouest ressemblait, avec toutes les guirlandes de Noël qui décoraient les rues, à un petit paradis plein de lumière».

Fan de pop rock anglais, il investira ses premiers DM dans des vinyles, emportant avec lui la liste des albums qu'il rêvait d'avoir. «La musique était quelque chose de très particulier pour nous, car les disques étaient une denrée rare en RDA, à part quelques rares best of qui étaient immédiatement pris d'assaut. Les personnes qui parvenaient à les acheter se voyaient tout de suite demander de les copier sur cassette. Les vinyles étaient incroyablement recherchés.» Ce jour-là, Andreas s'est acheté trois disques: Wild!, d'Erasure, Big Thing, de Duran Duran, et We Too Are One, d'Eurythmics.

Andrea M., les disques d'Eurythmics

Andrea M., 18 ans lorsque le Mur s'est effondré, a fait le voyage dès le lendemain avec sa mère pour rendre visite à sa sœur qui vivait à Berlin-Est et sont allées toutes les trois dans l'autre moitié de la ville. «Nous avons demandé où se trouvait le plus grand centre commercial de Berlin-Ouest, et nous sommes allées dans la Schloßstraße, où nous avons passé la journée à faire du shopping, se souvient-elle. Mon tout premier achat a été un yaourt d'une marque que je connaissais à cause des pubs de la télévision de l'Ouest», s'amuse-t-elle. Elle a investi le reste de son argent dans des vinyles d'Eurythmics: «J'étais une grande fan de ce groupe. Certains étaient soldés, du coup j'en ai acheté huit ou neuf d'un coup», se souvient-elle, tandis que sa sœur s'est elle acheté un walkman. Aujourd'hui encore, Andrea a toujours ces disques dans son salon, qu'elle garde précieusement en souvenir de cette journée particulière.

Ellen H., du vin et une chaîne hifi

Ellen H., 41 ans à l'époque, ne s'est pas précipitée à l'Ouest quand elle a appris que le Mur était tombé. Ce ne sont que des semaines plus tard qu'elle s'est rendue avec son mari et ses enfants à bord de leur Wartburg le long de la route des vins d'Allemagne, dans la région du Rhin. «Nous avons acheté du bon vin et nous avons mis notre argent en commun avec nos fils pour acheter une chaîne hifi. Avec mon mari, ils avaient l'oreille musicale et étaient passionnés de musique.» Elle a aussi rapporté un panier plein de cèpes de son escapade en Allemagne de l'Ouest: «Nous avons trouvé des quantités de champignons dans la forêt, que les gens ne ramassaient plus à cause de Tchernobyl.»

Kaey K., un paquet de cacahuètes

Pour Kaey K., 10 ans à l'époque, la première journée à l'Ouest, des mois après la chute du Mur, conserve un goût légèrement amer, mais désopilant: «Avec ma famille, nous sommes allés à Helmstadt, une petite ville bavaroise qui était jumelée avec la nôtre, Halle. Nous avons passé la journée à faire du shopping, ma famille était en pleine fièvre acheteuse. C'était la première fois que je voyais des cacahuètes entières, et j'en ai acheté un paquet. J'ai demandé à ma mère si je pouvais les manger telles quelles. Je ne sais pas si c'est parce qu'elle était surexcitée ou déconcentrée, mais elle m'a dit que oui, avant d'exploser de rire quand elle a vu la tête que je faisais après avoir croqué une cacahuète entière.»

Ina G., collants et rouge à lèvres

Quand elle a appris que le mur était tombé la veille en buvant son café le matin, Ina G., 31 ans, est partie le jour même, à la fin de sa matinée de travail, rendre visite avec sa fille à une cousine de Berlin-Ouest. Ce n'est qu'une semaine plus tard qu'elle est revenue, seule, chercher ses 100 DM. «Ma mère m'avait toujours dit que, si un jour j'avais la chance d'aller à l'Ouest, il fallait absolument que j'aille au KaDeWe [le Kaufhaus des Westens, le grand magazin de l'Ouest, l'équivalent allemand des Galeries Lafayette, ndlr], au sixième étage, au rayon épicerie fine, se rappelle Ina. C'est donc ce que j'ai fait, j'ai pris un café et j'ai regardé les gens chics qui faisaient leurs courses. Puis j'ai pris l'escalator et je me suis arrêtée à chaque étage. J'y ai passé toute la journée et suis rentrée ravie à la maison», se souvient-elle, les yeux brillants.

La façade nord-ouest du KaDeWe en 2008. | Jochen Teufel via Wikimedia

Au rez-de-chaussée, elle essaye les parfums et tombe en pâmoison devant une paire de collants Yves Saint Laurent gris anthracite. Tandis qu'elle évoque la scène, elle sort la paire de son sac à main, qu'elle n'a jamais portée et qui est restée dans son emballage d'origine. «Les collants étaient deux tailles trop grandes, mais en réduction. Ils coûtaient 9 DM au lieu de 29, dit-elle en désignant l'étiquette. Je me suis dit que c'était l'occasion unique de m'acheter des collants français. Je ne les ai ensuite jamais portés, de peur de les abîmer. Je les ai gardés en souvenir dans mon armoire.» Elle s'achète également ce jour-là un rouge à lèvres Chanel, «le symbole du luxe absolu pour moi», qu'elle osera utiliser. Elle gardera les 40 DM qu'il lui restait en poche, de peur que ce ne soit les derniers: «À cette époque, on ne savait pas du tout si le Mur allait rester ou pas.»

Willy S., un jeu vidéo et des Legos

Willy S., 9 ans lorsque le Mur est tombé, se souvient avoir été très choqué, lorsqu'il faisait la queue avec ses parents et ses frères pour retirer leur «argent de bienvenue» devant Bahnhof Zoo, la fameuse station de métro où Christiane F. se shootait à l'héroïne, de voir pour la première fois de sa vie des SDF et des junkies. Passé cette vision inquiétante de cet Ouest mythifié, le petit garçon qu'il était a suivi sa famille au KaDeWe. «Mes deux frères et moi avions le droit de dépenser chacun 10 DM sur les 100 que nous avions reçus. Nous étions comme paralysés quand nous nous sommes retrouvés au rayon jouets. Nous étions complètement dépassés par cette offre pléthorique.»

Les trois frères ont mis leur argent en commun pour s'acheter un jeu vidéo et des Legos. «Il s'agissait d'un nouveau jeu et nous y avons joué sans relâche. C'était une course de voitures», se souvient Willy. Son père étant un militant pacifiste en RDA, il a été interviewé quelques mois plus tard par un journaliste vedette de la chaîne de télévision ZDF, Volker Panzer, et invité avec toute sa famille à se rendre en Allemagne de l'Ouest. «Il nous a amené à Mc Donald's directement après avoir passé la frontière. C'était totalement excitant pour nous les enfants, et je me souviens que l'herbe y était bien plus verte que de l'autre côté de la frontière.»

Volker Panzer en 2009. | Elke Wetzig via Wikimedia

Clemens M., «Steve Harley and Cockney Rebel–Greatest Hits»

Le Berlinois Clemens M.*, 30 ans à l'époque de la chute du Mur, n'a lui pas reçu 100 mais 300 DM au total. Explications: «Je faisais partie des rares chanceux qui avaient déjà obtenu l'autorisation d'aller à l'Ouest. J'avais pu rendre visite à un parent à Hambourg en 1988 et en mars 1989, en allant à chaque fois chercher mon “argent de bienvenue”, puisqu'on y avait droit une fois par an.»

En novembre 1989, alors qu'il a déjà reçu la somme annuelle allouée à chaque citoyen·ne de RDA se rendant en Allemagne de l'Ouest et que son passeport a été tamponné, il tente toute de même sa chance –avec sa carte d'identité. Au vu du chaos qui règne alors dans les banques, personne ne se rend compte de la supercherie. Clemens mettra cet argent de côté. Quelques mois plus tôt, il s'était acheté la compilation Steve Harley and Cockney Rebel–Greatest Hits à Hambourg avec son premier «argent de bienvenue» de l'année 1989.

La pochette de la compilation. | Ajsmith141 via Wikimedia

Uta M., tout sauf des feutres

Impossible pour Uta M. de se souvenir de sa toute première acquisition de l'autre côté du Mur. Elle avait 42 ans à l'époque. Mais une anecdote désagréable est restée gravée dans sa mémoire: «Je suis allée à la frontière avec mes deux enfants. Il y avait là une classe d'enfants ouest-allemands qui sont venus nous parler et qui voulaient offrir des feutres de couleur aux miens “puisque nous n'avions rien”. Ils nous prenaient vraiment pour des moins que rien. Mes enfants ont refusé, en leur disant qu'il valait mieux les offrir à ceux qui étaient vraiment dans le besoin», se souvient-elle, indignée par la condescendance avec laquelle de nombreux Ossis ont parfois été traités par les Wessis lors la Réunification.

Hautement symboliques ou dérisoires, ces achats reflètent les désirs et les aspirations d'un peuple coupé du monde occidental pendant plusieurs décennies, de sa prospérité, de sa liberté et de sa futilité. Avec cette centaine de Deutsche Mark, tout le monde a pu ramener un petit morceau de l'Ouest capitaliste chez soi, en plus d'un morceau du Mur de Berlin. Deux souvenirs très particuliers d'un événement historique unique en son genre, qui ont profondément marqué les Allemand·es d'ex-RDA.

* Le prénom a été changé.

Éclat et zones d'ombre de «J'accuse»

La transposition à l'écran de l'affaire Dreyfus est un thriller historique mené avec maestria, où Roman Polanski suggère un très contestable parallèle avec sa propre situation.

Temps de lecture: 4 min

Du 5 janvier 1895, jour de la dégradation publique du capitaine Alfred Dreyfus, au début de 1907, le film raconte avec brio et méthode une histoire qui fait partie de l'histoire de France. Mais quelle histoire?

On pourrait aussi bien poser la question en disant: qui est accusé par ce «J'accuse»? Roman Polanski accompagne en effet ce qu'on appelle «l'affaire Dreyfus», mais il le fait d'une manière très particulière.

Cette manière est, d'abord et de manière incontestable, marquée par le brio de la mise en récit, à la fois haletant (sur un canevas dont tout le monde connaît l'issue), très riche en notations précises et en figures secondaires, et remarquablement rythmé.

Il bénéficie également d'une interprétation impeccable, à commencer par son acteur principal, Jean Dujardin, qui prouve ici à qui en douterait l'ampleur et la diversité de son talent.

Dujardin interprète le lieutenant-colonel Picquart, qui a joué un rôle décisif dans la mise à jour des malversations, manipulations et dénis de justice commis par l'armée et la justice française au cours de l'«affaire».

Suivant scrupuleusement l'enquête menée par le responsable du renseignement militaire et les principales étapes devant des tribunaux dont aucun ne reconnaîtra la vérité, le J'accuse de Polanski rappelle au moins deux faits majeurs que la perception commune de l'affaire a occulté, même si les historien·nes les connaissent très bien.

Les faits historiques et le roman

D'une part, le film rappelle que Dreyfus n'a été entièrement reconnu innocent que très tardivement, sept ans après avoir été gracié par le président de la République contre un ultime verdict judiciaire absurde (traître avec circonstances atténuantes), et qu'il n'a jamais été rétabli dans la totalité de ses droits et possibilités de carrière.

D'autre part, il remet en lumière combien toute l'affaire s'est déroulée sur fond d'un déchaînement de violence antisémite d'une grande part de la population française –violence massive et durable dont on a perdu, ou effacé, l'ampleur.

Jean Dujardin dans un rôle à la Gary Cooper ou à la George Clooney. | Via Gaumont

Au cœur du récit tel que le compose Polanski, on trouve donc Picquart –et pas Dreyfus qui, reclus à l'île du Diable, ne sait pendant quatre ans rien de ce qui se passe en métropole et n'en sera ramené que pour être, d'abord, à nouveau insulté et condamné. Louis Garrel, qu'on voit logiquement peu, donne une intense présence au capitaine juif, en particulier en ne cherchant jamais à le rendre sympathique à titre personnel.

Fondée sur des faits historiques, la manière dont est traité le lieutenant-colonel qu'incarne Jean Dujardin n'en est pas moins singulière. Personnage important de l'affaire, et personne de toute évidence digne d'estime, il devient devant la caméra du réalisateur de Chinatown bien autre chose: un héros de fiction.

Il est d'ailleurs significatif que, pour raconter cette histoire qui a fait l'objet d'un gigantesque travail de recherche depuis un siècle, le film s'inspire… d'un roman.

Celui-ci, D., de l'écrivain britannique spécialiste des romans historiques à suspens Robert Harris, également ici coscénariste, compose une relation des faits où les besoins spectaculaires et dramaturgique pèsent inévitablement.

Le combat d'un héros solitaire

Construit sur le modèle de l'homme providentiel dont Hollywood a fait un archétype aussi efficace que simplificateur, ce dispositif tend à polariser sur un seul individu une affaire qui fut autrement plus complexe et à bien des égards collective, y compris de manière conflictuelle parmi ceux qu'on va appeler les dreyfusards.

Plus cérébral que physique, mais capable de se battre (par exemple en duel contre son adjoint traître répugnant), Picquart devient un personnage à la Gary Cooper (plutôt que John Wayne) ou George Clooney (plutôt que Matt Damon). Mais pour l'essentiel, il s'occupe de tout –y compris de l'amour: il est le seul à avoir droit à une compagne.

À l'exception d'une scène très tardive dans le déroulement du film où surgissent Zola et Clémenceau, puis de la diffusion du pamphlet en première page de L'Aurore qui, le 13 janvier 1898, allait marquer un tournant de l'affaire, toute la dimension collective de l'organisation de la défense du condamné devient invisible. Ce n'est pas qu'une facilité dramatique, c'est une autre idée de l'histoire.

Le J'accuse de Zola et ses livres brûlent lors des violentes émeutes antisémites qui répondent à la recherche de la justice. | Via Gaumont

Autre simplification: Polanski montre, à juste titre, les déchaînements de haine contre les Juifs, en des scènes dont la brutalité est aussi un utile avertissement pour aujourd'hui où, de Zemmour au commissariat du coin en passant par les sectarismes de tout acabit, le racisme le plus odieux s'affiche à nouveau impunément sur le territoire français.

Mais il ne montre jamais l'existence d'un soutien populaire à l'accusé de l'île du Diable, soutien qui ne fut pourtant pas seulement le fait d'une poignée de personnalités. Dans le film de Polanski, la France n'est pas «coupée en deux» par l'affaire (fut-ce en parts inégales), selon la formule devenue classique depuis le fameux dessin de Caran d'Ache: elle est entièrement antisémite.

Un plaidoyer pro domo

C'est faire disparaître beaucoup de choses au profit d'une efficacité dramatique; c'est également servir un autre but, dont Polanski ne fait pas grand mystère.

Condamné aux États-Unis pour le viol d'une adolescente alors âgée de 13 ans, toujours poursuivi et ayant eu à subir plusieurs inconvénients de cette situation, dont une incarcération en Suisse, le réalisateur qui a depuis été accusé de viol par cinq autres femmes, dont récemment la photographe Valentine Monnier, n'a pas hésité à comparer explicitement son propre cas au sort de Dreyfus.

Pour renforcer cette approche, il a besoin de construire des figures solitaires, maltraitées par les puissances officielles et occultes comme par la populace haineuse. La dramaturgie historiquement simplificatrice de son J'accuse sert ainsi à la fois les intérêts du show et une plaidoirie pro domo, implicite mais reconnaissable.

Par une singulière distorsion, puisqu'il y a une affaire Polanski comme il y a une affaire Dreyfus, le «J'accuse» du titre concerne désormais aussi les personnes qui s'en sont prises à Roman Polanski. Le moins que l'on puisse dire est que ça se discute.

J'accuse

de Roman Polanski, avec Jean Dujardin, Louis Garrel, Emmanuelle Seigner, Grégory Gadebois, Melvil Poupaud.

Séances

Durée: 2h12. Sortie: 13 novembre 2019.

«Je pense à ce pervers qui vit en toute impunité»

[C'est compliqué] Cette semaine, Lucile conseille Alison, dont la mère est hantée par un traumatisme indélébile.

Temps de lecture: 5 min

«C'est compliqué» est une sorte de courrier du cœur moderne dans lequel vous racontez vos histoires –dans toute leur complexité– et où une chroniqueuse vous répond. Cette chroniqueuse, c'est Lucile Bellan. Elle est journaliste: ni psy, ni médecin, ni gourou. Elle avait simplement envie de parler de vos problèmes. Si vous voulez lui envoyer vos histoires, vous pouvez écrire à cette adresse: [email protected]

Vous pouvez aussi laisser votre message sur notre boîte vocale en appelant au 07 61 76 74 01 ou par Whatsapp au même numéro. Lucile vous répondra prochainement dans «C'est compliqué, le podcast», dont vous pouvez retrouver les épisodes ici.

Et pour retrouver les chroniques précédentes, c'est par là.

Chère Lucile,

Voilà un an que ma mère m'a fait une confession des plus troublantes, dont je voudrais témoigner. Ma mère est une femme qui souffert d'une longue dépression pendant douze ans et qui garde un penchant très sensible. Elle a fait des tentatives de suicide à plusieurs reprises. Elle a sombré dans la tourmente de l'anorexie, jusqu'à ne plus porter que 35 kilogrammes de peau, d'os et d'organes. Elle a été internée près de trois mois, nourrie à la sonde six mois, fait mille thérapies.

Mais un jour, elle a fait le deuil de sa douleur, mis dans une boîte des cauchemars, regardé l'horizon et réappris à vivre, doucement. Elle reste une femme fragile, une femme blessée à jamais, mais aussi une femme qui veut se battre pour ne pas se laisser abattre. Jusqu'ici, le non-dit avait toujours régné sur les causes de ses démons. Puis elle m'a raconté.

Elle m'a parlé des viols incestueux subis de ses 10 à ses 14 ans, commis par son frère –ce frère qu'elle a esquivé le plus possible, au point de perdre le lien avec le reste de sa fratrie (une famille de dix frères et sœurs). Elle m'a parlé de ses penchants anorexiques, qui étaient déjà là à l'adolescence. Elle m'a parlé de l'amnésie de cet épisode traumatisant de sa vie pendant les années où elle a connu l'amour, où elle a fondé une famille, où elle s'est construite. Et elle m'a parlé de comment, un jour, ses cauchemars ont refait surface pour la hanter jour et nuit.

J'ai eu mille questions après cet aveu. Pourquoi n'avait-elle pas parlé? Pourquoi n'avait-elle pas fait appel à la justice? Si elle pensait qu'il y en avait eu d'autres, etc..

Ma mère a tenté à maintes reprises de le dire à ses parents, en vain. Trop de peur, trop de honte. Sa sœur la plus proche ne l'a pas écoutée. Elle s'est sentie rejetée par ses frères et sœurs, qui ont toujours été très soudés. Elle a pensé qu'ils ne la croiraient jamais, elle qui avait pris ses distances sans dire mot (en vérité pour ne pas avoir à faire face à son agresseur). Elle n'a pas voulu dévoiler ce secret et provoquer une tornade dans la famille, mettre tout le monde sous le choc et l'incompréhension. Elle ne veut pas être à l'origine de l'éclatement familial. Elle n'a pas fait appel à la justice, parce qu'il y a prescription (je n'ai pas vérifié la loi) et parce qu'elle a honte.

Elle m'a parlé de ce frère, ce violeur également violent avec son ex-femme, qui a fui en emportant ses deux petites filles avec elle, coupant tout contact avec leur père pendant des années (contact qu'elles ont repris en devenant adultes). Je me suis souvenue de lui disant le sourire aux lèvres, avec un brin de fierté: «Des conneries, j'en ai faites beaucoup, je les ai peut-être toutes faites».

S'emparer du corps d'une femme, d'une enfant n'est pas une «connerie», c'est un crime.

Ma mère m'a fait promettre de ne rien dire; ça m'a fait mal, j'avais envie de le hurler à tout le monde. Je lui ai répondu que je ne pouvais pas promettre de faire semblant face à lui, le jour où je le verrai. La colère m'a envahie, elle ne m'a d'ailleurs pas quittée.

Quand il m'a envoyé un message, je lui ai craché mon venin. Je lui ai dit que je savais, je lui ai dit de ne plus jamais m'écrire, je lui ai dit qu'à mes yeux, il n'existait plus. Et pourtant, il existe bien plus qu'avant. Il est présent dans mes pensées conscientes et inconscientes. Il garde vif mon sentiment d'injustice. Je me sens muselée, impuissante. Je crois que j'ai aussi un peu peur.

Je pense à ce pervers qui vit en toute impunité et du sentiment de supériorité qui doit être le sien, parce que personne n'a osé dire, parce que personne n'a rien fait. Je pense à toutes ces femmes qui ont subi des violences, à nous, les femmes, qui vivons au quotidien entourées d'hommes dont le masque n'est pas tombé. Je pense au système de justice qui a des failles et qui semble soutenir les hommes. Je pense à cette société patriarcale et sa culture du viol qui me donne la gerbe.

Dans une situation comme celle-ci, comment puis-je agir? Que faire?

Alison.

Chère Alison,

C'est une juste et saine colère que vous ressentez. Vous pouvez déjà être fière de votre mère, qui a enfin mis des mots sur sa souffrance. Elle veut désormais cesser de souffrir de son expérience douloureuse, et vous pouvez accompagner ce processus de reconstruction en proposant des thérapies et thérapeutes. Sur les traumatismes comme le sien, les thérapies EMDR peuvent se révéler utiles. Votre mère a vécu toutes ces années avec le poids d'une violence terrifiante sur les épaules. Elle sait désormais qu'elle n'est plus seule. Vous êtes sa famille et vous allez l'accompagner.

Comment pouvez-vous agir? Je vous propose de transformer l'énergie de votre colère en énergie positive envers d'autres femmes en souffrance. Engagez-vous. Il y a dans toutes les villes de France des associations de soutien aux femmes battues, agressées sexuellement ou violées, proposez votre aide. Donnez de votre temps pour aller tracter ou coller des affiches. Formez-vous pour recevoir la parole.

Si vous avez besoin d'être active, il y a mille façons de l'être, toutes aussi utiles les unes que les autres. Les associations ont besoin de personnes engagées mais aussi d'argent, de locaux, de café et de petits gâteaux pour celles qui viennent témoigner. Ça peut paraître bête et trivial, je sais, mais ces gestes, même les plus petits, sont inestimables.

Quand on voit enfin cette violence et combien elle est partout, on ne peut plus l'oublier. Et quand on est du côté de celles qui souffrent, je peux vous assurer que juste une main posée sur l'épaule, une heure de conversation sans jugement devant un thé bien chaud, savoir qu'il existe un espace où on peut se sentir en sécurité, ça n'a pas de valeur.

Là, vous avez envie de tout brûler et je partage tellement votre sentiment. Mais vous faites déjà quelque chose: vous êtes l'appui de votre mère. Si vous voulez vous engager davantage, allez proposer votre aide à une association ou à un groupe de parole. Rien de ce que vous pourrez faire ne sera anodin. Chaque petit geste compte. Et vous savez pourquoi? Parce que ce soutien, il est rare.

Le monde a besoin de plus de personnes aptes à recueillir et accepter la parole des victimes. Et il a aussi besoin que cette parole soit partagée. Casser cette spirale toxique de silence, c'est déjà donner des coups de marteau dans le système de domination patriarcal. Votre réaction vis-à-vis de votre mère et vos mots aujourd'hui sont déjà un acte de rejet. Vous pouvez en être fière. Ne vous arrêtez pas.

«C'est compliqué», c'est aussi un podcast. Retrouvez tous les épisodes:

Privé des films Spider-Man, le MCU ne sera pas complet sur Disney+

Les films mettant en scène Spider-Man ne seront pas proposés sur Disney+, signifiant que l'intégralité du MCU ne sera pas au programme.

Disney+ est officiellement lancé depuis aujourd’hui dans certains pays (en France, il faudra patienter jusque fin mars prochain). Une sortie particulièrement attendue et suivie, ce qui permet d’obtenir des informations sur l’avenir de la plateforme concurrente de Netflix. Dans un article publié le 12 novembre, The Verge rapporte par exemple que les films tirés de la marque Spider-Man ne seront pas disponibles sur Disney+.

Si Disney cherche à rassembler l’intégralité du Marvel Cinematic Universe au même endroit et avec une qualité optimale, il sera finalement tronqué. Car Spider-Man : Homecoming et Spider-Man : Far From Home, propriétés de Sony Pictures, ne seront pas diffusés sur Disney+. Sauf si les deux géants trouvent un accord, ce qui ne semble pas à l’ordre du jour.

Spider-Man : Far From Home // Source : Sony Pictures

Pas de Spider-Man sur Disney+

« Nous apprécions nos amis de Sony, mais nous n’avons aucun plan pour avoir les films Spider-Man sur Disney+. Nous aurons en revanche toutes les séries d’animation Spider-Man que nous avons développées sous la bannière Marvel. Mais qui sait ce qui pourrait arriver dans le futur ? », indique Ricky Strauss, à la tête du contenu et du marketing pour Disney+. Il y a quand même une porte entrouverte, d’autant que Disney et Sony Pictures sont récemment parvenus à s’entendre pour ne pas que le Spider-Man incarné par Tom Holland quitte le MCU (après un imbroglio). 

Bien évidemment, cette information ne concerne pas que Spider-Man : Homecoming et Spider-Man : Far From Home mais également la trilogie réalisée par Sam Raimi. Sans oublier les deux The Amazing Spider-Man, Venom et l’excellent Spider-Man : New Generation.

From Iron Man to Endgame, see the newly announced @MarvelStudios titles that will be available to stream starting tomorrow on #DisneyPlus—including Expanding the Universe, a new look at the original series coming to the service.

Look out for more titles to be announced soon.

— Disney+ (@disneyplus) November 11, 2019

Le fait qu’une partie du MCU soit tronquée n’arrangera pas Disney, qui doit travailler pour proposer le catalogue le plus complet possible. Qu’à cela ne tienne, quelques heures avant la mise en ligne de la plateforme, plusieurs films du MCU ont été ajoutés. En revanche, d’autres longs métrages ne seront pas présents avant 2020, puisque bloqués sur Netflix encore quelques semaines (Black Panther, Ant-Man et la Guêpe, Avengers : Infinity War et Thor : Ragnarok).

4G : Free Mobile revendique une couverture de 95 % de la population française

En termes de couverture 4G, Free Mobile fait pratiquement jeu égal avec ses concurrents. Le quatrième opérateur assure atteindre 95 % de la population français vivant en métropole.

C’est au détour de la présentation de ses résultats pour le troisième trimestre 2019 que Free a donné des nouvelles de son réseau 4G. L’opérateur revendique désormais un taux de couverture de la population française de 95 %. C’est deux points de plus que ce que le groupe annonçait au mois de juin. Free est maintenant très proche de ses trois rivaux, qui déclarent chacun une couverture de 99 %.

L’annonce de ses performances trimestrielles est aussi l’occasion pour l’opérateur de fanfaronner, en déclarant que son réseau offre « un débit moyen descendant de 45 Mbit/s, bien au-delà de ceux offerts par les deux autres opérateurs alternatifs ». Free ne sort pas cette affirmation de son chapeau : il se base sur le baromètre nPerf réalisé dans l’Hexagone au cours du 1er semestre 2019.

antenne relais
Un support pour antennes relais. // Source : Leon Brooks

Performances plus nuancées chez l’ARCEP

Ce résultat doit toutefois être nuancé par une autre campagne d’évaluation, celle conduite en 2019 par l’ARCEP, le régulateur des télécoms. Cette vaste enquête sur le terrain montre des résultats un peu différents : Au niveau national, Free est dernier en ce qui concerne les débits descendants, avec 34 Mbit/s. Les deux opérateurs alternatifs, Bouygues Telecom et SFR, sont à 45 et 42 Mbit/s. Quant à Orange, il se situe à 57 Mbit/s.

Dans son bilan, l’ARCEP rappelle aussi que si Free Mobile « s’améliore fortement », il « reste sensiblement en retrait » de ses concurrents sur plusieurs critères-clés, notamment en zone rurale, où la qualité d’expérience « reste loin derrière les autres opérateurs » — celle-ci n’étant d’ailleurs déjà pas formidable. Parmi les points faibles qui demeurent, l’absence de fournir des appels haute définition en 4G.

Cela étant, dans son communiqué, Free souligne l’effort tout particulier consenti ce trimestre dans le déploiement. « Free Mobile est l’opérateur ayant équipé le plus grand nombre de sites en 700 MHz », avec 3 000 nouveaux sites qui ont été équipés, est-il annoncé. En tout, plus de deux tiers des sites 4G de l’opérateur sont équipés en 700 MHz, ce qui représente près de 9 300 sites.

Cette méthode permet de s’abonner à Disney+ en France, mais est-ce que cela en vaut la peine ?

Il est possible de s'abonner à Disney+ en France en utilisant plusieurs techniques pour faire croire au service que nous sommes un citoyen américain. Mais n'a-t-on pas plus à perdre qu'à y gagner ?

Une bataille absurde risque d’avoir lieu, du 12 novembre 2019 au 31 mars 2020. Elle opposera Disney+, le service de SVoD de Disney regroupant un catalogue colossal de films et séries en plus de nouvelles productions originales, aux clients des pays dans lesquels la date de lancement a été décalée à l’année prochaine. Compte tenu des lois régissant l’audiovisuel dans de nombreux pays, France incluse, Disney semble avoir préféré repousser son lancement plutôt que de sortir avec un catalogue trop amputé. Le temps, également, de renégocier des contrats passés avec des acteurs régionaux.

Problème : des séries originales extrêmement attendues, comme The Mandalorian dans l’univers de Star Wars, auront une diffusion décalée alors qu’elles auraient pu sortir, n’ayant jamais eu l’opportunité d’être achetées par des prestataires locaux. Historiquement, en France, Canal+ a énormément de contenu Disney et diffuse National Geographic.

Et Disney n’a pas été aussi tolérant qu’un Netflix avec la pratique du VPN : en plus d’un blocage géographique facilement contournable par les opérateurs de VPN grand public, Disney demande une carte bancaire du pays où l’on cherche à s’abonner. Deux facteurs que nous avons réussi à contourner, mais avec difficultés et risques. Nous ne sommes en plus pas certains que Disney ne déjoue pas cette astuce et finisse par tout bloquer.

S’abonner à Disney+, une histoire d’identité numérique

Pour s’abonner à Disney+, tout repose sur un concept simple : masquer son identité numérique pour faire croire que nous sommes un citoyen d’un autre pays. Et même si en théorie le web n’a pas de frontières, en pratique, ce n’est pas aussi simple.

La première chose à faire est donc d’activer un VPN aux États-Unis. Nous avons choisi NordVPN pour ce test et il a fonctionné du début à la fin de l’opération. Une fois que vous avez téléchargé l’application compagnon sur votre ordinateur, connectez vous aux États-Unis puis rendez-vous sur le site de Disney Plus. Créez un compte : il est simple de s’inscrire, mais vous ne pourrez pas passer la phase d’abonnement. Disney bloque les cartes de crédit qui ne sont pas du pays sélectionné.

Pour contourner ce blocage, il va falloir ruser.

Sur iOS

Sur iOS, il faut d’abord un compte iTunes américain. Téléchargez l’app de votre VPN sur votre iPhone ou votre iPad et déconnectez votre compte français (App Store / Votre profil en haut à droite et tout en bas, Déconnexion). Si vous en avez un, connectez un compte américain. Sinon, il va falloir en créer un et les méthodes les plus populaires fonctionnent désormais de manière très aléatoire.

Un fois votre compte américain connecté, cherchez Disney+ dans l’App Store. Vous pourrez alors télécharger l’application de streaming de Disney. Reste le problème de la carte de paiement.

En restant sur votre VPN, depuis votre smartphone ou votre ordinateur, rendez-vous sur l’Apple Store pour acheter une carte cadeau en dollars. Envoyez-la à votre adresse mail : vous la recevrez en moins de 30 minutes. Amazon US propose également la même opération et aucun des deux sites n’est regardant sur la carte bancaire qui procède au paiement. Ouvrez le mail sur votre iPhone et faites « Redeem » pour l’ajouter à votre compte. Cela ouvrira normalement Apple Music et créditera votre compte Apple du montant indiqué.

Retournez maintenant dans l’application Disney+ sur votre iPhone, toujours avec votre VPN activé. Procédez au paiement de l’abonnement : miracle, l’application ne demande plus de carte de crédit puisqu’elle voit que vous avez des fonds Apple sur votre compte américain. L’abonnement est pris en compte et vous pouvez désormais l’utiliser sur iOS, mais aussi sur votre ordinateur (toujours derrière un VPN).

Sur Android

L’avertissement du Play Store

Sur Android, la méthode diffère un peu. Elle commence pourtant par la même manipulation : se connecter à son VPN sur son smartphone, aux USA (si cela ne fonctionne pas, sélectionnez un autre serveur). Ensuite, allez sur le Play Store et dans le menu en haut à gauche cliquez sur Compte. Dans les préférences, tout en bas, un sous-titre Accéder à Play Store États-Unis apparaît.

Google vous demande alors un compte pour vous connecter au Play Store américain : sélectionner un compte PayPal (même français, Google n’est pas très regardant contrairement à Apple). Attention, ici, vous prenez une décision complexe et importante  : vous ne pourrez plus changer de Store pendant un an. Cela signifie que tous vos paiements ultérieurs seront effectués en dollars et que vous n’aurez accès qu’au Play Store américain. Nous vous conseillons vivement de créer un compte Google jetable pour l’occasion.

Une fois votre compte PayPal ajouté, vous vous retrouvez sur le Play Store américain et vous pouvez télécharger Disney+. Ouvrez l’application et lancez l’abonnement en utilisant Google Pay : même avec une carte française, vous pourrez vous abonner. Votre abonnement est valable sur vos autres appareils, à condition de rester derrière un VPN.

Est-ce que cela vaut le coup ?

Maintenant que nous savons que cela fonctionne, il faut se demander si toute cette opération a du sens. Elle nous a coûté un abonnement à un VPN (une cinquantaine d’euros pour minimiser les frais mensuels avec un engagement) et une carte cadeau d’une vingtaine d’euros pour commencer à payer l’abonnement mensuel. Pour profiter de notre abonnement, il faut que notre compte Disney+ soit accessible derrière un VPN connecté aux USA ou, pire, changer de compte sur un smartphone (et jongler entre les abonnements numériques). Sur Android, nous avons également été contraints d’utiliser le Play Store américain pendant un an.

Tout cela pour quoi ? Profiter d’un très large catalogue Disney et surtout, pouvoir regarder la nouvelle série The Mandalorian en même temps que le reste du monde, avec une méthode à la limite de la légalité. À la limite, car les droits d’auteur sont gérés nationalement par les entreprises de diffusion de contenu, mais rien ne vous empêche, si vous êtes physiquement aux États-Unis, de souscrire à un service américain. C’est le physiquement que nous gommons grâce au numérique.

Mais l’absurdité de la situation n’échappera à personne : nous mettons en place des stratagèmes complexes pour se donner le droit de payer un service qui sera disponible dans quelques mois. Nous ne doutons pas que l’effet pervers de cette sortie différée sera plus problématique pour Disney : la plupart des gens intéressés par les séries exclusives se tourneront vers le piratage.

Ok, le nouveau look de Sonic dans son film dédié est bien plus mignon

- - Pop culture

Paramount Pictures diffuse une nouvelle bande-annonce du film Sonic. Celle-ci montre le nouveau design du hérisson.

Vous n’êtes peut-être pas sans savoir que Paramount Pictures a décidé d’adapter les aventures de Sonic, célèbre mascotte du jeu vidéo, dans un film en prises de vue réelles — mais avec le héros en images de synthèse. Fausse bonne idée ? Oui, si l’on se réfère à la première bande-annonce, qui montre un Sonic hideux. Le studio a revu sa copie face aux nombreuses critiques et le nouveau look, dévoilé dans un trailer ce 12 novembre, est bien plus réussi (la première a été supprimée par Paramount).

Tout du moins, Sonic ressemble à Sonic, en l’occurrence à un hérisson bleu mignon capable de courir très, très vite. Beaucoup moins « réaliste » (regardez la taille des yeux, notamment), cette nouvelle version affiche un design un peu plus conforme à l’idée que l’on se fait du personnage imaginé par Sega. Et c’est un gros ouf de soulagement.

Le nouveau Sonic du film est mignon

Bien évidemment, ce Sonic new look ne garantira pas, à lui seul, la réussite du long métrage — il faudra le visionner en entier pour juger de sa qualité. Mais toujours est-il que l’on part désormais avec un meilleur a priori pour ce blockbuster, qui est attendu au tournant par une horde de fans. En toute logique, on devrait avoir une formule proche de Détective Pikachu : un mélange d’action et d’humour articulé autour d’une boule de poils parlant comme un humain… à des humains.

Le premier Sonic // Source : Paramount

Réalisé par Jeff Fowler, Sonic le film sera sur nos écrans le 12 février 2020. Au casting, on retrouve James Marsden, vu dans la première trilogie X-Men et la série Westworld et, surtout, Jim Carrey en Docteur Robotnik.

Comment désactiver les points rouges de notification sur Facebook

Les notifications pleuvent sur Facebook et vous aimeriez bien les limiter ? Bonne nouvelle : sur l'application mobile, de nouvelles options permettent de désactiver, rubrique par rubrique les pastilles rouges.

Vous en avez assez des notifications incessantes s’affichant dans l’application mobile de Facebook ? Bonne nouvelle : le réseau social a eu vent des mécontentements. Une nouvelle option de contrôle est en train d’être déployée sur Android et iOS. Elle offre aux internautes la possibilité de couper les pastilles rouges de notification qui apparaissent à côté des raccourcis de certaines rubriques.

Comment enlever les notifications de Facebook

La manipulation est simple à mettre en œuvre. Sur certaines rubriques qui s’affichent en haut de l’application, au niveau de la barre de raccourcis, il suffit de maintenir son doigt quelques instants sur l’une des icônes. Si celle-ci affiche déjà une pastille rouge de notification, alors vous verrez apparaître un encart surgissant en bas de l’écran, avec la ligne « Désactiver les points de notification ».

Parmi les rubriques qui sont éligibles figurent Vidéos sur Watch, Groupes, Évènements, Invitations, Marketplace, Profil, Dating, Actualités, « Today In » et Gaming. Il est à noter que cela ne concerne pas les notifications directes qui viennent de vos contacts, par exemple si l’un d’eux vous marque sur son mur pour attirer votre attention. L’option n’apparaîtra pas si vous n’avez pas reçu de pastille de notification.

Les réglages tels qu’ils apparaissent sur l’iPhone.

Comment retirer les raccourcis de Facebook

Sachez par ailleurs que vous pouvez aussi alléger la barre des raccourcis que Facebook propose dans son application mobile. La manipulation est identique : maintenez votre appui sur la rubrique que vous voulez enlever et sélectionnez « Supprimez de la barre des raccourcis ». C’est une autre manière, plus radicale encore, de masquer les notifications que vous ne voulez plus voir.

Si vous changez d’avis, il est possible de rétablir une ou plusieurs rubriques masquées. Cliquez sur la dernière icône sur la barre de raccourcis, celle symbolisée par les trois lignes horizontales superposées. Rendez-vous ensuite dans les paramètres, et descendez jusqu’à la section dédiée aux raccourcis. De là, il vous suffit de réactiver les rubriques qui vous manquent.

Google Chrome va embarrasser les sites trop à lents à s’afficher

Google cherche en permanence à accélérer le web, mais il faut aussi que les sites fassent un effort. Pour cela, l'entreprise américaine envisage de se servir de son navigateur Chrome pour désigner les sites trop lents à s'afficher.

Google aime le web, mais surtout, Google aime le web qui va vite. Les initiatives que l’entreprise américaine a lancées au fil des années en sont la meilleure preuve : de l’optimisation du protocole réseau TCP au lancement du nouveau format d’image plus léger WebP, en passant par la mise au point de la technologie AMP, plus efficace pour l’affichage mobile, Google ne ménage pas ses efforts.

Mais pour rendre le web plus rapide, il faut aussi que les sites mettent la main à la pâte. Or, la firme de Mountain View trouve que l’engouement qu’elle montre pour la vitesse n’est pas toujours partagé avec la même vigueur par le reste de l’écosystème. Un constat frustrant, mais sur lequel le géant du net dispose de quelques leviers d’action, grâce à la place stratégique qu’il occupe.

Google veut du web rapide, le plus rapide possible, sur n’importe quel terminal. // Source : Google

En matière de recherche sur le web, Google a pris la décision d’inclure la vitesse de chargement d’une page web comme critère du référencement, aussi bien depuis un ordinateur que depuis un smartphone. En clair, un site qui est lent sera potentiellement moins bien classé dans les résultats de recherche qu’un même site qui a été optimisé pour un affichage plus rapide.

Quant au marché des navigateurs, Google peut compter sur Chrome : d’une part, il s’assure que le logiciel reste au top de l’état de l’art avec des mises à jour régulières. Mais surtout, le logiciel va peut-être servir à afficher des mises en garde pour les internautes lorsqu’ils vont se rendre sur un site web particulièrement poussif. En effet, le groupe californien est en train d’expérimenter une page intermédiaire avant l’affichage du site.

Vers un badge pour les sites lents

Le dispositif a été présenté le 11 novembre. « À l’avenir, Chrome pourrait identifier les sites qui se chargent généralement rapidement ou lentement pour les utilisateurs avec des badges clairs », est-il expliqué. «  Cela peut prendre un certain nombre de formes et nous prévoyons d’expérimenter différentes options, afin de déterminer celle qui offre le plus de valeur à nos utilisateurs ».

badge site
L’affichage que prévoit Google. // Source : Google

Afin de ne pas pointer du doigt un site qui, de façon occasionnelle, connaît un temps de chargement plus long qu’à l’accoutumée — parce que le réseau est congestionné ou bien qu’il y a un problème avec le serveur l’hébergeant –, Google prévoit de tenir compte des autres temps de chargement constatés, de façon à déterminer s’il s’agit d’un souci qui est récurrent ou non. D’autres signaux pourraient aussi être pris en compte, comme la qualité de la connexion de l’internaute ou bien les caractéristiques du matériel sur lequel le site s’affiche.

Il faut toutefois noter qu’il s’agit pour l’heure d’une expérimentation, qui ne sera peut-être pas intégrée finalement dans Chrome. En outre, le dispositif qui est présenté aujourd’hui ne sera peut-être pas exactement celui qui sera proposé aux internautes. Google pourrait par exemple décider d’afficher aussi un badge de félicitations pour les sites qui s’affichent très vite. Mais encore faut-il que cet écran ne devienne pas contreproductif, en ajoutant un affichage intermédiaire qui viendrait empiéter sur l’expérience utilisateur.

À quoi aurait ressemblé le passage de Mercure vu du Soleil ? Cette animation le montre

Mercure est passée entre la Terre et le Soleil le 11 novembre 2019. À quoi aurait ressemblé cet événement astronomique, si on avait pu le voir depuis le Soleil ? Une animation permet de l'imaginer.

La planète Mercure s’est interposée entre la Terre et le Soleil ce lundi 11 novembre 2019. La Nasa a capturé cet événement astronomique avec de belles images de Mercure passant devant le Soleil. Et si nous avions pu voir ce transit depuis l’étoile, à quoi aurait ressemblé le spectacle ?

L’astronome amateur Tony Dunn, professeur de physique au lycée Archbishop Riordan de San Francisco, a créé une petite animation pour répondre à cette question. Dans un tweet publié le 10 novembre, soit la veille de l’événement, il représente le passage de la planète Mercure devant la Terre, vu du Soleil. Lorsqu’elle s’interpose entre notre planète et l’étoile, Mercure recouvre entièrement la Terre. C’est donc une éclipse de Terre.

Tomorrow morning is the #transit of #Mercury. If you were on the Sun, it would look like this.#MercuryTransit #mercurytransit2019 pic.twitter.com/ghsRugfCXh

— Tony Dunn (@tony873004) November 10, 2019

 

À la surface du Soleil… mais d’où exactement ?

Le « transit » d’un astre signifie, en astronomie, son passage devant un autre, vu d’un troisième. Ici, la planète Mercure est passée devant le Soleil, vue de la Terre. Sur les images obtenues par divers instruments, la planète est apparue comme un petit point noir avançant devant le disque solaire.

Si l’on imagine que l’on aurait pu voir cet événement depuis le Soleil, encore faut-il préciser de quelle zone du Soleil on aurait observé le passage de Mercure éclipsant la Terre. Pour rappel, le Soleil est 109 fois plus large que la Terre. « Il faut se trouver à un endroit précis de la surface du Soleil pour voir une éclipse de Terre totale, précise le professeur dans un autre tweet. Quel est cet endroit ? Il suffit de regarder le Soleil à travers un télescope muni d’un filtre. C’est l’endroit obstrué par Mercure, et un peu plus autour de ce point. »

Mercure passant devant le Soleil le 11 novembre 2019. // Source : Flickr/CC/NASA/Bill Ingalls (photo recadrée)

Pourquoi Mercure apparaît plus grande que la Terre ?

Tony Dunn ajoute que c’est pour cette raison que « la Terre ne tourne pas beaucoup dans [ce] GIF, alors que le transit dure des heures ». On pourrait aussi s’étonner de la taille de Mercure et de la Terre dans cette animation, mais elle est bien réaliste, poursuit l’astronome amateur. « Mercure et la Terre apparaissent toutes deux très petites vues du Soleil. Si vous zoomiez avec un télescope, Mercure, même si sa taille est plus petite, est plus proche du Soleil que la Terre, ce qui lui donne cette apparence légèrement plus grande que la Terre », écrit Tony Dunn.

Les passages de Mercure devant le Soleil sont relativement rares : on estime qu’un tel transit se produit environ 13 fois par siècle. Le prochain transit de la planète n’est pas attendu avant plus d’une décennie et aura lieu le 13 novembre 2032.

Non, YouTube ne va pas supprimer les chaînes qui ne sont pas rentables économiquement

Une mise à jour du règlement de YouTube sous-entendrait que la plateforme pourrait peut-être supprimer des chaînes non rentables. Mais il s'agit heureusement d'une fausse interprétation.

Les vidéastes ont craint le pire, après la modification début novembre des conditions d’utilisation de YouTube. Les nouvelles laissaient entendre que la plateforme pourrait supprimer des chaînes jugées insuffisamment rentables. En réalité, il n’en est rien.

Une rumeur partagée sur les réseaux sociaux

La rumeur a été largement partagée sur les réseaux sociaux, Twitter en tête. Le journaliste Ford Fischer a par exemple écrit le 10 novembre un message alarmiste à ce sujet. « C’est probablement la fin de YouTube, a-t-il annoncé. Il y a eu de petits changements, mais celui-ci annonce la fin. Dès le 10 décembre, YouTube supprimera les chaînes qui ne sont plus viables commercialement ».

YouTube is probably over.

It’s been a lot of small steps, but this is the end.

As of December 10th, Youtube will delete channels that are “no longer commercially viable.”

How could a channel that’s demonetized be “commercially viable” ?

“Broadcast yourself” is finished. pic.twitter.com/5x4fuYD2Te

— Ford Fischer (@FordFischer) November 10, 2019

Ses informations ont été reprises jusqu’en France, notamment par le vidéaste Le roi des rats. « Si on n’entre pas dans une ère de censure liée à l’argent, qu’est-ce que c’est ? », s’est-il questionné.

Le 10 décembre prochain, Ytb pourra si ils le souhaitent faire supprimer n’importe quel chaîne YouTube qui ne leur rapporte pas assez d’argent, et mm clôturer le compte Google (gmail etc). Si on rentre pas dans une air de censure lié à l’argent, quest ce que c’est ? @YTCreateurs pic.twitter.com/w5vBfBntDn

— RATTO KINGU ラット・キング (@leroidesrats) November 11, 2019

Les nouvelles conditions d’utilisation de YouTube ont effectivement de quoi faire peur. On y lit « YouTube se laisse le droit de couper l’accès à votre compte Google en totalité ou en partie si YouTube estime que ce service n’est plus viable commercialement. »

Des règles mal interprétées

Comme l’a noté un cadre de l’entreprise sur Twitter, ces règles existaient en fait déjà dans l’ancien règlement.

Captures d’écran

Il souligne par ailleurs qu’une mauvaise interprétation a été faite du règlement, comme l’ont confirmé les équipes techniques du site.

To clarify, the "commercially viable" section is not about terminating an account bc it’s not making money / not in YPP. It’s about discontinuing certain features or parts of the service bc they are outdated or have low usage. This does not impact creators or viewers in new ways.

— TeamYouTube (@TeamYouTube) November 11, 2019

« Pour clarifier ceci, ont-elles écrit sur Twitter, la section « commercialement viable » ne concerne pas la suppression de comptes qui ne rapportent pas d’argent ou le programme partenaire YouTube. » En fait, cela renvoie à l’arrêt de services dépassés ou qui n’auraient pas assez de clients, proposés par YouTube… et non par les vidéastes. Par exemple, en janvier 2019, Google a annoncé qu’il cessait Google +, parce que la plateforme ne rencontrait pas le succès escompté. Google se protège donc des conséquences si un service qu’il ne juge plus intéressant est arrêté, même s’il est utilisé par quelques personnes.

« Cela n’affectera ni les créateurs de contenus ni leurs abonnés », assure la YouTube team. Un porte-parole a indiqué à Numerama que les modifications avaient été faites « pour clarifier les règles et s’assurer qu’elles soient à jour ». « Nous ne changeons pas la manière dont fonctionnent nos services, la manière dont nous collectons des données ou autre, a-t-il dit. Nous ne changeons pas la manière dont nous travaillons avec les créateurs, leurs droits sur leur travail ou droit à la monétisation.  »

La dépendance est forte entre vidéastes et YouTube. // Source : Montage Numerama

Cette annonce et les craintes qu’elle a soulevées questionnent en tout cas une fois de plus la dépendance des créateurs de contenus sur le Web à l’égard de YouTube. Pour le moment, les plateformes concurrentes offrent des services et un nombre d’utilisateurs largement inférieurs.

C’est à cause de cette relation que les vidéastes n’ont d’autre choix que d’accepter les règlements successifs imposés par YouTube, ou les durcissements des règles sur la démonétisation… Pour y remédier, certains ont créé une association professionnelle. Ils comptent faire entendre leur voix par ce biais.

Un casque de réalité augmentée Apple en 2022 : une fenêtre de lancement réaliste ?

Apple lancerait son premier casque de réalité augmentée en 2022. Puis une paire de lunettes.

Durant la conférence de rentrée dédiée aux nouveaux iPhone, Apple n’a pas pipé mot sur la réalité augmentée — alors que c’était devenu une sorte d’habitude. Cela ne veut pas dire que la technologie n’a aucun avenir au sein de la firme de Cupertino. Bien au contraire : selon les informations de The Information, corroborées par Bloomberg le 11 novembre, Apple lancerait un premier casque de réalité mixte en 2022, suivi d’une paire de lunettes en 2023.

Les dernières indiscrétions en la matière tablaient plus volontiers pour un lancement dès l’année prochaine, ce qui, au vu de la technologie, semble absolument irréaliste. Apple aurait donc revu ses plans, sans aucun doute pour s’assurer de la maturité de la technologie comme du marché. Aujourd’hui, plus de 1 000 employés travailleraient sur le dossier.

Tim Cook au keynote 2019 // Source : Apple

Rendez-vous en 2022 pour la réalité augmentée chez Apple ?

The Information cite des sources proches d’Apple, qui aurait récemment tenu une réunion interne pour préciser ses plans futurs. Le casque AR, dont le nom de code serait N301, s’apparenterait à un Oculus Quest. Capable de faire tourner des applications en réalité virtuelle et en réalité augmentée, il serait équipé de plusieurs capteurs externes pour modéliser l’environnement de l’utilisateur, ainsi que d’un écran haute définition pour une qualité d’affichage optimale. En théorie, il s’accompagnerait d’une petite manette. Selon Bloomberg, il permettrait de jouer, de regarder des vidéos ou encore de participer à des conférences virtuelles.

Dans la foulée, Apple lancerait un produit un peu moins ambitieux, prenant la forme d’une paire de lunettes pensées pour être portées plus longtemps que le casque. Elles pourraient arborer des verres capables de devenir opaques quand l’utilisateur est plongé dans une expérience. Les prototypes actuels ressembleraient à des lunettes de soleil hors de prix avec des branches épaisses (pour accueillir les processeurs et la batterie).

Pour ces deux appareils, Apple utiliserait un capteur 3D beaucoup plus évolué que celui qui permet à la reconnaissance faciale de fonctionner sur les iPad Pro et les iPhone équipés de Face ID. Il pourrait être intégré dans les iPad Pro de l’année prochaine avant de prendre place au sein des iPhone de 2020.

On rappelle qu’Apple propose déjà de la réalité augmentée sur ses produits d’aujourd’hui, par l’intermédiaire de la plateforme ARKit. En lançant un casque et des lunettes, la multinationale franchirait une étape supérieure sur un segment qui peine encore à décoller. D’où la prudence d’Apple, connu pour sa faculté à tirer le meilleur d’une technologie arrivée à maturité. Le bon produit, au bon moment.

Disney+ : voici la liste des films, séries et docus disponibles au lancement

À un mois de son lancement dans 4 pays, la plateforme de vidéo à la demande (SVOD) Disney+ a décidé de montrer de quoi son catalogue serait fait. Nostalgie, j'écris ton nom.

Cela fait beaucoup de tweets d’un coup. Disney+ n’a en effet pas lésiné sur la communication pour faire parler de son catalogue : le compte officiel Twitter de la future plateforme de vidéo à la demande par abonnement (SVOD) a dévoilé l’intégralité du catalogue qu’il y aura à son lancement outre Atlantique, le 12 novembre 2019.

Pas de bêta pour la France // Source : Disney Plus

À raison d’un tweet par contenu, l’expérience en ligne a été longue : il a fallu plus de trois heures à Disney+ pour venir à bout de son catalogue, qui compte plus de 1 000 titres. Nous les avons recensés.

Voici tous les films et toutes les séries qu’il y aura sur Disney+ à son lancement le 12 novembre 2019 et le 31 mars en France. La plateforme arrivera d’abord aux États-Unis, Canada, Nouvelle-Zélande et aux Pays-Bas. Il convient de rappeler que ce catalogue ne sera probablement similaire en fonction des pays, la plateforme étant dépendante des lois régionales ainsi que des aléas des négociations de droits de diffusion. En France, le catalogue risque d’être très… ancien.

It. Is. Time. From Snow White and the Seven Dwarfs to The Mandalorian, check out basically everything coming to #DisneyPlus in the U.S. on November 12.

Pre-order in the U.S. at https://t.co/wJig4STf4P today : https://t.co/tlWvp23gLF pic.twitter.com/0q3PTuaDWT

— Disney+ (@disneyplus) October 14, 2019

Les films sur Disney+

  • Le Robinson suisse (1940)
  • Fantasia (1940)
  • Le Dragon récalcitrant (1941)
  • Saludos Amigos (1943)
  • Les Trois Caballeros (1945)
  • Le Miracle sur la 34e rue (1947)
  • Coquin de printemps (1947)
  • Mélodie Cocktail (1948)
  • Le Crapaud et le Maître d’école (1949)
  • L’Île au trésor (1950)
  • Robin des Bois et ses joyeux compagnons (1952)
  • Le Désert vivant (1953)
  • La Grande Prairie (1954)
  • Vingt mille lieues sous les mers (1954)
  • Davy Crockett (1955)
  • Davy Crockett et les Pirates de la rivière (1956)
  • Secrets of Life (1956)
  • Perri (1957)
  • Fidèle Vagabond (1957)
  • Le Désert de l’Arctique (1958)
  • Signé Zorro (1958)
  • Quelle vie de chien ! (1959)
  • Darby O’Gill et les Farfadets (1959)
  • Voyage au centre de la Terre (1959)
  • Pollyanna (1960)
  • Le Robinson suisse (1960)
  • The Absent-Minded Professor (1961)
  • La Fiancée de papa (1961)
  • Bobby des Greyfriars (1961)
  • Babes in Toyland (1961)
  • Le Prince et le Pauvre (1962)
  • Presque des Anges (1962)
  • Sammy, the Way-Out Seal (1962)
  • L’Incroyable voyage (1963)
  • Mary Poppins (1964)
  • Emile et les Détectives (1964)
  • Calloway le trappeur (1965)
  • La Mélodie du bonheur (1965)
  • L’Espion aux pattes de velours (1965)
  • Quatre bassets pour un danois (1966)
  • L’Honorable Griffin (1967)
  • Le Fantôme de Barbe-Noire (1968)
  • Un amour de Coccinelle (1969)
  • L’Ordinateur en folie (1969)
  • The Barefoot Executive (1971)
  • La Cane aux œufs d’or (1971)
  • L’Apprentie sorcière (1971)
  • Justin Morgan Had a Horse (1972)
  • Les Aventures de Pot-au-Feu (1972)
  • 3 Étoiles, 36 Chandelles (1972)
  • Herbie Rides Again (1974)
  • Mes amis les ours (1974)
  • Un cowboy à Hawaï (1974)
  • L’Homme le plus fort du monde (1975)
  • La Montagne ensorcelée (1975)
  • Le Gang des chaussons aux pommes (1975)
  • Gus (1976)
  • Le Trésor de Matacumba (1976)
  • Un candidat au poil (1976)
  • Freaky Friday (1977)
  • Les Aventures de Winnie l’ourson (1977)
  • Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir (1977)
  • Les Aventures de Bernard et Bianca (1977)
  • La Coccinelle à Monte-Carlo (1977)
  • Peter et Elliott le dragon (1977)
  • La Course au trésor (1977)
  • Les Visiteurs d’un autre monde (1978)
  • Le Chat qui vient de l’espace (1978)
  • Les Muppets, le film (1979)
  • Le Retour du gang des chaussons aux pommes (1979)
  • Un cosmonaute chez le roi Arthur (1979)
  • Le Trou noir (1979)
  • Sultan and the Rock Star (1980)
  • Star Wars, épisode V : L’Empire contre-attaque (1980)
  • La Coccinelle à Mexico (1980)
  • The Ghosts of Buxley Hall (1980)
  • Amy (1981)
  • La Grande Aventure des Muppets (1981)
  • Tron (1982)
  • Star Wars, épisode VI : Le Retour du Jedi (1983)
  • Taram et le Chaudron magique (1985)
  • Natty Gann (1985)
  • Un drôle de Noël (1985)
  • Mr. Boogedy (1986)
  • Fuzzbucket (1986)
  • Casebusters (1986)
  • Le Vol du Navigateur (1986)
  • The Christmas Star (1986)
  • Benji la malice (1987)
  • Trois hommes et un bébé (1987)
  • Willow (1988)
  • Qui veut la peau de Roger Rabbit (1988)
  • Tic et Tac, les rangers du risque (1989)
  • Chérie, j’ai rétréci les gosses (1989)
  • Turner et Hooch (1989)
  • Cheetah (1989)
  • Three Men and a Little Lady (1990)
  • Croc-Blanc (1991)
  • Shipwrecked (1991)
  • Les Aventures de Rocketeer (1991)
  • Newsies (1992)
  • Sister Act (1992)
  • Chérie, j’ai agrandi le bébé (1992)
  • Noël chez les Muppets (1992)
  • Les Aventures de Huckleberry Finn (1993)
  • The Sandlot (1993)
  • Life With Mikey (1993)
  • La Star de Chicago (1993)
  • Hocus Pocus : Les trois sorcières (1993)
  • Les Trois Mousquetaires (1993)
  • Sister Act 2 (1993)
  • L’Enfer blanc (1994)
  • Blank Check (1994)
  • Camp Nowhere (1994)
  • Les Quatre fantastiques (1994)
  • Super Noël (1994)
  • La Colo des gourmands (1995)
  • Les Légendes de l’Ouest (1995)
  • L’Amour à tout prix (1995)
  • Opération Dumbo Drop  (1995)
  • Un visiteur chez le roi Arthur (1995)
  • Frank et Ollie (1995)
  • Tom et Huck (1995)
  • L’Île au trésor des Muppets (1996)
  • Kazaam (1996)
  • Jack (1996)
  • First Kid (1996)
  • Les 101 Dalmatiens (1996)
  • Le Nouvel Espion aux pattes de velours (1997)
  • Un Indien à New York (1997)
  • Chérie, nous avons été rétrécis (1997)
  • Le Petit Malin (1997)
  • Le Petit Grille-pain courageux : À la rescousse (1997)
  • Flubber (1997)
  • Le Combat de Ruby Bridges (1998)
  • Meet the Deedles (1998)
  • Miracle at Midnight (1998)
  • You Lucky Dog (1998)
  • À nous quatre (1998)
  • Brink ! (1998)
  • Le livrer de la Jungle (1998)
  • Halloweentown (1998)
  • Richie Rich’s Christmas Wish (1998)
  • I’ll Be Home for Christmas (1998)
  • Mighty Joe Young (1998)
  • Zenon : Girl of the 21st Century (1999)
  • Mon Martien bien-aimé (1999)
  • Dix bonnes raisons de te larguer (1999)
  • Can of Worms (1999)
  • The Thirteenth Year (1999)
  • Star Wars, épisode I : La Menace fantôme (1999)
  • Smart House (1999)
  • Inspecteur Gadget (1999)
  • Johnny Tsunami (1999)
  • Genius (1999)
  • Don’t Look Under the Bed (1999)
  • Annie (1999)
  • Horse Sense (1999)
  • Graine de héros (2000)
  • The Color of Friendship (2000)
  • Whispers : An Elephant’s Tale (2000)
  • Alley Cats Strike (2000)
  • Rip Girls (2000)
  • Miracle sur la deuxième ligne (2000)
  • Ma soeur est une extraterrestre (2000)
  • Sale Môme (2000)
  • Ready to Run (2000)
  • Quints (2000)
  • The Other Me (2000)
  • Le Plus Beau des combats (2000)
  • Chasseurs de vampire (2000)
  • Le fantôme du cinéma (2000)
  • 102 Dalmatians (2000)
  • Le Plus Beau Cadeau de Noël (2000)
  • Zenon et les Aliens (2001)
  • Motocross (2001)
  • Le Lutin (2001)
  • Un chien envahissant (2001)
  • The Jennie Project (2001)
  • Princesse malgré elle (2001)

The Princess Diaries (2001) pic.twitter.com/xOGV85VBq4

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  • Jumping Ship (2001)
  • The Poof Point (2001)
  • Les Sorcières d’Halloween 2 (2001)
  • Twas the Night (2001)
  • Three Days (2001)
  • Snow Dogs (2002)
  • Double Equipe (2002)
  • Cadet Kelly (2002)
  • Tru Confessions (2002)
  • Rêve de champion (2002)
  • Star Wars, épisode II : L’Attaque des clones (2002)

Star Wars : Attack of the Clones (2002) pic.twitter.com/8tob63jz2U

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  • Opération Walker (2002)
  • The Country Bears (2002)
  • Gotta Kick It Up ! (2002)
  • A Ring of Endless Light (2002)
  • The Scream Team (2002)
  • Tuck Everlasting (2002)
  • Hyper Noël (2002)
  • You Wish ! (2003)
  • Inspecteur Gadget 2 (2003)
  • La voie tracée (2003)
  • Lizzie McGuire, le film (2003)
  • Drôles de vacances (2003)
  • Pirates des Caraïbes (2003)

Pirates of the Caribbean : The Curse of the Black Pearl (2003) pic.twitter.com/lQxAl9eJYM

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  • Eddie’s Million Dollar Cook-Off (2003)
  • Freaky Friday (2003)
  • Les Cheetah Girls (2003)
  • Stitch ! The Movie (2003)
  • Deep Blue (2003)
  • Full-Court Miracle (2003)
  • The Haunted Mansion (2003)
  • Miracle (2004)
  • Le Journal intime d’une future star (2004)
  • Le Triomphe de Jace (2004)
  • Zenon et la déesse de la Lune (2004)
  • Phil of the Future (2004)
  • La Naissance d’une nouvelle star (2004)
  • Un père pas comme les autres (2004)
  • Un mariage de princesse (2004)

The Princess Diaries 2 : Royal Engagement (2004) pic.twitter.com/gIala6fFLF

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  • Halloweentown High (2004)
  • Le Manoir de la magie (2005)
  • Aliens of the Deep (2005)
  • Baby-Sittor (2005)
  • Millions (2005)
  • Buffalo Dreams (2005)
  • Princesse on Ice (2005)
  • The Suite Life of Zack & Cody (2005)
  • Star Wars, épisode III : La Revanche des Sith (2005)
  • Go Figure (2005)
  • Herbie : Fully Loaded (2005)
  • Life Is Ruff (2005)
  • Un Parcours de légende (2005)
  • Twitches (2005)
  • Le Monde de Narnia : Le Lion, la Sorcière blanche et l’Armoire magique

The Chronicles of Narnia : The Lion, the Witch and the Wardrobe (2005) pic.twitter.com/NnMz4Rocmw

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  • Once Upon a Mattress (2005)
  • High School Musical (2006)
  • Eight Below (2006)
  • The Shaggy Dog (2006)
  • Cow Belles (2006)
  • Pirates des Caraïbes : Le Secret du coffre maudit (2006)
  • Read It and Weep (2006)
  • Invincible (2006)
  • The Cheetah Girls 2 (2006)
  • Return to Halloweentown (2006)
  • Flicka (2006)
  • The Santa Clause 3 : The Escape Clause (2006)
  • Jump In ! (2007)
  • Pirates des Caraïbes : Jusqu’au bout du monde (2007)
  • Johnny Kapahala (2007)
  • The Secret of the Magic Gourd (2007)
  • High School Musical 2 (2007)
  • The Game Plan (2007)
  • Twitches Too (2007)
  • Wizards Of Waverly Place (2007)
  • Coup de foudre à Rhode Island 2007)

Dan in Real Life (2007) pic.twitter.com/8AAg5HTZxA

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  • Snowglobe (2007)
  • Benjamin Gates et le Livre des secrets (2007)
  • Minutemen (2008)
  • Papa, la Fac et moi (2008)
  • Iron Man (2008)
  • Le Monde de Narnia : Le Prince Caspian (2008)
  • Camp Rock (2008)
  • The Cheetah Girls : One World (2008)
  • The Suite Life on Deck (2008)
  • High School Musical 3 : Senior Year (2008)
  • SOS Daddy (2009)
  • Hannah Montana : The Movie (2009)
  • Hatching Pete (2009)
  • Trail of the Panda (2009)
  • Princess Protection Program (2009)
  • Wizards of Waverly Place : The Movie (2009)
  • Bizarre Dinosaurs (2009)
  • Skyrunners (2009)
  • Starstruck (2010)
  • Alice au Pays des Merveilles (2010)

Alice in Wonderland (2010) pic.twitter.com/YG1NwOtGYr

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  • Journal d’un dégonflé (2010)
  • Waking Sleeping Beauty (2010)
  • Good Luck Charlie (2010)
  • Den Brother (2010)
  • Camp Rock 2 : The Final Jam (2010)
  • Secretariat (2010)
  • Avalon High (2010)
  • TRON : Legacy (2010)
  • Iron Man 2 (2010)

TRON : Legacy (2010) pic.twitter.com/yGXzGbHDHW

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  • The Suite Life Movie (2011)
  • Lemonade Mouth (2011)
  • Pirates des Caraïbes : La Fontaine de jouvence (2011)
  • Sharpay’s Fabulous Adventure (2011)
  • Kickin’ It (2011)
  • Teen Spirit (2011)
  • Jessie (2011)
  • Le Geek charmant (2011)
  • Les Muppets, le retour (2011)
  • Good Luck Charlie, It’s Christmas ! (2011)
  • 12 Dates of Christmas (2011)
  • Thor (2011)
  • Captain America : First Avenger (2011)
  • Frenemies (2012)
  • Lab Rats (2012)
  • Let It Shine (2012)
  • Skylar Lewis : Chasseuse de monstres (2012)
  • Santa Paws 2 : The Santa Pups (2012)
  • The Mistle-Tones (2012)
  • The Wizards Return : Alex vs. Alex (2013)
  • Avengers (2012)
  • Iron Man 3 (2013)

Iron Man 3 (2013) pic.twitter.com/RXhwIyA8Hd

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  • Teen Beach Movie (2013)
  • Super Buddies (2013)
  • Thor : Le Monde des ténèbres (2013)
  • Saving Mr. Banks (2013)
  • Cloud 9 (2014)
  • Marvel Studios : Assembling a Universe (2014)
  • Muppets Most Wanted (2014)
  • Zapped : Une application d’enfer ! (2014)
  • Girl Meets World (2014)
  • Les Gardiens de la Galaxie (2014)
  • Le Garçon idéal (2014)
  • Les Nouveaux Héros (2014)
  • LEGO Star Wars : The New Yoda Chronicles (2014)
  • Captain America : Le soldat de l’hiver (2014)
  • Bad Hair Day (2015)
  • Avengers : Age of Ultron (2015)
  • Best Friends Whenever (2015)
  • Ant-Man (2015)

Ant-Man (2015) pic.twitter.com/B4PNGSvtu9

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  • Descendants (2015)
  • Invisible Sister (2015)
  • Star Wars : Le Réveil de la Force (2015)
  • The Finest Hours (2016)
  • Stuck in the Middle (2016)
  • Lab Rats : Elite Force (2016)
  • Adventures in Babysitting (2016)
  • Bizaardvark (2016)
  • The BFG (2016)
  • Peter et Elliott le dragon (2016)
  • Le Swap (2016)
  • Rogue One : A Star Wars Story (2016)
  • Captain America : Civil War (2016)
  • Doctor Strange (2016)
  • Descendants 2 (2017)
  • Les Gardiens de la Galaxy 2 (2017)
  • Freaky Friday (2018)

Freaky Friday (2018) pic.twitter.com/waZNvi1HC9

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  • Under the Sea : A Descendants Story (2018)
  • Kim Possible (2019)
  • Fast Layne (2019)
  • Captain Marvel (2019)

Captain Marvel (2019) pic.twitter.com/qzoKtLlLAX

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  • Dumbo (2019)
  • Avengers : Endgame (2019)
  • Noelle (2019)
  • La Belle et le Clochard (2019)

Les dessins animés sur Disney+

  • Blanche-Neige et les Sept Nains (1937)
  • Pinocchio (1940)
  • Dumbo (1941)
  • Bambi (1942)
  • Cendrillon (1950)
  • Alice au Pays des Merveilles (1951)
  • Peter Pan (1953)
  • La Belle et la Bête (1955)
  • La Belle au Bois Dormant (1959)
  • Les 101 Dalmatiens (1961)
  • Merlin l’Enchanteur (1963)
  • Le Livre de la Jungle (1967)
  • Les Aristochats (1970)
  • Robin des Bois (1973)
  • Spider-Woman (1979)
  • Rox et Rouky (1981)
  • Basil, détective privé (1986)
  • Les Nouvelles Aventures de Winnie l’ourson (1988)
  • Oliver et Compagnie (1988)
  • La petite sirène (1989)
  • La Bande à Picsou, le film : Le Trésor de la lampe perdue (1990)
  • Super Baloo (1990)
  • Bernard et Bianca au pays des kangourous (1990)
  • La Belle et la Bête (1991)
  • La Bande à Dingo (1992)
  • Aladdin (1992)
  • L’Étrange Noël de M. Jack (1993)
  • Poucelina (1994)
  • Le Retour de Jafar (1994)
  • Le Roi Lion (1994)
  • Dingo et Max (1995)
  • Pocahontas (1995)
  • Timon et Pumbaa (1995)
  • Toy Story (1995)
  • James et la Pêche géante (1996)
  • Le Bossu de Notre-Dame (1996)
  • Aladdin et le Roi des voleurs (1996)
  • Hercules (1997)
  • Winnie l’ourson 2 (1997)
  • La Belle et la Bête 2 (1997)
  • Le Monde magique de la Belle et la Bête (1998)
  • Le Petit Grille-pain courageux : Objectif Mars (1998)
  • Mulan (1998)
  • Pocahontas II (1998)
  • Le Roi Lion II (1998)
  • 1001 pattes (1998)
  • Doug, le film (1999)
  • Toy Story 2 (1999)
  • Fantasia 2000 (2000)
  • Les Aventures de Tigrou (2000)
  • Dingo et Max (2000)
  • Dinosaure (2000)
  • La Petite Sirène 2 (2000)
  • Kuzco, l’empereur mégalo (2000)

The Emperor's New Groove (2000) pic.twitter.com/iPKAf6zO2T

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  • Le Livre de Winnie l’ourson (2001)
  • La Belle et le Clochard 2 (2001)
  • Atlantide, l’empire perdu (2001)
  • Monstres et Cie (2001)

Monsters, Inc. (2001) pic.twitter.com/rzyyroJA9M

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  • Peter Pan 2 : Retour au Pays imaginaire (2002)
  • Cendrillon 2 (2002)
  • Le Bossu de Notre-Dame (2002)
  • Lilo & Stitch (2002)
  • Tarzan & Jane (2002)
  • Winnie l’ourson : Bonne Année (2002)
  • La Planète au trésor : Un nouvel univers (2002)
  • Les 101 Dalmatiens 2 (2003)
  • Le Livre de la Jungle 2 (2003)
  • Les Aventures de Porcinet (2003)
  • Les Énigmes de l’Atlantide (2003)
  • Le Monde de Nemo (2003)

Finding Nemo (2003) pic.twitter.com/pyHdquCHQ4

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  • Frère des ours (2003)
  • Scott, le film (2004)
  • Le Roi Lion 1½ (2004)
  • Les Aventures de Petit Gourou (2004)
  • La ferme se rebelle (2004)
  • Les Indestructibles (2004)
  • Mickey, il était deux fois Noël (2004)
  • Mulan II (2005)

Mulan II (2005) pic.twitter.com/HkOeaiBSDd

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  • Winnie l’ourson et l’Éfélant (2005)
  • Kim Possible : Mission Cupidon (2005)
  • Valiant (2005)
  • Cool attitude, le film (2005)
  • Lilo et Stitch 2 (2005)
  • Chicken Little (2005)
  • Kuzco 2 (2005)
  • The Wild (2006)
  • Mickey Mouse Clubhouse (2006)
  • Cars (2006)
  • Wendy Wu : Homecoming Warrior (2006)
  • Garfield 2 (2006)
  • Leroy & Stitch (2006)
  • Brother Bear 2 (2006)
  • Rox et Rouky 2 (2006)
  • Cendrillon 2 (2007)
  • Bienvenue chez les Robinson (2007)
  • Ratatouille (2007)

Ratatouille (2007) pic.twitter.com/Dbp6RpY6IN

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  • WALL•E (2008)
  • Star Wars : The Clone Wars (2008)
  • Le Secret de la Petite Sirène (2008)
  • La Fée Clochette (2008)
  • Volt, star malgré lui (2008)
  • Clochette et la Pierre de lune (2009)
  • La Princesse et la Grenouille (2009)

The Princess and the Frog (2009) pic.twitter.com/ILI6jdEtk2

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  • Toy Story 3 (2010)
  • Clochette et l’Expédition féerique (2010)
  • Cars 2 (2011)
  • Winnie l’Ourson (2011)
  • Phineas and Ferb the Movie : Across the 2nd Dimension (2011)
  • Rebelle (2012)
  • Clochette et le Secret des fées (2012)
  • Les Mondes de Ralph (2012)
  • Monstres Academy
  • Hulk and the Agents of S.M.A.S.H. (2013)
  • Frozen (2013)

Frozen (2013) pic.twitter.com/GmRgbDJPi9

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  • Vice Versa (2015)

Inside Out (2015) pic.twitter.com/JocYfVfjNl

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  • Lego Star Wars : Droid Tales (2015)
  • Le Voyage d’Arlo (2015)
  • Zootopia (2016)
  • L’Âge de glace : La grande chasse aux œufs (2016)
  • Finding Dory (2016)
  • LEGO Star Wars : The Freemaker Adventures (2016)
  • Moana (2016)
  • Raiponce : moi, j’ai un rêve (2017)
  • Cars 3 (2017)
  • Marvel Rising : Secret Warriors (2018)

Les séries sur Disney+

  • Spider-man (1981)
  • Spider-Man and His Amazing Friends (1981)
  • Les Gummi (1985)
  • La Bande à Picsou (1987)
  • Les Simpson (1989)
  • Darkwing Duck (1991)
  • La Petite Sirène (1992)
  • X-Men – la série (1992)
  • Bonkers (1993)
  • Incorrigible Cory (1993)
  • Iron Man – la série (1994)
  • Gargoyles, les anges de la nuit (1994)
  • Spider-Man – la série (1994)
  • Couacs en vrac (1996)
  • Mighty Ducks  (1996)
  • The Incredible Hulk – séries (1996)
  • La Cour de récré (1997)
  • Silver Surfer (série télévisée d’animation) (1998)
  • Out of the Box (1998)
  • Hercules – Series (1998)
  • Aux frontières de l’étrange (1999)
  • Spider-Man Unlimited – Series (1999)
  • The Avengers : United They Stand (1999)
  • La Guerre des Stevens (2000)
  • X-Men : Evolution – Series (2000)
  • Lizzie McGuire (2001)

Lizzie McGuire (2001) pic.twitter.com/y82PLhTFEU

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  • La Cour de récré : Vive les vacances ! (2001)
  • Kim Possible (2002)

Kim Possible (2002) pic.twitter.com/qPg7SGbyPK

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  • Phénomène Raven (2003)
  • Lilo & Stitch : la série (2003)
  • Recess : All Growed Down (2003)
  • Recess : Taking the 5th Grade (2003)
  • La Légende de l’étalon noir (2003)
  • Pixel Perfect (2004)
  • Mickey, Donald, Dingo : Les Trois Mousquetaires (2004)
  • Les Petits Einstein (2005)
  • Kuzco, un empereur à l’école (2006)
  • Bambi II (2006)
  • Hannah Montana (2006)

Hannah Montana (2006) pic.twitter.com/GikahXCCai

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  • The Replacements (2006)
  • Les Quatre Fantastiques (2006)
  • Manny et ses outils (2006)
  • Mes amis Tigrou et Winnie (2007)
  • Phineas and Ferb (2007)
  • Star Wars : The Clone Wars – Series (2008)
  • Iron Man : Armored Adventures (2008)
  • Wolverine and the X-Men (2009)
  • JONAS (2009)
  • The Avengers : Earth’s Mightiest Heroes (2010)
  • Shake It Up (2010)
  • Jake et les Pirates du Pays imaginaire (2011)
  • Ultimate Spider-Man (2012)
  • TRON : Uprising (2012)
  • Violetta (2012)
  • Souvenirs de Gravity Falls (2012)

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  • Crash & Bernstein (2012)
  • Avengers Assemble (2013)
  • Star Wars Rebels (2014)
  • The Evermoor Chronicles (2014)
  • Pyjamasques (2015)
  • Guardians of the Galaxy – séries (2015)
  • The Muppets – Series (2015)
  • La Garde du Roi lion (2015)
  • Elena d’Avalor (2016)
  • La Loi de Milo Murphy (2016)
  • Expedition Mars : Spirit & Opportunity (2016)
  • Mickey and the Roadster Racers (2017)
  • Raiponce – la série (2017)
  • Andi Mack (2017)

Andi Mack (2017) pic.twitter.com/CGYJrdxxOA

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  • Raven (2017)
  • Spider-Man – Series (2017)
  • Breaking2 (2017)
  • Inhumans (2017)
  • Vampirina (2017)
  • Big Hero 6 : The Series (2017)
  • Muppet Babies (2018)
  • Les Green à Big City (2018)
  • Bug Juice : My Adventures at Camp (2018)
  • Star Wars Resistance (2018)
  • Lego Star Wars : All-Stars (2018)
  • High School Musical : The Musical : The Series (2019)
  • The Mandalorian (2019)

The Mandalorian (2019) pic.twitter.com/839Qa1AD92

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Documentaires sur Disney+

  • Lions d’Afrique (1955)
  • Le Jaguar, seigneur de l’Amazone (1959)
  • Planète Sacrée (2004)
  • America’s Heart and Soul (2004)
  • Star Wars : L’Empire des rêves (2004)
  • How Dogs Got Their Shapes (2005)
  • Roving Mars (2006)

Roving Mars (2006) pic.twitter.com/UM9Yu6Gul2

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  • Dog Whisperer With Cesar Millan (2007)
  • Hannah Montana and Miley Cyrus : Best of Both Worlds Concert (2008)
  • Stonehenge Decoded : Secrets Revealed (2008)

Stonehenge Decoded : Secrets Revealed (2008) pic.twitter.com/YInQxrKQsJ

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  • The Crimson Wing : Mystery of the Flamingos (2008)
  • Jonas Brothers : The 3D Concert Experience (2009)
  • Kingdom of the Blue Whale (2009)
  • Easter Island Unsolved (2009)
  • Journey to Shark Eden (2010)
  • Great Migrations (2010)
  • Wings of Life (Feature) (2011)
  • Félins (2011)
  • Brain Games (2011)
  • The Incredible Dr. Pol (2011)
  • Chimpanzee (2012)
  • Secrets of the King Cobra (2012)
  • Winged Seduction : Birds of Paradise (2012)
  • Life Below Zero (2013)
  • Sharks of Lost Island (2013)

Sharks of Lost Island (2013) pic.twitter.com/Xr1fQZfBO8

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  • Miracle Landing on the Hudson (2014)
  • Dr. Oakley, Yukon Vet (2014)
  • Bears (2014)
  • Dr. K’s Exotic Animal ER (2014)
  • Monkey Kingdom (2015)
  • Wild Yellowstone (2015)
  • World’s Greatest Dogs (2016)
  • Queen of Katwe (2016)
  • Before the Flood (2016)
  • Sea of Hope : America’s Underwater Treasures (2017)
  • Atlantis Rising (2017)
  • Origins : The Journey of Humankind (2017)
  • Born in China (2017)
  • Disney’s Fairy Tale Weddings (2017)
  • Earth Live (2017)
  • Kingdom of the Apes : Battle Lines (2017)
  • Diana : In Her Own Words (2017)
  • Jane (2017)

Jane (2017) pic.twitter.com/hxApcMjfMY

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  • Titanic : 20 Years Later With James Cameron (2017)
  • Secrets of Christ’s Tomb : Explorer Special (2017)
  • Man Among Cheetahs (2017)
  • Decorating Disney : Holiday Magic (2017)
  • Planet of the Birds (2018)
  • Giants of the Deep Blue (2018)
  • Rocky Mountain Animal Rescue (2018)
  • Into the Okavango (2018)
  • Drain the Oceans (2018)
  • Science Fair (2018)
  • Free Solo (2018)

Free Solo (2018) pic.twitter.com/HOrbaKVQE4

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  • Mars : Inside SpaceX (2018)
  • Mission to the Sun (2018)
  • The Flood (2018)
  • Tree Climbing Lions (2018)
  • Paris to Pittsburgh (2018)
  • Into the Grand Canyon (2019)
  • Lost Treasures of the Maya (2019)
  • The Lost Tomb of Alexander the Great (2019)

The Lost Tomb of Alexander the Great (2019) pic.twitter.com/Fq9Qdwinu5

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  • Hostile Planet (2019)
  • Apollo : Missions to the Moon (2019)
  • Gordon Ramsay : Uncharted (2019)
  • Kingdom of the White Wolf (2019)
  • Marvel’s Hero Project (2019)
  • One Day at Disney (2019)
  • Encore ! (2019)
  • The World According to Jeff Goldblum (2019)

 

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