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#LeBrief : Ubuntu 19.10 disponible, guichet France THD, guide CNIL/CADA sur l'Open Data

C'est l'heure de #LeBrief, notre bilan de l'actualité dans le domaine des nouvelles technologies. Il contient toutes les informations qu'il ne faut pas manquer pour bien commencer la journée. Il est diffusé en accès libre.


Canonical a respecté les délais. Après la bêta fin septembre, la version finale vient d'être mise en ligne. On y retrouve évidemment le noyau Linux 5.3 (avec prise en charge des GPU Navi et des CPU Zhaoxin x86), GNOME 3.34, un nouveau thème Yaru GTK plus léger, le système de fichiers ZFS, etc. Les notes de versions sont disponibles par ici.

Parmi les autres changements, Ubuntu 19.10 n'a plus de version 32 bits, mais prend en charge le Raspberry Pi 4. Il ne s'agit pas d'une version LTS, le support est donc proposé pendant neuf mois, jusqu'en juillet 2020.


L'Avicca se félicite de cette réouverture, demandée depuis deux ans et affirme que « la voie est donc entrouverte pour les 27 départements qui attendaient avec impatience cette annonce pour lancer la desserte en FTTH des 3 millions de foyers français qui étaient, jusqu’à aujourd’hui, exclus de toute perspective d’accompagnement par l’État ».

Pour son président Patrick Chaize, « il n’est pas indispensable de budgéter immédiatement les 600 millions d’euros nécessaire pour atteindre cet objectif [...] En revanche, les parlementaires devront impérativement se mobiliser dans le cadre du projet de loi de finances pour permettre à l’ensemble des premières demandes, prêtes à être déposées, d’être accompagnées ».

L'État ne pourrait en effet financer que 30 % des premiers dossiers. « S’il est bien confirmé que le reliquat du Plan France THD soit affecté à hauteur de 140 millions d’euros à l’atteinte de l’objectif du 100 % FTTH pour tous les Français, il convient donc de prévoir dans le cadre de la loi de finances d’une première autorisation de programme de 322 millions d’euros supplémentaires », explique l'Avicca.  

Plan France THD : réouverture du guichet avec l'intégration du reliquat de 140 millions d'euros

Nous avions testé la fonctionnalité lors de son annonce en mars dernier. Elle a depuis été peaufiné par les développeurs afin de la rendre plus agréable et plus sûre à utiliser.

Elle est désormais accessible à tous, compatible avec les comptes locaux sous Windows 7, 8.1 et 10. Une vidéo a été mise en ligne.

Ceux qui utilisent plutôt les solution Active Directory / Azure doivent se tourner vers d'autres méthodes. Il en est de même si vous avez opté pour une connexion via votre compte Microsoft, qui contient ses propres mécaniques de double authentification. 

Yubico généralise son outil de connexion à Windows via une clé de sécurité

Après une phase de consultation organisée en début d’année, la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) et la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) ont publié hier leur « guide pratique de la publication en ligne et de la réutilisation des données publiques ».

Ce document, à destination tant des administrations que des citoyens, fait un point sur les réformes impulsées notamment par la loi pour une République numérique de 2016 et le RGPD : obligations de mise en ligne, formats de données, etc.

Une « fiche pratique relative à l’anonymisation des documents administratifs » a également été diffusée. D’autres devraient suivre « ultérieurement », afin « d’apporter un éclairage spécifique sur d’autres thématiques en lien avec l’Open Data ».

Le fameux guide, attendu depuis 2016, sera mis à jour régulièrement « pour intégrer notamment les évolutions légales et jurisprudentielles ainsi que les éléments de doctrine développés par la CNIL et la CADA », précisent les deux autorités administratives.


Nuance est connu pour ses applications de reconnaissance vocale (la série de logiciels Dragon), et notamment Dragon Medical pour le corps médical.

Du côté de Microsoft, c'est évidemment d'Azure dont il est question et de ses applications d'intelligence artificielle. La suite vous vous en doutez : un mélange des deux pour « améliorer la productivité, tout en permettant aux médecins de se concentrer sur ce qu'ils font le mieux : prendre soin des patients ».

« Avec le consentement du patient », la conversation entre le médecin et le patient sera écoutée et analysée pour remplir automatiquement le dossier médical du second. Une synthèse et une ordonnance peuvent aussi être délivrées. 

Afin de mettre en place ce partenariat, Nuance migre une partie de son infrastructure sur Azure.

Microsoft et Nuance veulent « transformer l'expérience docteur-patient »

Au troisième trimestre, le fondeur revendique des revenus de 293,05 milliards de dollars taïwanais (environ 8,61 milliards d'euros), en hausse de 12,6 % sur un an et de 21,6 % sur trois mois.

Le bénéfice net est de 101,07 milliards de dollars taïwanais (environ 3,2 milliards d'euros), soit une augmentation de 13,5 % sur 12 mois et de 51,4 % par rapport au trimestre précédent.

Pour rappel, TSMC est actuellement sous le coup d'une plainte de GlobalFoundries qui demande à la justice américaine d'interdire l'importation de certains produits.

La société avait alors répliqué en demandant également à la justice de trois pays (États-Unis, Allemagne et Singapour) de stopper la production et d'interdire à la vente des produits GlobalFoundries. 

Les revenus de TSMC grimpent de 21,6 % en trois mois, le bénéfice augmente de 51,4 %

C'est en tout cas ce que pense savoir Zac Bowden de Windows Central. Notre confrère en profite pour annoncer que Windows 10X pour les portables avec deux écrans sortirait en RTM au premier semestre 2020. 

Windows 10 19H2 sortirait le 12 novembre

Le journal du CNRS et Libération expliquent que les voix « désincarnées » que l'on retrouve actuellement sur Home, Alexa ou Siri sont « loin de ce que pourraient être ces assistants dans le futur ».

Pour les directrices de recherche Justine Cassell et Catherine Pelachaud, le futur se conjugue avec « des êtres virtuels possédant un corps et un visage pour mieux faire passer leur message, capables de décrypter notre humeur et de nouer des relations avec nous pour mieux répondre à nos besoins ». « La communication est en effet bien plus qu’un échange d’informations. Ce n’est pas une simple série de questions-réponses », ajoutent les scientifiques.

Un exemple avec le sourire : « où trouve-t-on des sourires lors de ces interactions, et ont-ils toujours la même forme et la même signification ? Une étude a ainsi permis de montrer que lorsque deux collégiens travaillent l’algèbre, si l’un d’eux taquine l’autre, mais accompagne sa pique d’un sourire, leur niveau d’entente a tendance à s’élever et ils ont une propension à mieux apprendre. Mais quand la taquinerie n’est pas accompagnée par un sourire, le niveau d’entente tend à baisser et l’apprentissage à être moins fort ».

« Malgré une connaissance toujours plus fine des mécanismes qui sous-tendent la communication humaine, il reste illusoire de prétendre créer dès aujourd’hui un être virtuel qui soit en mesure de répondre à toutes les situations. Il devient en revanche envisageable d'en concevoir qui soient capables d’interagir dans des contextes précis », pour les directrices du CNRS.

Quelques exemples : « On peut ainsi imaginer des tuteurs virtuels destinés à l’apprentissage (d’une langue, de l’algèbre...),  ou des compagnons virtuels capables d’aider par exemple une personne âgée à adopter les bons réflexes de santé prescrits par ses médecins ».

Pour mener à bien leurs missions, les assistants devront donc décrypter, analyser finement et stocker les émotions de son interlocuteur. Plusieurs questions se posent : « Qu’en fera l’entreprise qui commercialise l’assistant en question ? Que deviendront ces informations si elles sont piratées ou tombent entre de mauvaises mains ? ». Les cas récents des écoutes sur tous les principaux assistants ne sont pas spécialement rassurants. 


Alors que les trois partenaires prévoyaient d'apporter 45 millions d'euros, il serait désormais question de 135 millions d'euros, selon La Lettre A.

Il faut dire que la concurrence sera rude pour la future plateforme de streaming. En plus de Netflix et d'Amazon Prime, elle devra faire face à Disney+, HBO Max, etc.

Nos confrères indiquent d'ailleurs que « des discussions ont eu lieu avec Disney sur une possible offre commune, mais n'ont pas abouti ». 

Salto : France Télévisions, TF1 et M6 tripleraient leurs investissements

Ben Cotton explique qu'en « raison de bugs bloquants et en l’absence de release candidate, Fedora 31 Finale a le statut "No-Go" ». L'équipe doit se réunir le 24 octobre prochain et espère publier la version finale de Fedora 31 le 29 octobre.

Pour rappel, la bêta est disponible depuis mi-septembre et, comme pour Ubuntu, il n'y a pas de version 32 bits.

Fedora 31 : « No-Go » pour une sortie le 22 octobre, le 29 octobre en ligne de mire

D'extérieur, il ressemble à d'autres SUV du fabricant suédois, sauf que la calandre est pleine et que le pot d'échappement est absent. Bien évidemment, la trappe du réservoir laisse place à une borne pour recharger la voiture.

Volvo annonce 4,9 secondes pour passer de 0 à 100 km/h, une autonomie de plus de 400 km et une autonomie de 80 % avec 40 minutes de charge.

Tous les détails sont disponibles par ici. Reste maintenant à connaître son prix et sa disponibilité.

Volvo dévoile son premier véhicule 100 % électrique : le XC40 Recharge

Hier, le patron de Facebook a livré un long discours devant un parterre d'étudiants de l'université de Georgetown à Washington. Pendant plus d'une demi-heure, il est revenu sur de nombreux sujets d'actualité.

C'était notamment le cas d'une publicité controversée (avec de fausses informations sur Joe Biden) de Donald Trump pour sa réélection : « Nous ne vérifions pas les faits des publicités politiques. Nous ne faisons pas cela pour aider les politiciens, mais parce que nous pensons que les gens devraient pouvoir voir eux-mêmes ce que les politiciens disent ». 

Il s'est également prononcé en faveur d'une plus large liberté d'expression : « en cas de doute, nous devrions toujours pencher vers une plus grande liberté d'expression », comme le rapporte l'AFP. Il est également revenu sur le cas de la Chine qui construit son propre Internet D'autres sujets comme la question du respect de la vie privée et des données personnelles semblent par contre avoir été éludés. 


Cette application disponible depuis une dizaine d'années vous permet de profiter d'un numéro de téléphone pour vos appels et SMS, avec une messagerie vocale.

Ce service n'est par contre disponible que pour les comptes Google personnels aux États-Unis et G Suite dans certaines régions.

Comme repéré par VentureBeat, il est désormais possible de demander à Siri de passer un appel ou d'envoyer un SMS via Google Voice. Pour le moment, Google Assistant ne peut toujours pas faire de même.

Sur iOS, Siri prend désormais en charge Google Voice

Comme toujours en pareille situation, le fabricant reste discret sur les annonces qui seront faites. Selon CNet, il est question du « retour attendu d'une icône réinventée »... tout un programme.

Il serait donc question du retour du « mythique » Razr, mais avec un écran pliable, comme le voulait la rumeur au début de l'année. Depuis, le constructeur a confirmé qu'il planchait sur le sujet, sans donner plus de détails pour l'instant. 

Motorola envoie des invitations pour le 13 novembre… pour l'annonce d'un Razr pliable ?

Il y a quelques jours, une drôle d'histoire est remontée à la surface concernant les derniers smartphones de Samsung et leurs lecteurs d'empreintes digitales ultrasoniques.

Avec certains étuis et écrans de protection, la détection et la reconnaissance ne se passent pas correctement et il est ensuite possible de déverrouiller son smartphone avec d'autres doigts que ceux autorisés, comme l'explique la BBC.

Après avoir pointé du doigt des protections d'écran bas de gamme pendant un temps, Samsung a finalement reconnu le problème et annonce qu'il le corrigera avec une mise à jour, sans plus de précisions sur son fonctionnement. 

Suite à cette découverte, la banque coréenne KaKao Bank a demandé à ses clients de désactiver l'empreinte pour se connecter aux services, comme le rapportent nos confrères. D'autres pourraient suivre.


Pour se démarquer, le fabricant affirme que son produit dispose « d'un champ de vision inédit, permettant aux utilisateurs d'obtenir une image plus grande et plus précise de leur pas de porte ».

Elle permet d'avoir « une vision en pied de leurs visiteurs et des paquets posés sur le sol ». En plus de la caméra, un micro et un haut-parleur sont présents pour une conversation bidirectionnelle avec les visiteurs. 

Arlo ajoute que sa sonnette « permet d'effectuer des appels vidéo directement vers les téléphones mobiles et de recevoir des alertes personnalisées lorsque des colis, des personnes, des véhicules ou des animaux sont détectés ».

Elle se connecte à un carillon mécanique ou électronique existant et sera disponible en 2020 en Europe. Reste maintenant à connaître son prix.

Arlo présente sa sonnette Video Doorbell avec caméra HD, qui sera disponible en 2020

Le groupe audiovisuel explique que vous pouvez étendre sa capacité de 80 à 320 Go pour 10 euros en vous rendant dans la rubrique Abonnement, Mes options et Modifier mes options. 

Vous pouvez également demander un disque dur de 1 To ou demander l'échange de celui de 80 Go (qui devra être restitué sous peine de payer 55 euros). Cette option est facturée 50 euros et il faudra rendre le HDD à la fin. 

Bien évidemment, « vous pouvez connecter votre disque dur personnel (auto-alimenté) sur la prise USB ou eSATA du décodeur Canal+ ». On trouve des disques durs externes de 1 To pour 50 euros, mais celui-ci vous appartient à la fin de l'abonnement.

Il est désormais possible d'augmenter la taille du disque dur du décodeur Canal+

Yesterday — October 17th 2019Bridge> Nextinpact

CJUE : la diffusion d'un rapport militaire peut être prohibée par le droit d'auteur, sous conditions

Accès libre
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Crédits : wragg/iStock
Justice

Comment jauger le subtil équilibre entre liberté de la presse et protection des intérêts étatiques ? Voilà quelques jours, la CJUE a rendu un arrêt sur le sujet. Il concerne la diffusion d'un rapport militaire par un site de presse. Faute de mieux, l'Allemagne a décidé d'attaquer le site sur le terrain de la contrefaçon. 

Ce dossier tranché le 29 juillet dernier concerne la République fédérale d’Allemagne. Chaque semaine, notre voisin d’outre-Rhin édite un rapport de situation militaire sur les interventions de son armée à l’étranger. Ce document existe en deux versions.

L’une complète, adressée à des députés et des membres des ministères. Un « document classifié – Restreint », contrairement à l’autre version, synthétique et cette fois rendue publique.

Funke Medien, qui édite le média Was.de, avait vainement demandé communication d’un de ces rapports restreints. Refus des autorités au motif que la divulgation des informations pourrait nuire aux intérêts militaires du pays. Le site a malgré tout obtenu une bonne partie de ces documents par un moyen détourné, publiée sous l’appellation d’« Afghanistan Papiere ».

La RFA a décidé à cette occasion de trainer l’éditeur devant les tribunaux pour violation de ses droits d’auteur. Pourquoi cette voie ? Tout simplement parce que le niveau de confidentialité du document n’était pas suffisamment élevé pour engager l’artillerie lourde dédiée. Elle a donc trouvé un moyen de contournement en plaidant pour l’atteinte aux droits de propriété intellectuelle.

Sa demande de cessation a été rejetée en appel par tribunal régional supérieur de Cologne. Au cran supérieur, la Cour fédérale de justice a décidé de surseoir à statuer en posant une série de questions préjudicielles à la Cour.

Du plébiscite de l'avocat général pour la liberté d'expression

Dans son avis, l’avocat général Maciej Szpunar avait clairement pris le parti du média considérant l’existence de  « situations exceptionnelles dans lesquelles le droit d’auteur (…) doit s’estomper devant un intérêt majeur ayant trait à la réalisation d’un droit ou d’une liberté fondamentale ».

Toujours selon ses conclusions, restreindre dans un tel contexte la liberté d’expression sur l’autel du droit d’auteur serait une aberration : « Cela irait à l’encontre de la logique même des droits fondamentaux (…) qui est de protéger non pas le pouvoir public contre le particulier, mais le particulier contre le pouvoir public ».

Dès lors, « la restriction à la liberté d’expression qui découlerait de la protection par le droit d’auteur des documents en cause non seulement n’est pas nécessaire dans une société démocratique, mais elle lui serait hautement nuisible ».

... à un arrêt beaucoup plus nuancé

La Cour de justice, qui n’est pas liée à cette interprétation, a été beaucoup plus nuancée dans son arrêt, en rappelant déjà plusieurs fondamentaux.

Selon la directive de 2001, le droit d’auteur offre un monopole à son titulaire : celui d’autoriser ou d’interdire. Mais avant encore faut-il que l’œuvre soit qualifiée comme telle. Démonstration doit être faite qu’elle est l’expression d’une création intellectuelle, être originale et donc propre à l’auteur dont elle reflète la personnalité.

À ses yeux, un rapport n’est donc pas exclu de ce champ, quand bien même serait-il militaire. Aux juges nationaux de procéder aux analyses de fond :

 «  Il incombe au juge national de vérifier si, lors de l’élaboration de ces rapports, l’auteur a pu effectuer des choix libres et créatifs aptes à transmettre au lecteur l’originalité des objets en cause, une telle originalité découlant du choix, de la disposition et de la combinaison des mots par lesquels l’auteur a exprimé son esprit créateur d’une manière originale et a abouti à un résultat constituant une création intellectuelle ».

Évidemment, quand le contenu n’est qu’informatif et technique, ces mêmes rapports ne pourront jamais être qualifiés d’œuvre.

Les exceptions et limitations au droit d'auteur, une porte exclusive

En supposant que le rapport soit original, l’Allemagne peut-elle obtenir la suppression de ce contenu ? L’article 5 de la directive sur le droit d’auteur dresse la liste des exceptions au monopole de ce même droit. Les États peuvent ainsi prévoir une exception au profit de la presse et une autre relative aux courtes citations, encadrées par le texte de 2001.

Peuvent-ils aller au-delà ? La juridiction européenne prévient que la liberté d’information et la liberté de la presse, consacrées à l’article 11 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, ne sont pas susceptibles de justifier de dérogation «  en dehors des exceptions et des limitations prévues » par la directive.

En clair, les juges devront toujours vérifier que l’exception dont se prétend bénéficiaire tel site de presse colle aux conditions de la directive de 2001. Aux juges donc d’effectuer une mise en balance entre le droit d’auteur et la liberté d’expression (importance particulière du sujet, dans le cadre du débat politique ou d’un débat touchant à l’intérêt général, etc.).

S’agissant de Funke Medien, Was.de avait pris soin de présenter les rapports « sous une forme systématisée et accompagnés d’un propos introductif, de liens supplémentaires et d’une invitation à interagir ». Pour la cour, au regard de ces circonstances, « il y a lieu de considérer que la publication de ces documents peut constituer une "utilisation d’œuvres [...] afin de rendre compte d’événements d’actualité" ». 

Un arrêt vu sous le prisme de l'article 17 

Comme le rapporte l’ONG Edri (European Digital Rights), cette décision axée sur cette mise en balance sous l’œilleton de la directive de 2001 pourrait avoir des effets désastreux dans le cadre de la nouvelle directive sur le droit d’auteur.

Son article 17, socle du filtrage, comme l’ont reconnu Emmanuel Macron et le gouvernement, impose aux plateformes d’une certaine importance ou de plus de trois ans d’âge devront fournir leurs meilleurs efforts pour rendre inaccessible les contenus protégés par le droit d’auteur.

La crainte est que, par sécurité juridique, les intermédiaires optent pour le coup de gomme dès lors qu’un contenu abrite possiblement une « œuvre », comme le revendiquait le gouvernement allemand. Certes, les personnes en cause pourront toujours contester la décision auprès de l’hébergeur ou d’une autorité, mais ces procédures n’interviendront qu’après suppression. Et donc atteinte à la liberté d'expression. 

Quid de l'originalité des œuvres dans les actions en contrefaçon ?

Autre intérêt de l’arrêt, en demandant aux juges nationaux « de vérifier » si le rapport est bien original, la CJUE rappelle un point crucial.

Trop souvent, dans les actions en contrefaçon relatives à des contenus audiovisuels ou musicaux, les juges ont plus que tendance à évacuer cette démonstration préalable, pourtant rappelée ici avec force. Dit autrement, devant les juridictions françaises, l'orginalité semble acquise dès lors qu'on touche à ces domaines dans le cadre d'une action dirigée contre un site de streaming ou un hébergeur de fichiers.   

Le sujet est si épineux qu’en France, au ministère de la Culture, est plaidée l’idée d’une présomption d’originalité. Consacrée, il reviendrait donc à l’autre partie de la combattre.

On imagine sans mal les conséquences explosives d’une telle présomption couplée avec l’article 17 de la directive...

À l’Assemblée, une nouvelle proposition de loi contre le démarchage téléphonique

En bref
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Crédits : Douglas Craig/iStock
Loi

Des députés LR viennent de déposer une proposition de loi visant à interdire purement et simplement le démarchage téléphonique. Une initiative qui n’a guère de chance d’aboutir, alors que ce dossier fait désormais figure de serpent de mer...

Rares sont les sujets faisant l’objet d’une telle unanimité au Parlement. Pourtant, force est de constater que les approches en matière de lutte contre le démarchage abusif sont radicalement différentes.

« Nos compatriotes se plaignent de manière récurrente de la multiplication d’appels commerciaux qui confinent au harcèlement téléphonique », constate une fois de plus le député Marc Le Fur, citant en exemple les sollicitations pour des assurances, des forfaits mobile, les offres d'isolation à un euro, etc.

L’élu LR déplore au passage que certains démarcheurs passent allègrement outre la liste Bloctel, en vigueur depuis 2016 – quand bien même cela est pénalement répréhensible (jusqu’à 75 000 euros d’amende).

Interdiction du démarchage, même en cas d’accord du consommateur

Jugeant le dispositif actuel « inopérant », Marc Le Fur préconise de « changer de perspective » en interdisant toute « prospection commerciale » par téléphone et SMS. Autrement dit, plus aucun démarchage ne serait possible, quand bien même le consommateur y serait favorable.

Sa proposition de loi, déposée hier à l’Assemblée nationale, a été co-signée par une vingtaine de députés LR.

Sur le fond, l’approche est pour le moins extrême puisque jusqu’ici, les plus fervents opposants au démarchage téléphonique plaidaient essentiellement pour l’instauration d’un système dit « d’opt-in », en vertu duquel seules les personnes ayant donné leur accord pour être démarchées auraient pu l’être.

La majorité s’est cependant opposée à une telle réforme, notamment afin de préserver l’emploi dans les centres d’appel français (voir notre article).

De nouveaux débats en 2020 ?

En février dernier, le Sénat a adopté une proposition de loi visant à lutter contre le démarchage téléphonique. Bien que le gouvernement ait apporté son soutien à certaines réformes, le texte attend encore d’être examiné par l’Assemblée nationale, pour une seconde lecture.

Pour mémoire, le texte adopté par le Sénat prévoit notamment :

  • Des amendes administratives de 375 000 euros pour les entreprises contrevenantes (contre 75 000 euros aujourd’hui)
  • La publication « par défaut » des sanctions prononcées par la DGCCRF
  • L’instauration, par décret, de « normes déontologiques » imposant par exemple aux prospecteurs de respecter certains jours et horaires de démarchage
  • Une obligation pour les professionnels d’actualiser leurs fichiers avec la base Bloctel au moins une fois par mois
  • La mise en ligne, en Open Data, des « données essentielles » afférentes à l’activité d’Opposetel, la société en charge de Bloctel

L’adoption définitive de cette proposition de loi semble cependant encore bien lointaine, les dissensions entre députés et sénateurs étant relativement nombreuses (voir notre article). Au regard de l’embouteillage parlementaire, il semble désormais peu probable que les discussions reprennent avant 2020.

#LeBrief : Macron tance Google, main robotique et Rubik's Cube, Bruxelles sévit face à Broadcom

C'est l'heure de #LeBrief, notre bilan de l'actualité dans le domaine des nouvelles technologies. Il contient toutes les informations qu'il ne faut pas manquer pour bien commencer la journée. Il est diffusé en accès libre.


Lors du Conseil des ministres franco-allemand, à Toulouse, les deux pays « réaffirment leur détermination à mettre en œuvre la nouvelle directive européenne sur le droit d’auteur et à assurer le plein respect de ces règles ».

« Nous avons récemment renforcé le droit d’auteur au niveau européen en l’adaptant à l’univers numérique. Des acteurs comme Google souhaitent aujourd’hui s’affranchir de ces règles » a soutenu le chef de l’État, à cette occasion. 

Google s’est faufilé dans une brèche béante de la directive sur le droit d’auteur

Si, dans l’idéal espéré par ses partisans, la société aurait dû négocier et surtout payer pour la reprise des extraits d’articles de presse sur sa page actualités, elle va tout simplement désactiver ces « snippets » dès le 24 octobre. Mieux, elle laissera à chaque éditeur et agence le soin de les réactiver, mais cette fois gratuitement.

Une stratégie condamnée par Pierre Louette, numéro un des Échos, et un grand nombre d’éditeurs qui comptaient sur la manne, à l’exception notable de Rainer Esser, PDG de Die Zeilt. 

« Nous demandons aux autorités nationales et européennes de la concurrence d’examiner et d’engager au plus vite toutes les procédures possibles » a indiqué le chef de l’État. « J’ai proposé à Mme la chancelière que nous développions au niveau européen de nouvelles règles pour réguler les grandes plateformes avec des mécanismes de sanction plus rapides ». 

En France, l’Autorité de la concurrence a déjà ouverte une enquête exploratoire, comme l’a révélé Contexte.com.

Selon LeFigaro.fr, l’Alliance de la presse d’information générale suggère deux autres pistes : saisir la même autorité, cette fois au fond, faire déposer un amendement à la loi audiovisuel pour instaurer une commission de règlement des différends. 

Un dernier choix qui aurait l’avantage de réduire la publicité de ce bras de fer.


Presque quatre ans après son lancement dans le grand bain, le moteur de recherche européen annonce du changement.

En plus d'un mode sombre, il est question « de nouvelles fonctionnalités et d'une identité graphique repensée qui axe la navigation sur 5 grandes thématiques dédiées » : chercher, m'informer, apprendre, jouer et faire des activités.

Le principe de base reste le même : cette version du moteur de recherche essaye de protéger les plus jeunes « des contenus haineux, violents et pornographiques », le tout sans publicité.

Pour rappel, des applications Android et iOS sont disponibles depuis plus d'un an.

Nouvelle version de Qwant Junior, pour les enfants de 6 à 12 ans

Ce n'est pas vraiment une surprise puisque son président, Ajit Pai, avait déjà annoncé qu'il voterait pour.

Comme l'explique The Verge, le résultat est tout de même serré avec trois voix pour (deux républicains et le président) et deux contre (deux démocrates). De son côté, le département de la justice avait déjà donné son feu vert cet été.

Comme le rappellent nos confrères, plusieurs procureurs généraux essaient de bloquer cet accord. Des représentants des deux sociétés ont affirmé que la fusion ne serait pas validée tant que cette question n'était pas réglée.

La FCC approuve la fusion entre T-Mobile et Sprint, mais il reste un obstacle

Les deux partenaires expliquent que, « à côté des options VTC, trottinettes et vélos, les utilisateurs d’Uber vont prochainement aussi pouvoir se déplacer en scooter électrique en Ile-de-France », une première pour le VTC. 

« Les utilisateurs pourront directement y géolocaliser l’un des 4 000 Cityscoot, le réserver et effectuer un trajet. Le paiement est également effectué automatiquement au sein de l’application Uber. L’option sera disponible au prix de 29 centimes par minute (comme sur l’application Cityscoot), à Paris et dans une douzaine de villes d’Ile-de-France ».

Uber veut ainsi que son application propose à terme « l’ensemble des moyens de transport permettant de se rendre d’un point A à un point B » et vient ainsi jouer sur les platebandes d'Île-de-France Mobilités, une autre application dont l'ambition est de « payer et accéder à tous les modes de transports », mais uniquement pour la région parisienne.

Les scooters électriques de Cityscoot débarquent dans l'application Uber

La Commission européenne ordonne ainsi au fabricant de « cesser d'appliquer certaines clauses figurant dans ses contrats conclus avec six de ses principaux clients. Ces mesures permettront d'éviter un préjudice grave et irréparable à la concurrence susceptible d'être causé par le comportement de Broadcom qui, à première vue, enfreint les règles de concurrence de l'UE ».

« Nous disposons d'indices sérieux selon lesquels Broadcom, le premier fournisseur mondial de jeux de puces utilisés dans les décodeurs de télévision et les modems, se livre à des pratiques anticoncurrentielles », explique Margrethe Vestager, commissaire chargée de la politique de concurrence.

L'enquête a été ouverte en juin de cette année et, après une première analyse, « la Commission a conclu que si le comportement actuel de Broadcom devait se poursuivre, il affecterait probablement plusieurs appels d'offres à venir, y compris en ce qui concerne la prochaine introduction de la norme Wi-Fi 6 pour les modems et décodeurs de télévision ».

« Broadcom doit se conformer à ces mesures dans les 30 jours. Les mesures provisoires s'appliquent pendant trois ans ou jusqu'à la date d'adoption d'une décision finale se prononçant sur le fond au sujet du comportement de Broadcom ou clôturant l'enquête de la Commission, si cette adoption intervient plus tôt », explique Bruxelles.


Le troisième trimestre de Netflix ne ressemble pas au second… et sera très certainement différent du quatrième puisque la concurrence sera renforcée, notamment avec l'arrivée de Disney+.

Après avoir perdu 130 000 clients outre-Atlantique au second trimestre, la plateforme en gagne 520 000 sur le troisième trimestre. C'est par contre largement moins qu'au troisième trimestre 2018 où la progression était d'un million.

Dans le reste du monde, Netflix a recruté 6,26 millions de clients, soit plus qu'au second trimestre 2019 et qu'au troisième de l'année dernière. C'est par contre moins bien qu'en Q4 2018 et Q1 2019 où la barre des 7 millions avait été dépassée à chaque fois.

De bons résultats qui permettent à Netflix de revendiquer un chiffre d'affaires de 5,245 milliards de dollars, en hausse de 31 % sur un an. Le bénéfice net est pour sa part de 665 millions. 

Après la clôture de la bourse, l'action de Netflix gagne pour l'instant quasiment 10 %, pour arriver à 286 dollars. 

Netflix gagne des clients aux États-Unis et dans le reste du monde

« Tous les acteurs impliqués dans les différents RIP en France métropolitaine ont été identifiés », explique la fédération de FAI associatifs, en ajoutant qu'il « reste cependant à obtenir et évaluer les conditions d'accès pour plusieurs de ces RIP ».

La carte permet d'avoir une vision sur les conditions d'accès aux Réseaux fibre optique d'Initiative Publique pour les petits FAI. Une note est attribuée pour chaque zone, avec le nom de la maison mère du délégataire, la présence ou non d'offres activées et le type de contrat. 

Fédération FDN met à jour son « baromètre FTTH » sur les RIP

Comme on pouvait s'y attendre, la course à la 5G commence tôt chez les opérateurs. Après la bataille sur les expérimentations – à coups de « je suis le premier à… » – SFR ouvre les hostilités avec le grand public.

Mais comment faire alors que les fréquences de 3,5 GHz ne sont pas encore attribuées et que les conditions de la procédure ne sont même pas connues ? L'équipe marketing a trouvé la solution : vendre des smartphones 5G qui resteront sur le réseau 4G pendant encore des mois.

Trois terminaux sont ainsi proposés : les Xiaomi Mi Mix3 5G (non disponible sans forfait), Huawei Mate20 X 5G (1 049 euros) et Galaxy Note 10+ 5G (1 309 euros). Sur cette page, l'opérateur précise évidemment que « l'achat d'un téléphone compatible 5G n'implique pas l'utilisation du réseau 5G », qui n'existe pas en France pour l'instant.

« Grâce à la 5G SFR les clients bénéficieront, dès les premiers déploiements et lors de la commercialisation des offres attendues en 2020, d’un débit identique à celui de la fibre et d’un temps de latence quasi nul », affirme la marque au carré rouge.

Comme c'était déjà le cas lors de l'arrivée de la 4G, les annonces autour de la 5G laissent souvent de côté toutes les améliorations apportées sur la 4G. Par exemple, il est déjà possible d'attendre 1 Gb/s sur le réseau commercial 4G de SFR.

Concernant la latence, la 5G Ultra Low Latency High Reliability permet effectivement d'être dans l'ordre de grandeur de la milliseconde, mais cette technologie concernera bien plus « la santé connectée, la robotique industrielle ou encore l’automobile » que les smartphones des particuliers, explique Orange.

Bref, inutile de vous jeter sur un smartphone supportant la 5G puisqu'aucun opérateur ne propose de réseau en France. Le déploiement ne débutera que l'année prochaine et les opérateurs n'ont pas encore précisé par quels usages et zones ils comptaient commencer.. ni les forfaits qui seront proposés.


La prochaine mouture de la distribution Linux récupèrera son nom d’après un grand félin de Madasgacar, de la taille d'un petit cougar.

En-dehors de son petit sobriquet, Ubuntu 20.04 sera majeure, puisqu’il s’agira d’une nouvelle version LTS, avec son support de cinq ans.

Les déçus par le manque de nouveautés dans Ubuntu 19.10 ne devront pas en attendre beaucoup plus de Focal Fossa. Les moutures LTS mettent à jour les composants, mais introduisent rarement des apports majeurs.

On peut donc tabler sur un nouveau noyau, la traditionnelle meilleure prise en charge du matériel, GNOME 3.36, des applications à jour, ou encore la suite des travaux sur ZFS.

Ubuntu 20.04 sera disponible le 23 avril. La bêta publique devrait être proposée le 2 avril.

Ubuntu 20.04 s’appellera Focal Fossa

Après l'annonce des Pixel 4, le casque de VR a disparu du Google Store. Le géant du Net confirme à Variety qu'il jette l'éponge.

« Il n'y a pas eu l'adoption que nous espérions de la part des consommateurs ou des développeurs, et nous avons même constaté une diminution de l'utilisation du casque Daydream View au fil du temps », explique un porte-parole. 

« Même si nous ne vendons plus de Daydream View et que nous ne le prenons pas en charge sur le Pixel 4, l'application et le magasin Daydream resteront disponibles pour les utilisateurs existants », ajoute-t-il.

Google enterre son casque de réalité virtuelle Daydream View, sans laisser tomber les anciens clients

Patatras. Outre-Manche, le système de vérification d’âge, qui devait être implanté à l’entrée de chaque site pour adulte sous peine d’être bloqué, est enterré. Des difficultés techniques seraient à l’origine de cette décision. L’information a été rapportée par la presse anglaise, suite aux propos de Nicky Morgan, ministre de la Culture. 

La partie du Digital Economy Act de 2017 consacrée à ce système restera donc dans les tiroirs. Elle avait été critiquée par les défenseurs des libertés numériques, en raison de possibles atteintes à la vie privée des internautes. Le texte laissait également de côté les réseaux sociaux, faisant craindre un déport de ces contenus sur ces plateformes. 

À la place de ce dispositif maintes fois reporté depuis avril 2018 (date d’entrée en vigueur initiale), l’exécutif a un plan B : l’instauration d’une autorité qui imposerait une obligation de vigilance à tous les sites Internet, même non pornographiques. 

Cette instance disposerait de larges pouvoirs discrétionnaires sur les moyens mis en œuvre par les éditeurs pour limiter les dommages en ligne.  « L’engagement du gouvernement pour la protection des enfants en ligne est inébranlable, a ajouté la représentante de l’exécutif. Le contenu pour adultes est trop facilement accessible en ligne et il faut faire davantage pour protéger les enfants contre les préjudices ».

La British Board of Film Classification, autorité qui devait chapeauter ce système de vérification, estime que ce verrou d’âge n’est pas vraiment abandonné, simplement repoussé.« La BBFC comprend la décision du gouvernement, de mettre en œuvre cette vérification dans le cadre d’une stratégie plus globale contre les dommages en ligne ».

L’instance promet d’apporter son « expertise » et travaillera étroitement avec le gouvernement « pour veiller à ce que les objectifs de la loi en matière de protection des enfants soient atteints ».

En France, le sujet reste cette fois d’actualité. Des annonces sont même attendues fin novembre, selon les indications du secrétaire d’État à la Protection de l’enfance, Adrien Taquet (cette brève sur Contexte.com).


« Sur cinq jours, venez découvrir ou redécouvrir l’étendue des activités des 49 unités de recherche du CNRS Aquitaine et de ses partenaires ainsi que la science de manière ludique », explique le Centre national de la recherche scientifique.

Ce dernier donne rendez-vous sur la place Alcala de Talence (domaine universitaire bordelais), de 12h à 19h. Ce n'est pas tout : « Dans l’enceinte du Forum, de nombreuses actions seront également menées en parallèle du village ».

La liste des ateliers est disponible par ici.

Du 17 au 21 octobre, le CNRS propose des animations scientifiques à Talence (Aquitaine)

Le produit est conçu pour aider les entreprises à maintenir à jour leur parc informatique. Il s’intègre évidemment à System Center Configuration Manager (SCCM) pour fournir informations et statistiques.

Microsoft met surtout en avant trois fonctions :

  • Une vue complète de tous les points du parc, avec applications et pilotes
  • Permet de tester la compatibilité d’une application ou d’un pilote avec les dernières fonctions de Windows, avec conseils pour les problèmes connus et des informations plus précises pour les applications professionnelles
  • Via l’IA et le cloud, la possibilité de créer un échantillon représentatif du parc pour effectuer plus facilement les tests

L’intégration à SCCM permettra de déclencher des déploiements de masse de pilotes ou applications en fonction de statistiques particulières. Par exemple, tel logiciel pour les ordinateurs présentant une configuration précise.

Microsoft commercialise son Desktop Analytics pour faciliter la gestion des parcs

OpenAI (une alliance ouverte pour la recherche sur l'intelligence artificielle) explique avoir utilisé deux réseaux de neurones entièrement entraînés via des simulations pour arriver à ce résultat.

Les scientifiques affirment que leur système « peut gérer des situations jamais vues pendant l’entraînement, par exemple être perturbé par une girafe en peluche ». Mais tout n'est pas encore parfait puisque la main de robot n'arrive à ses fins que dans 60 % des cas, et seulement 20 % lorsque la difficulté augmente. 

Les travaux ont débuté en 2017. En juillet 2018, la main robotisée n'était capable que de jouer avec un cube et il a donc fallu attendre fin 2019 pour qu'elle puisse résoudre le Rubik's Cube. 

De plus amples informations sont disponibles sur cette page, et une publication scientifique a été mise en ligne.

Une main robotique parvient à résoudre un Rubik's Cube

Les développeurs et testeurs publics peuvent récupérer depuis hier soir de nouvelles versions bêtas des moutures en développement pour les plateformes mobiles et l’Apple TV. 

Les nouveautés les plus importantes sont pour iOS. La mouture 13.2 introduira la technologie Deep Fusion qui avait été présentée lors de la présentation des iPhone 11. Elle permet pour rappel d’appliquer plus « intelligemment » des effets HDR aux photos et tire parti de la puce A13 pour les opérations de machine learning.

Les autres apports sont tout aussi attendus, parce que pratiques pour la plupart : une série de nouveaux emojis, le changement de définition et d’images par seconde à la volée pour les vidéos, une révision des réglages de vie privée pour Siri ou encore la suppression depuis le menu contextuel d’une icône sur l’écran d’accueil.

Pour rappel, n’importe qui peut participer au programme Beta d’Apple, mais la prudence est de mise : le fonctionnement « normal » de l’appareil n’est pas garanti, pas plus que la compatibilité des applications. Il peut arriver par exemple qu’une application bancaire ne puisse plus se lancer et que l’utilisateur ne puisse plus valider les notifications d’acceptation de paiement.  


L'information peut étonner, puisque le système n’est officiellement plus supporté depuis plus d’un an. Car oui, la boutique fonctionne encore.

Si elle ne permet plus de recevoir des mises à jour, il est curieusement possible d’y récupérer de « nouvelles » applications. Cette capacité sera coupée le 16 décembre, en même temps que tout le service.

Dans le cas où vous auriez toujours un smartphone sous Windows Phone 8.1, il est toujours possible de récupérer l’application Conseiller de mise à niveau. Si votre appareil est compatible, il sera alors migré vers Windows 10 Mobile 1703… qui n’est lui-même plus mis à jour.

Si vous êtes concerné(e) par cette situation, c’est qu’il est probablement temps de songer à un achat.

Windows Phone 8.1 : le Store fermera ses portes le 16 décembre

C'est un autre produit qui disparaît après la conférence du géant du Net sur ses nouveautés matérielles, comme l'a repéré 9To5Google

La caméra lancée début 2018 n'était visiblement pas la hauteur de ses ambitions, c'est du moins ce qu'il ressortait des différents tests. Peu de mises à jour ont été déployées et sa disparition ne devrait donc pas surprendre grand monde.

Interrogé par plusieurs de nos confrères, Google a pour le moment refusé de répondre aux questions. 

La caméra autonome Google Clips n'est plus disponible

En moins d’un mois, la nouvelle version majeure du système mobile a été installée sur 55 % des appareils capables de le prendre en compte. iOS 13 prend pour rappel en charge jusqu’à l’iPhone 6S (sorti il y a quatre ans).

Ce chiffre vient d’Apple, qui sépare désormais les iPhone et iPad. Les score pour ces derniers sont un peu moins « bons » : 41 % des appareils introduits au cours des quatre dernières années, 33 % de l’ensemble des tablettes.

Ces performances restent uniques dans ce domaine, Apple pouvant toujours compter sur l’envie de ses clients de toujours avoir les dernières versions de ses plateformes. Le mode sombre d’iOS 13 a probablement joué un rôle aussi.

iOS 13 déjà présent sur plus de la moitié des iPhone compatibles

Internet fixe : notre guide détaillé des meilleures offres xDSL, fibre et 4G

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Crédits : AleksandarNakic/iStock
FAI

Maintenant que la rentrée est passée et que les nouvelles box (SFR Box 8 et Orange Livebox 5) ont été annoncées par les FAI, analysons en détail ce qui vous est proposé. Car s'il faut compter 10 à 15 euros par mois pour un abonnement xDSL/fibre d'entrée de gamme, les prix grimpent jusqu'à 50 euros en fonction des options.

Prendre le temps de comparer les fournisseurs d'accès à Internet à la recherche de la meilleure offre en fonction de vos besoins et de votre budget peut mener à de substantielles économies. C'est un sujet à côté duquel il ne faut pas passer, surtout que d'importants rabais sont proposés la première année. 

Une manière pour les FAI d'attirer de nouveaux clients, sans pour autant se préoccuper de ceux qui leur sont fidèles depuis des années. Il ne faut donc pas hésiter à en changer régulièrement, d'autant que cela est désormais simple et rapide à travers la procédure de portabilité. Cela peut aussi être l'occasion de profiter d'une box plus récente et/ou de services supplémentaire pour un prix moindre ou similaire. 

Pensez portabilité, vérifiez votre éligibilité (fibre et dégroupage)

Comme sur le mobile, la procédure de portabilité permet au nouveau FAI de se charger de la résiliation de votre ancien abonnement de récupérer votre numéro de téléphone et de l'attribuer à votre nouvel abonnement Cela prend seulement quelques jours, vous n'avez rien de particulier à faire, tout est automatique.

Vous devrez bien entendu brancher vos nouveaux équipements lorsqu'ils seront arrivés et que votre nouvelle ligne sera activée. Une coupure de quelques heures peut être constatée le temps de la transition. Renvoyez ensuite votre ancienne box. Cela se fait en général aux frais du FAI que vous quittez. Ce dernier vous facturera de toutes façons des frais de résiliation, mais pas d'inquiétude : ils seront remboursés par le nouveau après réception des justificatifs nécessaires.

Sachez également que la disponibilité des offres et les options proposées varient en fonction du type de raccordement au réseau de votre logement. Par exemple, les quatre opérateurs nationaux ne permettent pas de souscrire à une offre xDSL si vous êtes éligible à la fibre

Des points à ne pas négliger

Avoir la fibre ne signifie pas que vous pourrez choisir librement votre FAI : parfois le choix se limite à un, deux ou trois fournisseurs d'accès nationaux, les autres ne proposant que du xDSL. Des opérateurs locaux ou associatifs (voir la liste des membres de FFDN) peuvent également proposer une offre. Sachez également que les délais de mise en service peuvent être plus longs. Orange par exemple indique « jusqu’à 15 jours à compter de la date de souscription » pour du xDSL, contre « jusqu’à 10 semaines » en fibre optique. 

Logique, puisque dans le premier cas il suffit de faire passer votre ligne de l'équipement d'un FAI à un autre, alors qu'il faudra dans certains cas procéder à un nouveau raccordement de votre foyer à votre premier abonnement fibre optique.

En xDSL, il faudra dans la mesure du possible sélectionner un FAI ayant dégroupé votre zone.  Un point surtout important dans les campagnes où les DSLAM non dégroupés sont encore nombreux, surtout chez certains fournisseurs d'accès. C'est un cas assez simple à détecter puisque la télévision n'est pas proposée et le tarif généralement supérieur. Seule exception : Orange où la notion de dégroupage n'existe pas. En effet, cette opération consiste à laisser les opérateurs alternatifs (autres qu'Orange donc) accéder à la boucle locale pour y installer leurs équipements. 

En cas de multiples lignes téléphoniques au sein de votre foyer, n'hésitez pas à « penser global », des remises importantes pouvant parfois être consenties aux clients qui regroupent un abonnement à internet fixe et plusieurs lignes de téléphonie mobile. Attention tout de même à ne pas trop vous laisser tenter par des smartphones affichés à petit prix contre un engagement, en général, vous payerez plus cher sur la durée totale de votre abonnement.

Nous sommes volontairement restés sur les quatre principaux FAI en laissant de côté d'autres comme Coriolis Telecom qui commercialisent des box de SFR pour un tarif plus élevé. Dans le cas de La Poste Mobile, les offres sont calquées sur celles de SFR (qui détient 49 % des parts, les 51 % restants étant à La Poste) et peuvent devenir intéressantes suivant les promotions des uns et des autres. Si vous décidez de sauter le pas avec la marque au carré rouge, pensez donc à vérifier ce qu'il en est chez La Poste Mobile au moment de faire votre choix.

Nous avons tout de même ajouté OVH qui propose des services qui pourraient intéresser certains, notamment les professionnels : compte Exchange, plusieurs lignes VoIP et nom de domaine par exemple.

Engagement, frais divers et offres de remboursement

Pour vous enjoindre à sauter le pas, la plupart des FAI proposent de rembourser une partie de vos frais de résiliation. Le montant peut grimper jusqu'à 150 euros, permettant de couvrir au passage quelques mois de forfait si vous partez avant la fin de votre engagement.

Ils imposent quasiment tous des frais de mise en service, de résiliation et une durée minimum d'engagement (12 mois, Bouygues Telecom pousse parfois jusqu'à 24 mois suivant les promotions). Avant de détailler les offres, nous avons regroupé ces principales informations dans le tableau ci-dessous :

 Comparatif FAI aout 2019

On se rend ainsi compte que les frais de résiliation sont une quasi-généralité, de 49 à 59 euros. Orange et Sosh se démarquent par l'absence de frais de mise en service, le premier facturant tout de même 40 euros pour un décodeur TV. Si vous ne voulez pas d'engagement, sans fioritures, allez chez Sosh ou RED by SFR ; ce sont les seuls dans ce cas. 

Il faut également comparer le contenu des offres. Inutile de prendre un forfait à 50 euros par mois avec des bouquets TV/SVOD à tire-larigot si les chaînes et les services inclus ne vous sont d'aucune utilité. Un forfait de base à 10/15 euros peut être suffisant et vous pouvez toujours souscrire à des services OTT par la suite, comme Netflix, OCS, Canal+, etc.

Passons maintenant aux détails des offres.

xDSL : de 10 à 15 euros... la première année

Actuellement, Free propose l'offre la moins chère avec sa Freebox Crystal à 9,99 euros par mois pendant un an, puis à 24,99 euros. Elle ne prend par contre en charge que l'ADSL, pas le VDSL (permettant une augmentation du débit si vous êtes très proche du DSLAM) ni la fibre.

Hormis les appels vers fixes en France et vers une centaine de pays à l'international (que l'on retrouve sur toutes les offres fixes, à l'exception des 4G box, nous y reviendrons), aucune autre option n'est incluse. Vous voulez profiter de la télévision ? Il vous en coûtera alors 4,99 euros de plus par mois.

Pour du xDSL de base, il faut compter 15 euros chez Bouygues Telecom, SFR et RED by SFR. Dans le premier cas, il s'agit de la Bbox Fit à 14,99 euros par mois pendant un an, puis à 24,99 euros. Comme sur le Freebox Crystal n'attendez rien de plus que les appels vers les fixes. Cette offre permet par contre de profiter du VDSL et de la fibre (26,99 euros par mois au bout de 12 mois dans ce cas). 

Chez SFR, la Box ADSL ou Fibre est à 15 euros par mois, puis à 33 euros en xDSL ou 38 euros en fibre/FFTH, mais cette fois-ci avec l'accès à 160 chaines de TV et un décodeur sont inclus. Comme nous le disions en introduction, La Poste Mobile est au même prix de 14,99 euros par mois en ADSL pendant un an, mais passe ensuite à 34,99 euros par mois.

Red et Sosh : un petit prix, stable dans la durée

RED by SFR est également à 15 euros par mois, sans engagement, mais aussi sans option TV non plus. Attention tout de même, l'opérateur ayant déjà par le passé augmenté ses tarifs en cours d'abonnement, justifiés par de nouveaux services, malgré des prix annoncés « à vie ». Pensez donc à surveiller vos courriers, emails et factures.

Enfin, chez Sosh il faudra débourser 19,99 euros par mois pour profiter d'une Livebox 4 sans engagement ni option TV (cette dernière est facturée 5 euros par mois). Un abonnement plus intéressant que l'offre Livebox de base d'Orange qui ne propose qu'une Livebox Play pour 22,99 euros par mois, pendant un an, puis 36,99 euros toute de même (lire notre analyse des nouvelles offres du FAI).

Dans tous les cas, cet abonnement peut être intéressant si vous n'êtes pas dégroupé par un des trois autres FAI nationaux. Surtout qu'il est valable sans limite de durée, Orange n'ayant par le passé pas abusé de cette notion. Mais là aussi, prenez garde. Ce n'est le cas qu'en xDSL. En fibre, il se limite à 300 Mb/s symétriques et passera à 29,99 euros au bout d'un an. 

Si vous préférez changer régulièrement de FAI, notez que pour ce même tarif de 19,99 euros par mois, vous pouvez avoir pendant un an la Freebox Révolution (avec TV by Canal Panorama, lecteur Blu-ray, 250 Go de stockage et appels vers les mobiles en France) ou bien Bbox Must (avec décodeur Android TV et appels vers les mobiles) avec des options en plus.

Pensez aussi à surveiller les ventes privées, en général assez généreuses (et longues) chez Free.

1 Gb/s, Android TV et décodeur 4K pour 15 euros chez Free

Contrairement aux autres FAI, Free ne bride pas artificiellement le débit de sa fibre en fonction des offres : toutes les Freebox bénéficient ainsi de 1 Gb/s en téléchargement et 600 Mb/s en upload. Seules exceptions, les Delta et Delta S qui ont droit à du 10G EPON (8 Gb/s) sur lesquelles nous reviendrons plus tard.

Autre point notable : les options et les tarifs des différentes box sont les mêmes en xDSL et en fibre. Deux exceptions à la règle : l'agrégation xDSL/4G des Delta (S) n'existe pas en fibre (mais les débits sont déjà largement suffisants pour ne pas avoir besoin d'y recourir) et la Crystal n'est disponible qu'en ADSL comme nous l'avons expliqué précédemment. 

L'opérateur de Xavier Niel propose une offre intéressante en xDSL et FTTH à 14,99 euros par mois pendant un an (puis 34,99 euros) : la Freebox Mini 4K. La concurrence ne dispose en effet pas d'équivalent en fibre optique puisque les offres d'entrée de gamme ne grimpent pas jusqu'à 1 Gb/s et se limitent à quelques centaines de Mb/s. De plus, un décodeur TV sous Android TV avec une sortie vidéo HDMI compatible 4K est présent dans la Freebox Mini 4K. Par contre, seuls les appels vers les fixes sont inclus et il faut ajouter 2,99 euros de plus par mois pour les mobiles.

La Freebox One avec son format tout-en-un pourrait plaire à certains. Elle dispose d'une sortie vidéo HDMI 4K et HDR, et de la nouvelle interface TV de Free. Elle est proposée à 29,99 euros par mois pendant un an, avant de passer à 39,99 euros. Cette promotion était annoncée comme réservée aux 100 000 premiers abonnés, mention disparue depuis.

Les appels vers les fixes et les mobiles, ainsi que Netflix Essentiel (SD et un seul écran, 7,99 euros par mois chez Netflix) sont inclus. Problème, ce forfait est 10 euros plus cher (la première année) que la Freebox Révolution qui n'a pas Netflix, mais qui propose tout de même le bouquet TV By Canal Panorama, 250 Go de stockage et un lecteur Blu-Ray.

En ajoutant un abonnement Netflix à la Freebox Révolution, la facture passe à 27,98 euros par mois, soit 2 euros de moins que la Freebox One. Autant dire que la nouvelle Interface et la sortie 4K HDR se payent au prix fort. La tendance s'inverse au bout d'un an : Freebox Révolution passe à 44,99 euros, contre 39,99 euros pour la Freebox One. Logique, non ?

Freebox octobre 2019

Fibre : 400 Mb/s à 15 euros chez SFR, 200 Mb/s seulement chez RED

La première offre fibre de SFR est à 15 euros par mois avec engagement d'un an (38 euros ensuite), mais pour un débit maximum de 400 Mb/s en download et en upload. Elle existe aussi en terminaison coaxiale avec respectivement 400/40 Mb/s. Les appels vers les fixes sont illimités et la télévision est incluse (160 chaînes).

Chez RED by SFR, il faudra débourser 22 euros par mois, mais pour une offre valable sans limite de durée ni engagement... ni télévision. Comptez 2 ou 4 euros de plus pour respectivement 35 ou 100 chaînes. Les débits sont par contre fortement bridés avec 200 Mb/s en download et 50 Mb/s seulement en upload. Pour le moment, 100 Go de stockage sur le cloud de SFR sont offerts. Une option « débit plus » à 5 euros par mois – soit un total de 27 euros par mois, sans TV ni appels vers les mobiles – permet de profiter d'un débit descendant de 1 Gb/s et montant de 400 Mb/s. 

Pour obtenir un tel débit sur les forfaits SFR, il faut passer sur Power à 28 euros par mois pendant un an (puis 43 euros). Cette formule donne aussi accès aux appels illimités vers les mobiles en plus des fixes, à 100 Go sur SFR Cloud au lieu de 10 Go et à la télévision (200 chaînes en FTTH, 250 en FTTLA) avec un décodeur compatible 4K.

Enfin, SFR Premium à 38 euros par mois (puis 53 euros) ajoute 10 chaînes de télévision, des appels vers les fixes et mobiles en Europe et des options : Internet Partout (SIM avec 30 Go de data par mois), un routeur Wi-Fi/4G pour 1 euro, les packs SFR Sécurité et Password, un service client téléphonique 24/7 et 1 000 Go sur le Cloud SFR.  Les débits restent les mêmes avec respectivement 1 Gb/s et 400 Mb/s. 

Quelle que soit l'offre SFR vous pouvez demander à profiter de la Box 8 à 5 euros par mois, sans engagement. Elle est composée d'un modem avec du Wi-Fi 6 (802.11ax) et d'un décodeur TV (Wi-Fi 5) 4K UHD compatible Dolby Vision et Atmos ; le reste des caractéristiques du forfait ne change pas (lire notre analyse).

Suivant votre éligibilité, vous pouvez aussi avoir une ligne avec terminaison coaxiale (FTTLA) – « Box THD » dans le jargon de SFR –sur le réseau hérité de Numericable. Les options ainsi que les tarifs promotionnels au-delà de la première année sont les mêmes que pour la fibre. Seules différences : le nombre de chaînes incluses (il y en a 50 de plus en FTTLA) et les débits maximums qui ne dépassent pas les 100 Mb/s en upload suivant votre éligibilité. 

Les trois offres fibre de SFR sont également disponibles en xDSL, pour respectivement 15, 22 (Power) et 32 euros par mois (Premium) pendant un an, puis 33, 40 et 50 euros par mois. Un test d'éligibilité vous permettra de connaître la ou les technologies disponibles à votre adresse. Si la xDSL disparait lorsque la fibre est disponible, le câble reste proposé.

Internet fixe aout 2019 fibre SFR

Bbox : 200 Mb/s pour 15 euros, Ultym fait le plein de services pour 22,99 euros

En plus de sa Bbox Fit à 14,99 euros par mois la première année (200/100 Mb/s, sans TV), Bouygues Telecom propose une Bbox Must à 17,99 euros par mois pendant un an, puis à 34,99 euros en FTTH avec des débits de 500 et 300 Mb/s. Les appels vers les mobiles en plus des fixes sont inclus, ainsi qu'un décodeur sous Android TV, 180 chaînes de télévision et 128 Go de stockage (sur demande) pour enregistrer des programmes.

Un tarif donc un plus élevé que celui de la Freebox Mini 4K (qui n'a pas les appels vers les mobiles), mais qui reste raisonnable étant donné les options proposées. On regrette par contre la limitation au niveau des débits en fibre optique qui n'est pas présente sur la Freebox Mini 4K. Attention par contre, le tarif en xDSL est plus cher la première année, alors que la situation s'inverse ensuite : 19,99 euros par mois, puis 32,99 euros.

Pour profiter de la 4K, de 1 Gb/s en téléchargement et de 500 Mb/s en upload chez Bouygues Telecom, il faut passer sur Bbox Ultym à 22,99 euros par mois (puis 41,99 euros). Pour 5 euros de plus, le FAI ne lésine pas sur les services avec le bouquet presse LeKiosk en illimité, un répéteur Wi-Fi et un bonus au choix : Canal+ Séries, Clé 4G (avec 20 Go de data), Playzer ou bouquet TV Bbox Jeunesse.

Une offre qui est intéressante si ces options vous intéressent puisque Canal+ Séries est normalement facturé 6,99 euros par mois, tandis qu'il faut débourser 9,99 euros par mois pour LeKiosk. Les appels vers les mobiles en Europe sont également de la partie. Là encore, les clients xDSL payeront deux euros de plus la première année (24,99 euros par mois), puis deux euros de moins par la suite (39,99 euros).

La première année, les frais de la zone étendue (en xDSL uniquement) sont offerts sur Bbox Fit, Must et Ultym. Attention donc au possible coup de bambou puisque les offres peuvent grimper de 8 euros supplémentaire au bout d'un an (en plus de la hausse suite à la fin de la remise promotionnelle la première année).

Internet fixe aout 2019 fibre Bouygues Telecom

Freebox Delta S : de la fibre 10G EPON pour 40 euros par mois

Free propose également deux offres haut de gamme : les Delta et Delta S. Pour rappel, la Freebox Delta S est une Delta sans le boîtier multimédia Devialet qui est vendu 480 euros tout de même (payable en plusieurs fois). Il propose notamment un son haut de gamme avec six haut-parleurs, une sortie vidéo 4K HDR et des micros pour les assistants numériques Amazon Alexa et Ok Freebox.

Les deux forfaits Delta (S) sont sans engagement et permettent de profiter de la fibre « 10G EPON » – 8 Gb/s en téléchargement dans la pratique – alors que l'ensemble de ses concurrents ne dépasse pas 1 Gb/s, si ce n'est Orange mais avec « 2 Gb/s partagés » (nous y reviendrons).  Pas de changement pour l'upload qui est toujours à 600 Mb/s, contre 500 Mb/s maximum pour les autres FAI.

En xDSL, les deux versions de la Freebox Delta proposent de l'agrégation 4G pour augmenter les débits, dans la limite de 250 Go par mois. Le boîtier Server de ces offres cache d'autres éléments intéressants pour une partie du public visé, comme sa fonction NAS, la présence d'une cage SFP+ pour un réseau local à 10 Gb/sdu Wi-Fi gérant les blocs de 160 MHz capable d'atteindre 1 Gb/s par seconde dans la pratique, ou encore la gestion de petites machines virtuelles.

La Freebox Delta S étant dépourvue de boîtier multimédia, la télévision, Netflix, les bouquets TV by Canal Panorama et Lekiosk disparaissent. Le prix est revu à la baisse : 39,99 euros par mois, contre 49,99 euros pour la Freebox Delta. Des frais de mise en service de 49 euros sont présents sur la Delta S, alors qu'ils sont offerts sur la Freebox Delta. Dans les deux cas, aucun engagement n'est nécessaire. 

Freebox Delta aout 2019

OVH Telecom pour les pros : SDSL, plusieurs lignes téléphones, Exchange...

L'hébergeur roubaisien propose également des abonnements à internet sur le fixe, mais avec une orientation différente des quatre grands FAI nationaux. Il n'est pas question de télévision, de box multimédia et d'abonnements à des offres de SVOD, mais de services dédiés aux professionnels. OVH met aussi en avant « une connexion fiable, neutre et sans bridage ».

Connect est l'entrée de gamme à partir de 25,19 euros par mois, avec un engagement de 12 mois. Selon votre éligibilité, vous avez accès à la fibre, à l'ADSL ou au SDSL (parfois avec un surcoût). Un modem est fourni et... rien de plus. Il faut passer sur Express pour une ligne téléphonique VoIP (27,59 euros), ou deux (29,99 euros). Les appels vers les fixes et mobiles sont illimités.

L'offre la plus complète, Entreprise, propose trois lignes VoIP, trois comptes Exchange, un abonnement fax et un nom de domaine (.fr, .br ou .eu). Vous pouvez ajouter des lignes téléphoniques supplémentaires pour 17,99 euros par mois et par ligne, ainsi que des comptes Exchange (50 Go) pour 3,59 euros par mois. En option, une GTR (Garantie de temps de rétablissement) de 4h est possible.

OVH Telecom propose également des abonnements SDSL avec un débit symétrique garanti. Il est possible d'agréger plusieurs paires de cuivres et multiplier les débits, mais le coût peut rapidement dépasser la centaine d'euros par mois. 

OVH TElecom

Quid des offres Orange ? 

Si nous n'avons pas encore cité les offres Livebox (Up) d'Orange, c'est qu'elles sont relativement chères par rapport à la concurrence. Bien évidemment, si vous n'êtes pas dégroupé ou si la fibre n'est disponible que via Orange/Sosh, vos choix seront limités. Pour les autres, il est bien souvent plus intéressant d'aller voir chez Sosh ou un autre FAI.

Voici tout de même un bilan des offres du groupe. La Livebox de base est à 22,99 euros par mois la première année, puis à 41,99 euros en FTTH (débits symétriques de 400 Mb/s en fibre) ou 36,99 euros en xDSL. Alors que La Boîte de Sosh propose une Livebox 4 plus récente, les clients Orange se contentent d'une Livebox Play de la génération précédente... une logique que nous avons du mal à comprendre.

Le « nouveau décodeur » TV 4K UHD est compris dans le prix de l'offre Livebox, mais ce n'est pas le cas de la fonction enregistreur numérique facturée 4 euros par mois, avec 10 euros de frais d'activation. En plus des appels vers les fixes, un abonnement Livebox vous donne accès à Cineday (une place de cinéma offert pour une place plein tarif le mardi) ; une bien maigre consolation. 

Livebox Up est la formule haut de gamme avec une nouvelle Livebox 5. Elle propose « 2 Gb/s partagés » en téléchargement sur la fibre (600 Mb/s en upload), mais uniquement avec des ports 1 Gb/s. Deux ordinateurs peuvent donc profiter chacun d'une liaison à 1 Gb/s, mais ce sera là leur maximum.

Pour le reste, Livebox Up en xDSL ou fibre propose un enregistreur TV (240 Go), des appels vers les mobiles et des services supplémentaires sur demande, parfois avec des frais d'activation supplémentaires : second décodeur TV, répéteur Wi-Fi et appels vers les mobiles en France, en Europe et en Amérique du Nord.

Livebox Up est proposée à 30,99 euros la première année, puis 49,99 euros en FTTH et 44,99 euros en xDSL (avec une Livebox 4 dans ce cas). 

Puisque Sosh est sans engagement et ne dépend pas d'un éventuel dégroupage, le FAI peut faire office de transition pour les clients souhaitant profiter des remises accordées par leur FAI la première année. Ils demandent la migration, restent quelques mois et reviennent ensuite chez leur FAI de départ avec un tarif réduit (pensez à bien vérifier les conditions pour profiter de nouveau des promotions).

Pour les « oubliés » du (très) haut débit, la 4G à la rescousse

Suivant votre éligibilité, vous pouvez vous retrouver uniquement avec des offres relativement chères et/ou avec des débits au ras des pâquerettes. La 4G peut venir à la rescousse : à l'exception de Free, les quatre opérateurs nationaux proposent ce genre de forfait. 

Il s'agit d'offres à part, avec des conditions particulières : les frais de résiliation, de mise en service et l'engagement ne sont pas forcément les mêmes que sur les offres xDSL et fibre. De plus, tout le monde ne peut pas forcément en profiter : il faut être dans une zone où le FAI propose de la 4G fixe et seul un test d'éligibilité permet de le savoir. 

  • 4G box de Bouygues Telecom : 32,99 euros par mois pendant un an, puis 42,99 euros par mois. 19 euros de frais de mise en service et de résiliation, pas d'engagement. 
  • 4G box de Free : 29,99 euros par mois, 250 Go de data. 19 euros de frais de mise en service, 29 euros de résiliation, pas d'engagement. 
  • Box Internet 4G de NRJ Mobile : 29,99 euros par mois avec 250 Go de data, engagement de 12 mois. Décodeur TV (Xiaomi Mi Box) pour 5 euros de plus par mois. 
  • 4G Home d'Orange : 36,99 euros par mois avec 200 Go de data. Pas de frais de mise en service ni de résiliation et aucun engagement.
  • Box 4G+ de SFR : 35 euros par mois avec 200 Go de data et des appels illimités vers les fixes et les mobiles. 19 euros de frais de mise en service et de résiliation, pas d'engagement. 

Free s'affiche ici comme le moins cher sans engagement. Bouygues Telecom est de son côté le seul à ne pas imposer de limite de 200/250 Go contrairement à ses concurrents. SFR mise sur une ligne avec des appels illimités vers les fixes et les mobiles.

NRJ Mobile permet de louer une Mi Box sous Android TV pour 5 euros par mois. Elle se connecte en Wi-Fi au routeur 4G et la consommation des données est évidemment décomptée des 250 Go. Il est toujours possible de l'acheter chez des revendeurs à partir de 60 euros et de la relier en Wi-Fi à n'importe quelle box ou routeur.

Dans le cadre du dispositif Cohésion Numérique des Territoires, le gouvernement propose de subventionner jusqu'à 150 euros sur l'achat de l'équipement. La 4G fixe est concernée, comme l'accès à Internet par le satellite. Tous les détails et la liste des offres labélisées sont disponibles par ici.

      • Box 4G SFR aout 2019
      • Home 4G Orange aout 2019
      • 4G Box Bouygues Telecom aout 2019

Quelle offre choisir ? 

Pour résumer, si vous cherchez l'offre la moins chère en xDSL quitte à devoir changer au bout d'un an, la Freebox Crystal vous tend les bras à 9,99 euros par mois (24,99 euros ensuite), mais avec de nombreuses limitations .

TV en supplément, pas de VDSL ni de fibre. Pour 15 euros par mois, vous avez accès la télévision, au xDSL et à la fibre avec la Freebox Mini 4K (1 Gb/s) ou la box de SFR (400 Mb/s). Si vous avez besoin des appels vers les mobiles en plus d'un décodeur TV, vous pouvez passer sur Bbox Must à 17,99 euros par mois en fibre. 

Bouygues Telecom se démarque avec sa Bbox Ultym qui intègre de nombreuses options (LeKiosk, répéteur Wi-Fi et Bonus au choix) pour 22,99 (fibre) ou 24,99 (xDSL) euros par mois la première année. Free mise de son côté sur Netflix en incluant l'abonnement Essentiel à sa Freebox One (tout-en-un) à 29,99 euros par mois

Pour rappel, ces offres ne sont valables que la première année, il faudra donc penser à changer de FAI pour éviter une forte augmentation au-delà des douze premiers mois (le tarif peut doubler ou tripler). Vous pouvez également contacter votre FAI avant la date limite afin de tenter de négocier une prolongation de la remise ; un simple appel à l'approche de la date fatidique peut parfois vous aider à réaliser des économies substantielles.

Si vous ne souhaitez pas changer régulièrement de FAI, RED by SFR est fait pour vous puisque le tarif est valable sans limite de durée... ce qui ne veut pas dire que le FAI ne changera jamais d'avis : il peut augmenter ses tarifs à condition de prévenir ses clients, qui auront alors la possibilité de résilier sans frais. Sosh est également sans engagement à petit prix, mais plus cher en fibre la première année. 

Dans le haut de gamme, Free est le seul à proposer du 10G EPON (8 Gb/s dans la pratique) à 40 euros par mois sans télévision, ou 50 euros avec plusieurs bouquets TV/SVOD et un boîtier multimédia signé Devialet à acheter en supplément (480 euros tout de même). Si la partie TV et multimédia ne vous intéresse pas, la Delta S à 39,99 euros propose les mêmes débits, mais avec moins de services. Des offres sans concurrence si vous souhaitez profiter d'un débit supérieur à 1 Gb/s en téléchargement sur votre ordinateur ou de certaines options « geek ».

Domotique et télésurveillance sur Delta et Livebox

Enfin, sachez que le Server de la Freebox Delta dispose d'un hub domotique, d'une connexion Sigfox et d'une batterie de secours pour la centrale d'alarme. Il faut par contre acheter le pack sécurité à 59 euros pour en profiter pleinement. L’option intervention (avec Axa) est facturée 2 euros par mois, avec deux déplacements par an et un gardiennage de 24h maximum.

Orange a récemment lancé son service Maison Connectée pour gérer les objets connectés, mais uniquement pour clients Livebox Up. Via une mise à jour logicielle, la box prend en charge le protocole ULE, mais peu d'objets sont disponibles pour le moment. Il ne faut donc pas en attendre une solution domotique complète, mais plutôt une application regroupant vos objets... comme il en existe déjà de nombreuses sur le marché. 

Enfin, il y a également Maison protégée dès 19,99 euros par mois pendant un an, puis 25,99 euros (lire notre analyse), accessible à tous les clients disposant d'une Livebox 4 ou 5. Orange est donc largement plus cher que Free sur ce point, mais il faut bien comparer les conditions des deux offres afin de savoir laquelle correspond le mieux à vos besoins. 

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Cookies : la tolérance de la CNIL passe le cap du Conseil d’État

En bref
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Crédits : Marc Rees (licence CC-By-SA 3.0)
Justice

Le Conseil d’État rejette ce jour le recours de la Quadrature du Net et de Caliopen. Les deux associations s’étaient attaquées aux lignes directrices de la CNIL relatives aux cookies et autres traceurs, en particulier la période d’adaptation offerte par la commission aux responsables de traitements.

Le 4 juillet dernier, la CNIL a (enfin) mis à jour sa politique en matière de cookies : suite à l’entrée en vigueur du RGPD, le 25 mai 2018, il n’est plus possible de déduire le consentement des internautes à l’enregistrement des cookies de la simple poursuite de la navigation sur un site. Comme le veut le règlement, auquel la directive ePrivacy fait ici référence, il faut un consentement exprès des intéressés, outre évidemment une information solide sur le sort de ses données personnelles.

Toutefois, pour laisser aux entreprises un délai suffisant pour respecter ce « nouveau » virage, la commission a laissé un an avant mise en oeuvre des sanctions. Concrètement, le site qui continuerait à appliquer l’ancienne politique durant cette période ne risquerait en principe rien. Il faut dire que dans le même temps, la CNIL élabore une délibération avec les acteurs concernés (voir les premiers éléments dévoilés dans nos colonnes). L’objectif ? Aboutir à un cadre définissant les modalités pratiques du recueil de consentement au dépôt des cookies.

Un large pouvoir d'appréciation

Mais ces 12 longs mois n’ont pas satisfait les deux associations précitées. Selon eux, la commission ne pouvait déporter dans le temps ce nouveau cadre en vigueur depuis le 25 mai 2018. L’autorité ne pouvait pas plus renoncer à utiliser ses pouvoirs de sanction en cas de manquement. D’autant qu'est en jeu, ici, la vie privée de millions de personnes !

Le Conseil d’État n’a pas été de cet avis. Il a souligné le « large pouvoir d’appréciation » dont bénéficie la CNIL. Mieux, la tolérance de la commission vient finalement contribuer à la mise en conformité de l’ensemble des sites utilisant des cookies publicitaires « que l’exercice du pouvoir de sanction ne serait, en tout état de cause, pas susceptible de faire respecter plus rapidement ».

La poursuite de la navigation comme expression du consentement perdurera durant cette période, en attendant la délibération promise en 2020. Dans son arrêt, la haute juridiction relève cependant que la Commission pourra toujours « faire usage de son pouvoir répressif en cas d’atteinte particulièrement grave ».

La juridiction suit là les conclusions du rapporteur public (notre compte rendu d'audience). Dans ses conclusions, celui-ci avait toutefois fait un appel du pied : les lignes directrices de la CNIL ne lient ni le juge civil ni le juge pénal. En clair, la Quadrature du Net ou Caliopen pourraient toujours trainer un site peu respectueux du consentement des internautes devant ces juridictions. 

Le récap' des bons plans du moment, semaine 42

Accès libre
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eCommerce

À chaque semaine sa conférence, OVH devient OVHcloud et fête ses 20 ans tandis qu'Orange dévoile sa Livebox 5 et de nouvelles offres associées. La Team Bons Plans poursuit ses recherches pour le bien de votre portefeuille.

LDLC, qui veut racheter Top Achatcélèbre la semaine 42 à sa manière avec une semaine de promotions et des énigmes sur Twitter pour gagner des bons de réduction d'une valeur de 42 euros.

De son côté Samsung fête ses 50 ans avec une offre de remboursement sur ses téléviseurs, ses barres de son et son électroménager. Le montant maximal du remboursement atteint les 2 000 euros. Vous retrouverez notre sélection de produits bénéficiant de cette ODR ci-dessous.

Chez les opérateurs, Sosh a prolongé les forfaits 4G de 50 Go à 14,99 euros et 4G de 20 Go à 9,99 euros jusqu'au 28 octobre. B&You propose pour sa part un forfait 4G de 50 Go à 11,99 euros avec 6 Go de roaming. Red by SFR a mis à jour son offre fibre en retirant l'option 1 Gb/s (400 Mb/s montant) de son abonnement à 22 euros par mois, mais propose à la place 100 Go de stockage sur son cloud maison.

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Comme d'habitude, voici l'ensemble des offres disponibles, triées par catégorie : 

 

#LeBrief : P2P et RGPD, Nordnet « illimité », sécurité de Firefox, 30 000 satellites Starlink

C'est l'heure de #LeBrief, notre bilan de l'actualité dans le domaine des nouvelles technologies. Il contient toutes les informations qu'il ne faut pas manquer pour bien commencer la journée. Il est diffusé en accès libre.


Une collecte d’IP opérée sur les réseaux P2P par une société de défense est-elle compatible avec le règlement européen ? La question a été posée à la Cour de justice de l’Union européenne depuis la Belgique.  

Mircom International détient des droits sur des films pornos édités aux États-Unis. Cette société chypriote a collecté une masse d’adresses IP. Autant d’abonnés soupçonnés d’avoir téléchargé en P2P des fichiers issus des catalogues qu’elle se doit de défendre contractuellement. 

L’entreprise a donc réclamé leur identité auprès des FAI, dont le belge Telenet. L’étape d’après est connue : les individus sont contactés directement pour se voir proposer un règlement amiable et surtout financier (voir cet article de TorrentFreak). 

Telenet s’est visiblement opposé à cette communication. Le dossier a pris une direction judiciaire devant la cour de première instance d’Anvers. À cette occasion, les juridictions belges ont adressé une série de questions préjudicielles à la Cour de justice de l’Union européenne.

Ce dossier pourrait, selon le sens des réponses attendues, avoir d’importantes répercussions en Europe pour le traitement juridique des échanges en pair-à-pair.

Il est en effet demandé aux juges européens si l’ « upload », concomitant à un téléchargement descendant, équivaut à une « communication au public » s’agissant des petites briques de chaque fichier, inexploitables tant que l’œuvre n’a pas été entièrement reconstituée.

De même, les juges belges veulent savoir s’il existe un minimum à partir duquel une telle dissémination devient « communication ». Dès le premier octet ? Une qualification importante puisqu'elle conditionne juridiquement la possibilité de diligenter ensuite des actions beaucoup plus rugueuses, notamment pour contrefaçon. 

D’ailleurs, ils souhaitent déterminer si cette qualité doit également être retenue lorsque la mise en partage est proposée automatiquement, sans que l’utilisateur à l’origine n’en ait finalement connaissance. 

Les autres questions touchent à l’indemnisation du préjudice, mais surtout au règlement général sur la protection des données personnelles. Reprenons : la société chypriote aspire des masses d’adresses IP. Les personnes concernées, détentrices de ces IP, n’ont évidemment pas consenti à ces traitements. 

Comment justifier sa licéité au regard du RGPD ?  

L’article 6 du texte pose qu’un traitement de données personnelles n’est licite que dans une série de cas. En particulier lorsqu’il est « nécessaire aux fins des intérêts légitimes poursuivis par le responsable du traitement ou par un tiers ».

La disposition est cependant mise en balance : l’intérêt légitime du responsable s’efface dès lors « que ne prévalent les intérêts ou les libertés et droits fondamentaux » des personnes physiques concernées.

Dans un tel cas, comment doit s’opérer cette proportionnalité ? Réponse dans quelques mois.


L'annonce est tombée hier soir à l'occasion de la présentation de Google de ses nouveaux produits, sur lesquelles nous reviendrons. 

Le service de Cloud Gaming sera activé dès 18h pour ceux qui auront déjà reçu leur pack Founder's Edition, mis en précommande début juin, ou la Premiere Edition qui a pris le relais depuis. 

Les livraisons sont organisées dans l'ordre des commandes, promet le géant américain.

Google met en avant des titres comme Red Dead Redemption 2, Mortal Kombat 11 ou Kine, parmi ceux annoncés sur la plateforme. Mais aussi Destiny 2 : The Collection, inclus dans les trois mois d'abonnement Stadia Pro.

Stadia sera officiellement lancé le 19 novembre prochain

Disponible depuis longtemps outre-Atlantique (et dans d'autres pays), ce service est désormais accessible en France depuis hier, directement dans l'interface de Prime Video.

Contre un abonnement mensuel de 1,99 à 9,99 euros (en plus de l'accès au service de streaming), vous avez accès à des chaînes supplémentaires.

Starzplay, Geo Televison, MGM, TFou Max, Gulli Max, Action Max, Mubi, AutoMoto, Toute l'Histoire, Mon Science & Vie Junior, Crime District, Hopster, Canal J et Mezzon sont actuellement proposées.

D'autres contenus seront prochainement ajoutés promet Amazon.

Amazon Channels : les chaînes payantes débarquent sur Prime Video en France

Il y a une semaine, Free ajoutait les VM à sa Freebox Delta. Le FAI propose désormais une mise à jour avec une amélioration et six correctifs.

Dans le premier cas, il est question de l'« ajout d’un réglage pour la qualité des enregistrements de la caméra » dans Maison connectée.

Pour le reste, le nombre maximum de cœurs virtuels pour l'ensemble des VM passe de trois à deux « pour éviter certains plantages très rares ». Ce n'est pas tout : « suite à l’ajout d’un bail statique, l’IP affichée pour la VM est maintenant correcte » et « les VMs ne sont pas relancées automatiquement suite à un démarrage secours ».

Sur Maison connectée, trois correctifs également : une anomalie sur la gestion des emplacements des vidéos, une autre empêchant la lecture des vidéos dans certains cas et enfin une dernière sur la tonalité et la puissance des bips de l’alarme.

Comme toujours, il suffit de redémarrer la box pour en profiter.

Freebox OS 4.1.1 : des correctifs pour la gestion des machines virtuelles et Maison connectée

Cette gamme de forfaits est disponible « partout en France métropolitaine » et repose sur le satellite KASAT d'Eutelsat. Les débits maximums sont de 22 Mb/s en téléchargement et 6 Mb/s en upload, mais sans aucune garantie.

« Ces débits ne sont qu’indicatifs dans la mesure où ils peuvent baisser temporairement, y compris lorsque votre trafic est priorisé », explique NordNet qui déroule ensuite une très longue liste de situations (voir dans la fiche d'information standardisée) pouvant mener à une réduction du trafic : saturation du réseau, facteurs climatiques, usage constant de l’accès à pleine capacité, etc.

Quatre offres sont disponibles. Toutes proposent un accès « Internet illimité dont 50 Go priorisés (non décomptés de 1h à 6h) » avec des appels illimités vers les fixes et un forfait de téléphonie mobile. Supernova Vital à 39,90 euros par mois propose ainsi 2h et 100 Mo de data.

Supernova Idéal passe aux appels illimités avec 5 Go de data (et des appels vers les mobiles en France pour la ligne fixe), pour 49,90 euros par mois. Deux autres paliers Extra et Ultra (49,90 et 59,90 euros par mois) incluent respectivement 20 et 60 Go de 4G, ainsi qu'un accès à environ 400 magazines de presse.

Toutes les offres sont avec un engagement de 12 mois. Le kit satellite est vendu 399 euros, mais vous pouvez aussi souscrire à un « pack » comprenant ce kit pour 9 euros de plus par mois et avec un engagement de 24 mois.

Si votre logement devient éligible à la fibre, « les frais liés à la résiliation anticipée de votre engagement ne seront pas appliqués », précise la filiale d'Orange.

Pour le moment, des promotions sont accordées pendant les six premiers mois des abonnements Supernova, avec 5 à 10 euros de moins par mois. Le forfait Vital passe ainsi à 29,90 euros par mois durant la première moitié de votre engagement.


Le système mobile était depuis peu sous les feux des projecteurs. Dans la description de la protection contre les sites frauduleux dans Safari, on pouvait lire que des données étaient envoyées à Google ou Tencent.

Dans une réponse envoyée à Mark Gurman (Bloomberg), la firme explique que Safari reçoit de Google une liste de sites frauduleux connus. Le navigateur compare donc l’adresse visitée avec cette liste, sans jamais partager toutefois l’URL réelle et complète.

Pourquoi la mention de Tencent dans les explications du fonctionnement de cette protection ? Parce que pour les utilisateurs chinois, la liste est transmise par Tencent.

Tout irait donc bien, et la réponse est « logique ». On fera remarquer cependant que le texte dans iOS mériterait d’être nettement plus précis, puisque la confusion et les interrogations liées sont nées d’une phrase généraliste.

En outre, Apple n’aborde pas la question des adresses IP éventuellement transmises. Mais la firme ajoute que la fonction peut, évidemment, être coupée.

Apple s’explique sur les données envoyées à Tencent depuis iOS

L'organisme à but non lucratif explique qu'il s'agit de sa « plus grande mise à jour à ce jour, allant de petites productions indépendantes récentes à des titres de renom oubliés depuis des décennies ». 

Dans le lot, on retrouve notamment WipEout, UEFA Champions League 1996-97, The Secret of Monkey Island, The Punisher, etc. Ils viennent donc rejoindre d'autres jeux qui étaient déjà disponibles comme Alone in the Dark 1 et 2, Wolfenstein 3D, etc. 

2 500 jeux MS-DOS débarquent dans Internet Archive

À travers deux billets de blog, Mozilla retrace certains développements récents ou en cours pour son navigateur.

Dans le premier, l’éditeur explique comment des pans de code ont été réécrit pour renforcer Firefox contre les injections de code, particulièrement dans les pages internes du type about:config.

Une bonne partie du travail a manifestement consisté à faire du ménage, pour supprimer toute ligne de code n’étant pas strictement nécessaire, afin de réduire la surface d’attaque. Sont notamment cités les scripts intégrés et les fonctions de type eval().

Autre création récente et prévue pour Firefox 70 (attendu pour le 22 octobre), le WebSocket Inspector. Selon Mozilla, cette fonction a été longuement réclamée par les développeurs, qui peuvent l’essayer via la Developer Edition, basée sur la branche Nightly.

L’Inspector se trouve dans le panneau Réseau des DevTools. Il permet de surveiller les transferts de données via WebSocket et est pour l’instant compatible avec les bibliothèques Socket.IO et SockJS, en plus de pouvoir travailler directement avec l’API WebSocket si besoin. D’autres seront prises en charge à l’avenir.


Cet été, nous apprenions que la trilogie des sœurs Wachowski allait avoir droit à une suite, avec Keanu Reeves et Carrie-Anne Moss dans leurs rôles respectifs. Lana Wachowski sera aux commandes.

Variety affirme aujourd'hui que Neil Patrick Harris (How I Met Your Mother) sera au casting, sans plus de détails pour l'instant. Il y a quelques jours, c'était la présence de Yahya Abdul-Mateen II (Black Manta dans Aquaman) qui était annoncée.

Neil Patrick Harris intègre le casting de Matrix 4

« Concernant les messages des dirigeants mondiaux sur Twitter, nous reconnaissons qu’il s’agit en grande partie d’un terrain nouveau et sans précédent », explique le réseau social dans un nouveau billet de blog

Il fait suite à un autre en juin dernier, expliquant qu'un nouvel « Avis » était en préparation pour les tweets de politiciens abusant des règles. La société l'affirme désormais : « les comptes des dirigeants mondiaux ne sont pas totalement au-dessus de nos règles »… un peu, mais pas trop donc.

Dans certains cas, même les tweets des politiciens seront supprimés : promotion du terrorisme, menaces et/ou violence envers une personne, publication de données personnelles, promotion de l'automutilation, exploitation sexuelle d'enfants, publication ou partage de photos/vidéos intimes sans autorisations.

Ce n'est pas tout. Il ne sera pas possible d'aimer, répondre, partager ou retweeter un message placé derrière un « Avis » car jugé d'intérêt public par Twitter, même s'il est « controversé » ou « pourrait contrevenir aux conditions d'utilisations ».

Twitter précise ses règles et actions pour les tweets des « leaders mondiaux »

Encore une mise à jour pour les deux systèmes mobiles, la quatrième déjà depuis la sortie d’iOS 13 (voir notre dossier). Comme on s’en doute avec le numéro de version, il s’agit uniquement de corrections de bugs.

Parmi les problèmes résolus, on note un téléphone qui pouvait ne pas sonner ou vibrer lors de la réception d’un appel, des invitations à des réunions qui pouvaient ne pas s’ouvrir, des données de Santé qui ne s’affichaient parfois pas après un changement d’heure, le blocage du téléchargement d’applications après une restauration iCloud ou encore des déconnexions Bluetooth avec certains véhicules.

Comme d’habitude, la mise à jour se récupère depuis Réglages > Général > Mise à jour logicielle. À titre indicatif, le téléchargement pèse une centaine de Mo sur un iPhone XS.

iOS et iPadOS 13.1.3 : nouvelle série de bugs corrigés

La société d'Elon Musk a déposé 20 demandes à l'International Telecommunication Union (ITU) pour 1 500 satellites à chaque fois, comme le rapporte SpaceNews qui a pu obtenir une confirmation d'un officiel de l'ITU.

Il est prévu qu'ils restent tous sur une orbite basse, entre 328 et 580 kilomètres. Ils croiseront donc potentiellement l'orbite de la Station Spatiale Internationale qui est aux alentours de 400 km d'altitude.

Ces demandes d'autorisations ne signifient pas nécessairement que SpaceX déploiera 30 000 satellites dans les années à venir, mais elles montrent les ambitions toujours aussi grandes de la société pour Starlink, son réseau mondial d'accès à Internet par satellites. Pour le moment, une soixantaine de satellites ont été envoyés dans l'espace, sur les 12 000 que compte le plan actuel.

SpaceX confirme le dépôt des demandes à nos confrères et s'explique : « Face à la demande croissante d’Internet rapide et fiable dans le monde entier, en particulier pour ceux où la connectivité est inexistante, trop chère ou peu fiable, SpaceX prend des mesures pour adapter de manière responsable la capacité du réseau Starlink ».

Se pose encore et toujours la question des débris et de l'encombrement de l'espace avec ces nouvelles demandes. Selon l'United Nations Office for Outer Space Affairs repris par SpaceNews, environ 8 500 engins ont été placés en orbite depuis 1957. À lui seul, SpaceX pourrait donc multiplier ce chiffre par cinq…


Dans un communiqué, les deux partenaires expliquent qu'ils « collaboreront sur la distribution, le licensing et la vente de chaque nouvelle série ».

Rien n'est par contre précisé au-delà de ce « partenariat stratégique ». Nous ne savons donc pas quelles seront les premières séries ni les délais. 

« Nous sommes ravis de nous associer à Crunchyroll pour présenter nos personnages attrayants au public et aux consommateurs d'une manière nouvelle », lâche simplement Taylor Grant, vice-président directeur du développement de la propriété intellectuelle chez WebToon.

WebToon et Crunchyroll vont coproduire de nouveaux animés

Quelques semaines après la mise en ligne d'iOS 13, Microsoft passe aussi du côté obscur de la force avec ses applications de bureautique, comme l'a repéré WCCFtech. La bascule s'effectue en fonction du thème en cours dans iOS 13.

Sur l'App Store, les notes de version des applications Word, Excel et PowerPoint n'en font pas mention et indiquent simplement : « Choisir votre destination : utilisez la commande Déplacer pour déplacer facilement vos fichiers cloud d’un dossier à un autre ».

Sur OneNote par contre, ce changement est précisé : « Ménagez vos yeux grâce au mode Sombre : Activez le mode sombre dans les environnements peu éclairés ou si vous souhaitez améliorer la lisibilité de l’interface utilisateur OneNote et de vos notes ».

Le mode sombre débarque dans Office sur iOS et iPadOS

Après la conférence Made by Google d'hier après-midi, iFixit a publié un billet de blog pour revenir sur certaines affirmations du géant du Net, qui l'ont visiblement troublé.

En plus des annonces de produits sur lesquelles nous reviendrons prochainement, le géant du Net a mis en avant son « écoresponsabilité » sur la conception et l'expédition de ses produits, avec un billet de blog en complément.

« 100 % des produits Nest lancés en 2019 sont fabriqués à partir de plastiques recyclés. L'expédition de ces produits, ainsi que de tous les autres Made by Google, de chez nous à chez vous, est désormais 100 % neutre en carbone ». Il y est aussi question des investissements conséquents dans les énergies renouvelables

Des changements qui vont dans le bon sens pour iFixit, mais qui ne doivent pas cacher une autre réalité : la possibilité de réparer les produits et leur recyclage en fin de vie. Or, Google met en avant une « construction sub-millimétrique » sous la forme d'un « origami complexe » pour ses écouteurs Pixel Buds, tandis que les manettes pour Stadia « n'ont pas de vis visible ». Des points qui laissent présager une réparation complexe. 

« En d’autres termes, l’effort de durabilité publique de Google implique de dépenser de l’argent, dont ils disposent en quantité, pour gérer des usines à énergie propre et acheter du plastique recyclé », affirme iFixit.

Mais, toujours selon nos confrères, « ce qui sort de l’usine est un appareil complexe qu’il est difficile de réparer ou de recycler de manière responsable ». Des points sur lesquels ils encouragent donc Google à travailler. 


Dans ses annonces hier soir, le moteur de recherche, centré sur le respect de la vie privée, a présenté plusieurs nouveautés, dont un thème sombre remanié pour mieux s’accorder avec celui des navigateurs, désormais courant. Il détectera d’ailleurs quel thème est utilisé pour basculer automatiquement.

La recherche s’améliore également avec quelques ajouts, notamment l’important « L’année dernière » pour les filtres de recherche, qui permet de n’afficher que les résultats datés de l’année écoulée.

Enfin, pour répondre aux plaintes sur les lenteurs du service en Inde, DuckDuckGo annonce qu’un nouveau serveur a été installé dans le pays. Les utilisateurs concernés devraient constater une hausse notable des performances.

DuckDuckGo améliore ses résultats et son thème sombre, nouveaux serveurs en Inde

Dans l’actuelle branche de développement menant à la mise à jour semestrielle du printemps 2020, Microsoft a ajouté le support des caméras IP, qui faisait cruellement défaut jusqu’ici.

À compter de la préversion 18995, les utilisateurs ayant ce type d’équipement peuvent les ajouter via l'assistant Nouveau périphérique s’ils sont compatibles avec le Profil S défini par l’ONVIF. Selon Microsoft, plus de 12 000 modèles de caméras sont concernés.

La prise en charge permet la consultation du flux vidéo et son intégration dans n’importe quelle application s’appuyant sur les API de Windows pour la gestion des webcams. Microsoft promet de « hautes performances » et la compatibilité avec les architectures x86, x64, ARM et ARM64.

Windows 10 prendra en charge les caméras IP avec la future version 20H1

L’AEPD, équivalente espagnole de la CNIL, vient d’infliger une sanction financière à l’encontre de la compagnie Vueling. À l’index ? Sa politique de cookies.

L’autorité reproche à l’entreprise de renvoyer les internautes vers les paramètres du navigateur pour qu’ils puissent exercer leur droit d’opposition, seule option offerte.

Aucun panneau de configuration ne leur est proposé pour s’opposer à ces traceurs de manière plus chirurgicale. Pour cette lacune, l’entreprise écope d’une sanction de 30 000 euros sur l’autel du RGPD.

En France, le Conseil d’État a déjà considéré qu’un renvoi aux paramètres du navigateur n’était pas tolérable pour refuser l’installation des cookies publicitaires. L’affaire, dont les faits étaient antérieurs à l’entrée en application du RGPD, concernait le site Challenges.fr.

Voilà quelques semaines, la CNIL a exigé du Figaro.fr la révision de sa politique de cookies. Une internaute reprochait à nos confrères notamment un dépôt de traceurs dès son arrivée sur le site.

Le 4 juillet dernier, la même commission a toutefois considéré que les responsables de traitement ne pouvaient plus déduire l’acceptation de ces traceurs de la seule poursuite de la navigation. Elle leur a toutefois laissé un an pour se mettre d’aplomb, avant de possibles sanctions.

Enfin, dans un arrêt du 1 er octobre, la Cour de justice de l’Union européenne a estimé pour sa part qu’on ne pouvait déduire le consentement des personnes physiques par le biais d’une simple case cochée par défaut.

Freebox OS 4.1 : accédez aux données de la box depuis une machine virtuelle

Accès libre
image dediée
FAI TUTO

Depuis aujourd'hui, il est possible d'activer des machines virtuelles au sein de la Freebox Delta de Free. Une fois démarrées, celles-ci ont accès au réseau local, mais comment peuvent-elles lire ou écrire dans l'espace de stockage de la box ? Samba vient à votre rescousse.

La Freebox Delta de Free est un modem routeur classique, composé comme un micro PC. Il dispose d'un SoC ARM v8 à quatre cœurs, de 2 Go de mémoire, de multiples ports réseau, d'une puce Wi-Fi 5 (802.11ac, 160 MHz) et de quatre ports S-ATA permettant de connecter des HDD/SSD pouvant être utilisés dans une grappe RAID.

Depuis la mise à jour 4.1 de Freebox OS diffusée ce matin, il est possible d'y utiliser non seulement l'interface web proposée par Free, mais également n'importe quelle application à travers une machine virtuelle. Dans la pratique, il s'agit de simuler l'existence d'un petit ordinateur au sein de la box où l'on installe un système d'exploitation tel que Linux ou FreeBSD par exemple, puis toutes les applications que l'on souhaite.

De quoi héberger un petit site web, utiliser youtube-dl ou même des services plus complets comme Jeedom, YunoHost ou OwnCloud/NextCloud. Le tout en ayant accès à l'espace de stockage de la box, qui peut atteindre plusieurs To.

Comment accéder aux données de la Freebox Delta depuis une VM ?

Mais dans la pratique, comment faire ? En effet, la machine virtuelle a beau être intégrée à la Freebox Delta, du point de vue du réseau, elle est perçue comme une machine à part entière avec son propre OS, sa propre adresse IP, etc. Elle doit donc faire comme tout le monde : passer par un partage Samba.

Pour y parvenir avec un système Linux accessible uniquement en ligne de commande, il existe quelques outils simples à prendre en main. Pour commencer, il faut néanmoins disposer d'une machine virtuelle fonctionnelle. Nous en avons configuré une sous Debian 10, accessible via OpenSSH. Si vous ne savez pas comment faire, suivez le début de ce guide :

Une fois que c'est fait, vous pouvez installer un premier outil qui vous permettra de naviguer au sein des données de la Freebox Delta en exploitant Samba : smbclient.

sudo apt install smbclient

Lors de la procédure, il vous sera demandé si vous voulez laisser le serveur DHCP du réseau (celui de la Freebox en l'occcurrence) attribuer les noms WINS (Windows Internet Naming Service) de vos machines, répondez oui. Ensuite, vous pourrez voir la Freebox et son stockage partagé (adaptez l'IP et le mode de connexion si vous les avez modifiés) :

smbclient -L //192.168.0.254 -N

L'accès se faisant par défaut de manière anonyme, il faut éviter que l'on ne vous demande un mot de passe. C'est à cela que sert le « -N » à la fin de la ligne de commande. La capture ci-dessous montre qu'il existe un partage principal, nommé Freebox. On peut donc s'y connecter et naviguer à l'intérieur comme on le ferait dans un répertoire local :

Samba Freebox Delta VM

Pour cela, il existe quelques commandes que vous pouvez taper :

smbclient //192.168.0.254/Freebox -N
cd VMs
ls
cd ../Enregistrements
help

Cela vous permet respectivement de vous connecter à la Freebox, de vous rendre dans le répertoire contenant les fichiers des machines virtuelles, de les lister, de vous rendre dans le répertoire contenant les enregistrements TV puis d'afficher l'ensemble des commandes disponibles. Il est également possible de copier des fichiers (get, put).

Mais pour transférer des données entre la machine virtuelle et la Freebox, le plus simple est de permettre à la première de voir l'espace de stockage de la seconde, considéré comme « distant », comme un répertoire classique. Dans les systèmes Unix tels que Linux, on parle alors de point de montage. On utilise pour cela CIFS (Common Internet File System) :

sudo apt install cifs-utils

Il suffit ensuite de créer un répertoire où sera « monté » le partage réseau de la Freebox. Pour cela il faut utiliser un compte invité et forcer la version 1.0 du protocole. Si vous ne le faites pas, une erreur sera affichée. Free nous confirme ne supporter que SMBv1 suite au passage de Samba à la licence GPLv3, cela ne devrait donc pas évoluer. 

sudo mkdir -p /mnt/freebox
sudo mount -t cifs -o guest,vers=1.0,uid=1000,gid=1000 //192.168.0.254/Freebox /mnt/freebox
cd /mnt/freebox/VMs
ls

Avec ces lignes de commandes on crée un répertoire où l'on monte ensuite le dossier partagé principal de la Freebox, comme on pourrait le faire avec n'importe quel autre dossier contenu dans celle-ci. (Freebox/Vidéos par exemple).

Le paramètre guest permet d'éviter d'avoir à entrer un mot de passe. Puisque l'on est obligé de lancer cette commande comme administrateur (sudo) afin d'exploiter le type CIFS, on précise les valeurs guid/uid permettant d'indiquer à quel utilisateur/groupe appartiendront les fichiers montés. Ils correspondent ici à l'utilisateur courant.

Pour vous assurer que ce sont les bons, vous pouvez utiliser ces commandes :

id -u nom_utilisateur
id -g nom_utilisateur

Les autres lignes de commandes permettent de se rendre dans le répertoire contenant les fichiers des machines virtuelles afin de les lister. Avec cette méthode, vous pouvez copier simplement des fichiers depuis ou vers la Freebox, mais aussi les utiliser pour vos différentes applications ou des sauvegardes. Ce, comme s'ils étaient présents au sein de la VM.

Si vous activez une redirection de port, cela peut également permettre un accès distant aux fichiers de la Freebox à travers la machine virtuelle, avec des dispositifs comme SSHFS-Win par exemple. 

Pour aller plus loin, vous pouvez automatiser ce montage au démarrage. Pour cela, il faut passer par le fichier fstab :

sudo nano /etc/fstab

Ajoutez cette ligne (à adapter si besoin), enregistrez (CTRL+X) et redémarrez le serveur (sudo reboot) :

//192.168.0.254/Freebox /mnt/freebox cifs guest,vers=1.0,uid=1000,gid=1000 0 0

#LeBrief : faille Sudo, ratés de YouTube, Cédric O et la reconnaissance faciale, le blob à Paris

C'est l'heure de #LeBrief, notre bilan de l'actualité dans le domaine des nouvelles technologies. Il contient toutes les informations qu'il ne faut pas manquer pour bien commencer la journée. Il est diffusé en accès libre.


Sudo est probablement l’un des utilitaires les plus utilisés et connus du monde Unix/Linux. Il sert à donner temporairement des droits plus élevés à un processus, sans avoir à basculer l’ensemble du compte utilisateur sur des droits équivalents.

La vulnérabilité, estampillée CVE-2019-14287, permet à un programme malveillant ou un utilisateur de contourner les règles de sécurité de Sudo pour exécuter un code arbitraire. Les privilèges peuvent même être obtenus quand la configuration de l’outil interdit explicitement l’accès root.

Cette faille particulière prend appui sur la conception de Sudo, qui permet en théorie à n’importe quel utilisateur avec des droits suffisants d’exécuter une commande en tant qu’un autre compte. Cette transversalité peut ainsi remonter jusqu’aux privilèges root.

Pour l’exploiter, un programme ou un utilisateur malveillant doit utiliser l’ID « -1 » ou « 4294967295 ». Pourquoi ces identifiants ? Parce que la fonction chargée de convertir l’ID en nom d’utilisateur traite ces deux valeurs comme « 0 », qui correspond à root.

Il y a tout de même une condition : au moins un utilisateur doit avoir été déclaré dans le fichier de configuration situé dans /etc/sudoers. Les développeurs de Sudo donnent l’exemple suivant :

myhost bob = (ALL, !root) /usr/bin/vi

Cette ligne déclare que « bob » peut exécuter vi en tant que n’importe quel autre utilisateur, excepté root. À cause de la faille toutefois, bob pourra exécuter vi en tant que root s’il exécute d’abord la commande sudo -u#-1 vi.

La brèche a été colmatée dans la version 1.8.28 de Sudo publiée hier soir. La mise à jour est déployée progressivement sur l’ensemble des système concernés (et ils sont nombreux). La faille n’est pas critique, mais est considérée comme importante. Il est donc recommandé d’installer la nouvelle version dès que possible.


En coordination avec la CNIL, elle serait chargée de superviser et évaluer les expérimentations. « Il ne faut pas avoir une vision exclusivement nihiliste de la reconnaissance faciale » assure le secrétaire d’État dans une interview au MondeExpérimenter est également nécessaire pour que nos industriels progressent ».

Sur l’idée de coupler cette technologie en temps réel à la vidéosurveillance, Cédric O souffle le froid et le chaud. « Je suis extrêmement partagé sur la question. On en voit très bien l’utilité, par exemple pour identifier des terroristes dans une foule, mais aussi les risques. Il faut donc en définir très clairement le cadre et les garanties pour éviter la surveillance généralisée ». 

Et le locataire de Bercy d’appeler à un débat avec les citoyens, les élus locaux et les parlementaires.

Cédric O propose une instance de supervision de la reconnaissance faciale

Dans un peu moins d'un mois, la plateforme de streaming sera lancée aux États-Unis, au Canada et aux Pays-Bas pour 6,99 dollars ou euros par mois. Une partie des titres avait été dévoilée, mais la société s'est énervée hier sur son compte Twitter.

Pendant plusieurs heures, elle a listé l'ensemble des contenus qui seront disponibles. Pour rappel, en plus des dessins animés et films Disney, la société dispose des licences Pixar, Marvel, Star Wars et National Geographic ; excusez du peu.

Si vous n'avez pas envie de lire l'intégralité des tweets, Disney a également publié une vidéo avec des extraits des contenus disponibles le 12 novembre. On commence en 1937 avec Blanche-Neige et les Sept Nains pour finir avec The Mandalorian en 2019. Si vous comptez la regarder, libérez-vous du temps : elle dure plus de 3h.

Disney+ : l'ensemble des contenus disponibles le 12 novembre, en tweets et en vidéo (3h)

« Ni plante, ni animal, ni champignon », il débarquera le 19 octobre, explique le CNRS qui profite de cet « événement » pour publier une interview de l'éthologiste Audrey Dussutour. L'occasion de revenir sur cet « organisme unicellulaire, dépourvu de cerveau et de système nerveux [qui] fascine chercheurs et grand public ».

« C’est la première fois qu’un organisme unicellulaire entre dans un parc zoologique ! Il sera installé dans un vivarium et le public pourra regarder des vidéos où il résout des problèmes. On verra par exemple comment il choisit la nourriture qui lui est la plus profitable », explique la scientifique. 

Et si vous pensiez que c'était forcément petit un blob, détrompez-vous : « Au début de sa vie, il mesure 50 micromètres. Dans de bonnes conditions, sa taille double tous les jours. Des chercheurs se sont même amusés à obtenir un blob de 10 mètres carrés, enregistré au livre des records. C’est lié à son mode de reproduction : ce n’est pas la cellule qui se divise, mais uniquement le noyau ».

Le parc zoologique de Paris a mis en ligne une vidéo sur cette nouvelle espèce qui débarque.

Le blob va faire son entrée au parc zoologique de Paris

C'est fait ! Annoncé à la rentrée, ce partenariat étonnant prend forme, au tarif annoncé par les équipes du groupe Canal.

Ainsi, le nouvel ensemble « Canal+ et pack Ciné Séries » avec Netflix est à 49,90 euros par mois sans engagement (numérique uniquement) ou avec un engagement (numérique + TV) de 2 ans. Si vous ne vous engagez que pour un an, il vous en coûtera 54,90 euros.

Pour ce lancement, une remise de 15 euros est consentie, ce qui fait tomber le tarif à respectivement 34,90 et 39,90 euros par mois. 

C'est 15 euros de plus que l'abonnement simple à « Canal+ la chaîne », un tarif intéressant puisque outre Netflix, ce pack intègre l'accès aux chaînes et replay de Canal+ Cinéma, Canal+ Séries, Disney Cinéma, Fox, Polar+, WB TV, Série Club, TCM Cinéma, Paramount Channel, Action, Sundance TV mais également au bouquet OCS.

Par défaut, l'abonnement du service de SVOD intégré est celui proposant deux écrans avec une définition HD, facturé habituellement 11,99 euros. Pour passer à l'abonnement supérieur à 15,99 euros par mois (quatre écrans et 4K/UHD), il faudra logiquement débourser 4 euros de plus par mois. 

Une page dédiée à l'offre est désormais en ligne, en complément de la FAQ. Il y est confirmé que les clients actuels pourront souscrire à des options, sans plus de précisions sur le tarif exact. L'ajout du service de SVOD pour un abonné à l'ancienne offre passe par un contact avec le service client, et donc un prix qui sera peut être fonction de son statut. Le lien entre les deux comptes se fait à travers une procédure d'activation gérée sur le site de Netflix.

Comme argument, Canal+ précise que son offre avec engagement permettra de s'affranchir d'éventuelles hausses de Netflix à l'avenir : « Le prix de votre offre ou de votre abonnement ne variera pas et restera fixe pendant toute la durée de votre engagement ».


La députée Sandrine Le Feur (LREM) vient de transmettre une question écrite à Cédric O, le secrétaire d’État au Numérique, afin de l’interpeller au sujet des faux avis laissés sur Internet (sur des sites de e-commerce, de notation de restaurants, etc.).

« Alors que ces avis déterminent souvent le choix [des consommateurs, ndlr], cette pratique peut être dévoyée car elle permet à des usagers mal intentionnés, voire à des concurrents, de s'exprimer pour tromper sciemment les internautes », s’inquiète l’élue.

L’exécutif est ainsi prié de lui indiquer « comment il compte renforcer le contrôle de ces avis frauduleux ». Sandrine Le Feur met d’ailleurs en avant une piste : « imposer la publication du numéro IP de l'émetteur du commentaire à côté de l'avis ».

Pas sûr néanmoins que cette suggestion soit du goût de la CNIL, l’adresse IP étant une donnée personnelle (en ce qu’elle permet d’identifier une personne, directement ou indirectement).

Cédric O dispose d’un délai de deux mois pour répondre à cette question écrite.

Une députée suggère de publier l’adresse IP des auteurs d’avis en ligne

Quasiment un an jour pour jour après l'annonce de son service, Microsoft ouvre doucement les vannes, tandis que d'autres invitations suivront au cours des prochaines semaines. L'annonce a été faite par Phil Spencer sur Twitter.

Rien de surprenant puisque la date avait déjà été annoncée il y a quelques semaines. Par contre, seuls les utilisateurs aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Corée sont pour le moment concernés.

Projet xCloud : Microsoft envoie les premières invitations pour la bêta

« C’est une proposition qui a été faite, mais cette date me semble prématurée » expose le secrétaire d’État, toujours au Monde.

« Nous avons saisi le Conseil national du numérique et les députées Paula Forteza et Christine Hennion ont débuté un travail pour le compte de l’Assemblée nationale sur le sujet de l’identité numérique. Nous n’ouvrirons pas le test plus largement avant que nous ayons eu leurs premiers retours ».

L’« authentification en ligne certifiée sur mobile », fruit d’un décret du 16 mai dernier, utilisera la reconnaissance faciale lors de la création du compte.  « Alicem vérifie par reconnaissance faciale que la personne qui utilise le smartphone est bien le détenteur du titre. C’est un moyen de lutter contre l’usurpation d’identité » explique l’Intérieur. 

Le décret a été critiqué par la CNIL et attaqué par la Quadrature du Net

Alicem mise en œuvre dès novembre ? « Prématurée » selon le secrétaire d’État au numérique

Ce projet consiste à utiliser deux fuselages d'avion et pas moins de six moteurs avec des fusées que l'on peut installer au milieu. Celles-ci sont ensuite larguées en vol pour rejoindre l'espace. Une idée dans la même veine que Virgin Galactic.

Paul Allen, cofondateur de Microsoft, était à l'origine de ce projet. Suite à son décès mi-octobre 2018, l'avenir de la société était incertain. Elle a tout de même réussi un vol historique pendant plus de 2h en avril 2019, mais certains prévoyaient que Stratolaunch allait mettre la clé sous la porte.

Ce n'est finalement pas le cas et un repreneur a été trouvé : « Stratolaunch a changé de propriétaire et poursuit ses activités », explique la société dans un bref communiqué. Le nom du nouveau propriétaire n'est pas précisé.

Stratolaunch change de propriétaire et « poursuit ses activités »

Le père de Firefox s’en prend désormais aux algorithmes de YouTube, particulièrement sous le feu des projecteurs depuis un an pour d’évidents ratés.

Le site contient 28 histoires d’utilisateurs montrant comment YouTube s’est, en quelque sorte, « retourné contre eux ». Toutes partent de vidéos regardées volontairement pour aboutir sur des recommandations peu en phase avec l’historique.

Un père raconte comment son jeune fils regardait Thomas the Tank Engine et a fini par se retrouver sur des crashs de trains, un autre comment il est parti de matchs de boxe pour finir sur des combats de rue sordides, un autre encore comment, de vidéos réalisées par une drag queen et parlant de confiance en soi, il s’est retrouvé sur des contenus haineux anti-LGBT.

Mozilla précise que ces histoires ne sauraient résumer à elles seules une situation, mais l’éditeur estime qu’elles sont un bon échantillon de ce qui attend les utilisateurs de YouTube. 

Le problème est d’autant plus important que 70 % des vidéos regardées sur le service de Google font suite à des recommandations. Or, de nombreux contenus doivent être approchés avec prudence, car plusieurs catégories de public n’ont pas forcément les armes et l’esprit critique nécessaires.

Mozilla pense en particulier aux enfants, aux personnes âgées sans grande connaissance d’Internet, ou encore à celles souffrant de troubles mentaux. Par effet d’accumulation, la dépression et/ou la paranoïa peuvent survenir. Pour l’éditeur, il est clair que les algorithmes tiennent essentiellement de l’engagement global, impliquant le nombre général de clics, l’activité dans les commentaires ou encore les partages.

Mozilla reproche également à Google de ne fournir aucune donnée exploitable par des chercheurs, et de maintenir une opacité complète autour de ses algorithmes. La firme a par exemple affirmé avoir réduit de 50 % les contenus « limite » et de désinformation, mais cette déclaration ne peut être vérifiée. 

Concrètement, Mozilla demande à Google d’agir sur trois points :

  • Fournir aux chercheurs un accès aux données importantes (nombre de recommandations pour une vidéo, engagement, descriptions, etc)
  • Construire un outil de simulation pour les chercheurs qui permettrait de créer des profils de navigation
  • Lever, toujours pour les chercheurs, les limites actuelles de l’API et leur donner accès à une archive historique de vidéos

L'annonce a été faite par le patron du VTC, Dara Khosrowshahi, dans un email envoyé à ses employés et publiée par TechCrunch. Tous les secteurs d'activité sont concernés : Eats, marketing, ressources humaines, voitures autonomes, etc. 

Selon nos confrères, plus de 70 % des suppressions de postes concernent les États-Unis et le Canada. Selon un porte-parole de la société, ces licenciements représentent 1 % de la masse salariale de la société.

Deux autres vagues de suppression de postes ont eu lieu au cours des trois derniers mois, avec 400 et 435 employés sur le carreau. 

350 nouveaux licenciements chez Uber

Comme chaque année à la même époque, l’association française de sensibilisation du grand public aux libertés numériques lance une campagne de récolte de dons, principale source de revenus.

Dans un billet de blog, elle revient sur les annonces récentes autour des arrêts de services lancés dans le sillage de « Dégooglisons Internet ». Elle revient également sur l’aspect trompeur de l’action : « dégoogliser » ne suffit pas, car même si Google devait disparaître, d’autres prendraient rapidement sa place.

Entre aujourd’hui et le 31 décembre, Framasoft publiera une fois par semaine un compte-rendu des actions entreprises dans le cadre de la campagne Contributopia, afin que les utilisateurs se rendent mieux compte du travail effectué par l’association, et pourquoi elle mettra fin à la majorité de ses propres services (tout en gardant les plus populaires).

La version bêta de Mobilizon devrait également être lancée aujourd’hui. À noter que PeerTube 2.0 n’est plus très loin non plus. 

Framasoft raconte ses actions Contributopia et relance sa campagne de dons

« Après neuf ans, l’équipe derrière Sensorly a pris la décision difficile de mettre fin au support des produits Sensorly et de mettre les applications et les cartes hors ligne », explique l'éditeur sur son site ainsi que sur le Play Store et l'App Store, comme l'a repéré le compte Twitter Muzikals.

Sensorly avait pour rappel été racheté en février 2016 par l'américain Mosaik. Pour le moment, les cartes de couvertures et de tests de débits sont toujours disponibles sur le site.

L'éditeur remercie enfin sa communauté qui réalisait les tests depuis leurs smartphones.

L'application mobile Sensorly tire sa révérence

Hier, le groupe affirmait avoir été victime d'une cyberattaque, sans donner la moindre précision supplémentaire. Depuis ce week-end, les équipes « sont mobilisées pour rétablir le bon fonctionnement de tous [les] équipements et moyens informatiques ».

Selon l'Express, un rançongiciel serait la cause du problème. Il s'agit pour rappel d'un logiciel chiffrant les données d'un ordinateur et demandant une rançon pour espérer les récupérer (payer n'est jamais une bonne idée pour rappel, contrairement aux sauvegardes).

« Les lignes téléphoniques et la messagerie électronique de l'entreprise sont inutilisables », affirme une source interne reprise par nos confrères. « Tous les outils de bureautique et de gestion rencontrent d'importantes perturbations », ajoute-t-elle. 

La diffusion TV et radio ne semble pas impactées par cette cyberattaque. L'ANSSI est mobilisée affirment nos confrères, comme c'était déjà le cas lors de l'attaque de TV5Monde


La firme de Mountain View commercialisera aujourd’hui, aux États-Unis, une nouvelle version de sa clé Titan. En association avec Yubico et pour 40 dollars, la clé présente notamment un connecteur USB Type-C.

Cette USB-C Titan Security Key est compatible avec Android, Chrome OS, macOS et Windows. Les composants sont les mêmes que pour les modèles Titan USB-A/NFC et Bluetooth/NFC/USB, dont la puce de sécurité chargée de vérifier l’intégrité de la chaine de sécurité.

Ce type de clé permet pour rappel de renforcer la sécurité des procédures d’authentification à plusieurs facteurs. Google cite plusieurs exemples de services compatibles, en-dehors des siens : 1Password, Coinbase, Dropbox, Facebook, GitHub, Salesforce, Stripe, ou encore Twitter.

Aucune information supplémentaire pour le reste du monde, mais la France devrait être concernée, puisque les précédents modèles de clés Titan y sont commercialisés.

Google s’est associée à Yubico pour sa nouvelle clé de sécurité Titan USB-C

Yueting Jia « envisage de céder sa participation dans l'entreprise chinoise de véhicules électriques afin de rembourser ses dettes personnelles », explique Reuters

« Cette affaire n'affecte aucune des activités commerciales normales de Faraday Future », affirme le fabricant automobile. Yueting Jia doit la bagatelle de 3,6 milliards de dollars à différents créanciers.

Le fondateur de Faraday Future se déclare en faillite

#LeBrief : décès d'Alexeï Leonov, Safari iOS et la Chine, Waymo à Paris, faille 0-day dans iTunes

C'est l'heure de #LeBrief, notre bilan de l'actualité dans le domaine des nouvelles technologies. Il contient toutes les informations qu'il ne faut pas manquer pour bien commencer la journée. Il est diffusé en accès libre.


Né le 30 mai 1934, le cosmonaute russe fut le premier à effectuer une sortie extravéhiculaire en 1965, quatre ans après le premier voyage dans l'espace de Youri Gagarine. Pour rappel, le premier satellite, Spoutnik 1, avait ouvert la voie à la fin de l'année 1957. 

Tout ne s'était pas vraiment passé comme prévu, comme le raconte Le Monde. Dans le vide, la combinaison de Leonov s'est dilatée : « Mes gants, mes bottes, tout mon scaphandre avait enflé. Comme le Bibendum de la publicité Michelin », expliqua-t-il une fois de retour sur Terre.

La retransmission s'interrompt et beaucoup pensent alors qu'il est mort. Mais non, « il a actionné une valve pour réduire la pression à l’intérieur de son scaphandre et il est passé en force », expliquent nos confrères. Il était sinon trop « gros » pour retourner à l'intérieur de la capsule...

Il a ensuite réalisé différentes missions, dont Apollo-Soyouz (Soyouz 19), première opération conjointe entre les Américains et les Russes, signe d'un réchauffement des relations entre les deux pays.

Il est décédé vendredi dernier à l'âge de 85 ans.


En juin dernier, Renault/Nissan annonçait la signature d'un accord exclusif avec Waymo, filiale d'Alphabet (Google) sur les voitures autonomes. Il s'agissait alors d'une « première étape dans le développement de services de mobilité autonome rentables à long terme ».

La seconde étape est désormais en place : « la Région Île-de-France et le Groupe Renault vont étudier la mise en place d'un service de mobilité autonome entre l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle et La Défense », explique le fabricant automobile.

Valérie Pécresse, Présidente de la Région Île-de-France, souhaite mener à bien ce projet avant les Jeux olympiques de Paris en 2024.

Waymo et Renault planchent sur des navettes autonomes entre Roissy et La Défense

iOS 13.2, actuellement en phase de test, ajoute plusieurs améliorations particulièrement bienvenues parce qu’elles font gagner du temps sur des opérations courantes.

Le menu contextuel des applications, accessible par appui prolongé sur une icône, propose ainsi directement de supprimer l’application. Actuellement, il faut toujours (depuis les débuts d’iOS) passer par la vue de réorganisation pour avoir accès à la croix de suppression.

Mais surtout, l’Appareil photo permet, en mode vidéo, de changer directement et à la volée la résolution utilisée pour filmer ainsi que le nombre d’images par seconde. Ces choix n’étaient disponibles jusqu’ici que dans les Réglages d’iOS, obligeant l’utilisateur à quitter l'Appareil photo pour fouiller dans les paramètres.

La future mise à jour contient d’autres apports, dont une nouvelle série d’emojis (avec la fameuse loutre) et une révision de la gestion de la vie privée pour Siri, en réaction aux diverses révélations faites sur l’usage d’enregistrements audio par des tiers pour améliorer ce type de technologie. 

iOS 13.2 : des ajouts pratiques, dont le changement de résolution vidéo à la volée

Après de sérieuses mises en garde de la part de plusieurs régulateurs, PayPal avait été le premier à officiellement prendre ses distances avec Libra, il est désormais suivi par deux autres grosses sociétés financières : Visa et MasterCard, comme le rapporte Reuters.

« Nous continuons d'évaluer la situation et notre décision finale sera déterminée par un certain nombre de facteurs, notamment la capacité de l’Association à satisfaire pleinement aux attentes réglementaires », explique Visa. 

eBay et Stripe ont également annoncé ne pas vouloir être parmi les membres fondateurs pour l'instant. La première réunion du Conseil de l'association Libra doit se dérouler aujourd'hui, nul doute qu'elle sera animée. La liste des premiers membres fondateurs devrait être rapidement connue.

Sur Twitter, David Marcus (responsable du porte-monnaie Calibra et cocréateur de Libra), refuse d'y voir un funeste destin pour Libra : « Bien sûr, ce n’est pas une bonne nouvelle à court terme, mais c'est en quelque sorte libérateur. Un changement de cette ampleur est difficile. Vous savez que vous êtes sur la bonne voie lorsque tant de pression s'accumule ». 

De son côté, Xavier Niel s'est fendu d'une tribune dans Les Echos. Le patron d'Iliad (qui fait partie de l'association Libra) y explique que « Libra existera comme les 1 600 autres monnaies virtuelles d'ores et déjà disponibles en France, c'est inéluctable, avec ou sans nous, que les États le souhaitent ou pas ».

« Libra est simplement une proxi-monnaie, c'est-à-dire une monnaie qui repose sur des devises déjà existantes au prorata de leur usage dans le commerce mondial. Ce système est structurellement plus stable, une valeur refuge dans de nombreux pays en cas d'instabilité monétaire », explique le dirigeant. 

« Libra est un projet fiable, constructif, exigeant et conforme aux intérêts de notre pays. Ce n'est pas la monnaie de Facebook mais la monnaie d'acteurs qui se sont réunis autour d'une grande idée », affirme-t-il enfin.


« Nous ne pouvons tout simplement pas rendre ce projet viable sur le plan commercial », explique la société sur son site. Elle affirme avoir cherché un repreneur, sans succès.

Les équipes qui planchaient sur la voiture électrique se voient proposer d'autres postes chez Dyson, dans la mesure du possible. Ce projet avait été officiellement présenté en 2017, alors que James Dyson y travaillait déjà depuis 2015.

La société ajoute au passage qu'elle continue ses recherches et ses investissements dans de nombreux domaines comme les batteries, les systèmes de vision, de robotique, d'apprentissage automatique et d'intelligence artificielle.

Voiture électrique : Dyson jette l'éponge

Ce qui n'était qu'un concept en juin est désormais une réalité. Comme repéré par The Verge, Microsoft remplace la touche Windows à droite de la barre d'espace par une touche Office pour lancer la suite bureautique.

Des raccourcis Office + W et Office + X permettent par exemple de lancer directement Word ou Excel. Cette touche ne fonctionne qu'avec Windows 10, mais rien n'est précisé sur une éventuelle compatibilité avec des solutions tierces comme Open/LibreOffice.

À droite de la touche Office (à la place de la touche menu), un emoji est présent pour lancer le sélectionneur d'emojis. Par contre, selon nos confrères, il ne sera pas possible de l'assigner à un emoji en particulier ou de créer des raccourcis. 

Pour l'instant, l'Ergonomic Keyboard à 59,99 dollars et Bluetooth Keyboard à 49,99 dollars disposent des deux touches. Ils seront disponibles dès demain aux États-Unis, mais rien n'est précisé pour le reste du monde. 

Des claviers Microsoft avec des touches Office et emoji en approche

Les utilisateurs chinois de Safari sur iPhone ou iPad envoient depuis iOS 13 (et potentiellement depuis les moutures 12.2 et ultérieures) des données Safe Browsing à Tencent.

Ces informations sont expédiées dans le cadre de Google Safe Browsing, sécurité activée par défaut contre les sites malveillants. Une fonction reprise par nombre de produits, notamment Firefox.

Or, tant que cette fonction est active, elle envoie également des données à Tencent Safe Browsing, dont des adresses IP. La mention de cette collecte apparaît dans les Réglages d’iOS > Safari > Safari et confidentialité (lien bleu). Le texte est d’ailleurs traduit en français pour les utilisateurs concernés.

On ne sait pas concrètement à l’heure actuelle si ces informations sont envoyées à Tencent en-dehors de la Chine. Apple a été invitée par plusieurs médias à s’exprimer sur le sujet, mais n’a pas encore répondu.

La firme a cependant tout intérêt à communiquer sur le sujet, car l’actualité est bousculée actuellement par diverses affaires liées à la Chine, dont le retrait par Cupertino d’une application qui aidait les manifestants à Hong Kong à repérer les barrages de police, et la décision par Blizzard de bannir un joueur des tournois de Hearthstone, là encore en lien avec Hong Kong.

Une grogne monte ainsi actuellement contre des sociétés américaines qui « s’écraseraient » devant la toute-puissance chinoise pour préserver leur chiffre d’affaires.

En attendant que la lumière soit faite sur les échanges de données avec Tencent, les utilisateurs suspicieux peuvent se rendre dans les réglages de Safari et désactiver la ligne « Alerte si site frauduleux ».


Le service de VTC annonce la signature d'un accord, dont les détails ne sont pas dévoilés. La finalisation devrait avoir lieu au début de l'année 2020, une fois que les autorités concernées auront donné leur feu vert. 

« Qu'il s'agisse d'une promenade, de commander des plats dans votre restaurant préféré ou de faire livrer vos courses bientôt, nous voulons que Uber soit votre partenaire dans la vie courante », explique Dara Khosrowshahi (directeur général d'Uber).

C'est tout l'objet du rapprochement avec Cornershop qui propose justement des livraisons de produits d'épicerie. Principalement implantée en Amérique latine et au Canada, la société continuera de fonctionner avec sa direction actuelle, mais celle-ci rendra compte à un conseil composé majoritairement de personnes de chez Uber.

Uber veut prendre une part majoritaire dans Cornershop

Cette dernière appartient au groupe Fnac Darty et prend souvent la forme de « corners » dans des galeries commerciales.

La société propose des changements d'écran, de batterie et d'autres pièces des terminaux mobiles. Les tarifs des prestations sont disponibles par ici, mais attention, la facture peut rapidement grimper suivant les cas.

Aujourd'hui, Bouygues Telecom s'associe à WeFix pour proposer un service « Réparation Smartphone » à ses clients d'un forfait Sensation avec engagement : « une remise de 30%, deux fois par an, sur la réparation de leur mobile sans condition de montant » et le « maintien de la garantie 2 ans, post réparation, quelle que soit la marque du téléphone ».

Réparation Smartphone : Bouygues Telecom s'associe à WeFix

Jim Bridenstine, administrateur de la NASA, s'était rendu en fin de semaine dans les locaux de SpaceX aux côtés d'Elon Musk. Une conférence commune après des critiques échangées à travers la presse.

« Elon et moi sommes tout à fait d’accord sur le fait que notre objectif prioritaire est de lancer des astronautes américains sur des fusées américaines depuis le sol américain », lâche Jim Bridenstine, comme l'explique The Verge.

Pour rappel, les États-Unis, comme le reste du monde, dépendent actuellement des Russes et de leurs fusées/capsules Soyouz pour l'instant… avec les déboires que l'on connaît en cas de problème technique. 

Le coût est également un point important : de 85 millions de dollars la place sur Soyouz, il ne serait alors plus question que de 50 millions sur Crew Dragon, selon des estimations de la NASA.

L'objectif est désormais d'effectuer un premier vol qualificatif avec un équipage à bord (composé de Douglas Hurley et Robert Behnken), après une première mission « à vide » en mars

« Nous sommes très confiants que, dans la première partie de l'année prochaine, nous serons prêts à lancer des astronautes américains sur des fusées américaines », lâche l'administrateur de la NASA.

Un tel enthousiasme n'a rien de nouveau : les annonces s'enchaînent depuis 2017. Début 2020 pourrait donc être la bonne date cette fois-ci, mais elle peut tout aussi bien être repoussée une nouvelle fois…

D'ailleurs Jim Bridenstine est prévoyant : « si un imprévu se présentait, cela pourrait être plus long que ça [...] Dans tous les cas, savoir si nous effectuerons cette mission dans la première partie de l'année prochaine est moins important que savoir que nous le ferons ». 


Depuis la sortie de la version 1903 de Windows 10 en mai dernier, Microsoft bloquait la mise à jour pour les utilisateurs de son Surface Book 2.

En cause, un important problème notamment avec les pilotes du GPU NVIDIA dédié, qui disparaissaient pendant la mise à jour. Une fois la May 2019 Update en place, Windows 10 n’avait donc plus accès qu’au GPU Intel intégré, empêchant par exemple les utilisateurs d’exploiter la carte graphique dans les jeux.

Les concernés peuvent donc se rendre dans Windows Update et récupérer un nouveau firmware, corrigeant le problème ainsi que plusieurs autres, en plus d’une « meilleure stabilité de la batterie ».

La May 2019 Update devrait se débloquer après un redémarrage et une nouvelle vérification de Windows Update. 

Windows 10 : les soucis du Surface Book 2 avec la May 2019 Update enfin corrigés

L'annonce a été faite samedi matin par le compte Twitter de la société, qui ne donne aucun détail supplémentaire si ce n'est qu'il a été en mesure d'« assurer la bonne diffusion des programmes sur l’ensemble [des] antennes TV et radio ». Nous ne connaissons donc ni le vecteur d'attaque, ni son ampleur, ni les éventuels services touchés. 

« Toutes les équipes du Groupe sont mobilisées pour rétablir le bon fonctionnement de tous nos équipements et moyens informatiques », se contente de préciser le groupe. 

Une histoire qui rappelle celle de TV5Monde dont les conséquences avaient été bien plus dramatiques.

Le Groupe M6 affirme avoir été la cible d'une cyberattaque

Catalina a peut-être éclaté iTunes en trois applications distinctes (Musique, TV et Podcasts), mais les utilisateurs sous Windows sont bons pour garder la vieille usine à gaz pendant un bon moment. Et les failles qui vont avec.

Ceux qui n’auraient pas vérifié récemment les mises à jour du logiciel (accessibles depuis les menus ou l’application Apple Software Update) sont invités à le faire rapidement, car les versions antérieures à la 12.10.1 contiennent une vulnérabilité actuellement exploitée par des pirates pour installer le ransomware BitPaymer, aussi iEncrypt

Plus précisément, la faille se situe dans Bonjour, service installé en même temps qu’iTunes, mais que la désinstallation de ce dernier ne supprime pas. Elle réside dans l’utilisation potentielle d’un emplacement sans utiliser les guillemets de rigueur, obligeant Windows à scanner l’ensemble des dossiers pour chercher un exécutable. 

Ce qui permet à un pirate exploitant la faille avec succès d’aller cibler un autre dossier, donc un autre exécutable, malveillant cette fois. La brèche peut également être utilisée pour monter en privilège, si le service initialement visé dispose des droits SYSTEM.

La méthode est tellement efficace que le malware peut échapper à la plupart des détections classiques et des antivirus.

Comme l’expliquent les chercheurs de Morphisec, à l’origine de la découverte, BitPaymer est un ransomware agressif, qui chiffre aussi bien les données personnelles que les applications. Ils estiment que ses auteurs « un esprit innovant » et gardent « constamment un temps d’avance sur les défenseurs »

Fraude fiscale : aux origines législatives de la transaction passée avec Google

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Crédits : Crobard/iStock
Loi

Le Parquet national financier a annoncé que Google allait verser près d’un milliard d’euros pour transiger dans un dossier fiscal, afin d’éviter un long et hasardeux procès. Retour sur cet épisode, une première en France.

Hier, le PNF ou Parquet national financier informait que Google France et Google Irlande s’étaient engagés à verser une amende d’intérêt public de 500 millions de dollars. Cette procédure concerne les exercices fiscaux 2011 à 2014, suite à une plainte de la Direction régionale des Finances publiques d’Ile-de-France pour défaut de souscription par Google Ireland de déclarations à l’impôt sur les sociétés.

D’après les Échos, Google va également payer un autre rattrapage d’impôts, portant la facture totale à près d’un milliard d’euros.

Comment une telle procédure – une première ! – a-t-elle été rendue possible ? Pour le savoir, il faut se plonger dans les débats autour du projet de loi relatif à la lutte contre la fraude fiscale.

C’est au Sénat qu’un amendement fut déposé par la sénatrice Nathalie Delattre (groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen).  

Du blanchiment de fraude fiscale à la fraude fiscale

Enregistré le 27 juin 2018, il « propose d’autoriser la conclusion d’une convention judiciaire d’intérêt public en matière de fraude fiscale ». L’intérêt ? « Régler rapidement un litige par le biais d’une transaction entre le procureur de la République et la personne mise en cause, homologuée par un juge ».

Ce mécanisme prend la forme d’un versement au Trésor public, et donc au budget général, d’une AIP, ou amende d’intérêt public, outre « la mise en œuvre d’un plan de mise en conformité sous l’égide de l’Agence française anticorruption ».

Tous ceux qui ont qualifié Google de « fraudeur » suite à l’annonce du PNF doivent savoir que le versement d’une telle amende « n’implique pas de reconnaissance de culpabilité ». Il ne s’agit donc pas d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC).

En commission des lois, le dispositif avait été salué : « Déjà autorisée pour le blanchiment de fraude fiscale, le recours à la procédure de CJIP est ainsi étendu à la fraude fiscale elle-même afin d’offrir aux procureurs, dans le cadre de la politique pénale définie par le Gouvernement, un nouveau levier pour traiter rapidement certains dossiers ».

Historiquement, la convention judiciaire d’intérêt public, ou CJIP, fut introduit par la loi Sapin II du 9 décembre 2016. Dans un cas comme dans l’autre, le montant de l’amende d'intérêt public « est fixé de manière proportionnée aux avantages tirés des manquements constatés, dans la limite de 30 % du chiffre d'affaires moyen annuel calculé sur les trois derniers chiffres d'affaires annuels connus à la date du constat de ces manquements », détaille l’article 41-1-2 du Code de procédure pénale

Un programme de mise en conformité

La convention signée avec Google doit normalement être accompagnée d’une autre mesure, prévient cette disposition : le débiteur doit « se soumettre, pour une durée maximale de trois ans et sous le contrôle de l'Agence française anticorruption, à un programme de mise en conformité ». C’est ce document qui devrait être détaillé dans moins de 10 jours sur le site de l’agence.

C’est le procureur de la République qui peut proposer à une personne morale mise en cause d’opter pour la voie de la convention, et ce avant le déclenchement de l’action publique. « La CJIP comporte une dimension transactionnelle : il s’agit de trouver un accord plutôt que d’engager des poursuites, moyennant le paiement d’une amende d’intérêt public et la mise en place d’un programme de mise en conformité » expliquait en séance Nathalie Delattre.

Dans un rapport parlementaire du 23 mai 2018 portant « sur les procédures de poursuite des infractions fiscales ». La députée Emilie Cariou, sa rapporteure, plaidait déjà pour l’extension de la CJIP à la fraude fiscale : une solution « particulièrement adapté aux hypothèses de complicité de fraude fiscale réalisée par des personnes morales, lorsque les équipes de direction de cette dernière ont changé et ont pris des mesures pour ne plus reproduire la fraude ».

Pour la députée En Marche, « ces dernières, sensibles au risque réputationnel, seraient sans doute prêtes à contribuer à une meilleure indemnisation des intérêts financiers du Trésor en contrepartie de l’extinction de l’action publique. »

Même analyse de Nathalie Delattre : « La convention prend, par exemple, tout son sens lorsqu’une entreprise a changé de dirigeants et que la nouvelle équipe a envie de solder le passé en trouvant un accord sur le règlement d’une affaire ancienne de fraude fiscale, tout en mettant en œuvre un plan de mise en conformité. »

Quand Gérald Darmanin s'opposait à une mesure qu'il salue aujourd'hui

La mesure n’avait pas convaincu tous les groupes. La France Insoumise expliquait ainsi que ce système implique « de transiger avec l’auteur des faits en lui proposant de payer une amende au trésor public et de se soumettre à un simple contrôle de mise en conformité. Il ne nous paraît donc pas dissuasif et empêche l’administration fiscale de récupérer la totalité de la somme qui lui est due. »

Ce matin sur Europe 1, le ministre a salué la mesure : « l'Etat va récupérer la quasi-totalité des sommes réclamées à Google lors des précédents contrôles fiscaux. C'est un juste retour des choses en faveur de la justice fiscale ». Et celui-ci d’applaudir que depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à la Présidence, 2 milliards d’euros sont rentrés dans les caisses de l’Etat.

« Sans cette loi Fraude, on n’aurait pas pu faire la transaction avec Google puisque pour la première fois, on a mis la présomption de fraude fiscale comme relevant du Parquet national financier, et la justice et le fisc ont travaillé ensemble ».

Seul hic…au Sénat, lors des débats autour du projet de loi gouvernement, un certain Darmanin Gérald s’est vertement opposé à cette mesure ! Portant la voix du gouvernement, il implorait le vote des sénateurs sur deux amendements de suppression, dont le n°85 signé des élus de La République En Marche

« La lutte contre la fraude fiscale nécessite une validation de la culpabilité, or la CJIP n'entraine pas cette déclaration de culpabilité et n'a pas valeur de jugement » regrettait le groupe qui jugeait du coup le dispositif « peu opportun ».

Des propos alors repris par l’actuel ministre :

« La nouvelle extension aux faits de fraude fiscale emporte deux conséquences.

D’une part, elle permet de contourner le verrou, puisqu’il s’agit d’une forme de transaction judiciaire qui ne constitue pas une poursuite.

D’autre part, en l’absence de jugement de condamnation, la répression pénale est susceptible de perdre toute sa spécificité, puisqu’elle se rapprocherait du mode de règlement transactionnel effectué par l’administration fiscale. Il pourrait être alors paradoxal de vouloir que l’autorité judiciaire puisse se saisir du dossier de fraude fiscale si c’est pour lui réserver par ailleurs un traitement similaire à celui qui est mis en œuvre par l’administration. Je vous renvoie au débat que nous avons eu tout à l’heure et à celui que nous aurons, je l’imagine, en fin de discussion.

Pour toutes ces raisons, le Gouvernement émet un avis favorable sur ces deux amendements qui tendent à la suppression de cette mesure. »

À l’Assemblée nationale, le texte resta malgré tout inchangé. Il faut dire que c’est... Emilie Cariou, l’auteure du rapport précité, qui fut chargée de l’ausculter au nom de la commission des finances. 

Le 18 septembre, miracle ! Le secrétaire d’État Olivier Dussopt s'assura du retournement de veste. « Le Gouvernement est défavorable aux amendements de suppression. L’extension de la CJIP aux faits de fraude fiscale aura pour conséquence d’offrir à l’autorité judiciaire un mode alternatif permettant des sanctions pécuniaires importantes pouvant atteindre 30 % du chiffre d’affaires, et d’accélérer la réponse judiciaire, pour faire le lien avec un débat précédent ».

« Le Gouvernement n’était-il pas opposé à ce dispositif au Sénat ? Sérieusement ! » aura beau s'exclamer Ugo Bernalicis (LFI), sans réaction de l’exécutif.

Brune Poirson défend l’action du gouvernement contre l’obsolescence programmée

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Crédits : Anrodphoto/iStock/Thinkstock
Loi

Introduction de « compteurs d’usage », indice de réparabilité pour les smartphones, ordinateurs portables, télévisions... Face aux sénateurs, qui examineront bientôt son projet de loi sur l’économie circulaire, la secrétaire d’État Brune Poirson a défendu les projets du gouvernement en matière de lutte contre l’obsolescence programmée.

Présenté en juillet dernier en Conseil des ministres, le projet de loi « anti-gaspillage » sera débattu à partir de la semaine prochaine, au Sénat, en première lecture. Avec ce texte, le gouvernement entend faire évoluer les modes de production, et passer ainsi « d’une économie linéaire à une économie circulaire », en écho notamment aux remontées du « grand débat national ».

Afin de déminer le terrain, la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable a auditionné la secrétaire d’État à la Transition écologique, Brune Poirson, mardi dernier. L’intéressée a notamment été interpellée sur le dossier de l’obsolescence programmée, auquel l’exécutif dit vouloir s’attaquer, parce qu’il « pénalise à la fois l'environnement et le pouvoir d'achat des ménages ».

Comme nous avons déjà eu l’occasion de le détailler, différentes réformes sont ainsi prévues en matière d’information du consommateur, avec notamment l’introduction d’un « indice de réparabilité » des produits électriques et électroniques. Les pièces détachées devront à l’avenir être disponibles sous vingt jours, contre deux mois aujourd’hui.

« Mais nous n'allons pas plus loin », a cependant regretté le sénateur Olivier Jacquin, pour qui il y aurait d’autres mesures à prendre, par exemple « en termes d'éco-conception ». L’élu socialiste a également plaidé pour un allongement de la garantie légale de conformité des produits.

L’obsolescence programmée « au cœur » des préoccupations du gouvernement

« On a déjà commencé à travailler, concrètement [sur le dossier de l’obsolescence programmée, ndlr] », a rétorqué Brune Poirson. La secrétaire d’État mise tout particulièrement sur l’article 2 de son projet de loi, qui prévoit l’instauration, à compter du 1er janvier 2021, d’un « indice de réparabilité » des équipements électriques et électroniques (sur le modèle de l'étiquette énergie).

« L'objectif, c'est d'avoir une note – a priori ça prendra cette forme-là – une note qui va de un à dix », a expliqué Brune Poirson. Alors que le gouvernement renvoie à un décret le soin de fixer les modalités de mise en œuvre de cette réforme, la secrétaire d’État a confié que le ministère de la Transition écologique et l’Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME) travaillait d’ores et déjà sur un indice qui s’appliquerait à cinq catégories de produits :

  1. Les ordinateurs portables
  2. Les smartphones
  3. Les lave-linges
  4. Les téléviseurs,
  5. Les tondeuses à gazon

Chacun de ces produits pourrait ainsi se voir attribuer une note, obtenue à partir de cinq critères « pondérés de façon égale (20 % chacun) ». D’après Brune Poirson, ces critères seront :

  • « La disponibilité de la documentation technique, notamment en ce qui concerne l'utilisation, la maintenance d'une part, et les opérations de réparation d'autre part.
  • L'accessibilité et la démontabilité des pièces
  • La disponibilité des pièces détachées
  • Le rapport entre la pièce détachée essentielle la plus chère et le prix produit neuf (parce qu'on peut rendre une pièce détachée disponible, mais si elle est trois euros moins chère que le produit neuf... voilà !)
  • Un critère spécifique à la catégorie de produits »

Pour l’heure, il est uniquement prévu que l’indice global soit présenté aux clients. Le gouvernement laisse néanmoins entendre – sans l’avoir formellement inscrit dans son projet de loi – que les consommateurs pourront demander à consulter la grille décomposant la note, critère par critère.

En pratique, il s’agira d’un mécanisme dit « en cascade », où les fournisseurs (fabricants ou importateurs) devront transmettre leur indice de réparabilité « ainsi que les paramètres ayant permis de l’établir » aux vendeurs, bien entendu « sans frais ». À charge ensuite aux magasins d’afficher cette note « de manière visible, y compris dans le cas de la vente à distance en ligne », expliquait le ministère dans son étude d’impact.

En cas de manquement, fabricants comme revendeurs s’exposeront à des amendes administratives pouvant atteindre 15 000 euros.

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Crédits : Sénat

Avec cette réforme, le gouvernement entend passer à 60 % de pannes donnant lieu à une réparation d’ici à 5 ans, « contre environ 40 % aujourd’hui ». L’exécutif espère surtout que cela permettra de modifier le choix des consommateurs, et pousser par ricochet les entreprises « à intégrer dès la conception de leurs produits des critères de réparabilité, tendant ainsi vers des produits plus durables ».

« C'est une brique très importante du projet de loi », a insisté Brune Poirson, mardi, face aux sénateurs. Selon elle, la lutte contre l’obsolescence programmée est « au cœur » du texte que s’apprête à examiner la Haute assemblée.

Ce pas en avant pourrait cependant être jugé insuffisant par certains parlementaires.

Réparabilité vs durabilité 

« Réparable, c’est bien, mais durable, c’est mieux » regrette Émile Meunier, avocat de l’association Halte à l’obsolescence programmée. « En l’état, l’indice permettra simplement au consommateur de déterminer dans quelle mesure il pourra procéder lui-même à la réparation de l’appareil » avait également jugé Alain Bazot, président de l’UFC-Que Choisir, à l’annonce de cette réforme.

Pour Émile Meunier, « il faudrait mettre en place un indice de durabilité » qui tiendrait compte « des taux de retour, du temps moyen entre deux pannes... Les fabricants ont ces informations…pourquoi pas le consommateur ? » s’interroge l’avocat.

Ironie de l’histoire : Brune Poirson s’est quelque peu emmêlé les pinceaux en évoquant, à tort, mardi, un « indice de durabilité » des produits...

En août 2018, la même secrétaire d’État avait d’ailleurs clairement écarté cette piste, au motif qu’il serait particulièrement compliqué d’arriver à déterminer la « durabilité » des produits.

La loi pour la « croissance verte » de 2015 prévoyait en effet des expérimentations en faveur de l’affichage de la « durée de vie » des produits. « Ces expérimentations, testées par le Commissariat général au développement durable (CGDD) au sein du ministère de la Transition écologique et solidaire, en collaboration avec le Laboratoire national de métrologie et d'essais (LNE) en 2016, se sont heurtées à des difficultés techniques pour évaluer objectivement la durée de vie d'un produit ainsi qu'à un manque d'entreprises volontaires », expliquait alors Brune Poirson.

Tout en soulignant que « l'allongement de la durée de vie des produits va à l'encontre de certains modèles d'affaires », l’intéressée poursuivait en affirmant que « la notion de durée de vie est délicate à manier en termes de communication, parce qu'elle peut être comprise par les consommateurs comme une promesse sur l'avenir, voire une garantie, alors que la durée de vie effective d'un objet dépend de nombreux facteurs, dont le comportement de l'utilisateur ».

Le gouvernement travaille sur les « compteurs d'usage »

Parmi les autres propositions de réforme poussées par l’association Halte à l’obsolescence programmée (HOP), figure notamment l’extension des durées légales de garantie. Le ministère de la Transition écologique a cependant fait savoir la semaine dernière au sénateur Yves Détraigne que cela « renvo[yait] clairement au droit communautaire applicable en la matière », et que cette piste n’était donc pas envisagée.

Brune Poirson a en revanche fait un pas en faveur de l’installation de « compteurs d’usage » sur les appareils de type télévisions, ordinateurs, lave-linges... À l’image des compteurs kilométriques, obligatoires pour les voitures, l’idée serait d’obliger les fabricants à informer les utilisateurs d’un produit sur le nombre d’heures d’utilisation, de cycles de charge effectués, etc.

« C'est compliqué, parce que l'usage du produit dépend aussi du comportement du consommateur. Néanmoins, on est déjà en train de travailler à un compteur d'usage, en parallèle à nos travaux sur la réparabilité » a déclaré la secrétaire d’État à la Transition écologique. « On y travaille vraiment », a-t-elle insisté.

Autre mesure évoquée : un meilleur encadrement de la publicité, pour éviter la surconsommation. L’association HOP préconise ainsi d’interdire tout spot « visant à inciter le consommateur à renouveler explicitement un produit en état de fonctionnement ou contribuant manifestement à l’obsolescence esthétique des produits ».

Brune Poirson a confirmé que le gouvernement avait récemment lancé une mission sur ce sujet, comme l’avait annoncé la ministre en charge des Transports, lors des débats visant à interdire les publicités pour les véhicules polluants (voir notre article).

Les discussions en commission débuteront le 17 septembre en commission, puis se poursuivront en séance publique à compter du 24 septembre. Le projet de loi « anti-gaspillage » sera ensuite transmis à l’Assemblée nationale.

#Flock est dans le brouillard

By: Flock
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Dessins

Comme chaque samedi à 13h37, Flock pose son regard acide sur l'actualité dans le domaine numérique. Il publie ainsi une chronique regroupant cinq ou six dessins en rebond sur nos articles.

Alors que le gouvernement semble patiner dans sa communication autour de l'incendie de Lubrizol et ses conséquences, il y a des sujets où il reste à la pointe : mise en place de dispositifs de reconnaissance faciale, recherche des fraudeurs sur Facebookcalins aux éditeurs de presse en mal de nouvelles rentes, etc.

Une situation presque ironique, alors que la France se pose en pays défenseur de l'environnement avec son slogan « Make our planet great again ». De quoi pousser le Sénat à adopter de nouvelles mesures pour lutter contre l'obsolescence programmée. Seront-elles préservées par le gouvernement ? L'avenir nous le dira.

Cette chronique est financée grâce au soutien de nos abonnés. Vous pourrez la retrouver en accès libre dès la semaine prochaine, comme toutes les précédentes publications de Flock dans nos colonnes.

  • PLF 2020 : selon une note LREM, Bercy pourra scruter Facebook pour débusquer des fraudeurs
  • Quand la France se lance dans la reconnaissance faciale
  • Le Sénat adopte une batterie de mesures pour lutter contre l'obsolescence programmée
  • InSight : les « sons étranges » de Mars captés par le sismomètre Seis
  • « Make our planet great again » : deux ans plus tard, 43 chercheurs lauréats
  • Face à Google, Édouard Philippe au chevet des éditeurs de presse

Loi Mobilités : une « responsabilité sociale » renforcée pour les plateformes de VTC et de livraison

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Crédits : Uber
Loi

Le projet de loi Mobilités, dont l’examen devant le Parlement touche à sa fin, entend renforcer la « responsabilité sociale » des plateformes de VTC et autres services de livraison de type Deliveroo. La copie que s’apprête à rendre le législateur n’est cependant pas du goût du Conseil national du numérique.

Si les grandes plateformes (Uber, etc.) ont d’ores et déjà différentes obligations vis-à-vis des travailleurs avec lesquelles elles sont en relation, notamment depuis la loi El-Khomri de 2016, la majorité souhaite introduire une batterie de nouvelles dispositions, destinées à « assurer un revenu décent aux chauffeurs VTC et aux livreurs », dixit la députée Bérangère Couillard, rapporteure du projet de loi Mobilités.

En juin dernier, lors des débats en première lecture, l’élue LREM a ainsi fait adopter un amendement prévoyant notamment que tous les individus travaillant par l’entremise de plateformes de VTC ou de livraison de marchandises (« au moyen d’un véhicule à deux ou trois roues, motorisé ou non ») soient avertis, avant toute prestation, de « la distance couverte » et du « prix minimal garanti dont ils bénéficieront, déduction faite des frais de commission ».

Droit au refus d'une course, « droit à la déconnexion », etc.

La majorité espère ainsi que cette transparence conduira in fine à un rééquilibrage favorable aux nombreux indépendants, bien souvent auto-entrepreneurs, travaillant par l’entremise de célèbres applications. « Si les prix sont trop faibles, l’augmentation des refus de course qui pénalisera les plateformes conduira mécaniquement, on peut l’imaginer, à une hausse des prix », a ainsi fait valoir Bérangère Couillard, la semaine dernière, en commission, dans le cadre de la nouvelle lecture.

Il sera par ailleurs précisé que les chauffeurs et livreurs « peuvent refuser une proposition de prestation de transport sans faire l’objet d’une quelconque pénalité ». Même si ceux-ci ont décliné « une ou plusieurs propositions », indique le futur article L1326-2 du Code des transports, la plateforme ne pourra pas mettre fin à leur relation contractuelle.

Le projet de loi introduit en outre une sorte de « droit à la déconnexion » des chauffeurs et livreurs, y compris « durant leurs plages horaires d’activité ».

Chaque travailleur sera d’ailleurs expressément libre de choisir ses périodes d’activité comme d’inactivité. « Les plateformes ne peuvent mettre fin au contrat lorsqu’un travailleur exerce ce droit », insiste à cet égard le texte.

Autre mesure : les plateformes de VTC et de livraison devront publier sur leur site Internet, « de manière loyale, claire et transparente », différents « indicateurs » relatifs à la « durée d’activité » et au « revenu d’activité » de leurs utilisateurs, tels que perçus au cours de l’année civile précédente. Les modalités exactes de mise en œuvre de cette nouvelle obligation seront toutefois précisées ultérieurement, par décret.

Des chartes qui empêcheront de caractériser le lien de subordination

Dans une optique purement incitative cette fois, le projet de loi Mobilités invite chaque plateforme de VTC et de livraison à établir une « charte déterminant les conditions et modalités d’exercice de sa responsabilité sociale, définissant ses droits et obligations ainsi que ceux des travailleurs avec lesquels elle est en relation ».

Ces documents, qui seront donc pris sur la seule base du volontariat, pourront (entre autres) préciser :

  • Les « conditions d’exercice » des travailleurs, telles que les « règles » gouvernant la mise en relation avec les utilisateurs.
  • Les mesures prises afin d’améliorer les conditions de travail des indépendants.
  • Les modalités selon lesquelles les travailleurs sont informés de tout changement relatif aux conditions d’exercice de leur activité professionnelle.
  • Les éventuelles « garanties de protection sociale complémentaire négociées par la plateforme », et dont les travailleurs peuvent bénéficier.

Avec ces chartes, la majorité espère « encourager les plateformes qui le souhaitent à prendre des engagements pour améliorer les conditions de travail des conducteurs VTC ou des livreurs », sans que celles-ci n’aient à craindre de requalification du contrat en salariat, dans le prolongement notamment d'un récent arrêt de la Cour de cassation (voir notre article).

Et pour cause : ces chartes pourront être homologuées par l’administration. Dès lors, les engagements pris par les plateformes ne pourront « caractériser l’existence d’un lien de subordination juridique entre la plateforme et les travailleurs », précise le projet de loi.

Tout litige relatif à la conformité d’une charte, notamment aux nouvelles règles poussées par la majorité (interdiction des pénalités en cas de refus de prestation, etc.), relèvera de la compétence du tribunal de grande instance.

Le Conseil national du numérique appelle (vainement) au rejet de cette réforme

« Ce choix interroge », a réagi le Conseil national du numérique, la semaine dernière, au travers d’une lettre ouverte : « Est-il vraiment pertinent de laisser à des entreprises dont le développement est basé sur la disruption de décider presque seules des règles qui s'appliqueront ? »

L’institution craint que cette réforme créée non seulement « d’importantes disparités » entre travailleurs, mais surtout qu’elle ne pousse pas forcément les plateformes « à agir dans le sens de l’intérêt commun ».

« La négociation entre travailleurs et plateformes est la meilleure réponse au risque de désagrégation de notre organisation collective », plaide ainsi Salwa Toko, présidente du CNNum. Avant de poursuivre : « La rémunération, les conditions de travail ou la protection sociale ne doivent pas être un élément de communication du service de la responsabilité sociale des plateformes, mais doivent être le fruit d’une négociation collective. »

Estimant que la « menace de la requalification » conduit bien souvent les plateformes à revoir leurs pratiques, le Conseil en a solennellement appelé les parlementaires à supprimer les dispositions relatives aux chartes, « et en particulier la présomption de non-subordination des travailleurs aux plateformes lorsque ces chartes sont homologuées ».

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Crédits : Assemblée nationale

Il serait cependant très surprenant que la majorité revoit sa copie, d’autant que les seuls amendements de suppression ont été déposés par les députés des groupes communiste et LFI. En outre, si le Sénat s’était opposé à ces chartes en première lecture, la Haute assemblée ne disposera désormais que d’une marge de manœuvre extrêmement limitée. L’Assemblée aura en effet le dernier mot.

La rapporteure, Bérangère Couillard, s'est néanmoins voulue des plus rassurantes, hier, lors de la discussion générale : « [Cette réforme] n’empêchera pas le juge de pleinement exercer son office et de requalifier un contrat si, indépendamment de ces chartes, il détecte dans les pratiques des plateformes un faisceau d’indices l’amenant à conclure à l’existence d’un lien de subordination. »

Dans sa lettre ouverte, le Conseil national du numérique a malgré tout souligné que « les dispositions consacrant des droits aux travailleurs (droit au refus d’une course, droit à connaître le prix et la distance à l’avance) [allaient] dans le bon sens ».

Amazon : avalanche d'annonces autour d'Echo et Alexa, dont une bague et des lunettes

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Obj. Connectés

Cette année encore, la conférence Amazon a été le théâtre de nombreuses annonces sur la gamme Echo, notamment avec l'enceinte Studio. Signalons aussi les programmes Certified for Humans et Day 1 pour tester des produits, avec une paire de lunettes et une bague compatibles Alexa. Voici notre résumé de la déferlante d'annonces autour d'Alexa.

Hier, Amazon a comme prévu fait des annonces tous azimuts sur le matériel. En plus du lancement des produits Wi-Fi mesh eero en France (nous y reviendrons), le revendeur a renouvelé une bonne partie de sa gamme d'enceintes et machines exploitant l'intelligence artificielle Alexa, qui dispose désormais de nouvelles fonctionnalités, y compris en France.

En guise d'introduction, le géant du Net a commencé par donner quelques chiffres : plus de 85 000 produits sont compatibles avec Alexa, qui dispose de plus de 100 000 skills. Amazon ne peut en effet pas luter sur le nombre de terminaux équipés de son assistant numérique face à Google et Apple, qui peuvent respectivement compter sur Android et iOS pour faire grimper leurs statistiques. 

Amazon veut être partout et vante l'ouverture... mais pas sur sa gamme Echo

Pour inonder lui aussi le marché, Amazon joue donc la carte de l'ouverture : Alexa est ainsi souvent utilisée « en plus » sur des produits. C'est le cas de la Freebox Delta, de la SFR Box 8 et de Djingo (qui finira bien par arriver un jour...) en France, où l'intelligence artificielle d'Amazon tient compagnie à celles des opérateurs.

Pour continuer à gagner des parts de marché, le fabricant a d'ailleurs fait de l'ouverture son cheval de bataille en lançant la « Voice Interoperability Initiative » visant à garantir que « les produits à commandes vocales offrent aux clients du choix et de la flexibilité via de multiples services vocaux interopérables ». Bref, Amazon veut tenter d'être partout.

S'il promeut l'ouverture de manière générale, dans le cas particulier de ses Echo seul Alexa est présent pour l'instant et la cuvée 2019 ne déroge pas à la règle. Cette année encore, le fabricant tire dans toutes les directions avec des enceintes de différentes formes dont une misant sur la haute-fidélité, un four connecté, des lunettes et une bague avec micros et haut-parleur, une veilleuse pour les enfants, des écouteurs sans fil jouant sur les plates-bandes des AirPod, etc. 

L'Echo profite d'une partie audio améliorée, pour le même prix

Commençons avec la nouvelle version de l'enceinte Echo avec un « design en tissu revisité et une qualité sonore améliorée ». Le fabricant a repris une partie de son Echo Plus pour son Echo de troisième génération, notamment « un woofer de 7,6 cm [au lieu de 6,3 cm, ndlr] et un volume de charge additionnel pour des basses plus puissantes et des fréquences moyennes et aigües plus claires ». Un tweeter de 2,0 cm est aussi de la partie, contre 1,6 cm auparavant.

Autre changement important, le nouvel Echo prend en charge le Wi-Fi 5 (bi-bande) et pas uniquement du Wi-Fi 4 sur les 2,4 GHz. Les dimensions sont un peu plus généreuses avec 99 mm de diamètre au lieu de 88 mm, toujours pour 148 mm de hauteur.

Le nouvel Echo sera disponible le 16 octobre. En attendant, il est en précommande pour 99,99 euros, soit le prix de celui de la génération précédente, désormais à 80 euros.

Amazon Echo 3e génération

Echo Studio : « haute-fidélité », certifié Dolby Atmos et compatible Fire TV

Plus haut de gamme, nous avons l'Echo Studio, qui mise sur l'audio « haute-fidélité ». Il dispose de cinq haut-parleurs pour une puissance totale de 330 watts : un woofer de 13,3 cm, trois médiums directionnels de 5,1 cm (vers la gauche, la droite et le haut) et un tweeter de 2,5 mm. Une ouverture est présente sur le bas de l'enceinte afin d'améliorer le rendu des basses.

Amazon met aussi en avant « un DAC 24 bits et un amplificateur de puissance avec bande passante de 100 kHz ». De plus, « l’Echo Studio analyse automatiquement l’acoustique de votre pièce et ajuste la lecture audio afin de produire un son optimal, peu importe où l’appareil se situe dans la pièce », une fonctionnalité courante sur des produits haut de gamme. Il est certifié Dolby Atmos et Sony 360 Reality Audio.

Amazon joue la carte de la synergie entre ses produits : « Un ou deux Echo Studio peuvent être jumelés avec certains appareils Fire TV [Stick 4K ou Stick de 2e génération, ndlr] pour une lecture audio avec un son multicanal et une prise en charge Dolby Atmos, Dolby Audio 5.1 et audio stéréo ». Enfin, l'Echo Studio dispose d'un hub Zigbee, comme l'Echo Plus. Du Wi-Fi 5, des entrées jack de 3,5 mm et mini-optique complètent l'ensemble.

Il est en précommande pour 199,99 euros et sera disponible le 7 novembre. Amazon s'attaque donc aux Google Home Max (299 euros) et HomePod d'Apple (329 euros), mais avec un tarif bien plus attractif. Le revendeur doit maintenant transformer l'essai avec une qualité audio qui devra être en phase avec les attentes d'un public exigeant. 

Amazon Echo Studio

Echo Dot avec écran LCD en façade, Echo Flex à brancher sur une prise

Un nouvel Echo Dot avec horloge arrive. Il reprend exactement la même base technique et le châssis que l'actuel Echo Dot de troisième génération, mais avec un écran LED en plus sur le devant. Celui-ci peut ajuster automatiquement sa luminosité et permet d'afficher l'heure, la température extérieure ou les minuteurs par exemple.

Il peut évidemment faire office de réveil et il suffit de toucher le dessus pour décaler l'alarme de quelques minutes (snooze). Il sera disponible le 16 octobre et coûtera 69,99 euros, soit 10 euros de plus que l'Echo Dot de troisième génération, dont le tarif ne bouge pas. 

L'Echo Flex prend la forme d'un répéteur Wi-Fi que l'on branche sur une prise de courant, sauf qu'il s'agit en fait d'une enceinte connectée avec un micro pour profiter d'AlexaAmazon ajoute que son Flex « intègre également un port USB pour que vous puissiez facilement charger votre téléphone [7,5 watts seulement, ndlr] ou ajouter un accessoire optionnel, comme une veilleuse intelligente de nuit (Smart Night Light) ou un capteur de mouvements (Motion Sensor) ».

Il dispose également d'une prise jack de 3,5 mm pour l'audio. Il est compatible Wi-Fi 5 et sera disponible le 14 novembre pour 29,99 euros. Avant de sauter le pas, il faudra attendre les premiers tests afin d'avoir une idée de la qualité du haut-parleur. 

Echo Dot horlogeEcho Dot FlexEcho Dot Flex

Echo Show intermédiaire, écouteurs sans fil Buds avec réduction de bruit

Aux États-Unis, deux autres produits ont été annoncés : Echo Show 8 et Echo Buds. Le premier ne réserve aucune surprise puisqu'il s'agit d'un modèle intermédiaire entre les Echo Show 5 et Echo Show de 10", avec un écran de 8" et une définition de 1 280 x 800 pixels (comme sur le modèle de 10"). Une caméra avec cache comme sur l'Echo Show 5 est aussi présente. L'Echo Show 8 sera disponible à partir du 21 novembre pour 129,99 dollars.

De leur côté, les Echo Buds sont des écouteurs sans fil « true wireless » avec une technologie de réduction de bruit active réalisée en partenariat avec un spécialiste du domaine : Bose. De quoi marquer le pas sur les AirPod d'Apple, tout en étant moins chers.

De plus, « chaque oreillette comporte deux microphones externes et un interne qui agissent ensemble pour réduire le bruit ambiant », explique le fabricant. Chacune intègre aussi deux « drivers » pour la partie audio. Amazon annonce 5h d'autonomie maximum, et 15 minutes de charge permettent de gagner 2h de plus. Alors qu'on attendait des annonces du côté de la santé et des fonctionnalités pour les sportifs, ce ne fut pas le cas. La mise sur le marché aura lieu le 30 octobre, pour 129,99 dollars.

Echo Buds

Day 1 pour les expérimentations : lunettes et bague compatibles Alexa

Amazon lance un nouveau programme Day 1, outre-Atlantique et sur invitation seulement. Le revendeur explique qu'il se servira de ce canal pour proposer plus rapidement à ses clients des idées de nouveaux produits. Ils feront en retour des commentaires à Amazon. Les deux premiers représentants sont les Echo Loop et Echo Frames.

Les Echo Frames sont des lunettes connectées (compatibles avec des verres correctifs sur prescription si besoin) permettant d'accéder aux fonctionnalités d'Alexa. Amazon joue par contre la carte de la sobriété avec des lunettes au design simple, discret et surtout dépourvu de la moindre caméra. On est loin des Spectacles de Snapchat et autres Google Glass.

Quatre micros (désactivables) sont présents, ainsi qu'un système de haut-parleur dirigeant le son directement vers vos oreilles. Les premiers tests permettront d'en apprendre davantage sur les performances et la qualité sonore (surtout dans un environnement un peu bruyant), mais ce système a au moins l'avantage de laisser libres les oreilles pour entendre les sons extérieurs. 

Selon Amazon, l'autonomie devrait être d'une journée, ce qui semble en effet un minimum pour ce genre de produit. Durant la phase de tests (sur invitation pour rappel), les Echo Frames sont vendues 179,99 dollars. Leur tarif final n'est pas précisé. 

De son côté, Echo Loop est une... bague compatible avec Alexa. Elle intègre un haut-parleur et deux micros vous permettant d'interagir avec l'assistant d'Amazon, mais aussi de passer des appels ; « parle à ma main » prend ici tout son sens... Vous définissez un contact et une double tape sur le dessous de la bague lance automatiquement l'appel. 

Là encore, l'autonomie annoncée est d'une journée. Durant la phase d'expérimentation, Amazon Loop est vendu 129,99 dollars

Echo Day 1Echo Day 1

Programme Certified for Humans, four et veilleuse connectés

Toujours aux États-Unis, le géant du Net a dévoilé son programme Certified for Humans pour « aider ses clients à trouver des objets connectés pour la maison facile à configurer et à utiliser avec Alexa ». « Certified pour Mme Michu qui veut utiliser Alexa » était certainement trop long, mais aurait été plus juste. Les premiers badges sont disponibles sur des produits Philips Hue et Kasa Smart (TP-Link) par exemple. 

L'enseigne continue à placer Alexa dans un nombre toujours plus grand de produits électroménagers et, après le four à micro-ondes l'année dernière, c'est au tour du four traditionnel (avec air pulsé et réchauffe plat) de sauter le pas. Là encore, il est possible de le piloter à distance, via un terminal équipé d'Alexa (smartphone, Echo, etc.).

Et puisqu'on n’arrête pas le progrès, « via l'application Alexa ou, à l'avenir, un terminal Echo Show, les clients peuvent simplement scanner le code à barres de l'emballage des aliments pour que le four Amazon les prépare ». Des centaines de produits de chez Foods Market, 365 Everyday Value, Gardein et Marie Callender’s sont compatibles.

Continuons avec la veilleuse pour enfant Smart Glow. Elle n'intègre cette fois-ci aucun micro ni haut-parleur, mais se pilote via Alexa. Les parents peuvent ainsi jouer avec l'ambiance lumineuse à distance, programmer une extinction automatique et progressive, etc. Comptez 29,99 dollars tout de même pour cette veilleuse « 2.0 ».

Alexa Amazon fourAlexa Amazon fourAlexa Amazon four

Alexa peut changer de rythme et améliore sa gestion de la vie privée

Du côté de l'intelligence artificielle AlexaAmazon explique qu'elle est désormais capable d’ajuster sa vitesse d’élocution. Six choix sont proposés en plus de la vitesse standard : deux plus lentes, quatre plus rapides. Pour rester discrète (la nuit par exemple), Alexa peut maintenant vous répondre en chuchotant lorsque vous lui parlez sur le même ton. 

Les anglophones pourront changer la voix par défaut par celle de l'acteur Samuel L. Jackson. Cette option sera facturée 0,99 dollar au lancement, puis 4,99 dollars ensuite. Il sera possible d'activer le style particulier de l'acteur avec des mots grossiers pour ceux qui le souhaitent.

Toutes les phrases ne sont pas enregistrées par l'acteur lui-même et une « synthèse vocale neuronale » se charge de combler les manques. En espérant que, comme quand Alexa fait le bruit du requin avec une bonne dose d'humour, elle sera capable de réciter correctement le fameux Ezekiel 25:17 de Pulp Fiction.

Deux autres fonctionnalités arrivent aussi en France : « Alexa, dis-moi ce que tu as entendu » pour qu'elle répète la dernière commande vocale qu'elle a enregistrée, et « Alexa, pourquoi as-tu fait ça ? » pour avoir une « courte explication » sur sa dernière action. La seconde arrivera plus tard dans l'année. 

Alors qu'il est possible depuis quelques mois de supprimer son historique ou sa dernière phrase via une commande vocale, l'intelligence artificielle permettra à ses clients « d’activer la suppression automatique continue de leurs enregistrements vocaux et transcriptions textuelles datant de plus de trois ou 18 mois ». 

Des changements qui arrivent après que les principaux assistants numériques (Apple Siri, Amazon Alexa, Google Assistant et Microsoft Cortana) ont tous été pris la main dans le pot de confiture à laisser des employés (et parfois partenaires) écouter certaines conversations sans que les clients en soient toujours informés, pour améliorer l'expérience utilisateur avaient répondu en cœur les protagonistes. 

Dans tous les cas, il est important de rappeler que les enceintes (chez Amazon, mais aussi chez n'importe qui) écoutent en permanence à la recherche des mots clés qui la feront sortir de sa torpeur pour récupérer votre commande vocale, l'envoyer sur les serveurs de sa maison mère afin de transcrire en texte, puis en ordre, avant de vous apporter une réponse ou de réaliser une action. 

Des faux positifs peuvent donc facilement arriver, avec parfois des conséquences plus ou moins graves, quand ce n'est pas une erreur humaine qui vient jouer les troubles-fêtes.

La France affûte sa transposition de l’article 17 de la directive Droit d’auteur

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Hadopi

La directive sur le droit d’auteur sera transposée en France par la future loi sur l’audiovisuel. En préparation, Paris aiguise l’adaptation de son précieux article 17 sur la reconnaissance et le filtrage des contenus.

Le projet de loi sur l’audiovisuel va consacrer plusieurs grandes réformes en France. Sur le terrain de la défense de la propriété intellectuelle, la fusion Hadopi et CSA serait actée, à en croire Franck Riester. Mais l’important se situe surtout dans les nouveaux pouvoirs de cette institution en devenir.

La transposition de l’article 17 (ex-article 13) de la directive sur le droit d’auteur sera un des principaux wagons du train législatif, et l’avant-projet Hadopi 3, son compartiment central.

Comme déjà révélé par Next INpact le 26 juillet dernier, la Hadopi ou sa remplaçante aura pour nouvelle mission l’évaluation des sites de partage de contenus, nouveau statut embrassant la plupart des hébergeurs de fichiers comme YouTube. Cette évaluation jaugera « l’efficacité et la proportionnalité des mesures de protection des œuvres » par les plateformes concernées.

Ces dernières devront de leur côté remettre chaque année une déclaration « précisant les mesures mises en œuvre, les conditions de leur déploiement et de leur fonctionnement, leur niveau d’efficacité et les modalités de collaboration avec les titulaires de droits ».

En clair, les mesures de filtrages préventifs ou de blocages curatifs voulues par le législateur européen seront mises en œuvre par les plateformes, sous l’œil d’une institution publique.

Dans le texte dévoilé cet été, il était prévu que la Hadopi puisse alors « formuler des recommandations sur le niveau d’efficacité des mesures au regard de leur aptitude à assurer la protection des œuvres et objets protégés. »

Dans la nouvelle version que nous avons pu consulter, on retrouve cette logique sauf que l’écriture se veut plus précise, tatillonne : à l’occasion de ces recommandations, le ministère de la Culture insiste pour que cette analyse se plonge dans les conditions de déploiement de ces mesures, « leur fonctionnement et les modalités de leur amélioration, ainsi que sur le niveau de transparence requis ».

Pas de secret des affaires opposable

Plus intéressant. Dans la version antérieure, il était écrit que la Haute Autorité disposait du droit d’ « obtenir à cet effet toutes informations utiles auprès des fournisseurs des services de partage de contenus en ligne (…), des titulaires de droits et des concepteurs de ces mesures ».

La formule plus récente ajoute une précision de rigueur : le secret des affaires ne pourra lui être opposé. Elle pourra ainsi « obtenir toutes informations auprès des fournisseurs de services de partage de contenus en ligne (…), des titulaires de droits et des concepteurs de ces mesures à cet effet, ainsi que pour évaluer l’adéquation de la mise en œuvre des mesures ».

En clair, si YouTube vante l’efficacité d’une mesure de filtrage des contenus, la Hadopi ou son successeur aura un vaste droit d’accès dans les tréfonds technologiques de ContentID, et ses équivalents sur les autres plateformes.

Les grands axes de l’article 17 dans la future loi sur l’audiovisuel

Sur le fond, à savoir les obligations pesant sur les plateformes de partage de contenus, la nouvelle version du texte conserve les grands axes eux aussi dévoilés dans nos colonnes.

Le texte leur impose de nouvelles obligations, en excluant d’abord plusieurs secteurs : les encyclopédies en ligne, mais seulement celles poursuivant un but non lucratif, les plateformes de développement et de partage des logiciels libres, les places de marché ou encore les services en nuage.

Les acteurs du cloud computing ne seront cependant évincés que s'ils « permettent aux utilisateurs de téléverser des contenus pour leur usage strictement personnel ». Il faut en déduire à contrario qu’un service en ligne qui permettrait de partager un lien vers ce contenu auprès d’autres, comme Uptobox, ne serait pas concerné par cette exclusion.

Dès lors que ces intermédiaires commerciaux poursuivent l’objectif de stocker et donner accès à une grande quantité d’œuvres, ils devront alors décrocher des autorisations des titulaires de droit.

Sans autorisation, ils seront présumés responsables des contrefaçons hébergées, sauf à démontrer qu’ils ont suivi un parcours du combattant, jonché de mesures de filtrage :

  1. Démontrer avoir fourni ses meilleurs efforts pour obtenir l’autorisation des titulaires de droits
  2. Démontrer avoir fourni ses meilleurs efforts pour rendre indisponible une œuvre pour laquelle les titulaires de droits ont transmis les empreintes ou toutes autres informations pertinentes
  3. Démontrer, après notification, avoir bloqué l'accès ou avoir retiré un contenu tout en empêchant sa réapparition si le titulaire de droit lui a fourni les informations pertinentes

Les plateformes âgées de moins de 3 ans dont le chiffre d’affaires est inférieur à 10 millions d’euros ne seront astreintes qu’au blocage d’accès et au retrait des contenus, dès lors que les titulaires lui auront adressé les informations pertinentes. Si elles dépassent les 5 millions de visiteurs uniques par mois, elles devront au surplus empêcher la réapparition des œuvres, dans les mêmes conditions.

Une surveillance non généralisée, mais presque

L’article 15 de la directive e-commerce de 2000 prohibe les mesures de surveillance généralisées. Pour éviter toute sanction lors de la transposition de l’article 17 de celle sur le droit d’auteur, la France prévient que ces mesures de filtrage ne s’appliqueront que « sur la base des informations pertinentes et nécessaires ou des notifications fournies par les titulaires de droit ».

En somme, le filtrage sera très vaste, sans être généralisé puisque limité par exemple aux seuls catalogues des sociétés de gestion collective… Lesquels comprennent des millions d’entrées.

#LeBrief : LDLC veut racheter Top Achat, Windows 10 November 2019, Opera 64 bloque les traqueurs

C'est l'heure de #LeBrief, notre bilan de l'actualité dans le domaine des nouvelles technologies. Il contient toutes les informations qu'il ne faut pas manquer pour bien commencer la journée. Il est diffusé en accès libre.


Après Materiel.net en 2016, c'est la filliale de Carrefour qui rejoindrait le groupe de Laurent de La Clergerie, les deux sociétés étant entrées en négociation exclusives. Aucun montant de transaction n'a été communiqué.

« Cette opération viendrait conforter la position de leader-expert du Groupe LDLC dans la distribution online de produits informatique et high-tech » précise la société. Mais si ce processus aboutit, il faudra surtout rassurer les clients, en partie échaudés par l'intégration de Materiel.net.

Car LDLC se paie ici l'un de ses (rares) concurrents historiques. Les deux revendeurs lyonnais n'ont eu de cesse de s'envoyer des piques à travers les années, notamment sur les réseaux sociaux, ou lorsque LDLC avait intégré un configurateur à plusieurs de ses sites, présent depuis longtemps chez Top Achat et qui était l'une de ses fiertés.

Après une mauvaise passe ces dernières années, LDLC veut sans doute limiter la guerre entre « petits » acteurs en récupérant Top Achat auprès de Carrefour, afin de s'attaquer à la montée en puissance de géants comme Amazon dans le secteur.

« Cette acquisition serait réalisée intégralement en numéraire sur les fonds propres du Groupe [...] La finalisation de cette opération, soumise à la consultation des représentants du personnel et à la signature d’un accord définitif sous condition, si requise, de l’autorisation de l’autorité de la concurrence, est envisagée au plus tard fin mars 2020 » précise le communiqué.

Le groupe Carrefour n'a pour le moment pas évoqué ce qu'il adviendra de son autre site de vente en ligne en bonne partie consacré aux produits numériques, Rue du commerce.


Les OnePlus 7 et 7 Pro ont été annoncés en mai dernier, tandis que le 7T a été présenté en septembre (écran AMOLED de 6,55" à 90 Hz, Snapdragon 855+ et 3 caméras). Ce dernier n'était pas disponible en France, mais le sera à partir du 17 octobre à 11h, dès 599 euros.

C'est désormais au tour du OnePlus 7T Pro de débarquer, avec une batterie légèrement plus grande et, là encore, un Snapdragon 855+. Pour le reste, peu de changement : l'écran et le design restent les mêmes que sur le 7 Pro. 

Le fabricant renouvelle son partenariat avec McLaren et annonce un OnePlus 7T Pro McLaren Edition. Il intègre 256 Go de stockage et 12 Go de mémoire.

Le One Plus 7T Pro sera lui aussi en vente le 17 octobre à partir de 11h, dès 759 euros. Il faudra attendre le 5 novembre pour le OnePlus 7T Pro McLaren et débourser au moins 859 euros.

Les OnePlus 7T, 7T Pro (McLaren Edition) disponibles à partir du 17 octobre, dès 599 euros

Pour Valérie Pécresse, le passe Navigo sur smartphone n'était « qu'une étape » et la présidente de la région annonce qu'elle souhaite proposer dès 2020 une application « regroupant l’ensemble des modes de déplacements (Transports en commun, Vélos, Covoiturage, Autopartage, Taxis, VTC …), des services autour de la mobilité (ex. points de réparation vélo, toilettes, wifi…), les titres de transports dématérialisés, et un calculateur d’itinéraire ».

Pour cela, la région va mettre en place « une plateforme régionale d’information pour la mobilité ». « Il s’agit entre autres de transformer les systèmes existant (Opendata, Vianavigo, agrégateurs temps réel, référentiels de données etc.) en un bloc cohérent et simple à exploiter qui viendra s’enrichir de ressources complémentaires ».

La plateforme sera ouverte aux acteurs externes publics et privés « pour permettre d’alimenter et de recueillir des informations nouvelles en provenance des partenaires ». 

Coût estimé de l'opération : 40 millions d'euros.

Île-de-France Mobilités : une application pour « payer et accéder à tous les modes de transports »

L'annonce de cette fonctionnalité a été faite par PC Gamer, puis confirmée par Alden Kroll de chez Valve.

Le but : permettre « à des amis de jouer à des titres coopératifs locaux sur Internet, comme s'ils se trouvaient dans la même pièce ». Pensée pour les jeux  à écrans partagés, cette technologie « diffuse votre écran en streaming chez votre ami, enregistre les mouvements et les renvoie au jeu ».

La bêta devrait débuter le 21 octobre, il sera alors temps de vérifier les performances en situation. Une manière originale d'utiliser le streaming de jeux vidéo, technologie qui a le vent en poupe ces dernières années.

Avec Steam Remote Play Together, les jeux multijoueurs locaux peuvent se jouer à distance

Microsoft a annoncé hier soir que la nouvelle mise à jour semestrielle était prête, finalement avec un petit mois supplémentaire par rapport aux estimations. 

Cette November 2019 Update ne cassera aucune habitude : à part quelques fonctions dédiées au monde de l’entreprise, la mise à jour ne contient que des correctifs et optimisations de performances.

Cette évolution « mineure » se reflète dans le numéro de build final : 18363.418, contre 18362.418 pour l’actuelle May 2019 Update à jour. Microsoft explique que les deux versions sont sur la même branche de service et se partageront donc les mêmes lots de correctifs.

De fait, la November 2019 Update ne sera pas distribuée comme une évolution semestrielle séparée, mais comme simple mise à jour cumulative lors d’un Patch Tuesday. Ce qui placerait la date de sa diffusion au 12 novembre, même si l’éditeur n’en dit pas un mot.

Deux conséquences néanmoins à cette annonce. D’une part, la nouvelle mise à jour est disponible dans le canal Release Preview. Microsoft se laisse donc plusieurs semaines de vérifications supplémentaires (on lui en sait gré). 

D’autre part, l’actuelle branche de développement 20H1 va envahir le canal lent. On devrait donc retrouver un cycle plus familier avec un canal rapide bombardant les testeurs de nouveautés sur un rythme hebdomadaire, et un lent ne gardant que les préversions les plus fiables, pour les testeurs moins aventureux.


Disponible sous forme d'une extension (Chrome, Firefox, Office...), l'application corrige les fautes d'orthographe, de grammaire et vous propose des suggestions pour améliorer vos phrases. Oui, il est bien évidemment question d'intelligence artificielle et d'apprentissage profond.

Depuis peu, elle propose également un « détecteur de tonalité » qui « vous aide à comprendre comment votre message sera transmis aux lecteurs ». De plus amples informations sont disponibles dans ce billet de blog.

Si les fonctionnalités de base sont gratuites, certaines sont soumises à un abonnement mensuel payant.

Quoi qu'il en soit, son éditeur annonce la levée de 90 millions de dollars, avec General Catalyst comme principal contributeur. C'était la même société qui avait déjà participé à la précédente levée en 2017. Le total des levées de fond est de 200 millions de dollars.

Cet argent servira à améliorer la pertinence de son intelligence artificielle. Elle ne prend en charge que l'anglais pour l'instant, que ce soit votre langue maternelle ou non.

Grammarly lève 90 millions de dollars pour améliorer son intelligence artificielle

Disponible depuis maintenant près de trois ans dans l'Hexagone, la banque en ligne connaît une importante progression : 100 000 clients en septembre 2017, 200 000 en janvier 2018, 600 000 en janvier 2019 et maintenant le cap du million.

Les jeunes ne sont pas les seuls intéressés : 25 % des clients ont entre 18 et 25 ans, 37 % entre 25 et 35 ans et enfin 38 % on plus de 35 ans.

N26 dépasse le million de clients en France

C'est en tout ce qu'affirme le Wall Street Journal, qui se base sur une source proche du dossier. Certaines sociétés pourraient donc être autorisées à vendre de nouveau des produits au Chinois.

Le président américain s'était déjà dit ouvert à la levée des sanctions contre Huawei dans le cadre d'un accord avec la Chine, accord qui n'a toujours pas été trouvé entre les deux parties, qui s'enlisent au contraire dans une guerre commerciale. 

Cette autorisation partielle pourrait être un mouvement en vue d'apaiser les tensions alors que les négociations reprennent. 

Trump envisagerait d'accorder des licences pour vendre à Huawei « des produits non sensibles »

Opera vient se mettre au niveau de ce que font Firefox et le nouvel Edge en appliquant un réglage « Strict » sur les traqueurs. Scripts analytiques, pixels de suivi et autres méthodes de collectes de données sont ainsi bloqués.

Ce bloqueur est séparé de celui de la publicité, pour les utilisateurs qui souhaiteraient simplement empêcher le suivi et donc la personnalisation de cette dernière à travers l’espionnage des habitudes.

Opera vante les avantages de sa solution : utilisés ensemble, les deux bloqueurs peuvent améliorer le temps de chargement des pages jusqu’à 23 %. Une communication qui reste donc largement axée sur les performances, comme depuis le début.

L’éditeur n’a toutefois pas réinventé la roue. Le bloqueur de traqueurs puise en effet ses informations dans la liste EasyPrivacy.

Opera 64 renforce également l’outil de capture, désormais bien plus complet. Il peut maintenant créer une image de la page intégrale (plutôt que la seule partie visible) et l’exporter dans plusieurs formats, y compris le PDF. L’outil peut également capturer une section précise et permet les annotations, le texte au clavier et différents symboles comme les flèches (choix de la couleur) ou les emojis.

La nouvelle mouture est disponible comme d’habitude sur Linux, macOS et Windows. La mise à jour peut se récupérer de la section dédiée dans le menu principal.


Deux ans après le retrait de son application sur macOS au profit de sa version web et TweetDeck, Twitter propose une nouvelle mouture pour le système d’Apple. Comme prévu, elle tire parti du projet Catalyst et est une conversion de la mouture pour iPad.

Il n’y aura donc aucune surprise dans l’interface et les fonctions, même si Twitter s’est au moins assuré que son application supportait le mode sombre de macOS,  disponible depuis un an (voir notre dossier sur Mojave).

L’application est en cours de déploiement, mais est déjà disponible dans la boutique française. Notez pour les utilisateurs de la version web (PWA) que les avantages à utiliser l’application sont moindres qu’avant. Reste ceux d’une intégration dans macOS, et une ergonomie déjà connue.

Twitter de retour sur macOS (Catalina) grâce à Catalyst

Disponible depuis hier, cette mise à jour est estampillée 77.0.3865.120. Dans le lot, cinq brèches ont un niveau de dangerosité élevé.

Comme toujours, le géant du Net donne des récompenses aux chercheurs qui transmettent de manière responsable les failles. Guang Gong d'Alpha Team repart avec 28 000 dollars, dont 20 500 dollars pour la seule brèche CVE-2019-13693. 

Les détails des vulnérabilités ne sont pas encore connus et resteront secrets tant qu'une majorité des utilisateurs n'aura pas installé la mise à jour.

Chrome 77 corrige 8 failles, plus de 40 000 dollars de récompense

L'information a d'abord fuité via un mémo interne, puis a été confirmée par Nat Friedman. Des employés ont rapidement fait part de leur grogne et de leur désapprobation face à la politique du gouvernement sur l'immigration. 

Nat Friedman (patron de GitHub) est de ceux-là et reconnaît que la société (rachetée par Microsoft) « n’a aucune visibilité sur la façon dont les logiciels sont utilisés ». Pour défendre ce contrat, il ajoute que l'Immigration and Customs Enforcement (ICE) a également d'autres missions comme la lutte contre la traite des êtres humains.

GitHub en profite pour annoncer qu'il effectuera « un don de 500 000 dollars » à des organisations à but non lucratif aidant les communautés d'immigrants touchées par les politiques de l'administration Trump.

Grogne et explications autour du contrat de Github avec le département de l'immigration US

Apple a récemment mis en ligne une nouvelle fournée de bêtas pour ses systèmes d'exploitation (iOS 13.2, iPadOS 13.2, tvOS 13.2, watchOS 6.1, etc.).

En plus d'une nouvelle fournée d'emojis, il est désormais possible de supprimer l'historique des enregistrements et des actions de Siri ; un mouvement global des assistants numériques après qu'ils ont été pris la main dans le pot de confiture sur les questions de respect de la vie privée. 

Apple demande désormais à ses clients explicitement l'autorisation de récupérer des données audio pour améliorer son assistant, comme l'explique TechCrunch. De plus, seuls les employés d'Apple y auront accès, pas les sous-traitants. Ces derniers continueront d'avoir accès aux transcriptions textuelles générées par Siri.

D'autres petits changements sont de la partie, avec notamment la possibilité de supprimer une application via un appui long sur son icône. Le travail étant en cours, de nouvelles fonctionnalités arriveront certainement au fil du temps.


Au tour d’Amazon de débarquer sur tvOS (version 12 minimum) avec une application Music, compatible avec toutes les formules actuellement proposées par l’éditeur (Prime, Unlimited ou HD).

L’application n’est pour l’instant pas disponible partout, mais la France fait bien partie des premiers pays concernés.

Amazon fournit en tout cas une application un peu plus complète que sa concurrente Spotify, elle aussi arrivée très récemment sur Apple TV. Elle propose par exemple la gestion des paroles, reprenant X-Ray Lyrics que l’on trouve depuis longtemps dans le service.

À voir, comme dans le cas de Spotify, si les utilisateurs auront envie d’utiliser une application dédiée. Les possesseurs d’Apple TV ont en effet probablement déjà un iPhone ou un iPad, avec la capacité donc de sélectionner l’Apple TV comme sortie son. Le pilotage de l’application mobile se révèle souvent beaucoup plus rapide et complet que l’interface TV et sa télécommande minimaliste.

Après Spotify, Amazon dégaine son application Music pour Apple TV

L'éditeur explique qu'un bug réside « dans la version 69.0.2 de Firefox et dans la version bêta 70.0b11 et les suivantes qui provoque l’échec des téléchargements dans Windows 10 quand le contrôle parental ou des restrictions de contenu sont actifs ». 

Un autre bug concernait les utilisateurs de Yahoo Mail qui « étaient invités à télécharger des fichiers en cliquant sur des emails ».

Firefox 69.0.3 disponible, avec un correctif pour le contrôle parental dans Windows 10

Dans un communiqué, la société de Richard Branson explique que « les sociétés collaboreront pour élargir le commerce spatial et transformer les technologies mondiales de tourisme ».

Pour rappel, Virgin Galatic développe un vaisseau capable d'aller dans l'espace avec de riches touristes, avant de revenir se poser sur la terre ferme. 

Boeing va investir 20 millions de dollars dans Virgin Galactic

La consultation de sites pornos peut justifier un licenciement pour faute grave

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Justice

La cour d’appel de Bordeaux vient de confirmer le licenciement pour faute grave d’un comptable qui consultait régulièrement des sites pornographiques depuis son ordinateur professionnel, au vu et au su de ses collègues de travail.

Si la jurisprudence admet de longue date que le salarié a le droit d’utiliser son ordinateur professionnel à des fins personnelles, y compris sur son temps de travail, se pose toujours la question des limites à ne pas dépasser. Autrement dit, à partir de quand un petit écart, tolérable, se transforme-t-il en abus, passible d’un licenciement ?

Dans l’affaire que vient de trancher la cour d’appel de Bordeaux, le 5 septembre dernier, les magistrats se sont notamment appuyés sur des témoignages fournis par sept collègues du salarié mis en cause. Ces derniers attestaient tous avoir vu l’intéressé consulter des sites pornographiques, à plusieurs reprises, pendant ses heures de travail.

Un écran visible depuis le coin « café-repas » du bureau

Comptable d’une PME bordelaise depuis 2013, Monsieur X est remercié en septembre 2015, après deux années passées au sein de l’entreprise. Dans sa lettre de licenciement, l’employeur reproche au salarié d’être allé sur des sites X « de manière récurrente », « notamment durant les mois de juillet et août 2015 ».

« Outre le fait que de telles connexions n’ont aucun lien avec votre activité professionnelle, ces consultations n’ont pas manqué de heurter la sensibilité de vos collègues puisque toutes les personnes qui passent dans votre bureau ont accès à votre écran d’ordinateur et ont donc été témoin de vos 'pratiques' », poursuit le responsable de l’entreprise. Selon lui, l’appareil était facilement visible depuis le coin « café-repas » du bureau.

« Vous avez fait cela pendant votre temps de travail alors même que vous avez indiqué à plusieurs reprises ne pas disposer de suffisamment de temps pour effectuer le travail qui vous était demandé », déplore également l’employeur, tout en soulignant que le règlement intérieur de la société interdisait d’utiliser le matériel professionnel à d’autres fins que celles auxquelles il était destiné.

Estimant que le comportement « totalement inacceptable » du salarié empêchait son maintien dans l’entreprise, celui-ci a été licencié pour faute grave – c’est-à-dire immédiatement, sans préavis ni indemnité.

Le licenciement pour faute grave invalidé, puis confirmé en appel

L’affaire n’en est cependant pas restée là, puisque Monsieur X a contesté son licenciement devant la justice. Et pour cause, le salarié niait les consultations qui lui étaient reprochées, et faisait valoir que l’employeur n’apportait aucune preuve de ses accusations.

Face aux juges, il s’était aussi étonné qu’aucune sanction ne lui ait d’ailleurs été infligée, alors que ces visionnages de sites pornographiques duraient visiblement depuis plusieurs mois.

En janvier 2017, le comptable a obtenu gain de cause devant les prud’hommes, où son licenciement a été jugé « irrégulier dans sa forme et abusif sur le fond ».

Saisie par l’employeur, la cour d’appel de Bordeaux a toutefois infirmé ce jugement, et déclaré le licenciement pour faute grave « régulier et justifié » (voir la décision sur Doctrine).

Une consultation jugée régulière, mais non quantifiée

Pour en arriver à cette conclusion, les magistrats se sont tout d’abord appuyés sur les attestations de sept salariés ou anciens salariés, versées aux débats par l’entreprise, et faisant toutes état de « la consultation régulière de sites pornographiques par M. X pendant ses heures de travail », « sur l’ordinateur professionnel ».

Deuxièmement, la société avait fait appel à un prestataire pour identifier les consultations effectuées depuis ses différents postes de travail.

Problème : « aucun élément » du dossier ne permettait d’établir avec certitude que l’adresse IP ayant accédé aux sites pornographiques correspondait bien à celle de l’ordinateur de Monsieur X, reconnait la cour d’appel. Néanmoins, poursuivent les juges, c’est à partir de cette adresse qu’ont été consulté différents sites « en lien avec une activité comptable ».

« Il est également établi que c’est cette seule adresse IP qui a consulté régulièrement les sites pornographiques », ajoutent les magistrats, pour qui l’ensemble de ces éléments « permettent de justifier un licenciement pour faute grave ».

Cette décision n’est cependant pas une première, puisque la cour d’appel de Reims avait par exemple déjà jugé, en 2012, que « la consultation de sites à caractère pornographique en utilisant la connexion Internet de l’entreprise est constitutif d’une faute grave ».

L’année dernière, la Cour de cassation avait de son côté invalidé un arrêt, favorable à un salarié licencié pour avoir consulté près de 800 fois des sites pornographiques au cours d’un même mois (voir notre article). Un critère quantitatif qui fut curieusement non abordé par la cour d'appel de Bordeaux.

Au ministère de la Culture, liste noire, écran de fumée et opacité

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Hadopi

De nouveaux documents témoignent de l’opacité dans laquelle baignent les accords « follow the money ». Signés au ministère de la Culture, ils veulent appauvrir les sites considérés comme « pirates ». La Rue de Valois affirme néanmoins qu’elle n’a connaissance d’aucune liste noire. Listes qui existent pourtant. Explications.

Souvenez-vous. En 2015, étaient signées au ministère de la Culture une charte avec les acteurs de la publicité en ligne, une autre avec les acteurs de paiement. L’idée ? Couper les ressources financières des sites considérés comme massivement contrefaisants en jouant sur ces leviers périmétriques. C’est l’approche dite « follow the money ».

Depuis, deux comités regroupent autour de la table les professionnels de ces secteurs outre les ayants droit, sous l’impulsion de la Rue de Valois.  De ce processus, les membres de chaque branche s’engagent alors à nettoyer leurs relations contractuelles pour fermer les vannes des sites identifiés comme « illicites », avec l’espoir de les assécher sur les rivages du web.

Pour ses partisans, l’avantage est d’attaquer ces services en ligne par le biais de la « soft law » plutôt que par la loi, notamment celle sur la confiance dans l’économie numérique.

Le statut d’hébergeur oblige en effet l’ayant droit à notifier dans les règles de l’art chaque contenu, dans un courrier circonstancié, pour espérer ensuite le retrait de tel film, telle musique. En cas de contentieux, il revient au juge d’ordonner ces mesures de retrait.

Avec l’approche « Follow The Money », Mastercard ou Visa, par exemple, est alertée de la présence de ces fichiers illicites. Ensuite l’une ou l’autre invite lourdement la banque à se débarrasser de son client considéré comme indélicat.

C’est très exactement ce qu’il s’est produit avec 1fichier, répudié sans pudeur. Celui-ci est monté au front judiciaire, mais également devant l’Autorité de la Concurrence. Devant l’AdC, la procédure a échoué le 31 juillet dernier, mais elle se poursuit devant les tribunaux.

Pas de liste noire gérée ou connue par le ministère (?)

Son conseil avait saisi la CADA le 3 juin 2016 afin d’obtenir communication de la « liste noire » éditée au ministère de la Culture. L’intérêt ? Aiguiser sa défense, assurer une égalité des armes, rappeler que ce site dispose d’un système d’alerte pour signaler la présence de contenus contrefaisants. 

Dans un avis rendu le 22 septembre 2016, la Commission d’accès aux documents administratif s’était bornée à rabâcher et tenir pour acquis les propos du ministère de la Culture : « La ministre de la Culture [Audrey Azoulay, ndlr] a informé la commission qu’aucune autorité administrative, à sa connaissance, n’a élaboré ni ne détient une telle liste ». Et la CADA de déclarer en conséquence « sans objet » la demande de 1fichier.com. 

Pas de liste noire gérée par le ministère ou même connue de lui ? Le 15 février 2019, la direction générale des médias et des industries culturelles (DGMIC) transmettait à l’Autorité de la Concurrence une série de comptes rendus issus de ces réunions « follow the money ».

Selon des documents que nous avons pu consulter, la réalité est plus nuancée. À tout le moins, le ministère a bien de généreuses parcelles de « connaissances » sur ces rouages. Et une certitude : l’opacité est assumée.

Une liste qui existe bien 

Par exemple, le ministère relate à l’autorité que le 14 avril 2015 « les ayants droit ont établi une liste (qui comprend aujourd’hui 77 sites) ». Elle est destinée à être communiquée aux seules organisations signataires de la charte « Follow The Money » et à leurs membres.

Toujours à cette date, il est décidé que l’État ne sera pas dépositaire de ce document, échangé via « une liste de diffusion comportant l’ensemble des membres du comité, hors DGMIC ». 

Tout a donc été calibré pour organiser le secret sur cette mise au ban. Autre exemple, il est déjà prévu que les « organisations représentatives du secteur de la publicité [retransmettent] ensuite les noms de domaine des "sites contrevenants" à leurs adhérents en veillant à ne pas les rendre accessibles au grand public ».

Mieux, cette procédure a bien reçu le concours de la Culture. Déjà, le 9 juin 2015, les professionnels de la publicité ont sollicité « la rédaction d’un mail émanant du ministère qui pourrait être transmis à leurs adhérents afin de les encourager à signer la Charte ». Tous se félicitaient surtout du dispositif mis en place « visant à faciliter les nouvelles signatures », comme un dossier diffusé sur le site officiel et une charte arborant fièrement le logo du ministère de la Culture.

Aux oreilles de l’AdC, le ministère revient à la charge et réfute l’expression de listes noires : « les travaux menés lors de ces comités ne visent pas à établir une liste noire de sites ou d’entreprises contrefaisant massivement le droit d’auteur, mais conformément aux principes énoncés dans la Charte, à ce que les acteurs puissent s’accorder sur des critères d’établissements de telles listes ». Nuance.

Le même jour, dans le même compte rendu, il a été toutefois convenu que « les ayants droit adressent régulièrement aux membres du comité de suivi, par mail, des copies-écrans avec adresse URL des cas observés afin de faciliter la mise en œuvre de la charte ».

De l'extension aux cyberlockers, à la frilosité passagère des banques

Au 6 octobre 2015, la liste des sites bannis actualisée compte désormais 70 sites, toujours identifiés par les ayants droit membres du comité (Sacem, SCPP, SELL, SPPF, SNE, SNJV, etc. ou encore les industries du cinéma via leur « bras armé », l’ALPA).

D’ores et déjà, les membres s’entendent pour étendre ces mesures aux hébergeurs comme « uptobox », nommément cité. Certains cyberlockers sont réputés pour abriter un peu trop de « contenus pirates » aux yeux des industries culturelles.  

Les banques se montrent toutefois « frileuses à l’idée de couper un compte bancaire sans décision de justice ». Dans le compte rendu du 4 mars 2016, on apprend que « la Fédération française des banques a rappelé en préambule et de façon assez brutale que le secteur bancaire considérait qu’il y avait besoin d’une autorité et d’une loi pour sécuriser les banques et leur permettre d’être réactive si on voulait qu’elles puissent couper des moyens de paiement sur certains sites. »

Des propos rapidement balayés par les deux comités de suivi :

« Nous leur avons rappelé que cela n’était pas la solution choisie par le gouvernement qui avait opté pour de la soft law, mais qu’ils n’étaient pas obligés de participer. Par ailleurs s’ils souhaitaient une décision de justice, en cas de découverte d’un site pirate utilisant un moyen de paiement "classique", les ayants droit pouvaient très bien le notifier à la banque utilisée par ledit site, et sans réaction de la banque dans un délai raisonnable, l’attaquer pour complicité de recel de contrefaçon ».

Le secteur bancaire a finalement baissé sa garde :

« Les représentants du secteur bancaire ont alors exprimé leur volonté de coopérer, précisant juste que ce rappel était nécessaire, car il s’agit de la solution qu’ils continuent de souhaiter dans l’absolu, mais qu’ils s’adaptent et acceptent parfaitement de travailler dans la soft law ».

C’est finalement le 4 mars 2016 qu’il a été décidé d’envoyer aux représentants du secteur bancaire « une liste de cyberlockers », afin que « les banques examinent au cas par cas leur conformité avec les CGV », les fameuses conditions générales de vente. Sachant qu’une banque qui déciderait contre les volontés des éditeurs de solutions de paiement serait elle-même éligible à une gifle contractuelle infligée par Visa, Mastercard ou autres solutions équivalentes...

C’est d’ailleurs sur la base des attestations fournies par les seuls ayants droit outre des constats d’huissier, mais sans l’intervention préalable d’un juge et sans contradictoire, que la Société Générale a décidé de rompre ses relations contractuelles avec DStorage, l'éditeur de 1fichier.com

Pour la banque, dixit le compte rendu, « l’absence éventuelle de responsabilité de DStorage vis-à-vis des ayants droit dans le cadre de la LCEN n’empêche pas de constater l’illicéité de la situation et ses conséquences sur la résiliation du contrat » (voir notre actualité relatif à l'arrêt de la cour d'appel de Paris de janvier 2017). Et ce alors qu'aucun tribunal n'a jamais constaté cette illicéité sur le terrain de la propriété intellectuelle. 

La prochaine grande loi sur l’audiovisuelle, dont le projet devrait être présenté en conseil des ministres ces prochaines semaines, devrait revoir cette approche « Follow The Money ». Du mieux en perspective ? 

La Hadopi bientôt dans la boucle ?

Dans le texte en gestation dévoilé dans nos colonnes cet été, un paragraphe est dédié aux « accords susceptibles de contribuer à la protection des œuvres et objets protégés ». Cette fois, ce n’est plus le ministère, mais la Hadopi qui est chargée d’encourager leur signature (le CSA ou encore une entitée commune, si la fusion est actée).

Elle doit également « évaluer » l’application de ces accords. En cas de litige relatif à leur exécution, les titulaires de droits ou les services de partage de contenus en ligne « peuvent confier à la Haute Autorité une mission de médiation ». Elle doit le cas échéant désigner un médiateur. L’accord final est validé par la Hadopi. À défaut, elle est chargée d’émettre une recommandation.

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