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Cuisine et confinement…

Cuisine et confinement…

Classée dans Non classé

Je suis là ! Comme nombre d’entre vous, je reste à la maison. Je télétravaille, je m’occupe de ma fille, je prends des nouvelles de mes proches et soin de ma santé physique et psychique.

Nous sommes nombreux à vivre des émotions fortes et à devoir totalement réorganiser notre quotidien. Dans ce contexte, j’ai réfléchi à ce que je pouvais vous proposer et à comment me rendre utile.

Voici ce que je vous propose :

  • vous cherchez quoi faire avec le contenu de vos placards ?
  • vous avez besoin d’idées de recettes simples, économiques et équilibrées ?
  • vous vous lancez dans la cuisine végétarienne et vous êtes un peu perdu(e) ?
  • ou bien vous avez simplement besoin de précisions sur une recette ?

–> Ecrivez-moi, posez-moi vos questions ou simplement contactez-moi parce que cela vous fait plaisir. Je vous répondrai autant que possible !

Merci d’utiliser le champ « commentaires » pour que mes réponses profitent à tous.

En attendant, voilà ce que je fais de mon côté :

  • Je fais mes courses moins souvent mais de manière normale, afin de ne pas piller les rayons. Les magasins sont approvisionnés de manière régulière, il est important d’être solidaire et d’en laisser à tous, et également d’éviter de saturer les fournisseurs, qui se démènent pour répondre à cette demande inédite.
  • J’allège mes repas, ce qui ne peut pas faire de mal étant donné que mon activité physique est réduite – même si je continue à pratiquer le yoga chaque jour !
  • Depuis quelques semaines déjà, je m’amusais à faire repousser mes légumes, notamment les pieds de blette. C’est long, mais ça fonctionne très bien ! Il suffit de faire tremper les « culs » de blette ou de chou chinois dans un ramequin d’eau et d’observer la repousse avant de récolter…
  • J’ai le réflexe de faire germer des graines. En mettant en route des germinations tous les deux jours, j’ai perpétuellement des graines germées et des jeunes pousses toutes fraîches pour agrémenter mes assiettes. Il suffit de bocaux en verre et de morceaux de gaze pour faire germer des graines, c’est à la portée de chacun (clic).
  • Je prends soin des aliments dont je dispose en étant très attentive aux dates de péremption, en me débarrassant des emballages cartonnés et en passant une éponge vinaigrée dans le frigo régulièrement. Je me lave les mains à chaque fois que je manipule des emballages et je suis particulièrement précautionneuse quand je range mes achats.
  • Je cuisine d’abord les produits frais, puis les produits surgelés, et enfin les produits secs ou en bocaux. Je cuisine et surgèle des soupes ou des purées si je vois que certains légumes risquent de s’abîmer.
  • J’opte sans hésiter pour des recettes économiques : soupes enrichies de lentilles corail, porridges de flocons d’avoine aux légumes, petit épeautre au pesto d’ail des ours…
  • Pour le goûter, c’est l’occasion de mettre en œuvre avec ma fille les recettes qui lui font plaisir, en fonction des ingrédients dont on dispose.
  • C’est d’ailleurs l’occasion d’être plus créative que jamais : s’il me manque un ingrédient, je le remplace par un autre. Et j’explore la cuisine vegan, qui requiert moins de produits frais que la cuisine traditionnelle (œufs, beurre, fromage sont remplacés par des produits d’épicerie comme la compote de pomme, l’huile, les amandes…).
  • Je me réjouis d’avoir préparé ces derniers temps des légumes lactofermentés, dont je profite aujourd’hui. Faites de même avec cette recette de choucroute rouge vraiment délicieuse et pleine de probiotiques, ou encore ce soda maison au gingembre !
  • Et je cajole mon levain, qui me permet de préparer du bon pain maison. Peut-être que c’est l’occasion pour vous d’en démarrer un ?
  • Rien à voir avec la cuisine, mais j’évite de saturer internet en regardant des vidéos en ligne. Le web est bien assez sollicité comme cela par les personnes qui en ont besoin pour travailler… Je me détends, je lis (une amie très chère m’avait offert LE livre dont j’avais besoin pour traverser cette période : Le pouvoir du moment présent, d’Eckhart Tolle – je vous le conseille vivement si vous pouvez vous le procurer). Et surtout, je prends soin de mes proches. En fait je n’ai même pas une minute pour envisager de regarder une quelconque vidéo ! 😉
  • J’ai mis en ligne sur le site de Satoriz toute une liste de jeux, recettes de cuisine et activités zéro déchet pour les enfants. Il s’agit de tutos réalisés avec ma fille pour la revue Sat’info depuis plusieurs années. Tout ce contenu pourra peut-être vous aider à occuper agréablement vos enfants.

Je pense à vous. A très vite !

EDIT 20/03 : j’ai publié deux dossiers sur le site de Satoriz, avec le lien vers plein de recettes :

Pensez également à utiliser la barre de recherche sur mon blog pour en trouver d’autres.

EDIT 06/04 : je poursuis mes publications spéciales « cuisine du placard » !

Parlons béchamel

Parlons béchamel

Classée dans autres

Il fallait bien qu’on en parle un jour. De la sauce béchamel. Enfant des années 1980, j’ai été élevée à la Floraline et aux légumes de saison, sauce béchamel. J’en ai conservé un attachement réel à la « sauce blanche », qui chez moi s’est végétalisée avec le temps : le roux beurre-farine est devenu un roux farine-huile d’olive, et le lait de vache a été remplacé par du lait de soja il y a bien vingt ans déjà (waouh). Ce qui ne m’empêche pas, si je veux, d’ajouter du fromage râpé. Mais pas systématiquement non plus.

Forcément, à force d’en préparer, j’en suis venue à customiser mes sauces béchamel. Par exemple en remplaçant la matière grasse par de la purée de sésame (tahin) ajoutée à la fin, le lait étant préalablement épaissi au moyen de farine ou de fécule. Avec un peu de miso aussi, c’est vraiment bien.

Et puis ma préférée : la béchamel de blettes. Non, je ne plaisante pas. Je cuis les blettes en séparant les côtes des feuilles, puis je mixe les côtes avec du lait de soja. Je prépare ensuite la sauce blanche de manière classique, en utilisant le « lait de soja-blettes » à la place du lait « classique ». Vous avez saisi l’idée : elle fonctionne avec tous les restes de veloutés de légumes que l’on aurait envie de rallonger. Cette béchamel fait merveille en gratin ou dans des lasagnes végétariennes. Ou juste pour napper des légumes ou des pâtes et les servir bien chauds, dans un bol. Avec ou sans râpé dedans…

Béchamel de tahin

25 g de fécule ou de farine – 200 ml de lait de soja – 50 ml de crème de soja – 1 c. à soupe bombée de tahin – 1 c. à café de moutarde douce – 1 pincée de noix de muscade moulue – 1 c. à café de miso (facultatif)

Mettre la fécule dans une casserole et délayer avec le lait. Faire épaissir sur feu doux tout en remuant. En fin de cuisson, incorporer la crème, le tahin, la muscade, la moutarde et le miso (ou 1 pincée de sel).

Béchamel de blettes

1 pied de blettes – 250 ml de lait de soja – 40 g de beurre, ghee ou huile d’olive – 40 g de farine – 1/2 c. à café de cumin en poudre

Séparer les feuilles des côtes et cuire séparément. Mixer les côtes avec le lait. Chauffer la matière grasse dans une casserole, ajouter la farine et mélanger 2 mn. Délayer progressivement avec le lait de côtes de blettes. Cuire jusqu’à épaississement, puis ajouter sel, cumin et feuilles de blettes.

Blinis et pancakes : mes recettes préférées

Blinis et pancakes : mes recettes préférées

Classée dans Non classé

Je prépare très souvent des blinis ou des pancakes (sans parler des crêpes, qui sont au menu à un rythme quasi hebdomadaire… mais c’est une autre histoire !). Le soir pour compléter une soupe ou une salade, le week-end à l’heure du petit-déjeuner… A chaque fois, je pioche dans mes livres (Tout sans gluten, Patate douce, Veggie…) puis je les repose sur l’étagère en me disant qu’il faudrait que ces recettes de tous les jours soient disponibles pour tous, sur le blog. Alors, allons-y !

Blinis au sarrasin

Pour 6 gros blinis

100 g de farine de sarrasin (ou de blé si vous préférez)
60 g de flocons d’avoine ou de sarrasin
40 g de graines de sarrasin décortiqué (cru)
2 c. à café de poudre à lever
1 oeuf
250 ml de lait végétal

Mélanger la farine, les flocons, les graines, la poudre à lever et 1 pincée de sel. Mélanger avec le jaune d’oeuf et délayer avec le lait végétal. Monter le blanc d’oeuf en neige et incorporer délicatement au mélange. Cuire par louches dans une poêle bien chaude et légèrement huilée. Retourner lorsque le dessus devient mat et fait des bulles. Cuire 1 minute de l’autre côté.

***

Ce sont les blinis « de base » pour les garnitures salées (fromage, tapenade, tartinades diverses et variées). Mais je prépare aussi régulièrement des « crumpets » en utilisant le levain que je mets de côté au fur et à mesure des « nourrissages » du levain chef (la recette ici). C’est simple et délicieux, surtout en ajoutant à la pâte une cuillerée de yaourt et une autre de pesto verde !

Pancakes tout simples

Pour 10 gros pancakes

200 g de farine*
2 c. à café de poudre à lever
1/2 c. à café de vanille en poudre
1 oeuf
300 ml de lait végétal (soja vanille, amande, riz noisette…)
2 c. à soupe de sirop d’érable

*Choisissez la ou les farines qui vous conviennent. Pour une version sans gluten : 100 g de farine de riz demi-complet + 50 g de farine de sarrasin + 50 g de fécule au choix. Pour une version châtaigne : 150 g de farine de blé ou épeautre T80 + 50 g de farine de châtaigne. Et caetera !

Mélanger la farine, la poudre à lever, la vanille et 1 pincée de sel. Mélanger avec le jaune d’oeuf et délayer avec le lait végétal. Ajouter le sirop d’érable. Monter le blanc d’oeuf en neige et incorporer délicatement au mélange. Cuire par louches dans une poêle bien chaude et légèrement huilée. Retourner lorsque le dessus devient mat et fait des bulles. Cuire 1 minute de l’autre côté.

***

Ces pancakes tout simples ne demandent qu’à être agrémentés de bonnes choses. Après cuisson bien entendu (purées d’oléagineux, tranches de fruits, pâtes à tartiner diverses et variées), mais aussi avant/pendant : vous pouvez ajouter à la pâte des rondelles de banane, du granola croustillant, des pistoles de chocolat, des cuillerées de beurre de cacahuète ou de purée d’amande (le tout, par petites touches sur la pâte pendant que le premier côté cuit), des fruits rouges en saison…

Cette recette basique est bien pratique, mais lorsque j’ai le temps (et j’en ai souvent, le matin, avant que tout le monde n’émerge…!), je préfère opter pour ces délicieux pancakes au porridge (clic), moelleux et régressifs, ou, en automne-hiver, pour cette version à la patate douce :

Pancakes à la patate douce

Pour 12 gros pancakes

350 g de patate douce
2 c. à soupe d’huile de coco, de margarine ou de beurre de votre choix
2 c. à soupe de sirop d’érable (facultatif)
2 oeufs
150 g de farine T80 (ou mix sans gluten)
2 c. à café de poudre à lever
240 ml de lait de soja à la vanille (ou autre lait végétal)
1/2 c. à café de vanille en poudre
1/2 c. à café de cannelle en poudre

Peler la patate douce et cuire à l’étouffée jusqu’à ce qu’elle soit tendre, soit 20 mn environ. Egoutter. Mixer ou écraser finement avec la matière grasse. Incorporer le sirop d’érable, les jaunes d’oeufs, puis la farine, la poudre à lever, les épices et 1 pincée de sel. Délayer avec le lait. Monter les blancs d’oeufs en neige et incorporer délicatement au mélange. Cuire par louches dans une poêle bien chaude et légèrement huilée. Retourner lorsque le dessus devient mat et fait des bulles. Cuire 1 minute de l’autre côté.

***

Ces pancakes de patate douce sont une vraie tuerie ! N’hésitez pas à les adapter chez vous en testant les différentes variétés de patate douce disponibles (blanche, violette, orange) ou en les remplaçant par de la purée de potimarron ou de courge butternut (attention, la courge est plus aqueuse que la patate douce, elle doit donc être bien égouttée et les pancakes se tiendront peut-être moins bien). En ce moment, j’utilise pour les parfumer les mélanges d’épices « chaï » ou « épices de Noël » qui me tombent sous la main, parfois j’ajoute un zeste d’orange : tout est bon…

Pour les tartiner, j’adore la purée d’amande-tournesol que je prépare maison, ou bien du yaourt de soja – maison lui aussi – que je laisse égoutter un ou deux jours dans une étamine pour qu’il soit ultra crémeux.

Ah, si les petits-dèjs du weekend pouvaient durer toute la vie… 😉

Conservation

Les blinis comme les pancakes sont meilleurs lorsqu’il viennent tout juste d’être préparés : chauds, fondants… Mais ils se conservent tout de même. Je les laisse refroidir puis je les glisse dans des sachets de récup’ ou bien des boîtes hermétiques, puis je les mets au congélateur (un mois max). Je les passe au grille-pain pour les décongeler.

Soupe miso aux crozets et bouillon d’épluchures

Soupe miso aux crozets et bouillon d’épluchures

Classée dans soupes

Je fais rarement des soupes. En revanche, je prépare presque chaque jour un velouté bien épais, presque une purée : un légume cuit et mixé avec un peu de son eau de cuisson, des épices et une purée d’oléagineux. La purée d’amande blanche fait merveille avec les côtes de blettes et le fenouil, la purée de cacahuète donne un résultat parfait avec la courge et la carotte…

Mais les soupes, c’est une autre histoire. J’ai toujours été nulle en bouillons. Mes bouillons aux algues et aux champignons sont toujours trop clairs, pas assez concentrés. Je n’ai jamais sous la main de quoi confectionner des bouquets garnis. Comme je ne consomme pas de poireau en ce moment, je manque en outre d’un ingrédient de choix… Mais ça, c’était avant !

C’est l’avantage de coécrire un livre avec une personne de talent : elle apporte sa patte et ses idées à elle, complémentaires des miennes. Dans le livre Des soupes qui nous font du bien que j’ai coécrit avec mon amie Clémence Catz, cette dernière nous fait don d’une recette de bouillon de légumes réalisé avec des épluchures : et ça, j’ai ! A foison, même. Mieux encore, j’utilise les épluchures des légumes qui seront ensuite cuits dans le bouillon, désormais estampillé « soupe zéro déchet » du dimanche soir à la maison. Une vraie soupe.

Dans ce bouillon, j’ajoute du miso et des crozets*, mes petites pâtes savoyardes préférées. Et puis du fromage râpé… Sur la photo, on n’aperçoit pas le bouillon, car j’ai réchauffé un reste de la veille pour le photographier à la lumière du jour, et les crozets avaient tout bu ! En vrai, on consomme bien les légumes, les pâtes ET le bouillon. C’est super bon.

*Vous ne les connaissez pas ? Lisez ce reportage réalisé par mes soins 😉

Soupe miso aux crozets et bouillon d’épluchures

Pour 4 personnes

2 beaux fenouils
6 carottes
2 c. à soupe d’huile d’olive
2 gousses d’ail
1 petit bouquet d’herbes aromatiques (thym, romarin, origan…)
100 g de crozets
1 c. à soupe bombée de miso brun
Pour servir : du fromage râpé

Brosser consciencieusement les légumes sous l’eau claire. Sécher. Oter les tiges des fenouils et les couper en 2. Réserver. Eplucher les carottes et réserver les épluchures avec les tiges de fenouil. Chauffer l’huile d’olive dans un faitout et ajouter les gousses d’ail pelées, coupées en 2 et dégermées. Chauffer 2 mn, puis ajouter les épluchures, le bouquet d’herbes et 1,5L d’eau. Porter à ébullition, puis laisser frémir pendant 15 mn. Couper le feu et laisser « infuser » quelques minutes (ou quelques heures, selon votre organisation). Filtrer le bouillon au-dessus d’un récipient et reverser le bouillon dans le faitout. Couper les carottes et la chair du fenouil en petits cubes. Placer dans le bouillon et cuire pendant 15 mn sur feu moyen. Ajouter les crozets et cuire encore 20 mn. Délayer le miso dans un peu de bouillon, puis mélanger dans la soupe. Servir la soupe bien chaude, avec du fromage râpé si on le souhaite.

Il y a des trucs bizarres dans ta cuisine !

Il y a des trucs bizarres dans ta cuisine !

Classée dans Non classé

Venez, je vous emmène dans ma cuisine. Je vous préviens, cela ne va pas ressembler à une démo de design à la scandinave ni à une expo sur le minimalisme… Juste à ma vraie cuisine, qui est 1) toute petite et 2) très sombre, car dépourvue de fenêtre (mais dans l’enfilade du salon, pourvu de baies vitrées, lui… Bref). Je sens que je casse un mythe, mais ce n’est pas très grave. Pire encore : je vais vous montrer les trucs les plus bizarres de ma cuisine. Ceux qui n’étaient pas là il y a encore quelques années, quand je consommais bio « normalement », c’est-à-dire sans me poser plus que ça la question du « zéro déchet »…

Tadaaa, voici le tiroir* à emballages ! Tout petit il y a dix ans, il accuse une croissance exponentielle… Car aujourd’hui je réutilise absolument tous les emballages qui parviennent encore à atterrir chez moi. Et forcément, il y en a, car ma démarche zéro déchet est loin d’être parfaite ! Et aussi parce que mon travail implique souvent de tester de nouveaux produits… Pas grave, je nettoie, sèche et conserve tous les emballages en plastique (type pain de mie, doypacks de fruits secs ou autres), très pratiques pour congeler le pain ou les gâteaux maison, par exemple. Je conserve également des bocaux et pots en verre ou en plastique de toutes les tailles, même les boîtes de mascarpone, de glaces, de beurre corporel, de camembert, de pastilles à la menthe… Tous les formats servent, même si c’est simplement pour emporter en vacances une toute petite portion de chicorée en poudre ou un mélange d’épices. Du côté droit, vous pouvez apercevoir quelques bee’s wraps faits maison et des morceaux de tissus qui me servent à couvrir des bols de restes ou à emballer du fromage, des sandwichs… Et aussi des serviettes en tissu que je ne suis pas peu fière d’avoir cousues moi-même ! 😉

*Oui, il s’agit d’une commode Ikea destinée aux sous-vêtements. Elle aime beaucoup ma cuisine !

Mon plan de travail est aussi petit et peu éclairé que ma cuisine*, ce qui ne m’empêche pas de l’encombrer régulièrement avec du levain (pour bien penser à lui donner un peu à manger chaque soir). Derrière, vous pouvez observer ma manière très artistique de faire sécher un sachet plastique que j’ai décidé de réutiliser jusqu’à épuisement.

*Vous vous demandez comment je me débrouille pour cuisiner là-dedans ? Souvent, par terre, en fait. J’aime bien. C’est mon côté yogi !

Sur le haut de la commode à sous-vêtements, j’aime organiser un concours de trucs bizarres. En ce moment :

Sur la boîte en fer qui contient du chocolat (et que j’adore) : un bocal de cuir de fruits. Derrière, sur le beurrier en céramique, du gingembre mariné en train d’achever son processus de fermentation. A côté, dans une bouteille d’eau en verre coiffée d’un morceau de gaze, du vinaigre à base d’épluchures de pommes. Devant lui, un bocal de petits croûtons pour la soupe du soir. Et à droite au premier plan, des graines en train de tremper et destinées à être germées à partir de ce soir, si je n’oublie pas (alfafa, radis, fenouil), histoire de faire de la compagnie au levain.

On ouvre le frigo ? D’accord, mais pas trop, parce que les étagères de la porte ne tiennent plus qu’à grands renforts de scotch spécial travaux, pas spécialement déco…

On peut voir que je suis à fond dans une période « fermentation » qui risque fortement de durer. En haut, du yaourt de soja (et de la confiture de cédrat, miam). Au milieu : du soda de gingembre (ginger ale), de la choucroute de chou rouge aux pommes et aux épices, des radis daikon en saumure, des pickles de betterave… En bas, on aperçoit de la mâche lavée, séchée et conservée dans un torchon. Et à côté d’elle, la boîte dans laquelle je conserve tous les fromages (et le beurre, et la levure fraîche aussi) (et les croûtes aussi !).

Il est grand temps d’aller faire les courses. Avant, j’y allais les mains dans les poches et je piquais un carton au magasin bio pour rapporter mes achats. Mais ça, c’était avant. Maintenant, j’empile les sacs cabas réutilisables et je n’oublie jamais :

  • les sacs en papier kraft et en coton que je réutilise jusqu’à la lie
  • les boîtes à œufs vides
  • des boîtes de récup’ et des bee’s wraps pour les fromages frais ou à la coupe
  • un sac (en haut) qui contient les emballages que je dépose lors de ma visite au magasin bio, où les attend le bac Collectibio (qui permet de recycler certains plastiques qui, ailleurs, ne le sont pas – et que je n’arrive pas à réutiliser à la maison).
  • et bien sûr ma liste de courses, dressée sur n’importe quel papier qui me tombera sous la main (vieille enveloppe, verso d’un tract, marge d’un imprimé…). Sans elle, j’achèterais probablement beaucoup trop de choses…

Je vous passe le gros plan sur le rebord de l’évier, qui héberge des tawashi, un grattoir en cuivre, une brosse à légumes, une brosse à vaisselle, et une lavette lavable que ma fille me pique (quand elle est propre !) pour faire une couette à ses Sylvanians. Parce que, bon.

Mais je ne résiste pas au plaisir de vous présenter mon fidèle bol à compost. Un bol breton avec mon prénom dessus, toujours disponible sur le plan de travail, avant que son contenu (épluchures, coquilles d’œufs, marc de café, tisane…) ne soit transvasé dans le seau sur la terrasse, lui même vidé un peu plus tard dans le composteur du jardin.

Et juste pour le clin d’œil, un aperçu de ma pause déjeuner typique : le bowl où j’entasse tout.

Aujourd’hui, un mélange boulgour-chanvre, du daikon mariné, la choucroute rouge décrite plus haut, quelques salicornes, des épinards, des noix, un œuf, de la sauce de soja et un filet d’huile de noix. Locale, l’huile de noix. Évidemment !

Et chez vous, c’est bizarre aussi ?

Deux autres façons de cuisiner des blettes

Deux autres façons de cuisiner des blettes

Classée dans plats végétariens, soupes

Vous aussi, vous tournez en rond avec les blettes ? Gâteau, béchamel, tarte salée, crumble… Les idées ne manquent pas, mais les blettes non plus ceci dit !

Je voulais partager ici avec vous mes deux recettes du moment, pour lesquelles je scinde en deux notre légume star : les côtes d’un côté, les feuilles de l’autre. Les premières finissent en un délicat – et simplissime – velouté, tandis que les secondes sont cuisinées à la mode indienne et servies avec une céréale… Un légume, deux plats !

Velouté de côtes de blettes

Pour 2 personnes

Les côtes d’une botte de blettes
1 c. à soupe bombée de purée d’amande blanche

Emincer les côtes de blettes et cuire à l’étouffée dans un peu d’eau, à couvert, jusqu’à ce qu’elles soient tendres (15 à 20 mn environ). Placer dans le bol d’un blender et mixer longuement avec la purée d’amande et 1 pincée de sel, jusqu’à obtenir un velouté bien onctueux. Servir bien chaud.

Poêlée de blettes et de tofu à l’indienne

Pour 2 personnes

Les feuilles d’une botte de blettes
1 c. à soupe de ghee ou d’huile de coco
1 c. à café de graines de cumin
1 c. à café de graines de coriandre
2 c. à café de curry en poudre
100 g de tofu lactofermenté ou de tempeh
1 c. à café de moutarde douce
1 c. à soupe de purée de cacahuète (facultative)
150 ml de lait de coco ou de soja
Pour servir : riz ou autre céréale, noix de cajou, cacahuètes, amandes effilées…

Émincer finement les feuilles de blettes. Faire chauffer la matière grasse dans une poêle et ajouter les graines. Laisser dorer 5 mn, puis ajouter les blettes, le curry, le tofu coupé en cubes et 1 pincée de sel. Couvrir et laisser cuire pendant 15 mn. Ajouter la moutarde mélangée avec la purée de cacahuète et le lait de soja. Servir avec du riz, des noix de cajou concassées, des arachides grillées…

Galettes de légumes brebis-noix

Galettes de légumes brebis-noix

Classée dans galettes de céréales

Ça y est, les fêtes sont passées, ça sent bon le retour à la cuisine de tous les jours ! Pour être honnête, chez moi, il n’y a pas vraiment de rupture culinaire pendant les fêtes (juste un gratin de cardons en plus, et cette année les truffes de mon amie Clémence, sans cardamome mais avec un peu de Chartreuse…). Mais j’apprécie qu’arrive janvier, ses journées plus longues et ses ciels plus bleus. L’occasion de vous souhaiter une année douce et engagée, chaleureuse et dépourvue de fausses bonnes résolutions !

Si je consomme de moins en moins de fromage, et notamment très peu de fromage au lait de vache, je reste attentive aux saisons des fromages de chèvre et de brebis. Jusqu’au printemps, les chèvres s’occupent de leurs petits : on peut donc consommer des fromages de chèvre affinés, mais pas de fromage frais. C’est l’occasion de le remplacer par du fromage de brebis, qui, lui, disparaîtra de nos étals à la fin de l’été. Ou de consommer du fromage végétal ! J’en prépare souvent avec du tofu lactofermenté (recette ici), c’est vraiment très bon.

Tout cela pour vous parler de cette petite recette que j’adore : des galettes de flocons de céréales et de légumes râpés, simples et rapides à préparer. L’ajout d’un peu de fromage frais et de cerneaux de noix rend ces galettes encore plus gourmandes, mais vous pouvez très bien vous en passer et les présenter avec un dip pour les tremper/tartiner : un houmous à la betterave, par exemple.

Bonne année ! 🙂

Galettes de légumes brebis-noix

Pour 4 personnes

150 g de flocons d’avoine
150 g de lait végétal
2 œufs
¼ de c. à café de cumin en poudre
125 g d’un mélange de carottes et panais (poids net, pelés)
50 g de fromage de brebis frais (ou fromage de tofu lactofermenté)
12 cerneaux de noix
1 c. à soupe d’huile d’olive

Placer les flocons dans un saladier avec le lait. Couvrir d’une assiette et laisser gonfler pendant 30 mn. Battre les œufs en omelette et mélanger aux flocons. Ajouter le cumin, 1 pincée de sel et un peu de poivre. Râper les carottes et les panais et mélanger avec les flocons. Chauffer l’huile dans une grande poêle. Lorsqu’elle est bien chaude, déposer des petites louchées de pâte afin de former des galettes. Déposer un peu de fromage et de noix concassées en surface. Cuire les galettes 5 à 7 minutes sur la première face (feu moyen) avant de les retourner et de cuire rapidement l’autre côté. Servir chaud.

On peut également cuire les galettes au four, sur une plaque de cuisson, pendant 20 minutes à 180 °C. C’est plus facile lorsque l’on craint de les casser en les retournant, mais elles seront aussi un peu plus sèches.

Dahl de lentilles corail

Dahl de lentilles corail

Classée dans sans gluten, soupes

Pendant environ deux ans, j’ai totalement évincé les légumineuses de mon assiette. Ce serait un peu long de tout vous expliquer… Mais pour faire simple, mon organisme, sans doute surchargé par trop de stress, s’est mis en mode inflammation. Dans cet état, certaines catégories d’aliments s’avéraient aggravantes, et malheureusement les légumineuses en faisaient partie (avec d’autres catégories d’aliments, comme les crucifères, les alliacées…). Me priver de houmous ne m’a pas spécialement réjouie, en revanche cela a permis, au fil du temps, de calmer l’état inflammatoire et de me sentir beaucoup mieux. Ces derniers temps, j’ai donc commencé à réintroduire tout doucement certains aliments et je suis vraiment soulagée de constater que cela se passe bien. Je peux de nouveau savourer avec ma fille l’un de ses plats préférés : le dahl de lentilles corail !

Pour fêter ça, je partage ma recette, toute simple, avec vous. Vous pourrez aussi l’adapter à des lentilles plus locales, comme les lentilles vertes, ou tenter une version pois chiches, pois cassés… Moi je n’en suis pas encore là 😉

Pour l’accompagner, si vous avez le temps, vous pouvez préparer des naans aux légumes râpés. Là, c’est vraiment la panacée !

Dahl de lentilles corail

Pour 4 personnes

6 carottes
¼ de courge butternut (ou la moitié si elle n’est pas très grosse)
1 c. à soupe de ghee ou d’huile d’olive
½ c. à café de graines de cumin
½ c. à café de graines de coriandre
1 c. à café de curry en poudre
2 feuilles de laurier
1 petit verre de lentilles corail
5 c. à soupe de purée ou coulis de tomate (ou des tomates séchées)
1 c. à soupe bombée de purée de cacahuète (facultative)
1 c. à café de moutarde douce

Peler les carottes et la courge. Couper le tout en petits dés. Faire chauffer la matière grasse dans une marmite et ajouter les épices. Laisser dorer une bonne minute, puis ajouter les cubes de légumes et remuer pendant 1 minute. Ajouter les lentilles, puis 2 verres d’eau. Couvrir et laisser mijoter 20 à 25 mn. Oter les feuilles de laurier et ajouter la purée de tomate (si vous utilisez des tomates séchées, il faudra les mettre en même temps que les lentilles afin de les faire gonfler), la purée de cacahuète, la moutarde et une bonne pincée de sel. A l’aide d’un mixeur plongeant, mixer grossièrement une partie de la soupe, en conservant des morceaux. Servir le dahl bien chaud.


Biscuits apéro aux croûtes de fromage

Biscuits apéro aux croûtes de fromage

Classée dans biscuits salés

Ne comptez pas sur moi pour passer le mois de décembre à vous distiller de jolies recettes de fêtes ! Mais vous le saviez, n’est-ce pas ? Vous commencez à me connaître… Ceci dit j’en ai préparé plusieurs pour le Sat’info, et elles sont toutes disponibles sur le site internet de Satoriz : cake sapin de Noël, brioche fourrée à la pâte d’amande, roulés à la cannelle, foie gras végétal, roulés feuilletés aux saucisses de tofu fumé… Avec ça, ça devrait aller ! 🙂

Non, aujourd’hui, je vais plutôt vous parler d’une nouvelle venue à la maison. Avec ma fille, nous l’appelons « la boîte à croûtes » et elle nous fait bien marrer. Il s’agit d’un bocal en verre qui accueille toutes nos croûtes de fromage (hormis celles en cire, non comestibles, of course) et qui patiente gentiment au frigo jusqu’à ce que nous récoltions une quantité suffisante de croûtes (c’est assez long, car nous ne consommons pas des quantités industrielles de fromage) pour pouvoir en faire de délicieux biscuits apéro !

Cette idée géniale, comme bien d’autres, nous vient de notre amie Linda Louis et de sa comparse Camille Binet-Dézert et elle est parue dans le hors-série du magazine Kaizen que ces deux super nanas ont consacré au Zéro déchet. Plus qu’un magazine, c’est une véritable encyclopédie du ZD, bien plus fournie que n’importe quel livre que j’ai pu voir passer sur le sujet (et ces derniers temps, il y en a eu beaucoup – tant mieux). Ce hors-série, voilà un cadeau de Noël qui tient vraiment la route ! Il est en kiosque depuis deux semaines et coûte 14,90 euros – le prix d’un livre, il les vaut largement.

Allez-vous, vous aussi, adopter une boîte à croûtes ?

Sinon, sachez que Linda propose un magnifique tutoriel pour créer un sapin de Noël alternatif en glanant des matériaux dans la forêt. Lui aussi a été publié dans Sat’info et est disponible sur le site de Satoriz.

A vous de jouer… Avec ces biscuits, pour commencer, bien croquants et aussi goûtus qu’on les imagine !

Biscuits apéro aux croûtes de fromage

Pour une dizaine de biscuits

30 g de croûtes de fromage
20 g de graines de sarrasin cru
80 g de farine de blé ou épeautre
30 g de beurre
1/2 c. à café de fines herbes séchées (thym, romarin, sarriette…

Mixer les croûtes pour obtenir une poudre. Concasser grossièrement le sarrasin. Mélanger le tout avec la farine et 1 pincée de sel. Ajouter le beurre coupé en dés et bien malaxer. Ajouter assez d’eau pour former une boule facile à modeler. Former un boudin et couper en tranches. Disposer sur une plaque de cuisson. Parsemer d’herbes séchées. Placer au frigo pendant 1h. Profiter du four chauffé à 180 °C pour enfourner les biscuits pendant 20 mn. Laisser refroidir et conserver dans un bocal hermétique.

Pâte de coing et granola au jus de cuisson

Pâte de coing et granola au jus de cuisson

Une fois par an, je prépare de la pâte de coing. Peut-être encore plus pour que le parfum qui se dégage de la marmite pendant la cuisson que pour sa dégustation… La pâte de coing me rappelle mon enfance. Les coings ne s’achetaient pas, ils se donnaient. On les gardait plusieurs jours dans une coupe car ils sentaient bon le verger, les fleurs, l’automne. Puis ils passaient à la casserole, et le processus de séchage qui s’étalait sur plusieurs jours était l’occasion d’en chiper une lichette par-ci, une cuillerée par-là… Une fois sèche, la pâte de coing était vite engloutie, sans oublier de toujours en donner une partie.

Cette année, c’est au magasin bio que j’ai finalement trouvé de quoi assouvir mon envie annuelle ! Ce qui me permet de constater au passage que les coings du commerce sont plus tendres, moins coriaces que ceux de nos jardins…

Je vous avais déjà donné ici ma recette de pâte de coing, qui est en fait celle de ma maman et qui n’a toujours pas changé ! Mais cette année, au lieu de faire en parallèle de la gelée ou de bazarder le jus de cuisson, j’en ai fait du granola. Et il est très bon ! Très peu sucré, il agrémente aussi bien les soupes et les salades que mon petit-déjeuner du moment (crème de sésame noir + banane écrasée + yaourt – j’avoue tout). Si vous préférez un granola plus sucré, ajoutez des fruits secs ou un filet de sirop d’érable !

Et vous, on vous a donné des coings cette année ?

Pâte de coings

Pour 1 belle plaque de pâte de coing

1,5 kg de coings (poids brut)
500 g de sucre de canne blond

Frotter soigneusement les coings avec un torchon pour les faire briller. Éplucher et déposer les épluchures dans une marmite. Tailler les coings en morceaux dans un saladier, sans s’appliquer mais en les « déchirant » plutôt grossièrement à l’aide d’un bon couteau. Garder les trognons, les couper en deux et les mettre avec les épluchures dans la marmite. Laisser de côté les parties abîmées des peaux ou des trognons. Verser de l’eau jusqu’à 1 cm au-dessus des pelures et des trognons. Porter à ébullition et laisser cuire à petits bouillons pendant 20 mn environ.

Filtrer l’eau de cuisson au-dessus du saladier contenant la chair des coings. Jeter les trognons et les épluchures. Placer les coings et l’eau dans la marmite et cuire à frémissement pendant 30 mn environ, jusqu’à ce que les coings soient bien tendres. Filtrer en mettant le jus de côté pour la recette de granola.

Peser les coings cuits et ajouter 50% de sucre, soit 250 g de sucre pour 500 g de coings par exemple. Passer au presse-purée ou au moulin à légumes. Placer dans un faitout assez large et laisser dessécher sur feu très doux, tout en remuant régulièrement pendant 1h environ. On ne doit plus du tout voir de liquide. Garnir une grille de papier cuisson et verser la pâte de coing sur une épaisseur d’1 cm environ. Lisser la surface et laisser sécher à l’air libre pendant 48h environ, en la retournant à mi-parcours si possible. Couper ensuite en cubes et conserver dans une boîte hermétique.

Granola au jus de cuisson des coings

Pour 1 grand bocal

150 g de flocons (avoine, sarrasin…)
100 g de graines oléagineuses (tournesol, courge, sésame) ou d’amandes, noisettes…
1 c. à café d’épices en poudre (cannelle, gingembre…)
100 ml de jus de cuisson des coings
20 g d’huile d’olive douce

Mélanger tous les ingrédients dans un saladier. Ajouter 1 pincée de sel. Etaler harmonieusement sur une plaque de cuisson. Cuire à four doux (180 °C maximum) pendant une quinzaine de minutes, en surveillant bien. Laisser refroidir et conserver dans un bocal hermétique.

D’autres recettes avec des coings ?

Podcast Champs d’action

Podcast Champs d’action

Classée dans Non classé

J’ai créé Clea cuisine début 2005. Au départ simple curiosité pour ce nouvel outil, qu’était le blog, envie de m’amuser mais aussi de partager mes mots. Ecrire. Faire découvrir. Faut-il rappeler qu’au tout début, mes billets dédiés au tofu ou à l’agar-agar faisaient surtout sourire ? Elle est rigolote, la petite Clea, disait Mercotte !

Rapidement, le blog m’a permis de participer à la vulgarisation de la cuisine végétarienne, notamment en publiant des livres. Puis le mouvement m’a rattrapée et largement dépassée : explosion des blogs, réseaux sociaux, livres et sites de cuisine, de l’alimentation bio, des options végétariennes, vegan, paléo, « sans » ceci, cela. Le moins que l’on puisse dire, c’est que j’étais dans l’air du temps. Mais aussi dans la cacophonie et le business qui vont avec.

En 2016, j’ai enfilé des écouteurs et découvert les podcasts amateurs. Le pouvoir de la voix. C’est en écoutant La Poudre que je suis devenue féministe. Avec Change ma vie, j’ai trouvé des outils pour mettre de l’ordre dans mon esprit. En écoutant Métamorphose, j’ai approfondi mes connaissances en matière de santé et de spiritualité. Les podcasts sont aujourd’hui en pleine explosion, comme les blogs il y a dix ans. Or on ne nait pas podcasteur, on le devient : si j’ai tout de suite eu envie de donner de la voix, je ne voulais pas le faire seule. Et surtout, je voulais que cela ait du sens.

Nous vivons une crise écologique sans précédent. Face à elle, la plupart de nous opposons une forme de déni, ou, mieux, de colère*. Je suis passée par ces deux phases puis j’ai accédé à la suivante : la tristesse. Cela fait pas mal de temps, maintenant, que je suis triste. « Eco-anxieuse ». Je vous en ai déjà parlé. Je sais que vous êtes nombreux dans ce cas.

Avec ce podcast, je veux nous aider à passer de la tristesse à l’action. L’engagement, le mouvement, celui qui nous permet de ne plus nous sentir impuissants et de regagner l’optimisme !

Pour cela, j’ai voulu faire parler des gens qui savent ce qu’ils racontent. Apiculteur, naturaliste, jardinier, passeuse de nature, spécialiste de la permaculture, tous ont en commun d’avoir publié au moins un livre aux éditions Terre Vivante.

Centre écologique et maison d’édition, Terre Vivante se lit et se visite, à deux pas de chez moi… C’est un lieu d’où émergent des pistes solides et d’où je ressors toujours regonflée. J’ai donc proposé à Terre Vivante d’aller à la rencontre de ses auteurs pour leur demander : comment faire, à mon niveau, pour agir et me sentir moins impuissante ? L’équipe de Terre Vivante a rendu ce projet possible, et je l’en remercie très sincèrement.

Tous mes interlocuteurs ont répondu à leur manière, apportant un éclairage, des pistes, de l’enthousiasme, des doutes. Ils sont devenus mes phares dans la tempête.

Crédits photos : Linda Louis @lindalouisberry

Aujourd’hui, ces conversations ont un nom : elles s’appellent Champs d’action. Pour les écouter, c’est très simple : rendez-vous sur le site du podcast ou les principales plateformes d’écoute (Soundcloud, Deezer, Apple podcast). Pour être tenu au courant de la publication d’un nouvel épisode, vous pouvez vous abonner sur Facebook, Instagram ou directement au flux RSS du podcast. Vous pouvez aussi simplement vous rendre sur le site chaque semaine. Les épisodes de cette Saison 1 durent 20 à 30 mn environ. Un nouvel épisode sera disponible tous les 15 jours jusqu’à la fin de la saison.

Champs d’action, podcast des éditions Terre Vivante, a été réalisé grâce au travail du Monkey Sound Studio.

*La courbe du deuil appliquée à la crise écologique est joliment mise en mots ici par mon ami Fabien Rodhain, je vous invite à le lire.

Brioche potimarron cacahuète

Brioche potimarron cacahuète

Classée dans pains et viennoiseries

Octobre me donne toujours envie de brioches de couleur orange. J’ai déjà partagé ici deux recettes de brioches à la courge et aux épices (l’une vegan, l’autre non), ainsi qu’une version « cinnamon rolls » ultra gourmande. L’intérêt de celle que je vous propose aujourd’hui, c’est qu’elle est peu sucrée et se prête à des variations aussi bien sucrées (on imagine toutes sortes de purées d’oléagineux et de pâtes à tartiner !) que salées (toasts au fromage de chèvre, de cajou, de soja, houmous divers et variés, croques-monsieurs…).

En guise de matière grasse, j’ai utilisé pour partie de la purée de cacahuète (beurre de cacahuète non sucré et sans huile ajoutée, en clair 100% cacahuète). J’adore l’utiliser en cuisine car elle est peu chère et permet de composer de délicieuses marinades pour le tempeh et le tofu, sans parler des tartines, des crêpes, des desserts à la banane… Dans cette brioche, elle se montre finalement discrète côté saveur, mais donne une consistance ultra moelleuse. J’ai vraiment adoré.

Je vous souhaite de jolies vacances de la Toussaint si vous avez la chance d’en savourer, et vous donne rendez-vous pour une belle surprise à la rentrée !

Brioche potimarron cacahuète

Pour 1 brioche

20 g de levure fraîche
160 g de purée de potimarron (potimarron cuit à l’étouffée, égoutté et mixé, sans la peau) (poids après cuisson)
200 g de farine de blé ou épeautre blanche + pour fariner
150 g de farine de blé ou épeautre complète
40 g de sucre complet
1 c. à café de cannelle en poudre
2 œufs
80 g de beurre demi-sel ou d’huile de coco
60 g de purée de cacahuète

Délayer la levure dans 2 c. à soupe d’eau. Au robot mélangeur, battre la purée de potimarron avec la levure, les farines, le sucre, la cannelle, 1 c. à café de sel et les œufs battus pour obtenir un mélange homogène. Incorporer le beurre coupé en morceaux et la purée de cacahuète, en mélangeant longuement pour obtenir une boule homogène. Couvrir le bol d’un torchon et laisser lever pendant 2h dans un endroit chaud. Séparer le pâton en trois portions. Abaisser chacune en forme de rectangle, puis rouler comme une bûche et rapprocher les deux extrémités pour former une boule. Placer dans un moule à cake. Procéder de même avec les deux autres pâtons de manière à remplir totalement le moule à cake. Couvrir d’un torchon et laisser lever pendant 1 à 2h. Préchauffer le four à 180 °C et enfourner pour 30 à 35 mn. Laisser refroidir avant de découper.

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