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Deux autres façons de cuisiner des blettes

Deux autres façons de cuisiner des blettes

Classée dans plats végétariens, soupes

Vous aussi, vous tournez en rond avec les blettes ? Gâteau, béchamel, tarte salée, crumble… Les idées ne manquent pas, mais les blettes non plus ceci dit !

Je voulais partager ici avec vous mes deux recettes du moment, pour lesquelles je scinde en deux notre légume star : les côtes d’un côté, les feuilles de l’autre. Les premières finissent en un délicat – et simplissime – velouté, tandis que les secondes sont cuisinées à la mode indienne et servies avec une céréale… Un légume, deux plats !

Velouté de côtes de blettes

Pour 2 personnes

Les côtes d’une botte de blettes
1 c. à soupe bombée de purée d’amande blanche

Emincer les côtes de blettes et cuire à l’étouffée dans un peu d’eau, à couvert, jusqu’à ce qu’elles soient tendres (15 à 20 mn environ). Placer dans le bol d’un blender et mixer longuement avec la purée d’amande et 1 pincée de sel, jusqu’à obtenir un velouté bien onctueux. Servir bien chaud.

Poêlée de blettes et de tofu à l’indienne

Pour 2 personnes

Les feuilles d’une botte de blettes
1 c. à soupe de ghee ou d’huile de coco
1 c. à café de graines de cumin
1 c. à café de graines de coriandre
2 c. à café de curry en poudre
100 g de tofu lactofermenté ou de tempeh
1 c. à café de moutarde douce
1 c. à soupe de purée de cacahuète (facultative)
150 ml de lait de coco ou de soja
Pour servir : riz ou autre céréale, noix de cajou, cacahuètes, amandes effilées…

Émincer finement les feuilles de blettes. Faire chauffer la matière grasse dans une poêle et ajouter les graines. Laisser dorer 5 mn, puis ajouter les blettes, le curry, le tofu coupé en cubes et 1 pincée de sel. Couvrir et laisser cuire pendant 15 mn. Ajouter la moutarde mélangée avec la purée de cacahuète et le lait de soja. Servir avec du riz, des noix de cajou concassées, des arachides grillées…

Galettes de légumes brebis-noix

Galettes de légumes brebis-noix

Classée dans galettes de céréales

Ça y est, les fêtes sont passées, ça sent bon le retour à la cuisine de tous les jours ! Pour être honnête, chez moi, il n’y a pas vraiment de rupture culinaire pendant les fêtes (juste un gratin de cardons en plus, et cette année les truffes de mon amie Clémence, sans cardamome mais avec un peu de Chartreuse…). Mais j’apprécie qu’arrive janvier, ses journées plus longues et ses ciels plus bleus. L’occasion de vous souhaiter une année douce et engagée, chaleureuse et dépourvue de fausses bonnes résolutions !

Si je consomme de moins en moins de fromage, et notamment très peu de fromage au lait de vache, je reste attentive aux saisons des fromages de chèvre et de brebis. Jusqu’au printemps, les chèvres s’occupent de leurs petits : on peut donc consommer des fromages de chèvre affinés, mais pas de fromage frais. C’est l’occasion de le remplacer par du fromage de brebis, qui, lui, disparaîtra de nos étals à la fin de l’été. Ou de consommer du fromage végétal ! J’en prépare souvent avec du tofu lactofermenté (recette ici), c’est vraiment très bon.

Tout cela pour vous parler de cette petite recette que j’adore : des galettes de flocons de céréales et de légumes râpés, simples et rapides à préparer. L’ajout d’un peu de fromage frais et de cerneaux de noix rend ces galettes encore plus gourmandes, mais vous pouvez très bien vous en passer et les présenter avec un dip pour les tremper/tartiner : un houmous à la betterave, par exemple.

Bonne année ! 🙂

Galettes de légumes brebis-noix

Pour 4 personnes

150 g de flocons d’avoine
150 g de lait végétal
2 œufs
¼ de c. à café de cumin en poudre
125 g d’un mélange de carottes et panais (poids net, pelés)
50 g de fromage de brebis frais (ou fromage de tofu lactofermenté)
12 cerneaux de noix
1 c. à soupe d’huile d’olive

Placer les flocons dans un saladier avec le lait. Couvrir d’une assiette et laisser gonfler pendant 30 mn. Battre les œufs en omelette et mélanger aux flocons. Ajouter le cumin, 1 pincée de sel et un peu de poivre. Râper les carottes et les panais et mélanger avec les flocons. Chauffer l’huile dans une grande poêle. Lorsqu’elle est bien chaude, déposer des petites louchées de pâte afin de former des galettes. Déposer un peu de fromage et de noix concassées en surface. Cuire les galettes 5 à 7 minutes sur la première face (feu moyen) avant de les retourner et de cuire rapidement l’autre côté. Servir chaud.

On peut également cuire les galettes au four, sur une plaque de cuisson, pendant 20 minutes à 180 °C. C’est plus facile lorsque l’on craint de les casser en les retournant, mais elles seront aussi un peu plus sèches.

Dahl de lentilles corail

Dahl de lentilles corail

Classée dans sans gluten, soupes

Pendant environ deux ans, j’ai totalement évincé les légumineuses de mon assiette. Ce serait un peu long de tout vous expliquer… Mais pour faire simple, mon organisme, sans doute surchargé par trop de stress, s’est mis en mode inflammation. Dans cet état, certaines catégories d’aliments s’avéraient aggravantes, et malheureusement les légumineuses en faisaient partie (avec d’autres catégories d’aliments, comme les crucifères, les alliacées…). Me priver de houmous ne m’a pas spécialement réjouie, en revanche cela a permis, au fil du temps, de calmer l’état inflammatoire et de me sentir beaucoup mieux. Ces derniers temps, j’ai donc commencé à réintroduire tout doucement certains aliments et je suis vraiment soulagée de constater que cela se passe bien. Je peux de nouveau savourer avec ma fille l’un de ses plats préférés : le dahl de lentilles corail !

Pour fêter ça, je partage ma recette, toute simple, avec vous. Vous pourrez aussi l’adapter à des lentilles plus locales, comme les lentilles vertes, ou tenter une version pois chiches, pois cassés… Moi je n’en suis pas encore là 😉

Pour l’accompagner, si vous avez le temps, vous pouvez préparer des naans aux légumes râpés. Là, c’est vraiment la panacée !

Dahl de lentilles corail

Pour 4 personnes

6 carottes
¼ de courge butternut (ou la moitié si elle n’est pas très grosse)
1 c. à soupe de ghee ou d’huile d’olive
½ c. à café de graines de cumin
½ c. à café de graines de coriandre
1 c. à café de curry en poudre
2 feuilles de laurier
1 petit verre de lentilles corail
5 c. à soupe de purée ou coulis de tomate (ou des tomates séchées)
1 c. à soupe bombée de purée de cacahuète (facultative)
1 c. à café de moutarde douce

Peler les carottes et la courge. Couper le tout en petits dés. Faire chauffer la matière grasse dans une marmite et ajouter les épices. Laisser dorer une bonne minute, puis ajouter les cubes de légumes et remuer pendant 1 minute. Ajouter les lentilles, puis 2 verres d’eau. Couvrir et laisser mijoter 20 à 25 mn. Oter les feuilles de laurier et ajouter la purée de tomate (si vous utilisez des tomates séchées, il faudra les mettre en même temps que les lentilles afin de les faire gonfler), la purée de cacahuète, la moutarde et une bonne pincée de sel. A l’aide d’un mixeur plongeant, mixer grossièrement une partie de la soupe, en conservant des morceaux. Servir le dahl bien chaud.


Biscuits apéro aux croûtes de fromage

Biscuits apéro aux croûtes de fromage

Classée dans biscuits salés

Ne comptez pas sur moi pour passer le mois de décembre à vous distiller de jolies recettes de fêtes ! Mais vous le saviez, n’est-ce pas ? Vous commencez à me connaître… Ceci dit j’en ai préparé plusieurs pour le Sat’info, et elles sont toutes disponibles sur le site internet de Satoriz : cake sapin de Noël, brioche fourrée à la pâte d’amande, roulés à la cannelle, foie gras végétal, roulés feuilletés aux saucisses de tofu fumé… Avec ça, ça devrait aller ! 🙂

Non, aujourd’hui, je vais plutôt vous parler d’une nouvelle venue à la maison. Avec ma fille, nous l’appelons « la boîte à croûtes » et elle nous fait bien marrer. Il s’agit d’un bocal en verre qui accueille toutes nos croûtes de fromage (hormis celles en cire, non comestibles, of course) et qui patiente gentiment au frigo jusqu’à ce que nous récoltions une quantité suffisante de croûtes (c’est assez long, car nous ne consommons pas des quantités industrielles de fromage) pour pouvoir en faire de délicieux biscuits apéro !

Cette idée géniale, comme bien d’autres, nous vient de notre amie Linda Louis et de sa comparse Camille Binet-Dézert et elle est parue dans le hors-série du magazine Kaizen que ces deux super nanas ont consacré au Zéro déchet. Plus qu’un magazine, c’est une véritable encyclopédie du ZD, bien plus fournie que n’importe quel livre que j’ai pu voir passer sur le sujet (et ces derniers temps, il y en a eu beaucoup – tant mieux). Ce hors-série, voilà un cadeau de Noël qui tient vraiment la route ! Il est en kiosque depuis deux semaines et coûte 14,90 euros – le prix d’un livre, il les vaut largement.

Allez-vous, vous aussi, adopter une boîte à croûtes ?

Sinon, sachez que Linda propose un magnifique tutoriel pour créer un sapin de Noël alternatif en glanant des matériaux dans la forêt. Lui aussi a été publié dans Sat’info et est disponible sur le site de Satoriz.

A vous de jouer… Avec ces biscuits, pour commencer, bien croquants et aussi goûtus qu’on les imagine !

Biscuits apéro aux croûtes de fromage

Pour une dizaine de biscuits

30 g de croûtes de fromage
20 g de graines de sarrasin cru
80 g de farine de blé ou épeautre
30 g de beurre
1/2 c. à café de fines herbes séchées (thym, romarin, sarriette…

Mixer les croûtes pour obtenir une poudre. Concasser grossièrement le sarrasin. Mélanger le tout avec la farine et 1 pincée de sel. Ajouter le beurre coupé en dés et bien malaxer. Ajouter assez d’eau pour former une boule facile à modeler. Former un boudin et couper en tranches. Disposer sur une plaque de cuisson. Parsemer d’herbes séchées. Placer au frigo pendant 1h. Profiter du four chauffé à 180 °C pour enfourner les biscuits pendant 20 mn. Laisser refroidir et conserver dans un bocal hermétique.

Pâte de coing et granola au jus de cuisson

Pâte de coing et granola au jus de cuisson

Une fois par an, je prépare de la pâte de coing. Peut-être encore plus pour que le parfum qui se dégage de la marmite pendant la cuisson que pour sa dégustation… La pâte de coing me rappelle mon enfance. Les coings ne s’achetaient pas, ils se donnaient. On les gardait plusieurs jours dans une coupe car ils sentaient bon le verger, les fleurs, l’automne. Puis ils passaient à la casserole, et le processus de séchage qui s’étalait sur plusieurs jours était l’occasion d’en chiper une lichette par-ci, une cuillerée par-là… Une fois sèche, la pâte de coing était vite engloutie, sans oublier de toujours en donner une partie.

Cette année, c’est au magasin bio que j’ai finalement trouvé de quoi assouvir mon envie annuelle ! Ce qui me permet de constater au passage que les coings du commerce sont plus tendres, moins coriaces que ceux de nos jardins…

Je vous avais déjà donné ici ma recette de pâte de coing, qui est en fait celle de ma maman et qui n’a toujours pas changé ! Mais cette année, au lieu de faire en parallèle de la gelée ou de bazarder le jus de cuisson, j’en ai fait du granola. Et il est très bon ! Très peu sucré, il agrémente aussi bien les soupes et les salades que mon petit-déjeuner du moment (crème de sésame noir + banane écrasée + yaourt – j’avoue tout). Si vous préférez un granola plus sucré, ajoutez des fruits secs ou un filet de sirop d’érable !

Et vous, on vous a donné des coings cette année ?

Pâte de coings

Pour 1 belle plaque de pâte de coing

1,5 kg de coings (poids brut)
500 g de sucre de canne blond

Frotter soigneusement les coings avec un torchon pour les faire briller. Éplucher et déposer les épluchures dans une marmite. Tailler les coings en morceaux dans un saladier, sans s’appliquer mais en les « déchirant » plutôt grossièrement à l’aide d’un bon couteau. Garder les trognons, les couper en deux et les mettre avec les épluchures dans la marmite. Laisser de côté les parties abîmées des peaux ou des trognons. Verser de l’eau jusqu’à 1 cm au-dessus des pelures et des trognons. Porter à ébullition et laisser cuire à petits bouillons pendant 20 mn environ.

Filtrer l’eau de cuisson au-dessus du saladier contenant la chair des coings. Jeter les trognons et les épluchures. Placer les coings et l’eau dans la marmite et cuire à frémissement pendant 30 mn environ, jusqu’à ce que les coings soient bien tendres. Filtrer en mettant le jus de côté pour la recette de granola.

Peser les coings cuits et ajouter 50% de sucre, soit 250 g de sucre pour 500 g de coings par exemple. Passer au presse-purée ou au moulin à légumes. Placer dans un faitout assez large et laisser dessécher sur feu très doux, tout en remuant régulièrement pendant 1h environ. On ne doit plus du tout voir de liquide. Garnir une grille de papier cuisson et verser la pâte de coing sur une épaisseur d’1 cm environ. Lisser la surface et laisser sécher à l’air libre pendant 48h environ, en la retournant à mi-parcours si possible. Couper ensuite en cubes et conserver dans une boîte hermétique.

Granola au jus de cuisson des coings

Pour 1 grand bocal

150 g de flocons (avoine, sarrasin…)
100 g de graines oléagineuses (tournesol, courge, sésame) ou d’amandes, noisettes…
1 c. à café d’épices en poudre (cannelle, gingembre…)
100 ml de jus de cuisson des coings
20 g d’huile d’olive douce

Mélanger tous les ingrédients dans un saladier. Ajouter 1 pincée de sel. Etaler harmonieusement sur une plaque de cuisson. Cuire à four doux (180 °C maximum) pendant une quinzaine de minutes, en surveillant bien. Laisser refroidir et conserver dans un bocal hermétique.

D’autres recettes avec des coings ?

Podcast Champs d’action

Podcast Champs d’action

Classée dans Non classé

J’ai créé Clea cuisine début 2005. Au départ simple curiosité pour ce nouvel outil, qu’était le blog, envie de m’amuser mais aussi de partager mes mots. Ecrire. Faire découvrir. Faut-il rappeler qu’au tout début, mes billets dédiés au tofu ou à l’agar-agar faisaient surtout sourire ? Elle est rigolote, la petite Clea, disait Mercotte !

Rapidement, le blog m’a permis de participer à la vulgarisation de la cuisine végétarienne, notamment en publiant des livres. Puis le mouvement m’a rattrapée et largement dépassée : explosion des blogs, réseaux sociaux, livres et sites de cuisine, de l’alimentation bio, des options végétariennes, vegan, paléo, « sans » ceci, cela. Le moins que l’on puisse dire, c’est que j’étais dans l’air du temps. Mais aussi dans la cacophonie et le business qui vont avec.

En 2016, j’ai enfilé des écouteurs et découvert les podcasts amateurs. Le pouvoir de la voix. C’est en écoutant La Poudre que je suis devenue féministe. Avec Change ma vie, j’ai trouvé des outils pour mettre de l’ordre dans mon esprit. En écoutant Métamorphose, j’ai approfondi mes connaissances en matière de santé et de spiritualité. Les podcasts sont aujourd’hui en pleine explosion, comme les blogs il y a dix ans. Or on ne nait pas podcasteur, on le devient : si j’ai tout de suite eu envie de donner de la voix, je ne voulais pas le faire seule. Et surtout, je voulais que cela ait du sens.

Nous vivons une crise écologique sans précédent. Face à elle, la plupart de nous opposons une forme de déni, ou, mieux, de colère*. Je suis passée par ces deux phases puis j’ai accédé à la suivante : la tristesse. Cela fait pas mal de temps, maintenant, que je suis triste. « Eco-anxieuse ». Je vous en ai déjà parlé. Je sais que vous êtes nombreux dans ce cas.

Avec ce podcast, je veux nous aider à passer de la tristesse à l’action. L’engagement, le mouvement, celui qui nous permet de ne plus nous sentir impuissants et de regagner l’optimisme !

Pour cela, j’ai voulu faire parler des gens qui savent ce qu’ils racontent. Apiculteur, naturaliste, jardinier, passeuse de nature, spécialiste de la permaculture, tous ont en commun d’avoir publié au moins un livre aux éditions Terre Vivante.

Centre écologique et maison d’édition, Terre Vivante se lit et se visite, à deux pas de chez moi… C’est un lieu d’où émergent des pistes solides et d’où je ressors toujours regonflée. J’ai donc proposé à Terre Vivante d’aller à la rencontre de ses auteurs pour leur demander : comment faire, à mon niveau, pour agir et me sentir moins impuissante ? L’équipe de Terre Vivante a rendu ce projet possible, et je l’en remercie très sincèrement.

Tous mes interlocuteurs ont répondu à leur manière, apportant un éclairage, des pistes, de l’enthousiasme, des doutes. Ils sont devenus mes phares dans la tempête.

Crédits photos : Linda Louis @lindalouisberry

Aujourd’hui, ces conversations ont un nom : elles s’appellent Champs d’action. Pour les écouter, c’est très simple : rendez-vous sur le site du podcast ou les principales plateformes d’écoute (Soundcloud, Deezer, Apple podcast). Pour être tenu au courant de la publication d’un nouvel épisode, vous pouvez vous abonner sur Facebook, Instagram ou directement au flux RSS du podcast. Vous pouvez aussi simplement vous rendre sur le site chaque semaine. Les épisodes de cette Saison 1 durent 20 à 30 mn environ. Un nouvel épisode sera disponible tous les 15 jours jusqu’à la fin de la saison.

Champs d’action, podcast des éditions Terre Vivante, a été réalisé grâce au travail du Monkey Sound Studio.

*La courbe du deuil appliquée à la crise écologique est joliment mise en mots ici par mon ami Fabien Rodhain, je vous invite à le lire.

Brioche potimarron cacahuète

Brioche potimarron cacahuète

Classée dans pains et viennoiseries

Octobre me donne toujours envie de brioches de couleur orange. J’ai déjà partagé ici deux recettes de brioches à la courge et aux épices (l’une vegan, l’autre non), ainsi qu’une version « cinnamon rolls » ultra gourmande. L’intérêt de celle que je vous propose aujourd’hui, c’est qu’elle est peu sucrée et se prête à des variations aussi bien sucrées (on imagine toutes sortes de purées d’oléagineux et de pâtes à tartiner !) que salées (toasts au fromage de chèvre, de cajou, de soja, houmous divers et variés, croques-monsieurs…).

En guise de matière grasse, j’ai utilisé pour partie de la purée de cacahuète (beurre de cacahuète non sucré et sans huile ajoutée, en clair 100% cacahuète). J’adore l’utiliser en cuisine car elle est peu chère et permet de composer de délicieuses marinades pour le tempeh et le tofu, sans parler des tartines, des crêpes, des desserts à la banane… Dans cette brioche, elle se montre finalement discrète côté saveur, mais donne une consistance ultra moelleuse. J’ai vraiment adoré.

Je vous souhaite de jolies vacances de la Toussaint si vous avez la chance d’en savourer, et vous donne rendez-vous pour une belle surprise à la rentrée !

Brioche potimarron cacahuète

Pour 1 brioche

20 g de levure fraîche
160 g de purée de potimarron (potimarron cuit à l’étouffée, égoutté et mixé, sans la peau) (poids après cuisson)
200 g de farine de blé ou épeautre blanche + pour fariner
150 g de farine de blé ou épeautre complète
40 g de sucre complet
1 c. à café de cannelle en poudre
2 œufs
80 g de beurre demi-sel ou d’huile de coco
60 g de purée de cacahuète

Délayer la levure dans 2 c. à soupe d’eau. Au robot mélangeur, battre la purée de potimarron avec la levure, les farines, le sucre, la cannelle, 1 c. à café de sel et les œufs battus pour obtenir un mélange homogène. Incorporer le beurre coupé en morceaux et la purée de cacahuète, en mélangeant longuement pour obtenir une boule homogène. Couvrir le bol d’un torchon et laisser lever pendant 2h dans un endroit chaud. Séparer le pâton en trois portions. Abaisser chacune en forme de rectangle, puis rouler comme une bûche et rapprocher les deux extrémités pour former une boule. Placer dans un moule à cake. Procéder de même avec les deux autres pâtons de manière à remplir totalement le moule à cake. Couvrir d’un torchon et laisser lever pendant 1 à 2h. Préchauffer le four à 180 °C et enfourner pour 30 à 35 mn. Laisser refroidir avant de découper.

Cobbler aux légumes

Cobbler aux légumes

Classée dans crumbles salés

Dans la famille « que faire avec un reste de légumes ? », après la tarte pas radine, je demande ceux qui font passer la pâte par-dessus les légumes : le crumble et le cobbler. Objectif : une pâte pleine de reliefs, de saveurs et de surprises pour rendre chaque bouchée unique… Sans surprise, j’ai recours pour cela aux oléagineux, en choisissant ceux que m’inspire la saison. Ce matin, j’ai ramassé des noix… alors ce sera cobbler aux noix !

Vous trouverez sur ces pages plusieurs recettes de crumbles aux légumes facilement adaptables avec ceux que vous avez sous la main, par exemple : crumble de légumes à la purée d’amande (très bonne base) ou gratin de blettes comme un crumble (qui mélange les deux concepts, comme son nom l’indique). Ainsi qu’un cobbler à la patate douce et aux épinards, dont la pâte est plutôt moelleuse. Dans la recette qui suit, le « biscuit » est un peu plus croustifondant, à la manière d’un cookie salé. Libre à vous d’ajouter dans la pâte quelques olives ou tomates séchées émincées ou bien de la véganiser en utilisant à la place du fromage frais une purée d’oléagineux (sésame, cajou, amande, noisette…).

Cobbler aux légumes

Pour 3 personnes

Un plat à gratin de restes de légumes (ici : pâtisson et courgettes en cubes rôtis au four + reste de haricots verts poêlés)
40 g de petits flocons d’avoine
25 g de farine T80
40 g de cerneaux de noix grossièrement moulus
60 g de fromage de chèvre frais
1 pointe de moutarde douce
Romarin séché

Placer les légumes dans le plat à gratin et préchauffer le four à 180 °C. Du bout des doigts, mélanger les flocons, la farine, les noix, 1 pincée de sel, le fromage frais, la moutarde et du romarin séché. Former une boule de pâte et diviser en 8 portions. Etaler chacune en forme de cookie du plat de la main. Placer sur les légumes. Enfourner pour 30 mn. Laisser tiédir 5 mn avant de servir.

Tarte aux légumes généreuse

Tarte aux légumes généreuse

Classée dans tartes salées

Il n’y a rien de pire qu’une tarte radine. Vous savez, celle qui part d’une bonne intention mais se résume à une pâte à tarte du commerce garnie de quelques quartiers de pomme fripouillés ?

Nous méritons mieux que ça. Tellement mieux que ça !

Une pâte à tarte maison, d’abord. Qui monte tout en haut du moule comme les tartes des traiteurs qu’on trouve à emporter dans les bonnes épiceries de village. Avec le bon goût des graines et des céréales dedans, une pâte qui croustille et qui fond dans la bouche.

Une garniture dingue, ensuite. Dingue, mais simple. Juste une tarte « aux légumes », ceux qu’on a sous la main. Mais généreuse, car elle monte jusqu’en haut, tout en haut du moule qui n’est pas un moule à tarte mais un moule à gâteau, plus profond, voire un cercle à pâtisserie – trop classe.

Une tarte moins large, mais plus haute. Et tellement bonne !

Tarte aux légumes généreuse

Pour 3 personnes et un cercle (ou moule à manqué) de 20 cm de diamètre

120 g de farine T80 (blé ou épeautre)
60 g de farine de petit épeautre
1 c. à soupe de graines de sésame
1 c. à soupe de flocons de céréales
5 c. à soupe d’huile d’olive
1 courgette
1 petit fenouil
1 carotte
2 panais
1 c. à soupe de moutarde douce
3 œufs
200 ml de crème liquide végétale
100 g de fromage de chèvre frais

Verser les farines, les graines et les flocons dans un saladier et ajouter ½ c. à café de sel marin. Mélanger, puis ajouter l’huile d’olive. Mélanger rapidement à l’aide d’une fourchette, puis ajouter un peu d’eau. Mélanger d’abord à la fourchette pour amalgamer le tout, puis à pleines mains jusqu’à former une boule. Prélever les ¾ de la pâte et abaisser au rouleau sur une feuille de papier cuisson en formant un cercle. Placer un cercle à pâtisserie (20 cm de diamètre) et découper le cercle de pâte au bon diamètre. Déposer sur une plaque de cuisson. Abaisser le reste de pâte et l’utiliser pour garnir les bords du cercle, en les soudant bien au fond et en montant bien jusqu’en haut.

Laver et émincer les légumes (éplucher si nécessaire). Cuire à l’étouffée pendant 10 mn. Égoutter.

Préchauffer le four à 180 °C. Enfourner la pâte à blanc pour la précuire pendant 5 mn.

Battre la moutarde avec les œufs, la crème et le fromage. Ajouter les légumes égouttés et verser dans le cercle de pâte. Enfourner pour 40 mn environ. Laisser refroidir 5 mn sur une grille avant d’enlever le cercle.

Quiche sans pâte au potimarron

Quiche sans pâte au potimarron

Classée dans plats végétariens

« Quiche sans pâte »… Vous ne pouvez pas dire « flan » ou « clafoutis », comme tout le monde ? Si mais allez, il n’y avait pas encore de quiche sans pâte sur ce blog, et puis c’est comme ça qu’on la mange : sans couverts, chaude ou froide, très souvent en pique-nique… C’est un plat bien complet : protéines du fromage de chèvre et des oeufs, sucres lents de la farine, fibres du potimarron… Ici, je l’ai cuite dans un moule un peu trop large (28 cm) et elle n’est pas très épaisse, mais si vous avez un moule de 22 ou 24 cm vous devriez obtenir un flan pâtissier salé (et sans pâte… haha) vraiment très sympathique.

Oui, je sais, l’été est encore là et vous avez sans doute trop chaud pour les potimarrons. Mais j’en avais un peu marre des courgettes, et je n’aime toujours pas les tomates 🙂

Quiche sans pâte au potimarron

Pour 4 personnes

300 g de potimarron
2 œufs
100 g de fromage de chèvre frais
200 g de lait de soja, chanvre ou amande
1 c. à soupe de moutarde douce
1 pincée d’herbes de Provence
60 g de farine demi-complète
8 olives vertes et noires dénoyautées
Graines au choix : pignons, tournesol, courge..

Cuire le potimarron coupé en morceaux à l’étouffée pendant 20 mn. Egoutter. Préchauffer le four à 180 °C. Mixer la chair de potimarron avec les œufs, le fromage, le lait, la moutarde, les herbes de Provence, la farine et 1 pincée de sel. Verser dans un plat à gratin huilé. Ajouter les olives coupées en rondelles, à intervalles réguliers. Parsemer de graines. Enfourner pour 30 mn. Déguster de préférence tiède ou froid.

Croquettes tempeh champignons

Croquettes tempeh champignons

Elles sont moches, mais qu’est-ce qu’elles sont bonnes ! Ces petites bouchées sont en train de devenir ma nouvelle manière préférée de consommer le tempeh (même si la plus courante reste la sauce cacahuète, si express et délicieuse qu’elle est indétrônable).

Si vous ne connaissez pas encore le tempeh, il est temps de remiser vos préjugés et d’ouvrir votre horizon culinaire ! Ce bloc constitué de graines de soja simplement lactofermentées est l’une des manières les plus saines de consommer des protéines végétales. Prédigérées par la fermentation, elles sont hautement assimilables. Ainsi maturées, les graines de soja développent des saveurs suaves mêlant levure, champignon, noix, miso…

On trouve le tempeh au rayon frais des magasins bio, mais on peut également le faire soi-même (je n’ai pas encore essayé).

Le tempeh, ingrédient d’origine indonésienne cuisiné dans de nombreux pays d’Asie, gagne évidemment à être accommodé avec les saveurs de son terroir d’origine : coco, cajou, cacahuète, riz, citronnelle, gingembre… Mais rien n’empêche de le traiter comme n’importe quelle protéine « de chez nous », en l’accommodant façon bolognaise, forestière, bourguignonne… (clic pour voir toutes les recettes de tempeh que j’ai créées pour le site de Satoriz). Avec les champignons, c’est un mariage heureux (surtout avec la variété Portobello, si vous avez la chance, comme moi, d’en trouver facilement dans votre magasin bio).

Ultra moelleuses et savoureuses, ces croquettes accompagnent particulièrement bien une poêlée de légumes, une salade ou une soupe. On peut aussi les cuire en format « steak » pour garnir des buns, en mode burger végétal.

Si les champignons et notamment leur cueillette vous intéresse, je vous recommande chaudement le tout dernier livre de mon amie Linda Louis, Les quatre saisons du champignon (ed. Alternatives).

Croquettes de tempeh aux champignons

Pour 2 personnes

250 g de champignons de Paris ou Portobello
100 g de tempeh
1 c. à soupe d’huile d’olive
1 c. à soupe de tamari
1 c. à soupe de moutarde douce aux aromates
1 filet de jus de citron
2 c. à café de sirop d’érable ou de fleur de coco
2 c. à soupe de flocons d’avoine

Peler les champignons et ôter le pied. Couper en dés. Couper le tempeh en cubes. Faire revenir le tout dans l’huile d’olive, à couvert, jusqu’à ce que les champignons aient rendu tout leur jus. Ajouter la sauce soja (tamari), la moutarde, le jus de citron et le sirop d’érable. Faire revenir sur feu vif jusqu’à ce que les champignons et le tempeh soient bien laqués. Placer dans un grand bol et donner quelques coups de mixeur plongeant, sans chercher à obtenir une consistance trop homogène (c’est bien qu’il reste des morceaux). Ajouter les flocons d’avoine, bien mélanger et laisser gonfler pendant 10 mn. Prélever des cuillerées de pâte et faire revenir dans une poêle huilée quelques minutes de chaque côté (ou bien disposer sur une plaque de cuisson huilée et enfourner pour 15 mn à 180 °C en retournant à mi-cuisson).

Gratin de haricots verts et fromage de chèvre

Gratin de haricots verts et fromage de chèvre

Classée dans plats végétariens

Est-ce que vous aussi vous séchez lorsqu’il s’agit d’accommoder les haricots verts ? Je m’en régale en période estivale, mais un peu toujours de la même façon : chauds ou tièdes, mélangés à du pesto ou du tartare d’algues, parfois agrémentés de fromage de chèvre ou de feta et de quelques pignons toastés…

J’ai aussi essayé de les entarter (c’est très bon, à condition d’avoir une garniture de type quiche bien moelleuse) et de les mixer en velouté (délicieux, mais il faut un très très bon blender pour y parvenir). Mais ma seule découverte notoire, je crois que c’est ce flan/gratin adapté de la recette de Jul’s Kitchen : des haricots vertes finement émincés, du fromage de chèvre, de la menthe (Jul utilise du basilic mais c’est la menthe qui envahit mon jardin) et des pignons de cèdre toastés (ou bien des amandes). Un très bon plat complet qui se déguste aussi bien à table qu’emporté, chaud comme froid… Je garde !

Gratin de haricots verts et fromage de chèvre

Pour 3 personnes

400 g de haricots verts
200 g de fromage de chèvre frais
3 œufs
1 c. à soupe de moutarde douce
15 feuilles de menthe fraîche
50 g de pignons de cèdre toastés ou d’amandes effilées
2 c. à soupe de parmesan râpé (ou chèvre affiné)

Equeuter et nettoyer les haricots. Cuire à l’étouffée pendant 15 mn.

Préchauffer le four à 180 °C. Placer les haricots sur une planche et couper en tronçons de 2 cm environ. Dans un saladier, battre le fromage de chèvre frais avec les œufs, la moutarde et la menthe fraîchement ciselée. Broyer la moitié des pignons et ajouter. Mélanger avec les haricots verts et répartir le tout dans un plat à gratin huilé. Parsemer le parmesan râpé sur toute la surface et ajouter les pignons restants. Enfourner pour 30 mn. Servir chaud, tiède ou froid.

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