FreshRSS

🔒
❌ About FreshRSS
There are new available articles, click to refresh the page.
Before yesterdayle hollandais volant

Les méthodes de la commission copie privée pour vous faire payer, payer, payer…

Logo du Copyreich.
Je suis en train de lire le magasine NextInpact là. Y a tout un dossier sur la Hadopi, la Sacem, etc.

Plus je lis, pour je trouve que leurs méthodes sont maffieuses, à la fois car c’est bigrement bien rodé, mais aussi pour le principe.

Copie privée ? Redevance copie privée ?

Déjà, la copie privée est un droit accordé par loi à quiconque ayant acheté une œuvre d’en faire une copie pour son usage personnel.

Considérant que cette copie constitue un manque à gagner pour le producteur et pour le distributeur, la loi a accordé une redevance copie privée, censée compenser ce manque.

Ça c’est ce que disent les textes.

Dans les faits, quand on achète un CD vierge, un disque dur, un smartphone, etc., tout comme on paye l’écotaxe, on paye quelques euros pour financer cette redevance.

Une mécanique lucrative

Là où c’est carrément maffieux, c’est sur ces points :

Premier point.
La redevance copie privée n’est valable QUE sur le copiage d’une œuvre depuis une source licite (oui : premier *facepalm*). Personne n’a à payer de redevance copie privée pour un MP3 piraté. Pour le piratage, la peine c’est celle prévue pour la contrefaçon, et encore, seulement par la personne qui met le fichier à disposition, pas celui qui ne fait que télécharger.

Sauf que… l’argumentaire des majors depuis des années, voire des décennies maintenant, c’est qu’il faut augmenter la redevance, car le piratage augmente. La redevance a donc été montée. Sauf que le conseil d’État est arrivé et à dit « c’est pas comme ça que ça marche : votre argument ne tient pas, le piratage n’est pas sujet à la redevance. ».

Résultat, la Sacem a touché les centaines de millions d’euros indus. Ils vont tout rembourser, donc ? Nope ! Leurs lobbies ont réussi à utiliser une disposition particulière qui les autorise à garder les trop perçus sans avoir à effectuer un remboursement rétro-actif.

Deuxième point.
La redevance copie privée n’est applicable QUE pour les particuliers. Un professionnel, une association, une institution n’a pas à payer ça. Or, la taxe (contrairement à la TVA) est appliquée au plus haut de la chaîne de production de ces supports. Résultat : personne ne voit le montant de cette taxe quand il achète quoi que ce soit.

C’est au professionnel/asso/institution de faire les démarches pour se voir rembourser les 5~10 € pour un support numérique. Déjà, rien qu’en timbres, on est perdant, mais là n’est pas l’arnaque.
L’arnaque, c’est que la Sacem exige une facture où apparaît le montant de cette taxe. Sachant que même les magasins et les vendeurs ne la connaissent pas, ils ne peuvent pas fournir de facture avec ce montant et personne ne peut se faire rembourser…

Troisième point.
Sur toutes ces taxes perçues, il a été décidé que 25 % du montant total doit servir à promouvoir la culture : création ou financement de festivals, de concerts, etc.
Les sommes (d’après le travail de Next Inpact) semblent bien dépensées à ces fins…
… sauf que quand on cherche, ils financent en particulier les festivals dont l’organisation/la présidence/la ville est assurée par… un membre important de la Sacem, le la SACD, de l’Alpa, etc. ou par un élu qui a aidé à voter ces lois. Bref, l’argent reste entre leurs mains.
En plus de ça, on peut conjecturer que ces festivals sont à la base déjà très lucrative pour eux, sans quoi jamais ils ne les financeraient.

Malin, non ?

Quatrième point.
C’est pas terminé !
La commission copie privée est constituée de 24 membres + un président. 12 membres sont des ayants-droit (Sacem, etc.) et sur les 12 qui restent, 6 sont des associations de consommateurs et 6 des industriels.

Déjà : allez mettre d’accord des consommateurs avec des industriels, même avec le principe « l’ennemi de mon ennemi est mon ami ».
Ensuite, même si les votes sur les barèmes copie-privée sont à égalité 12 contre 12, il y a la voix du président, dont l’intérêt est le même que les ayants-droit. Bien joué, n’est-ce pas ?

Cinquième point.
Encore ? Le double paiement de la redevance. Les disques durs sont soumis à redevance (y compris par les professionnels, dans la pratique). Or, un prestataire de cloud qui achète des disques durs aura payé la redevance. Qu’à cela ne tiennent, la commission copie privée parle déjà de faire payer les consommateurs de cloud ! Donc le même espace de stockage aura été taxé deux fois !

Sixième point.
Enfin, dernier point que je soulèverais (y en a d’autres dans le magasine) : rappelons que la Hadopi est là pour servir les ayants-droit. Elle reste cependant financée par le contribuable.

Bref, comme vous voyez, c’est assez hallucinant.
D’un côté c’est affligeant et outrant, mais je ne peux aussi que rester admiratif : tant de foutage de gueule et qui arrive à rester légal, c’est quand-même beau. Même si j’imagine très bien qu’il doit y avoir des liasses de billets qui changent de main sous toutes les tables du gouvernement pour que rien ne change.

Mais ils ont raison : tant que personne ne râle, que tout le monde paye, autant continuer à arnaquer le monde. Surtout quand ils sont soutenus même par des consommateurs à qui ils ont totalement retourné le cerveau à coup de cours sur super-crapule dans les écoles.
Et puis c’est pas comme si ce modèle ne leur était exclusif.

En dehors de ne plus consommer de culture ni de disques durs, on peut toujours aller acheter ses supports de stockage à l’étranger. Après je dis ça… je ne dis rien évidemment.

Et n’oubliez pas : partager la culture n’est pas un crime mais un devoir.

Ma liste des tweaks « about:config » dans Firefox

Firefox peut se configurer dans les préférences, mais il y a des milliers de paramètres avancés qui sont cachés, certaines sont pourtant sympa : ce sont les paramètres dans le fameux « about:config ».

Ne faites pas n’importe quoi là-dedans (ça pourrait être problématique). Voici simplement mes réglages du moment (les anciennes listes pouvant être obsolètes).

Il n’y a pas spécialement d’ordre dans ce qui suit.

Le soulignement des mots mal orthographiés

ui.SpellCheckerUnderlineStyle



Mettez (ou créez) une clé de ce nom, de type « nombre » (ou « integer) et donnez-lui la valeur 3.

Firefox souligne les mots mal orthographiés avec de petites vaguelettes bien connues. Perso j’aime pas les vaguelettes. Je préfère un soulignement d’un seul trait, simple et plus net sur mon écran. Ce tweak permet d’avoir ça. On peut aussi obtenir un double trait, des pointillés, des points, etc. Essayez juste de changer le numéro.


Activez le correcteur orthographique dans tous les champs


layout.spellcheckDefault



Mettez cette clé, de type nombre à 2.

Par défaut, le correcteur orthographique n’est appliqué que sur les champs textes de plusieurs lignes (les textarea), pas sur les champs d’une seule ligne comme les champs de recherche, celui des pseudos, etc (les input type="text").
Ici on active ça dans tous les champs.


Le punnycode dans les url


network.IDN_show_punycode



Mettez cette clé, de type booléen à true.

Certains ont eu la bonne idée de pouvoir mettre de l’unicode dans les URL. Évidemment, il y a des tas de possibilités de phishing à cause de ça. L’encodage des caractères unicode dans les URL se fait avec le code « punnycode ». Cette manip permet de forcer Firefox à afficher ce code au lieu des caractères unicode, pour ne plus se faire avoir par un site vérolé.


Réafficher les URL complètes


browser.urlbar.trimURLs



Mettez cette clé, de type booléen à false.

Par défaut, Firefox (et les autres navigateurs) masquent une partie de l’URL (le « https:// », les paramètres « ?q=xxxx », l’ancre dans la page « #ancre »…). C’est d’une débilité sans nom et également source de confusion et de faille de sécurité de type « PEBKAC ». Ici on ré-affiche l’URL complète.


Autoriser le userChrome.css


toolkit.legacyUserProfileCustomizations.stylesheets



Mettez cette clé, de type booléen à true.

L’interface même de Firefox est elle-même en XML+CSS. Il est donc possible de le modifier comme une page web normale, en CSS. Le fichier CSS qui sert à cela est dans le dossier des préférences mais n’est pas activé par défaut. Cette modif permet de l’activer.
Ça vous sera par exemple utile si vous souhaitez avoir une barre personnelle verticale sur un des côtés de l’écran, par exemple.


Désactiver la touche de tabulation pour les liens


accessibility.tabfocus



Mettez cette clé, de type nombre à 3.

Par défaut la touche de tabulation utilisée dans une page web permet de passer d’un lien, d’un champ de texte, d’un bouton, à un autre. Si vous le mettez à 3, cela exclura les liens (les tabulations ne feront que passer d’un champ texte ou d’un bouton à l’autre (notez quand-même que la page web peut modifier l’ordre de ces tabulations, il faut le savoir quand on navigue essentiellement au clavier).


Désactivez la fermeture de Firefox au dernier onglet


browser.tabs.closeWindowWithLastTab



Mettez cette clé, de type booléen à false.

Firefox, comme tous les navigateurs désormais, fonctionnent par onglets. Quand on ferme de dernier onglet, ça ferme Firefox. Cette clé ici permet de faire en sorte que fermer le dernier onglet ne ferme que cet onglet et laisse un onglet vierge à la place, sans fermer le navigateur.


Réactiver le zoom sur les pages


browser.ui.zoom.force-user-scalable



Mettez cette clé, de type booléen à true.

Celle-ci est plutôt pour mobile (oui, les about:config fonctionne aussi sur Firefox Mobile !). Certains écervelés trouvent acceptables de désactiver le zoom sur leur page. Ceci permet de le réactiver. Merci Firefox.


Désactiver le rafraîchissement automatique de la page


accessibility.blockautorefresh



Mettez cette clé, de type booléen à true.

Certains sites publicitaires (ceux avec des encarts de presse, comme LePoint ou le Figaro) rechargent la page à intervalles réguliers, histoire de recharger les pubs et faire plus de fric sur votre dos. C’est chiant, mais ça consomme aussi des ressources système. Ici vous dites à Firefox d’empêcher le rechargement des pages.


Désactiver Pocket


extensions.pocket.enabled



Mettez cette clé, de type booléenne à false.

Pocket est un service tiers pour enregistrer des pages web pour une lecture ultérieure. Il vient pré-intégré dans Firefox, mais je n’utilise pas ça, je ne vois pas pourquoi je laisserais ça pomper mes ressources.


Activer le thème sombre


ui.systemUsesDarkTheme



Mettez cette clé, de type nombre à 1.

Certains sites ont un thème sombre en plus du thème normal. Idéalement, le système ferait passer l’interface en sombre à la tombée de la nuit. À moins d’être sur Mac OS, Windows et les systèmes Linux n’en sont pas encore là, et encore moins Firefox (généralement moins intégré que Edge ou Safari).
Firefox propose juste pour le moment de forcer le thème sombre – s’il existe – sur les pages web, avec cette clé.

Notez que le site web doit proposer ce thème et utiliser le mécanisme en CSS pour appliquer ça selon le choix du visiteur. Ils sont encore très rares à le faire (en fait je n’en connais aucun, mais peut-être que je le ferais sur mes sites). Si le site n’a pas ce qu’il faut, la page restera "normale" : ce n’est donc pas comme une extension qui assombrit toute la navigation.


Désactiver l’accès au presse-papier


dom.event.clipboardevents.enabled



Mettez cette clé, de type booléenne à false.

Certains sites veulent accéder à votre presse papier, par exemple pour copier un texte via un clic sur un bouton ou au contraire vous empêcher de copier quoi que ce soit. Ces règles intrusives et ridicules se contournent via cette clé (via).
Info : certains sites peuvent en planter complètement s’ils utilisent certains frameworks intrusifs (genre ReactJS, visiblement).


Désactiver le préfetch


network.prefetch-next



Mettez cette clé, de type booléenne à false.

Firefox peut choisir de pré-contacter un site web quand on passe le curseur au dessus d’un lien, en vue de charger la page plus rapidement quand quand on clique sur ce lien. Ceci peut accélérer un peu la navigation sur une connexion déjà rapide, mais ça peut la saturer si vous êtes toujours avec un réseau pourri en ADSL 8 Méga en pleine cambrousse (ou sur un réseau mobile en Edge).

En mettant à « false » on désactive ce pré-contact du site web.


Réduire la fréquence des sauvegardes de session


browser.sessionstore.interval



Mettez cette clé, de type nombre à 120000.

Firefox peut sauvegarder vos onglets au cas où le navigateur plante. Ça permet de ne pas perdre vos onglets, votre historique, etc. Par défaut, la session est enregistrée toutes les 15 secondes. Je trouve que ça fait quand-même beaucoup d’enregistrements (et donc beaucoup d’accès disques). Je mets cette valeur à 120 000, correspondant à 120 secondes (la valeur est en millisecondes), considérant qu’une sauvegarde toutes les deux minutes suffit amplement.


Augmenter le pixel-ratio


layout.css.devPixelsPerPx



Mettez cette clé, de type nombre à 1.2.

Perso, j’ai un écran 4K de 27 pouces. Les pixels sont minuscules et le texte peut sembler trop petit. En mettant 1.2 au lieu de -1 (valeur système), la taille d’affichage de Firefox est à 120 %. Contrairement au « zoom », cette propriété gère à la fois les pages web et l’interface de Firefox.
Je peux aussi modifier ça dans le système d’exploitation (Linux, Windows…) mais je préfère le faire juste pour Firefox, tous les programmes (notamment certains vieux jeux) ne gèrent pas tout ça très bien.

La valeur de 1.2 me va bien à moi : il est possible de mettre une autre valeur : 1.3, 1.4, etc. si vous désirez un zoom plus important.


Désactiver le popup lors du passage en plein écran


full-screen-api.warning.timeout



Mettez cette clé, de type nombre à 0.

Quand on passe en plein écran (vidéo plein écran, par exemple), Firefox affiche un petit popup qui indique le passage en plein écran avec l’astuce de la touche Échap pour en sortir.
Avec cette modif, le popup n’est pas affiché (à tester là, via le bouton « plein écran », avant et après la modif).

Merci à Guenhwyvar pour celle-ci !


Désactiver l’autoplay des vidéos/médias


media.autoplay.enabled.user-gestures-needed


Mettez cette clé, de type booléenne à true.

media.autoplay.allow-muted


Mettez (ou créez) cette clé, de type booléenne à false.

Ces deux clés remplacent l’ancienne clé media.autoplay.enabled.
La première clé permet d’autoriser les vidéos site par site via une permission (rangée au début de la barre d’adresse, comme les autres permissions).
La seconde clé désactive les vidéos sans son, qui sont lancées par défaut… mais qui consomme quand même des ressources système (CPU, mémoire, réseau).

Merci à Philippe pour cette astuce !



(Ci-dessous, dans les comms, je poste quelques autres tweaks qui peuvent servir, mais que je n’utilise pas présentement.)

Les trucs qui me font détester votre site web en 2020

Logan : Go fuck yourself.
Après les articles en 2014, 2017 et 2019, voici de nouveau un listing des pratiques énervantes sur le web, histoire de bien débuter l’année avec tout ce qu’il ne faut pas faire (du moins si vous tenez à vos lecteurs et vos clients).

Les sites qui affichent 10 % d’un article et pas le reste

Pour pousser à s’abonner…

Je sais que c’est une façon comme une autre pour attirer des clients payant, et je ne reproche pas ça, mais c’est tout de même chiant et c’est totalement de nature me faire pas du tout revenir sur le site.

Et personnellement, ça ne m’a jamais fait m’abonner à quoi que ce soit. Les seuls sites où je suis abonné (ou j’ai été), c’est soit que j’approuve la ligne éditoriale et son sérieux, soit que j’avais vraiment envie de soutenir financièrement le site (en contrepartie d’une absence de publicité, même si j’ai conservé Adblock quoi qu’il arrive).

En ce qui me concerne, les sites qui mettent ça en place, je laisse tomber la lecture de l’article, voire son partage.

Les sites qui demandent le type de carte bancaire

Lorsqu’on paye par carte bancaire… Il faut bien-sûr renseigner le numéro de la carte.
Sur certains sites mal fichus, il faut en plus renseigner le type de carte (visa, mastercard…) cette étape est aussi inutile que de devoir retaper son e-mail une seconde fois : en fait, si on a le numéro de la carte, on a son type.

En effet, si le numéro débute par 4 c’est une Visa, si elle commence par 5, c’est une Mastercard, et pour American Express, la carte commence par 34 ou 37.

Pas besoin de nous le demander.

Les sites qui demandent le BIC en plus de l’IBAN

Cette fois, c’est quand on paye par prélèvement : la seule information requise, normalement, c’est l’IBAN.
Le BIC peut se retrouver avec l’IBAN grâce à des services externes (utilisées par les banques elles-mêmes). Il est inutile de le demander en plus.

Je rappelle que l’informatique est censée nous faciliter la vie. Idéalement, tout devrait être transparent.
L’utilisateur [de l’informatique] doit voir sa vie simplifiée par l’informatique. Pas constamment interrompue par l’incompétence ou la flemme des gens qui ne savent pas faire leur travail.

Est-il possible pour l’informatique de détecter le type de carte bancaire à partir du numéro ? Oui !
Est-il possible de retrouver le BIC à partir de l’IBAN ? Oui encore !

Alors faites votre taf et dites à mon ordinateur de le faire pour moi !

Quand je paye au supermarché, je n’ai pas besoin de dire si ma carte est Visa ou Mastercard : je met la carte, tape mon code et basta. Pourquoi ça devrait être différent en ligne ?

Mention spéciale pour le site de Suez, qui demande le code banque, code guichet, clé RIB, numéro de compte. Toutes ces infos ensembles forment l’IBAN : le site pourrait les retrouver avec 2 lignes de JavaScript. Mais non, faut qu’ils nous fassent chier en nous forçant à étudier l’anatomie d’un IBAN et savoir où termine le code banque et commence le code guichet. Vous pensez qu’on a que ça à foutre de nos soirées ?

Les sites qui obligent les notification

Ça j'avais encore jamais vu : un site qui t'oblige les notifs, en nous faisant croire que c'est c'est l'antispam.

Je pense à une chose, juste comme ça, ça vous dirait d’aller vous faire voir, peut-être ?

Les sites qui refusent des adresses e-mail valides

À votre avis, c’est quoi le point commun entre les adresses suivantes ?

  • mail@example.com
  • mail+dossier@exemple.com
  • mail@ssdm.example.com
  • mail@serveur
  • "[mail bizarre avec des espaces @exemple.Com{{[[[[[ aces"@lol.123.example.com

Réponse : ce sont toutes les adresses e-mail valides.

Pourtant, en 2019, on trouve encore des sites qui les refusent.

Des sites qui sont donc codés avec des pieds par des idiots.

Les sites qui tronquent votre mot de passe

Vous avez un mot de passe, genre ça : « /\1|>0©6є83|=027327|)8461063/=4∂©5846 ».
En dehors du fait que le site vous aura sûrement refusé les 3/4 des caractères, supposons qu’il limite le mot de passe à 10 caractères… mais sans vous le dire. Ce qu’il enregistre de son côté comme étant votre mot de passe, c’est donc ça : « /\1|>0©6є8 ».

Sauf que… quand vous vous connectez, vu que rien n’est signalé, vous tapez votre mot de passe : « /\1|>0©6є83|=027327|)8461063/=4∂©5846 » qui est donc bien-sûr différent de ce que le site a dans ses fichiers : ça ne marche donc pas.

Pire, si vous demandez de changer le mot de passe, et que vous choisissez de remettre le même mot de passe, le site va le tronquer à nouveau : là, il verra qu’il est identique à l’ancien qu’il a en mémoire et refusera de le changer.

C’est très très très con, car en fait on tourne en rond mais à aucun moment on ne nous dit quoi que ce soit.

Ben certains sites trouve que tout ça, c’est une bonne idée.
Y compris des sites officiels du gouvernement Français, en 2019 (hello, l’URSSAF et ton site plus merdique qu’une merde de chien bouffé par un chat puis rechié derrière sur votre pallier !).

Ces sites sont merdiques.
Ceux qui les codent sont des merdes.
Ne faites pas comme ceux qui codent ces sites : ne soyez pas des merdes.

(En fait, ne bloquez pas certains caractères ; n’enregistrez pas non plus des mots de passe en clair ; ne tronquez pas les mots de passe, laissez l’utilisateur mettre ce qu’il veut ; et ne vérifiez pas si le nouveau mot de passe est identique à l’ancien : ça ne sert à rien et c’est dangereux).

Le scroll infini

Genre sur Youtube avec les commentaires : si t’arrives en bas des 20 premiers commentaires, les 20 prochains se chargent automatique et on scrolle de nouveau, et ainsi de suite. Twitter, Tumblr, Instagram et d’autres font pareil.

Ça peut semble sympa… jusqu’à ce que t’as besoin de cliquer sur les liens en bas de la page ! C’est… impossible !

Malin, non ? Non.

Dans ce cas mettez les liens sur un côté, pas en bas, ou faites les choses de façon intelligente : attendez que l’utilisateur clique sur « voir la suite » après les 20 premiers commentaires (pas les fois d’après). Good Guy DeviantArt fait ça par exemple, DeviantArt est bien foutu. Faites comme DeviantArt.

Les sites qui se bloquent après quelques coups de scroll

L’inverse du scroll infini : le scroll limité. Typiquement : Pinterest ou Instagram version web.

La page marche… au début. Sauf que comme la page est un gigantesque mur d’images, tu défile vers le bas et… *paf* : un gros popup infermable qui te demande de t’inscrire pour continuer. Impossible de virer le message et la page n’est plus scrollable.

Le plus hideux dans l’histoire, c’est que c’est implémenté à bas coût : en effet, il suffit d’ouvrir les outils de développeurs, de virer la surcouche du popup et de réactiver le scroll. Là ça marche de nouveau. Cette manip se fait en 10 secondes, mais c’est chiant quand-même.

Après j’ai déjà vu aussi des sites qui ne fonctionnent plus quand on ouvre les outils de développement. Je ne sais pas comment ça marche, mais le JS effectue alors un point d’arrêt et le script du site se bloque complètement. Espérons que ça ne se répande pas trop.

Les sites qui partagent tes infos personnelles

Alors là, je dis chapeau à Free (le fournisseur internet).

Quand j’ai déménagé, j’étais incapable de retrouver le numéro téléphonique de la ligne de mon appartement. Personne ne l’avait.

Il existait des méthodes pour le retrouver à partir des tests d’éligibilité d’Orange ou de SFR, mais aucun ne marchent aujourd’hui. J’y suis parvenu, cela dit, mais grâce à Free.

Dans les requêtes réseau en Ajax, il était fait état d’une requête avec un numéro à 20 chiffres du style 30343730313233343536. Maintenant virez tous les « 3 » en position impaire et on obtient ça : 0470123456… soit le numéro de la ligne !
Fallait le voir, mais je l’ai vu… après deux jours, certes, et ça m’a aidé, mais c’est quand-même grossier.

Bonne 2020ème révolution circum-solaire de l’ère commune !

Le Soleil dans le ciel.
Ça fait longtemps que je ne m’étais pas adonné à un « joyeux-whatever » sur ce site, mais il semble que ça ait manqué, donc me voici (c’est pour toi Enky !) :)

Donc après avoir passé un Newtonmas et avoir festoyé pour célébrer la fin des jours courts et la promesse astronomique des jours plus longs, j’espère que tout le monde a bien remis ça pour célébrer cette fois une date que l’on a arbitrairement posée là pour marquer le début d’une révolution de notre petite planète tellurique autour de notre petite étoile de type naine jaune.

Il semble que ce soit la deux mille vingtième célébration de ce genre depuis le début de ce qu’on appelle l’ère-commune.

D’ici quelques jours, bien-que personne ne fête ça (bizarrement), on pourrait recommencer ça une troisième fois car ça sera le début d’une nouvelle année anomalistique : la période séparant deux passages de la Terre par le périhélie. Le périhélie, c’est le point de l’orbite qui est au plus proche du Soleil et il tombe généralement dans les premiers jours du calendrier civil, en l’occurrence, cette année, ce sera le 5 janvier à 08h du matin (si vous avez des gosses qui vous réveillent en fanfare tous les matins du dernier jour de vos vacances de Newtonmas, ben c’est probablement pas ça qu’ils fêtent, mais au moins cette fois ils auront une bonne raison de le faire.

Ceci étant dit, j’espère que durant cette prochaine révolution de notre Terre, vous vivrez bien et en bonne santé et que vous pourrez faire ce que vous vouliez déjà faire l’an dernier avant d’être pris d’une crise de flemite tellement aiguë qu’elle ferait péter un verre en cristal rempli de jus de pomme qui pique.


En ce qui me concerne, et ce qui concerne mon (mes) sites, je ne promets pas de publier davantage, mais je vais essayer de reprendre un peu l’écriture ici.

L’an dernier, et l’année d’avant ont été un peu dures pour moi sur un plan personnel, mais j’espère avoir remis un peu d’équilibre dans les forces agissant dessus pour en diminuer l’entropie, me laissant ainsi du temps et de l’énergie pour faire ce que je veux faire moi-même ici.

Je remercie énormément ceux qui m’ont continuellement envoyé des messages, des e-mails (que je lis tous, même si je tarde parfois à répondre), voire des cadeaux (récemment un jeu Game-Boy Color que je recherchais depuis longtemps !), de la thune sur Tipeee, ou m’ont rendu service d’une façon ou d’une autre, en ligne ou hors-ligne.

L’an dernier, ce site a atteint ses 10 ans révolus. J’espère bien pouvoir continuer tout ça pour les 10 ans qui viennent, avec vous : je sais que certains d’entre vous me lisent depuis le début, et je trouve ça incroyable.

Juste quelques chiffres désormais : ce site seul (lehollandaisvolant.net) a enregistré 159 millions de pages vues depuis le début (environ 20 millions en 2019), pour plus d’un million de visiteurs uniques sur l’année. Et le mieux, c’est que mon blog scientifique (couleur-science.eu), est désormais depuis quelques temps déjà le plus visité. Le tout, sans publicité intrusive ni scripts tiers qui siphonnent vos données pour les revendre (pour le dire autrement : si j’avais eu juste un centime à chaque visite, j’aurais pu m’acheter une Tesla Roadster 2020 :p).


Pour conclure, ben, profitez de la vie, même si c’est parfois dur.
On est là, alors autant faire ce qu’on peut pour bien le vivre et faire en sorte que les autres y arrivent aussi.

À bientôt !

image de Chris Barbalis

Levez les yeux, observez le ciel nocturne !

i
Ceci est la suite de ce post.
Pour résumer, j’ai par hasard pu voir une série de 60 satellites à la queue dans le ciel nocturne le jour de Noël. Ces satellites sont en orbite depuis moins d’un an (et probablement s’agit-il de la série lancée il y a à peine un mois) et c’est la première fois que je vois un truc comme ça.

C’est à la fois flippant et magnifique : flippant car c’est la première fois qu’on voyait un truc comme ça (et heureusement qu’on savait ce que c’était), et magnifique car c’est juste le futur qui s’ouvre et qui traverse le ciel (qu’on n’aime ou non).

Mais c’est pas sur ça que je voulais insister dans cet article.

En fait, même si vous avez déjà levé les yeux et vu quelques étoiles, et si vous avez trouvé ça plutôt joli, alors refaites-le. Mais plus longtemps.

Si vous êtes à la campagne et que le ciel est dégagé, profitez-en : éteignez toutes les lumières extérieures et regardez le ciel pendant 15 minutes.
Laissez vos yeux s’acclimater à l’obscurité et voir de nouvelles étoiles, plus lointaines ou plus petites, en tout cas moins lumineuses, devenir visibles. Il y en a des milliers.

Si vous avez un smartphone, laissez-le éteint d’abord : sa luminosité risque de vous éblouir et vous ne verrez plus rien.
Prenez une boussole aussi, et tournez-vous vers le Nord. Cherchez la Grande Ourse (ou « grande casserole »). Si vous savez déjà la trouver, essayez de trouver la Petite Ourse : elle est plus haute dans le ciel, environ moitié moins grande, retournée par rapport à la Grande, et la queue de la casserole est courbée dans l’autre sens. Elle est nettement plus difficile à trouver, car ses étoiles sont moins lumineuses et cette partie du ciel est plus éclairée. Si vous la voyez, repérez alors l’étoile au bout de sa queue : c’est l’étoile polaire. Cette étoile permet de trouver le nord. Aussi, quand la terre tourne, les étoiles semblent se déplacer dans le ciel au cours de la nuit (comme le Soleil se déplace dans le ciel visible). L’étoile polaire, elle, restera globalement au même endroit.

Si vous voyez une bande lumineuse traverser le ciel (comme ici, presque dans le même axe que les satellites) ce ne sont pas des nuages. Enfin si, mais pas des nuages terrestres : il s’agit de la Voie Lactée, notre galaxie. Ce qu’on voit c’est le centre de la galaxie, nettement plus dense en étoiles et en poussière d’étoile que le reste du ciel. On voit le centre de la galaxie depuis la Terre, qui est elle-même environ aux 2/3 de son bord.

Une fois que l’observation à l’œil nu est finie, essayez avec une simple jumelle, n’importe lesquelles : Vous verrez encore plus d’étoiles !
Si la Lune est visible, observez-la aussi ! À l’œil, notre Lune est juste ronde et lumineuse avec des tâches, mais rien qu’avec les jumelles vous la verrez déjà bien mieux : vous verrez les montagnes, les reliefs, les monts et les plaines (qu’on appelle les « mers », bien qu’il n’y a pas d’eau).

Si la Lune est croissante ou décroissante c’est encore mieux : si vous observez à la jumelle la partie croissante, vous pouvez apercevoir l’ombre des montagnes éclairées par le Soleil (située sous l’horizon terrestre, donc) portée sur les plaines lunaires. Le contraste est très visible et c’est magnifique. Essayez !

Enfin, si votre téléphone portable a un appareil photo et dispose en plus d’un mode « manuel » (en plus des modes habituels « auto », « portrait », « panoramique », etc.), apprenez à bidouiller les paramètres que sont la luminosité, l’ISO, le temps d’exposition, le contraste… Regardez ce que ça fait sur vos photos (pas forcément de nuit) et apprenez à utiliser ça.

Sur mes photos du ciel nocturne, j’utilise un ISO élevé, avec une durée d’exposition très longue : le ciel nocturne en devient très lumineuse et on voit les satellites laisser leur signature lorsqu’ils se déplacent. Bien-sûr, l’image reste brouillée et pas spécialement nette : ça reste un téléphone avec un capteur photographique grand public, mais c’est déjà pas mal.
Évidemment, on peut prendre plein d’autres choses en photo comme et le résultat est parfois captivant (comme ce feu en très courte durée d’exposition, ou de nouveau des flammes avec une exposition prolongée).
Ce n’est pas forcément du grand art, mais c’est plutôt joli quand-même pour ce genre d’appareil et pour un utilisateur lambda sans formation photographique.

Et encore, tout ça c’est sans utiliser les filtres correctifs appliqués après le cliché : là aussi, apprenez à utiliser votre téléphone, votre appareil photo : ajustez la luminosité et le contraste (et souvent les deux en même temps) et voyez comment cela peut améliorer vos clichés. En jouant un peu, on peut obtenir ce genre de photos (ici le filament d’une lampe à incandescence). C’est plutôt pas mal.

Rien ne remplacera un bon photographe qui utilise activement son savoir-faire et son matériel pour immortaliser une scène quelconque en œuvre d’art, mais si vous avez déjà un smartphone avec un appareil photo, alors vous avez déjà de quoi faire des trucs sympas et hors du commun (genre ça, oui, encore du feu).

Pour résumer : observez le ciel nocturne, peut-être vous verrez des choses sympas et très probablement vous apprendrez quelque chose. Et apprenez à utiliser votre appareil photo de smartphone : tirez-en tout le potentiel possible : ça ne pourra toujours qu’être bénéfique, un jour ou l’autre, pour vos photos ! Même si ce n’est pas un appareil à 10 000 €, il est capable de bien plus que de prendre juste des photos standards, il faut le savoir.

Pour finir, quelques liens :

  • Carte du ciel étoilé en temps réel | Stelvision
  • Satmap (carte des satellites artificiels — on note très bien Starlink dessus : c’est la longue traînée très dense. Les satellites au niveau de l’équateur sont les géostationnaires, à 36 000 km d’altitude, invisibles et immobiles dans le ciel)

(Merci Philippe pour les liens !)

Firefox 72 : placer la barre personnelle verticalement

i


  • 2020-01-26 : Mise à jour : cette page a été mise à jour pour Firefox 72.0.1 (le précédent était pour 71 et ne marchait plus).

C’est déjà la seconde fois que je fais un article pour cette astuce.
À chaque fois, je dois refaire ça car la mise à jour de Firefox casse le code précédent. Mais ce n’est pas trop grave.

Mon précédent article a un peu plus de deux ans et concernait Firefox 57.
L’astuce n’était pas parfaite, mais faisait son job. Ici, c’est une mise à jour du script.

Commencez par mettre toolkit.legacyUserProfileCustomizations.stylesheets à true dans le about:config.

Ensuite, voici le nouveau code, à placer dans le fichier userChrome.css.

Ce fichier se trouve dans le dossier chrome/ du dossier de profil de Firefox.
Pour trouver le dossier du profile, copiez ceci dans la barre d’adresse et ça vous donnera le chemin vers le dossier du profile : about:profiles. Allez dans ce dossier, puis allez dans le sous-dossier chrome (s’il ne s’y trouve pas, créez-le).
Créez ensuite un fichier userChrome.css (attention : c’est un fichier .css, il ne faut pas qu’il y ait le .txt à la fin).

Copiez-collez-y ce code à la fin :


#PersonalToolbar {
	position: fixed!important;
	right: 0px!important;
	top: 38px!important;
	height: 35px!important;
	transform-origin: bottom right!important;
	transform: rotate(-90deg)!important;
	z-index: 1200!important;
	display: inline-flex!important;
	width: 100%;
	flex-direction: row-reverse;
}

#personal-bookmarks {
	transform: rotate(180deg)!important;
	width: 100%!important;
}

.bookmark-item {
	transform: rotate(-90deg)!important;
}


#browser,
#browser-bottombox {
	margin-right: 35px!important;
}


#main-window[inFullscreen="true"] #PersonalToolbar {
	visibility: collapse !important;
}

#main-window[inFullscreen="true"] #browser,
#main-window[inFullscreen="true"] #browser-bottombox {
	margin-right: 0!important;
}

Le code pour le bug du plein écran provient de (merci à smokey desperado pour le lien).
Désormais, la barre ne sera plus visible ni en plein écran, ni avec une vidéo en plein écran.

Le résultat est comme le précédent, si vous utilisiez ça :

Capture d’écran de Firefox avec la barre de favoris verticale sur la droite.
Enjoy !


ÉDIT : si ça ne marche pas (en particulier sous Windows), vous pouvez voir ce fil : le code est tout ici (un grand merci, Amine !)

Ok Boomer

Une voiture de Boomer.
Il n’aura pas fallu longtemps : l’expression « OK Boomer » est désormais officiellement de la discrimination anti-vieux.

J’imagine qu’ils vont faire une loi pour ça bientôt, vu que ceux qui les font sont tous des boomers.

Dans ce cas moi aussi je demande une loi.

Une loi qui condamne à six ans de retraite en moins, chaque articulation d’un « t’es trop jeune pour comprendre », de « c’est un peu court jeune homme » (et sa réponse appropriée), « le service militaire, ça vous ferait du bien » (ou sa variante : « une bonne guerre et vous arrêterez de râler ! »).

Voilà.

Boomer.


Autrement, selon moi, le « OK Boomer » n’est pas un truc anti-vieux. C’est pas sorti gratuitement à tous les vieux qu’on croise, que je sache.

C’est une réponse à ceux qui s’imaginent et qui le font savoir quotidiennement que le monde actuel (2020) est le même que le leur quand ils avaient notre âge (généralement des Boomers).
Une réponse à une idée qui avait de la valeur il y a un demi-siècle mais qui n’en a plus aujourd’hui, émise par quelqu’un pour qui ça avait marché dans sa jeunesse et qui pense que ça marchera aujourd’hui.

À savoir un monde :

  • où on trouvait un taf en traversant la rue ;
  • où un « travail » était forcément quelque chose de physique et difficile ;
  • où on pouvait s’acheter une maison et un terrain après 3 ans à mettre de la thune de côté ;
  • où le livret A rapportait 25 % par an.

À titre d’illustration, je ne citerais que ce Tweet :

Average family income, Canada:
1975: 50k
2015: 70k

Average house price, Toronto:
1975: 60k
2015: ~700k

Average tuition costs, Canada:
1975: $550
2015: $6200

Remember these numbers next time you tell someone younger than you that it just comes down to hard work.

(Et j’imagine qu’on peut très facilement transposer ça à la France et n’importe quel pays « occidental » avec les mêmes résultats)

Bref, la prochaine fois que vous avez envie de nous faire la morale à coup de « nous à l’époque on se salissait les mains », ou « la vie n’était pas aussi simple que maintenant », juste : fermez-la.
Vous ne voulez pas qu’on vous envoie balader avec un « OK Boomer », nous on en a déjà raz-le-cul de vos d’une autre époque.

image d’en-tête de Johnathan Petersson.

Non, respirer n’émet pas plus de CO2 dans l’atmosphère

Une pompe à pétrole.
Je tombe ce matin sur ce tweet :

En pédalant ils effectuent un plus grand effort physique qu’en marchant soit un dégagement de CO2 expiré plus important.
L’idéal, pour le bilan carbone, serait que tout le monde soit obligé de marcher pour aller travailler ou se déplacer pour les loisirs

Ceci est faux, et pour plusieurs raisons.

Respirer n’augmente pas le CO2 dans l’atmosphère

Déjà, respirer n’est pas responsable de l’effet de serre. Même si on était 500 milliards sur cette planète, tout ce monde qui respire ne provoquera pas la montée du taux de CO2 atmosphérique.

Quand on respire, on inspire de l’oxygène. Cet oxygène est utilisé par nos cellules. Nos cellules utilisent également ce qu’on mange, à savoir des sucres, qui sont en réalité une source de carbone pour notre corps. Les cellules « brûlent » ces sucres avec l’oxygène pour nous réchauffer et entretenir notre métabolisme.

Le carbone du sucre avec l’oxygène de l’air est ensuite rejeté lors de l’expiration sous la forme de CO2.

Oui, respirer émet donc du CO2. Aucun doute sur ça.

Par contre, le carbone ne provient pas de nulle part : comme j’ai dit, il provient de notre nourriture. Et notre nourriture, dans le cas des fruits et des légumes, correspond à des végétaux. Ces végétaux ont poussé en absorbant le CO2 de l’atmosphère.

Le CO2 qu’on expire est donc du CO2 que la plante qu’on a mangé a puisé dans l’air. Il s’agit d’un cycle : le cycle du carbone, justement.

Notez que si l’on mange de la viande, ça revient à la même chose : le carbone dans la viande provient du carbone de l’herbe mangé par l’animal. Il y a juste une étape en plus.
Que l’on soit végan ou non, la chaîne alimentaire dans son ensemble est 100 % neutre en carbone. Bien-sûr, je parle ici seulement de la chaîne alimentaire (pas du transport de la nourriture avec des camions roulant au pétrole, ni des autres émissions de gaz à effet de serre comme le méthane par l’élevage animal, ou du carbone émis par les plantations de tomates sous serre éclairées à grâce à une centrale au charbon).

Si l’on respire davantage en faisant du vélo, oui, on émettra plus de CO2 en expirant plus. Mais ça n’est voir qu’une partie du cycle : si on fait du sport, on se dépense plus et on aura plus faim : on mangera plus pour refaire le stock de sucres et on aura besoin de planter davantage de plantes pour nous nourrir… ce qui va donc également absorber plus de CO2 dans l’air. Je l’ai dit : le cycle est neutre.

Donc non : respirer plus en faisant du vélo n’est pas responsable de la hausse du taux de CO2 dans l’air.

Faire du vélo réduit même la respiration

Ensuite, que l’on marche ou qu’on pédale, on respire toujours plus vite que si l’on reste assis. Normal, car on est actif : on transforme des glucides en chaleur en produisant un travail « utile ».
Maintenant, d’un point de vue purement énergétique, le déplacement à vélo est environ 4 fois plus efficace que la marche.

Que ce soit sur le plat ou non (en considérant le dénivelé global comme neutre, par exemple en revenant au point de départ après avoir fait un tour), faire du vélo vous fatigue environ 4 fois moins pour une distance parcourue identique. On brûle donc également moins de calories en vélo qu’à pied.

À pied, l’effort de marcher est moins intense, mais il est également bien plus long : on se déplace moins vite à pied qu’à vélo. Peut-être que faire 1 heure de vélo nous fatigue plus que 1 heure de marche, mais on aura parcouru bien plus de distance.
S’il s’agit juste d’aller au travail à pied ou en vélo, vous aurez respiré nettement plus durant les 40 minutes de marche que durant les 10 minutes de vélo (y compris en incluant les 30 minutes de repos après les 10 minute de vélo).

Si parcourir une certaine distance est le but recherché, il faut voir le nombre de calories consommées au kilomètre. Il sera bien plus faible en vélo qu’à pied.
Si vous souhaitez brûler des graisses pour maigrir, il faut alors compter en calories par heure. Et là ce sera plus élevé avec un vélo en pédalant comme un dingue que marcher, simplement parce que l’effort n’est plus le même, et ce n’est donc pas dans le cadre exprimé dans le tweet ci-dessus, qui parle explicitement du vélo comme un moyen de transport, pas comme un exercice physique destinée à brûler des calories.

D’où vient la hausse du CO2 dans l’air alors ?

La respiration, que ce soit celle de 1 milliard de gens ou de 100 milliards n’a pas d’effet sur le CO2 dans l’air. Le carbone expiré provient déjà de l’atmosphère par l’intermédiaire des plantes que l’on mange (ou de l’animal qu’on mange et qui lui avait mangé la plante).

Ce qui provoque une élévation du taux de CO2 dans l’air, c’est le fait d’ajouter du CO2 dans l’air dont la source initiale n’est pas l’air : par exemple le pétrole, le charbon ou le gaz.
Les énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz) sont du carbone piégé dans le sol depuis des millions d’années. Quand on le brûle, on le libère dans l’air.

Même chose quand on fait du ciment : le ciment est fait à partir de carbonate de calcium que l’on mine dans le sol. Les cimenteries font réagir le carbonate de calcium en transforment ça en chaux vive et en rejetant du CO2 (le « carbonate » de « carbonate de calcium »).
Là aussi, le CO2 était dans le sol avant d’être jeté dans l’air.

Même remarque pour les volcans : bien que la contribution en CO2 des volcans soit risible à côté de la combustion d’énergie fossile et les cimenteries, il faut le mentionner ici pour être complet. Les gaz émis par les volcans proviennent des profondeurs de la terre et donc non initialement de l’air. Tout CO2 émis par l’activité volcanique contribue donc à son échelle au taux de CO2 dans l’air.

Mais ce charbon/calcaire/pétrole d’où vient-il ?

Le charbon, pétrole, gaz, provient de dépôts organiques d’il y a des millions d’années, d’une ère appelée à ce titre le carbonifère.

L’atmosphère était trente fois plus riche en CO2 qu’aujourd’hui. Les plantes poussaient beaucoup plus rapidement. Un jour, les plantes ont commencé à produire du bois. Il a fallu attendre des millions d’années avant que les micro-organismes puissent décomposer ce bois. Le bois s’est donc accumulé massivement et a fini par se retrouver enfouie sous les autres sédiments. Le charbon, le pétrole, sont le résultat de processus comme celui-ci, où des matières organiques se sont accumulés plus rapidement qu’ils n’ont pu être dégradés.

Sous la pression exercée par les couches géologiques, les matières organiques se sont transformées en roche (charbon) ou en pétrole/gaz.

Les plantes ont donc utilisé du CO2 atmosphérique et l’ont transformé en bois qui est donc sorti du cycle du carbone durant des dizaines voire des centaines de millions d’années. En surface, la vie s’est adaptée à des niveaux de CO2 plus faible et des températures moins hautes. L’être humain fait partie de cette vie-là : celle qui est adaptée à un taux de CO2 faible.

Et la conséquence du trop plein de CO2 ?

Si maintenant on commence à rejeter dans l’air tout le CO2 piégé depuis longtemps, on recrée en quelque sorte des conditions de vie d’il y a des centaines de millions d’années. Des conditions de vie pour lesquelles notre organisme n’est pas fait. Des conditions pour lesquelles notre société, notre civilisation n’est pas faite non plus.

Plus de CO2 signifie surtout un climat beaucoup plus chaud, type tropical avec ce qui va avec : cyclones, saisons humides, etc. Une très grande partie de notre civilisation n’est pas prête pour ça, ne serait-ce que pour les maisons européennes, qui ne sont pas prévues pour résister à un cyclone. Il en va donc bien au-delà de juste la température de l’air car tout le monde sera affecté.

Ça signifie aussi des océans plus chauds, et donc une montée de leur niveau. Sachant que 70 % des êtres humains vivent sur les littoraux, ça signifie qu’il faut délocaliser 5 milliards d’habitants (alors que c’est déjà une crise nationale quand il faut en déplacer 5 000 réfugiés et les accepter sur « notre » « territoire »).

Des océans plus chauds, signifie aussi des océans plus acides : l’eau chaude dissout nettement plus de CO2 que l’eau froide, et le CO2 dissout rend l’eau acide. La vie marine n’est pas adaptée à ça (les coraux ça parle à quelqu’un ?). Or c’est bien la vie végétale marine qui produit 70 % de l’oxygène qu’on respire.

Et puis, pas seulement la vie sera affectée : si les températures des océans change de trop, et en particulier si elle s’homogénéise et qu’il n’y a plus de pôles pour les refroidir et entretenir des différences de salinité, alors les courants marins vont changer voire s’arrêter et le climat européen si doux va devenir aussi froid que celui au Canada (qui est à la même latitude, je le rappelle, juste bien plus froid car non réchauffé par les océans).

L’eau en profondeur ne sera plus oxygénée : la vie anaérobique (sans oxygène) va se développer, et son produit de rejet à elle étant du H2S (au lieu du CO2), le taux de H2S va exploser. Ce gaz H2S, le sulfure d’hydrogène est juste mortel pour tous les êtres vivants qui ont besoin d’oxygène.

Tout ceci est déjà arrivé par le passé. On a appelé ça l’extinction permien-trias, qui a supprimé 95 % des espèces marines et 70 % des espèces terrestres.

Bien-sûr, la planète est toujours là et la vie s’en est remise. Mais les espèces individuelles, elles, ont pour la très grande majorité disparues. Éteintes. L’être humain est en train de s’infliger ça actuellement. Et rien n’indique que ça change, ni que ça va changer.

Et je ne suis pas ici en train de dire ce qu’il faut faire. Je dis simplement ce qui va arriver si on ne change rien.

image d’en-tête de Zbynek Burival

Résoudre le problème ? Nan, mais punir ceux qui le résolvent.

La France traverse quand-même une époque formidable.

Y a des SDF dehors. C’est un fait. Il devrait être du rôle de l’État de faire son nécessaire pour les aider.
Mais non.
À la place, quand tu donnes une pièce à un SDF, on te colle une amende.

Autre exemple.

Le sol et les murs sont crades.
Plutôt que de taguer avec de la peinture, certains taguent ces surfaces sales avec des pochoirs et des karchers, un peu comme quand on écrit « sale » sur une vitre sale de voiture. Dans les faits, rien n’est dégradé, on est d’accord ? Pourtant, au-delà du message tagué, certaines villes, comme Montpellier, plutôt que de nettoyer les rues pour effacer ces tags trouvent le moyen de déposer des plaintes pour ces « tags ».

Encore ?

En informatique, quand on trouve un bug, généralement on le signale, le bug est corrigé et tout le monde est content. Certaines entreprises payent très cher ceux qui trouvent ainsi des bugs.
Ici, non : tu trouves un bug, on t’envoie devant le juge (ce cas, l’affaire Bluetouff, n’est pas isolé).

On continue.

Les Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) et les autres grosses boites du numérique (Über, etc.) ne payent pas leurs impôts. Plutôt que de faire appliquer des lois qui existent déjà et d’abolir les montages fiscaux le législateur préfère inventer des taxes pour les faire payer (chose qu’ils contournent facilement — et à raison, si vous voulez mon avis).

On a un problème dans ce pays, et pas forcément juste ici, ni maintenant, en fait c’est assez répandu : que quand on voit un problème, plutôt que de le solutionner immédiatement, on préfère taper sur ceux qui le dénoncent. Vous pensez que le problème va disparaître quand tout le monde fermera sa gueule à leur propos ?

Remarquez, oui, les dictatures en tout genre (Chine, Corée du Nord…) le font bien et ça marche : si personne ne parle du problème, c’est qu’il n’y en a pas, hein.

M’enfin, dans tous les cas c’est une mentalité que je ne pourrais jamais comprendre.

Ou si : corriger les problèmes, ça coûte cher. Et quand une banque gouverne, faut pas dépenser du fric pour des solutions alors qu’on peut régler ça avec un LBD pour faire le silence.

:(

Les OGM ne tuent pas. L’écologie bête et aveugle, si.

Du riz.
Voir : Block on GM rice ‘has cost millions of lives and led to child blindness’

Si un poison vous tue si vous en mangez, les « vitamines » sont des substances dont c’est l’absence de consommation qui vous tue. Ce sont aussi des substances que le corps humain ne produit pas lui-même et qu’il doit donc trouver dans sa nourriture.

La vitamine A, par exemple, est présente dans les carottes, l’oseille, la patate douce et dans de nombreux poissons ou viandes. Sa carence provoque la cécité voire la mort.

Dans certains pays comme le Bangladesh, les carences en vitamine A sont responsables de 2 000 morts par jour et de la perte de la vue chez des millions de personnes, généralement des enfants.
L’aliment de base au Bangladesh, comme dans beaucoup de pays, c’est le riz. La science a donc mis au point un riz qui produit de la vitamine A : le riz jaune, destiné à ces populations pour réduire ces morts et ces maladies.

Sauf que… les autorités et les groupes « écologistes » sont partis en croisade contre les OGM et ont donc banni ce riz jaune.

Résultat : des millions de personnes continuent de mourir et autant d’enfants vivent sans voir le monde.

La science, la recherche, sauve des vies.
Refuser de voir ça et se cramponner à ses convictions occidentales qui n’ont pas ce problème, ça en revanche, ça tue.
Pire, après t’as les groupes écolos qui viennent dire que c’est la recherche et la science qui est responsable de tout ça.

En fait, j’imagine que ça se passe un peu comme ça :

– La médecine : « Les enfants des pays pauvres sont carencés en vitamine-A. »
– La biologie : « On est sur le coup. Voici du riz OGM, jaune, qui contient de la vitamine-A. »
– La médecine : « Super, voilà qui devrait sauver de la cécité des millions d’enf… »

– Les soi-disant écolos : « Nope, n’en veut pas. »
– Les hipsters : « Nope, nous non plus. »
– Les politiques : « Pareil, c’est non, autrement on perd des voix. »

– Les enfants : « On est aveugle ! »
– Les écolos, hipsters et politiques : « C’est la faute aux OGM. »

Mème avec Poutine.

J’ai déjà parlé plusieurs fois des OGM et sur pourquoi j’ai fini par changer d’avis sur ça. Et je ne suis pas le seul.
Je pense que quand certaines croyances et convictions profondes sont erronées et qu’elles tuent ou rendent d’autres gens malade, il faut arrêter et surtout les combattre.

Oui, je pense que les OGM (tout comme le nucléaire, les normes d’hygiène, la recherche scientifique et spatiale, le minage d’astéroïde…) sont (ou seront, pour le dernier) une avancée majeure dans l’avancement de notre espèce et notre civilisation.

Vous n’êtes pas obligés de penser comme moi, mais vous avez, comme moi, la responsabilité et le devoir en tant qu’être humain de reconnaître que ces technologies sauvent des vies, préviennent des morts et peuvent nous sauver de l’obscurantisme soi-disant écologique qui est en train de pousser toute la biosphère de cette planète droit dans le mur.

Image d’en-tête de Simone Bosotti

Mon installation de chargeur solaire pour téléphone

J’ai parlé deux fois (ici et ) de ma petite installation solaire qui me sert à utiliser mon téléphone quasi-exclusivement sur l’énergie solaire depuis le début de l’été, et à chaque fois vous avez été plusieurs à me demander plus de précisions, donc voici un petit article avec quelques détails et des liens.

L’appareillage

Premièrement j’avais par le passé déjà acheté des petits chargeurs pour smartphone (à 5~10 €), environ de la taille d’un smartphone. Ces trucs n’ont jamais marché. C’étaient des petits panneaux solaires avec une batterie en dessous. La batterie est censée se charger grâce au Soleil, ou par USB. Inutile de dire que si vous achetez ça, vous ne l’utiliserez toujours qu’en USB.

Cette année, j’ai décidé d’acheter un vrai panneau solaire qui recharge en USB. Ces chargeurs n’ont pas de batterie : ils ne stockent pas d’énergie et on ne peut donc s’en servir qu’en journée. L’avantage, c’est qu’ils sont pliables et ne prennent pas de place :

Photo de mon panneau solaire.
Le panneau lui-même possède trois ports de charge USB :

  • 2 × USB normal
  • 1 × USB-C (avec charge rapide).

L’ensemble est annoncé pour produire 25 W.

Histoire de le faire fonctionner la journée quand je suis au travail, et de pouvoir charger mon téléphone le soir et la nuit, je branche ma batterie de secours sur le panneau le jour et sur le téléphone la nuit. C’est une batterie conséquente de 26 000 mAh (99 Wh, pile à la limite de ce qu’il est possible d’apporter dans un avion — c’est pour ça que les batteries plus grandes sont bien plus rares, aussi).

Chez moi, le panneau est exposé au sud-ouest (j’ai utilisé des lattes en bois pour bricoler un support), à l’extérieur de la fenêtre. Un câble USB passe sous la fenêtre et je branche ce que je veux au bout à l’intérieur de la maison. Comme ça le téléphone lui-même n’est pas exposé en plein soleil et j’ai pas non plus besoin d’ouvrir la fenêtre à chaque fois.

Voici le support en bois (qui est ensuite accroché au mur) :
Le support de mon panneau solaire.

Et ça marche ?

Oui !

En plein été, le panneau recharge la batterie entièrement dans la journée sans aucun problème.
Cette batterie peut recharger à son tour mon téléphone la nuit ou le soir.

Parfois je branche aussi mon téléphone directement sur le panneau solaire. En plein soleil, le téléphone et la batterie rechargent en même temps. Il y a donc réellement de la puissance dans la lumière du soleil (quel scoop !). Le téléphone seul peut même recharger en "recharge rapide" si c'est supporté.

Nous sommes actuellement en octobre : les jours sont nettement moins longs et le soleil à la fois moins fort et moins présent.

Pourtant, j’arrive toujours à avoir une batterie pleine tous les soirs. Certes, elle n’est jamais vidée entièrement, parfois même pas à moitié, mais il y a toujours suffisamment de jus pour recharger mon téléphone tous les soirs et me retrouver avec 100 % de batterie le matin.

Je suis assez curieux de savoir si je vais pouvoir passer l’hiver sans charger une seule fois mon téléphone sur le secteur. S’il fait beau, je pense que oui (grâce à la bonne exposition du panneau). S’il neige ou est nuageux durant 15 jours de suite, je n’en serais pas aussi sûr.

L’avantage de la batterie, c’est qu’elle est peut recharger 6 à 8 fois mon téléphone : donc même s’il pleut pendant une semaine, la batterie seule suffit pour tenir. Il faut ensuite juste qu’il fasse beau durant quelques jours pour recharger la batterie (en hiver, il faudrait 2~3 jours, je pense).

Ceci démontre une chose : un panneau solaire c’est très cool et pratique, mais sans sa batterie qui permet d’accumuler l’énergie pour la restituer quand il y en a besoin, ça ne sert à rien. Ceci est un problème pour moi avec mon chargeur de téléphone, mais c’est également un problème pour les fermes de production d’énergie solaire à grande échelle. En journée, l’énergie produite dépasse la consommation, mais durant la nuit, c’est la demande surpasse l’offre… Et les énergies renouvelables basées sur la météo (vent, solaire…) tant prisées par les associations écologistes ont toutes ce problème !

Est-ce rentable ?

Non…

Il faut bien l’avouer : je ne dirais pas que ce soit rentable financièrement : le panneau + la batterie seraient rentabilisés après plusieurs années d’utilisation seulement. Il n’y a pas de raison qu’ils s’arrêtent de fonctionner comme ça, mais ça demande tout de même un certain temps.

Cela ne veut pas dire que c’est inutile : le chargeur solaire est plutôt pratique et on peut le fixer partout (les panneaux sont tenus avec une structure en kevlar qui incluent 4 anneaux métalliques pour la sangler). Sur un sac à dos pour une randonnée, ou en vacances, au camping, dehors en ballade, dans la voiture en plein soleil (au lieu de brancher sur l’allume cigare).

C’est une source autonome d’énergie et en dehors du côté « écologique » ça permet aussi d’avoir son précieux smartphone chargé n’importe où (évitant d’avoir à sa poser à un Mc Do pour le recharger). En ce sens, ce genre de gadget restent pratiques.

Autrement, je l’ai aussi pris pour expérimenter : savoir quel panneau pour quels usages, que peut-on faire avec un petit panneau ? Est-ce que ça marche quand il pleut [oui] ? Est-ce que ça marche moins bien quand il pleut [oui aussi] ?

Bref, je suis assez content de ce projet et plutôt surpris de sa puissance, même en automne avec les jours déjà courts.

Je suis très fan de tous ces systèmes qui récupèrent de l’énergie perdue. Le panneau solaire est un de ces trucs (et là c’est quelque chose d’utile). Prochainement je publierais un autre article (et sur Couleur-Science aussi) pour un autre moyen de récupérer de l’énergie, mais pas pour son téléphone.

Liens

Le panneau et la batterie ont toutes les deux été achetées sur Amazon.

Je vous mets ici les liens (liens affiliés : si vous commandez via ce lien, je perçois un petit pourcentage en bon d’achat Amazon) et les références.

(Sérieusement : je recommande très largement la batterie. Elle est fine (pas comme les autres "pavés"), légère, avec une énorme capacité et avec plein de ports : USB-C (charge/décharge rapide), 2×USB (décharge), micro-USB (charge), Lightning (charge?)…

Et y a pas d’écrans ou de torches à la con qui vident la batterie pour rien : il y a juste 4 petites LED qui montrent le niveau de charge. Comptez une bonne nuit pour la recharger avec un chargeur 2A en micro-USB… ou bien une petite journée d’été avec un chargeur solaire ;-))

Brocoli VS steak

Y a une image qui refait surface sur les rézosocio en ce moment :

Brocoli vs steak

On devrait en conclure que les brocolis sont moins gras et meilleurs pour la santé que le steak (ou la viande en général).

Alors non, l’image ne véhicule pas d’erreurs : les valeurs présentées sont justes (selon les sources, on peut trouver quelques différences, mais c’est pas grave).

Le truc qui me fait hurler à chaque fois, c’est que LES CALORIES NE SONT PAS UNE UNITÉ DE QUANTITÉ DE NOURRITURE.

Je ne sais pas si vous vous rendez compte : 100 calories (soit environ 5 % des besoins journaliers pour un être humain adulte), correspondent à 300-350 grammes de brocolis. Ouais ouais :

Brocoli vs steak
Donc si vous voulez vous nourrir exclusivement de ça, libre à vous, mais j’espère que vous êtes prêts pour ingurgiter entre 6 et 7 kilos de brocolis par jour. Pour du steak, ça serait plutôt 800 grammes.

Poussons encore plus. Ces 6 kilos, ils viennent d’où ? Du supermarché ? Ok. Il est arrivé là comment ? En camion ? Ben il faut donc 9 fois plus de camions dans une société purement brocolivore par rapport à une société purement steakivore, et donc également 9 fois plus d’essence, de frigos, de pesticides, d’étales climatisées, de CO2 émis en transport…

Sur ce dernier point j’ai bien dit « en transport ».
Vous voyez, des comparaisons foireuses, je peux aussi en faire, hein, donc on va arrêter là.

Je tenais juste à rappeler de faire gaffe aux unités de ce genre « d’information ».


ÉDIT : il est clair que le message de départ est de dire que le brocoli contient plus de protéines que la viande de bœuf. Et en ce sens, je dirais que c'est faux.

C'est comme si je disais que toutes les 2CV du monde avaient plus de puissance que toutes les Ferraris du monde... au total ! C'est forcément vrai, car il y a infiniment plus de 2CV que de Ferraris. Le seul soucis c'est que cette façon de calculer ne rime à rien : ce n'est pas comme ça qu'on mesure la puissance d'une voiture.

Et ben pour le brocoli et le steaks, c'est pareil : on ne mesure pas leur qualité nutritionnelles par calorie, mais par portion ou par unité de masse.

On a le même problème avec les tic-tac (les bonbons). Ces trucs sont essentiellement du sucre, mais comme ils sont tout petits, la quantité de sucre est suffisamment basse pour qu'ils peuvent indiquer dessus "sans sucres". C'est risible, mais c'est ce qui arrive quand la législation est faite comme l'image de départ ici : de façon à tromper le consommateur.

ÉDIT-2 : https://lokoyote.eu/les-calories-cest-bien-mais-ca-sert-a-rien/
Très juste : j’avais oublié cet article ! Les « calories » contenues dans aliment sont calculés par une combustion totale… qui n’a rien à voir avec une digestion. Le nombre de calories chimiquement présents dans un aliment n’est absolument pas celui que le corps peut exploiter.

Et il y a plusieurs facteurs à ça : certains aliments ne se digèrent pas, d’autres mal, d’autres demandent même de l’énergie pour être digérés. Certains aliments demandent même plus d’énergies à être digérés qu’ils n’en fournissent à l’organisme…

[UTF-8] Comment voulez-vous qu’on avance ?

J’avais un peu de mal à faire une détection du bon encodage de caractères dans les pages web. Du coup je cherche un peu et tombe sur cet article, de Supinfo, qui est une haute école d’ingénieurs en informatique en France :

Pour une raison ou une autre, je décide de regarder le code source.

Voilà :

i

Mais oui soyons fou : rédigeons un article pour donner des conseils pour choisir entre l’encodage unicode (UTF-8) et l’encodage ISO (ISO-8859-1) et mettons deux encodages contradictoires dans le code source de la page !

C’est comme si tu allais acheter une nouvelle voiture, que tu demandes « Et cette voiture, elle est essence ou gazole ? » et que le garagiste en chef, celui que tout le monde respecte, te disait « oui ».

Comment voulez-vous avancer dans le domaine des technologies et des standards, et faire en sorte que le monde soit un peu plus interopérable chaque jour quand les personnes supposément les plus compétentes dans le domaine font ce genre de choses ?

C’est insultant.

Bref.

Du coup, le vrai encodage c’est quoi ici ?

La page est en HTML 4. Par conséquent, la première déclaration (<meta charset="utf-8">) n’existe pas — mais ce n’est qu’une des 31 erreurs dans le code source). Le navigateur devrait l’ignorer. La valable est donc ISO-8859-1.

Pourtant, mon navigateur détecte une page en UTF-8.

Je regarde l’encodage spécifié dans les en-têtes HTTP :

content-type	text/html; charset=UTF-8

Génial… Quel bordel…

Commande de pièces chez Dell, épisode 2

Il y a 3 ans, je commandais mon PC chez Dell.

Ça aurait pu se passer comme n’importe quelle commande en ligne : simplement, rapidement, efficacement. En réalité, c’était tellement le bordel que j’en avais pondu un article.

Malheureusement pour moi, avec les fortes chaleurs du mois de juin, la batterie du portable a gonflé. Le touchpad (juste au dessus) a été soulevé et en devenait inutilisable : c’est comme ça que j’ai découvert le problème, qui est apparu le temps d’un repas.

Heureusement, je connais le PC et j’ai tout de suite deviné ce qui se passait (je savais que la batterie se trouvait à cet endroit). J’ai donc rapidement démonté le PC et retiré la batterie avant qu’elle ne fuite ou explose…
Le touchpad fonctionne de nouveau correctement. Le PC n’a rien.

Je souhaite néanmoins remplacer la batterie, malgré le fait que je ne sois plus sous garantie. Je cherche donc à contacter Dell en vue de commander une batterie.

Comme d’hab, en 2019, le moyen le plus rapide est Twitter. Pas seulement Dell, d’ailleurs : EDF, Orange, OVH… ils sont tous largement plus réactifs sur les réseaux asociaux que partout ailleurs, y compris leur propre site.

Je ne le savais pas encore, mais en voulant commander une simple batterie, j’ai de nouveau eu droit à un enfer commercialo-bullshitesque que je vous raconte ici (sous la même forme que l’autre article, pour ne pas changer).

J+0
La batterie a gonflé, je l’ai retiré du PC et j’ai contacté Dell dans la foulée sur Twitter, après avoir vérifié qu’ils ne vendaient pas la pièce sur leur site (non).

J+1
Réponses du CM.

On m’apprend que mon PC n’est plus garanti (sans déconner ?), et qu’il faut donc contacter leur service commercial sur leur site (ils me donnent un lien vers leur tchat).

En tchat, ils me disent que la batterie que je recherche n’est pas disponible sur leur site (sans déconner – bis ?). En conséquence de quoi, le service commercial ne peut rien faire : je dois contacter leur service technique, par téléphone.

Je déteste le téléphone. J’appréhende déjà le robot débile qui nous fait tourner en boucle avant de nous mettre en relation avec quelqu’un au bout du monde, avec un fort accent et qui parle beaucoup trop vite pour être compris sur une ligne qui grésille me demandant de rebooter le PC.

J’ai néanmoins eu de la chance : de tout ça, j’ai juste eu le robot.

Pour la forme, ça allait, donc. Mais le contenu de l’échange s’est résumé au fait qu’ils me renvoient vers quelqu’un d’autre au service-technique, mais par e-mail cette fois : ce sont eux qui me feront un devis. Je passe le fait qu’ils épellent l’e-mail en vocal (sérieux, on devrait enseigner l’alphabet phonétique international aux gens, juste pour ça).

Après Twitter, le tchat sur le site et le téléphone, j'ai donc envoyé un e-mail et on m’a répondu.

J+3
La discussion par e-mail se poursuit et je reçois un devis, que j’accepte. On me donne les coordonnées bancaires et j’initie le virement (89 €).

J+6
Surprise, je reçois un nouveau devis, pour 48 €.

WTF ?

Forcément, le premier virement est déjà parti (bandes de gros malins !)

Je leur demande tout de même qu’est-ce qui se passe : pourquoi j’ai eu deux devis ? Pourquoi le prix est différent (pour la même chose) ?

Le soir, on me dit que c'était une pièce d'un autre stock qui mettrait le double de temps pour arriver (lol). Quoi qu’il en soit, le paiement était parti, j'avais pas trop le choix.

On m'indique aussi que le service financier a reçu l'argent : la batterie sera donc envoyée (livraison prévue dans deux jours, à J+8, un vendredi).

J+8
Bien-sûr, UPS (le livreur) passe chez moi durant les 26 secondes où je ne suis pas disponible et me laisse un avis de passage. Illico, je vais sur leur site pour demander à ce que JE vienne récupérer le colis au centre régional d’UPS, qui se trouve à 6 km de chez moi : inutile qu’ils sonnent une seconde fois à la porte avant de s’enfuir en courant.

J+11
Conformément à ma demande (non), UPS me repose un avis de passage (WTF ?).
Je confirme avec leur CM sur Twitter que mon colis sera rien disponible dans leur centre : « oui, oui, aucun soucis ».

J+12
Nouvel avis de passage d’UPS.
Le CM dit qu’il va contacter le transporteur.

ÉDIT : en fait il s’avérait que Dell avait mandaté UPS pour également venir récupérer l’ancienne batterie, ce qu’ils ne m’ont pas dit et qui n’était — bien-sûr — mentionné nulle part. J’ai découvert ça 3 jours après quand ils m’ont envoyé un e-mail à la limite de la menace.

J+15
Je récupère le colis chez UPS et rentre chez moi. J’ouvre le colis et… je constate que ces idiots m’ont envoyé une batterie externe Dell (comme une batterie de secours, mais avec un logo Dell).

Je regarde mes e-mails : il ne s’agit pas d’un problème de description de mon problème, ni de la personne qui me répond : il est clairement dit que je veux une batterie d’ordinateur portable, et la personne me demande spécifiquement qu’il faut aussi changer le touchpad, qui se trouve au dessus de la batterie et qui a été tordu par le gonflement de ce dernier. On parle donc bien de la bonne pièce.

Le devis, par ailleurs, n’est pas faux non plus : il indique « Out of Warranty Service - Part Dispatch Only ». C’est vague, certes, mais c’est leur problème : ce n’est pas moi qui ait accepté la mauvaise pièce.

Bref, illico, je renvoie un mail.

Il faut savoir que jusqu’à maintenant je suis resté très posé et poli dans mes e-mails. Ils sont peut-être lent et lourds, ça semble être leur procédure normale et de toute façon, ce problème ne vient pas forcément de la personne à qui je parle. J’évite donc autant que je peux de m’énerver. Dans le mail envoyé là, j’ai cependant indiqué que je commençais à trouver tout cela ridicule.

Bref, moins de 5 minutes après, on me répond : visiblement ils ont bien demandé la référence de la batterie interne, c’est donc plus bas dans la logistique qu’ils ont merdé. Soit. On me dit que le nécessaire sera fait pour que la bonne pièce soit envoyée la semaine d’après (on est un vendredi).

UPS viendra également récupérer la batterie externe reçue en trop ainsi que l’ancienne batterie défectueuse (je les ai tout de même prévenu que c’était une batterie de 56 Wh dans un été instable : la batterie de remplacement est venue dans un carton rempli d’étiquettes rouges et oranges pour dire que c’était un colis dangereux)… On m’assure que je ne serais pas tenu pour responsable en cas de problème. Ok, ce sont eux qui le disent.

Finalement, j’obtiens également de Dell qu’ils s’arrangent avec UPS pour venir les jours où je suis disponible. À l’heure où j’écris ceci, je pense que ce serait un miracle que ce soit respecté, mais bon, pourquoi pas.

J+18
J’avais raison : le livreur UPS passez chez moi et me laisse un avis de passage… Tant pis : je vais sur leur site et demande à ce qu’ils gardent mon colis pour que je passe le récupérer à leur centre régional (d’ailleurs, c’est dingue qu’ils ne permettent pas de faire ça avant la première livraison, mais bon).

J+20
La veille du jour où je peux le récupérer, Dell m’envoie un message pour me dire qu’ils ont déplacé le colis vers un autre point relais. C’est 500 mètres plus loin, mais ça immobilise le colis un jour de plus…

À ce jour je ne sais toujours pas comment je dépose ma vieille batterie chez UPS : je vais voir le relais et leur donne ça dans un carton ? Je n’ai ni bordereau, ni autocollant, ni même un putain de numéro d’envoi.

J+21
Fin de journée. UPS n'a toujours pas remis le colis au relais. Comme on est vendredi et qu'ils ne bossent pas le week-end, ça me ferait attendre au moins jusqu'à lundi prochain.

Cette fois j'en ai raz-le-cul. Je vais demander le remboursement et acheter ma batterie ailleurs (sur Amazon).
Quant à la batterie qu’ils m’ont envoyé par erreur, ils se démerdent : je leur ait invité à venir la chercher chez moi quand je serais là. Je ne me déplacerais pas à nouveau pour un truc que je n’ai pas demandé à avoir chez moi. Je ne suis pas leur transporteur privé, moi.

ÉDIT : J+24 : UPS n’a toujours pas livré le colis. Dell m’a répondu en disant que si si, le colis était livré. Alors soit la dame du relais colis est une mytho ET le site d’UPS merde, soit ce sont Dell qui racontent de la merde. Vu où on en est, je dirais que c’est Dell.
En tout cas, je leur confirme maintenir ma demande de remboursement. On me répond que ça va prendre une semaine et que le service financier risque de me recontacter (simplicitééééé).

J+27 : UPS m'a appelé pour que je vienne récupérer le colis qui est enfin arrivé. Comment dire qu'entre temps, j'ai reçu et installé ma batterie reçue en 3 jours commandée ailleurs ? J’ai pas rappelé. Ce n’est plus mon soucis.

J+33 : J’ai reçu le remboursement. J’ai aussi reçu un mail avec un questionnaire de satisfaction. Je leur ait envoyé cet article, en espérant qu’ils se rendent compte du bordel qu’ils créent à chaque fois…


Juste pour comparer, avec Amazon où j’ai trouvé une autre batterie :

J+0 : commande de la batterie
J+0,001 : commande validée
J+0,3 : commande expédiée
J+5 : batterie reçu et conforme (incluant le WE).

Bref, Dell ont du bon matos, mais un conseil : ne passez pas par chez eux pour l’acheter. C’est la MERDE.

Alerte au tritium dans l'eau, sérieusement ?

Ça y est, la presse à sensas' a encore frappé...

Il faut leur dire ou pas ?
Il faut leur dire ou pas que le tritium est un isotope naturel de l'hydrogène et qu'il est impossible de s'en débarrasser ?

On leur a parlé du carbone 14 ?
On leur a dit pour le potassium 40 ?
Ils sont au courant pour l'oxygène 18 ?
Quelqu'un leur a dit pour les ~500 autres isotopes radioactifs présents dans la nature, dans l'eau, dans l'air, dans nous ?

Noooon, on va pas leur dire. C'est drôle de les voir foutre le feu au monde, un monde composé d'illettrés-scientifiques malgré le fait que ce soit au programme à l'école dès 12 ans.

Et puis c'est bon pour les blogs de vulgarisation sci... MaGiQuE.
Continuez comme ça, c'est parfait.

C'est quand, l'article du polluant DHMO ?

PS : l'article s'alerte d'un seuil de 100 Bq/L qui n'est même pas dépassé alors que l'OMS ne fixe qu'à 10 000 Bq/L ce seuil. Voilà aussi pourquoi c'est drôle.
La peur fait toujours vendre. J'appelle ça le terreurisme.

Trop gentil chez Apple, ils ne vont finalement pas vous voler

Une fausse erreur sur iOS.
Cf :

Il paraît que iTunes est mort. Une question se pose : que vont devenir les achats effectués dans iTunes ?
Réponse : rien (pour l’instant).

Du coup, je cite :

C’est donc une bonne nouvelle pour les personnes utilisant un Mac : elles ne seront pas dépossédées de leurs achats

Bordel de merde, mais dans quel monde considère-t-on comme « une bonne nouvelle » le fait qu’un qu’une entreprise ne va finalement pas reprendre tout ce que vous lui avez acheté ?

Aaah, j’ai passé une bonne journée aujourd’hui : Renault n’est venu me déposséder de ma voiture achetée y a 15 ans, Samsung n’est pas entré chez moi pour reprendre mon frigo et Nintendo n’a pas envoyé un employé me voler ma game-boy. Je suis si heureux.

C’est vraiment du n’importe quoi.

Oui oui, je sais, je sais : on va me dire que je râle que Apple vous laisse vos achats. On m’aurait dit aussi que je râle si Apple avait tout repris.

Le problème que je vois c’est qu’il est devenu normal de se demander ce qu’il va advenir de ses achats.
J’ai acheté un truc, c’est à moi, point. Je ne devrais pas avoir à me poser la question. Cette question ne devrait même pas exister, en fait.

Désormais, t’achètes un truc, et tu vis le reste de tes jours en te demandant si ce que tu as acheté sera encore là demain.

Vous trouvez ça normal, vous ?

Pas moi.

Pourtant c’est bien là qu’on se dirige : des entreprises, infrastructures, programmes, algorithmes, personnes tierces… vont décident arbitrairement si vous avez le droit de garder tel ou tel truc qui vous avez acheté.

Le pire, c’est que tout ça semble acceptable pour certains, car y en a qui achètent…

De plus, je suis à peu près sûr que le contrat d’utilisateur final d’iTunes indique noir sur blanc qu’ils se réservent le droit de vous reprendre quoi que ce soit que vous leur avez acheté, et ce contrat, les utilisateurs l’ont accepté (ne pleurez pas : y a la même chose dans les CLUF de Microsoft, Google, Amazon et tous les autres).

Ça va même plus loin : parfois t’achètes un truc (un iPhone par exemple), et t’en viens à te demander si t’as le droit de le démonter pour voir ce qu’il y a dedans et éventuellement le réparer sans que le dit iPhone se mette en grève.
T’achètes un DVD et t’en viens à lire des textes légaux qui t’expliquent quand tu as ou non le droit de prêter le DVD à ton frère ou tes amis.
T’installe des volets ou des serrures connectés chez toi et tu te demandes si tu pourras rentrer chez toi ce soir car le site internet qui gère ta serrure peut tomber en panne, ou alors si (une fois rentré) tu auras de la lumière car il faut mettre à jour le firmware de tes ampoules connectées.

La liste de ces absurdités est longue, elle fait peur, mais ça ne s’arrangera pas.

Le bureau Linux en pré-déclin ?

Cf ça :

En résumé : des problèmes récurrents sous Linux Ubuntu repousse des utilisateurs de longue date sous Windows 10.

Premièrement, je ne suis pas là pour basher : chacun fait de ce qu’il veut et je considère comme du fanatisme le fait d’utiliser quelque chose qui ne nous satisfait pas juste pour le fait de l’utiliser. Il faut utiliser ce qui nous plaît le plus.
Beaucoup de choses entrent en compte, avec une pondération différente pour chacun de nous : librisme, vie privée, utilisabilité, logiciels disponibles, compatibilité logicielle… Bref, choisir un OS est un choix personnel.

Ceci dit… dire que ça n’affecte que soi est faux.
Si l’on imagine (par exemple) que le nombre d’utilisateurs du bureau Linux est réduit de moitié, pensez-vous encore que les entreprises/associations/fonds/particuliers qui font les logiciels pour Linux vont continuer à le faire ? Non. Et si ça arrive, vous savez ce que les derniers utilisateurs vont faire ? Ben ils vont partir aussi.

Chacun recherche la meilleur chose pour lui, c’est un choix normal, mais pas sans conséquences.

En l’occurrence, on lit beaucoup (et à juste titre) que Windows 10 est stable, plutôt sécurisé et pas mal rapide quand il est bien configuré. Il n’est pas parfait (en tout cas pas à mes yeux), mais il s’est bien amélioré, c’est indéniable.
Aussi, on lit qu’il va intégrer des outils Linux directement. Pour moi c’est une vaste blague (qui va les utiliser à titre perso, sérieusement ?), mais ceux qui utilisaient Linux juste pour quelques outils ne vont plus l’utiliser et l’auront directement sous Windows. Tant mieux pour eux.

À côté de l’amélioration de Windows, que dire du bureau Linux ?

Pas trop de bien, j’en ai peur.

Ce qui suit est une expérience récente (y a 2~3 jours), mais elle est typique, j’en ai peur.

Déjà, ça fait 10 ans que j’utilise un bureau Linux (basé sur Ubuntu : Ubuntu, Mint, Fuduntu… je suis passé à plusieurs endroits).

Je crois que je commence à tomber des nus : à l’époque (~2008), il y avait des tonnes de petits projets qui fusaient dans tous les sens. Je parle principalement pour l’ergonomie et la 3D : compiz, béryl, cairo, gnome-do…

Y a deux jours j’en avais marre d’avoir un bug avec Synapse (le remplaçant de Gnome-Do) et j’ai donc voulu voir s’il y avait un autre app du genre.

Il y en a.

Ou avait.

Ils sont tous plus ou moins morts : les PPA sont vides, pas compatibles avec une version récente d’Ubuntu ou Mint, ou demandent des dépendances à rallonge (mono…), qui peuvent eux-mêmes être obsolètes ou bugués.

Par ailleurs, les nouveaux projets restent sur Github et ne font plus de PPA ni même de fichier Deb. On est obligé de compiler soi-même. Compiler n’est pas le soucis (c’est deux lignes de commandes à taper), c’est juste qu’il y a approximativement 1 % de chances que ça marche en moins d’une heure et sans bidouiller partout.

En temps, j’utilise toujours Compiz : le gestionnaire 3D des fenêtres et des bureaux. Au delà du bling-bling, il me fait gagner pas mal de temps et permet d’organiser son bureau comme aucun autre programme. Compiz fonctionne mais n’est plus maintenu. Je n’ai pas de soucis tel que je l’utilise, mais quand on y touche, on voit bien que c’est instable.

J’utilise Synapse (un lanceur complet et rapide) : idem, le projet ne semble pas très actif. Dommage.

Je suis aussi sous Mate, faut dire : une version « legacy » de Gnome : hyper-stable et beaucoup plus complet que ce qu’est devenu Gnome, mais voilà : c’est un produit du passé. Le monde a évolué depuis.

Tout ça pour dire quoi ? Que le bureau Linux est mort ? Peut-être…

Microsoft intègre (ou va le faire) des outils Linux dans directement dans Windows. Les quelques personnes qui utilisent Linux simplement pour avoir accès à des vrais outils pour travailler (pas un langage batch pourri) ne resteront pas sous Linux.

Au fond, on s’en fiche de qui fait quoi. Mais moins de monde sous Linux, ça signifie aussi moins d’intérêt pour les dév de créer des petites applications sympa. Moins de PPA avec des outils innovants. Moins de développement sur le long terme…

Il en résultera que si on veut continuer à utiliser un bureau Linux, soit il faudra suivre « La » grosse distribution à la mode du moment, pour avoir les mises à jours, soit utiliser un système dépassé et rafistolé dans tous les sens et ne pas trop y toucher sous peine de le voir s’effondrer.

J’ai passé l’époque où je bidouillais le système de partout afin de trouver le bureau qu’il m’allait. Désormais j’ai ce qu’il faut et je veux que ça tienne. Mais si les outils que j’utilise ne sont plus maintenus, et que si il n’y a plus d’alternatives qui sont crées, ça va être chaud.

Je suis conscient que je passe pour alarmiste, mais l’état actuel du bureau Linux en semble là : les tutos morts, les astuces obsolètes, les logiciels non maintenus et les PPA vides…

Plus le temps passe, plus le cimetière des logiciels grandit : c’est normal. Mais avant la population de programmes était renouvelée plus rapidement que les projets ne meurent. J’ai l’impression que ce n’est plus trop le cas.

Regardez Ubuntu : c’était le projet phare en 2010. Il ne l’est plus. Linux Mint, créé pour rattraper Ubuntu ? En déclin aussi, et avec un grand nombre de branches différentes (donc une division des ressources allouées à chacune d’elles).
Aujourd’hui ce sont MX Linux et Manjaro qui ont le vent en poupe, mais pour combien de temps ?

Comme j’ai dit, je me répète : c’est bien que ça évolue et que tout ne soit pas mort. Mais pour celui qui, comme moi, aimerait pouvoir choisir un truc et se dire « je suis tranquille pour 10 ans », ça n’est pas possible.

Oui, il existe Debian ou les autres distros anciens et robustes qui seront probablement encore là dans 50 ans

Mais ils ne sont pas fait pour le public lambda, ni même moi : il faut passer un temps fou pour arriver à faire fonctionner la moindre clé USB (ouais je suis mauvaise langue, mais l’essentiel est que vous voyiez ce que je veux dire) sur un PC de moins d’un an.

Mint et Ubuntu n’ont pas ce soucis : c’est conçu pour que ça marche partout tout de suite. Mais l’OS ne fait pas tout : si ça marche mais qu’on ne peut rien faire avec… Pourquoi rester ?

Pour conclure…
Le bureau Linux me convient : j’ai encore ce qu’il faut et ce que je veux aujourd’hui. Mais plus ça va, plus je vois des outils mourir et moins j’en vois d’autre naître. Sur le long terme je ne sais pas si le bureau Linux sera encore là tel qu’il est aujourd’hui. Et ça c’est un peu triste.

PS : Oui Android et Chrome OS sont des distributions Linux aussi, mais ils n’ont rien d’une distro Linux comme Ubuntu ou Fedora. Ce n’est pas ce que je recherche non plus.

Arrêtez d’utiliser Gmail

Ma jolie page de contact, celle où je mets 2~3 conditions à respecter si vous ne voulez pas que je publie votre adresse e-mail à la vue de tout le monde, m’a valu une mauvaise note par un lecteur sur FB : mes conditions seraient trop restrictives.

Hahaha, merci, je prends comme un compliment le fait d’être libre de refuser les spams et les démarchages de publicitaires en tout genre et de gens qui m’envoient 3 tonnes d’e-mail pour faire la promotion de leur site ou de leur nouveau service révolutionnaire (généralement une énième plateforme de monétisation qui implique au blogueur de concéder tous leurs droits sur leur travail en échange de 3 euros par mois avant impôts et taxes tout en restant responsables dudit contenu en cas de problème avec la justice, comme celui-ci).

À ce titre, je vais en rajouter une couche : si vous souhaitez une réponse, désormais, n’utilisez pas Gmail pour me contacter : la réponse risque de ne plus arriver.

Oui j’en ai strictement rien à foutre de me couper de 2/3 de la planète, mais à vrai dire c’est pas moi qu’il faut blâmer.

Mon site est grand. Y a des pages partout et des scripts plus ou moins utiles partout aussi. Il n’est pas rare qu’on me demande le code source de ces scripts. Généralement ça ne me gêne pas : je fais un Zip de l’outil et j’envoie ça en pièce jointe et tout le monde est content.

Le truc avec Gmail, c’est qu’ils refusent les Zip avec du HTML ou du JS dedans.
C’est pas une blague : l’e-mail me revient avec une erreur et ils disent :

Please visit https://support.google.com/mail/?p=BlockedMessage to review our message content and attachment content guidelines.

Où l’on me dit :

Afin de vous protéger […] vous n'êtes pas autorisé à joindre certains types de fichiers à vos messages Gmail […] y compris sous forme compressée […].

La liste de ces types de fichiers est […] :

ADE, ADP, APK, BAT, CHM, CMD, COM, CPL, DLL, DMG, EXE, HTA, INS, ISP, JAR, JS, JSE, LIB, LNK, MDE, MSC, MSI, MSP, MST, NSH, PIF, SCR, SCT, SHB, SYS, VB, VBE, VBS, VXD, WSC, WSF, WSH, CAB

Bref, la prochaine fois que vous me demandez un script de mes pages, soit vous utilisez une adresse mail capable de communiquer, soit vous allez voir ailleurs.

J’en ai raz-le-bol des systèmes à fonctionnalités restreintes « pour votre bien » juste parce que les gens sont des imbéciles qui doublent cliquent partout sans regarder et finissent par avoir un PC infecté jusqu’au kernel.

Ouvrez une adresse e-mail personnelle. Achetez votre domaine chez OVH ou chez Gandi et vous avez une boîte mail à votre nom et sans restrictions pour 10 euros par an. C’est pas bien compliqué et ça vous fait une adresse personnelle et vous n’êtes plus limités.

Remerciez Google pour ça.

ÉDIT : Djan me signale que Gmail a aussi le chic pour classer/archiver/marquer comme lu des conversations au hasard (Google appelle ça « de façon intelligente », je crois). Votre destinataire recevra votre e-mail, mais il sera automatiquement archivé ou classé dans un onglet obscur et ne le lira pas forcément.

Pour le premier ministre, un référendum est un problème de démocratie

Facade du palais de l’Élysée

En gros :

Demander l’avis des gens pour qu’ils puissent décider eux-mêmes ce qui les concerne ? Mais vous n’y pensez pas !

Pour moi, je crois que monsieur le premier ministre français n’a pas vraiment connaissance des principes de base d’une démocratie. Il semble confondre avec « monarchie élective dictatoriale ».

Doit-on lui rappeler que juste parce que le peuple a élu quelqu’un pour les représenter, ne signifie pas :

  • que le peuple donne à cette personne l’autorisation de faire ce qu’elle veut ou de faire n’importe quoi ;
  • que le peuple ne veut plus décider certaines choses lui-même ;
  • que le peuple ne reste plus la base et le fondement du pouvoir, et que c’est sa volonté propre n’importe plus du tout.

Dans une république — et la France est une république — le président c’est juste quelqu’un à qui le peuple délègue une partie de son pouvoir, comme une procuration, ou un prêt.

Il ne lui donne pas tous les pouvoir, ni l’exclusivité du pouvoir.

Et juste parce qu’il fait ça ne signifie pas qu’il doive se taire durant 5 ans : il peut avoir des choses à dire, et il doit être écouté, malgré la procuration.

image d’en-tête de Nicolas Nova

Les jours fériés par LCI, correction

Selon LCI, les jours fériés, c’est ça en Europe :

i

On passe sur le fait qu’il manque certains pays.
Aussi étrangement, quand je cherche, je ne trouve pas du tout les mêmes chiffres.

Du coup, voici un correctif.

France : 11 jours fériés (+2 selon les régions).
Allemagne : 11 jours fériés et non pas 9 (+7 fêtes selon les régions).
Royaume Uni : 6 jours fériés et non pas 8 (+4 fêtes selon les régions).
Irlande : 7 jours fériés et non pas 9.
Espagne : 10 jours fériés et non pas 14 (+18 fêtes selon les régions).
Danemark : 11 jours fériés et non pas 9.
Pays-Bas : 7 jours fériés, et non pas 8.

On note qu’à part la France, il n’y a pas un seul chiffre qui sont pareil (dans un sens ou dans l’autre).

Note :

  • pour les jours fériés, je considère les jours fériés légaux et les jours fériés considérés comme légaux selon l’article 5 de la Convention européenne sur la computation des délais. Par exemple, c’est pour qu’en Allemagne j’en compte 9+2=11.
  • pour les fêtes régionales, j’ai sommé toutes les fêtes régionales, peu importe les régions. Le « +18 » de l’Espagne ne signifie donc pas que certaines régions ont 28 jours fériés, juste qu’il y a 18 jours fériés à répartir selon les régions. Il y a aussi des fêtes qui sont observées par ~90 % de la population mais pas les 10 % restants. Ceux là restent dans le chiffre entre parenthèses.

Dans cette liste, la France semble toujours avoir plus de jours fériés que les autres.

Voici donc quelques autres pays que j’ajoute, pour voir si c’est vrai sur une carte complète :

Autriche : 13 jours fériés.
Belgique : 10 jours fériés.
Grèce : 12 jours fériés.
Italie : 12 jours fériés.
Suède : 11 jours fériés.
Finlande : 13 jours fériés.
Pologne : 13 jours fériés.
Luxembourg : 10 jours fériés. 11 jours fériés (la journée de l’Europe a été ajoutée cette année).
Lettonie : 12 jours fériés.
Portugal : 13 jours fériés.
Roumanie : 13 jours fériés.
Lituanie : 13 jours fériés.

(source de ces données)

Du coup, je vais faire comme LCI et mentir.

Voici ma carte :

i
On fait quoi maintenant ?
On en rajoute du coup ?

Ou alors on peut aussi rester comme c’est maintenant et respecter le passé, que ce soit pour plaire ou pour déplaire. Que l’on parle de fêtes d’origine religieuses, historiques, populaires, nationales…

❌