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Before yesterdayle hollandais volant

[UTF-8] Comment voulez-vous qu’on avance ?

J’avais un peu de mal à faire une détection du bon encodage de caractères dans les pages web. Du coup je cherche un peu et tombe sur cet article, de Supinfo, qui est une haute école d’ingénieurs en informatique en France :

Pour une raison ou une autre, je décide de regarder le code source.

Voilà :

i

Mais oui soyons fou : rédigeons un article pour donner des conseils pour choisir entre l’encodage unicode (UTF-8) et l’encodage ISO (ISO-8859-1) et mettons deux encodages contradictoires dans le code source de la page !

C’est comme si tu allais acheter une nouvelle voiture, que tu demandes « Et cette voiture, elle est essence ou gazole ? » et que le garagiste en chef, celui que tout le monde respecte, te disait « oui ».

Comment voulez-vous avancer dans le domaine des technologies et des standards, et faire en sorte que le monde soit un peu plus interopérable chaque jour quand les personnes supposément les plus compétentes dans le domaine font ce genre de choses ?

C’est insultant.

Bref.

Du coup, le vrai encodage c’est quoi ici ?

La page est en HTML 4. Par conséquent, la première déclaration (<meta charset="utf-8">) n’existe pas — mais ce n’est qu’une des 31 erreurs dans le code source). Le navigateur devrait l’ignorer. La valable est donc ISO-8859-1.

Pourtant, mon navigateur détecte une page en UTF-8.

Je regarde l’encodage spécifié dans les en-têtes HTTP :

content-type	text/html; charset=UTF-8

Génial… Quel bordel…

Commande de pièces chez Dell, épisode 2

Il y a 3 ans, je commandais mon PC chez Dell.

Ça aurait pu se passer comme n’importe quelle commande en ligne : simplement, rapidement, efficacement. En réalité, c’était tellement le bordel que j’en avais pondu un article.

Malheureusement pour moi, avec les fortes chaleurs du mois de juin, la batterie du portable a gonflé. Le touchpad (juste au dessus) a été soulevé et en devenait inutilisable : c’est comme ça que j’ai découvert le problème, qui est apparu le temps d’un repas.

Heureusement, je connais le PC et j’ai tout de suite deviné ce qui se passait (je savais que la batterie se trouvait à cet endroit). J’ai donc rapidement démonté le PC et retiré la batterie avant qu’elle ne fuite ou explose…
Le touchpad fonctionne de nouveau correctement. Le PC n’a rien.

Je souhaite néanmoins remplacer la batterie, malgré le fait que je ne sois plus sous garantie. Je cherche donc à contacter Dell en vue de commander une batterie.

Comme d’hab, en 2019, le moyen le plus rapide est Twitter. Pas seulement Dell, d’ailleurs : EDF, Orange, OVH… ils sont tous largement plus réactifs sur les réseaux asociaux que partout ailleurs, y compris leur propre site.

Je ne le savais pas encore, mais en voulant commander une simple batterie, j’ai de nouveau eu droit à un enfer commercialo-bullshitesque que je vous raconte ici (sous la même forme que l’autre article, pour ne pas changer).

J+0
La batterie a gonflé, je l’ai retiré du PC et j’ai contacté Dell dans la foulée sur Twitter, après avoir vérifié qu’ils ne vendaient pas la pièce sur leur site (non).

J+1
Réponses du CM.

On m’apprend que mon PC n’est plus garanti (sans déconner ?), et qu’il faut donc contacter leur service commercial sur leur site (ils me donnent un lien vers leur tchat).

En tchat, ils me disent que la batterie que je recherche n’est pas disponible sur leur site (sans déconner – bis ?). En conséquence de quoi, le service commercial ne peut rien faire : je dois contacter leur service technique, par téléphone.

Je déteste le téléphone. J’appréhende déjà le robot débile qui nous fait tourner en boucle avant de nous mettre en relation avec quelqu’un au bout du monde, avec un fort accent et qui parle beaucoup trop vite pour être compris sur une ligne qui grésille me demandant de rebooter le PC.

J’ai néanmoins eu de la chance : de tout ça, j’ai juste eu le robot.

Pour la forme, ça allait, donc. Mais le contenu de l’échange s’est résumé au fait qu’ils me renvoient vers quelqu’un d’autre au service-technique, mais par e-mail cette fois : ce sont eux qui me feront un devis. Je passe le fait qu’ils épellent l’e-mail en vocal (sérieux, on devrait enseigner l’alphabet phonétique international aux gens, juste pour ça).

Après Twitter, le tchat sur le site et le téléphone, j'ai donc envoyé un e-mail et on m’a répondu.

J+3
La discussion par e-mail se poursuit et je reçois un devis, que j’accepte. On me donne les coordonnées bancaires et j’initie le virement (89 €).

J+6
Surprise, je reçois un nouveau devis, pour 48 €.

WTF ?

Forcément, le premier virement est déjà parti (bandes de gros malins !)

Je leur demande tout de même qu’est-ce qui se passe : pourquoi j’ai eu deux devis ? Pourquoi le prix est différent (pour la même chose) ?

Le soir, on me dit que c'était une pièce d'un autre stock qui mettrait le double de temps pour arriver (lol). Quoi qu’il en soit, le paiement était parti, j'avais pas trop le choix.

On m'indique aussi que le service financier a reçu l'argent : la batterie sera donc envoyée (livraison prévue dans deux jours, à J+8, un vendredi).

J+8
Bien-sûr, UPS (le livreur) passe chez moi durant les 26 secondes où je ne suis pas disponible et me laisse un avis de passage. Illico, je vais sur leur site pour demander à ce que JE vienne récupérer le colis au centre régional d’UPS, qui se trouve à 6 km de chez moi : inutile qu’ils sonnent une seconde fois à la porte avant de s’enfuir en courant.

J+11
Conformément à ma demande (non), UPS me repose un avis de passage (WTF ?).
Je confirme avec leur CM sur Twitter que mon colis sera rien disponible dans leur centre : « oui, oui, aucun soucis ».

J+12
Nouvel avis de passage d’UPS.
Le CM dit qu’il va contacter le transporteur.

ÉDIT : en fait il s’avérait que Dell avait mandaté UPS pour également venir récupérer l’ancienne batterie, ce qu’ils ne m’ont pas dit et qui n’était — bien-sûr — mentionné nulle part. J’ai découvert ça 3 jours après quand ils m’ont envoyé un e-mail à la limite de la menace.

J+15
Je récupère le colis chez UPS et rentre chez moi. J’ouvre le colis et… je constate que ces idiots m’ont envoyé une batterie externe Dell (comme une batterie de secours, mais avec un logo Dell).

Je regarde mes e-mails : il ne s’agit pas d’un problème de description de mon problème, ni de la personne qui me répond : il est clairement dit que je veux une batterie d’ordinateur portable, et la personne me demande spécifiquement qu’il faut aussi changer le touchpad, qui se trouve au dessus de la batterie et qui a été tordu par le gonflement de ce dernier. On parle donc bien de la bonne pièce.

Le devis, par ailleurs, n’est pas faux non plus : il indique « Out of Warranty Service - Part Dispatch Only ». C’est vague, certes, mais c’est leur problème : ce n’est pas moi qui ait accepté la mauvaise pièce.

Bref, illico, je renvoie un mail.

Il faut savoir que jusqu’à maintenant je suis resté très posé et poli dans mes e-mails. Ils sont peut-être lent et lourds, ça semble être leur procédure normale et de toute façon, ce problème ne vient pas forcément de la personne à qui je parle. J’évite donc autant que je peux de m’énerver. Dans le mail envoyé là, j’ai cependant indiqué que je commençais à trouver tout cela ridicule.

Bref, moins de 5 minutes après, on me répond : visiblement ils ont bien demandé la référence de la batterie interne, c’est donc plus bas dans la logistique qu’ils ont merdé. Soit. On me dit que le nécessaire sera fait pour que la bonne pièce soit envoyée la semaine d’après (on est un vendredi).

UPS viendra également récupérer la batterie externe reçue en trop ainsi que l’ancienne batterie défectueuse (je les ai tout de même prévenu que c’était une batterie de 56 Wh dans un été instable : la batterie de remplacement est venue dans un carton rempli d’étiquettes rouges et oranges pour dire que c’était un colis dangereux)… On m’assure que je ne serais pas tenu pour responsable en cas de problème. Ok, ce sont eux qui le disent.

Finalement, j’obtiens également de Dell qu’ils s’arrangent avec UPS pour venir les jours où je suis disponible. À l’heure où j’écris ceci, je pense que ce serait un miracle que ce soit respecté, mais bon, pourquoi pas.

J+18
J’avais raison : le livreur UPS passez chez moi et me laisse un avis de passage… Tant pis : je vais sur leur site et demande à ce qu’ils gardent mon colis pour que je passe le récupérer à leur centre régional (d’ailleurs, c’est dingue qu’ils ne permettent pas de faire ça avant la première livraison, mais bon).

J+20
La veille du jour où je peux le récupérer, Dell m’envoie un message pour me dire qu’ils ont déplacé le colis vers un autre point relais. C’est 500 mètres plus loin, mais ça immobilise le colis un jour de plus…

À ce jour je ne sais toujours pas comment je dépose ma vieille batterie chez UPS : je vais voir le relais et leur donne ça dans un carton ? Je n’ai ni bordereau, ni autocollant, ni même un putain de numéro d’envoi.

J+21
Fin de journée. UPS n'a toujours pas remis le colis au relais. Comme on est vendredi et qu'ils ne bossent pas le week-end, ça me ferait attendre au moins jusqu'à lundi prochain.

Cette fois j'en ai raz-le-cul. Je vais demander le remboursement et acheter ma batterie ailleurs (sur Amazon).
Quant à la batterie qu’ils m’ont envoyé par erreur, ils se démerdent : je leur ait invité à venir la chercher chez moi quand je serais là. Je ne me déplacerais pas à nouveau pour un truc que je n’ai pas demandé à avoir chez moi. Je ne suis pas leur transporteur privé, moi.

ÉDIT : J+24 : UPS n’a toujours pas livré le colis. Dell m’a répondu en disant que si si, le colis était livré. Alors soit la dame du relais colis est une mytho ET le site d’UPS merde, soit ce sont Dell qui racontent de la merde. Vu où on en est, je dirais que c’est Dell.
En tout cas, je leur confirme maintenir ma demande de remboursement. On me répond que ça va prendre une semaine et que le service financier risque de me recontacter (simplicitééééé).

J+27 : UPS m'a appelé pour que je vienne récupérer le colis qui est enfin arrivé. Comment dire qu'entre temps, j'ai reçu et installé ma batterie reçue en 3 jours commandée ailleurs ? J’ai pas rappelé. Ce n’est plus mon soucis.

J+33 : J’ai reçu le remboursement. J’ai aussi reçu un mail avec un questionnaire de satisfaction. Je leur ait envoyé cet article, en espérant qu’ils se rendent compte du bordel qu’ils créent à chaque fois…


Juste pour comparer, avec Amazon où j’ai trouvé une autre batterie :

J+0 : commande de la batterie
J+0,001 : commande validée
J+0,3 : commande expédiée
J+5 : batterie reçu et conforme (incluant le WE).

Bref, Dell ont du bon matos, mais un conseil : ne passez pas par chez eux pour l’acheter. C’est la MERDE.

Alerte au tritium dans l'eau, sérieusement ?

Ça y est, la presse à sensas' a encore frappé...

Il faut leur dire ou pas ?
Il faut leur dire ou pas que la tritium est un isotope naturel de l'hydrogène et qu'il est impossible de s'en débarrasser ?

On leur a parlé du carbone 14 ?
On leur a dit pour le potassium 40 ?
Ils sont au courant pour l'oxygène 18 ?
Quelqu'un leur a dit pour les ~500 autres isotopes radioactifs présents dans la nature, dans l'eau, dans l'air, dans nous ?

Noooon, on va pas leur dire. C'est drôle de les voir foutre le feu au monde, un monde composé d'illettrés-scientifiques malgré le fait que ce soit au programme à l'école dès 12 ans.

Et puis c'est bon pour les blogs de vulgarisation sci... MaGiQuE.
Continuez comme ça, c'est parfait.

C'est quand, l'article du polluant DHMO ?

PS : l'article s'alerte d'un seuil de 100 Bq/L qui n'est même pas dépassé alors que l'OMS ne fixe qu'à 10 000 Bq/L ce seuil. Voilà aussi pourquoi c'est drôle.
La peur fait toujours vendre. J'appelle ça le terreurisme.

Trop gentil chez Apple, ils ne vont finalement pas vous voler

Une fausse erreur sur iOS.
Cf :

Il paraît que iTunes est mort. Une question se pose : que vont devenir les achats effectués dans iTunes ?
Réponse : rien (pour l’instant).

Du coup, je cite :

C’est donc une bonne nouvelle pour les personnes utilisant un Mac : elles ne seront pas dépossédées de leurs achats

Bordel de merde, mais dans quel monde considère-t-on comme « une bonne nouvelle » le fait qu’un qu’une entreprise ne va finalement pas reprendre tout ce que vous lui avez acheté ?

Aaah, j’ai passé une bonne journée aujourd’hui : Renault n’est venu me déposséder de ma voiture achetée y a 15 ans, Samsung n’est pas entré chez moi pour reprendre mon frigo et Nintendo n’a pas envoyé un employé me voler ma game-boy. Je suis si heureux.

C’est vraiment du n’importe quoi.

Oui oui, je sais, je sais : on va me dire que je râle que Apple vous laisse vos achats. On m’aurait dit aussi que je râle si Apple avait tout repris.

Le problème que je vois c’est qu’il est devenu normal de se demander ce qu’il va advenir de ses achats.
J’ai acheté un truc, c’est à moi, point. Je ne devrais pas avoir à me poser la question. Cette question ne devrait même pas exister, en fait.

Désormais, t’achètes un truc, et tu vis le reste de tes jours en te demandant si ce que tu as acheté sera encore là demain.

Vous trouvez ça normal, vous ?

Pas moi.

Pourtant c’est bien là qu’on se dirige : des entreprises, infrastructures, programmes, algorithmes, personnes tierces… vont décident arbitrairement si vous avez le droit de garder tel ou tel truc qui vous avez acheté.

Le pire, c’est que tout ça semble acceptable pour certains, car y en a qui achètent…

De plus, je suis à peu près sûr que le contrat d’utilisateur final d’iTunes indique noir sur blanc qu’ils se réservent le droit de vous reprendre quoi que ce soit que vous leur avez acheté, et ce contrat, les utilisateurs l’ont accepté (ne pleurez pas : y a la même chose dans les CLUF de Microsoft, Google, Amazon et tous les autres).

Ça va même plus loin : parfois t’achètes un truc (un iPhone par exemple), et t’en viens à te demander si t’as le droit de le démonter pour voir ce qu’il y a dedans et éventuellement le réparer sans que le dit iPhone se mette en grève.
T’achètes un DVD et t’en viens à lire des textes légaux qui t’expliquent quand tu as ou non le droit de prêter le DVD à ton frère ou tes amis.
T’installe des volets ou des serrures connectés chez toi et tu te demandes si tu pourras rentrer chez toi ce soir car le site internet qui gère ta serrure peut tomber en panne, ou alors si (une fois rentré) tu auras de la lumière car il faut mettre à jour le firmware de tes ampoules connectées.

La liste de ces absurdités est longue, elle fait peur, mais ça ne s’arrangera pas.

Le bureau Linux en pré-déclin ?

Cf ça :

En résumé : des problèmes récurrents sous Linux Ubuntu repousse des utilisateurs de longue date sous Windows 10.

Premièrement, je ne suis pas là pour basher : chacun fait de ce qu’il veut et je considère comme du fanatisme le fait d’utiliser quelque chose qui ne nous satisfait pas juste pour le fait de l’utiliser. Il faut utiliser ce qui nous plaît le plus.
Beaucoup de choses entrent en compte, avec une pondération différente pour chacun de nous : librisme, vie privée, utilisabilité, logiciels disponibles, compatibilité logicielle… Bref, choisir un OS est un choix personnel.

Ceci dit… dire que ça n’affecte que soi est faux.
Si l’on imagine (par exemple) que le nombre d’utilisateurs du bureau Linux est réduit de moitié, pensez-vous encore que les entreprises/associations/fonds/particuliers qui font les logiciels pour Linux vont continuer à le faire ? Non. Et si ça arrive, vous savez ce que les derniers utilisateurs vont faire ? Ben ils vont partir aussi.

Chacun recherche la meilleur chose pour lui, c’est un choix normal, mais pas sans conséquences.

En l’occurrence, on lit beaucoup (et à juste titre) que Windows 10 est stable, plutôt sécurisé et pas mal rapide quand il est bien configuré. Il n’est pas parfait (en tout cas pas à mes yeux), mais il s’est bien amélioré, c’est indéniable.
Aussi, on lit qu’il va intégrer des outils Linux directement. Pour moi c’est une vaste blague (qui va les utiliser à titre perso, sérieusement ?), mais ceux qui utilisaient Linux juste pour quelques outils ne vont plus l’utiliser et l’auront directement sous Windows. Tant mieux pour eux.

À côté de l’amélioration de Windows, que dire du bureau Linux ?

Pas trop de bien, j’en ai peur.

Ce qui suit est une expérience récente (y a 2~3 jours), mais elle est typique, j’en ai peur.

Déjà, ça fait 10 ans que j’utilise un bureau Linux (basé sur Ubuntu : Ubuntu, Mint, Fuduntu… je suis passé à plusieurs endroits).

Je crois que je commence à tomber des nus : à l’époque (~2008), il y avait des tonnes de petits projets qui fusaient dans tous les sens. Je parle principalement pour l’ergonomie et la 3D : compiz, béryl, cairo, gnome-do…

Y a deux jours j’en avais marre d’avoir un bug avec Synapse (le remplaçant de Gnome-Do) et j’ai donc voulu voir s’il y avait un autre app du genre.

Il y en a.

Ou avait.

Ils sont tous plus ou moins morts : les PPA sont vides, pas compatibles avec une version récente d’Ubuntu ou Mint, ou demandent des dépendances à rallonge (mono…), qui peuvent eux-mêmes être obsolètes ou bugués.

Par ailleurs, les nouveaux projets restent sur Github et ne font plus de PPA ni même de fichier Deb. On est obligé de compiler soi-même. Compiler n’est pas le soucis (c’est deux lignes de commandes à taper), c’est juste qu’il y a approximativement 1 % de chances que ça marche en moins d’une heure et sans bidouiller partout.

En temps, j’utilise toujours Compiz : le gestionnaire 3D des fenêtres et des bureaux. Au delà du bling-bling, il me fait gagner pas mal de temps et permet d’organiser son bureau comme aucun autre programme. Compiz fonctionne mais n’est plus maintenu. Je n’ai pas de soucis tel que je l’utilise, mais quand on y touche, on voit bien que c’est instable.

J’utilise Synapse (un lanceur complet et rapide) : idem, le projet ne semble pas très actif. Dommage.

Je suis aussi sous Mate, faut dire : une version « legacy » de Gnome : hyper-stable et beaucoup plus complet que ce qu’est devenu Gnome, mais voilà : c’est un produit du passé. Le monde a évolué depuis.

Tout ça pour dire quoi ? Que le bureau Linux est mort ? Peut-être…

Microsoft intègre (ou va le faire) des outils Linux dans directement dans Windows. Les quelques personnes qui utilisent Linux simplement pour avoir accès à des vrais outils pour travailler (pas un langage batch pourri) ne resteront pas sous Linux.

Au fond, on s’en fiche de qui fait quoi. Mais moins de monde sous Linux, ça signifie aussi moins d’intérêt pour les dév de créer des petites applications sympa. Moins de PPA avec des outils innovants. Moins de développement sur le long terme…

Il en résultera que si on veut continuer à utiliser un bureau Linux, soit il faudra suivre « La » grosse distribution à la mode du moment, pour avoir les mises à jours, soit utiliser un système dépassé et rafistolé dans tous les sens et ne pas trop y toucher sous peine de le voir s’effondrer.

J’ai passé l’époque où je bidouillais le système de partout afin de trouver le bureau qu’il m’allait. Désormais j’ai ce qu’il faut et je veux que ça tienne. Mais si les outils que j’utilise ne sont plus maintenus, et que si il n’y a plus d’alternatives qui sont crées, ça va être chaud.

Je suis conscient que je passe pour alarmiste, mais l’état actuel du bureau Linux en semble là : les tutos morts, les astuces obsolètes, les logiciels non maintenus et les PPA vides…

Plus le temps passe, plus le cimetière des logiciels grandit : c’est normal. Mais avant la population de programmes était renouvelée plus rapidement que les projets ne meurent. J’ai l’impression que ce n’est plus trop le cas.

Regardez Ubuntu : c’était le projet phare en 2010. Il ne l’est plus. Linux Mint, créé pour rattraper Ubuntu ? En déclin aussi, et avec un grand nombre de branches différentes (donc une division des ressources allouées à chacune d’elles).
Aujourd’hui ce sont MX Linux et Manjaro qui ont le vent en poupe, mais pour combien de temps ?

Comme j’ai dit, je me répète : c’est bien que ça évolue et que tout ne soit pas mort. Mais pour celui qui, comme moi, aimerait pouvoir choisir un truc et se dire « je suis tranquille pour 10 ans », ça n’est pas possible.

Oui, il existe Debian ou les autres distros anciens et robustes qui seront probablement encore là dans 50 ans

Mais ils ne sont pas fait pour le public lambda, ni même moi : il faut passer un temps fou pour arriver à faire fonctionner la moindre clé USB (ouais je suis mauvaise langue, mais l’essentiel est que vous voyiez ce que je veux dire) sur un PC de moins d’un an.

Mint et Ubuntu n’ont pas ce soucis : c’est conçu pour que ça marche partout tout de suite. Mais l’OS ne fait pas tout : si ça marche mais qu’on ne peut rien faire avec… Pourquoi rester ?

Pour conclure…
Le bureau Linux me convient : j’ai encore ce qu’il faut et ce que je veux aujourd’hui. Mais plus ça va, plus je vois des outils mourir et moins j’en vois d’autre naître. Sur le long terme je ne sais pas si le bureau Linux sera encore là tel qu’il est aujourd’hui. Et ça c’est un peu triste.

PS : Oui Android et Chrome OS sont des distributions Linux aussi, mais ils n’ont rien d’une distro Linux comme Ubuntu ou Fedora. Ce n’est pas ce que je recherche non plus.

Arrêtez d’utiliser Gmail

Ma jolie page de contact, celle où je mets 2~3 conditions à respecter si vous ne voulez pas que je publie votre adresse e-mail à la vue de tout le monde, m’a valu une mauvaise note par un lecteur sur FB : mes conditions seraient trop restrictives.

Hahaha, merci, je prends comme un compliment le fait d’être libre de refuser les spams et les démarchages de publicitaires en tout genre et de gens qui m’envoient 3 tonnes d’e-mail pour faire la promotion de leur site ou de leur nouveau service révolutionnaire (généralement une énième plateforme de monétisation qui implique au blogueur de concéder tous leurs droits sur leur travail en échange de 3 euros par mois avant impôts et taxes tout en restant responsables dudit contenu en cas de problème avec la justice, comme celui-ci).

À ce titre, je vais en rajouter une couche : si vous souhaitez une réponse, désormais, n’utilisez pas Gmail pour me contacter : la réponse risque de ne plus arriver.

Oui j’en ai strictement rien à foutre de me couper de 2~3 de la planète, mais à vrai dire c’est pas moi qu’il faut blâmer.

Mon site est grand. Y a des pages partout et des scripts plus ou moins utiles partout aussi. Il n’est pas rare qu’on me demande le code source de ces scripts. Généralement ça ne me gêne pas : je fais un Zip de l’outil et j’envoie ça en pièce jointe et tout le monde est content.

Le truc avec Gmail, c’est qu’ils refusent les Zip avec du HTML ou du JS dedans.
C’est pas une blague : l’e-mail me revient avec une erreur et ils disent :

Please visit https://support.google.com/mail/?p=BlockedMessage to review our message content and attachment content guidelines.

Où l’on me dit :

Afin de vous protéger […] vous n'êtes pas autorisé à joindre certains types de fichiers à vos messages Gmail […] y compris sous forme compressée […].

La liste de ces types de fichiers est […] :

ADE, ADP, APK, BAT, CHM, CMD, COM, CPL, DLL, DMG, EXE, HTA, INS, ISP, JAR, JS, JSE, LIB, LNK, MDE, MSC, MSI, MSP, MST, NSH, PIF, SCR, SCT, SHB, SYS, VB, VBE, VBS, VXD, WSC, WSF, WSH, CAB

Bref, la prochaine fois que vous me demandez un script de mes pages, soit vous utilisez une adresse mail capable de communiquer, soit vous allez voir ailleurs.

J’en ai raz-le-bol des systèmes à fonctionnalités restreintes « pour votre bien » juste parce que les gens sont des imbéciles qui doublent cliquent partout sans regarder et finissent par avoir un PC infecté jusqu’au kernel.

Ouvrez une adresse e-mail personnelle. Achetez votre domaine chez OVH ou chez Gandi et vous avez une boîte mail à votre nom et sans restrictions pour 10 euros par an. C’est pas bien compliqué et ça vous fait une adresse personnelle et vous n’êtes plus limités.

Remerciez Google pour ça.

ÉDIT : Djan me signale que Gmail a aussi le chic pour classer/archiver/marquer comme lu des conversations au hasard (Google appelle ça « de façon intelligente », je crois). Votre destinataire recevra votre e-mail, mais il sera automatiquement archivé ou classé dans un onglet obscur et ne le lira pas forcément.

Pour le premier ministre, un référendum est un problème de démocratie

Facade du palais de l’Élysée

En gros :

Demander l’avis des gens pour qu’ils puissent décider eux-mêmes ce qui les concerne ? Mais vous n’y pensez pas !

Pour moi, je crois que monsieur le premier ministre français n’a pas vraiment connaissance des principes de base d’une démocratie. Il semble confondre avec « monarchie élective dictatoriale ».

Doit-on lui rappeler que juste parce que le peuple a élu quelqu’un pour les représenter, ne signifie pas :

  • que le peuple donne à cette personne l’autorisation de faire ce qu’elle veut ou de faire n’importe quoi ;
  • que le peuple ne veut plus décider certaines choses lui-même ;
  • que le peuple ne reste plus la base et le fondement du pouvoir, et que c’est sa volonté propre n’importe plus du tout.

Dans une république — et la France est une république — le président c’est juste quelqu’un à qui le peuple délègue une partie de son pouvoir, comme une procuration, ou un prêt.

Il ne lui donne pas tous les pouvoir, ni l’exclusivité du pouvoir.

Et juste parce qu’il fait ça ne signifie pas qu’il doive se taire durant 5 ans : il peut avoir des choses à dire, et il doit être écouté, malgré la procuration.

image d’en-tête de Nicolas Nova

Les jours fériés par LCI, correction

Selon LCI, les jours fériés, c’est ça en Europe :

i

On passe sur le fait qu’il manque certains pays.
Aussi étrangement, quand je cherche, je ne trouve pas du tout les mêmes chiffres.

Du coup, voici un correctif.

France : 11 jours fériés (+2 selon les régions).
Allemagne : 11 jours fériés et non pas 9 (+7 fêtes selon les régions).
Royaume Uni : 6 jours fériés et non pas 8 (+4 fêtes selon les régions).
Irlande : 7 jours fériés et non pas 9.
Espagne : 10 jours fériés et non pas 14 (+18 fêtes selon les régions).
Danemark : 11 jours fériés et non pas 9.
Pays-Bas : 7 jours fériés, et non pas 8.

On note qu’à part la France, il n’y a pas un seul chiffre qui sont pareil (dans un sens ou dans l’autre).

Note :

  • pour les jours fériés, je considère les jours fériés légaux et les jours fériés considérés comme légaux selon l’article 5 de la Convention européenne sur la computation des délais. Par exemple, c’est pour qu’en Allemagne j’en compte 9+2=11.
  • pour les fêtes régionales, j’ai sommé toutes les fêtes régionales, peu importe les régions. Le « +18 » de l’Espagne ne signifie donc pas que certaines régions ont 28 jours fériés, juste qu’il y a 18 jours fériés à répartir selon les régions. Il y a aussi des fêtes qui sont observées par ~90 % de la population mais pas les 10 % restants. Ceux là restent dans le chiffre entre parenthèses.

Dans cette liste, la France semble toujours avoir plus de jours fériés que les autres.

Voici donc quelques autres pays que j’ajoute, pour voir si c’est vrai sur une carte complète :

Autriche : 13 jours fériés.
Belgique : 10 jours fériés.
Grèce : 12 jours fériés.
Italie : 12 jours fériés.
Suède : 11 jours fériés.
Finlande : 13 jours fériés.
Pologne : 13 jours fériés.
Luxembourg : 10 jours fériés. 11 jours fériés (la journée de l’Europe a été ajoutée cette année).
Lettonie : 12 jours fériés.
Portugal : 13 jours fériés.
Roumanie : 13 jours fériés.
Lituanie : 13 jours fériés.

(source de ces données)

Du coup, je vais faire comme LCI et mentir.

Voici ma carte :

i
On fait quoi maintenant ?
On en rajoute du coup ?

Ou alors on peut aussi rester comme c’est maintenant et respecter le passé, que ce soit pour plaire ou pour déplaire. Que l’on parle de fêtes d’origine religieuses, historiques, populaires, nationales…

[MÀJ] Éteignez vos appareils

Des fils électriques haute tension.
Pour la màj : voir en fin d’article.

Je viens d’emménager dans un autre appartement qui dispose d’un compteur Linky.

Le Linky, vanté par EDF comme un miracle qui permet par exemple d’activer votre abonnement en un clic (ce qui est bien-sûr faux : dans le noir pendant 3 jours, comme tout le monde, vous patienterez !), a une fonction sympa tout de même (en tout cas par rapport aux compteurs électromagnétiques à plateau rotatifs) : pouvoir voir la consommation instantanée de toute la maison.

Du coup j’ai jeté un œil.

Et j’y voyais quelque chose comme 205 VA (soit environ 205 watts [*]).
Connaissant ça, il est très simple de savoir combien on consomme : 205 W pendant une heure, ça consomme 205 watt-heure, ou 0,2 kWh. Si vous laissez ça pendant 5 heures, vous multipliez par 5 : donc environ 1 kWh. Sachant que le kWh coûte environ 0,15 €, ça permet ensuite d’établir combien ça nous coûte.

Le truc étonnant avec ces 205 VA, c’est que tout semblait être éteint dans la maison : lumière, chauffage, PC, TV, même le frigo n’était pas actif à ce moment-là. J’ai donc cherché à voir d’où tout ça pouvait bien venir…

Juste au-dessus du compteur se trouve le disjoncteur : il y a un bouton pour chaque circuit dans la maison.

J’essaye le circuit sur lequel se trouve la TV, le lecteur DVD, une console : pouf, ça tombe à 179 VA
Je coupe le circuit où sont branchés la cafetière, le robot-mixeur et un autre appareil : 147 VA
Ceux qui portent les chauffages électriques : hop, ça tombe à 93 VA.
Celui où se trouve mon PC éteint, mon écran éteint et un chargeur de téléphone : 81 VA.

Ce n’est pas une surprise qu’un appareil en veille continue de consommer du courant, mais que des appareils continuent de consommer alors qu’ils sont éteints (enfin… « le plus éteint possibles » : vu qu’on vit dans une époque où les TV n’ont plus de bouton on/off du tout, et doivent vérifier 24/7 si quelqu’un touche à la zappette…), c’est carrément aberrant, et surtout autant ! Qu’un circuit consomme 1 W ne m’aurait pas surpris, mais 50 W ?

Le chauffage par exemple : c’est normal que les 5 radiateurs éteints de la baraque me bouffent 54 W en continu ?
Ça représente 40 kW, soit environ 6 € par mois sur la facture. J’ai coupé ces circuits. Non seulement ça réduira la facture de 6 € tous les mois de l’année, mais en plus, ces 54 W sont perdus en chaleur et contribuent (un peu) à vous étouffer durant la canicule !

En tout, en coupant les bons circuits et en mettant des multiprises avec interrupteur (5 euros sur Amazon), je réduis la consommation « en veille » de l’appartement à environ 50 W.
Ils correspondent à la VMC, à la box internet, la sonnette, le radio réveil : les trucs qu’on n’éteint généralement pas.

Évidemment, il n’est pas question de tout couper comme un radin, mais juste de couper les bons trucs et de prendre l’habitude d’utiliser le bouton « on/off » : ce n’est pas l’action de débrancher votre chargeur de téléphone lorsque vous ne vous en servez pas qui vont vous rendre riche (60 centimes sur l’année, youpi), mais plutôt d’identifier les gros postes de consommation et de mettre une multiprise à cet endroit. Couper le « coin TV » (avec vos décodeurs, lecteurs DVD, consoles…) représente déjà quelques euros sur la facture mensuelle.

Dans mon cas, avec environ 130 W en moins, l’économie atteint 170 € sur l’année (dans les faits, probablement un peu moins, car l’hiver le chauffage sera allumé, et les appareils fonctionnent parfois aussi). Mais c’est une ordre de grandeur de l’économie réalisée. Et 170 €, pour donner une idée, ça fait une journée à Disneyland, pour deux (50 € /pers) — repas sur place et un petit souvenir compris, ou alors un joli cadeau, un bon resto, bref, pas mal de fric qui serait autrement perdu.

Maintenant, je ne suis pas là pour vous dire quoi faire. Mais demandez-vous simplement ce que vous voulez faire de votre argent : qu’il parte chez EDF ? Ou dans une activité que vous choisissez ?

À l’heure où il est clair qu’aucune aide ne viendra du gouvernement, ni sur l’argent, ni sur le climat, je donne ici simplement une modeste solution pour agir sur les deux (promis, je ne vous demande pas lequel — de votre porte-monnaie ou du climat — vous motive à agir : ce n’est pas important : dans le cas présent (comme très souvent d’ailleurs), on agit sur les deux à la fois, ce qui est la seule chose qui compte.


Màj 2019-04-03 : il semble que les valeurs des économies soient surestimées ci-dessus. Vous avez été nombreux à me signaler tout ça. Je résume un peu ici.

En effet, je suis parti du principe que 1 VA = 1 W. Ceci est vrai pour les gros postes de consommation (chauffage, four, chauffe-eau, bref, tout ce qui chauffe). Pour les appareils "courants" qui ne chauffent pas (lave-linge, lave-vaisselle, mixeur électrique), on est plutôt de l’ordre de 1 VA = 0,7 W. Le rapport entre VA et watt, c’est le facteur de puissance (dû au fait que nos maisons sont alimentés en courant alternatif, et que les appareils ne réagissent pas tous pareil — voir le commentaire ci-dessous pour plus de détails).

Pour les appareils en veille, le facteur de puissance est beaucoup plus bas, proche de 0,01 (ça je l’apprends grâce à vos retours). Un appareil qui voit par exemple 50 VA ne consomme alors réellement que 1 W ou moins. Or, si les 50 VA sont bien produits par EDF, nous ne sommes facturés que sur ce 1 W. Le fournisseur (EDF) constate donc une perte, mais pas nous (même si cette perte est bien répercutée sur la facture, faut pas rêver).

Est-ce que ça veut dire que ma démarche pour tout éteindre est mauvaise ? Non, bien-sûr : premièrement, ça reste bon pour la planète, et deuxièmement, si tout le monde le fait, ça sera bon également pour le porte-monnaie : si on consomme moins de VA, EDF n’aura plus à les produire ni à mettre ça dans la tarif finale (c’est juste que l’économie est collective, pas individuelle).

Aussi, selon cette source, il est estimé que 1 W de consommé en continu, ça représente 1 € sur l’année (1 W × 0,15/1000 € × 24 h × 365 j = 1,314 €/an).
Ils donnent également les consommations de certains appareils : une télé LCD, ça consomme 10~15 W en veille. Un décodeur TV et un lecteur DVD, un écran de PC, aussi. Le PC, l’imprimante, la console de jeu c’est autour de 5 W. Mis bout à bout, avec tous les appareils de la maison (surtout si on a plusieurs écrans, plusieurs PC, etc.), on arrive assez vite à 50~100 W voire plus, soit facilement 50~100 € par an (voire plus).

C’est nettement plus bas que mon chiffre initial (170 €), mais c’est toujours loin d’être négligeable, et ça reste mieux dans votre poche que sur la facture dans tous les cas.

image de Ryan Lackey

Comment différencier le chinois du japonais (et du coréen) ?

Prenons un exemple, genre ça :

i
Il s’agit de l’article premier de la déclaration universelle des droits de l’Homme. Savez-vous dire si c’est du chinois ? du japonais ? du coréen ?

Il y a plusieurs siècles, le japonais dérive du chinois. Le coréen anciennement également (j’y reviens). Les trois langues utilisent des sinogrames, qui représentent un mot, un fait ou une idée. Généralement, la même idée est représentée par des sinogrammes visuellement très proche en chinois et en japonais.

Par exemple, pour un chat :

  • chinois traditionnel : (chinois simplifié : ) ;
  • japonais :  ;
  • coréen : 고양이.

Pour le chat, les sinogrammes chinois et japonais se ressemblent, non ? Celui du japonais est même quasi-identique à celui du chinois simplifié !

La version coréenne n’a rien à voir, et pour cause : ce ne sont pas des sinogrammes mais du hangeul. Après avoir été inventée au XVIe siècle, ils ont été interdits durant 500 ans (par le roi). Ce n’est qu’au XXe siècle qu’ils ont fait leur retour. Ce système a été créé (il y a longtemps, donc) pour sa simplicité et sa logique : la structure des mots est très rigoureuse et les traits sont très simples. Cela a permis (et permet aujourd’hui encore) une très forte alphabétisation de la population coréenne.

Des trois langues présentées ici, c’est celle qui est la plus simplement reconnaissable : un texte en coréen contient des formes simples (traits, angles, cercles…) propre au coréen. Voici la page « wikipédia » sur wikipédia pour le constater.

Il subsiste, à l’usage, encore quelques caractères issus du chinois (les hanja), mais la majorité des écrits en coréen se font en hangeul.

Bon, et pour le chinois et le japonais ?

Le japonais, contrairement au chinois, utilise plusieurs écritures en même temps. J’en ai déjà parlé dans un article :

  • les kanji
  • les kanas (subdivisés en hiraganas et katakana)

Les kanji sont issus des sinogrammes : ils dérivent pleinement du chinois (de l’époque où les chinois contrôlaient le japon). Les kanjis sont souvent complexes et désignent là également des idées, des objets, au lieu de sons.
Les kana, sont des versions très simplifiés des sinogrammes : ils ont nettement moins de traits et sont nés de la simplification progressive de l’écriture de certains kanjis. Contrairement à ces derniers, les kanas désignent des sons (des syllabes, en fait) : il y a un kana pour dire « ra », un autre pour le « ma », ou pour le « mo », « mi »…

Les katakanas et les hiraganas sont des miroirs l’un de l’autre : il y a un tableau pour chaque écriture. Les deux écritures font doublon comme ça, mais ils sont utilisés différemment : les katakanas (ceux aux traits anguleux) sont utilisés pour des mots d’origine étrangers ou des noms propres, alors que les hiraganas (ceux aux traits arrondis) sont utilisés ailleurs.

Enfin, les kanjis sont utilisés pour les mots pour lesquels il en en existe un (« chat » par exemple), même si on pourrait très bien utiliser des kanas à la place.
Généralement, plus celui qui écrit un texte en japonais connaît de kanjis, plus il les utilise (et donc moins il y a de hiraganas).

Avec ça, on peut différencier le japonais du chinois : c’est le seul qui contiendra des kanas ; et les kanas sont facilement visibles : ce sont les caractères au traits moins nombreux. Un texte en japonais est donc bien moins dense que du chinois.

Voici le même texte qu’au début, en chinois et en japonais :

Chinois (simplifié) :

人人生而自由, 在尊严和权利上一律平等。他们赋有理性和良心,并应以兄弟关系的精神相对待。

Japonais (les hiraganas sont en rouge — aucun katakana ne figure dans ce texte) :

すべての人間、生まれながらにして自由でありかつ、尊厳権利と について平等である。人間、理性良心とをけられており、互いに同 胞精神をもって行動しなければならない

Pour comparer un peu plus, voici la première phrase de l’article wikipédia dédié à Wikipédia, en japonais (en rouge : hiraganas ; en bleu : katakana ; en noir : les kanji) :

ウィキペディア(英: Wikipedia)ウィキメディア財団運営しているインターネット百科事典であるコピーレフトライセンスのもとサイトアクセス可能もが無料自由編集参加できる。世界各言語展開されている

Dans un texte, ce sont ces caractères là qu’il faut rechercher : si vous les voyez, c’est du japonais. En particulier, recherchez le (lire « no »), qui est une particule grammaticale (marquant l’appartenance) spécifique au japonais mais relativement courante.

Si aucun kana ne figure dans un texte, en particulier que le , c’est qu’il s’agit certainement d’un texte en chinois.

Partager la culture est un devoir, pas un crime

un livre brûlant
Lire :

Imaginez :

Quels seront les livres qui vont être dé-écrit le mois prochain, et que nous auront le plaisir de ne plus pouvoir trouver nulle-part (sauf au marché noir) ?

Débile, non ?

Bah voilà : les connards du #copyreich font ça avec les films, les séries, la musique, et en fait toute la culture numérique.

Certains écrits ou représentations datant de 3 000 ans nous parviennent jusqu’à aujourd’hui, malgré le fait qu’ils soient sur un support de bois, de peau de bête ou d’os. Combien d’écrits et de représentations ne seront plus là, 3 000 ans dans le futur, à cause de ces salopards qui décident que ça doit rester leur propriété et ne surtout pas le diffuser si ça ne les enrichit pas ?

C’est sûrement pas grâce eux que l’on sait lire les hiéroglyphes et les textes anciens, ou qu’on a accès à toute la culture passée.
Vous imaginez si Champolion avait dit « Au nom d’Hadopi, la pierre de rosette est à moi, je ne vous dirais pas ce qu’elle contient ! ».

Dans ces conditions, le « marché noir » numérique est seul garant de la diversité culturelle, d’aujourd’hui et de demain.

Partager des films, de la musique, des livres… ce n’est pas un crime. C’est un devoir Humain : c’est assurer la pérennité de l’histoire de notre espèce. C’est l’Histoire qui garantit à notre civilisation le progrès et l’empêche de faire les mêmes erreurs plusieurs fois.

image de collective nouns

Les trucs qui me font détester votre site web en 2019

Comme le veut désormais la tradition sur ce site, vu que je surfe pas mal sur le net et que je fais également dans le webmastering et le codage de sites web, voici une liste de pratiques de merdes qu’on trouve sur les sites web et qui m’énervent.

Mon premier article du genre date de 2014. J’ai refait une mise à jour en 2017, et me voilà désormais prêt pour en refaire un pour 2019.

Les notifications

le popup de demande de notification
Non, je veux pas de notifications à outrance.

Le HTML5 apporte plein de possibilités aux concepteurs de sites. L’une d’elles est l’ajout de notifications : un site web, un onglet peut ainsi envoyer une notification au navigateur et même au système. La notif s’affiche alors avec le reste des notifs du système.

Je le dis ici : non, je ne veux pas que votre site me notifie de quoi que ce soit. Je suis assez grand pour regarder l’onglet quand j’en ai envie. Et un popup qui me demande l’autorisation pour pouvoir afficher des notifs, c’est chiant car ça finit de toute façon systématiquement sur « ne jamais activer les notifications sur ce site ».

Rendez-nous plutôt les flux RSS ! C’est comme ça qu’on veut rester au courant des nouveautés de votre site. Ça marche très bien, le RSS.

(Et @Mozilla (et les autres navigateurs) : pitié, utilisez l’outil de notification du SYSTÈME, pas votre truc perso. Sous Mate, Firefox ne respecte pas Notify-OSD et c’est moche).

La géolocalisation

le popup de demande de localisation
Non, tu n’as pas à savoir où je vis.

Ok, celle-ci ne date pas de cette année, mais de plus en plus de site le demandent quand-même, et c’est généralement de façon totalement illégitime : que Google Maps ou OpenStreetMaps me le demande, ok, c’est normal. Mais ton blog personnel, non. Je viens ici pour lire ce que tu a à dire. Toi t’as pas besoin de savoir à 5 mètres près où je vis.

Les bots de hotline

le chatbot de la sncf
Oui ! J’ai une question : tu peux te casser, je suis en train réserver un billet de train, ok ?

Vous arrivez sur un site quelconque et un popup s’ouvre avec un soi-disant opérateur qui vous parle : « Bonjour, en quoi puis-je vous aider ? ». C’est particulièrement vrai pour les sites des SAV, de certains FAI, mais aussi quelques marchands en ligne.
Ils ne sont pas nouveaux, et à l’heure où je publie cet article ils sont moins présents (et moins pourris aussi), mais ils ne remplacent pas encore un formulaire bien foutu.

Un autre truc qu’ils ne remplaceront pas, c’est un humain à qui parler. On s’en fiche de votre chatbot. On ne veut pas parler à un robot. Si votre site est merdique au point que même vous vous savez qu’on aura besoin d’aide, je vous conseille plutôt de virer votre équipe de web-dév pour en recruter un autre.

Si votre site est merdique, la priorité est de le rendre plus accessible, pas de nous tenir la main pour contourner la merde.

À la place, mettez plutôt une page de contact (qui fonctionne) ou un e-mail / numéro de téléphone en bas de la page. C’est beaucoup plus efficace et vos utilisateurs vous remercieront.

Les sites qui stockent les mots de passe en clair

Ça ne se voit pas tout de suite, mais quand on s’inscrit sur un site, votre pseudo et votre mot de passe doivent être stockés quelque part. Comme ça, on peut se connecter la prochaine fois et le site vous reconnaît.
Il arrive que vous oubliez votre mot de passe. Dans ce cas, on utilise une fonction « mot de passe oublié » et le site enclenche une procédure de restauration du mot de passe. Si le site est bien fait, il envoie un lien sur votre boîte mail. En cliquant dessus, votre mot de passe (celui que vous avez oublié) est effacé de la base de donnée du site et vous êtes invités à en entrer un nouveau.

Si le site est mal foutu, alors l’ancien mot de passe vous est renvoyé par e-mail.

À première vue, vous renvoyer le mot de passe peut semble plus pratique et plus rapide. En réalité, il s’agit là d’une très mauvaise pratique.

En effet, ça signifie que le site peut connaître votre mot de passe : donc qu’il est stocké en clair dans la base de données, virtuellement à la vue de n’importe qui. La solution est alors de créer un « hash » du mot de passe (en gros, un code produit à partir du mot de passe, mais avec lequel retrouver le mot de passe est impossible). Comme ça, quand on se connecte, on recalcule le hash et c’est lui qu’on compare à ce qui se trouve dans la base de données. Comme ça, le site ne connaît pas votre mot de passe, et les administrateurs et les pirates non plus. C’est beaucoup plus sécurisé et c’est la bonne méthode aujourd’hui.

Sauf qu’en 2018, il y a toujours des sites qui stockent des mots de passe en clair… Et ça devient très grave. Même la CNIL condamne ces pratiques…

Les sites qui interdisent certains caractères dans le mot passe

C’est symptomatique du point précédent : si l’on stocke correctement un mot de passe, on le fait sous la forme d’un hash (donc une chaîne alpha numérique, empreinte du mot de passe). N’importe quel caractère peut être donné, ça finit toujours en hash.

Si l’on n’utilise pas un hash, alors oui il faut vérifier que le mot de passe ne va pas corrompre la base de données (et encore, avec les requêtes préparées, ce problème ne devrait plus en être un).

Quoi qu’il en soit, si je veux mettre @%£*ע#$☢☹⚠ dans mon mot de passe, je devrais pouvoir le faire. Quant à mettre une limite afin que les néophytes ne se trompent pas, ça revient à tirer tout le monde vers le bas.

Ça serait comme forcer tout le monde à boire de la purée ou de la bouillie sans aucun allergène sous prétexte que certains ne peuvent plus mâcher ou ne peuvent pas tout manger.

Éduquez plutôt les internautes, au lieu de faire un compromis sur la sécurité. À vous de voir : est-il plus probable que Mme Michu se trompe de mot de passe à cause de vous, ou que la CNIL vous tombe sur le dos avec 500 k€ d’amende pour un défaut dans votre sécurité ?

Les sites qui t’envoie un mail à chaque fois que tu te connectes

Certains sites t’envoient un mail à chaque fois que tu te connectes dessus. Si d’un point de vue sécuritaire ça peut paraître louable, ça fait surtout pas mal de spam.

En particulier, c’est ce que fait OVH Telecom, quand je me connecte à leur interface. Déjà, je me connecte depuis chez moi (donc avec l’IP qui m’est attribué), donc a priori ça ne devrait pas être frauduleux. Aucun moyen de désactiver ça, et aucun moyen de me mettre sur liste blanche. Mais surtout, c’est juste un e-mail pour me dire « vous vous êtes connectés » : il n’y a pas de 2FA ni rien.

Je ne vois pas trop l’utilité dans ce cas : si un pirate cherche à changer mon mot de passe, c’est à ce moment-là qu’il faut m’envoyer un e-mail (éventuellement avec un lien pour le changer).

Les e-mails de connexion qui arrivent en retard

Certains sites, que ce soit pour changer ton mot de passe ou justement confirmer une connexion, t’envoie un e-mail avec un lien de connexion. Ça c’est bien seulement si l’e-mail arrive dans les 30 secondes après avoir voulu se connecter.

S’il faut attendre ne serait-ce que 5 minutes, alors ça devient vite très chiant (oui on est la génération pressée, désolé).

Bien-sûr, je ne parle pas d’un grand site français qui met jusqu’à 4 heures pour envoyer un e-mail

Les pop-up pour le pistage

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Encore heureux que tu respectes mon choix, connard !

Les navigateurs prévoient une fonction qui permet de spécifier au site visité qu’on ne souhaite pas être pisté. C’est plus ou moins respecté par les sites, mais ça a le mérite d’exister.

Certains sites n’ont pas vraiment compris les principes de base du « ne pas faire chier l’utilisateur » et qui affichent alors un joli pop-up en JS « Vous avez demandé à ne pas être pisté. OK/Annuler ». Suivi d’un second pop-up « Nous respectons votre choix. OK/Annuler ».

Ces popup sont bien-sûr bloquants et mettent en avant l’onglet en question (donc si t’étais en train de lire un truc dans un autre onglet, t’es dérangé).

Conseil aux pages-web :

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(cf ce mème)

Respectez l’utilisateur et son choix. C’est son choix, vous respectez, point.

Les pop-up RGPD

Comme si les pop-up pour s’inscrire, pour follower, pour donner l’e-mail, pour accepter les cookies, pour demander la géolocalisation, pour confirmer le pas-de-pistage, pour demander de désactiver la pub, pour recommander Chrome, pour nous dire d’activer Flash… ne suffisaient pas, désormais il y a le RGPD.

C’est le règlement qui oblige les sites à nous demander la permission pour utiliser certains cookies. Au fond c’est une bonne chose, mais encore une fois, la façon dont c’est implémenté par les différents sites fait que c’est une entrave constante à la navigation.

Non seulement ces popup sont très chiants, mais surtout ils ne servent à rien : dans 90 % du temps, ils ne présentent qu’un bouton pour tout accepter (chose qu’ils veulent) et jamais pour tout refuser (choser qu’ils craignent) ; et comme nous on veut lire le putain d’article, on est obligé de tout accepter et au final le RGPD n’aura servi à rien. Enfin si : maintenant en cas de problème, le site pourra se défausser sur nous : « ah, mais mon bon monsieur, vous avez accepté et maintenant votre numéro de téléphone est dans la nature ».

(Et à vrai dire, ça fait plutôt double emploi avec la fonction déjà présente dans mon navigateur pour bloquer le pistage, et celui pour bloquer les cookies tiers, mais c’est un problème d’incompétence de nos élus).

Les mesures anti-scroll

J’ai déjà parlé des mesures anti-clic-droit l’an dernier, et des mesures visant à capturer les événements qu’on produit en faisant des raccourcis claviers (Alt, Shift, etc.). Jusqu’à récemment je n’avais encore pas vu un autre truc : une méthode qui m’empêche de produire un « clic-molette » sur la page, pour scroller très vite tout en bas ou tout en haut.

Du coup, sur une page de 3km, je vois obligé de faire fumer la molette manuellement. C’est ridicule : arrêtez de capturer les événements par défaut !

Laissez notre souris et notre clavier tranquilles, à la fin ! Si vous voulez utiliser des raccourcis clavier, il existe déjà un truc pour ça (les accesskey). C’est ensuite le navigateur qui fait en sorte que ça n’entre pas en conflit avec les autres raccourcis claviers.

Ce blog a 10 ans \o/

photo d’un gâteau
Juste pour vous annoncer que ce site a désormais 10 ans (et selon la légende de ce vaisseau, j’ai le droit de passer une journée sur terre, après 10 ans en mer :p).

Ce site a débuté le 7 février 2009.

À l’époque ce n’étaient que quelques pages HTML très très moches (le blog n’était pas même là : il est venu quelques mois plus tard seulement). J’étais encore étudiant quand j’ai commencé, je sortais de lycée, en réalité. Beaucoup de choses se sont passées depuis, mais je suis toujours là.

Je ne vais pas tout raconter (ça serait trop long, et pas sûr que ça intéresse), mais je tenais à marquer le coup avec un petit article, et surtout à vous remercier : vous faites partie de ce blog, de cette aventure. Beaucoup d’articles sont venus de choses que vous m’avez partagé (par e-mail, sur Twitter, etc.) et j’ai appris plus que jamais en interagissant avec vous tous. Merci pour tout ça.

Malgré quelques passages à vide en ces dernier temps, j’ai repris un peu ce blog en main. À vrai dire, je me suis beaucoup investit sur mon blog scientifique, pour lequel j’ai beaucoup écrit.

Je compte bien essayer de maintenir le cap : partager ce qui me tient à cœur, que ça plaise ou non.
La plupart d’entre-vous ont compris cela : je discute souvent avec certains à propos de ce que j’écris (ils se reconnaîtront) et on échange nos avis, ceux qui convergent et ceux qui divergent : c’est un vrai plaisir.

J’ai aussi fait des erreurs, mais je travaille dessus. Vous êtes nombreux à avoir l’œil vigilant et beaucoup me remontent les conneries que je poste quand ça arrive : merci pour ça aussi, non seulement vous me corrigez, mais vous participez également à réduire l’information fausse qui circule et ça c’est un bien important, pour aujourd’hui mais aussi pour « demain ».

Autrement, ce site, c’est, à ce jour :

Enfin, pour en savoir plus sur le site, c’est là (ou ) et pour quelques trucs sur moi, c’est là (ou au besoin).

Bref, bon anniversaire le Le Hollandais Volant, et on lève l’ancre pour les 10 années qui viennent, toujours sans pub ni mouchards (mais avec une page tipeee) ?

ÉDIT :
Au fait, voilà à quoi ressemblait le site par le passé le thème de mon site.

Et pour ceux qui sont curieux de savoir comment ça se passe de l’autre côté, le blog tourne avec un CMS maison ; et écrire un article ressemble à ça.

image d’en-tête de Will

Détruire la mythe de la batterie qui se charge en 3 secondes

recharger un PC
Actuellement, le principal problème des appareils électriques comme les téléphones et les voitures électriques, c’est l’autonomie et le temps de charge. Aussi, si le temps de charge était réduit à quelques secondes, un gros problème serait déjà résolu.

Malheureusement, ça ne sera jamais le cas.

C’est une question de débit d’énergie électrique, autrement dit de puissance. Aujourd’hui, la majorité des téléphones sont rechargés avec de l’USB, en général sous 5 volt et 1 ampère (5 V/1 A), soit 5×1 = 5 W de puissance.

Une batterie Li-ion de 3 000 mAh contient 11,1 Wh d’énergie. Ça signifie, qu’il faudrait 1 h pour recharger le téléphone sous 11,1 W. Avec la puissance de l’USB, il faut donc 11,1 Wh ÷ 5 W = 2,22 heures (2 h 15 environ — en réalité il faut un peu plus, à cause des circuits internes et des pertes, comme l’échauffement).

Le truc maintenant : si on veut diviser le temps de charge par 2, 5 ou 10, alors il faut augmenter la puissance par 2, 5 ou 10.

Réduire le temps de chargement à 3 secondes revient utiliser un facteur de 2 700 (car 2 700 × 3 secondes correspondent à 2 h 15 minutes). La puissance, devra-t-elle être multipliée par 2 700.

De 5 W, on passera à 13 500 W. Cette puissance est celle de 18 chevaux (des « chevaux-vapeur »).

C’est une puissance considérable : la plupart des maisons sont équipées pour 6 000 W ou 9 000 W (des kVA en fait, mais c’est pas le sujet). Recharger un téléphone, même pendant seulement 3 secondes fera sauter les plombs chez vous, vous évitant de brûler votre maison avec une puissance trop important traversant votre installation électrique.

Et ça, c’est simplement pour recharger un téléphone de 150 grammes.
Pour une voiture électrique contenant environ 900 kilos de batteries, la puissance requise pour la recharger en 3 secondes serait celle d’une ville de 30 000 habitants.

C’est ridicule.

Alors oui, on peut essayer de faire mieux que 45 minutes, et réduire ça à 30 voire 15 minutes (ce qui serait déjà pas mal), mais guère au-delà. Déjà parce que votre maison ne le supporterait pas, mais votre téléphone non plus. Déjà que la charge « rapide » en USB-C est mauvaise et chauffe votre appareil, alors une puissance encore plus grande… n’en parlons pas.

image d’en-tête de James Chao

Oui, j’avais déjà fait un article sur la question, mais j’espère que celui-ci est plus clair.

À propos des propositions sorties du débat sur « la parole aux Français »

Mon avis rapide sur ça :

Prison ferme pour les fraudeurs fiscaux, impôt sur la nationalité, retour de l'ISF... les propositions faites dans l'émission «La parole aux Français» | www.cnews.fr

Élargir la liste des produits de première nécessité et abaisser leur TVA à 0% (88% des téléspectateurs de l'émission se sont prononcés en faveur)

+1

En particulier pour la « women-tax » comme on l’appelle parfois.

Retour de l'impôt sur la fortune avec des tranches plus élevées et une exonération pour les personnes investissant dans les PME (77% des téléspectateurs de l'émission se sont prononcés en faveur)

+1
J’aurais dit « davantage de tranches », plutôt, pour un truc plus progressif (voire continu).

Remise à plat et examen des niches fiscales (93% des téléspectateurs de l'émission se sont prononcés en faveur)

Gros +1.

Ce matin je vois passer qu’en Europe, c’est 800 milliards de fraude. Rapporté aux 350 millions d’habitants de l’UE, ça fait ~2 500 €/an par personne sur lequel les gens s’assoient en Europe à cause de l’évasion fiscale.

2 500 €/an, c’est comme si tout le monde s’asseyait sur un 1 à 2 mois de salaire.

Mise en place de l'impôt sur la nationalité

J’ai bondi en lisant ça (« faire payer un impôt par les étrangers ? »), mais en fait c’est juste faire payer les gens qui vivent à l’étranger. En gros, si tu es Français vivant ailleurs, tu payes un impôt.

Dans les deux cas, j’aurais tendance à dire non : les impôts doivent être payés sur les revenus et là où ils sont générés.

Si un étranger vient ici, il paye son impôt ici.
Si un Français va ailleurs, il paye son impôt ailleurs. J’ai pas de problème avec ça.

Donc −1.

Suppression de la CSG pour les retraités qui perçoivent moins de 2.000 euros par mois (86% des téléspectateurs de l'émission se sont prononcés en faveur)

À voir pour où placer la barre, mais +1.
Je ne suis pas non plus convaincu de la pertinence de faire payer une CSG à des gens qui ont déjà contribué toute une vie active (qui est faite pour ça). La retraite, on la leur doit. Ce n’est pas un revenu, c’est leurs économies.

En revanche, faire payer des charges sur les autres revenus qu’ils se font à côté, oui, et au même taux que n’importe quel revenu (mais c’est probablement déjà le cas).

Revalorisation des retraites (91% des téléspectateurs de l'émission se sont prononcés en faveur)

+1

Instauration d'un prix plancher pour les matières premières agricoles en tenant compte des coûts de production des agriculteurs (95% des téléspectateurs de l'émission se sont prononcés en faveur)

+1

Mais ça, ça vient aussi de l’hégémonie des supermarchés qui font ce qu’ils veulent.

Si l’offre des « paniers hebdomadaires de légumes » (par exemple) était plus important et pas aussi orienté « hipster » (pardonnez l’expression, mais c’est l’image que ça donne), peut-être que ça irait mieux.

Ces paniers ne sont pas chers : c’est moins cher qu’en supermarché et souvent meilleurs (et souvent aussi bio, local et de saison). Donc peut-être que les supermarchés s’aligneraient s’ils perdent tous leurs clients.

Établir une peine de prison ferme (3 ans) pour les fraudeurs fiscaux (88% des téléspectateurs de l'émission se sont prononcés en faveur)

Gros +1
Y a pas de raison que celui qui vole un bout de pain fasse 1 an de taule mais celui qui vole 5 millions ne le fasse pas simplement parce qu’il porte une prison #carlosGhosn #rendsLArgent

- Augmentation du SMIC à 1 800 euros bruts par mois (soit 1 382 euros nets)

Pas sûr.
Plus d’argent n’est pas forcément mieux que baisser le prix des choses. Si on réglementait déjà les loyers (et qu’on forçait les proprios à faire la maintenance de leurs bâtiments, accessoirement) et qu’on baisse le prix des choses utiles, c’est une solution qui profiterait à aussi bien, et à davantage de monde.

Faudrait plutôt faire du Smic une exception et revaloriser la valeur du travail (en obligeant genre 25 % des bénéfices à être redistribués à ceux qui la produisent : les employés ; là aussi, pourquoi pas par paliers sur le bénéfice).

Le CICE réservé aux TPE-PME (92% des téléspectateurs de l'émission se sont prononcés en faveur)

Pas d’avis.

Création d'un ministère pour les retraités (71% des téléspectateurs de l'émission se sont prononcés en faveur)

Encore un ministère ?
Faudrait plutôt des élus qui représentent réellement leurs administrés et qui soient en contact avec eux, les écoutent et les représentent eux plutôt que leur parti politique.

Limiter à 25 le nombre d'élèves par classe

+1.

Pour conclure : il y des idées, dont des bonnes.
Malheureusement, Macron a déjà dit qu’il ne reviendrait pas en arrière sur ce qu’il a déjà fait : donc les 3/4 de ces points iront directement à la poubelle à l’Élysée.

[Programmation] break & continue pour accélérer les scripts

i
Parfois il suffit d’un rien pour accélérer des scripts, et comme ça ne coûte rien et que ça peut rendre service, il faut s’en servir.
Aujourd‘hui, l’astuce est toute bête, mais je ne la voit pas tant que ça non plus, d’où mon partage.

break

Quand on fait une boucle (for, while…) sur un tableau ou une liste, par exemple pour trouver un élément particulier du tableau, on peut gagner beaucoup de temps en sortant du tableau une fois qu’on a trouvé le résultat.

Ainsi, au lieu de ça :


// soit $array un tableau de 1 000 éléments
for (var i=0, len=array.length; i<len ; i++) {
    if (array[i] === recherche) {
        console.log('élément trouvé : ' + i);
    }
}


On peut faire ça :

// soit $array un tableau de 1 000 éléments
for (var i=0, len=array.length; i<len ; i++) {
    if (array[i] === recherche) {
        console.log('élément trouvé : ' + i);
        break;
    }
}


Où est l’optimisation ?
Il est avec le break : étant donnée qu’ici on recherche un élément du tableau en particulier, une fois qu’on l’a trouvé, il est inutile de perdre du temps de chercher dans les éléments qui suivent. Par conséquent, on va utiliser break pour sortir de la boucle for dès qu’on a rempli la condition.

Un élément recherché dans un tableau se trouve en moyenne à la moitié du tableau (parfois au début, parfois à la fin, mais en moyenne, au milieu). Du coup, en moyenne, on gagne 50 % de temps de calcul.

Une autre solution plus adaptée dans le cas des conditions, mais moins flexible je trouve, pourrait être de faire avec while :


// soit $array un tableau de 1 000 éléments
var flag = false, i=0;
while (array[i] && !flag) {
    if (array[i] === recherche) {
        console.log('élément trouvé : ' + i);
        flag = true;
    }
    else {
        i++
    }
}


Perso je préfère utiliser for plutôt que while, mais ce dernier fonctionne aussi. En JS, il existe aussi .forEach, .each, for of, for in, tous pour leur propres application, mais on peut parfois utiliser break aussi (même si ça dénaturerait un peu le forEach, qui ne serait alors pas pertinent).

Notez que le gain de temps/énergie/temps processeur devient vite non-négligeable lorsque l’on commence à imbriquer plusieurs boucles for les unes dans les autres. Imbriquer 2 boucles de 1 000, ça fait 1 000 000 de tests à effectuer. Si les tableaux ne sont (virtuellement) plus que de 500, alors on réduit le temps de calcul de 75 % (plus que 250 000 calculs).

Bref, dès que vous le pouvez, sortez de la boucle et gagnez du temps.

À retenir : le break permet de sortir de la boucle. Son comportement est un peu différent du continue que voici.

continue

continue permet de sortir de l’itération courante dans une boucle, c’est pratique si l’on souhaite sortir de l’itération sans ajouter un if/else supplémentaire.

C’est utile, si je souhaite effectuer plusieurs calculs sur des éléments du tableau, mais que je dois exclure certains éléments.

Imaginons que l’on ait un tableau (de 1 000 éléments) d’objets "personne" et que seuls certains d’entre-eux ont renseigné leur âge. Pour ceux-là, et uniquement ceux-là, on souhaite vérifier si c’est leur anniversaire. Pour les autres, on ne fait rien.

Plutôt que de faire ça :


for(var i=0, len=array.length; i<len ; i++) {
    if (array[i].birthday !== undefined) {
        if (array[i].birthday === today) {
            console.log('Bon anniversaire !);
        }
    }
}


On peut faire ça :


for(var i=0, len=array.length; i<len ; i++) {
    if (array[i].birthday === undefined) {
        continue;
    }
    if (array[i].birthday === today) {
        console.log('Bon anniversaire !);
    }
}


Ici, si l’anniversaire n’est pas défini, on sort de l’itération en cours et l’on passe à la suivant : inutile d’effectuer les autres tests.

Ok, ici, c’est le gain est nul, mais dans certains cas il ne l’est pas.
Un exemple concret où je l’utilise c’est dans mon lecteur RSS : une fois que les éléments sont marqués comme lu, je ne souhaite plus les voir affichés, mais comme ils sont toujours sur la liste des éléments, il faut les ignorer.
Plutôt que d’utiliser un if/else ou un switch, j’utilise ça :

if (this.eventsList[i].action == "deleteEvent") continue;


Ça tient en une seule ligne, c’est discret et ça ne gêne pas la lecture du code.
D’autant plus que si l’élément n’est pas à supprimer, il peut avoir plusieurs autres .action
D’un point de vue « lecture du code », je préfère utiliser le if/else pour quand je dois effectuer une action dans les deux cas. Si je n’ai qu’un seul cas à traiter, je ne prends que if.
Si j’ai tous les cas à traiter (>2) je prends un switch, et si j’ai n-1 cas à traiter, je mets un continue au début, plutôt qu’un if suivi d’un gros else
Chacun ses façons de faire, mais j’apprécie celle-ci parce qu’elle réduit les niveaux d’indentation et le nombre de blocs indentés, qui rendent parfois le code difficile à suivre.


Conclusion

On peut décrire break et continue comme l’équivalent des return dans une fonction (si on ignore le fait que return renvoie un résultat en plus de terminer la fontion). Return a pour effet de terminer la fonction et renvoyer un résultat.
Break et continue ne retournent pas de résultat, mais terminent le code en cours :

  • break termine l’exécution de la boucle entière : il permet de sortir du while ou du for ;
  • continue termine l’exécution de l’itération en cours : il sort du tour de boucle et passe à la suivante.


Comme j’avais expliqué dans mon article sur la prog récemment, il n’y a pas qu’une seule façon de faire, mais si le but est de faire un code rapide et moins gourmand en ressources, il n’y a pas 36 solutions : il faut réduire l’empreinte CPU, et ça, ça passe surtout par le nombre de calculs qu’il doit effectuer (et dans une moindre mesure, le type de calculs, mais ça ça sera pour une autre fois).

image d’en-tête de Jun OHWADA

Aux sites qui ne veulent pas de l’indexation par Google

meme thumb up rage face
Comme tu sembles perdu dès que ça touche à Internet, laisse-moi t’aider, je suis là pour ça !

Tu as un site de presse sur lequel tu publies tes beaux articles ?
Tu ne veux pas que Google indexe tes beaux articles ?

Voici la solution, très simple :

  • Tu ouvres ton application Bloc-Note sur ton ordinateur
  • Tu copies ça dedans :
User-agent: Googlebot
Disallow: /
  • Tu enregistres ce fichier sous le nom robots.txt.
  • Tu uploads ce fichier à la racine de ton site, et maintenant Google Image ne viendra plus indexer tes images.

Enfin, dernière chose, maintenant que Google ne vient plus te « voler » : tu arrêtes de nous casser les couilles avec une taxe à la con simplement parce que t’es un incompétent qui ne sait pas lire la documentation.

Merci.

PS : voir le premier commentaire ci-dessous.
PPS : voir le seconde commentaire ci-dessous.

Mon grain de sel sur le #GrandDebat

On dirait que le grand débat est ouvert, et Macron demande l’avis de la population :

C’est pas l’endroit, mais je commence ici avec quelques idées.
Il n’est pas exclu que j’envoie tout ça un jour à ma mairie (même si, j’avoue être très pessimiste sur la prise en compte de tout ça, non pas seulement pour mes idées, mais surtout que, d’expérience, les élus à tous les niveaux sont connus pour ignorer l’avis d’un citoyen de base).

Bref, voici mon grain de sel…

Le premier sujet porte sur nos impôts, nos dépenses et l'action publique.

Je propose qu’on commence par des mesures simples. Pas forcément les plus importantes, mais elles auront (j’en suis sûr) pour impacte de réduire les tensions actuelles :

  • qu’on cesse les dépenses inutiles, celle qui ne profitent pas à la société. Vaisselle ou carpettes à 500 000 € pour commencer, et ensuite abolition des déplacements en jet pour les déplacements diplomatiques au profit de l’avion civil lorsque possible. Ce ne sont que des exemples, mais ça donne une idée de quoi je parle.
  • qu’on paye les élus comme tous les fonctionnaires / travailleurs. Pas d’exceptions. La prise en charge de leur frais est déjà un avantage suffisant. Un représentant devrait commencer par vivre avec des moyens de ceux qu’il représentent, histoire de savoir de quoi ils parlent (cf : les pains au chocolats à 0,10 €). Y a pas de raisons que les employés de la république aient des avantages aussi indécent (et coûteux) qu’actuellement.
  • pour élargir : qu’on fasse payer les impôts à tout le monde. L’évasion et la fraude fiscale sera punie à hauteur de ce qu’elle représente : un vol à la société, au peuple, aux citoyens. Aucune exception.

Quand tout le monde sera logé à la même enseigne, on pourra discuter sur des ajustements d’impôts, de taxes, qui impacteront alors tout le monde sans exception. Pas avant.

Le deuxième sujet sur lequel nous devons prendre des décisions, c'est l'organisation de l’État et des collectivités publiques.

Beaucoup de choses ont déjà été faites avec la fusion des régions.

Je n’ai pas trop de recul sur ces points, si ce n’est que j’ai toujours été pour l’idée d’un système fédéral, avec une politique régionale adaptée à chaque région (et donc forcément moins uniforme entre les régions). Le rôle de l’État sera de garantir un juste financement des différentes régions.

La transition écologique est le troisième thème, essentiel à notre avenir.

Si j’exclue mon avis selon lequelle je considère l’avenir de l’humanité comme déjà foutue (l’économie et la finance ont eu raison de la survie à long terme de notre espèce. Tout ce qu’on peut faire, c’est laver notre conscience), je propose ce qui suit.

Pour ma part, il faut cesser le production d’électricité à base d’énergie fossile. En France déjà, et surtout inciter le monde à nous imiter. Les énergies fossiles sont une solution simple mais sales.

Les énergies renouvelables sont importantes et serviront de source d’ajustement dans un premier temps, avant que le parc ne soit réellement productif. À court et moyen terme, l’essentiel ne pourra venir que du nucléaire (seule source d’énergie assez puissante pour couvrir les besoins).

Une éducation devra être faite autour du nucléaire pour la démystifier.
Une renationnalisation des centrales devra être effectuée pour que l’énergie redeviennent un bien commun, sans besoin de rémunérer des investisseurs privés, et où la sécurité reprendra la première place devant la rentabilité.

Les filières du thorium seront prises au sérieux. La recherche sur la fusion sera prise au sérieux également.

L’important travail autour de la mise à niveau maisons, immeubles, etc. sur le plan des économies d’énergie (isolation, etc.) devra être poursuivi. On s’améliore sans cesse, mais il faut continuer à améliorer l’existant. La meilleure solution pour réduire notre empreinte carbone est encore de réduire le gâchis et les pertes actuelles.

Les pompes à chaleurs, par exemple, permettent de produire 2x, 3x, 4x plus de chaleur en hiver que ce qu’elles ne consomment en courant (2 000 W, 3 000 W, 4 000 W de chaleur pour 1 000 W électrique consommé !).
Ce genre d’installation très économes devrait remplacer les radiateurs « grille pain » dans toutes les nouvelles habitations.

ÉDIT : Damien me signale que le chauffage électrique « grille-pain » est interdit dans les maisons neuves depuis 2005, et que les pompes-à-chaleur (ou bois, ou solaire) sont obligatoires depuis 2012. Sur des maisons neuves. C’est une très bonne nouvelle, également pour la facture EDF.

Du coup, je met à jour : si l’écologie est vraiment plus importante que le fric, qu’on fasse en sorte d’installer des PAC dans les vieilles maisons : le gain sur la facture ne peut-être que bon (perso, je divise facilement ma facture annuelle par 2, mon appartement très mal isolé étant entièrement électrique…).

Localhost et HTTPS

Le site web accessible depuis l’adresse « http://localhost » correspond à la boucle local : si votre ordinateur est accessible sur le port 80 dans votre navigateur, alors le site qui s’affiche correspond à votre ordinateur.

Ceci est vrai pour chaque internaute : par conséquent, obtenir un certificat SSL/TLS pour localhost est impossible (vu que le certificat sert justement à identifier un site unique).

Généralement, on utilise localhost pour avoir un serveur sur son propre ordinateur, pour pouvoir coder en local, par exemple. Aussi, il est parfois nécessaire d’avoir du https en local (surtout maintenant que les navigateurs considèrent tous les sites sans https comme dangereux).

Pour ça : mkcert.

Ce petit programme très simple va créer un certificat, non pas auto-signé (ce que les navigateurs n’aiment pas), mais signé par votre certificat personnel ! Par conséquent, les navigateurs le verront toujours comme valide !

Pour activer tout ça sous Apache, sous Linux Mint, on va :

  • télécharger et installer mkcert
  • produire un certificat
  • activer le https dans apache (le serveur web)
  • l’activer pour localhost

Télécharger mkcert

Ça se passe ici. Perso je prends le fichier binaire directement (ici) : je prends le mkcert-v1.2.0-linux-amd64 et je l’enregistre sous le nom « mkcert » dans le dossier « ~/.mkcert ».

En ligne de commande ça donne (on crée le dossier, on récupère le fichier, on le marque comme exécutable) :

mkdir ~/.mkcert && cd ./.mkcert
wget -O mkcert https://github.com/FiloSottile/mkcert/releases/download/v1.2.0/mkcert-v1.2.0-linux-amd64
chmod +x mkcert

Mkcert a aussi besoin de certutils, un outil tiers, qui (sous Linux Mint) se trouve dans les dépôts :

sudo apt install libnss3-tools

Produire un certificat

Là, c’est tout con, on va produire un certificat avec mkcert. Juste deux commandes.

On créer un certificat local, puis on l’applique à un certificat pour localhost :

./mkcert -install
./mkcert localhost

Cela va créer deux fichiers, localhost.pem et localhost-key.pem

Activer le HTTPS dans Apache

Ensuite, on active le site HTTPS (sur le port 443) dans Apache.

On active SSL :

sudo a2enmod ssl

On configure le site dans le fichier de conf (remplacez xed par gedit sur Ubuntu) :

sudo xed /etc/apache2/sites-available/default-ssl.conf

Trouvez la ligne suivante :

DocumentRoot /var/www/html

Et mettez-y la racine de votre site (perso c’est /var/www).
Allez ensuite sur la ligne où l’on désigne les certificats, puis remplacez les chemins vers les chemins des deux fichiers créés par mkcert (attention, mettez bien le chemin complet, sans le « ~/ », donc avec /home/$user ») :

SSLCertificateFile	/etc/ssl/certs/ssl-cert/snakeoil.pem
SSLCertificateKeyFile /etc/ssl/certs/ssl-cert/snakeoil.key

SSLCertificateFile	/home/timo/.mkcert/localhost.pem
SSLCertificateKeyFile /home/timo/.mkcert/localhost-key.pem

Enregistrez le fichier et fermez Xed (ou gedit).

Activer le site

Il reste à activer le site dans Apache.

cd /etc/apache2/sites-available/

sudo a2ensite default-ssl.conf

Puis on relance le service Apache. Selon que vous utilisiez systemd ou pas, c’est l’un ou l’autre de ces deux commandes (prenez la première qui fonctionne) :

sudo systemctl restart apache2

sudo service apache2 restart

Si tout s’est bien passé, votre site est désormais actif sur le port 443, en HTTPS, et avec un certificat détecté comme valide (en vert et sans erreurs) : localhost:443 :

le site localhost est bien en vert avec le cadenas
Voilà voilà !

Sources de l’info

Les taxes et impôts ne sont pas le problème

photo d’une annexe du palais de versailles
L’impôt tire son nom du fait qu’un peuple « s’impose » le fait de donner une partie de son revenu à l’État, en échange de quoi l’État s’occupe de la maintenance des infrastructures qui profitent à tout le monde : écoles, routes, hôpitaux, services publics, pompiers, police…

Avec les taxes, l’impôt constitue une rentrée d’argent pour l’État, qui sert ensuite à faire fonctionner tout le pays. Je pense que tout le monde sait ça, ou au moins peut le comprendre.

Vu tout ce qui se passe en ce moment (gilets jaunes, etc.) on peut penser que les gens ne veulent plus payer tout ça. Du moins, il s’agit de l’image que les médias à la con nous montrent, et celui que les politiciens veulent nous donner du mouvement contestataire.

À mon avis (toujours), personne ne voudrait retirer leur salaire :

  • aux agents municipaux
  • au personnel hospitalier
  • aux enseignants, profs, chercheurs
  • aux pompiers
  • aux militaires
  • même aux policiers et gendarmes
  • et beaucoup, beaucoup d’autre monde.

Ni qu’on retire le financement :

  • des ponts et des routes
  • de l’entretien des villes, des parcs
  • de celui des bâtiments publics
  • de celui des institutions publiques
  • etc.

Bref, au fond, l’impôt est basé sur un consentement à participer, selon ses moyens à maintenir le pays dans un bon état.

Personne ne peut être contre ça sans également être pour l’idée de ne plus profiter de tout ce que l’État fournit en retour.

Non. Le problème n’est pas l’impôt.

Mais…

Quand certains, sous prétexte qu’ils touchent des milliards, se permettent de ne pas payer leurs impôts grâce à l’évasion fiscale (100 milliard par an) et que l’État en est complice par son inaction, on peut, sous ces conditions, se demander si tout le monde est bien soumis à l’impôt et aux mêmes lois.

Le problème est là.

Quand on voit, par ailleurs, les élus toucher des salaires annuels à 6 chiffres, défiscalisés, tout en dormant sur leur lieu de travail où ils vont et d’où ils partent quand ils veulent, le tout avec chauffeur, logement, avion, hôtel, secrétaire payés sur les fonds publics, on se demande si ce n’est pas de l’argent jeté par les fenêtres, alors qu’en bas, le moindre centime est précieux.

Le problème est là.

Quand on voit que les mêmes élus cités plus haut se plaignent de ce même salaire à 6 chiffres défiscalisé (trop faible selon eux), et qu’ils sont obligé de manger des pâtes plusieurs fois par mois — entre deux pains aux chocolats à 0,10 € – ou qu’ils n’arrivent plus à payer la garde de leur enfants sans une augmentation de 25 % après seulement 1 an de travail (tel que décrit plus haut) alors que les gens normaux sont parfois au même salaire de misère depuis 30 ans à travailler de 7h à 19h tous les jours, on se demande sur quelle planète ils vivent, ces élus.

Le problème est là.

Quand on voit que la République dépense des millions d’euros pour que sa majesté le Sir Macron puisse offrir un service en porcelaine, des rideaux et un tapis à sa majesté Dame Macron, alors que des dizaines de milliers de personnes dorment dehors sur un bout de carton, on se demande pourquoi on appelle ce type encore « notre représentant ».

Le problème est là.

Quand on voit que certains députés, toujours les mêmes, sont en grande partie sous le coup d’une poursuite judiciaire, n’arrivent pas à justifier des dépenses, mentent, insultent, menacent ou juste tabassent des gens, on se demande si le prérequis pour être député est le CV ou le casier judiciaire.

Le problème est là.

On est gouverné par des gens qui ne savent pas vivre. Qui ne connaissent pas la vie des français « moyens ». Qui vivent dans leur monde, d’or et de diamants, un monde où ils ne payent rien. Qui n’ont jamais eu un autre travail que celui d’élu payé par le contribuable (et qui viennent ensuite faire des leçons aux soi-disant « assistés »).
On est gouverné par des gens qui laissent passer 100 milliards d’euros et ferment les yeux dessus, mais qui continuent quand-même de taper sur les plus pauvres (chômeurs, etc.), de faciliter le licenciement, de détruire le service public, de défoncer nos droits et acquis sociaux qui permettent justement aux plus pauvres de parfois — non pas vivre — mais survivre.
On est gouverné par des gens qui considèrent l’argent comme illimité et pour laquelle la réponse est systématiquement « le contribuable ».

Dans ces conditions là, le problème n’est pas l’impôt et les taxes : c’est ce qui en est fait.

Si on ne dilapidait pas des milliards en salaires honteusement élevé pour des gens qui ne savent rien de la France et de ses habitants, si l’État appliquait à lui-même les « efforts » qu’il demande de faire à chacun, si sa majesté le Sir Macron cessait de nous prendre pour des cons et commençait par donner l’exemple de ce qu’est la vie en 2019 en France dans un contexte d’austérité, d’efforts pour l’économie et le climat, on n’en serait peut-être pas là.

Et si il s’avère que le gouvernement demande, dans ce contexte, encore une fois de plus, aux gens plus honnêtes, plus économes, plus responsables et plus pauvres qu’eux de devoir s’acquitter d’une nouvelle taxe, oui, le vase déborde et c’est normal.

Références :

image d’en-tête de Eos Clio

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