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Today — August 11th 2020LinuxFr.org : les dépêches

Revue de presse de l’April pour la semaine 32 de l’année 2020

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[lesoir.be] Du code informatique stocké bien au frais dans l’Arctique (¤)

✍ Thomas Casavecchia, le dimanche 9 août 2020.

« Il s’agit d’une véritable bibliothèque d’Alexandrie : les codes sources du système d’exploitation Linux, le code du programme qui a permis de capturer la première image d’un trou noir, les codes permettant de faire fonctionner le bitcoin, ou encore ceux de MS‑DOS, l’ancêtre de Windows qui permettait de faire fonctionner les disquettes et que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Tous font partie des 21 téraoctets de codes qui sont stockés sur 186 bobines de microfilm. Github promet que ces derniers resteront accessibles durant les 1 000 prochaines années. De quoi enthousiasmer les futurs archéologues. »

[Libération] Mort du philosophe Bernard Stiegler, technicien de la pensée et penseur de la technique

✍ Sonya Faure et Simon Blin, le vendredi 7 août 2020.

« Le philosophe engagé à gauche est mort à l’âge de 68 ans. Condamné en 1978 pour plusieurs braquages de banques, il avait étudié en prison. Il est l’auteur d’une œuvre hybride et pionnière sur la technique et le numérique. »

Et aussi :

[ZDNet France] Open Source Security Foundation: regrouper pour mieux sécuriser

✍ Steven J. Vaughan‑Nichols, le mardi 4 août 2020.

« Une nouvelle fondation vient rassembler les différents efforts de la communauté visant à mieux sécuriser les programmes Open Source. »

Et aussi :

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Yesterday — August 10th 2020LinuxFr.org : les dépêches

darktable 3.2 : l’effet confinement !

By: Nilvus · aurelienpierre · jpg54 · hgmarty · jpv · Davy Defaud · teoB · Pascal Obry · JM40 · play0ad · zakfm · Ysabeau · palm123

Comme ne le veut pas la tradition, pour la première fois de son histoire, darktable voit sa nouvelle version majeure 3.2, sortir quelques mois plus tôt, en plein été. Le confinement de cette année, déjà bien particulière, a entraîné un nombre record de contributions et d’améliorations sur darktable 3. Cerise sur le gâteau, une version majeure, 3.4, est toujours programmée pour Noël. 2020 sera donc la première année où l’équipe darktable aura le plaisir de vous proposer deux versions majeures.

Avant d’entamer la lecture des nouveautés de cette version 3.2, pour ceux qui souhaitent se rafraîchir la mémoire, vous trouverez les nouveautés de darktable 3.0 (et en fin d’article la majorité des nouveautés des versions 3.0.1 et 3.0.2 ; la 3.0.2 n’apportant pas de nouveauté significative) sur l’article LinuxFr.org sorti à Noël.

En raison de corrections de bogues de dernière minute, darktable 3.2 commencera directement en version 3.2.1.

    Sommaire

    Une interface affinée, dans les moindres détails : pour un look professionnel

    L’interface a connu un profond changement via la 3.0. L’équipe darktable a peaufiné ce travail jusque dans les moindres détails. Ainsi, darktable 3.2 vous apporte une interface et de nouveaux apports améliorant encore plus l’expérience utilisateur. Le style 3.0 se confirme et s’améliore… pour un look plus professionnel. Plusieurs développeurs ont travaillé d’arrache-pied pour vous apporter une interface soignée, à commencer par une réécriture complète de la table lumineuse qui s’accompagne également de belles améliorations de performance.

    Les améliorations de l’interface sont nombreuses, certaines seront détaillées plus bas, comme la refonte des préférences, les boutons dynamiques ou les infos-bulles, ou encore le plus gros morceau, à savoir le remaniement en profondeur de la table lumineuse.

    Ce travail sur l’interface a été l’occasion d’une restructuration complète du CSS, afin de le rendre plus clair à la lecture. Ainsi, il est plus aisé, à l’appui par ailleurs de plus de commentaires, de repérer la partie qu’on souhaite personnaliser sur l’interface. Vous pourrez d’autant mieux en saisir l’utilité en découvrant plus bas les nouvelles préférences proposées par darktable 3.2. Par ailleurs, cet important travail a permis d’aller encore plus loin dans l’objectif de rendre le plus possible l’interface personnalisable via le CSS.

    Enfin, la cohérence de l’interface entre les différents thèmes a également été drastiquement améliorée par ce travail d’optimisation du CSS. Il en est de même pour chaque élément de l’interface (exemple : les cases à cocher n’avaient pas, partout, le même aspect avant cette 3.2).

    Table lumineuse : un remaniement en profondeur sur tous les plans

    La table lumineuse est certainement la partie qui a le plus évoluée. Grâce, notamment, au travail majeur d’AlicVB (Aldric Renaudin), la table lumineuse est tout simplement plus performante. La vitesse d’affichage est notable, particulièrement via le mode table lumineuse zoomable et sur des configurations un peu plus anciennes. Le bandeau d’images bénéficie également d’une refonte et d’améliorations de performance.

    Dans cet article, pour des simplifications d’écriture, la refonte de la table lumineuse s’entend sur tous les modes liées à celle-ci, à savoir aussi bien le mode table lumineuse zoomable, le navigateur de fichier, le mode sélection ou encore l’aperçu. Toutes ces parties sont, de par cette refonte, déjà prêtes pour un usage via une résolution écran 8k.

    Aldric a également intégré de nouvelles options de surimpression des informations des vignettes, applicable indépendamment dans chacun des modes existants (table lumineuse zoomable, navigateur de fichier, sélection, aperçu et bandeau d’images). Désormais, en cliquant sur l’icône étoile en haut à droite, vous découvrirez un menu proposant ces nouvelles options d’affichage des vignettes, incluant sept modes d’affichage des informations (étoiles, icônes groupe, développement, labels couleurs, informations), dont un mode minimaliste sans distractions (« pas de surimpression »). Une option permet également d’afficher ou non les infos-bulles en survolant les vignettes. Le contenu de ces infos-bulles est personnalisable dans les préférences.
    Attention : laisser vide le champ gérant le contenu dans les préférences n’affichera rien, quelle que soit l’option sélectionnée dans le menu ci-dessous.

    Menu popover de sélection des modes de surimpression

    Les sept nouveaux modes de surimpression des vignettes, permettent d’aller, progressivement, d’un mode qui n’affiche que l’image, à un mode complet étendu. Voici un aperçu de certains modes, à commencer par une vue globale de l’interface peaufinée, en mode de surimpression n° 6 (ligne sélectionnée ci-dessus). Ce mode affiche donc en permanence certaines infos et les infos étendues (ici le nom du fichier de l’image et infos principales) au survol de la souris. À noter que les informations étendues affichées sont également paramétrables dans les préférences (onglet table lumineuse).

    Mode de surimpression permanent et étendu au survol de la souris

    Les deux premiers modes sont très proches. Par défaut, ils n’affichent aucune information autour des images. Seul le deuxième mode ajoutera l’affichage de certaines informations au survol de la souris. Voir ci-dessous :

    surimpression lors du survol souris

    Le mode le plus détaillé par défaut pour les vignettes, est le cinquième (surimpressions étendues permanentes) et ressemble à cela :

    surimpressions étendues permanentes

    Enfin, le septième et dernier mode a été particulièrement créé pour être adapté aux modes sélection et aperçu (et celui appliqué par défaut à ces modes). Ce mode permet de personnaliser la durée d’affichage, au survol par le curseur de l’image, fixé à 3s par défaut, peut être fixé à -1 pour un affichage permanent. Dans tous les cas, cet affichage ne se fait que si l’image est survolée par le curseur. Enfin, ce nouveau mode permet d’afficher le niveau de zoom de l’image dans les modes sélection et aperçu.

    Bloc de superposition en mode aperçu et sélection

    Les autres modes sont donc intermédiaires à ceux présentés ici et si vous voulez les découvrir, installez et ouvrez darktable 3.2. Rien ne vaut mieux que de les tester tous vous-même.

    Le bandeau d’images, qui peut être affiché via Ctrl + F en bas de certaines vues (chambre noire, modes sélection et aperçu, vue carte ou impression…) peut également être défini avec ces nouveaux modes d’affichage. Dans les vues où ce bandeau est affiché, c’est toujours via l’icône étoile que vous pourrez personnaliser l’affichage. Ainsi, par exemple, en chambre noire, l’icône étoile n’est utilisable que si le bandeau images est affiché et le menu n’est donc applicable que pour le bandeau. Autre exemple, en mode sélection, si le bandeau d’images est affiché, le menu « étoile » permettra donc de personnaliser, et la vue sélection, et l’affichage des vignettes du bandeau.

    À noter également que le bandeau d’images voit la visualisation de l’image sélectionnée (ou des images sélectionnées, en vue sélection), améliorée. Cet affichage était plutôt confus jusque-là. Désormais, la sélection est bien plus visible. Voyez plutôt :

    Sélection image du bandeau images

    Refonte des préférences : pour mieux s’y retrouver

    Avec l’introduction des nouvelles fonctionnalités depuis la 3.0, les préférences ont été réorganisées, augmentant le nombre d’onglets, afin d’offrir une lisibilité plus importante. Un des objectifs a par ailleurs été d’éviter les longs défilements pour accéder à une option. Ainsi, chaque onglet ne fait pas plus d’une page (sauf l’onglet pré-réglage). Chaque onglet a de plus un nom qui décrit clairement les options qui y sont paramétrables.

    Parce que des captures d’écran en parlent mieux, voici deux exemples d’onglet pour montrer cette refonte très efficace :

    Préférences darktable v3.2, onglet général

    Comme vous pouvez le voir sur cette image, de nouvelles options d’interface sont également apparues. Il est désormais possible, soit d’utiliser la police système (ou taille de police si le thème utilisé est un thème élégant), comme auparavant, soit de personnaliser la taille de la police et la mise à l’échelle pour les écrans à très haute résolution, directement depuis darktable. Une option demandée depuis un bon moment, enfin là !

    D’autres options permettant d’affiner aussi la taille de l’ensemble des éléments de l’interface, au bon vouloir de l’utilisateur. Attention à rester raisonnable sur ces options DPI, les options par défaut restent recommandées pour la majorité des utilisateurs.

    Enfin, elstoc, le développeur ayant fait cette refonte a intégré la possibilité, directement depuis les préférences, de personnaliser l’affichage de l’interface en intégrant vos propres personnalisations CSS, comme vous pouvez le voir sur la capture d’écran ci-dessus.

    Pour donner un autre exemple :

    Préférences darktable v3.2, onglet traitement

    Boutons dynamiques : selon vos actions

    Et darktable devient « vivant » !

    Une nouvelle fonction de boutons dynamiques a été intégrée, pour une meilleure expérience utilisateur. Elle est surtout visuelle mais aussi bien pratique. Mais de quoi il me parle l’auteur ici ? Eh bien, pour illustrer, rien de plus simple, ouvrez un module à droite de la table lumineuse, par exemple, images sélectionnées. Selon la position du curseur et la sélection faite (ou pas de sélection), vous verrez que certains boutons deviennent cliquables et d’autres non.

    Cette fonction active ou désactive les boutons, selon qu’ils sont utilisables ou non dans le contexte actuel.

    Un autre exemple, sélectionnez une image, ouvrez le module développement et cliquez sur copier. Tant que vous restez sur l’image sélectionnée, coller n’est pas utilisable (aucun intérêt de coller le développement d’une image sur elle-même). Sélectionnez maintenant une autre image et coller devient utilisable.

    Quelques autres détails

    Infos-bulles améliorées

    Les infos-bulles ont été améliorées. En effet, les infos-bulles ont parfois le défaut de s’afficher là où on ne veut pas. Malheureusement, ce problème ne peut pas être corrigé par l’équipe darktable puisque c’est un défaut inhérent à la bibliothèque graphique utilisée par darktable, à savoir GTK+. Pour contourner cela autant que possible, l’équipe darktable a intégré deux choses (après de longs débats) :

    • la possibilité d’afficher/masquer les infos-bulles à tout moment via un simple raccourci : Maj + T ;
    • un affichage des infos-bulles visuellement amélioré (légèrement).

    Un nouveau type d’infos-bulles fait également son apparition, utilisé principalement en chambre noire. Elles apparaissent en haut de l’image et permettent de rendre visible quelques informations essentielles comme, par exemple, le réglage d’opacité d’un masque ou encore l’ajustement d’exposition… Afficher ou désactiver les infos-bulles est également confirmé par un message via ce nouveau type d’info-bulle.

    Info-bulle

    Une nouvelle ligne de comparaison d’instantanés et la coloration de l’affichage sur image

    darktable 3.2 apporte aussi quelques améliorations visuelles sur l’image en chambre noire. La ligne de comparaison d’un instantané avec la ligne d’historique comparée est plus visible, intégrant un repère visuel de l’instantané sélectionné (une flèche avec le symbole S pour snapshot).

    Vous trouverez également une nouvelle option en bas à droite, via une icône quadrillée rouge et verte, permettant de choisir la couleur d’affichage de cette ligne d’instantanée ainsi que tout élément visuel qui s’afficherait sur l’image, comme, par exemple, les éléments de sélection de masque dessiné. Six couleurs sont disponibles (gris, rouge, vert, jaune, cyan et magenta). Il est aussi possible de modifier directement la couleur de ces éléments via le raccourci Ctrl + O (la lettre), jusqu’à la couleur adaptée. La couleur change instantanément et est confirmée via le nouveau type d’info-bulle qui s’affiche en haut de l’image.

    Voir ci-dessous un exemple de la nouvelle ligne de comparaison d’instantané en rouge et l’icône de sélection de couleur entourée en rouge.

    instantané et option couleur

    Changements mineurs sur l’interaction utilisateur

    Tous ces changements entraînent aussi quelques modifications d’usage des raccourcis. Tout d’abord, la sélection d’image via le bandeau d’images en chambre noire, change. Désormais, un simple clic permet de changer l’image à traiter (et non plus un double-clic).

    La sélection d’images dans le bandeau d’images, dans les autres vues, évolue également afin d’éviter la modification involontaire de cette sélection. Ainsi, pour ajouter d’autres images à la sélection, utiliser avec le clic, les raccourcis Ctrl et Maj selon que vous souhaitez ajouter une image, ou plusieurs. Enfin, pour faire une nouvelle sélection, commencer par sélectionner la première image via Alt + clic.

    La gestion de l’affichage des panneaux évolue. Il est désormais possible de modifier l’affichage des panneaux du haut (en-tête et barre d’infos) et de même pour le bas avec une seule combinaison de touches. Par défaut, les raccourcis de la 3.0.x sont désactivés (Maj + Ctrl + T et Maj + Ctrl + B) mais peuvent être redéfinis dans les préférences.

    Mais encore

    Plusieurs icônes ont été redessinées, des quatre icônes en haut à droite (groupe, étoile, aide et préférences) en passant par les icônes de masques. Ce travail permet un bien meilleur affichage, particulièrement sur les écrans HiDPI (haute résolution) sous Windows et donc une meilleure cohérence d’affichage selon le type d’écran (LoDPI (basse résolution) ou HiDPI (haute résolution)), quelle que soit la taille des icônes.

    Toutes les pipettes ont été retravaillées pour un comportement global et un affichage plus homogène dans toute l’interface. Ce travail ajoute également une fonctionnalité de redimensionnement des zones définies par une pipette.

    L’interface du sélectionneur de fichiers a également été revue.

    La barre de progression d’export et d’impression a été visuellement revue pour une intégration plus fine à l’interface.

    En chambre noire, le module actif est signalé par un nouvel effet visuel sur l’icône de statut et le titre du module : voir la capture d’écran de filmique v4, dans la présentation de cette nouvelle version, plus bas dans l’article.

    La liste de résultats de recherche de localisation en vue carte a enfin un aspect convenable et plus lisible.

    Toutes les barres de réglages ont été affinées : les barres sont plus fines et les curseurs de contrôle plus visibles.

    Et quelques autres petits détails un peu partout.

    Gestion du patrimoine numérique

    Éditeur de métadonnées et mots-clés évoluent

    Les évolutions ne sont pas énormes mais plus que bienvenues.

    L’éditeur de métadonnées

    Jusque-là, l’éditeur comportait cinq champs, il en compte désormais deux de plus : un champ « notes », pour ajouter des notes ; et un champ « nom de version » pour, par exemple, personnaliser le nom de différentes versions d’une même image. Ces nouveaux champs ont bien entendu été intégrés aux options d’importation. Ces options d’importation ont, par la même occasion, été harmonisées entre les possibilités d’import de darktable (et chaque champ peut directement être activé ou non à l’import).

    Tous les champs de l’éditeur sont enfin multi-lignes. Il suffit d’appuyer sur Ctrl + entrée pour ajouter une ligne à un champ (appuyer sur entrée vous amène au champ suivant en enregistrant le champ précédemment complété). De ce fait, les champs peuvent également être agrandis avec Ctrl + défilement.

    En ouvrant ce nouvel éditeur, vous constaterez également l’apparition d’une icône de préférence. Pour chaque champ de l’éditeur, vous pouvez décider de le cacher de l’éditeur ou de le rendre privé (non exportable).

    Les mots-clés

    darktable 3.2 améliore un peu plus la gestion des mots-clés. Via darktable 3.0.2, il n’était pas toujours possible d’ajouter un mot-clé à un parent existant. C’est désormais possible systématiquement en améliorant la gestion des mots-clés virtuels (non utilisés). Ces derniers s’affichent en italiques désormais.

    La création de mots-clés fonctionne maintenant sans image sélectionnée. Il est possible de créer une balise sur un nœud virtuel, d’insérer un caractère pipe | dans la balise de création. L’affichage de l’arbre montre les balises nouvellement créées.

    Mais surtout, un nettoyage important a été fait, résolvant quelques bugs. Par exemple, la mise à jour d’un mot-clé pouvait nécessiter le redémarrage de darktable pour être prise en compte ; ce n’est plus nécessaire. En bref, darktable 3.0 a initié un nouveau module mots-clés, darktable 3.2 l’affine et le finalise.

    De nouveaux filtres de collection

    Sept nouveaux filtres s’ajoutent aux nombreux déjà existants. darktable est déjà très riche en filtres sur les métadonnées des photos (données EXIF et données IPTC/XMP). En revanche, très peu de filtres existaient sur les divers événements ou traitements propres à darktable. Vous connaissiez déjà les filtres pellicule, mot-clé et copie locale. La version 3.2 ajoute maintenant les nouveaux filtres suivants : historique, module, ordre des modules, date importation, date traitement, date exportation et date impression. Voici une description rapide du rôle de ces nouveaux filtres.

    • historique - permet de sélectionner les photos développées ou les photos non développées (cela inclut les photos avec pré-réglages automatique).
    • module - permet de sélectionner les photos dont la pile de développement contient un module précis. Tous les modules utilisés au moins une fois sont présentés.
    • ordre des modules - permet de sélectionner les photos traitées avec un ordre de modules précis. Tous les ordres de modules existants sont affichés.
    • date importation - permet de sélectionner les photos importées à un horodatage précis (horodatage = date et heure). Tous les horodatages sont présentés.
    • date traitement - permet de sélectionner les photos traitées à un horodatage précis. Tous les horodatages sont présentés.
    • date exportation - permet de sélectionner les photos exportées à un horodatage précis. Tous les horodatages sont présentés.
    • date impression - permet de sélectionner les photos imprimées à un horodatage précis. Tous les horodatages sont présentés.

    De nouvelles informations sur l’image

    Le module informations de l’image affiche également de nouvelles informations. Les quatre horodatages mentionnés ci-dessus : date importation, date traitement, date exportation et date impression, ainsi qu’une nouvelle information EXIF : le biais d’exposition.

    La fenêtre du module est plus petite, mais elle est maintenant scrollable et redimensionnable avec Ctrl + défilement.

    Un nouveau module : docteur néga

    Le module actuel d’inversion de négatifs argentiques possède un défaut majeur : il fonctionne obligatoirement sur le signal non-dématricé du capteur, si le négatif a été numérisé avec un appareil photo numérique, et donc obligatoirement avant le profil de couleur d’entrée, quoi qu’il arrive. Ceci implique deux problèmes insolubles :

    1. Si le fichier numérique provient d’un vrai scanner, et qu’il est encodé avec une fonction de transfert (le « gamma »), celui-ci n’est pas annulé avant l’inversion. Suivant le type de numérisation que vous travaillez (« RAW » en 16 bits linéaire d’un scanner de film spécialisé, ou scan JPEG 8 bits encodé en gamma d’un scanner grand public), vous n’aurez pas du tout le même comportement. Notez que si la numérisation est faite à partir d’un autre appareil, le signal est linéaire, donc le problème ne se pose pas ici.
    2. On inverse la couleur avant de corriger l’espace de couleur du scanner ou de l’appareil numérique, ce qui fait que les profils de couleurs deviennent alors faux (il faudrait les inverser eux aussi), et qu’on ne peut pas soustraire proprement la déviation colorimétrique (inévitable) du capteur utilisé pour la numérisation.

    Il s’ensuit donc de fastidieuses séances de rattrapage de couleur, utilisant différents modules pour rattraper à la main ce qui aurait dû être fait automatiquement par le profil de couleur d’entrée s’il avait été appliqué au bon moment, c’est-à-dire avant l’inversion des couleurs du négatif.

    Docteur néga règle ça, et bien d’avantage, en se basant sur le système de sensitométrie Kodak Cineon, développé dans les années 1990 pour numériser les bobines de films au cinéma.

    Depuis l’avènement de la photo numérique, beaucoup de photographes argentiques aimeraient bien retrouver leurs anciennes photos dans leur flux de travail numérique. Plusieurs méthodes existent :

    • Les faire numériser par un professionnel mais, pour avoir une bonne résolution, cela coûte relativement cher.
    • Les numériser soi-même avec un scanner de films : les scanners bas de gamme ne numérisent pas à plus de 10 Mpx et généralement ne proposent que le format JPEG avec une bonne perte des possibilités de post-traitement ; les scanners haut de gamme proposent des résolutions un peu supérieures et le format Tiff en 16 bits meilleurs pour le post-traitement. Par contre, ils sont très lents pour obtenir des résolutions élevées et nécessitent d’utiliser son ordinateur : ces scanners proposent d’inverser directement les négatifs à partir de leur logiciel.

    Et pourquoi ne pas utiliser son APN avec un système de prise de vue macro pour reprographier ses négatifs argentiques et utiliser darktable pour faire ce travail ?

    Pour les besoins de l’article, un Lumix Gx8 (20 MP en RAW) avec un Leica Elmarit f:2.8 de 45mm macro a été utilisé pour digitaliser des photos argentiques : négatifs N/B et couleur et diapos N/B et couleur. Notez que :
    1. Les diapositives ne posent aucun problème de traitement avec darktable (pas besoin d’inversion).
    2. Les négatifs N/B sont relativement simples à inverser et la plupart des logiciels proposent cette inversion. Dans darktable, le module d’inversion classique est suffisant, mais docteur néga les gère également.
    3. Les négatifs couleur sont plus capricieux à cause de la couleur de base du film (orange) et de la balance des blancs. Pour les logiciels qui les gèrent, il faut un échantillon du film non exposé pour récupérer les valeurs RGB du filtre orangé pour les soustraire du négatif exposé.

    Docteur néga permet de traiter les négatifs N/B et couleur. Pour en tirer le meilleur résultat possible, il est important de garder une portion du film non-exposé autour de l’image (pour prélever le Dmin, voir plus bas) et de suivre une routine rigoureuse qui corrige la couleur en deux temps :

    1. on corrige d’abord la numérisation, c’est-à-dire les déviations colorimétriques apportées par l’appareil photo ou le scanner qui ont numérisé la pellicule,
    2. on corrige ensuite la pellicule proprement dite, c’est-à-dire les déviations colorimétriques apportées par la pellicule et par son éventuel vieillissement.

    La première étape s’effectue tôt dans le pipeline, en neutralisant la balance des blancs capteur, en ajustant l’exposition pour que l’histogramme de l’image occupe toute la plage 0–100 % sans valeurs négatives ni écrêtage, et en appliquant le profil de couleur d’entrée (ICC) du capteur utilisé.

    La deuxième étape s’effectue dans docteur néga :

    negadoctor

    Un sélecteur permet de passer au négatif N/B :

    sélecteur couleur - N/B

    En ouvrant un négatif argentique N/B :

    Ouverture N/B

    Vous n’avez qu’à cliquer sur « noir et blanc » à la place de « couleur » pour inverser le négatif, puis à régler les paramètres impérativement dans l’ordre dans lequel ils se trouvent dans l’interface :

    1. Pour le Dmin, sélectionnez avec la pipette une partie non exposée du film. Ceci récupère la densité minimale du film, correspondant aux zones où il est le plus transparent.
    2. Pour le Dmax, sélectionnez avec la pipette une zone de hautes lumières exemptée de poussières ou rayures. Ceci récupère la densité maximale du film, correspondant aux zones où il est le plus opaque.
    3. Pour le biais d’exposition du scanner, sélectionnez une zone censée être noire, ou même toute l’image. Il permet d’ajuster l’exposition du scanner de sorte que les noirs soient bien noirs.

    Inversion par défaut

    La teinte verte avant inversion, et indigo après inversion, vient de la balance des blancs de l’appareil photo, puisque la numérisation est faite en RGB. Il faudra la neutraliser avec la balance des blancs classique (avant docteur néga). Pour simuler un tirage des négatifs sur du papier à tons chauds, on peut utiliser l’onglet « corrections » de docteur néga, qui permet de teinter le tirage virtuel en utilisant les mêmes algorithmes que la balance couleur.

    Inversion tons chauds

    Quelques réglages, dans l’onglet « corrections », permettent de corriger la balance des blancs de l’émulsion ou de teinter le négatif à des fins créatives. Quelques remarques importantes :

    1. Si le film couleur a été exposé exactement à sa température couleur nominale (D50 pour un film « lumière du jour »), la correction de balance des blancs dans docteur néga devrait être inutile (les deux valeurs devraient être blanc pur), sous réserve que le capteur de numérisation ait été correctement corrigé au préalable (balance des blancs et profil d’entrée).
    2. Si le film couleur a été exposé à une température couleur différente de celle pour laquelle il a été équilibré, seule la correction de balance des blancs des hautes lumières est nécessaire. Cette correction était utilisée dans le système Kodak Cineon et simule une correction de l’émulsion au niveau du film lui-même.
    3. La dérive de couleurs des ombres est un ajout par rapport au Cineon classique, qui sert à récupérer des virages de couleur importants, notamment sur des négatifs endommagés qui ont été mal conservés. Pour l’utiliser, assurez-vous que le biais d’exposition du scan, dans l’onglet « film », soit non nul ou le réglage sera sans effet. Réglez alors la dérive de couleur des ombres en premier, en pipettant sur des noirs, puis la balance des blancs des hautes lumières en second, en pipettant dans les blancs (en suivant l’ordre de l’interface). La dérive de couleurs des ombres simule un étalonnage à la tireuse couleur à lumière additive.
    4. Les corrections de couleurs sont proposées aussi si vous travaillez des négatifs noir et blanc, pour vous permettre d’effectuer des virages de ton dans un espace logarithmique non inversé. Les mêmes algorithmes sont disponibles dans la balance couleur, mais travaillent dans un espace pseudo-linéaire et après inversion.
    5. Docteur néga utilise l’espace RVB de travail du pipeline, soit Rec 2020 linéaire par défaut. Si ceci fonctionne raisonnablement bien, l’espace de couleur réel du film n’est pas Rec 2020 et il peut être utile d’utiliser l’espace RGB réel du film pour travailler la couleur. Un développeur de Rawtherapee qui a travaillé sur un module d’inversion similaire a créé un profil de couleur RVB à partir de la sensibilité spectrale des émulsions Fuji et Kodak. Il suffit de le télécharger, de l’ajouter dans ~/.config/darktable/color/out, puis de choisir FilmNegRGB_650_550_460-elle-V4-g10.icc comme profil de travail dans le module profil de couleur d’entrée. Il n’est pas clair, à ce stade, si ce profil marche mieux en général que Rec2020 pour compenser la couleur, mais c’est une option.
    6. Des corrections de couleur définies dans un espace de travail deviendront fausses et devront être refaites si l’espace de couleur de travail est changé.

    Corrections pour obtenir les tons chauds

    L’onglet « impression » permet d’ajuster les paramètres de l’impression virtuelle en fonction du papier utilisé ou du système de reproduction. En effet, le négatif est un support transparent dont l’opacité (la densité) ne peut pas être nulle, à la fois physiquement (il suffit de regarder le film) mais aussi mathématiquement (on travaille en espace logarithmique, et le logarithme de 0 n’existe pas). C’est au moment de l’impression virtuelle qu’on recale le noir de la pellicule (le Dmin) avec la valeur RGB (0, 0, 0) afin d’ajuster l’image aux hypothèses de base du pipeline numérique.

    Le niveau de noir définit la correction de densité du noir et permet d’ancrer l’histogramme à gauche. Le grade correspond à la courbe de contraste du papier, aussi appelé dureté ou gamma (qui n’a rien à voir avec le gamma écran ou celui du profil ICC… simple). La brillance correspond à une compression des hautes lumières : 100 % signifie pas de compression ; plus on descend la valeur, plus on comprime les hautes lumières et on avale leur contraste local. Utilisé en combinaison avec l’ajustement d’exposition, ceci permet d’augmenter la luminosité générale de l’image sans écrêter les valeurs.

    Impression

    Pour le traitement d’un négatif couleur :

    docteur néga - couleur

    il suffit d’activer docteur néga (le filtre orangé va être neutralisé avec la valeur par défaut) :

    Inversion par défaut

    Et après avoir fait quelques corrections :

    Inversion corrigée

    Docteur néga est un de ces modules qui peut dérouter, car plusieurs paramètres vont avoir apparemment le même effet sur l’image finale. Par exemple, le Dmin, le biais d’exposition du scan, et la correction de densité du noir vont tous impacter la densité finale du noir, mais le Dmin travaille en linéaire avant inversion, le biais d’exposition en logarithme avant inversion, et la correction d’exposition en pseudo-gamma après inversion. Chacune de ces corrections du noir a une justification mathématique non-intuitive (liée aux fonctions utilisées, acceptant ou non des valeurs nulles) qu’une simple évaluation visuelle du résultat final ne fera pas apparaître.

    Il est donc important d’être méthodique dans l’utilisation pour éviter de perdre pied dans les nombreuses combinaisons de paramètres qui peuvent produire un résultat visuel similaire, en respectant l’ordre d’utilisation des réglages défini par l’interface (utilisez les onglets de gauche à droite, et de haut en bas). Retenez qu’on ne fait ici que simuler numériquement un processus d’impression en chambre noire, en corrigeant d’abord le scanner, puis le négatif, puis le tirage papier, en suivant la chaîne de production d’image. Chaque valeur, chaque opération, chaque étape est liée à une réalité physique mise en pratique sans forcément s’en rendre compte au laboratoire photo.

    Enfin, pour utiliser docteur néga, pensez à désactiver la courbe de base et filmique, puisqu’ils feraient doublon avec le film lui-même. Une fois toutes vos corrections de couleur effectuées, vous pourrez alors recadrer l’image pour supprimer le cadre non-exposé.

    Nouveaux flux de travail par défaut

    Le conflit de fonctionnalité entre filmique et la courbe de base, pour fournir la nécessaire transformation de tons du RVB linéaire vers le RVB écran, était jusqu’à présent géré via une option, dans les préférences, qui permettait d’activer par défaut la courbe de base, ou pas. Cependant, rien n’était disponible pour activer filmique automatiquement. C’est désormais réglé avec les flux de travail par défaut, disponibles dans les préférences à l’onglet traitement.

    Le flux « relatif à l’affichage », utilisé par défaut, active automatiquement la courbe de base et ordonne les modules dans le pipeline tels qu’ils étaient pour darktable 2.6 et précédents. À ce titre, il va appliquer la transformation non-linéaire au début du pipeline, et toute la retouche sera ensuite effectuée sur du RGB non-linéaire, comme le font la quasi-totalité des logiciels de retouche photo. Le seul mérite de ce flux de travail est qu’il correspond à ce à quoi beaucoup de photographes sont habitués, mais il va poser de nombreux problèmes de cohérence des couleurs et de crédibilité de certains filtres locaux (flou ou accentuation de netteté), notamment dans les scènes à large dynamique.

    Le flux « relatif à la scène » est pensé autour de filmique, pour offrir le même niveau de fonctionnalité que le flux « relatif à l’affichage ». Il consiste à ajouter, par défaut, +0,5 IL d’exposition (dans le module exposition), afin d’ajuster la luminosité générale et le gris moyen à une valeur similaire à celle utilisée par la plupart des JPEG retouchés par les boîtiers réflex.
    Nouveauté : le module exposition compensera également le biais d’exposition défini sur l’appareil (la correction d’EV du posemètre), couramment utilisé pour éviter l’écrêtage des hautes lumières, pour les photographes qui exposent à droite de l’histogramme. Cette fonctionnalité repose sur la lecture du champ EXIF ExposureBiasValue qui doit être correctement renseigné dans le fichier RAW par l’appareil photo pour qu’elle fonctionne. À noter : pour les RAW Fuji, il sera nécessaire d’ajouter encore +0,75 IL, soit une correction globale de +1,25 IL, pour compenser leur sous-exposition native.
    Ensuite, filmique est appliqué par défaut et ses paramètres de base tiennent compte de la correction globale d’exposition (incluant la correction de +0,5 IL du gris moyen et le biais d’exposition). Ceci permet donc d’avoir une base de travail raisonnablement proche du JPEG boîtier, directement en ouvrant le RAW dans darktable. Mais comme tout pré-réglage par défaut, il est pensé pour fonctionner correctement 80 % du temps, et des ajustements manuels additionnels seront nécessaires dans les 20 % restants ; en particulier, certains appareils appliquent une correction de +0,5 IL et d’autres de +1 IL, il est donc illusoire de chercher à satisfaire tout le monde.

    Rappelons ici que l’intérêt de filmique est d’appliquer une courbe de mappage des tonalités en fin de pipeline, permettant une retouche physiquement réaliste sur des valeurs RGB encodées linéairement auparavant, mais aussi de gérer la cohérence des couleurs à travers le mappage des tonalités, afin de préserver les teintes autant que possible et d’éviter les dépassements de gamut.

    Enfin, il est possible de n’utiliser aucun flux de travail pour désactiver tous les modules automatiques et gérer votre pipeline manuellement.

    L’option « Utiliser la courbe de base » dans les préférences est donc supprimée, et il vous faudra redéfinir manuellement le flux de travail que vous souhaitez utiliser après avoir installé darktable 3.2.

    Filmique évolue encore

    Filmique a été créé pour darktable 2.6 dans l’objectif d’améliorer la robustesse de la couleur dans des scènes à large plage dynamique, par rapport à la courbe de base. Il vise à effectuer un mappage des tonalités et du gamut entièrement paramétrable par l’utilisateur, en quelques réglages (au lieu d’une courbe à 6-12 points obtenue par rétro-ingénierie des JPEG constructeur), en s’inspirant de la sensibilité de la pellicule. Une fonctionnalité similaire existe dans tous les logiciels de traitement d’image, photo (courbe de contraste), vidéo (LUT de prévisualisation ou transformations d’affichage OpenColorIO), et rendu 3D (filmique dans Blender et OpenColorIO), car le redimensionnement de plage dynamique entre media de capture et d’affichage est une contrainte commune à tous les arts graphiques.

    Après avoir remis le nez dans des documentations de Kodak sur la sensitométrie argentique pour le module docteur néga, Aurélien a eu de nouvelles idées pour améliorer filmique RVB :

    1. Une nouvelle science de la couleur pour gérer la « désaturation » des luminances extrêmes de façon plus progressive, en évitant notamment les cassures de bleus sur les ciels contrastés. L’idée est de rendre le spectre lumineux plus « pointu » (proche d’une lumière laser monochromatique) pour « saturer » ou plus « plat » (proche de la lumière blanche) pour « désaturer ». On passe donc à une approche plus physique et métaphorique de la saturation, qui n’a plus de lien direct avec la perception colorée, mais qui a l’avantage de se contrôler de façon plus progressive.
    2. Une stratégie de désaturation différente, qui force le blanc et le noir à une saturation nulle peu importent les réglages, mais qui autorise à l’inverse à resaturer les tons moyens, afin de contre-balancer l’effet du mappage de tonalité. Rappelons que l’objectif de cette désaturation est d’effectuer un mappage de gamut basique visant à assurer que le maximum et le minimum de luminance (conventionnellement appelés blanc et noir) soient bien achromatiques (donc un blanc… non coloré). Il est, en effet, impossible de représenter une couleur saturée dont la luminance serait 0 % ou 100 %, dans aucun espace de couleur disponible. Une telle couleur serait écrêtée de façon plus ou moins aléatoire, et produirait notamment des couchers de soleil jaune urine (ce qui veut dire que le rouge est écrêté). Filmique produit donc une courbe de désaturation progressive qui assure une transition douce vers des couleurs achromatiques aux extrémités.
    3. Une reconstruction des hautes lumières basée sur l’exposition du blanc. En effet, en argentique couleur, en plus de désaturer les hautes lumières pour un mappage de gamut intégré, la chimie a tendance à flouter la transition entre les zones brûlées et les zones valides, par diffusion spatiale des espèces chimiques de la solution développante. Dans filmique v3, on manquait encore de douceur dans les transitions valide/écrêté, puisqu’il prenait en compte seulement la luminance des pixels, mais pas leur voisinage. Filmique v4 introduit donc une reconstruction des hautes lumières dans le domaine des ondelettes, donc multi-échelle, qui vise non seulement à adoucir les transitions valides/écrêté, mais aussi à essayer de récupérer les détails nets dans les canaux RVB non écrêtés (si possible), et à propager la couleur des zones voisines par diffusions successives (le processus est itératif et l’utilisateur peut régler le nombre d’itérations). L’utilisateur peut choisir les paramètres pour privilégier une reconstruction plus texturée (récupération des canaux non écrêtés) ou plus lisse (interpolation des hautes fréquences), plus colorée ou plus achromatique, et finalement plus nette (à la mode numérique) ou plus floue (comme le blooming argentique).
    4. Filmique permet d’ajouter du bruit, en utilisant différents profils statistiques (gaussien, poissonien ou uniforme), dans les hautes lumières écrêtées (voir l’onglet « options »). Ceci permet d’homogénéiser le bruit et de simuler de la texture dans les hautes lumières, afin d’éviter des hautes lumières reconstruites anormalement lisses par rapport au reste de l’image, tout ça dans le but de mieux fusionner les transitions visuelles entre hautes lumières écrêtées et reconstruites et tonalités valides. Ceci se rapproche encore du rendu de la pellicule argentique, qui présente du grain aussi dans les hautes lumières.
    5. Le réglage de gris de la scène disparaît par défaut, mais peut être optionnellement réactivé. Ceci répond à un besoin de simplification pour les utilisateurs suite à des incompréhensions de la différence entre l’exposition globale et le gris de la scène, sur le plan du résultat visuel (il n’y en a pas) et sur le plan de la chaîne de travail globale (attention, danger). La façon « canonique » d’utiliser filmique est donc d’utiliser le module exposition pour pré-ajuster l’exposition (la luminosité) générale de l’image, puis d’utiliser filmique seulement pour contraindre la plage dynamique de l’image dans la plage disponible du medium d’affichage. Dans cette configuration, la compression de plage dynamique se fait autour du gris moyen (conventionnellement fixé à 18 %), qui est la seule valeur non affectée par la transformation, préservant ainsi la luminosité globale. Ensuite, libre à vous de sortir de ces recommandations, mais il vous en coûtera une étape de plus pour achever de vous convaincre que ce n’est pas une bonne idée. Dans cette configuration, filmique n’affecte plus la luminosité générale, mais seulement la compression des luminosités extrêmes.
    6. Les réglages par défaut de filmique sont ajustés par le logiciel en fonction du biais d’exposition stocké dans les métadonnées de la photo. Ainsi, pour les photographes numériques qui ont l’habitude d’exposer à droite de l’histogramme, en forçant une correction d’exposition manuelle sur le boîtier, pour protéger les hautes lumières de l’écrêtage (ce qui est la seule bonne façon d’exposer en numérique, n’en déplaise aux puristes qui ne comprennent pas les différences technologiques entre semi-conducteur photo-électrique et ions halogénures d’argent photo sensibilisés) auront leur pipeline, relatif à la scène, réglé automatiquement pour eux (en première approximation, car filmique ne peut toujours pas deviner quelle est la valeur du gris moyen exact pour une scène donnée).

    Filmique v3 reste toujours accessible via le dernier onglet de filmique rvb. Tout comme il est possible de mettre à jour une image de filmique v3 vers v4 via le même onglet. Voici un aperçu du nouveau filmique et la sélection de la version visible via le menu science couleur :

    filmique rvb v4

    À noter : la reconstruction des hautes lumières est effectuée au moyen d’une décomposition en ondelettes par itération, ce qui induit une certaine pénalité de performance. Il est possible de désactiver complètement la reconstruction en réglant un seuil de hautes lumières très élevé, car le programme court-circuite la reconstruction si aucun pixel n’est détecté au-delà de ce seuil. Néanmoins, compte tenu de la difficulté de reconstruire des hautes lumières de façon convaincante, on peut considérer le compromis acceptable. Le réglage par défaut désactive presque cette reconstruction, améliorant les performances.

    Il est aussi possible de désactiver, dans certains cas, le module par défaut de reconstruction des hautes lumières si filmique reconstruit les hautes lumières, afin de préserver plus de détails. Pensez alors à piloter la désaturation des hautes lumières de façon à absorber les hautes lumières magenta que vous pourriez créer en désactivant ce module.

    Autres améliorations

    Cette 3.2, à l’instar de la 3.0, est riche de nouveautés et évolutions. Cet article n’a pas vocation à être exhaustif mais à présenter les évolutions principales et à vous permettre de les appréhender. Vous trouverez ci-dessous, pêle-mêle, quelques autres améliorations à connaître.

    Une meilleure gestion du pipeline de traitement de l’image

    Pour rappel, darktable 3.0 a instauré non seulement un nouvel ordre du pipeline de traitement mais également la possibilité de modifier l’ordre de ce pipeline en réordonnant les modules soi-même (fonction très avancée). De fait, certains utilisateurs se sont trouvés perdus et n’avaient pas de moyen de retrouver l’ordre par défaut de la 3.0 ou celui des versions 2.6.x et antérieures.

    Ainsi, un nouveau module permanent a été ajouté en chambre noire (en bas sur le panneau de droite) intitulé ordre des modules. Ce module permet de vérifier quel ordre du pipeline est actuellement appliqué à l’image : 3.0, originel (ordre par défaut antérieur à la 3.0) et personnalisé (ordre personnel que vous avez défini, même involontairement). Ce même module vous permet donc d’appliquer le pré-réglage 3.0 ou originel si besoin mais également d’enregistrer un ordre personnalisé. Ce sont ces ordres que vous pourrez retrouver dans les nouveaux filtres de collection présentés plus haut dans cet article.

    Améliorations de performance et importantes corrections de bugs

    Il a été remarqué que des bugs, parfois importants, sont présents dans la version 3.0.x (jusque dans la 3.0.2). Et tout particulièrement des bugs d’affichage d’images, notamment en cas de multiples instances (mais pas que). La plupart de ces bugs résultaient du nouvel ordre de traitement des images (pipeline), intégré en version 3.0. Une refonte complète du pipeline de traitement a été faite par Pascal Obry pour une gestion plus robuste du nouveau pipeline intégré en 3.0. Cette refonte rend ce dernier à la fois plus stable et plus performant.

    La détection de modification des images a été améliorée. Cela permet surtout d’éviter de recalculer l’affichage d’une image qui n’aurait pas été modifiée, par exemple en ayant été ouverte en chambre noire sans aucune modification. La modification des XMP et vignettes en est ainsi plus fiable et impactée seulement en cas de réelle modification.

    De nombreuses autres améliorations de performances ont été intégrées dans cette version 3.2, notamment dans certains modules. Ce travail est en cours puisque déjà plusieurs autres propositions d’améliorations de performances d’autres modules sont en cours pour intégration dans la future 3.4. Ainsi, la prochaine 3.4 semble se profiler sous de notables améliorations de performance.

    darktable 3.2 instaure également une option automatique (paramétrable dans les préférences) de maintenance de la base de données, permettant de conserver une base de données plus saine dans la durée.

    Enfin, avec les différentes améliorations de codes, beaucoup de parties similaires ont été unifiés, permettant par la suite une intégration plus rapide et facile de nouveaux modules ainsi qu’une bien meilleure cohérence sur les parties similaires (comme, par exemple, ce qui a été fait sur les pipettes, décrit plus haut).
    À également été ajouté des outils de tests permettant aux développeurs de tester plus aisément les nouveaux ajouts et la rétrocompatibilité et stabilité de vos traitements d’images, notamment en cas de réécriture d’un module en vue de meilleures performances.

    Et bien évidemment, de nombreux bugs ont été corrigés, faisant de cette 3.2 la version 3 la plus stable à ce jour. Et très nettement. Si vous utilisez déjà une version 3.0.x, je ne peux que vous recommander la mise à jour vers cette 3.2, ne serait-ce que pour sa stabilité supérieure.

    De nouvelles options dans les préférences

    En dehors des nouveaux flux de travail (workflows) présentés plus haut et des quelques préférences déjà présentées, vous trouverez quelques nouvelles options de préférences qui peuvent être bien utiles. Voici les principales :

    • En table lumineuse, vous pouvez trier les pellicules par numéro ou par dossier. Suite à la refonte de la table lumineuse, vous pouvez également définir les catégories de tailles (via séparateurs de catégories de tailles) différentes qui permettront notamment de définir un mode de surimpression différent selon la taille des vignettes. La taille se spécifie en pixels et la taille des vignettes s’affiche dans le menu de sélection du mode de surimpression présenté plus haut.

    • En chambre noire, il est désormais possible de réduire la résolution de la pré-visualisation, permettant de réduire la mobilisation du processeur utilisé et un gain possible de performances.
      Attention : comme indiqué dans l’info-bulle de cette option, cela peut réduire un peu la précision des masques guidés.

    • Dans l’onglet divers, des options pour gérer les raccourcis clavier en cas d’instances multiples.

    • L’onglet raccourcis voit, enfin, un champ de recherche permettant de plus rapidement trouver le raccourci que vous souhaitez personnaliser.

    Et enfin, un nouvel onglet d’options lua qui, à ce jour, ne comporte qu’une option permettant d’afficher/masquer l’installateur de scripts lua, présenté ci-dessous.

    À noter que les préférences modifiées sont enregistrées dynamiquement. La fermeture des préférences maintient donc les préférences modifiées.

    Installateur du gestionnaire de scripts Lua

    Bill Ferguson, qui s’occupe de la gestion des scripts Lua, avait fait un script Lua pour gérer (activer/désactiver) les scripts Lua beaucoup plus facile à utiliser que cette méthode : Installation scripts Lua. J’avais présenté cette nouvelle méthode : script-manager. Toutefois, l’installation du gestionnaire de scripts (script manager) Lua se faisait toujours manuellement.

    Tout ceci est désormais de l’histoire ancienne. L’auteur vient d’inclure, directement dans darktable, un installateur lua. Celui-ci peut être activé ou désactivé au premier démarrage et, si besoin, ultérieurement, dans les préférences. L’installateur télécharge les derniers scripts disponibles depuis le dépôt.

    Bien entendu, ceci n’est que pour ceux n’ayant pas déjà le script manager installé. Voici à quoi ressemble ce nouvel installateur :

    Installateur scripts lua

    Pour les non-anglophones, cet installateur vous propose simplement trois options :

    • Installer les scripts (install scripts), en incluant l’ajout du gestionnaire de scripts (script manager) dans darktable.
    • Me le rappeler plus tard (remind me later).
    • Ne plus le montrer (don’t show again).

    Une fois installé, le script manager apparaît donc à gauche sur la table lumineuse :
    script-manager

    À noter également que, malheureusement, les scripts lua ne sont pas traduisibles et sont donc intégralement en anglais.

    Un histogramme ajustable et un nouveau mode : parade RVB

    Deux nouveautés sur l’histogramme dans darktable 3.2. La première est l’ajustement en hauteur de la taille de l’histogramme. Cet ajustement se fait très simplement et de la même manière que plusieurs modules de la table lumineuse. Pointez le curseur sur l’histogramme puis Ctrl + défilement ; et ajustez sa hauteur comme vous le souhaitez.

    Un nouveau mode, parade RVB, fait son apparition et affiche des formes d’ondes qui représente les niveaux de chaque couche (rouge, vert et bleu). Ce mode permet donc de visualiser comment sont distribuées les composantes de couleur d’une partie de l’image.

    Ce mode s’affiche en sélectionnant l’affichage de l’histogramme en mode d’onde (via l’icône en haut à gauche sur l’histogramme) puis en changeant le mode d’onde via le bouton situé tout juste à droite vers ce mode Parade RVB.

    Mode parade RVB

    Ajoutez à tout cela, une réécriture importante du code de l’histogramme pour de meilleures performances.

    Masque dessiné : courber la forme gradient

    Lors de l’ajout d’un masque dessiné, il est désormais possible de courber la forme gradient (dégradé). Pour cela, pointer le curseur de la souris sur la barre du gradient et faire un défilement molette (ou pavé tactile) vers le haut ou le bas, selon la courbure souhaitée. Ctrl + défilement permet de définir l’opacité et Maj + défilement gère la dureté.

    Un historique amélioré

    Le fonctionnement de l’historique a été amélioré selon différentes remontées d’utilisateurs. Ainsi, lors de la compression de l’historique ou du chargement d’une nouvelle image, l’historique se comportera désormais de cette manière :

    • tout module actif et qui ne peut être désactivé, apparaît systématiquement en premier dans la pile historique ;
    • tout module qui est activé par défaut mais qui peut être désactivé, apparaît ensuite dans la pile historique ;
    • enfin, tous les modules activés par des préréglages ou à la suite d’un réglage de préférence (flux de travail ou netteté sélectionné dans les préférences) sont ajoutés.

    Mais encore

    • Ajout du support du format de fichier AVIF (>= 0.7). Cela requiert d’avoir la librairie libavif installée.
    • Ajout d’une option d’export en échelle de gris pour les images monochromes en TIFF.
    • L’export des masques est désormais possible sur les images au format TIFF.
    • Il est désormais possible d’utiliser plus de 500 images en vue capture, notamment pour les time-lapse.
    • L’application d’un style peut désormais aussi bien être appliqué en mode empiler (ajouté à l’historique existant de l’image) ou en mode écraser (en remplacement de l’historique existant de l’image). Ceci rend son usage cohérent avec le module développement.
    • Plusieurs styles peuvent être sélectionnés en même temps afin de pouvoir les gérer (les supprimer, exporter, etc.) plus rapidement.
    • L’orientation d’une image faite depuis la table lumineuse ne pouvait pas être annulée ou refaite. C’est désormais possible via les traditionnels raccourcis Ctrl + Z et Ctrl + Y.
    • En utilisant Ctrl + clic sur les formes de masques, il est possible de permettre la création en continue de plusieurs formes similaires.
    • Le rejet d’une image conserve en mémoire le nombre d’étoiles précédemment défini. En cas d’annulation du rejet, l’image retrouve ainsi directement le nombre d’étoiles défini.

    Cette liste n’est pas exhaustive. Quelques autres améliorations mineures peuvent être découvertes via les notes de sortie de darktable (release notes) ici : https://github.com/darktable-org/darktable/releases/tag/release-3.2.1

    Une future 3.4 en chemin

    Comme déjà précisé plus haut, une deuxième version majeure, 3.4, est prévue pour Noël. Cette version se profile déjà sous l’amélioration de performances. Elle devrait également voir l’arrivée d’un nouveau module de mixeur de canaux, plus performant, efficace et intégrant une balance des blancs moderne utilisant au choix la transformée de Bradford, l’espace CIECAT16, et munie d’une détection de balance des blancs par apprentissage machine supervisé.

    Une refonte visuelle du module retouche est également en cours ainsi que de la balance des blancs. Des discussions et propositions sont également en cours afin d’améliorer la gestion des modules en chambre noire (réorganisation des onglets, amélioration des pré-réglages, etc.).

    Et très certainement, d’autres surprises en vue.

    À propos de cet article

    Cet article a été coécrit par Nilvus, aurelienpierre, jpg54, hgmarty, jpv et Pascal Obry. Il est publié sous les termes de la licence Attribution 2.0 générique (CC BY 2.0) ou, selon, de la licence Creative Commons BY‑NC‑SA 3.0. Vous pouvez en trouver des traductions en anglais et en allemand.

    Et merci également aux lecteurs et correcteurs de passage.

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    ./play.it 2.12 : API, GUI et jeux vidéos

    ./play.it est un logiciel libre qui automatise la construction de paquets natifs pour plusieurs familles de distributions à partir d’installateurs sans DRM pour une collection de jeux commerciaux. Les paquets ainsi générés s’installent ensuite en utilisant les outils standards fournis par la distribution (notamment APT, pacman et emerge).

    Une description plus complète est proposée par cette dépêche publiée en 2018 sur votre site préféré : ./play.it installe vos jeux sans prise de tête.

    Il s’est écoulé plus d’un an depuis la sortie de la version 2.11, qui remonte à janvier 2019, nous allons donc passer rapidement sur les ajouts de la 2.12 pour plutôt nous attarder sur les divers aspects de ./play.it qui nous ont occupé pendant tout ce temps, et dont le code lui‑même ne représente en fait qu’une petite partie.

    Sommaire

    Nouveautés de la version 2.12

    Même si nous n’allons pas en faire le cœur de cette dépêche, ce serait dommage de ne pas lister les nouveautés de cette nouvelle version.

    Comparée à nos mises à jour habituelles, celle‑ci est tout particulièrement massive, en bonne partie parce que l’intégration de nouveautés a tourné au ralenti pendant presque deux ans. On trouve donc dans cette mise à jour certaines contributions qui remontent à aussi loin que fin 2018 !

    Le journal des modifications apportées par cette version 2.12 se trouve sur notre forge, en anglais. Mais nous vous en avons préparé une traduction en français ici‑même :

    • nouvelles options :
      • --output-dir : définit le répertoire de destination des paquets générés,
      • --overwrite : remplace les paquets si ils existent déjà,
      • --icons : inclure ou non les icônes dans les paquets ;
    • modifications de la commande principale play.it :
      • retrait de $XDG_RUNTIME_DIR de la liste des chemins possibles pour le répertoire de travail temporaire,
      • évite la recherche de scripts dans des répertoires qui ne sont pas censés en contenir,
      • retrait de lʼidentification des archives par empreinte MD5 ;
    • modifications liées aux archives :
      • lors de lʼutilisation de unzip, seuls les fichiers utiles sont extraits,
      • ajout de la possibilité de passer des archives renommées,
      • ajout de la gestion des archives LHA ;
    • Modifications liées aux moteurs :
      • nouveau moteur : ResidualVM,
      • nouveau moteur : runtime Mono fourni par le système,
      • DOSBox : utilisation de $PLAYIT_DOSBOX_BINARY dans les lanceurs si cette variable est définie ;
    • modifications liées aux paquets :
      • ajout de la possibilité de définir des scripts de post‑installation et pré‑suppression par paquet via des variables dédiées,
      • Arch Linux : amélioration de la cohérence du nommage des paquets 32 bits ;
    • nouvelles fonctions internes :
      • version_target_is_older_than : vérifie si la version de la bibliothèque visée par le script courant est plus ancienne quʼune version donnée,
      • toupper : convertit les noms de fichiers dʼune arborescence en lettres capitales ;
    • nouveaux mots‑clés pour définir des dépendances :
      • libgdk_pixbuf-2.0.so.0,
      • libglib-2.0.so.0 / libgobject-2.0.so.0,
      • libmbedtls.so.12,
      • libpng16.so.16,
      • libopenal.so.1 (synonyme d’openal),
      • libSDL2-2.0.so.0 (synonyme de sdl2),
      • libturbojpeg.so.0,
      • libuv.so.1,
      • libvorbisfile.so.3 (synonyme de vorbis),
      • libz.so.1 ;
    • nettoyage et améliorations diverses :
      • réorganisation complète de tout le code lié à lʼaffichage de messages,
      • abandon des derniers chemins codés en dur, liés à la gestion des icônes et des lanceurs .desktop,
      • utilisation de valeurs par défaut différentes selon le système cible pour le chemin dʼinstallation des paquets,
      • activation forcée de lʼoption errexit lors de lʼinitialisation de la bibliothèque,
      • utilisation de dirname et basename au lieu des built‑in correspondant du shell.

    Migration du développement

    Historique

    Comme beaucoup de projets libres, le développement de ./play.it a débuté sur un coin de disque dur, ce qui a sans surprise conduit à la perte de tout historique antérieur au 30 mars 2016 (version 1.13.15) suite à une fausse manipulation sur lʼunique copie existante du code. La leçon immédiatement tirée de cette gaffe a été que ce qui nʼest pas partagé nʼest pas pérenne, et cʼest ce qui a motivé la mise en place dʼun dépôt Git public. La facilitation du travail collaboratif nʼa donc été quʼune conséquence de cette recherche de pérennité, et pas la raison originale du partage.

    Suite à ça, le développement de ./play.it a été hébergé successivement sur plusieurs forges mutualisées :

    • GitHub, quʼon ne présente plus, pas tant un choix réfléchi quʼun choix par défaut ;
    • une instance de Gogs maintenue par debian-fr.xyz, communauté dont le développeur principal de ./play.it était déjà très proche ;
    • Framagit, la fameuse instance de GitLab maintenue par Framasoft.

    Forge dédiée

    Au fil du temps, ./play.it a commencé à se diviser en plusieurs dépôts pour maintenir plus efficacement les différents aspects du projet. À ça se sont ajoutés des besoins particuliers au niveau des tests automatisés. Et, bien sûr, une furieuse envie de comprendre comment fonctionne une forge logicielle.

    Nous avons donc monté une forge sur un serveur dédié, grandement aidés de ce côté par le boulot de dingue de lʼéquipe qui maintient GitLab au sein de Debian. En retour, nous essayons à lʼoccasion de leur donner un coup de main.

    Hasard du calendrier, cette migration a eu lieu peu de temps avant lʼarticle « Déframasoftisons Internet ! » annonçant la fin programmée (mais pas pour tout de suite) de Framagit.

    Cette instance auto‑hébergée se trouvait sur un VPS loué chez Digital Ocean jusque mi‑juillet 2020, et a depuis migré sur un autre VPS loué cette fois‑ci chez Hetzner. Pour une machine virtuelle similaire et un niveau de service qui semble comparable, ce changement de prestataire permet de diviser par deux les coûts de l’hébergement de cette forge. Coût, pour rappel, payé par une personne seule, les dons financiers sont donc d’autant plus appréciés qu’ils sont très rares.

    À la grande surprise de notre administrateur système, cette dernière migration n’a pris qu’une petite poignée d’heures sans interruption de service visible par nos contributeurs.

    Accès à la forge

    Cette nouvelle forge est accessible sur forge.dotslashplay.it. Les inscriptions y sont ouvertes au public, en contrepartie nous vous demandons de ne pas en abuser, en particulier nous ne souhaitons pas héberger de projets sans rapport avec ./play.it. Des exceptions sont tout de même mises en place pour nos contributeurs réguliers, dont nous hébergeons certains projets personnels.

    Bref, si vous voulez profiter de cette forge pour héberger vos projets, le prérequis est dʼavoir fait avancer ./play.it dʼune manière ou dʼune autre.

    API

    La collection de jeux gérés grossissant sans cesse, nous avons lancé le développement d’une API publique permettant d’accéder à tout un tas d’informations liées à ./play.it.

    Cette API, qui n’est pas encore stabilisée, est simplement une interface à une base de données versionnée listant la totalités des scripts ./play.it, des archives gérées, et des jeux installables par ce biais. Des liens sont bien sûr faits entre ces éléments, ce qui permet de l’utiliser pour répondre à des requêtes du type : « Quels paquets doivent être disponibles sur mon système pour installer Cæsar Ⅲ ? » ou « Quels sont les jeux gratuits gérés via DOSBox ? ».

    À l’origine développée pour servir de support au nouveau site Web en cours de développement (on en cause un peu plus loin dans cette dépêche), cette API devrait faciliter le développement de divers outils autour de ./play.it. En particulier, celle‑ci sera utile à qui souhaiterait construire un gestionnaire de jeux vidéo complet (téléchargement, installation, lancement, etc.) utilisant ./play.it comme une de ses briques de base.

    Pour ceux qui sont curieux du côté technique, il s’agit d’une API basée sur Lumen effectuant des requêtes sur une base de données MariaDB, le tout auto‑hébergé sur une Debian Sid. Non seulement le code de l’API est versionné sur notre forge, mais aussi la structure et le contenu de la base de données, ce qui permettra à ceux qui le souhaitent de facilement en installer une version locale.

    Nouveau site Web

    Basé sur l’API que nous venons d’évoquer, un nouveau site Web est en cours de préparation et devrait à terme remplacer notreb site Web actuel basé sur DokuWiki. En effet, si l’absence de base de données et la structure en fichiers plats de DokuWiki semblait attirante quand ./play.it ne gérait encore qu’une poignée de jeux, cet avantage s’est transformé en inconvénient à mesure que la collection de jeux gérés par ./play.it a grossi.

    Nous parlerons probablement plus en détails de ce site Web lors de la prochaine dépêche pour la sortie de la version 2.13 de ./play.it, mais vous pouvez déjà jeter un œil sur une démo publique de la version en cours de développement sur notre forge.

    Si vous souhaitez donner un coup de main de ce côté, des tâches prioritaires ont été identifiées pour obtenir un nouveau site Web permettant de remplacer celui actuellement en activité. Et pour ceux qui s’intéressent à la technique, ce site Web est développé en PHP en se basant sur le cadriciel Laravel. La version en cours de développement est hébergée pour l’instant sur la même Debian Sid que l’API.

    GUI

    Une remarque assez régulière qui nous a été faite sur le projet est que, si lʼobjectif est de rendre lʼinstallation des jeux accessible à nʼimporte qui sans bagage technique particulier, devoir lancer des scripts dans le terminal reste quand même quelque chose dʼassez intimidant. Ce à quoi notre réponse a été jusque‑là que le projet nʼavait pas pour vocation à intégrer une interface graphique par lui‑même (principe KISS, encore et toujours), mais quʼil devrait, à terme, être assez facile de développer une interface graphique tierce pour se greffer dessus.
    Eh bien, il se trouve que cʼest désormais chose faite. À peu près vers le moment de parution de notre dernière dépêche, lʼun de nos contributeurs, se basant sur lʼAPI dont nous venons de parler, a développé un petit prototype qui nous a semblé suffisamment utilisable pour mériter un peu de mise en avant. :-)

    Concrètement, il sʼagit dʼun petit bout de code Python 3 (lʼIHM entièrement en shell POSIX, cʼest pour plus tard :-°), utilisant GTK 3 (et quand même un terminal VTE pour afficher le retour des commandes utilisées, mais lʼutilisateur nʼa jamais à aller taper quoi que ce soit dedans, en dehors éventuellement de son mot de passe root pour lʼinstallation des paquets). Cela a dʼailleurs permis de vérifier que, comme nous lʼavancions, ce serait assez simple, puisquʼun script de moins de 500 lignes de code (écrit rapidement en cours de week‑end) suffit à faire le travail !

    Bien entendu, ce projet d’interface graphique reste indépendant du projet principal, et maintenu dans un dépôt séparé. Il nous paraît intéressant de le mettre en avant pour faciliter lʼutilisation de ./play.it, mais ça nʼempêche absolument pas dʼautres projets du même genre de voir le jour, par exemple en se basant sur un autre langage ou sur une autre bibliothèque graphique (nous nʼavons, globalement, aucun attachement particulier à Python ni à GTK).

    Lʼutilisation de cette IHM se passe en trois étapes : tout dʼabord, une liste des jeux proposés est affichée, directement listée par notre API. Il suffit alors de choisir dans la liste (éventuellement à lʼaide de la barre de recherche) le jeu que lʼon veut installer. On passe alors sur une deuxième vue, qui affiche la liste des fichiers requis. Dans le cas où plusieurs alternatives sont possibles, lʼutilisateur choisit celle qui lʼintéresse le plus. Tous ces fichiers doivent se trouver dans un même répertoire, la barre dʼadresse en haut permettant de choisir lequel utiliser (cliquer sur le bouton dʼouverture en haut à droite permet dʼobtenir une fenêtre de navigation). Une fois que ceux‑ci sont présents (sʼils sont téléchargeables, ils seront automatiquement récupérés par le logiciel), on peut passer à la troisième étape, qui consiste simplement à regarder ./play.it faire son travail. :-) Ceci fait, un simple clic sur le bouton en bas à gauche permet un premier lancement du jeu (même si, à partir de là, celui‑ci est intégré dans votre système comme dʼhabitude, et donc il nʼy a plus besoin de passer par cet outil).

    Pour télécharger les fichiers manquants le cas échéant, lʼIHM utilise, selon ce qui est disponible sur le système, wget, curl ou aria2c (ce dernier présentant lʼavantage de gérer également les torrents), dont les retours seront affichés dans le terminal lors de la troisième phase, juste avant lʼexécution des scripts. Pour lʼélévation de droits nécessaire à lʼinstallation des paquets, sudo est préféré sʼil est présent (avec lʼoption permettant de lancer une application tierce pour demander le mot de passe, si la variable dʼenvironnement correspondante est définie, ce qui est sans doute plus convivial), sinon cʼest su qui sera utilisé.

    Naturellement, toute suggestion d'amélioration sera lue avec plaisir.

    Nouveaux jeux

    Évidemment, une dépêche comme celle‑ci ne serait pas complète sans la liste des jeux ajoutés à notre collection depuis la sortie de la version 2.11, la voici donc :

    • 7 Billion Humans
    • Agatha Christie: The ABC Murders
    • Age of Mythology Demo
    • Among the Sleep
    • Anomaly: Warzone Earth
    • Another Lost Phone: Lauraʼs Story
    • Assault Android Cactus
    • Baba Is You
    • Blade Runner
    • Bleed
    • Bleed 2
    • Blocks that matter (anciennement géré par ./play.it 1.x)
    • Butcher Demo
    • Capsized
    • Cayne
    • Cineris Somnia
    • Commandos 3: Destination Berlin
    • Diablo
    • Din’s Curse
    • Divine Divinity (anciennement géré par ./play.it 1.x)
    • Duet (anciennement géré par ./play.it 1.x)
    • Earthworm Jim
    • Edna & Harvey: The Breakout — Anniversary Edition
    • Element4l
    • Factorio — Demo
    • Finding Paradise
    • Firewatch
    • FlatOut 2
    • Forced
    • Forgotton Anne
    • Freelancer Demo
    • Frostpunk
    • Full Throttle Remastered
    • Giana Sisters: Twisted Dreams
    • Gibbous — A Cthulhu Adventure
    • Gorogoa
    • Indiana Jones and the Last Crusade
    • Into the Breach
    • Kerbal Space Program
    • LEGO Batman: The Videogame
    • Lego Harry Potter Years 1-4
    • Maniac Mansion
    • Metal Slug 3 (anciennement géré par ./play.it 1.x)
    • MIND: Path to thalamus
    • Minecraftn 4K
    • Minit
    • MonkeynIslandn4: Escape from Monkeynn Island
    • Multiwinia (anciennement géré par ./play.it 1.x)
    • Mushroom 11
    • Myst: Masterpiece Edition (anciennement géré par ./play.it 1.x)
    • Neverwinter Nights: Enhanced Edition
    • Overgrowth
    • Perimeter
    • Populous: Promised Lands (anciennement géré par ./play.it 1.x)
    • Populous 2 (anciennement géré par ./play.it 1.x)
    • Prison Architect
    • Q.U.B.E. 2
    • Quern — Undying Thoughts
    • Rayman Origins
    • Retro City Rampage (anciennement géré par ./play.it 1.x)
    • RiME
    • Satellite Reign (anciennement géré par ./play.it 1.x)
    • Star Wars: Knights of the Old Republic (anciennement géré par ./play.it 1.x)
    • Starship Titanic
    • SteamWorld Quest: Hand of Gilgamech
    • Stellaris
      • Ancient Relics Story Pack
      • Apocalypse
      • Arachnoid Portrait Pack
      • Distant Stars Story Pack
      • Federations
      • Horizon Signal
      • Humanoids Species Pack
      • Leviathans Story Pack
      • Lithoids Species Pack
      • Megacorp
      • Plantoids Species Pack
      • Synthetic Dawn Story Pack
      • Utopia
    • Strike Suit Zero
    • Sundered
    • Sunless Skies
      • Cyclopean Owl DLC
    • Symphony
    • Tangledeep
    • Tengami
    • Tetrobot and Co.
    • The Adventures of Shuggy
    • The Aquatic Adventure of the Last Human
    • The Count Lucanor
    • The First Tree
    • The Longing
    • The Pillars of the Earth
    • The Witcher (anciennement géré par ./play.it 1.x)
    • The Witcher 3: Wild Hunt
    • Tonight We Riot
    • Toren
    • Touhou Chireiden ~ Subterranean Animism — Demo
    • Touhou Hifuu Nightmare Diary ~ Violet Detector
    • Triple Triad Gold
    • Vambrace: Cold Soul
    • VVVVVV (anciennement géré par ./play.it 1.x)
    • War for the Overworld (le jeu de base était déjà géré, de nouvelles extensions ont été ajoutées) :
      • Heart of Gold
      • Seasonal Worker Skins
      • The Under Games
    • Warcraft: Orcs & Humans
    • Warhammer 40,000: Dawn of War — Winter Assault Demo
    • Warhammer 40,000: Gladius — Relics of War
    • Warlords Battlecry II (anciennement géré par ./play.it 1.x)
    • Wing Commander (anciennement géré par ./play.it 1.x)
    • Wing Commander II (anciennement géré par ./play.it 1.x)
    • Yooka Laylee
    • Zak McKracken and the Alien Mindbenders

    Si votre jeu favori n’est toujours pas inclus à la collection de ceux gérés par ./play.it, il est temps d’en faire la demande via l’espace dédié sur notre forge. Le seul critère d’acceptation est que ledit jeu existe dans une version sans gestion des droits numériques (DRM).

    Et ensuite ?

    Notre équipe est inépuisable, le boulot sur la future version 2.13 a donc déjà commencé… Quelques objectifs importants sont au programme pour cette prochaine version :

    Si vos attentes ne font pas partie de cette liste, n’hésitez pas à le signaler dans les commentaires de cette dépêche. ;)

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    Revue de presse — été 2020

    Cette période estivale voit le retour en kiosque de vos magazines favoris, tout du moins la grande majorité. Et quoi de mieux que les vacances pour lire les numéros doubles et hors‑séries de l’été ? Voici donc un petit tour subjectif et parti{e,a}l de la presse papier, celle que vous pouvez encore trouver, post‑confinement, chez votre marchand de journaux.

    Image Une de Journal

    Les nouveautés de juillet et août 2020 :

    • GNU/Linux Magazine France no 239 fait de vous le plus grand manipulateur de vidéos via une IA ; U R FAKE NEWS!
    • GNU/Linux Magazine hors‑série no 109, dont le dossier est consacré à la programmation avec un moteur 3D ;
    • Planète Linux no 116 se dit que c’est encore la meilleure période pour jouer sous GNU/Linux ;
    • Hackable no 34 prépare l’hiver en plein été en « domotisant » votre chauffage ;
    • Linux Pratique no 120 résolument DevOps qui vous invite à vous tourner vers GitLab ;
    • Linux Pratique hors‑série no 47 supervise votre infrastructure ;
    • MISC magazine no 110 décrypte le Zero Trust ;
    • MISC hors‑série magazine no 21 sécurise les réseaux TCP/IP ; 
    • Ainsi que Linux Inside no 51 et son frère Linux Référence no 7 qui vous invitent à booster votre système d’exploitation, ainsi que les Linux Identity qui vous submergent d’Ubuntu.

    Quant au Virus Informatique, il a réussi sa campagne de financement participatif, lui permettant de sortir son numéro 44, que ce soit aux formats numériques (PDF et EPUB) et papier. Nous devrions avoir plus de nouvelles à la rentrée.

    Sommaire

    Les sommaires des numéros de juillet et août 2020

    Mosaïque des couvertures GLMF 239 Mosaïque des couvertures LP 120 Mosaïque des couvertures PL116 Mosaïque des couvertures MISC 110  
    Mosaïque des couvertures GLMF H‑S 109 Mosaïque des couvertures MISC H‑S 21 Mosaïque des couvertures Hackable34 Mosaïque des couvertures LP H‑S 47  

    GNU/Linux Magazine numéro 239

    Au sommaire de ce numéro de juillet et août 2020 :

    • Machine Learning sur des objets connectés avec TensorFlow Lite pour l’agriculture verticale ;
    • Meurtre à distance. Une enquête de J. S. Gramiet ;
    • Kernel & Bas niveau : les namespaces ou l’art de se démultiplier ;
    • L’exponentielle : sa vie, son œuvre ;
    • Créez une fake webcam pour modifier l’image de vos visioconférences ;
    • Évolutions de PHP et de son écosystème : impact sur la compatibilité.

    GNU/Linux Magazine hors‑série numéro 109

    Au sommaire de ce numéro de juillet et août 2020, la programmation avec un moteur 3D :

    • À nous, Markdown !
    • Hébergement privé de dépôts Git ;
    • Dossier : Programmez avec un moteur 3D :
      • À la découverte de Godot,
      • Premiers pas avec GDScript et Godot,
      • Interactions dans un environnement 3D,
      • Exporter une application Godot dans différents formats,
      • Godot pour coder des jeux, mais pas seulement !
    • Utilisez tout le potentiel de l’interface d’administration Django.

    Planète Linux numéro 116

    Au sommaire de ce numéro d’août et septembre 2020 :

    • Les meilleurs jeux Linux en 2020 ;
    • Linux Mint 20 aka Ulyana ;
    • Quelle distribution pour votre Raspberry Pi ;
    • L’apprentissage du terminal ;
    • Paquets binaires vs. paquets sources ;
    • Les bases de The GIMP ;
    • Quatre outils pour écrivains ;
    • Aller plus loin avec les processus ;
    • WSL2 et un éventuel retour à Windows en 2020.

    Linux Pratique numéro 120

    Au sommaire de ce numéro de juillet et août 2020 :

    • Gesturefy : utilisez la navigation « gestuelle » pour gagner en rapidité ;
    • Clippings : gagnez du temps avec votre presse‑papier intelligent ;
    • Communiquer en sécurité avec Jami ;
    • Crostini : débridez Chrome OS avec les applications Linux ;
    • L’authentification par mot de passe unique ;
    • Faites fonctionner plusieurs machines sur un même disque en réseau ;
    • Partagez vos fichiers volumineux facilement et de manière sécurisée avec Firefox Send ;
    • Utilisez GitLab pour la gestion globale de vos projets en équipe ;
    • Comment bien utiliser les cartes cognitives ;
    • Quelques gestes écoresponsables à adopter sur son lieu de travail et chez soi.

    Linux Pratique hors‑série numéro 47

    Au sommaire de ce numéro de juillet et août 2020 :

    • Tracez vos graphes en temps réel avec PlotJuggler ;
    • Neovim : dépoussiérez votre Vim ;
    • Dossier : Déployez votre système de supervision :
      • Introduction au dossier,
      • Installez Shinken, un outil de supervision modulaire et performant,
      • Basez votre supervision sur des logs de qualité avec Rsyslog,
      • Mettez en place une gestion efficace de vos journaux système avec Loki,
      • Collectez et exploitez les métriques de votre système avec Collectd,
      • Analysez, diagnostiquez et dépannez votre système avec Sysdig ;
    • Cluster et orchestration de conteneurs avec Docker swarm ;
    • Gérez vos contacts personnels avec Monica.

    MISC Magazine numéro 110

    Au sommaire de ce numéro de juillet et août 2020 :

    • De l’utilisation d’une bibliothèque à l’exécution d’un code arbitraire ;
    • Pré‑authentification Kerberos : de la découverte à l’exploitation offensive ;
    • Prise en main du machine learning avec Splunk ;
    • Dossier Zero Trust :
      • Introduction au dossier,
      • Introduction à Zero Trust,
      • Zero Trust : anti‑SOC, tu perds ton sang froid ?
      • Le principe de confiance minimale appliqué au Cloud Computing ;
    • Sécurité de l’implémentation standard de VXLAN ;
    • Anti‑leurrage et anti‑brouillage de GPS par réseau d’antennes ;
    • Contrôles de suivi de la conformité RGPD et d’atteinte d’objectifs définis dans la politique de protection de la vie privée.

    MISC Magazine hors‑série numéro 21

    Au sommaire de ce numéro de juillet et août 2020 :

    • Entretien avec Philippe Biondi, figure historique de la scène de la sécurité informatique francophone ;
    • Exploit : Stack Buffer Overflow ;
    • Dossier : Sécurité des réseaux TCP/IP :
      • Découverte et scan de réseaux,
      • Les enjeux de sécurité autour d’Ethernet,
      • Attaques par déni de service distribué (DDoS),
      • L’empoisonnement de cache DNS : toujours d’actualité ?
      • Sockets, paquets, captures réseau : quelques outils pour les manipuler ;
    • Rétro‑ingénierie : Méthodologie d’implémentation d’une architecture sur IDA PRO et Ghidra ;
    • Exploitations de collisions MD5.

    Hackable numéro 34

    Au sommaire de ce numéro de juillet et août 2020 :

    • Le Module du moment : afficheur matrice LED 8x32 ;
    • Pilotez de manière optimale vos afficheurs LED ;
    • Émulation d’un circuit comportant un processeur Atmel avec simavr ;
    • Domotique & Capteurs : Poêle à granulés connecté ;
    • Écran e‑paper NFC : une histoire d’exploration et de code ;
    • Développement ESP32 avec le nouveau ESP‑IDF 4.0 ;
    • Rétro‑Tech : Programmation avec le 6502 : découverte de la NES.

    Et les autres

    Vous pouvez aussi arriver à trouver en kiosque :

    • Linux Inside numéro 51 et Linux Référence numéro 7, tous deux chez le même éditeur, mais dont la forme nous laisse pour le moins dubitatif ;
    • et la cohorte des Linux Identity qui recycle ses anciens numéros avec ses habituelles déclinaisons Set (no 50 avec de vieilles Ubuntu en masse), Collection (no 46 avec de l’Ubuntu un peu plus récente et du Tails) et Starters (no 51 sur… une Ubuntu à jour : 20.04 !).

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    Before yesterdayLinuxFr.org : les dépêches

    Agenda du Libre pour la semaine 33 de l’année 2020

    Calendrier Web, regroupant des événements liés au Libre (logiciel, salon, atelier, install party, conférence), annoncés par leurs organisateurs. Voici un récapitulatif de la semaine à venir. Le détail de chacun de ces dix événements (France : 9, Belgique : 1) est en seconde partie de dépêche.

    Sommaire

    [FR Paris] Introduction au développement web. - Le lundi 10 août 2020 de 15h00 à 19h00.

    Paris Web School présente : Introduction au développement web, le bootcamp !

    Les séances ont lieu une semaine deux, en ligne; la prochaine séance aura lieu lundi 10 août, de 15 à 19 heures.

    Les thèmes en lice sont :

    • Premiers pas dans le web : introduction au langage Html;
    • industrialiser la génération du code : le langage Php.

    Je vous invite à me faire connaitre votre choix à pariswebschool@doobee.fr !

    [FR Saint Etienne] Permanences GNU/Linux et Logiciels Libres - Le lundi 10 août 2020 de 19h00 à 23h00.

    Permanences Alolise

    Tous les lundis soir à partir de 19h00.

    Rencontrer les bénévoles, passer sous Linux, poser des questions sur le libre, les logiciels, l'hébergement…

    Pour passer votre ordinateur sous linux, nous vous invitons à nous prévenir avant votre passage.

    [FR Grenoble] Session Hack - Le mardi 11 août 2020 de 19h00 à 23h00.

    Séance du mardi soir au LOGal.

    C'est ouvert à tout le monde, vous êtes les bienvenu.e.s

     N'hésitez pas à passer nous voir pour rencontrer nos membres, découvrir leurs projets ou participer!

    [FR Nantes] Visioconférence Monnaie Libre - Le mardi 11 août 2020 de 19h30 à 21h00.

    Vous vous interrogez sur les produits que vous acheter : d'où ça vient, comment c'est fabriqué, est-ce équitable écologique?
    Vous posez vous les mêmes questions concernant la monnaie?

    Dans le cadre de la transition écologique, la monnaie joue un rôle majeur.
    La monnaie libre permet d'éviter l'accumulation, de garantir la valeur et
    de privilégier l'humain.
    Elle appartient à ses utilisateurs et non pas à une banque.
    Elle est créée par les utilisateurs et non par la dette.
    Elle participe pleinement à la phase de résilience qui va suivre les
    bouleversements économiques majeurs qui s'annoncent.
    Elle existe depuis 3 ans et ne nécessite aucun frais d'entrée ou de gestion.
    Ce n'est pas une monnaie locale bien qu'elle puisse être utilisée localement.
    Elle intègre un dividende universel attribué automatiquement chaque jour.

    C'est une autre façon de voir le revenu universel et c'est opérationnel dès aujourd'hui.

    À l'issue de la réunion vous aurez toutes les informations pour vous lancer.

    Pour rejoindre la réunion il faut suivre ce lien: Jitsi MonnaieLibreNantes    

    Pour toutes questions préalable voir forum.monnaie-libre.fr visio-conference-tout-les-mardi-soir

    La réunion commence à 19h30 mais on teste les connections à partir de 19h20. (privilégier le câble)

    Il n'y a pas vraiment de présentation, ces visioconférences sont faites pour faire connaissance (activez vos caméras), et répondre au questions, en préparation de rencontre réelles pour utiliser cette monnaie.

    Quelque vidéos de présentation sur youtube

    [BE Saint-Gilles] Info Linux - Atelier du Web - Le mercredi 12 août 2020 de 10h00 à 12h00.

    Longues vie aux Logiciels Libres !

    Article de Reporterre : "Microsoft envoie 500 millions d’ordinateurs à la poubelle"
    À lire sur : http://www.reporterre.net/spip.php?article5681

    C’est l'occasion de venir tester et essayer une distribution GNU/Linux, qui pourra remplacer facilement ce système d’exploitation Windows XP (c), avec tous les avantages lié au monde du "logiciel libre"…

    GNU/Linux et les logiciels libres : plus que des mots, venez découvrir et/ou faire installer de manière vivante ce qui va changer votre vision de l’informatique.

    Les mercredis de l’atelier du web, TOUS LES MERCREDI chaque mois (sauf les jours fériés, périodes de vacances scolaires)…

    Sauf en cas d'urgence tel que confinement
     de 10h00 à 12h00
     où : 37 rue du Fort - 1060 Saint-Gilles

    C’est l’occasion pour vous de venir découvrir l’informatique libre et gratuite.
    Principales questions, avec les logiciels libres :
    Peut-on ouvrir des fichiers Word (c), Excel(c) ou Powerpoint(c) ? Oui
    Y a-t-il un support linguistique ? Oui, il y a beaucoup de langues supportées (français, néerlandais, allemand, anglais, espagnol, italien, etc.)

    Pour information : les équivalences de logiciels tournant sur Windows(c) et GNU/Linux

    La permanence du MERCREDI est UNE ACTIVITÉ CONSACRÉE UNIQUEMENT À DE NOUVELLE INSTALLATION (sur PC portable)…
    Il est impératif avant l’installation d’une distribution Gnu/Linux d’effectuer une sauvegarde de TOUS le(s) disque(s) dur, « et QUE l’installation ait débuté avant 10h30 au plus tard ! »

    DÉSOLÉ, mais CETTE permanence de deux heures m’oblige à REFUSER TOUTES résolution de certains problèmes ou conseils techniques…
    En aucun cas une maintenance ne pourra être assurée ; le SAI (Service Après Installation), pour des conseils pratiques, mise à jour sur les distributions déjà installées, SEULES les LCP peuvent répondre à ces demandes spécifiques…

    Éventuellement le SUR RENDEZ-VOUS le JEUDI MATIN à l’atelier du web ou chez Oxfam-informatique le vendredi après-midi de 14h00 à 17h00 et réservé à ceux qui auront pris rendez-vous

    Contact : Jean-Paul Biérent (jpbxlug[arobase]gmail.com ou 0475/918.033 si absent sur le privé : 02/347.55.94 de 9h00 à 12h00 et 15h00 à 18h00.

    Une autre LCP est organisée par Oxfam-informatique. Le dernier jeudi de chaque mois de 17h30 à 20h00 "Oxfam Ixelles") 252, Chaussée d’Ixelles 1050 Ixelles (02/647.48.51)

    [FR Montrouge] OpenstreetMap réunion mensuelle - Le mercredi 12 août 2020 de 19h00 à 22h30.

    Tous les seconds jeudi du mois a lieu la rencontre mensuelle des contributeurs habitants Montrouge et alentours au Schmilblick à partir de 19h.

    Ce bar solidaire est situé au 94 avenue Henri Ginoux (station Vélib et parking vélo juste en face, bus 128 et 68 et métro Mairie de Montrouge à 4 min à pied).

    Cette rencontre permettra de discuter des projets en cours et d'envisager des projets locaux dont la coordination se déroule depuis plus d'un an sur la page Montrouge et sur la page de discussion associée.

    Comme toujours, les débutants et simples curieux sont les bienvenus.

    --

    Agenda des événements à venir : https://wiki.openstreetmap.org/wiki/Montrouge#Rencontres_locales

    Mailing-list OpenStreetMap Paris Sud : https://listes.openstreetmap.fr/wws/info/local-paris-sud (moins de 10 messages par mois)

    [FR Lyon] Hadoly: permanence du chaton Lyonnais - Le mercredi 12 août 2020 de 19h00 à 20h00.

    La permanence (mensuelle) d’Hadoly (Hébergeur Associatif Décentralisé et Ouvert à LYon), C.H.A.T.O.N.S. lyonnais, est l’occasion d’échanger avec les membres de l’asso sur les services et moyens mis à disposition des adhérents afin de se libérer des GAFAM tout en grignotant et en en buvant un coup (n’hésitez pas à apporter quelque chose).

    Nous partageons du mail, du cloud, et d’autres services, le tout basé exclusivement sur des logiciels libres avec le respect de la neutralité du net et de la vie privée.

    Et en plus l’hébergement est physiquement local!

    Adresse : 7 place Louis Chazette 69001 Lyon

    La prochaine permanence/réunion aura lieu virtuellement en visioconférence à l'adresse https://jitsi.hadoly.fr/permanence-hadoly

    Vérifiez que vous avez un micro correct et de préférence un casque ou des écouteurs pour éviter l'écho, sinon pensez à coupez votre micro (sur le site) lorsque vous ne parlez pas.

    [FR Sur la Toile] Réunion du groupe de travail Sensibilisation de l'April - Le jeudi 13 août 2020 de 17h15 à 19h30.

    Le groupe de travail Sensibilisation

    Le groupe de travail Sensibilisation de l'April a pour vocation de proposer des outils de communication permettant de sensibiliser le grand public aux logiciels libres et aux formats ouverts. Toute personne intéressée peut participer aux activités du groupe (membre de l'April ou pas).
    Plus d'informations sur le groupe Sensibilisation sur le site de l'April.

    La prochaine réunion du groupe de travail Sensibilisation aura lieu jeudi 13 août 2020, de 17 h 30 à 19 h 30 (accueil à partir de 17 h 15), en visioconférence. Il sera possible de rejoindre la réunion à tout moment. Ordre du jour: Nous continuerons à travailler sur les projets Quiz enjeux de l'informatique et Jeu du Gnou (voir plus bas).

    Pour tous les détails et vous inscrire à la réunion, rendez-vous sur le pad. Si vous prévoyez de rejoindre la réunion après 17 h 30, merci de préciser votre horaire d'arrivée en plus de votre nom/pseudo.

    Quiz enjeux de l'informatique

    C'est l'un des projets en cours du groupe de travail Sensibilisation. Les questions, du type QCM ou vrai/faux, sont au cœur de l'expérience de sensibilisation dans le Jeu du Gnou (voir ci-dessous). En même temps, elles constituent une ressource de sensibilisation à part entière et pourront être utilisées et partagées dans beaucoup de contextes différents (stands, ateliers, sites web, etc.).

    Le pad avec les questions déjà (ou presque) finalisées (à partir de la ligne 82).

    Le pad pour proposer de nouvelles questions.

    Jeu du Gnou

    Le Jeu du Gnou est l'un des projets en cours du groupe de travail Sensibilisation. Il s'agit d'un jeu de plateau coopératif et pédagogique dont le but est de sensibiliser le grand public aux enjeux de l'informatique (libertés vs servitudes, protections contre les dangers).

    On peut déjà jouer au Jeu du Gnou? Oui! Il est possible de télécharger les éléments graphiques de la version beta depuis le pad principal du jeu.

    Qu'est-ce qu'il reste à faire? Finaliser le livret accompagnant le jeu, réaliser le graphisme, rédiger de nouvelles questions.

    Comment contribuer? Tester le jeu, relire et rédiger les textes, proposer des images, sont autant d'actions possibles pour nous aider à faire avancer le projet. Sans oublier bien sûr la participation aux réunions! :-)

    Pour en savoir plus sur le Jeu du Gnou et sur comment contribuer, voir la page wiki du projet.

    [FR Mantes-la-Jolie] TSL Mantois - Le samedi 15 août 2020 de 14h00 à 18h00.

    Chaque troisième samedi du mois, l'espace culturel multimédia Le Chaplin à Mantes-la-Jolie ouvre ses portes tout l'après-midi et propose des ateliers d'émancipation numérique.
    Ça parle de logiciel libre, de protection de la vie privée, de neutralité du Net, d'auto-hébergement.

    L'entrée est libre et gratuite.

    Au programme:

    Install-party

    Venez avec votre vieil ordinateur pour lui redonner vie en installant GNU/Linux à la place de Windows.

    Café vie privée

    Posez vos questions pour découvrir différents moyens de protéger votre vie privée numérique.

    Atelier tails

    Transformez votre clef USB avec Tails, un outil facile à utiliser pour protéger sa vie privée même sur l'ordinateur de quelqu'un d'autre.

    La brique Internet

    Découvrez un petit boitier qui respecte la neutralité du Net et qui facilite l'auto-hébergement.

    [FR Paris] Apéro Parisien du Libre - Le samedi 15 août 2020 de 19h00 à 23h00.

    Tous les 15 du mois, Parinux vous convie à l'Apéro Parisien du Libre (APL). Cet événement informel et convivial réunit les personnes intéressées par le monde du Libre.

    Pour le 15 août, nous vous donnons rendez-vous au Comptoir du Poulet à partir de 19h pour échanger autour du Libre avec les bénévoles de l’association Parinux.

    Tou·te·s sont les bienvenu·e·s, qu'ils/elles soient membres ou non, que ce soit pour découvrir l'association, se renseigner sur ses activités, ou simplement partager un bon moment avec d'autres bénévoles du Libre !

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    MétaSurface64 v1.0

    La MétaSurface64 est un logiciel audio pour GNU/Linux. Elle reprend le concept de Metasurface d’AudioMulch et des pads matériels (comme le Novation Lauchpad ou le Presonus ATOM) qui permettent de contrôler des instruments externes ou des séquenceurs par des messages MIDI.

    La metaSurface, quant à elle, propose une fenêtre dans laquelle il est possible de choisir un pavage. Chaque pavé (polygone) dispose de ses propres paramètres (fichier audio entre autres) et il est possible d’associer une chaîne d’effets via des greffons contrôlés par OSC. Cette surface de contrôle de transformations continues du son en temps réel dispose à la fois de son propre générateur de boucles jusqu’à 64 voies et d’un moteur FX multi‑effets. Elle est destinée à la recherche et à la création d’objets audio pour la composition électroacoustique ou acousmatique.
    Ce logiciel est sous licence GPL v3. La dernière version pour GNU/Linux (et Windows) vient de sortir.

    MetaSurface64

    Chaque pavé de cette surface peut permettre de contrôler directement le gain et les greffons attachés. Il est possible également de contrôler les pistes et les greffons d’un séquenceur externe (Ardour ou Reaper). Pour ce faire, l’application utilise des modules contrôlables par OSC qui proviennent de la bibliothèque du langage FAUST qui est embarqué dans l’application. Il est également possible de disposer d’une entrée externe pour un pavé.

    DSP
    Il est proposé d’écrire et d’intégrer de nouveaux greffons en langage FAUST à la surface. Ce langage est intégré à la metaSurface via libfaust qui permet de disposer de toutes les fonctionnalités de ce langage. Vous pouvez également définir les contrôleurs pour des greffons externes incorporés à votre station audionumérique (DAW).

    Enfin, vous pouvez créer de nouveaux pavages pour votre surface. Les fichiers audio des pavés peuvent être multicanaux. La sortie de chaque pavé sur JACK se règle indépendamment et peut être monophonique ou multicanal.

    Pour installer cette application :

    git clone https://github.com/dblanchemain/metaSurface
    make metaSurface
    make install PREFIX=/usr/local
    

    Puis, pour GNU/Linux :

    ./metaSurface.sh
    

    La documentation est disponible sur blanchemain.info.

    Cette version 1.0 a été réalisée et testée sur Debian/LibraZik 2.

    Pour ce qui me concerne, je suis compositeur de musique électroacoustique et créateur de logiciels audio pour GNU/Linux, dont mcMidiPlayer, qui est un lecteur MIDI de fichiers audio multicanaux, et space3D64, qui permet la spatialisation 3D sur 64 canaux ; tout ceci est présenté sur cette page.

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    Meilleures contributions LinuxFr.org : les primées de juin 2020

    Nous continuons sur notre lancée de récompenser celles et ceux qui chaque mois contribuent au site LinuxFr.org (dépêches, commentaires, logo, journaux, correctifs, etc.). Vous n’êtes pas sans risquer de gagner un livre des éditions Eyrolles ou ENI. Voici les gagnants du mois de juin 2020 :

    Les livres gagnés sont détaillés en seconde partie de la dépêche. N’oubliez pas de contribuer, LinuxFr.org vit pour vous et par vous !

    Certaines personnes n’ont pas pu être jointes ou n’ont pas répondu. Les lots ont été réattribués automatiquement. N’oubliez pas de mettre une adresse de courriel valable dans votre compte ou lors de la proposition d’une dépêche. En effet, c’est notre seul moyen de vous contacter, que ce soit pour les lots ou des questions sur votre dépêche lors de sa modération. Tous nos remerciements aux contributeurs du site ainsi qu’aux éditions Eyrolles et ENI.

    Bandeau LinuxFr.org

    Les livres sélectionnés :

    Logo éditions ENI   Logo éditions Eyrolles
              

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    Les journaux LinuxFr.org les mieux notés de juillet 2020

    LinuxFr.org propose des dépêches et articles, soumis par tout un chacun, puis revus et corrigés par l’équipe de modération avant publication. C’est la partie la plus visible de LinuxFr.org, ce sont les dépêches qui sont le plus lues et suivies, sur le site, via Atom/RSS, ou bien via partage par messagerie instantanée, par courriel, ou encore via médias sociaux.

    Bannière LinuxFr.org

    Ce que l’on sait moins, c’est que LinuxFr.org vous propose également à tous de tenir vos propres articles directement publiables, sans validation a priori de lʼéquipe de modération. Ceux‑ci s’appellent des journaux. Voici un florilège d’une dizaine de ces journaux parmi les mieux notés par les utilisateurs et les utilisatrices… qui notent. Lumière sur ceux du mois de juillet passé.

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    Haiku a 19 ans

    Comme vous le savez si vous suivez les dépêches annuelles de Haiku, la date de naissance du projet est le 18 août 2001, avec l’envoi du premier message « Ok, let's start » sur la liste de diffusion du projet (nommé OpenBeOS à l’époque).

    C’est l’occasion de faire un point sur les principales avancées du projet dans l’année (et d’avoir un peu d’activité sur LinuxFr.org au milieu de l’été).

    Logo de Haiku

    Sommaire

    Présentation de Haiku

    Note : cette section est reprise de la dépêche de l’année dernière, les objectifs du projet n’ont pas changé depuis.

    Pour ceux qui n’auraient jamais entendu parler de Haiku, il s’agit d’un système d’exploitation pour les ordinateurs personnels (par opposition, d’une part aux serveurs, d’autre part aux smartphones, tablettes, et autres systèmes embarqués). Il est une réécriture de BeOS, un système propriétaire abandonné en 2001.

    D’un point de vue technique, ses particularités sont une base de code presque intégralement en C++ (oui, même le noyau) et généralement reconnue pour sa clarté et sa lisibilité (oui, même si c’est du C++), son approche de la programmation très parallélisée (chaque fenêtre ouverte par une application a son propre fil d’exécution, par exemple), et la présence d’une API complète et cohérente pour faciliter le travail des développeurs d’applications.

    D’un point de vue utilisateur, l’objectif est d’avoir un système facile à utiliser et à appréhender (pas de surprise ou de comportements inattendus), réactif, tout en restant flexible et capable de faire ce qu’on attend de lui.

    Pourquoi un clone de BeOS ?

    À l’origine, Haiku est pensé pour fournir une continuité aux utilisateurs de BeOS et aux développeurs d’applications qui ne souhaitaient pas migrer vers un autre système. Dix‑huit ans plus tard, BeOS est mort et enterré, et Haiku n’a pas réussi à fournir une version stable dans les temps. La plupart des développeurs d’applications sont passés à autre chose depuis. Cependant, Haiku reste un projet pertinent aujourd’hui, car aucun système libre n’a vraiment pris la place que BeOS a libérée (dit autrement, non, ce n’est toujours pas l’année de GNU/Linux sur le bureau).

    Le maintien de la compatibilité avec BeOS garde également un intérêt, pas pour les utilisateurs mais pour l’organisation du projet :

    • elle permet de garder un objectif à peu près raisonnable en vue, c’est‑à‑dire qu’on peut rejeter les propositions de nouvelles fonctionnalités en disant « ce n’était pas dans BeOS » ;
    • elle permet de comparer l’implémentation des API avec celle de BeOS, pour décider si un problème vient d’une application ou de l’implémentation côté Haiku ;
    • elle permet enfin d’expérimenter les difficultés à maintenir pendant plus de quinze ans la compatibilité de l’ABI, et à réfléchir à la meilleure façon de procéder pour assurer la compatibilité entre les futures versions de Haiku.

    Les désavantages de cette approche (utilisation de GCC 2, impossibilité d’implémenter certaines choses ou de résoudre certains problèmes de sécurité qui nécessiteraient de changer l’API) se font toutefois de plus en plus pressants, c’est pourquoi il existe maintenant une version 64 bits de Haiku qui peut s’affranchir de certaines de ces contraintes.

    La version bêta 2

    La deuxième version bêta de Haiku a été publiée avec environ six mois de retard sur la date prévue. Vous trouverez les détails dans la dépêche qui lui est dédiée. Comme cette version est encore toute récente, cette dépêche ne va pas s’attarder sur les nouveautés déjà détaillées dans l’annonce de cette version. Nous allons donc plutôt essayer de voir les travaux en cours et les perspectives pour les années à venir.

    Enfin, comme il reste encore de nombreux DVD de la bêta 1 (à prix libre), il n’est pas prévu d’en faire presser de nouveaux, d’autant plus qu’après installation de ceux‑ci le système d’exploitation peut être mis à jour vers la bêta 2.

    Participation au Google Summer of Code

    Haiku participe régulièrement au Google Summer of Code depuis 2006. Le principe est d’accueillir dans le projet des étudiants qui contribuent pendant trois mois en étant rémunérés par Google. Cela permet à ces étudiants de se concentrer à plein temps sur leur travail pour Haiku (et plus d’une centaine d’autres projets participants), en étant rémunéré par Google. Les projets participants assurent l’encadrement et sont libres du choix des sujets (Google n’a donc pas d’influence sur les développements par ce moyen, si cela vous inquiétait).

    Cette année, quatre étudiants ont été retenus pour améliorer Haiku.

    L’amélioration des paramètres des périphériques d’entrée

    Le travail sur ce sujet avait été démarré l’été dernier dans le cadre d’Outreachy. Il s’agissait dans un premier temps de regrouper dans une seule fenêtre les réglages du clavier et de la souris (qui étaient configurables auparavant dans deux applications séparées). Cet été, le travail se poursuit pour pouvoir configurer chaque périphérique de pointage différemment (par exemple, pour avoir une vitesse de pointeur différente pour un pavé tactile et une souris).

    La prise en charge des systèmes de fichiers XFS et UFS2

    Afin d’améliorer l’interopérabilité avec les autres systèmes d’exploitation, deux étudiants travaillent actuellement sur la prise en charge des systèmes de fichiers XFS et UFS2.

    UFS2 va permettre, d’une part d’accéder aux fichiers sur les partitions de FreeBSD (et probablement des autres *BSD). Il permettra aussi de construire des images disque amorçables sur les stations de travail Sun lorsque le portage de Haiku sur SPARC sera un peu plus avancé.

    XFS est un système de fichiers développé au départ par Silicon Graphics pour IRIX, les développeurs de Haiku l’utilisent souvent pour leurs installations de GNU/Linux en raison de sa meilleure prise en charge des attributs étendus de fichiers, nécessaire pour compiler Haiku.

    La réécriture de l’API réseau

    Haiku dispose d’une implémentation d’un client HTTP, mais celle‑ci est complexe à utiliser et peu performante. Un des projets du Summer of Code de cet été est une refonte de cette API encore expérimentale, pour corriger ces problèmes.

    Participation à Outreachy et au Google Code‑In

    Outreachy est un programme similaire au Google Summer of Code organisé par l’association Software Freedom Conservancy. Le but est d’encourager la participation des minorités (quelles qu’elles soient) dans les projets libres.

    Le fonctionnement est similaire à celui du Summer of Code, avec la différence importante que les projets doivent financer eux‑mêmes le paiement des participants. Haiku a participé l’été dernier, mais ne peut pas se permettre pour l’instant de renouveler la chose, en attendant de trouver un ou plusieurs sponsors qui permettraient de le faire à nouveau.

    Le Google Code-In était un concours visant les adolescents de treize à dix‑sept ans, dont le principe était de proposer des tâches à réaliser pour différents projets libres. Haiku est le seul projet à avoir participé tous les ans depuis la création du Code‑In en 2010, grâce aux efforts de Scott McCreary et d’une équipe de « mentors » s’occupant de relire et de valider le travail des participants (la plupart n’étant pas des développeurs actifs de Haiku, mais des membres de la communauté ou des anciens participants au Code‑In). Malheureusement, Google a choisi de ne pas renouveler ce programme en 2020. Différentes idées sont en cours de réflexion pour le remplacer : monter un concours similaire sans l’aide de Google, ou rejoindre d’autres évènements existants comme Hacktoberfest, par exemple.

    Des idées pour la suite

    La publication de la version bêta 2 en juin a beaucoup mobilisé les contributeurs depuis le début de l’année. L’été est assez calme pour l’instant. La rentrée sera sûrement l’occasion de discuter d’un plan d'attaque pour la version bêta 3.

    Comme après chaque publication de version, les rapports de bogues ont été nombreux. Un effort de tri a été fait depuis quelques années sur le système de suivi des bogues pour séparer les tickets « indispensables » dans la version R1 de Haiku, de ceux qui pourraient être traités plus tard. Cela laisse un peu moins de 1 130 tickets à traiter avant la version R1 au dernier décompte.

    Le travail se poursuit pour corriger ces problèmes un par un. Tous les domaines sont concernés, par exemple, en ce moment, un développeur s’occupe du « Media Kit » et des pilotes pour les cartes sons, qui sont pour l’instant plutôt capricieux (silence pendant plusieurs minutes au démarrage avant de se mettre à fonctionner, matériel non reconnu sur certaines machines, pilote qui fonctionne uniquement si la carte a été initialisée préalablement par un autre système d’exploitation…) ; tandis que plusieurs autres améliorent le serveur graphique pour accélérer l’affichage (en particulier des pages Web complexes), améliorer la mise à l’échelle pour les écrans à haute résolution, etc.

    D’autre part, on ne peut pas empêcher les développeurs de s’amuser avec des développements qui ne rentrent pas dans la feuille de route. C’est ainsi que le travail continue sur le portage de Haiku vers les architectures SPARC, ARM ou Motorola 680x0 ; ou encore les pilotes pour les cartes SD et les puces eMMC. Si ces apports ne sont plus vraiment utiles pour certains, ou pas encore pour d’autres sur des machines actuelles, ils permettent néanmoins d’améliorer le code en le factorisant par exemple, ou grâce à un meilleur alignement des données, nécessaire sur une architecture exotique mais augmentant aussi les performances sur x86.

    Avant d’arriver à une version complètement satisfaisante, il faudrait aussi s’occuper de tous les aspects concernant la gestion des imprimantes, de corriger les problèmes restants dans l’implémentation du protocole TCP, et encore bien d’autres choses. Il est probable que cela nécessite encore plusieurs versions bêta et quelques années de développement supplémentaires.

    Statistiques de contribution

    Comme c’est bien de savoir où on en est, PulkoMandy publie de temps en temps des statistiques sur les contributions au dépôt Git de Haiku et à HaikuPorts. Depuis quelques mois, l’outil utilisé pour générer ces statistiques est repostat, en remplacement de gitstats qui n’était plus maintenu et n’a jamais été migré en Python 3. Avant de pouvoir migrer, il a cependant fallu ajouter quelques fonctionnalités manquantes à repostat, et le rendre beau, en remplaçant les graphiques statiques générés avec Gnuplot par des graphes générés en JavaScript et SVG en utilisant NVD3.

    Des détails pour Haiku

    Pour Haiku, on peut constater que l’activité est stagnante depuis 2016 avec 1 300 à 1 500 commits par an. On est loin du record de 5 555 commits atteint en 2009. Cependant, chaque année ce sont plus d’une cinquantaine de contributeurs qui participent à Haiku, et depuis 2016 ce chiffre semble également augmenter, même si pour l’instant le record est toujours en 2012 avec soixante‑douze contributeurs. En 2018 et 2019, un seul contributeur a réalisé à lui seul plus d’un tiers puis plus de la moitié des commits. L’année 2020 semble pour l’instant mieux équilibrée.

    Le nombre de fichiers (un peu plus de 30 000) et de lignes de code (entre cinq et six millions) n’évoluent pas beaucoup depuis 2015 (ou il avait fortement baissé suite à la suppression de nombreuses bibliothèques tierces qui avaient été copiées dans le dépôt Git, et qui sont maintenant téléchargées lors de la compilation).

    Des détails pour HaikuPorts

    Du côté de HaikuPorts, l’activité a été importante en 2017 et 2018, juste avant la sortie de la première version bêta. Elle se maintient bien depuis, avec plus de 2 000 commits par an (plus de cinq par jour).

    Le nombre de contributeurs est assez élevé pour HaikuPorts (une soixantaine chaque année). Cependant on voit que les dix contributeurs les plus actifs sont responsables de 75 % des recettes de construction de paquet. Cela s’explique en partie par des contributions de personnes qui maintiennent des recettes pour empaqueter leurs propres logiciels, avec donc une activité assez restreinte.

    Le dépôt contient actuellement des recettes pour 2 762 logiciels et bibliothèques.

    Des moyens de communications

    Le service de journalisation echelog pour les canaux IRC de Freenode a été arrêté. Ce service avait été développé au départ pour les canaux de Haiku et lwjgl, mais était utilisé par de nombreux autres projets également. Haiku utilise désormais logbot en remplacement.

    Haiku commence à se poser la question de la migration des salons de discussion et des autres moyens de discussion. Historiquement, IRC et des listes de diffusion par courriel sont principalement utilisés. Cependant, ces outils ne sont plus aussi courants aujourd’hui et pas forcément appropriés dans toutes les situations (pas accessibles facilement avec un ordiphone, par exemple) et cela freine la participation de certains contributeurs. De plus, il manque un certain nombre de fonctionnalités (par exemple, la modération sur les listes de diffusion permettant de supprimer un message et de bloquer un fil de discussion pour empêcher des réponses inutiles), ou bien il y a du travail à faire pour les mettre en place (les journaux du canal IRC, par exemple).

    Les conditions qui semblent indispensables pour la migration font cependant qu’il n’y a pas beaucoup d’alternatives :

    • utilisation de logiciels libres avec un protocole documenté et standardisé ;
    • pas de contraintes sur les personnes qui peuvent utiliser le service (par exemple, certains services de discussion sont interdits aux moins de treize ans) ;
    • disponibilité de clients pour la plupart des systèmes, y compris Haiku (sans avoir besoin d’installer Qt ou autre grosse bibliothèque multi‑plate‑forme).

    Le candidat le plus avancé est probablement XMPP (avec le client Renga), mais cela demandera encore du temps avant d’avoir un client complet et de commencer à envisager une migration.

    En attendant, il est possible de trouver des développeurs et utilisateurs de Haiku sur divers services tels que Matrix, Telegram, Discord, BeShare (un système de clavardage et partage de fichiers en pair à pair développé pour BeOS à l’origine), ainsi que sur le forum discuss.haiku-os.org ou encore sur Reddit.

    Des ponts ont été mis en place entre IRC et Matrix, et entre IRC et BeShare. Les salons Telegram restent séparés car leur usage est un peu différent (beaucoup d’envoi d’images ou de vidéos, voire de messages vocaux) et cela serait plus dérangeant qu’autre chose sur le canal IRC.

    La situation actuelle nous empêchant d’organiser des rencontres dans la vie réelle pour probablement encore quelque temps, cette réflexion prend un peu plus d’importance en ce moment.

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    Interview de Laurent, instituteur et libriste

    Laurent est un professeur des écoles qui, selon sa propre description sur Mastodon, « geeke en Bépo sans GAFAM ». Il utilise des outils informatiques pour sa classe de CM1-CM2. On découvrira au cours de cette interview, la diversité des outils, quasiment tous libres, qu’il utilise. C’est assez impressionnant. De quoi en inspirer plus d’un ou d’une. Et, d’ailleurs, cela a fait réfléchir la DSI de la ville où il exerce. En effet, elle envisage d’équiper toutes les écoles de la ville d’outils (et d’ordinateurs) comme ceux qu’il utilise en classe.

    On ne pouvait évidemment pas interviewer un enseignant sans lui demander son vécu pendant le confinement, et notamment comment cela s’est organisé. On verra que le surcroît de travail ne lui a pas laissé trop de temps pour aller à la cueillette des fraises et que certains de ses élèves ont vraiment fait preuve d’astuce pour arriver, malgré tout, à faire et à rendre le travail requis.

    Sommaire

    Un instituteur informatisé

    Dans quelles classes enseignes‑tu ?

    Depuis l’année dernière, j’ai une classe de CM1‑CM2 de niveau vraiment très hétérogène, mon école étant située en QPV (quartier prioritaire de la politique de la ville1). Les années précédentes, j’avais des CE1‑CE2.

    Tu utilises des outils informatiques en classe, dans quel contexte ? Comment les intègres‑tu à ta pédagogie ?

    L’informatique est en effet très présente dans ma pratique de classe. J’utilise de manière assez intensive mon propre ordinateur portable sous Ubuntu 18.04 et un TBI (tableau blanc interactif) qui me sert essentiellement de vidéoprojecteur, puisque celui‑ci est d’une marque qui n’est pas compatible avec Linux (eBeam (EN)). Je projette des vidéos de Canopé, des leçons au format Impress (ODP), des exercices que je conçois, les documents que je distribue… J’ai aussi souvent recours à UN outil non libre (que RMS me pardonne !) : Plickers (EN). Il permet de voir très rapidement ce qui a été retenu en dédramatisant les évaluations et en les rendant plus ludiques. Je peux ainsi créer rapidement les groupes de besoin.

    Ces outils t’ont‑ils été imposés ?

    Non, je suis entièrement libre de mes choix, même si les DSI de la ville voyaient d’un assez mauvais œil, au début, que je n’utilise pas la vieille tour sous Windows 7 présente dans la classe.

    Est‑ce qu’ils ne sont qu’à ton seul usage ? Les élèves disposent‑ils eux‑mêmes d’outils informatiques, si oui, lesquels et où ?

    Sur tout le mur du fond de ma classe a été aménagé un grand plan de travail sur lequel sont disposés huit portables sous Ubuntu (20.04, je viens de faire les mises à jour). Comme je travaille beaucoup en ateliers, les élèves passent en moyenne deux fois vingt minutes par matinée sur un PC. J’ai un petit site sous PluXML que j’alimente chaque semaine avec des séries d’exercices créés avec LearningApps ou des liens vers des ressources extérieures (Calcul@tice, jeuxpedago.com, Matheros, Cliclire…), ce qui me permet une grande flexibilité et une granularité très fine dans l’adaptation, la différenciation et la remédiation. J’utilise également Gcompris, TuxMath et Audacity pour que les élèves enregistrent leur lecture ou leur récitation. LibreOffice Writer et Framapad font aussi partie de la panoplie d’outils que j’utilise très souvent. Et enfin, la recherche dans Firefox s’ouvre automatiquement sur la page Qwant Junior.

    Tout le travail des élèves est enregistré sur un NAS et un script Bash me permet, chaque jour, de récupérer les derniers travaux et d’archiver les anciens.

    Tu as refait dernièrement des cahiers pédagogiques. Peux‑tu nous en dire plus ? À partir de quoi étaient‑ils faits, quels logiciels as‑tu utilisés pour les concevoir ? Comment tes propositions ont‑elles été reçues par tes collègues ?

    Ces cahiers sont juste un outil de CE1‑CE2 mis à disposition par le site Lutin Bazar. Je me suis contenté d’en rédiger l’index et de le mettre en page avec BookletImposer. La nouveauté de cette année est simplement un changement de couverture, l’originale me semblant trop terne et peu attirante.

    L’ancienne et la nouvelle couverture

    J’ai donc proposé une quinzaine de variantes aux collègues qui ont choisi celle qui leur « parlait » le plus. J’ai ensuite retravaillé la version finale (qui n’est pas celle que je préférais) en tenant compte de leurs remarques et suggestions. La couverture qu’elles ont retenue a été créée exclusivement avec LibreOffice Writer, mais j’en avais également proposé qui contenaient des éléments travaillés sous GIMP (EN).

    Les propositions non retenues  Les propositions non retenues

    D’une manière générale, dans ton école est‑ce que les autres enseignants utilisent aussi des outils informatiques, sont‑ce les mêmes que les tiens ?

    Grâce à un don que m’a fait une entreprise qui renouvelait son parc informatique, j’ai pu équiper l’école de vingt‑huit postes sous Linux, dont huit dans ma propre classe. Les autres sont répartis par deux, trois ou sept dans les classes des collègues. Leur usage est très variable et couvre tout l’éventail allant de la non‑utilisation à l’usage intensif. Pour celles de mes collègues qui les utilisent, l’usage est sensiblement le même que celui que j’en fais moi‑même. Il n’y a qu’en maternelle où des outils exclusivement sous Windows sont utilisés. Pour la plupart ils sont passablement obsolètes (certains ne fonctionnent que sous XP !), mais les collègues ont leurs habitudes…

    Est‑ce que ton école, globalement, utilise prioritairement des logiciels libres ?

    Firefox et LibreOffice sont installés sur toutes les machines, y compris les postes Windows. Les vingt‑huit postes Linux, évidemment, utilisent presque exclusivement du logiciel libre. Mais c’est une problématique qui n’existait absolument pas avant mon arrivée dans l’école. L’expérience semble pourtant porter ses fruits, puisque la DSI, au vu des usages qui sont faits dans mon école, envisage désormais sérieusement d’équiper toutes les écoles de la ville de postes sous Linux.

    Est‑ce que tes collègues sont sensibilisés aux problèmes de sécurité des données ?

    Trop peu. J’ai placardé dans la salle des maîtres les affiches de la Quadrature du Net (Google filtre ta pensée, Facebook contrôle ce que tu peux lire…), ce qui a généré quelques questions… et beaucoup de fatalisme.

    Lorsque j’ai formé mes collègues à l’utilisation de SPIP, j’ai beaucoup insisté sur l’absence de collecte de données. Mes collègues semblaient tout de même très au fait de leur devoir de protection des données concernant les élèves… beaucoup plus que des leurs !

    Un instituteur confiné

    Est‑ce que, pendant la phase de confinement tu as changé ta manière d’enseigner, et pourquoi ?

    C’était inévitable. La distance et l’absence de contact avec les élèves nous ont obligés à réinventer le métier, souvent dans l’urgence, avec notre matériel personnel, nos savoirs propres, dans l’impréparation et en tenant compte des injonctions hiérarchiques contradictoires.

    Est‑ce que la charge de travail était la même ?

    Il y a eu différentes phases. La première phase a fait peser sur nous une charge mentale très forte : il fallait inventer les façons de travailler. Le stress couplé aux nouveaux modes de préparation du travail ont été particulièrement pénibles. Les corrections individuelles par SMS ou par courriel (mais aussi par le cloud) prenaient un temps incroyable et s’étalaient sur toute la journée, souvent jusqu’à plus de vingt‑deux heures.

    Pendant la deuxième phase, pour me préserver, je ne demandais plus que tout me soit rendu, mais seulement une sélection quotidienne d’exercices, généralement un de français et un de mathématiques. Mais la correction est restée une activité extrêmement chronophage. D’autant plus que je mettais en ligne chaque soir la correction de tous les exercices du jour, y compris et surtout ceux pour lesquels je n’avais pas demandé qu’on me les rende.

    Ensuite, lors de la reprise partielle, il a fallu mener de front le présentiel et le distanciel, là, la quantité de travail s’est encore accrue. Donc, non, la charge de travail n’était pas la même, elle était beaucoup plus importante.

    Tes élèves ont‑ils dû recourir plus à l’outil informatique ? Quels logiciels, applications, réseaux de communication ?

    Lors de mon arrivée dans l’école où j’enseigne, j’ai immédiatement mis en place un site Web de l’école (sous SPIP) et formé mes collègues à son utilisation. Mais celui‑ci vivotait puisque j’étais quasiment le seul à l’alimenter en y mettant les devoirs à faire, les documents que je distribuais, les poésies, les chants en audio, etc. Lors du confinement, cet outil est devenu de facto le moyen de communication privilégié, autant les parents que les élèves et les collègues se sont mis à en tirer entièrement profit. Les statistiques sont éloquentes à ce sujet.

    Les statistiques du site  Une courbe éloquente de fréquentation.

    Le courriel et le SMS (j’utilise Silence) ont également beaucoup été utilisés pendant cette période. J’ai mis en place un numéro dédié auquel les élèves pouvaient me joindre par SMS et m’envoyer leurs travaux en photo. De mon côté, j’ai trouvé l’outil qui me permettait de corriger un peu plus confortablement : scrcpy.

    Comment penses‑tu que tes élèves s’en sont « tirés ». Est‑ce que, globalement, ils ont pu continuer à suivre correctement leur scolarité ?

    Quelques élèves complétaient leur travail grâce à Adobe Reader, mais la plupart imprimaient les documents et m’envoyaient une photo du travail fini. Certains ont eu beaucoup de mérite : avec pour seul accès familial un téléphone et un forfait limité, m’envoyer chaque jour le travail fait relevait de la gageure.

    Bien sûr, il y a aussi eu quelques décrocheurs, trop à mon goût (deux sans aucune nouvelle, malgré des appels téléphoniques répétés de ma part, et quatre ne me renvoyant leur travail que très épisodiquement). Mais hormis ces quelques cas, les élèves ont dans l’ensemble « joué le jeu » et bien fait leur travail. Mais il faut bien garder à l’esprit que consigne nous était donnée de ne pas aborder de notion nouvelle. On ne peut pas dire, dès lors, que la scolarité ait été normale.

    As‑tu eu plus de contacts avec les parents ? De quelle sorte ?

    Oui, beaucoup plus. J’ai appelé les parents à de nombreuses reprises, pour prendre des nouvelles, pour remotiver, donner des conseils, pour demander qu’on me rende le travail, pour m’enquérir des difficultés rencontrées, etc. Et les échanges de courriels ou de SMS étaient quotidiens, que ce soit les envois groupés pour signaler la mise en ligne de contenu, les envois individuels pour réexpliquer un point de grammaire, pour donner la correction individualisée du travail, ou pour les communications institutionnelles (maintien ou passage dans la classe supérieure, constitution de dossier pour le collège…).

    Quel bilan pourrais‑tu tirer de cette période, notamment en ce qui concerne l’usage des outils informatiques ?

    Le site Web que j’avais mis en place s’est avéré un outil très performant et utile. Le courriel et le smartphone (dégooglisé !) ont permis de garder un contact très étroit avec les élèves et leurs familles. Cependant, aucune de ces technologies ne remplace le contact direct avec les enfants et rien ne me permet de croire que l’enseignement dispensé de cette façon soit souhaitable ou gérable à plus ou moins long terme. La technologie est un moyen et non une fin. Et dans le cas qui nous occupe, celle‑ci a montré ses limites, tant dans son utilisation que dans l’implication qu’elle requiert de la part des usagers. Nous (enseignants et élèves, parents) ne sommes ni prêts, ni formés.

    Les questions récurrentes

    Au niveau professionnel, quels logiciels libres utilises‑tu, sur quel système d’exploitation (outre ceux déjà indiqués) ?

    La machine sur laquelle je prépare ma classe et celle que j’utilise à l’école sont toutes les deux sous Ubuntu 18.04, avec une synchronisation Nextcloud hébergée par le CHATONS La mère Zaclys. Outre les logiciels déjà mentionnés plus haut, j’utilise beaucoup Firefox et Thunderbird, gImageReader, Xournal++, PDFarranger, Okular (que je préfère à Evince), ImageMagick, BookletImposer, Flameshot, Kdenlive, Wine (et une petite VirtualBox au cas où…).

    Quelle est ta distribution GNU/Linux préférée et pourquoi, quels sont tes logiciels libres préférés ?

    Je distingue deux choses : ma préférée et ma préférable. J’utilise essentiellement Ubuntu, parce que c’est solide, et j’ai besoin que ça « juste marche ». Mais KDE Neon (EN) est ma distribution préférée : je trouve Plasma très intéressant, esthétiquement très réussie, hautement configurable et, contrairement à la légende urbaine, elle sait être très légère sur les ressources.

    Firefox, Thunderbird et LibreOffice sont incontestablement mes champions, mais je dois une fière chandelle à scrcpy (EN). Enfin, j’affectionne particulièrement GIMP, Tor, Clementine et KeePassX, KDE Connect.

    Quelle question aurais‑tu adoré qu’on te pose (évidemment, tu peux y répondre) ?

    Depuis quand es‑tu utilisateur de Linux ?

    Je suis un Linux-n00b depuis 1999 !

    Quelle question aurais‑tu détesté qu’on te pose (en espérant que je ne te l’ai pas posée) ?

    Combien de temps par jour passes‑tu devant un écran ? Beaucoup trop !

    Merci beaucoup.


    1. Le QPV est un dispositif de la politique de la ville française à destination des zones socialement défavorisées. 

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    Revue de presse de l’April pour la semaine 31 de l’année 2020

    Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

    [LeMagIT] Souveraineté numérique et « Guerre Froide » technologique : l’avenir du cloud s’annonce orageux

    ✍ Philippe Ducellier, le vendredi 31 juillet 2020.

    « Pour la banque d’investissement Klecha & Co, au regard du contexte de guerre économique où l’Europe est un terrain de jeu possible pour les États‑Unis et la Chine, la cloudification massive ira de pair avec la question de la souveraineté des données et de l’indépendance technologique. »

    [Le Monde.fr] Après la crise, les communs numériques en quête de reconnaissance (¤)

    ✍ Claire Legros, le mardi 28 juillet 2020.

    « “Le retour des communs” (2/6). Pendant le confinement, les données et outils ouverts ont joué un rôle vital et prouvé leur pertinence en temps de crise. La séquence a aussi mis en lumière la nécessaire articulation entre ces communs numériques et les secteurs public et privé. »

    [Clubic.com] PeerTube, le projet d’alternative à YouTube décentralisée, avance bien !

    ✍ Benjamin Bruel, le lundi 27 juillet 2020.

    « Deux ans après le financement participatif qui avait conduit à sa naissance, PeerTube, l’alternative à YouTube française et libre, continue gentiment de rouler sa bosse. Framasoft, l’association pour le développement de logiciels libres à l’origine du projet, dévoile la version 2.3 de PeerTube. »

    Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

    Agenda du Libre pour la semaine 32 de l’année 2020

    Calendrier Web, regroupant des événements liés au Libre (logiciel, salon, atelier, install party, conférence), annoncés par leurs organisateurs. Voici un récapitulatif de la semaine à venir. Le détail de chacun de ces douze événements (Belgique : 2, France : 9, Suisse : 1) est en seconde partie de dépêche.

    Sommaire

    [FR Barret sur Méouge] Rencontres Moustic - Du dimanche 2 août 2020 à 08h00 au mardi 4 août 2020 à 20h00.

    Moustic : des rencontres autour de l’intelligence collective, de la collaboration et du numérique!

    Nées à Montpellier les rencontres Moustic, retrouvent une seconde jeunesse dans les Alpes.

    La thématique de cette année sera dans la lignée de toutes les belles choses solidaires et collectives qui se sont passées pendant, malgré, grâce à la crise du Covid 19 Solidarités Territoriales : retour à l’a-normale ?

    Inscription en ligne sur notre site

    Plan d’accès

    [FR Montpellier] Stage de formation à la programmation sous Linux - Le lundi 3 août 2020 de 09h00 à 12h30.

    Attention, les places sont limitées. Inscription nécessaire

    Public visé :
    Toute personne majeure, légalement capable, francophone, de bonne volonté, disposant d’un ordinateur sous Linux, connaissant l’usage du clavier et de la souris, intéressé par la programmation.
    Chaque participant[e] connaît son adresse courriel, vient avec sa clé USB neuve et y enregistre ses logiciels et a un certain goût pour l’abstraction et la logique. Il est capable de lire sans assistance sur l’écran du PC Linux mis à sa disposition.

    Plan possible de la formation :
    1 - Introduction :

    • Qu’est-ce que l’information ? Qu’est-ce que le numérique ? Qu’est-ce qu’est un ordinateur ? Différence entre logiciel et matériel, code source et code binaire. Qu’est-ce qu’un fichier, un répertoire ? Aspects légaux et sociaux de l’informatique. Importance de la terminologie ;
    • Comment un fichier peut “exister” sans être visible à l’écran ? Qu’est-ce qu’une base de données ? Quel est le rôle d’un système d’exploitation ? ;
    • Formats de données et encodage : UTF-8, HTML 5, LATEX - compression de données et stéganographie. Comment et pourquoi sauvegarder ses données ? ;
    • Quels sont les outils logiciels du développeur sous LINUX : éditeur E MACS, langage de commande “shell” tel que BASH, versionneurs tels que git, débogueurs tels que GDB ;
    • Pour qui et avec qui code-t-on un logiciel ? Qu’est-ce qu’un logiciel libre ? ;
    • Qu’est-ce qu’un langage de programmation, un logiciel, un compilateur, un interpréteur ? L’informatique comme une mathématique des ressources ;
    • Informatique massivement distribuée et “datacenters”, informatique dans le nuage (“cloud computing”) ;

    2 - Premiers exemples de programmes et de langages de programmation ;

    • Le programme hello world en code source (avec quelques variantes) dans plusieurs langages de programmation (C, C++, OCAML, SCHEME, COMMON, LISP, PYTHON ) ;
    • Qu’est-ce que c’est qu’un bogue ? (“bug” en anglais) Que veut dire débogage ;
    • Limitations théoriques : la machine de Turing et le problème de l’arrêt ;
    • Limitations cognitives et pratiques : l’explosion combinatoire ;
    • Aspects esthétiques et sociaux de la programmation ;

    3 - Rudiments d’analyse syntaxique et sémantique. On écrirait ensemble un petit
    interpréteur (ou un logiciel calculette programmable) ;

    • Automates finis, à pile ;
    • Arbres syntaxiques abstraits et techniques de “parsing” ;
    • Allocation dynamique et gestion de la mémoire

    4 - Rudiments de base de données. On écrirait ensemble un logiciel de gestion
    de carnets d’adresse.

    5 - Rudiments d’interface homme machine. On écrirait ensemble un logiciel de
    jeu vidéo rustique.

    Pour rester en conformité avec le décret du 31 mai 2020, nous vous rappelons que les masques doivent être portés systématiquement par tous dès lors que les règles de distanciation physique ne peuvent être garanties. Notez bien que le respect des gestes barrières et des règles de distanciation sociale, restent quant à eux, obligatoire.

    Cet événement vous est proposé dans le cadre du partenariat qui lie le Club de la Presse, le Centre de Recherche CEA Saclay, Montpel’libre.

    Tramway lignes 1 et 3, arrêts Port-Marianne et Rives du Lez
    GPS Latitude : 43.603095 | Longitude : 3.898166
    Carte OpenStreetMap

    • Première session : Mercredi 29 juillet au vendredi 31 juillet 2020 de 9h00 à 12h30 (reste 1 place) Atelier des Pigistes au 171, rue Frimaire, 34000 Montpellier
    • Deuxième session :
      Lundi 03 août au mercredi 05 août 2020 de 9h00 à 12h30 (reste 5 places)
      Atelier des Pigistes au 171, rue Frimaire, 34000 Montpellier

    • Atelier des Pigistes, 171 rue Frimaire, Montpellier, Occitanie, France

    • https://montpellibre.fr

    • logiciels-libres, montpellibre, gnu/linux, c++, python, formation, latex, bash, emacs, linux

    [FR Saint Etienne] Permanences GNU/Linux et Logiciels Libres - Le lundi 3 août 2020 de 19h00 à 23h00.

    Permanences Alolise

    Tous les lundis soir à partir de 19h00.

    Rencontrer les bénévoles, passer sous Linux, poser des questions sur le libre, les logiciels, l’hébergement…

    Pour passer votre ordinateur sous linux, nous vous invitons à nous prévenir avant votre passage.

    [FR Montpellier] Stage de formation à la programmation sous Linux - Le mardi 4 août 2020 de 09h00 à 12h30.

    Attention, les places sont limitées. Inscription nécessaire

    Public visé :
    Toute personne majeure, légalement capable, francophone, de bonne volonté, disposant d’un ordinateur sous Linux, connaissant l’usage du clavier et de la souris, intéressé par la programmation.
    Chaque participant[e] connaît son adresse courriel, vient avec sa clé USB neuve et y enregistre ses logiciels et a un certain goût pour l’abstraction et la logique. Il est capable de lire sans assistance sur l’écran du PC Linux mis à sa disposition.

    Plan possible de la formation :
    1 - Introduction :

    • Qu’est-ce que l’information ? Qu’est-ce que le numérique ? Qu’est-ce qu’est un ordinateur ? Différence entre logiciel et matériel, code source et code binaire. Qu’est-ce qu’un fichier, un répertoire ? Aspects légaux et sociaux de l’informatique. Importance de la terminologie ;
    • Comment un fichier peut “exister” sans être visible à l’écran ? Qu’est-ce qu’une base de données ? Quel est le rôle d’un système d’exploitation ? ;
    • Formats de données et encodage : UTF-8, HTML 5, LATEX - compression de données et stéganographie. Comment et pourquoi sauvegarder ses données ? ;
    • Quels sont les outils logiciels du développeur sous LINUX : éditeur E MACS, langage de commande “shell” tel que BASH, versionneurs tels que git, débogueurs tels que GDB ;
    • Pour qui et avec qui code-t-on un logiciel ? Qu’est-ce qu’un logiciel libre ? ;
    • Qu’est-ce qu’un langage de programmation, un logiciel, un compilateur, un interpréteur ? L’informatique comme une mathématique des ressources ;
    • Informatique massivement distribuée et “datacenters”, informatique dans le nuage (“cloud computing”) ;

    2 - Premiers exemples de programmes et de langages de programmation ;

    • Le programme hello world en code source (avec quelques variantes) dans plusieurs langages de programmation (C, C++, OCAML, SCHEME, COMMON, LISP, PYTHON ) ;
    • Qu’est-ce que c’est qu’un bogue ? (“bug” en anglais) Que veut dire débogage ;
    • Limitations théoriques : la machine de Turing et le problème de l’arrêt ;
    • Limitations cognitives et pratiques : l’explosion combinatoire ;
    • Aspects esthétiques et sociaux de la programmation ;

    3 - Rudiments d’analyse syntaxique et sémantique. On écrirait ensemble un petit
    interpréteur (ou un logiciel calculette programmable) ;

    • Automates finis, à pile ;
    • Arbres syntaxiques abstraits et techniques de “parsing” ;
    • Allocation dynamique et gestion de la mémoire

    4 - Rudiments de base de données. On écrirait ensemble un logiciel de gestion
    de carnets d’adresse.

    5 - Rudiments d’interface homme machine. On écrirait ensemble un logiciel de
    jeu vidéo rustique.

    Pour rester en conformité avec le décret du 31 mai 2020, nous vous rappelons que les masques doivent être portés systématiquement par tous dès lors que les règles de distanciation physique ne peuvent être garanties. Notez bien que le respect des gestes barrières et des règles de distanciation sociale, restent quant à eux, obligatoire.

    Cet événement vous est proposé dans le cadre du partenariat qui lie le Club de la Presse, le Centre de Recherche CEA Saclay, Montpel’libre.

    Tramway lignes 1 et 3, arrêts Port-Marianne et Rives du Lez
    GPS Latitude : 43.603095 | Longitude : 3.898166
    Carte OpenStreetMap

    • Première session : Mercredi 29 juillet au vendredi 31 juillet 2020 de 9h00 à 12h30 (reste 1 place) Atelier des Pigistes au 171, rue Frimaire, 34000 Montpellier
    • Deuxième session :
      Lundi 03 août au mercredi 05 août 2020 de 9h00 à 12h30 (reste 5 places)
      Atelier des Pigistes au 171, rue Frimaire, 34000 Montpellier

    • Atelier des Pigistes, 171 rue Frimaire, Montpellier, Occitanie, France

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    [FR Grenoble] Session Hack - Le mardi 4 août 2020 de 19h00 à 23h00.

    Séance du mardi soir au LOGal.

    C’est ouvert à tout le monde, vous êtes les bienvenu.e.s

     N’hésitez pas à passer nous voir pour rencontrer nos membres, découvrir leurs projets ou participer!

    [FR Nantes] Visioconférence Monnaie Libre - Le mardi 4 août 2020 de 19h30 à 21h00.

    Vous vous interrogez sur les produits que vous acheter : d’où ça vient, comment c’est fabriqué, est-ce équitable écologique?
    Vous posez vous les mêmes questions concernant la monnaie?

    Dans le cadre de la transition écologique, la monnaie joue un rôle majeur.
    La monnaie libre permet d’éviter l’accumulation, de garantir la valeur et
    de privilégier l’humain.
    Elle appartient à ses utilisateurs et non pas à une banque.
    Elle est créée par les utilisateurs et non par la dette.
    Elle participe pleinement à la phase de résilience qui va suivre les
    bouleversements économiques majeurs qui s’annoncent.
    Elle existe depuis 3 ans et ne nécessite aucun frais d’entrée ou de gestion.
    Ce n’est pas une monnaie locale bien qu’elle puisse être utilisée localement.
    Elle intègre un dividende universel attribué automatiquement chaque jour.

    C’est une autre façon de voir le revenu universel et c’est opérationnel dès aujourd’hui.

    À l’issue de la réunion vous aurez toutes les informations pour vous
    lancer.

    Pour rejoindre la réunion il faut suivre ce lien: Jitsi MonnaieLibreNantes    

    Exceptionnellement ce sera lundi soir
    Pour toutes questions préalable voir forum.monnaie-libre.fr visio-conference-tout-les-mardi-soir

    La réunion commence à 19h30, mais on teste les connexions à partir de 19h20. (privilégier le câble)

    Il n’y a pas vraiment de présentation, ces visioconférences sont faites pour faire connaissance (activez vos caméras), et répondre aux questions, en préparation de rencontre réelles pour utiliser cette monnaie.

    Quelques vidéos de présentation sur youtube

    [FR Montpellier] Stage de formation à la programmation sous Linux - Le mercredi 5 août 2020 de 09h00 à 12h30.

    Attention, les places sont limitées. Inscription nécessaire

    Public visé :
    Toute personne majeure, légalement capable, francophone, de bonne volonté, disposant d’un ordinateur sous Linux, connaissant l’usage du clavier et de la souris, intéressé par la programmation.
    Chaque participant[e] connaît son adresse courriel, vient avec sa clé USB neuve et y enregistre ses logiciels et a un certain goût pour l’abstraction et la logique. Il est capable de lire sans assistance sur l’écran du PC Linux mis à sa disposition.

    Plan possible de la formation :
    1 - Introduction :

    • Qu’est-ce que l’information ? Qu’est-ce que le numérique ? Qu’est-ce qu’est un ordinateur ? Différence entre logiciel et matériel, code source et code binaire. Qu’est-ce qu’un fichier, un répertoire ? Aspects légaux et sociaux de l’informatique. Importance de la terminologie ;
    • Comment un fichier peut “exister” sans être visible à l’écran ? Qu’est-ce qu’une base de données ? Quel est le rôle d’un système d’exploitation ? ;
    • Formats de données et encodage : UTF-8, HTML 5, LATEX - compression de données et stéganographie. Comment et pourquoi sauvegarder ses données ? ;
    • Quels sont les outils logiciels du développeur sous LINUX : éditeur E MACS, langage de commande “shell” tel que BASH, versionneurs tels que git, débogueurs tels que GDB ;
    • Pour qui et avec qui code-t-on un logiciel ? Qu’est-ce qu’un logiciel libre ? ;
    • Qu’est-ce qu’un langage de programmation, un logiciel, un compilateur, un interpréteur ? L’informatique comme une mathématique des ressources ;
    • Informatique massivement distribuée et “datacenters”, informatique dans le nuage (“cloud computing”) ;

    2 - Premiers exemples de programmes et de langages de programmation ;

    • Le programme hello world en code source (avec quelques variantes) dans plusieurs langages de programmation (C, C++, OCAML, SCHEME, COMMON, LISP, PYTHON ) ;
    • Qu’est-ce que c’est qu’un bogue ? (“bug” en anglais) Que veut dire débogage ;
    • Limitations théoriques : la machine de Turing et le problème de l’arrêt ;
    • Limitations cognitives et pratiques : l’explosion combinatoire ;
    • Aspects esthétiques et sociaux de la programmation ;

    3 - Rudiments d’analyse syntaxique et sémantique. On écrirait ensemble un petit
    interpréteur (ou un logiciel calculette programmable) ;

    • Automates finis, à pile ;
    • Arbres syntaxiques abstraits et techniques de “parsing” ;
    • Allocation dynamique et gestion de la mémoire

    4 - Rudiments de base de données. On écrirait ensemble un logiciel de gestion
    de carnets d’adresse.

    5 - Rudiments d’interface homme machine. On écrirait ensemble un logiciel de
    jeu vidéo rustique.

    Pour rester en conformité avec le décret du 31 mai 2020, nous vous rappelons que les masques doivent être portés systématiquement par tous dès lors que les règles de distanciation physique ne peuvent être garanties. Notez bien que le respect des gestes barrières et des règles de distanciation sociale, restent quant à eux, obligatoire.

    Cet événement vous est proposé dans le cadre du partenariat qui lie le Club de la Presse, le Centre de Recherche CEA Saclay, Montpel’libre.

    Tramway lignes 1 et 3, arrêts Port-Marianne et Rives du Lez
    GPS Latitude : 43.603095 | Longitude : 3.898166
    Carte OpenStreetMap

    • Première session : Mercredi 29 juillet au vendredi 31 juillet 2020 de 9h00 à 12h30 (reste 1 place) Atelier des Pigistes au 171, rue Frimaire, 34000 Montpellier
    • Deuxième session :
      Lundi 03 août au mercredi 05 août 2020 de 9h00 à 12h30 (reste 5 places)
      Atelier des Pigistes au 171, rue Frimaire, 34000 Montpellier

    • Atelier des Pigistes, 171 rue Frimaire, Montpellier, Occitanie, France

    • https://montpellibre.fr

    • logiciels-libres, montpellibre, gnu/linux, c++, python, formation, latex, bash, emacs, linux

    [BE Saint-Gilles] Info Linux - Atelier du Web - Le mercredi 5 août 2020 de 10h00 à 12h00.

    Longue vie aux Logiciels Libres !

    Article de Reporterre : « Microsoft envoie 500 millions d’ordinateurs à la poubelle »
    À lire sur : http://www.reporterre.net/spip.php?article5681

    C’est l’occasion de venir tester et essayer une distribution GNU/Linux, qui pourra remplacer facilement ce système d’exploitation Windows XP (c), avec tous les avantages liés au monde du « logiciel libre »…

    GNU/Linux et les logiciels libres : plus que des mots, venez découvrir et/ou faire installer de manière vivante ce qui va changer votre vision de l’informatique.

    Les mercredis de l’atelier du web, TOUS LES MERCREDI chaque mois (sauf les jours fériés, périodes de vacances scolaires)…

    Sauf en cas d’urgence tel que confinement
     de 10h00 à 12h00
     où : 37 rue du Fort - 1060 Saint-Gilles

    C’est l’occasion pour vous de venir découvrir l’informatique libre et gratuite.
    Principales questions, avec les logiciels libres :
    Peut-on ouvrir des fichiers Word (c), Excel(c) ou Powerpoint(c) ? Oui
    Y a-t-il un support linguistique ? Oui, il y a beaucoup de langues supportées (français, néerlandais, allemand, anglais, espagnol, italien, etc.)

    Pour information : les équivalences de logiciels tournant sur Windows(c) et GNU/Linux

    La permanence du MERCREDI est UNE ACTIVITÉ CONSACRÉE UNIQUEMENT À DE NOUVELLE INSTALLATION (sur PC portable)…
    Il est impératif avant l’installation d’une distribution Gnu/Linux d’effectuer une sauvegarde de TOUS le(s) disque(s) dur, « et QUE l’installation ait débuté avant 10h30 au plus tard ! »

    DÉSOLÉ, mais CETTE permanence de deux heures m’oblige à REFUSER TOUTES résolution de certains problèmes ou conseils techniques…
    En aucun cas une maintenance ne pourra être assurée ; le SAI (Service Après Installation), pour des conseils pratiques, mise à jour sur les distributions déjà installées, SEULES les LCP peuvent répondre à ces demandes spécifiques…

    Éventuellement le SUR RENDEZ-VOUS le JEUDI MATIN à l’atelier du web ou chez Oxfam-informatique le vendredi après-midi de 14h00 à 17h00 et réservé à ceux qui auront pris rendez-vous

    Contact : Jean-Paul Biérent (jpbxlug[arobase]gmail.com ou 0475/918.033 si absent sur le privé : 02/347.55.94 de 9h00 à 12h00 et 15h00 à 18h00.

    Une autre LCP est organisée par Oxfam-informatique. Le dernier jeudi de chaque mois de 17h30 à 20h00 « Oxfam Ixelles ») 252, Chaussée d’Ixelles 1050 Ixelles (02/647.48.51)

    [FR Poitiers] Jeudi du Libre - Le jeudi 6 août 2020 de 17h30 à 20h30.

    Chaque premier jeudi du mois, les membres de l’APP3L vous invitent à les rejoindre, de 17h30 à 20h30, afin d’échanger et d’en apprendre plus à propos des logiciels libres.

    Si vous le désirez, vous pouvez venir avec votre ordinateur portable.

    Cette permanence est l’occasion pour chacun de:

    • rencontrer d’autres utilisateurs;
    • de discuter ou de s’informer;
    • de trouver de l’aide (vous pouvez amener votre machine);
    • ou tout simplement de découvrir des alternatives aux logiciels et services privateurs.

    Vous pourrez aussi échanger et vous faire aider dans votre contribution aux communs numériques (Wikipédia, OpenStreetMap), la protection de votre vie privée et les services en ligne respectueux de votre intimité.

    Entrée Libre. Tout Public.

    Accès: Cobalt, 5 rue Victor Hugo à Poitiers

    [CH Bern] Monatstreffen Linux User Group Bern - Le jeudi 6 août 2020 de 18h30 à 23h00.

    Der monatliche Treffpunkt der Penguins @ Bern.

    Diskussionen, TechTalk, Kontakte knüpfen, Computer installieren, Support, Speis & Trank…

    Wo: Ristorante Casa d’Italia
    Bühlstrasse 57, 3012 Bern

    Das Treffen findet im 1. Stock des Restaurants statt!

    https://www.casaitalia.ch

    Für Linux-Installationen bitte vorher per Mail an info @ lugbe. ch anmelden!

    Unsere Treffs sind öffentlich, d.h. auch Nicht-Mitglieder sind herzlich willkommen.

    [BE Liège] Linux Meeting Party - Le jeudi 6 août 2020 de 19h30 à 22h30.

    Notre « Linux Meeting Party » (table de conversation informelle) a lieu tous les premiers jeudi du mois.

    Nos prochaines rencontres se tiendront dans un local du « Service de proximité » de Grivegnée, Av. Albert 1ᵉʳ, 5, à Grivegnée-bas. C’est à deux pas de la rue Belvaux (pour l’accès en bus) et un vaste parking est disponible : carte interactive d’accès

    Venez quand vous voulez entre 19h30 et 22h30 papoter Linux et Logiciels Libres dans la bonne humeur :-)

    [FR Toulouse] Visioconférence Monnaie Libre - Le samedi 8 août 2020 de 19h00 à 21h30.

    On vous propose une série d’apéro présentation en visioconférence:
    La Monnaie Libre & les projets d’Econolibre:

    Chaque samedi depuis le 30 mai de 19h à 21h30
    (programme renouvelé pour juin et juillet 2020)

    Formule Apéro Monnaie Libre
    Publication d’un thème sur les réseaux sociaux,
    dans la semaine qui précède, si nécessaire.

    Rien de spécial à installer, ça se passera via le site web JitSi:
    https://meet.jit.si/econolibre

    Cela nous permettra de nous réunir,
    de voir comment nous supportons ce « déconfinement »
    et la réduction de nos libertés…

    De poser des questions sur la monnaie libre et
    de présenter les nouveaux projets de l’association ECONOLIBRE,
    de réfléchir aux projets que nous pouvons faire ensemble,
    et de mieux nous connaître.

    On décidera d’autres dates de réunions-visio en format différent et sur d’autres thèmes, selon les besoins.

    Détails de l’association sur notre site:
    https://econolibre.org

    On peut manger pendant les réunions (c’est un apéro).

    Un petit TUTO pour expliquer comment utiliser Jitsi:
    https://forum.monnaie-libre.fr/t/visioconference-avec-jistsi/10363

    La réunion commence à 19h, mais on teste les connexions à partir de 18h50. (privilégier le câble)
    (si besoin) Une présentation pour les non monnaie libristes est faite, qui dure moins de 30mn
    et sera suivie de questions réponses.

    Quelques vidéos de présentation sur notre chaine Youtube: (Econolibre)
    https://www.youtube.com/channel/UC9e9jWjY8foLfJp\_6KTIHRQ

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    À la découverte de l’écosystème Mooltipass

    Le projet open source Mooltipass a été lancé il y a maintenant sept ans, avec pour but d’offrir une solution hors ligne de stockage de noms d’utilisateur et mots de passe, de petits fichiers et de clefs SSH. Au contraire des solutions similaires existantes sur ordinateurs et téléphones, le Mooltipass est un élément dédié qui effectue seulement les opérations de sécurité. Composé d’extensions navigateur (Chrome, Firefox et Opera), d’un logiciel de gestion de bases de données multi‑plate‑forme et d’un appareil dédié branché en USB ou Bluetooth, nous vous faisons découvrir le fruit de sept ans de travail de contributeurs non rémunérés.

    Mooltipass Mini BLE

    Sommaire

    L’appareil Mooltipass — principe de fonctionnement

    Principe Mooltipass
    Les trois appareils Mooltipass (Mooltipass Standard, Mooltipass Mini et Mooltipass Mini BLE) reposent sur le même principe de fonctionnement : chaque appareil contient une base de données chiffrée (AES‑256) par une clef contenue sur une carte à puce, elle‑même verrouillée par un code PIN (entré sur l’appareil). Comme avec les cartes bancaires, trois tentatives erronées bloquent indéfiniment la carte. Une telle solution permet ainsi à une personne d’utiliser plusieurs appareils, et à plusieurs utilisateurs de partager un seul appareil. La carte à puce peut être clonée, la base de données peut être exportée.
    Pour éviter l’enfermement propriétaire (vendor lock‑in), l’équipe de Mooltipass fournit un script Python qui, avec un lecteur de carte à puce acheté sur le marché, permet de déchiffrer le fichier de sauvegarde d’un utilisateur.

    Le Mooltipass Mini BLE — l’architecture interne

    Architecture Mooltipass Mini BLE
    L’équipe de Mooltipass lance en ce moment une campagne Kickstarter pour son dernier appareil : le Mooltipass Mini BLE. Comme tout le reste de l’écosystème, micrologiciel et matériel sont open source. Comparé à ses prédécesseurs, le Mooltipass Mini BLE se caractérise par une architecture basée sur deux microcontrôleurs : l’un est dédié aux communications externes (USB et Bluetooth), l’autre à la partie sécurité.

    Le Mooltipass Mini BLE comprend aussi :

    • une mémoire Flash dédiée aux bases de données utilisateurs ;
    • une mémoire Flash dédiée aux ressources micrologicielles (graphiques, chaînes de caractères, mises à jour) ;
    • un écran OLED de 256 × 64 px monochrome ;
    • un adaptateur Bluetooth ;
    • une batterie NiMH pour une utilisation mobile.

    Côté micrologiciel, le processeur « sécurisé » n’utilise que des bibliothèques développées par l’équipe de Mooltipass, à l’exception bien sûr des fonctions de chiffrement : la librairie BearSSL est ainsi utilisée. En se perdant dans les fichiers sources sur le projet GitHub officiel, vous pourrez ainsi trouver :

    • un format de stockage de fichiers (graphiques, chaînes de caractères, fichiers binaires, etc., et doc) ;
    • un format de stockage de base de données (doc) ;
    • une bibliothèque graphique avec gestion de la compression RLE et du tampon de trame (frame buffer).

    À noter que le micrologiciel gère l’Unicode BMP et qu’il est possible de changer la langue de l’interface utilisateur (sont pour l’instant présents : anglais, français, allemand, italien, néerlandais, portugais, slovénien et finnois). L’équipe invite des contributeurs à rajouter des traductions en fournissant un fichier texte dédié.

    Mooltipass Mini BLE — l’émulateur

    Émulateur Mooltipass
    Afin de faciliter les contributions, un émulateur de Mooltipass Mini BLE est disponible, pouvant être compilé sur Windows ou GNU/Linux. Celui‑ci est ensuite directement reconnu par l’écosystème, permettant de directement tester ce dernier.

    Le logiciel compagnon — Moolticute

    Moolticute
    Moolticute est le logiciel compagnon du Mooltipass, compatible GNU/Linux, Windows et macOS, et entièrement libre. Il est écrit en Qt. Celui‑ci permet de :

    • gérer ses fichiers, noms d’utilisateur et mots de passe ;
    • exporter, importer et synchroniser sa base de données ;
    • paramétrer son Mooltipass ;
    • réaliser l’interface entre les navigateurs et l’appareil.

    Moolticute

    Il utilise une architecture réseau avec un démon qui s’occupe de la communication avec l’appareil et qui exporte un protocole simple via WebSocket aux différents clients. Le principal client est Moolticute, mais les différentes extensions des navigateurs l’utilisent également. Il existe aussi des outils en ligne de commande pour interagir avec ses identifiants, mc-cli, ou encore un agent SSH, mc-agent, qui fait le lien avec les clefs SSH stockées dans l’appareil.

    Exemples :

    moolticute-cli login get mywebsite.fr raoulh
    mysql -u root -p=$(moolticute-cli login get mydb root)

    Les extensions

    Extension Mooltipass
    Dernier élément de la chaîne, les extensions permettent à l’appareil de détecter automatiquement quand un couple nom d’utilisateur et mot de passe doit être enregistré ou entré sur une page. Lorsqu’une action est nécessaire, le Mooltipass vous invite à la confirmer directement sur l’appareil.
    Il est aussi important de noter que le Mooltipass permet aussi de « simuler » un clavier, vous permettant ainsi via son interface de lui faire taper n’importe quel texte dans n’importe quelle application.

    Compromis entre facilité d’utilisation et sécurité

    Compromis entre facilité d’utilisation et sécurité
    Convivialité et sécurité ne vont pas forcément toujours de pair, et c’est pourquoi le Mooltipass Mini BLE permet aux utilisateurs de paramétrer leurs préférences. Par exemple, vous pouvez choisir si vous aimeriez approuver chaque requête de nom d’utilisateur ou tout simplement laisser l’appareil faire son travail.
    Les mises à jour des micrologiciels faisant l’objet d’une signature cryptographique, l’équipe espère ainsi pouvoir offrir de nouvelles fonctionnalités en fonction des contributions obtenues. Il est important de noter que l’appareil gère la nouvelle norme FIDO2/WebAuthn, permettant une identification à des services sans nom d’utilisateur ou mot de passe, en utilisant des challenges cryptographiques.

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    À la découverte de FreeBSD

    Une petite dépêche collaborative et complétement subjective, pour présenter de façon concrète les aspects les plus « importants » de ce système d’exploitation et ainsi susciter des vocations à l’essayer et l’adopter.

    FreeBSD est un système d’exploitation de type UNIX fonctionnant sur des architectures Intel, PowerPC, ARM et encore pour un temps SPARC64. Il comprend tout ce qu’il faut pour compiler, installer, configurer et démarrer un système sachant faire du réseau, ainsi que l’infrastructure pour installer des logiciels tiers.

    « We came for the licence, we stay for the efficiency » [Netflix]

    Sommaire

    Pour qui ?

    FreeBSD n’est pas seulement un système d’exploitation exotique pour les curieux, les sysadmins, les fans de Slackware, les allergiques à systemd, pour ceux qui ont envie de retrouver ce côté « roots » de leurs premières années sous Linux ou de laisser pousser leurs poils. C’est un système d’exploitation inspiré d’Unix, sobre, d’une grande stabilité dans le temps et disposant d’une licence uniforme et permissive.

    Pour quels usages ?

    FreeBSD est historiquement destiné aux serveurs, et même s’il est simple d’installer un environnement de bureau, il existe également des variantes proposant une distribution complète axée sur l’utilisation en tant que bureau.

    Traditionnellement, les grands usages sont le stockage et le réseau, mais aussi dans l’embarqué. FreeBSD s’installe sur du matériel dédié ou dans des machines virtuelles sur à peu près tous les hyperviseurs du marché (il fonctionne aussi sous VMWare mais les VMWare Tools ne seront pas vu comme « green » par vSphere), également disponible en modèle d’installation chez les fournisseurs de « cloud » les plus courants.
    Il offre une excellente alternative à GNU/Linux lorsqu’on a besoin d’une licence plus libre ou simplement de mitiger les risques avec une certaine diversité.

    Mais qui contribue au projet et se sert de FreeBSD ?

    Une part importante du code provient d’autres projets libres. Des dizaines de milliers de personnes à travers le monde se servent de FreeBSD quotidiennement pour héberger des services ou même comme système d’exploitation de bureau. Parmi les grands utilisateurs, on citera Netflix, Yandex et Mail.ru, mais également la majorité des constructeurs de baies de stockage (NetApp et EMC), les équipements Juniper ou Stormshield, la PS4 de Sony, la Nintendo Switch, les serveurs de cache de Netflix (ces derniers ont apporté d’énormes contributions sur la pile réseau)…

    Une fondation s’occupe de financer la vie du projet et un certain nombre de développements. Le reste du code provient soit de contributions issues d’entreprises (Intel, Dell EMC, NetApp, DARPA, Netflix, Gandi, IxSystems et Apple en son temps), de projets universitaires ou encore de contributeurs bénévoles.

    Les contributions ne se font pas seulement en lignes de code mais sont également pécuniaires, les trois plus gros sponsors de 2020 sont ARM, NGINX et Netflix.

    Comment contribuer ?

    Contribuer à la documentation est par exemple un bon point d’entrée dans un projet, soit en effectuant des traductions soit en affinant la version dans la langue de votre choix. Une aide détaillée, ici en anglais, est fournie afin de produire la qualité requise pour la documentation FreeBSD.

    Vous pouvez également devenir le mainteneur d’un paquet de votre choix.

    Les points subjectivement positifs

    • la licence BSD très libérale ;
    • la documentation, l’un des gros points forts du projet ;
    • la communauté compétente et disponible :-) ;
    • la simplicité d’administration, sous FreeBSD tout est bien rangé aux mêmes endroits et finalement tout est très simple à administrer ;
    • l’hyper-stabilité (en usage serveur) ;
    • ce côté « la prod avant le hype » : il s’agit, je pense, du point qui m’attire le plus dans ce système d’exploitation ; il y a cette sensation que les choses ne seront pas « cassées » demain par un changement dans le fonctionnement du système, la possibilité de mettre en place ses services configurés aux petits oignons, la création d’une politique de sauvegardes, quelques mises à jour de temps en temps et au revoir, à dans dix ans ;
    • les performances réseau à la pointe ;
    • la consommation des ressources [sobriété] ;
    • Dtrace / Flamegraph ;
    • le cloisonnement par jails ;
    • le mode de gestion du projet en « cathédrale » (?!) ;
    • la cohérence globale du système ;
    • les sauvegardes super simples : rc.conf, pf.conf (si vous utilisez PF comme pare‑feu), vos jails, votre liste de paquets, vos données et vous avez un environnement à l’épreuve des balles.

    Les points subjectivement négatifs

    • la compatibilité du matériel moderne (plus sur les postes personnels) ;
    • les outils de visioconférence modernes pas vraiment pris en charge (genre Zoom) ;
    • hum, il est où Docker / Podman ?
    • le mode de gestion du projet en « cathédrale » ;
    • tout de même moins avancé que GNU/Linux en usage bureautique, KDE est réservé à ceux qui veulent utiliser la liste de discussion, très active d’ailleurs ; cela dit, pour qui veut un environnement de bureau léger, Xfce par exemple, reste extrêmement stable et totalement utilisable ; pour les plus sobres d’entre vous, la plupart des gestionnaires de fenêtres « pavants » existent également ;
    • beaucoup de « wrappers » jail en fonction du système de fichiers utilisé, pas du tout indispensables au demeurant ;
    • pas sûr que ça soit spécialement un système d’exploitation pour les joueurs non plus ;
    • la syntaxe de l’outil de rotation des journaux newsyslog un peu plus alambiquée que sous GNU/Linux, quand même.

    L’installation

    Vous avez déjà installé une Debian ? Vous saurez donc installer FreeBSD.

    Plus sérieusement, dès les premières étapes à l’installation, le système annonce la couleur. L’assistant d’installation (BSDinstall) fait dans le strict minimum et, fait surprenant, vous ne démarrez pas avec le shell Bash par défaut. Mais avec /bin/sh, /bin/csh ou /bin/tcsh. Cela dit, vous pouvez bien évidemment installer bash, zsh ou le shell de votre choix avec pkg.

    À la fin de l’installation, FreeBSD vous proposera diverses options de « durcissement ». Si vous n’avez pas de contraintes particulières, activez‑les toutes !

    FreeBSD vous propose, nativement et par défaut, le choix entre deux systèmes de fichiers : ZFS ou UFS. À titre personnel, hormis pour un usage pur NAS, je n’utilise pas ZFS qui, je trouve, ralentit considérablement les accès au disque sur les configurations avec un seul disque même sur SSD. De plus, même si de nombreux efforts ont été réalisés avec les versions, la consommation mémoire reste nettement supérieure à celle d’UFS.

    Une fois l’installation terminée, je vous invite à regarder le retour de la commande free ou l’usage disque d’un df -h qui vous prouveront par leur consommation de ressources ridicule que vous partez sur une bonne base.

    Les pare‑feux

    FreeBSD possède trois pare‑feux. Certains pensent que c’est trop, mais FreeBSD n’aime pas casser la compatibilité et beaucoup de personnes les utilisent encore. Il existe :

    • le vénérable pf(4) d’OpenBSD ;
    • le plus minimaliste IPFW ;
    • et le plus ancien IPFILTER.

    Par exemple avec pf (Packet Filter étant le seul que je connais, j’aurais du mal à vous parler des autres), une fois encore sous FreeBSD la configuration du pare‑feu se définit autour d’un fichier (ici /etc/pf.conf).

    Packet Filter mériterait à lui seul un article complet, cependant voici ce que l’on peut retenir sa syntaxe est très claire :

    • variables : cela vous permet d’affecter des variables à vos ports déclarées dans votre fichier de configuration ;
    • un système de table : très pratique, vous pouvez charger dynamiquement des tableaux d’adresses IP et les comparer par rapport à différentes règles, ajouter supprimer une adresse IP dans cette table selon des conditions (attaque en force brute, etc.) ;
    • redirection avant règles de filtrage ;
    • filtrage et traduction d’adresse réseau (NAT) ;
    • sait gérer de l’IPv4 et de l’IPv6 dans la même configuration.

    PF propose une adhérence forte avec tcpdump qui vous permettra de véritablement jouer l’œil de Moscou sur votre machine. Il est en effet possible de déclarer une interface virtuelle ne pouvant être lue que par tcpdump vous permettant d’analyser tout ce qui entre ou sort de votre machine (ou qui tente de), les administrateurs réseau adoreront.

    Petite remarque côté réseau : sous FreeBSD, la commande netstat -avecpleindoptions existe mais une alternative se présente, sockstat -l4, et je la trouve plus simple à retenir pour avoir quelque chose de lisible.

    Une autre commande dans la lignée des outils en [..]top existe, il s’agit de pftop, qui vous donne en temps réel l’activité de votre pare‑feu.

    /etc/rc.conf et la gestion des services

    Fichier « angulaire » du système d’exploitation, ce dernier vous permet de configurer la quasi‑totalité de votre système. Réseau, nom d’hôte, service au démarrage…

    Exemple de contenu d’un fichier rc.conf :

    hostname="MyBSD"
    keymap="fr.acc.kbd"
    
    # Config réseau re0 est ici l’eth0 de Linux (en fait le nom diverge selon le modèle de votre contrôleur réseau)
    ifconfig_re0="inet 192.168.0.50 netmask 255.255.255.0"
    defaultrouter="192.168.0.100"
    
    sshd_enable="YES"
    
    ntpdate_enable="YES"
    
    # Mode Gateway enable si l’on veut avoir un sous-réseau de jails par exemple et NATer
    gateway_enable="YES"
    
    # Création d’une interface virtuelle pour les jails
    cloned_interfaces="lo1"
    
    # Notez la façon dont sont déclarées les adresses IP virtuelles, ces IP seront attribuées aux jails
    # Ces dernières bénéficieront de plus de la protection du pare-feu.
    ipv4_addrs_lo1="172.16.0.1-8/24"
    
    pf_enable="YES"
    iocage_enable="YES"
    

    L’un des gros avantages de la configuration par un fichier unique est qu’il suffit de sauvegarder ce fichier pour sauvegarder votre configuration. Il vous suffira donc de déplacer ce fichier vers une installation toute neuve pour retrouver votre machine (c’est quand même loin d’être suffisant il faut quand même s’assurer que l’interface réseau est la même, installer les paquets, etc.). Ce fichier, peut également être fragmenté dans /etc/rc.conf.d/, ce qui facilite l’automatisation des configurations et leur portabilité en fonction des besoins, par l’atomisation de celles‑ci.

    La commande sysrc

    Il y a deux façons d’éditer ce fichier, soit vim (ou votre éditeur de fichier favori) soit en utilisant la commande sysrc. Cette dernière se révélera plus pratique dans le cas d’usage, par exemple, d’un outil de déploiement automatique de type Ansible ou en utilisant un script.

    Pour avoir une synthèse du contenu du fichier rc.conf :

    sysrc -a
    clear_tmp_enable: YES
    cloned_interfaces: lo1
    defaultrouter: 192.168.0.100
    dumpdev: NO
    gateway_enable: YES
    hostname: frontal
    ifconfig_re0: inet 192.168.0.50 netmask 255.255.255.0
    iocage_enable: YES
    

    Je souhaite changer mon nom d’hôte :

    # sysrc hostname=MonBSD
    hostname: MyBSD -> MonBSD
    

    La commande service, quant à elle, vous permet de gérer l’état d’un service.

    Avoir la liste des services qui tournent sur votre machine se fait par exemple avec la commande service -e :

    /etc/rc.d/hostid
    /etc/rc.d/cleanvar
    /etc/rc.d/devd
    /etc/rc.d/pf
    […]
    /etc/rc.d/ntpdate
    /etc/rc.d/nfsclient
    

    Et pour redémarrer un service (ici sshd) :

    service sshd restart

    Les jails et leurs différents wrappers

    Les jails sont en quelque sorte du chroot sous stéroïde, puisqu’il s’agit d’un espace de système de fichiers cloisonné bénéficiant d’une adresse IP, virtuelle, ou « NATée » à l’intérieur d’un sous‑réseau propre à l’hôte qui héberge. Proposant en plus diverses options avancées de cloisonnement processeur et mémoire, et même de quotas d’espace disque avec ZFS.

    À l’intérieur d’une jail, il est possible de réinstaller un système complet en allant jusqu’à faire tourner des jails à l’intérieur d’une jail et également des pare‑feux. Ou, à l’opposé, de limiter énormément de choses allant du ping (désactivé par défaut) à un montage de disque ou un partage NFS externe.

    Il existe beaucoup de wrappers pour les jails (Qjail, eZjail, iocage…) et pour la plupart très simples, s’agissant de scripts shell, peu de code et très faciles à maintenir.

    Cela dit, pour qui veut réellement comprendre le mécanisme des jails en profondeur, il est tout à fait possible d’utiliser les jails sans aucun wrapper.

    Il y a globalement deux écoles selon le système de fichiers que vous utilisez (UFS ou ZFS). Votre wrapper devra prendre en compte l’adhérence à ZFS pour une prise en charge des fonctionnalités de ce dernier.

    iocage semble devenir le standard de fait avec ZFS (car porté et choisi par FreeNAS). Cependant, ce dernier n’est pas exempt de quelques bogues mineurs (lui n’est pas un script sh…), il bénéficie toutefois grâce à FreeNAS de beaucoup de cas d’usage et son projet sur GitHub est très actif.

    Pour qui veut du parfaitement stable, le combo UFS + qjail fait des merveilles : rapide, fiable, sauvegarde et restauration de façon ultra véloce sur un SSD. Qjail est d’ailleurs un wrapper tellement fiable qu’il n’a plus reçu de mise à jour depuis 2017… Courriel envoyé au développeur pour avoir confirmation : « Of course it’s maintained, but there is no bug! »

    Keep It Simple!

    Il existe également le projet CBSD : un gestionnaire qui prend en charge tous les systèmes de fichiers et gérant tout ce que FreeBSD a à proposer en termes de virtualisation. Il est évidemment possible de réaliser de la virtualisation de type KVM avec Bhyve, je dois avouer que je n’ai jamais eu à me servir de cet outil jusqu’ici.

    Le système de paquets pkg

    https://www.freshports.org/

    Premier point intéressant, pkg ne gère que les paquets, en aucun cas il ne s’occupe de mettre à jour le système. [C’est aussi quelque chose qui risque de changer, car il y a beaucoup de discussions à ce sujet pour que base puisse être un paquet].

    Actuellement, c’est une autre mécanique qui s’occupe de cela freebsd-update. Par conséquent, pkg update ne mettra à jour que vos logiciels tiers et pas le système d’exploitation, contrairement par exemple à une Debian où apt met à jour à la fois le système et les logiciels.

    pkg, apparu sous FreeBSD 9.1, est désormais le logiciel de gestion de paquets officiel de FreeBSD. Les dépôts officiels proposent désormais près de 30 000 paquets compilés pour FreeBSD.

    Les paquets sont très à jour, il n’y a pas de système de « gel » par branche de version, vous êtes en simili publication en continu (rolling release) sur les versions de production de chaque logiciel. Il faut cependant que le logiciel soit empaqueté par le mainteneur.

    Vous y trouverez par exemple à ce jour et peu importe la version de FreeBSD que vous utilisez :

    • php7[1-4] ;
    • nginx-1.18.1 ;
    • gitea-1.10.4 ;
    • mariadb-10-[1-4];
    • bash-5.0.16 ;
    • openssl-1.1.1d ;
    • python37-3.7.6 ;
    • zsh-5.7.1 ;
    • vim-console-8.1.2372.

    N. B. — Les versions auront forcément bougé durant la rédaction, il faut retenir que vous aurez les dernières versions stables, les mainteneurs sont très réactifs.

    FreeBSD est un système d’exploitation qui offre une sensation de cohérence dans la gestion des paquets. De ce fait, une fois installé, la configuration de vos services (Apache, PHP, Nginx, MariaDB…) se retrouvera à chaque fois dans le même répertoire /usr/local/etc.

    Le cas ZFS

    Le passage récent d’OpenZFS vers le format ZoLdéchaîné les passions dans la communauté. Certains membres ont eu peur de voir apparaître des bogues précédemment corrigés sur OpenZFS, d’autres la crainte de n’être plus que des suiveurs devant se coller au standard imposé par la communauté Linux. Toutefois, cette fusion est claire : elle vise à plus de cohérence globale dans le projet et une meilleure interopérabilité. De plus, les développeurs sont formels : « aucune régression ne saura être acceptée ».

    UFS n’est pas en reste : stable, performant, issu d’un développement très long, il gère très bien les périphériques modernes comme les SSD et reste un système de fichiers de choix pour qui veut un système véloce et fiable. Il me semble que dorénavant UFS propose également un système de quota et des instantanés façon LVM.

    Votre seule sécurité reste de toute façon la même depuis les débuts de l’informatique : les sauvegardes.

    Ce qu’il faut retenir

    FreeBSD est un système d’exploitation simple d’utilisation et d’administration.

    La politique de développement se veut peut‑être plus lente que dans une distribution GNU/Linux, mais les choix réalisés le sont dans une optique de long terme. Mais en complément les paquets tiers de tous les logiciels proposés sont particulièrement à jour. En usage serveur, il sera un allié de choix vous offrant une stabilité technologique et vous permettant de mettre à disposition des services de façon fiable pour de longues années.

    Par exemple, j’aime à troller mon entreprise qui développe un outil empaquetant une Red Hat 7 embarquant des conteneurs Docker. En effet, la migration vers Red Hat 8 est loin d’être simple, puisqu’il faut complètement réempaqueter l’intégralité des applicatifs avec Podman (décidément, Docker que l’on nous vendait comme l’outil prodige il y a quelques années n’aura pas été adopté par toutes les distributions très longtemps par défaut).

    Sous FreeBSD, il aurait fallu migrer ses jails et/ou passer une commande de mise à jour. ;)

    Si ce genre de basculement technologique toutes les deux versions vous irrite, alors FreeBSD est définitivement fait pour vous.

    La « complexité » d’implémentation arrivera cependant lorsque vous souhaiterez mettre en place une architecture basée sur différentes jails + votre pare‑feu visant à cloisonner différents services. Toutefois, cette relative complexité est liée aux problématiques d’architecture ainsi qu’à la gestion du réseau, pas intrinsèquement aux outils.

    FreeBSD propose évidemment des fonctions avancées de grappe de serveurs comme le CARP (mécanisme d’adresse IP virtuelle partagée par plusieurs machines).

    Les distributions clef en main

    Pour le bureau :

    • FuryBSD ;
    • GhostBSD ;
    • MidnightBSD ;
    • TrueOS (anciennement PC-BSD, le développement a été tout récemment arrêté et il est conseillé de voir du côté des alternatives comme FuryBSD, NomadBSD, GhostBSD ou MidnightBSD).

    Autonome (live) :

    Pour le stockage :

    Routeur :

    Embarqué, minimaliste :

    Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

    Firefox 79 est sorti, Thunderbird 78 aussi

    La version 79 de Firefox desktop a été publiée le 28 juillet 2020.

    Les principales améliorations listées dans cette dépêche concernent tant la version desktop qui se dote d’une fonctionnalité appréciable d’exportation des mots de passe, tandis que les utilisateurs de macOS bénéficient d’une importante amélioration technique, que le futur Firefox pour Android qui gagne de nouvelles extensions et s’apprête à sortir du terrier !

    Par ailleurs, Thunderbird 78 est sorti le 17 juillet…

    Les nouveautés de chaque logiciel sont développées dans la deuxième partie.

    Sommaire

    Nouveautés de Firefox pour le bureau

    Nouveautés de Firefox pour Android

    Rien que le minimum, l’actuel Firefox pour Android étant entré en mode maintenance en attendant la sortie du nouveau Firefox pour Android, actuellement développé sous le nom de Firefox pour Android Bêta.

    Celles de Firefox pour Android Bêta

    YouTube High Definition, Privacy Possum, Decentraleyes : trois nouvelles extensions !

    Voici donc la liste des neuf extensions actuellement disponibles :

    • uBlock Origin ;
    • Dark Reader ;
    • HTTPS Everywhere ;
    • NoScript ;
    • Privacy Badger ;
    • Search by Image ;
    • Decentraleyes ;
    • Privacy Possum ;
    • YouTube High Definition.

    Par ailleurs, notez que l’extension « I don’t care about cookies » peut être reproduite avec uBlock Origin et le filtre ad hoc.

    Pour les liens de téléchargement de Firefox pour Android Bêta, c’est par ici. Le lancement de la version finale est imminent !

    Actualités autour de Firefox

    À venir dans Firefox desktop…

    …version 80

    …ultérieurement

    État de WebRender sous GNU/Linux

    Après les linuxiens sous nightly, ce sont ceux sous bêta qui vont pouvoir tester WebRender, s’ils utilisent GNOME sous X11 et les pilotes Mesa 3D 18 minimum pour puces graphiques Intel (avec un écran de définition petite ou moyenne) ou AMD.
    N. B. : sous nightly, WebRender est testé sur un bien plus grand nombre de configurations.

    Feuille de route de Servo

    La feuille de route 2020 de Servo est disponible.

    Firefox Send est massivement utilisé pour propager des logiciels malveillants, Mozilla le met en pause

    Lire cet article sur Numerama.

    Thunderbird 78 est sorti : le chiffrement des courriels en natif arrive !

    Pour la revue des nouveautés, on pourra lire le billet d’annonce officiel, les notes de version détaillées, la configuration minimale (la prise en charge de Wayland n’est toujours pas officielle).

    Nous insistons ici sur deux changements :

    Abandon de l’ancien système d’extensions

    Pour connaître le détail des changements en cours dans le système d’extensions de Thunderbird, on se reportera à cette page. On mettra de côté Enigmail, désormais inutile comme expliqué ci‑dessous, et aussi Lightning, à présent intégré par défaut.

    Pour résumer :

    « As of version 78.0, Thunderbird only supports MailExtensions and MailExtension Experiments. Restartless add‑ons and non‑restartless legacy add‑ons using XUL overlays are no longer supported. »

    Notamment, l’extension populaire Conversations a été mise à jour en conséquence.

    Prise en charge native d’OpenPGP

    Note importante pour les utilisateurs d’Enigmail

    Un des changements majeurs de cette version 78 est l’abandon d’Enigmail, le greffon bien connu qui depuis des années apportait à Thunderbird la prise en charge du protocole OpenPGP pour le chiffrement et la signature des courriers électroniques.

    En effet, plutôt que de porter Enigmail vers les API d’extension « modernes » qui sont désormais les seules disponibles — ce qui n’était pas réaliste, voire complètement impossible compte tenu de ce que permettent ces API et de ce dont Enigmail a besoin pour faire son travail —, il a été décidé que Thunderbird devrait désormais prendre en charge OpenPGP nativement, sans recours à un quelconque greffon, mettant (enfin !) OpenPGP sur un pied d’égalité avec le protocole S/MIME, géré nativement par Thunderbird depuis à peu près toujours.

    Il faut noter au passage que l’éviction d’Enigmail s’est faite avec l’accord des développeurs de ce dernier, qui ont d’ailleurs contribué à implémenter la prise en charge native.

    Malheureusement, la gestion native d’OpenPGP n’est pas encore opérationnelle dans Thunderbird 78.0 — mais Enigmail, lui, est d’ores et déjà inutilisable dans cette version ! Donc, pour tous ceux qui utilisent Thunderbird avec Enigmail : si vous voulez conserver la possibilité de chiffrer ou signer vos courriers, ne mettez pas à jour vers cette version 78.0 ! Si tout se passe comme prévu, la gestion native d’OpenPGP devrait être déclarée stable et activée par défaut à partir de la version 78.2. En attendant, restez sur une version antérieure.

    Si vous utilisez la fonctionnalité de mise à jour automatique de Thunderbird, le programme détectera la présence d’Enigmail parmi les greffons installés, et ne vous proposera pas de mise à jour jusqu’à ce que la version 78.2 soit disponible.

    Si vous souhaitez néanmoins tester dès à présent la prise en charge native d’OpenPGP, et peut‑être contribuer par là à trouver et éradiquer les bogues (il y en a !), vous pouvez activer ladite prise en charge en éditant la configuration de Thunderbird pour régler la variable mail.openpgp.enable à true.

    La section suivante détaille plus en avant l’implémentation de la gestion native d’OpenPGP et ce qu’elle implique pour les utilisateurs.

    Les entrailles de la gestion native d’OpenPGP

    Une décision clef dans l’implémentation de la gestion native d’OpenPGP a été de ne (presque, cf. plus loin) pas dépendre de GnuPG, contrairement à ce que faisait Enigmail. L’idée est qu’OpenPGP doit fonctionner « out of the box » sitôt Thunderbird installé, sans nécessiter ni greffon ni programme externe.

    Il y a plusieurs bibliothèques libres implémentant le protocole OpenPGP ; le choix des développeurs de Thunderbird s’est porté sur RNP, une implémentation en C++ (cette dépêche d’avril 2018 en parlait brièvement). Sequoia‑PGP (en Rust) avait été un temps envisagée, mais sa licence posait difficulté (GPL pour Thunderbird, MPL pour Sequoia‑PGP).

    Conséquence de la volonté de ne pas dépendre d’un programme externe comme GnuPG, les trousseaux de clefs seront désormais propres à Thunderbird. Les clefs seront stockées dans le profil de l’utilisateur (dans le cas des clefs privées, protégées par le mot de passe « maître » de Thunderbird, le même que celui qui protège par exemple les mots de passe des comptes de courrier) et ne seront utilisables que par Thunderbird, sans communication possible avec d’autres programmes. Thunderbird ignorera tout des clefs utilisées par GnuPG, et GnuPG ignorera tout des clefs utilisées par Thunderbird. Si vous souhaitez utiliser les mêmes clefs avec les deux programmes, il vous faudra les exporter et les importer manuellement d’un programme à l’autre. S’assurer que les trousseaux restent synchronisés entre les deux programmes, pour ceux qui le souhaitent, est laissé en exercice à l’utilisateur.

    Pour ceux qui utilisaient auparavant Enigmail, une procédure de migration est prévue. Elle reposera sur une sorte de « pseudo‑Enigmail », une version 2.2 du greffon Enigmail dont la seule et unique fonction sera de réaliser ladite migration.

    À l’heure actuelle, les fonctionnalités offertes par l’implémentation native sont assez rudimentaires, surtout comparées avec les fonctionnalités du couple Enigmail‑GnuPG. Il n’est par exemple pas possible de :

    • déposer une clef sur un serveur de clefs ou un annuaire WKD (mais obtenir une clef depuis ces services est possible) ;
    • certifier des clefs ;
    • tenir compte des certifications déjà existantes sur une clef (y compris les certifications émises par la propre clef de l’utilisateur) ;
    • utiliser une carte OpenPGP.

    Ce dernier point, la non‑prise en charge des cartes à puce (et jetons assimilés comme les YubiKey, Nitrokey, Gnuk, etc.), a suscité des critiques de la part des utilisateurs, au point de conduire les développeurs (qui avaient initialement indiqué qu’une telle fonctionnalité n’était absolument pas prioritaire) à faire volte‑face et à tenter de trouver une solution pour implémenter une telle prise en charge au plus vite — une tâche rendue d’autant plus difficile que RNP n’a rien à offrir en la matière (comme d’ailleurs toutes les autres bibliothèques OpenPGP). Le compromis trouvé pour l’instant est d’accepter une dépendance à GnuPG, seulement pour l’utilisation d’une clef privée stockée sur une carte à puce (une dépendance tout‑à‑fait raisonnable, puisque les possesseurs d’une carte à puce OpenPGP sont quasi‑certainement déjà des utilisateurs de GnuPG).

    Comme à chaque fois, la prochaine version majeure de Thunderbird suivra la prochaine version ESR de Firefox, à paraître en juin 2021.

    Rendez‑vous dans un an !

    Contribuer…

    …à Firefox

    Vous pouvez sans risque aider à tester Firefox bêta en l’installant à partir de sa version Flatpak :

    • soit en cliquant sur le lien qui passera le relais par exemple à GNOME Software ou KDE Discover ;
    • soit en entrant dans un terminal la commande : $ flatpak install --user https://flathub.org/beta-repo/appstream/org.mozilla.firefox.flatpakref.

    …à Thunderbird

    Comme mentionné plus haut, vous pouvez bêta‑tester la gestion native d’OpenPGP dès maintenant. C’est probablement ce dont les développeurs vont avoir le plus besoin en ce moment. Vous pouvez leur donner vos retours sur le forum TopicBox dédié et signaler les bogues sur le Bugzilla.

    Indirectement, toute contribution à RNP bénéficiera aussi à Thunderbird.

    …aux dépêches sur Firefox

    Pour contribuer à la prochaine dépêche sur Firefox 80, c’est par ici !

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    Revue de presse de l’April pour la semaine 30 de l’année 2020

    [La Tribune] Le cluster Naos passe le logiciel libre à l’échelle de la Nouvelle‑Aquitaine

    Le mercredi 22 juillet 2020.

    « Ne dites plus Aquinetic mais Naos, pour Nouvelle‑Aquitaine open source. Ce cluster régional dédié au logiciel libre vient de changer de nom et d’échelle pour regrouper désormais 120 PME régionales. La souveraineté numérique et la formation des entreprises sont au cœur de ses priorités comme l’explique à La Tribune, son co‑président François Pellegrini. »

    [Politis.fr] Numérique : Une portée de Chatons contre les gros Gafam (¤)

    ✍ Romain Haillard, le mercredi 22 juillet 2020.

    « Le confinement a fait apparaître avec clarté notre dépendance aux géants du numérique. Mais des services associatifs et locaux offrent une alternative. »

    [Le Figaro.fr] Linux, Bitcoin… Des codes open source stockés dans l’Arctique pour le futur

    ✍ Ingrid Vergara, le mardi 21 juillet 2020.

    « À la manière d’une Bibliothèque d’Alexandrie version digitale, la plate‑forme de développement GitHub a déposé des codes de logiciels open source emblématiques dans un coffre‑fort sous le permafrost de la région norvégienne du Svalbard. »

    Et aussi :

    [The Conversation] Réconcilier l’Économie sociale et solidaire avec la tech, l’autre enjeu de la transition numérique

    ✍ Arthur Gautier, le mardi 21 juillet 2020.

    « Des questions de financement, de formation ou encore de valeurs expliquent le fossé entre deux mondes qui auraient pourtant tout intérêt à travailler ensemble. »

    [Next INpact] Application StopCovid : La CNIL exige la correction de plusieurs irrégularités (¤)

    ✍ Marc Rees, le lundi 20 juillet 2020.

    « Comme promis, la Commission chargée de veiller au respect des données personnelles a mis son nez dans StopCovid. Ses conclusions? L’application de suivi de contact souffre de plusieurs problèmes au regard du RGPD. “Le ministère de la Santé est mis en demeure d’y remédier” expose l’autorité. »

    Et aussi :

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    Agenda du Libre pour la semaine 31 de l’année 2020

    Calendrier Web, regroupant des événements liés au Libre (logiciel, salon, atelier, install party, conférence), annoncés par leurs organisateurs. Voici un récapitulatif de la semaine à venir. Le détail de chacun de ces vingt événements (France : 19, Belgique : 1) est en seconde partie de dépêche.

    Sommaire

    [FR Angers] Fabrication numerique - Du samedi 4 juillet 2020 à 10h00 au vendredi 31 juillet 2020 à 10h00.

      Programmation ; Arduino; MICRO;BIT: RASPberry Robotique, Domotique

    Decoupe Vynile ; Fraiseuse CNC; Decoupe laser ; Brodeuse numerique ; GNU LINUX

       Drone in door, DRONEBALL.

       Tous public.

    [FR Montpellier] Expolibre April - Du vendredi 17 juillet 2020 à 09h00 au vendredi 31 juillet 2020 à 19h00.

    Expolibre est une exposition itinérante expliquant les logiciels libres au grand public. Des panneaux présentent la philosophie du logiciel libre, mouvement qui se développe depuis le début des années 1980. L’objectif est de sensibiliser aux enjeux de société liés à cette révolution informatique.

    Toute la semaine Montpel’libre vous propose un parcours libre de l’expo, le vendredi, à partir de 18h l’Expolibre sera commentée.

    Dans l’esprit du logiciel libre, cette exposition est « libre » et nous vous invitons à la télécharger pour diffuser, la copier, l’exposer ou l’adapter.

    L’Expolibre est un outil de sensibilisation aux enjeux du logiciel libre publié sous licence Créative Commons BY-SA. Cette exposition consacrée au logiciel libre comporte 10 panneaux. Vous pouvez les télécharger dans différents formats sur le site.

    Expolibre est un ensemble de panneaux destinés au grand public qui présentent la philosophie du logiciel libre, mouvement qui se développe depuis le début des années 80, et expliquent ce que sont les logiciels libres. L’objectif est de sensibiliser aux enjeux de société liés à cette révolution informatique.

    Dans l’esprit du logiciel libre, cette exposition est « libre » et nous vous invitons à la télécharger pour la diffuser, la copier, l’exposer ou l’adapter.

    L’Expolibre a été réalisée par le groupe sensibilisation de l’April, dont l’objectif est la production, l’inventaire et l’amélioration des ressources de communication autour du logiciel libre, à des fins de promotion et de sensibilisation du public à ces enjeux.

    L’ensemble de l’Expolibre est librement téléchargeable en suivant ce lien.

    Cet événement vous est proposé dans le cadre du partenariat qui lie le DoTank, l’April, API : Action of Public Interest et Montpel’libre.

    Tramway lignes 1, 2, 3 et 4, arrêts Gare Saint-Roch
    GPS Latitude : 43.60285 | Longitude : 3.87927
    Carte OpenStreetMap

    [FR Montpellier] Créer des cartes personnalisées avec uMap - Le lundi 27 juillet 2020 de 19h00 à 20h00.

    uMap permet de créer des cartes personnalisées sur des fonds OpenStreetMap en un instant et les afficher dans votre site.

    uMap est un logiciel open source sous licence WTFPL qui propose des instances en ligne. Il permet de créer en une minute une carte basée sur OpenStreetMap et de l’afficher dans un site Internet. Vous pouvez créer des cartes personnalisées.

    Avec uMap, vous pouvez :

    • Choisir les fonds pour votre carte ;
    • Ajouter des points d’intérêt : marqueurs, lignes, polygones… ;
    • Choisir la couleur et les icônes ;
    • Gérer les options de la carte : afficher une minicarte, géolocaliser l’utilisateur… ;
    • Import des données géographiques en masse (geojson, gpx, kml, osm…) ;
    • Choisir la licence de vos données ;
    • Exporter et partager votre carte.

    uMap est un outil en ligne d’édition et de partage de cartes. Il permet de créer des itinéraires, de marquer des points d’intérêts, de délimiter des zones, de choisir le fond de carte le plus approprié.

    Lundi 27 juillet 2020 de 19h00 à 20h00
    En ligne - Salle de la Poésie - 9, rue de la Poésie, 34000 Montpellier

    [FR Saint Etienne] Permanences GNU/Linux et Logiciels Libres - Le lundi 27 juillet 2020 de 19h00 à 23h00.

    Permanences Alolise

    Tous les lundis soir à partir de 19h00.

    Rencontrer les bénévoles, passer sous Linux, poser des questions sur le libre, les logiciels, l'hébergement…

    Pour passer votre ordinateur sous linux, nous vous invitons à nous prévenir avant votre passage.

    [FR Grenoble] Session Hack - Le mardi 28 juillet 2020 de 19h00 à 23h00.

    Séance du mardi soir au LOGal.

    C'est ouvert à tout le monde, vous êtes les bienvenu.e.s

     N'hésitez pas à passer nous voir pour rencontrer nos membres, découvrir leurs projets ou participer!

    [FR Nantes] Visioconférence Monnaie Libre - Le mardi 28 juillet 2020 de 19h30 à 21h00.

    Vous vous interroger sur les produits que vous acheter : d'où ça vient, comment c'est fabriqué, est-ce équitable écologique?
    Vous posez vous les mêmes questions concernant la monnaie?

    Dans le cadre de la transition écologique, la monnaie joue un rôle majeur.
    La monnaie libre permet d'éviter l'accumulation, de garantir la valeur et
    de privilégier l'humain.
    Elle appartient à ses utilisateurs et non pas à une banque.
    Elle est créée par les utilisateurs et non par la dette.
    Elle participe pleinement à la phase de résilience qui va suivre les
    bouleversements économiques majeurs qui s'annoncent.
    Elle existe depuis 3 ans et ne nécessite aucun frais d'entrée ou de gestion.
    Ce n'est pas une monnaie locale bien qu'elle puisse être utilisée localement.
    Elle intègre un dividende universel attribué automatiquement chaque jour.

    C'est une autre façon de voir le revenu universel et c'est opérationnel dès aujourd'hui.

    A l'issue de la réunion vous aurez toutes les informations pour vous
    lancer.

    Pour rejoindre la réunion il faut suivre ce lien: Jitsi MonnaieLibreNantes    

    Exceptionnellement ce sera lundi soir
    Pour toutes questions préalable voir forum.monnaie-libre.fr visio-conference-tout-les-mardi-soir

    La réunion commence à 19h30 mais on teste les connections à partir de 19h20. (privilégier le câble)

    Il n'y a pas vraiment de présentation, ces visioconférences sont faites pour faire connaissance (activez vos caméras), et répondre au questions, en préparation de rencontre réelles pour utiliser cette monnaie.

    Quelque vidéos de présentation sur youtube

    [FR Montpellier] Stage de formation à la programmation sous Linux - Le mercredi 29 juillet 2020 de 09h00 à 12h30.

    Attention, les places sont limitées. Inscription nécessaire

    Public visé :
    Toute personne majeure, légalement capable, francophone, de bonne volonté, disposant d’un ordinateur sous Linux, connaissant l’usage du clavier et de la souris, intéressé par la programmation.
    Chaque participant[e] connaît son adresse courriel, vient avec sa clé USB neuve et y enregistre ses logiciels et a un certain goût pour l’abstraction et la logique. Il est capable de lire sans assistance sur l’écran du PC Linux mis à sa disposition.

    Plan possible de la formation :
    1 - Introduction :

    • Qu’est ce que l’information ? Qu’est ce que le numérique ? Qu’est ce qu’est un ordinateur ? Différence entre logiciel et matériel, code source et code binaire. Qu’est ce qu’un fichier, un répertoire ? Aspects légaux et sociaux de l’informatique. Importance de la terminologie ;
    • Comment un fichier peut “exister” sans être visible à l’écran ? Qu’est-ce qu’une base de données ? Quel est le rôle d’un système d’exploitation ? ;
    • Formats de données et encodage : UTF -8, HTML 5, LATEX - compression de données et stéganographie. Comment et pourquoi sauvegarder ses données ? ;
    • Quels sont les outils logiciels du développeur sous LINUX : éditeur E MACS, langage de commande “shell” tel que BASH, versionneurs tels que git, débogueurs tels que GDB ;
    • Pour qui et avec qui code-t-on un logiciel ? Qu’est ce qu’un logiciel libre ? ;
    • Qu’est-ce qu’un langage de programmation, un logiciel, un compilateur, un interpréteur ? L’informatique comme une mathématique des ressources ;
    • Informatique massivement distribuée et “datacenters”, informatique dans le nuage (“cloud computing”) ;

    2 - Premiers exemples de programmes et de langages de programmation ;

    • Le programme hello world en code source (avec quelques variantes) dans plusieurs langages de programmation (C, C++, OCAML, SCHEME, COMMON, LISP, PYTHON ) ;
    • Qu’est ce que c’est qu’un bogue ? (“bug” en anglais) Que veut dire débogage ;
    • Limitations théoriques : la machine de Turing et le problème de l’arrêt ;
    • Limitations cognitives et pratiques : l’explosion combinatoire ;
    • Aspects esthétiques et sociaux de la programmation ;

    3 - Rudiments d’analyse syntaxique et sémantique. On écrirait ensemble un petit
    interpréteur (ou un logiciel calculette programmable) ;

    • Automates finis, à pile ;
    • Arbres syntaxiques abstraits et techniques de “parsing” ;
    • Allocation dynamique et gestion de la mémoire

    4 - Rudiments de base de données. On écrirait ensemble un logiciel de gestion
    de carnets d’adresse.

    5 - Rudiments d’interface homme machine. On écrirait ensemble un logiciel de
    jeu vidéo rustique.

    Pour rester en conformité avec le décret du 31 mai 2020, nous vous rappelons que les masques doivent être portés systématiquement par tous dès lors que les règles de distanciation physique ne peuvent être garanties. Notez bien que le respect des gestes barrières et des règles de distanciation sociale, restent quant à eux, obligatoire.

    Cet événement vous est proposé dans le cadre du partenariat qui lie le Club de la Presse, le Centre de Recherche CEA Saclay, Montpel’libre.

    Tramway lignes 1 et 3, arrêts Port-Marianne et Rives du Lez
    GPS Latitude : 43.603095 | Longitude : 3.898166
    Carte OpenStreetMap

    • Première session : Mercredi 29 juillet au vendredi 31 juillet 2020 de 9h00 à 12h30 (reste 1 place) Atelier des Pigistes au 171, rue Frimaire, 34000 Montpellier
    • Deuxième session :
      Lundi 03 août au mercredi 05 août 2020 de 9h00 à 12h30 (reste 5 places)
      Atelier des Pigistes au 171, rue Frimaire, 34000 Montpellier

    • Atelier des Pigistes, 171 rue Frimaire, Montpellier, Occitanie, France

    • https://montpellibre.fr

    • logiciels-libres, montpellibre, gnu/linux, bash, emacs, c++, python, formation, linux

    [FR Montpellier] Stage de formation à la programmation sous Linux - Le jeudi 30 juillet 2020 de 09h00 à 12h30.

    Attention, les places sont limitées. Inscription nécessaire

    Public visé :
    Toute personne majeure, légalement capable, francophone, de bonne volonté, disposant d’un ordinateur sous Linux, connaissant l’usage du clavier et de la souris, intéressé par la programmation.
    Chaque participant[e] connaît son adresse courriel, vient avec sa clé USB neuve et y enregistre ses logiciels et a un certain goût pour l’abstraction et la logique. Il est capable de lire sans assistance sur l’écran du PC Linux mis à sa disposition.

    Plan possible de la formation :
    1 - Introduction :

    • Qu’est ce que l’information ? Qu’est ce que le numérique ? Qu’est ce qu’est un ordinateur ? Différence entre logiciel et matériel, code source et code binaire. Qu’est ce qu’un fichier, un répertoire ? Aspects légaux et sociaux de l’informatique. Importance de la terminologie ;
    • Comment un fichier peut “exister” sans être visible à l’écran ? Qu’est-ce qu’une base de données ? Quel est le rôle d’un système d’exploitation ? ;
    • Formats de données et encodage : UTF -8, HTML 5, LATEX - compression de données et stéganographie. Comment et pourquoi sauvegarder ses données ? ;
    • Quels sont les outils logiciels du développeur sous LINUX : éditeur E MACS, langage de commande “shell” tel que BASH, versionneurs tels que git, débogueurs tels que GDB ;
    • Pour qui et avec qui code-t-on un logiciel ? Qu’est ce qu’un logiciel libre ? ;
    • Qu’est-ce qu’un langage de programmation, un logiciel, un compilateur, un interpréteur ? L’informatique comme une mathématique des ressources ;
    • Informatique massivement distribuée et “datacenters”, informatique dans le nuage (“cloud computing”) ;

    2 - Premiers exemples de programmes et de langages de programmation ;

    • Le programme hello world en code source (avec quelques variantes) dans plusieurs langages de programmation (C, C++, OCAML, SCHEME, COMMON, LISP, PYTHON ) ;
    • Qu’est ce que c’est qu’un bogue ? (“bug” en anglais) Que veut dire débogage ;
    • Limitations théoriques : la machine de Turing et le problème de l’arrêt ;
    • Limitations cognitives et pratiques : l’explosion combinatoire ;
    • Aspects esthétiques et sociaux de la programmation ;

    3 - Rudiments d’analyse syntaxique et sémantique. On écrirait ensemble un petit
    interpréteur (ou un logiciel calculette programmable) ;

    • Automates finis, à pile ;
    • Arbres syntaxiques abstraits et techniques de “parsing” ;
    • Allocation dynamique et gestion de la mémoire

    4 - Rudiments de base de données. On écrirait ensemble un logiciel de gestion
    de carnets d’adresse.

    5 - Rudiments d’interface homme machine. On écrirait ensemble un logiciel de
    jeu vidéo rustique.

    Pour rester en conformité avec le décret du 31 mai 2020, nous vous rappelons que les masques doivent être portés systématiquement par tous dès lors que les règles de distanciation physique ne peuvent être garanties. Notez bien que le respect des gestes barrières et des règles de distanciation sociale, restent quant à eux, obligatoire.

    Cet événement vous est proposé dans le cadre du partenariat qui lie le Club de la Presse, le Centre de Recherche CEA Saclay, Montpel’libre.

    Tramway lignes 1 et 3, arrêts Port-Marianne et Rives du Lez
    GPS Latitude : 43.603095 | Longitude : 3.898166
    Carte OpenStreetMap

    • Première session : Mercredi 29 juillet au vendredi 31 juillet 2020 de 9h00 à 12h30 (reste 1 place) Atelier des Pigistes au 171, rue Frimaire, 34000 Montpellier
    • Deuxième session :
      Lundi 03 août au mercredi 05 août 2020 de 9h00 à 12h30 (reste 5 places)
      Atelier des Pigistes au 171, rue Frimaire, 34000 Montpellier

    • Atelier des Pigistes, 171 rue Frimaire, Montpellier, Occitanie, France

    • https://montpellibre.fr

    • logiciels-libres, montpellibre, gnu/linux, bash, emacs, c++, python, formation, linux

    [FR Lodève] Aide à l’informatique Libre - Le jeudi 30 juillet 2020 de 09h30 à 17h00.

    Venez découvrir Linux et les Logiciels Libres et vous faire aider pour l’installation, l’utilisation et à la prise en main, dans différents lieux. Des ateliers informatique pour réduire la fracture numérique.

    Le contenu de l’atelier s’adapte aux problèmes et aux questionnement des personnes présentes avec leur(s) ordinateur(s), qu’il soit fixe ou portable, et permet ainsi l’acquisition de nouvelles compétences nécessaires à une autonomie numérique certaine, au rythme de chacun. Des ordinateurs sont également mis à la dispositions du public.

    Pour rester en conformité avec le décret du 31 mai 2020, nous vous rappelons que les masques doivent être portés systématiquement par tous dès lors que les règles de distanciation physique ne peuvent être garanties. Notez bien que le respect des gestes barrières et des règles de distanciation sociale, restent quant à eux, obligatoire.

    Une inscription préalable est nécessaire pour participer à ces permanences. Elles sont ouvertes en priorité aux adhérents à jour de cotisation auprès de Montpel’libre… Elles sont proposées dans le cadre des différents partenariats qui lient les différentes structures Shantidas à Montpel’libre.

    Bus Lio, ligne 661, direction Lodève, arrêt Lodève Gare Routière.
    GPS Latitude : 43.73094 | Longitude : 3.32060
    Carte OpenStreetMap

    Jeudis 16, 23 et 30 juillet 2020 de 9h30 à 12h00 et de 14h00 à 17h00 (tous les mardis et jeudis et vendredis)
    Vendredis 17, 24 et 31 juillet 2020 de 9h30 à 12h00 et de 14h00 à 17h00
    Shantidas - 11 Grand’Rue 34700 Lodève

    [BE Ixelles] LINUX-Install-Party chez Oxfam solidarité - Le jeudi 30 juillet 2020 de 17h00 à 20h00.

    Bienvenue à toutes et tous pour le lancement d’une nouvelle tranche de nos collaborations avec Oxfam-Solidarité : une GNU/Linux Install Party le dernier jeudi de chaque mois de 17h à 20h00 (SAUF LES JOURS FÉRIÉS et pendant les périodes de vacances.)

    Les magasins Oxfam-Informatique propose un choix de matériel et de pièces détachées de seconde-main, garanti 1 an. Les ordinateurs peuvent être déjà configurés avec un système d’exploitation, privateur et payant, genre Windows. Mais ils seront forcément moins chers avec un système d’exploitation libre et gratuit, genre GNU/Linux. Et ils peuvent être encore moins chers si vous en faites l’acquisition lors des Install Party que le Bxlug anime avec leur équipe de techniciens.

    Vous contribuez ainsi à financer les projets nombreux d’Oxfam-Solidarité.
    Vous posez un acte éco-responsable en donnant une seconde vie à du matériel qui aurait dû partir à la "casse", par containers entiers.
    Vous combattez un des vices de l’industrie actuelle : l’obsolescence programmée.
    Vous avez 1000 fois raison..

    De sympathiques manchots venant du Bxlug vous accueillent déjà dans la station de métro Flagey.
    Les bienfaits des déplacements en transport en commun de la STIB contre les émissions de gaz à effet de serre, la nécessité d’utiliser du matériel informatique de seconde-main fonctionnant de surcroît sous OS et Logiciels Libres..
    Renseignements Oxfam computershop 02/647.48.51 ou Jean-Paul BIĚRENT (jpbxlug[arobase]gmail.com ou 0475/918.033 si absent sur le privé : 02/347.55.94 de 9h00 à 12h00 et 15h00 à 18h00.

    [FR Sur la Toile] Réunion du groupe de travail Sensibilisation de l'April - Le jeudi 30 juillet 2020 de 17h15 à 19h30.

    Le groupe de travail Sensibilisation

    Le groupe de travail Sensibilisation de l'April a pour vocation de proposer des outils de communication permettant de sensibiliser le grand public aux logiciels libres et aux formats ouverts. Toute personne intéressée peut participer aux activités du groupe (membre de l'April ou pas).
    Plus d'informations sur le groupe Sensibilisation sur le site de l'April.

    La prochaine réunion du groupe de travail Sensibilisation aura lieu jeudi 30 juillet 2020, de 17 h 30 à 19 h 30 (accueil à partir de 17 h 15), en visioconférence. Il sera possible de rejoindre la réunion à tout moment. Ordre du jour: Nous continuerons à travailler sur les projets Quiz enjeux de l'informatique et Jeu du Gnou (voir plus bas).

    Pour tous les détails et vous inscrire à la réunion, rendez-vous sur le pad. Si vous prévoyez de rejoindre la réunion après 17 h 30, merci de préciser votre horaire d'arrivée en plus de votre nom/pseudo.

    Quiz enjeux de l'informatique

    C'est l'un des projets en cours du groupe de travail Sensibilisation. Les questions, du type QCM ou vrai/faux, sont au cœur de l'expérience de sensibilisation dans le Jeu du Gnou (voir ci-dessous). En même temps, elles constituent une ressource de sensibilisation à part entière et pourront être utilisées et partagées dans beaucoup de contextes différents (stands, ateliers, sites web, etc.).

    Le pad avec les questions déjà (ou presque) finalisées (à partir de la ligne 82).

    Le pad pour proposer de nouvelles questions.

    Jeu du Gnou

    Le Jeu du Gnou est l'un des projets en cours du groupe de travail Sensibilisation. Il s'agit d'un jeu de plateau coopératif et pédagogique dont le but est de sensibiliser le grand public aux enjeux de l'informatique (libertés vs servitudes, protections contre les dangers).

    On peut déjà jouer au Jeu du Gnou? Oui! Il est possible de télécharger les éléments graphiques de la version beta depuis le pad principal du jeu.

    Qu'est-ce qu'il reste à faire? Finaliser le livret accompagnant le jeu, réaliser le graphisme, rédiger de nouvelles questions.

    Comment contribuer? Tester le jeu, relire et rédiger les textes, proposer des images, sont autant d'actions possibles pour nous aider à faire avancer le projet. Sans oublier bien sûr la participant aux réunions! :-)

    Pour en savoir plus sur le Jeu du Gnou et sur comment contribuer, voir la page wiki du projet.

    [FR Montpellier] Stage de formation à la programmation sous Linux - Le vendredi 31 juillet 2020 de 09h00 à 12h30.

    Attention, les places sont limitées. Inscription nécessaire

    Public visé :
    Toute personne majeure, légalement capable, francophone, de bonne volonté, disposant d’un ordinateur sous Linux, connaissant l’usage du clavier et de la souris, intéressé par la programmation.
    Chaque participant[e] connaît son adresse courriel, vient avec sa clé USB neuve et y enregistre ses logiciels et a un certain goût pour l’abstraction et la logique. Il est capable de lire sans assistance sur l’écran du PC Linux mis à sa disposition.

    Plan possible de la formation :
    1 - Introduction :

    • Qu’est ce que l’information ? Qu’est ce que le numérique ? Qu’est ce qu’est un ordinateur ? Différence entre logiciel et matériel, code source et code binaire. Qu’est ce qu’un fichier, un répertoire ? Aspects légaux et sociaux de l’informatique. Importance de la terminologie ;
    • Comment un fichier peut “exister” sans être visible à l’écran ? Qu’est-ce qu’une base de données ? Quel est le rôle d’un système d’exploitation ? ;
    • Formats de données et encodage : UTF -8, HTML 5, LATEX - compression de données et stéganographie. Comment et pourquoi sauvegarder ses données ? ;
    • Quels sont les outils logiciels du développeur sous LINUX : éditeur E MACS, langage de commande “shell” tel que BASH, versionneurs tels que git, débogueurs tels que GDB ;
    • Pour qui et avec qui code-t-on un logiciel ? Qu’est ce qu’un logiciel libre ? ;
    • Qu’est-ce qu’un langage de programmation, un logiciel, un compilateur, un interpréteur ? L’informatique comme une mathématique des ressources ;
    • Informatique massivement distribuée et “datacenters”, informatique dans le nuage (“cloud computing”) ;

    2 - Premiers exemples de programmes et de langages de programmation ;

    • Le programme hello world en code source (avec quelques variantes) dans plusieurs langages de programmation (C, C++, OCAML, SCHEME, COMMON, LISP, PYTHON ) ;
    • Qu’est ce que c’est qu’un bogue ? (“bug” en anglais) Que veut dire débogage ;
    • Limitations théoriques : la machine de Turing et le problème de l’arrêt ;
    • Limitations cognitives et pratiques : l’explosion combinatoire ;
    • Aspects esthétiques et sociaux de la programmation ;

    3 - Rudiments d’analyse syntaxique et sémantique. On écrirait ensemble un petit
    interpréteur (ou un logiciel calculette programmable) ;

    • Automates finis, à pile ;
    • Arbres syntaxiques abstraits et techniques de “parsing” ;
    • Allocation dynamique et gestion de la mémoire

    4 - Rudiments de base de données. On écrirait ensemble un logiciel de gestion
    de carnets d’adresse.

    5 - Rudiments d’interface homme machine. On écrirait ensemble un logiciel de
    jeu vidéo rustique.

    Pour rester en conformité avec le décret du 31 mai 2020, nous vous rappelons que les masques doivent être portés systématiquement par tous dès lors que les règles de distanciation physique ne peuvent être garanties. Notez bien que le respect des gestes barrières et des règles de distanciation sociale, restent quant à eux, obligatoire.

    Cet événement vous est proposé dans le cadre du partenariat qui lie le Club de la Presse, le Centre de Recherche CEA Saclay, Montpel’libre.

    Tramway lignes 1 et 3, arrêts Port-Marianne et Rives du Lez
    GPS Latitude : 43.603095 | Longitude : 3.898166
    Carte OpenStreetMap

    • Première session : Mercredi 29 juillet au vendredi 31 juillet 2020 de 9h00 à 12h30 (reste 1 place) Atelier des Pigistes au 171, rue Frimaire, 34000 Montpellier
    • Deuxième session :
      Lundi 03 août au mercredi 05 août 2020 de 9h00 à 12h30 (reste 5 places)
      Atelier des Pigistes au 171, rue Frimaire, 34000 Montpellier

    • Atelier des Pigistes, 171 rue Frimaire, Montpellier, Occitanie, France

    • https://montpellibre.fr

    • logiciels-libres, montpellibre, gnu/linux, bash, emacs, c++, python, formation, linux

    [FR Lodève] Aide à l’informatique Libre - Le vendredi 31 juillet 2020 de 09h30 à 17h00.

    Venez découvrir Linux et les Logiciels Libres et vous faire aider pour l’installation, l’utilisation et à la prise en main, dans différents lieux. Des ateliers informatique pour réduire la fracture numérique.

    Le contenu de l’atelier s’adapte aux problèmes et aux questionnement des personnes présentes avec leur(s) ordinateur(s), qu’il soit fixe ou portable, et permet ainsi l’acquisition de nouvelles compétences nécessaires à une autonomie numérique certaine, au rythme de chacun. Des ordinateurs sont également mis à la dispositions du public.

    Pour rester en conformité avec le décret du 31 mai 2020, nous vous rappelons que les masques doivent être portés systématiquement par tous dès lors que les règles de distanciation physique ne peuvent être garanties. Notez bien que le respect des gestes barrières et des règles de distanciation sociale, restent quant à eux, obligatoire.

    Une inscription préalable est nécessaire pour participer à ces permanences. Elles sont ouvertes en priorité aux adhérents à jour de cotisation auprès de Montpel’libre… Elles sont proposées dans le cadre des différents partenariats qui lient les différentes structures Shantidas à Montpel’libre.

    Bus Lio, ligne 661, direction Lodève, arrêt Lodève Gare Routière.
    GPS Latitude : 43.73094 | Longitude : 3.32060
    Carte OpenStreetMap

    Jeudis 16, 23 et 30 juillet 2020 de 9h30 à 12h00 et de 14h00 à 17h00 (tous les mardis et jeudis et vendredis)
    Vendredis 17, 24 et 31 juillet 2020 de 9h30 à 12h00 et de 14h00 à 17h00
    Shantidas - 11 Grand’Rue 34700 Lodève

    [FR Bury] Sensibilisation et partage autour du Libre. - Le vendredi 31 juillet 2020 de 14h00 à 16h00.

    Tous les deniers vendredis après-midi du mois, l'association propose une rencontre pour partager des connaissances, des savoir-faire, des questions autour de l'utilisation des logiciels libres, que ce soit à propos du système d'exploitation Linux, des applications libres ou des services en ligne libres.

    C'est l'occasion aussi de mettre en avant l'action des associations fédératrices telles que l'April ou Framasoft, dont nous sommes adhérents et dont nous soutenons les initiatives avec grande reconnaissance.

    L'atelier aura lieu dans la médiathèque de la ville.

    [FR Clermont-de-l'Oise] Sensibilisation et partage autour du Libre. - Le vendredi 31 juillet 2020 de 17h00 à 19h00.

    Tous les deniers vendredis après-midi du mois, l'association propose une rencontre pour partager des connaissances, des savoir-faire, des questions autour de l'utilisation des logiciels libres, que ce soit à propos du système d'exploitation Linux, des applications libres ou des services en ligne libres.

    C'est l'occasion aussi de mettre en avant l'action des associations fédératrices telles que l'April ou Framasoft, dont nous sommes adhérents et dont nous soutenons les initiatives avec grande reconnaissance.

    L'atelier aura lieu dans les locaux de nos amis du CAL (Centre d'Animation et de Loisirs) du Clermontois.

    [FR Figeac] Café bidouille, réparation électrique et informatique - Le samedi 1 août 2020 de 10h00 à 13h00.

    Cet atelier convivial d’auto-réparation et d’entretien des appareils électriques, électroniques et informatiques a pour  objectif de les faire durer, réduire les déchets et nous rendre plus autonomes face au technologies.

    Vous n’osez pas ouvrir votre réveil ou votre téléphone en panne ? Votre ordinateur devient très très lent ?

    À l’aide de pinces, tournevis et d’outils informatiques libres, on vous aide mais c’est vous qui faites.

    Cet atelier est gratuit et ouvert à tous, que vous soyez un bricoleur qui souhaite aider ou que vous ayez besoin d’être aidé.

    Attention, tous les intervenants sont bénévoles et il n’y a aucune garantie de succès, mais nous pourrons vous orienter vers des professionnels en cas de besoin.

    Plus d’informations ? Contactez Sylvestre : 06 52 89 33 86

    [FR Challans] Permanence Linux - Le samedi 1 août 2020 de 14h00 à 18h00.

    L'association Linux Challans vous donne rendez-vous au Centre de la Coursaudière, 9 rue de la Cité 85300 Challans.

    Nous vous proposons lors de ces rendez-vous mensuels d'échanger autour du Libre, des conseils ou une assistance technique.

    Vous pouvez venir pour vous faire aider, ou aider, à installer et paramétrer une distribution Linux de votre choix ou des logiciels libres sur votre ordinateur.

    Recommandations :

    • Sauvegardez vos données avant de venir.
    • Libérez de la place sur le disque dur (20 Go minimum) et défragmentez Windows si vous voulez le conserver.

    Au plaisir de vous voir bientôt !

    [FR Montrouge] OpenstreetMap réunion mensuelle - Le samedi 1 août 2020 de 17h00 à 18h00.

    La rencontre mensuelle des contributeurs habitants Montrouge et alentours aura lieu le 1 août 2020 au  Schmilblick à partir de 19h.

    Ce bar solidaire est situé au 94 avenue Henri Ginoux (station Vélib juste en face, bus 128, bus 68 et métro Mairie de Montrouge à 4 min, …).

    Cette rencontre permettra de parler des projets en cours et d'envisager des projets locaux dont la coordination se déroule depuis plus d'un an sur la page Montrouge et sur la page de discussion associée.

    Comme toujours, les débutants et simples curieux sont les bienvenus.

    https://wiki.openstreetmap.org/wiki/Montrouge/Evenements/Reunion-05.12.2019

    [FR Toulouse] Visioconférence Monnaie Libre - Le samedi 1 août 2020 de 19h00 à 21h30.

    On vous propose une série d'apéro présentation en visioconférence:
    La Monnaie Libre & les projets d'Econolibre:

    Chaque samedi depuis le 30 mai de 19h à 21h30
    (programme renouvelé pour juin et juillet 2020)

    Formule Apéro Monnaie Libre
    Publication d'un thème sur les réseaux sociaux,
    dans la semaine qui précède,si nécessaire.

    Rien de spécial à installer, ça se passera via le site web JitSi:
    https://meet.jit.si/econolibre

    Cela nous permettra de nous réunir,
    de voir comment nous supportons ce "déconfinement"
    et la réduction de nos libertés…

    De poser des questions sur la monnaie libre et
    de présenter les nouveaux projets de l'association ECONOLIBRE,
    de réfléchir aux projets que nous pouvons faire ensemble,
    et de mieux nous connaître.

    On décidera d'autres dates de réunions-visio en format différent et sur d'autres thèmes, selon les besoins.

    Détails de l'association sur notre site:
    https://econolibre.org

    On peut manger pendant les réunions (c'est un apéro).

    Un petit TUTO pour expliquer comment utiliser Jitsi:
    https://forum.monnaie-libre.fr/t/visioconference-avec-jistsi/10363

    La réunion commence à 19h mais on teste les connections à partir de 18h50. (privilégier le câble)
    (si besoin) Une présentation pour les non monnaie libristes est faite, qui dure moins de 30mn
    et sera suivie de questions réponses.

    Quelques vidéos de présentation sur notre chaine Youtube: (Econolibre)
    https://www.youtube.com/channel/UC9e9jWjY8foLfJp\_6KTIHRQ

    [FR Barret sur Méouge] Rencontres Moustic - Du dimanche 2 août 2020 à 08h00 au mardi 4 août 2020 à 20h00.

    Moustic : des rencontres autour de l'intelligence collective, de la collaboration et du numérique!

    Nées à Montpellier les rencontres Moustic, retrouvent une seconde jeunesse dans les Alpes.

    La thématique de cette année sera dans la lignée de toutes les belles choses solidaires et collectives qui se sont passées pendant, malgré, grâce à la crise du Covid 19 Solidarités Territoriales : retour à l'a-normale ?

    Inscription en ligne sur notre site

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    Interview de Bekomo Akoa Edward ingénieur en informatique membre de Camerubuntu

    EdwardAkoa, du nom sous lequel il poste sur le site, est ingénieur en informatique et diplômé en économie. Il fait partie de l’équipe de Camerubuntu. Camerubuntu c’est à la fois le nom du projet et de la nom de distribution camerounaise qu’ils développent. Le projet Camerubuntu a pour objectif de développer des logiciels libres adaptés à l’Afrique de façon à rendre les TIC accessibles à tous.

    Comme on le verra, cette interview est aussi un prétexte pour explorer le secteur informatique (en général) et le logiciel libre (en particulier) camerounais.

    Sommaire

    1. Vous ?

    Quel parcours de formation avez‑vous suivi ?

    Je m’appelle Bekomo Akoa Edward, je suis titulaire d’un master et j’ai suivi une formation en sciences économiques à l’université de Yaoundé Ⅱ‑Soa. Aussi, depuis 2010, je me suis reconverti en informatique, notamment dans les logiciels libres, ce qui m’a permis d’avoir des certifications dans ce domaine, délivrées par le site openclassroom.

    Quel est votre rôle dans l’équipe de Camerubuntu ?

    Dans l’équipe, je suis responsable des projets Camerubuntu (clients et serveurs), notamment de la remasterisation ou repacking.

    Et parlant de l’équipe, elle est aussi constituée de :

    2. Camerubuntu ?

    Camerubuntu, c’est une distribution, une entreprise, tout ça à la fois ? Ça existe depuis quand ?

    Oui, c’est une distribution et le nom donné à l’association, car, contrairement à ce qui nous a été attribué sur le site Afrikatech, ce n’est ni une start‑up ni une entreprise mais un regroupement d’informaticiens et de passionnés de l’informatique soucieux de partager leurs connaissances sur le bien‑fondé de l’usage des logiciels libres au Cameroun, en Afrique et dans le reste du monde. Elle existe depuis 2010, mais les travaux en ligne datent de juin 2015.

    Parmi toutes les distributions GNU/Linux, pourquoi avoir choisi Ubuntu ?

    Nous avons commencé sur Debian ; nous nous sommes cependant orientés peu à peu vers Ubuntu pour les mises à jour régulières du système (après six mois), la facilité d’utilisation (même pour les débutants) et l’ergonomie des interfaces.

    Pourquoi avoir choisi de recourir à des logiciels libres, on trouve que c’est une excellente idée, évidemment ?

    Sans vouloir faire du « prosélytisme technologique », nous avons choisi les logiciels libres parce qu’ils permettent de démocratiser l’informatique partout et pour tous dans le globe.

    En effet, certains facteurs concourent au choix de ces logiciels, tels que :

    • une communauté de plus en plus grande de développeurs bénévoles dans le monde, assurant ainsi une quasi‐stabilité sur le long terme ;
    • un accès gratuit qui est idéal pour les pays en voie de développement comme le nôtre, ceci permettant à des millions d’individus longtemps exclus des TIC d’y accéder.

    Qu’est‑ce qui fait de Camerubuntu une distribution particulière ? Des logiciels spécifiques adaptés ou développés pour le Cameroun, une configuration spéciale ?

    La particularité de Camerubuntu vient du fait que cette distribution a des logiciels déjà intégrés (bureautique, multimédia et Internet). De plus, ce système est utilisable juste après son installation. Elle est faite pour faciliter l’accès à des personnes voulant faire la transition vers GNU/Linux sans trop de difficultés au niveau client. On peut aussi ajouter à cela ses déclinaisons de type serveur (cybercafés, serveurs de téléphonie IP et serveur de déploiement), dont le but est de faciliter l’usage des logiciels professionnels dans GNU/Linux.

    Est‑elle aussi traduite dans des langues parlées au Cameroun qui ne sont pas les deux langues officielles (la richesse linguistique du Cameroun est absolument fabuleuse soit dit en passant) ?

    Il y a plus de 250 langues au Cameroun, ce qui représente une véritable mosaïque, nous ne pouvions pas privilégier une langue par rapport à une autre, c’est pour cette raison que nous préférons travailler sur les deux langues officielles (anglais et français) que nous trouvons fédératrices pour le moment, mais nous y réfléchissons.

    Sur le site qui présente Camerubuntu, on peut télécharger des logiciels de serveur (point d’accès, téléphonie IP…), est‑ce que l’entreprise qui pilote le projet offre ce genre de prestations. Si oui, quel type de clientèle avez‑vous ?

    Oui en effet, l’association offre toutes ces prestations, et comme clientèle, nous avons, pour le moment, des étudiants en informatique, les FAI (fournisseurs d’accès à Internet) pour les serveurs Camerubuntu-hotspot et beaucoup de particuliers pour des versions clientes. Le serveur de cybercafé Camerubuntu-hotspot est particulièrement apprécié dans les pays tels que le Togo, le Burkina Faso et le Sénégal.

    3. L’informatique en général, et le logiciel libre en particulier, au Cameroun

    Quel est le taux de pénétration des équipements informatiques au Cameroun, si vous le savez ?

    D’après les études menées par Hootsuite et We Are Social, il y aurait, en ce qui concerne l’utilisation des smartphones, un taux de 82,9 % pour Android et 4,6 % pour les iPhone. Quant aux équipements plus « lourds », tels que les ordinateurs de bureau, les serveurs ou d’autres équipements, ce taux serait d’environ 30 %.

    Quelle est la couverture téléphonique du Cameroun ? Existe‑t‑il, comme en France, des « zones blanches » dans lesquelles il n’est pas possible d’utiliser la téléphonie mobile ?

    Selon le ministère des postes et télécommunications, il y aurait au Cameroun quatre opérateurs de téléphonie mobile, à savoir Orange, MTN, Nexttel et Camtel, et le pays compte environ 19 millions d’abonnés pour un taux de couverture de 76 %.

    L’accès à Internet y est‑il facile partout ?

    En dehors des grandes villes comme Yaoundé, Douala ou Garoua, l’accès direct à Internet n’est pas aisé et parfois inexistant. De plus, les prix d’accès y sont prohibitifs pour les populations.

    Avez‑vous une idée du recours aux logiciels libres au Cameroun ?

    Pas exactement, mais peu à peu le public commence à prendre connaissance de leur existence. De plus, leur vulgarisation est l’une des missions de Camerubuntu.

    Est‑ce qu’il y a une volonté politique en faveur des logiciels libres ?

    Pour répondre de façon affirmative, non !

    Existe‑t‑il des groupes d’utilisateurs de Linux (GUL), sous une forme ou une autre ?

    Il y avait une multitude de groupes, et le plus connu était Linux Land Cameroun qui n’est plus très actif, car leur dernière intervention date de février 2016.

    Existe‑t‑il des associations de promotion du logiciel libre, comme, par exemple, l’April en France ?

    Il y avait une pléthore d’associations comme Ubuntu Cameroun par exemple, mais à ce jour, celle qui reste fonctionnelle et active au Cameroun est Camerubuntu.

    Y a‑t‑il des évènements centrés autour du logiciel libre au Cameroun ?

    À ce jour non, l’évènement le plus connu, intitulé « Journée du logiciel libre », a été organisé par PROTÈGEQV en 2014 à l’école polytechnique de Yaoundé, mais cette organisation a cessé ses activités depuis 2016.

    4. Vous et les logiciels libres

    Si vous utilisez un ou des outils de développement informatique, quel est ou quels sont‑ils ?

    Nous n’utilisons aucun outil de développement, nous « remasterisons » Ubuntu avec des logiciels tels que Distroshare et Remastersys.

    Au niveau professionnel, quels logiciels libres utilisez‑vous, sur quel système d’exploitation ?

    Les logiciels libres que nous utilisons le plus sur les systèmes Ubuntu et Camerubuntu sont : VMware player, VirtualBox, FOG (en anglais), Asterisk, Virtualmin (en anglais), Webmin, RADIUSdesk et GRASE Hotspot.

    Quelle est votre distribution GNU/Linux préférée et pourquoi, quels sont vos logiciels libres préférés ?

    C’est Ubuntu, et les logiciels libres préférés sont VirtualBox, VMware player, VLC, WPS Office (en anglais), LibreOffice, Nano, Gedit et bien d’autres.

    5. Questions finales

    Quelle question auriez‑vous adoré qu’on vous pose (évidemment, vous pouvez y répondre) ?

    Avez‑vous le soutien financier et logistique des autorités camerounaises ?
    Non ! Malgré tous nos efforts, nous utilisons nos moyens propres.

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    Jeu de stratégie temps réel Widelands Build 21

    Widelands est un jeu de stratégie en temps réel (solo ou multijoueur en réseau), fonctionnant sur diverses plates‑formes (dont GNU/Linux, Windows et macOS). Il s’inspirait à l’origine du célèbre jeu Settlers Ⅱ de Blue Byte Software. Il intègre un moteur permettant de gérer plusieurs tribus et différents systèmes d’économie. La sortie de la version Build 20 avait déjà été évoquée sur LinuxFr.org. Il est codé en C++ avec la bibliothèque SDL, et est placé sous licence GPL.

    La version Build 21 est disponible depuis le 18 juillet 2020 (après une version RC 1 publiée une semaine plus tôt).

    Cette version Build 21 apporte des centaines de corrections et de nouvelles fonctionnalités (pour les plus motivés, un journal des modification complet). L’annonce (traduction plus ou moins libre) mentionne :

    • un ordinateur qui joue mieux ;
    • un mode pacifique et de nouvelles conditions de départ : Plus d’options initiales
    • de nouveaux contrôles pour l’utilisateur concernant la vitesse du jeu, le déplacement sur la carte, la construction, les raccourcis, la navigation rapide, et une interface refaite et plus moderne ;
    • la possibilité de choisir les soldats que l’on envoie au front ;
    • un nouvel algorithme de planification des navires ;
    • des transports pour les marchandises par les voies navigables : Transbordeurs et ponts
    • un meilleur affichage des zones de travail ;
    • des réglages de constructions ;
    • des graphismes de meilleure qualité lors des grossissements : Zoom
    • des améliorations sur les tutoriels et les scénarios ;
    • l’éditeur permet de retailler la carte ;
    • de multiples rééquilibrages entre les tribus ;
    • la réorganisation et le nettoyage du code ;
    • la prise en charge des architectures gros‑boutistes.

    La traduction de Widelands est complète en allemand et bas‑allemand, anglais, catalan, danois, espagnol, finnois, français, gaélique écossais et néerlandais, et neuf autres langues sont traduites à plus de deux tiers.

    Traductions

    Des binaires pour Windows (32 et 64 bits) et macOS (⩾ 10.7, sur Intel 64 bits) sont disponibles (en plus du code source). Il n’y a plus de binaires pour les distributions GNU/Linux « en raison de la faible compatibilité entre les distributions Linux. À la place, nous essayons de rendre la compilation la plus facile possible pour les utilisateurs de Linux. » Un paquet Flatpak est aussi disponible, et il est probable que la version soit de toute façon intégrée par les distributions (pour vérifier le statut actuel : Arch, Debian, Mageia, Ubuntu, etc.).

    Et les travaux continuent pour préparer la future v1.0.

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