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Yesterday — January 19th 2020Bridge > Numerama

Au fait, pourquoi Baidu s’appelle Baidu ?

Surnomme le « Google chinois », Baidu est un moteur de recherche incontournable dans l'Empire du Milieu.

Il est parfois qualifié de « Google chinois ». Méconnu en Occident, Baidu a su s’imposer comme le site de référence dans l’Empire du Milieu, sous l’égide d’un homme, Robin Li. En moins de vingt ans, le moteur de recherche est passé d’un site anecdotique à une entreprise valant plusieurs dizaines de milliards de dollars. D’ailleurs, elle fait désormais bien d’autres choses, comme le transport autonome.

Alors que Sergey Brin et Larry Page se sont fondés sur les mathématiques pour donner un nom à Google (le mot Google est un dérivé de « gogol », terme qui désigne le nombre 10 à la puissance 100, c’est-à-dire le chiffre un suivi de cent zéros), Robin Li, lui, s’en est remis à la littérature classique chinoise. C’est plus précisément un poème, écrit par Xin Qiji, auteur chinois qui a vécu entre 1140 et 1207, lors de la dynastie Song.

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Une statue de Xin Qiji. // Source : Huangdan2060

Un poème vieux de 800 ans

Ce poème, écrit il y a 800 ans, s’intitule Table de jade vert au festival des lanternes. En 2013, Kaiser Kuo, le directeur de la communication internationale de la firme, expliquait que le nom de l’entreprise provenait de la phrase « L’ayant cherchée des centaines et des milliers de fois parmi la foule, revenant soudain par hasard sur mes pas, je la trouve là, au plus sombre de la lueur des chandelles.  »

Dans sa page récapitulant l’histoire de l’entreprise, Baidu explique que ce poème compare la quête d’une beauté, en retrait au milieu d’un glamour chaotique, à la recherche de ses rêves face aux nombreux obstacles de la vie. Baidu, dont le sens littéral est « des centaines de fois », représente une recherche persistante de l’idéal. D’une certaine manière, ce nom transcrit, de façon symbolique, le rôle d’un moteur de recherche.

La Lune côtoie Mars dans le ciel ce lundi : il faudra se lever tôt pour le voir

Mars et la Lune doivent se rapprocher dans le ciel ce lundi 20 janvier 2020 au matin. Pour assister à cette conjonction, il faut être matinal.

Mars et la Lune se côtoient dans le ciel le lundi 20 janvier 2020. Il faut se lever tôt pour espérer assister à cette conjonction. Si la météo ne gêne pas l’observation, il devrait être possible de distinguer la planète à gauche de la Lune.

Dans notre hémisphère, la Lune est visible sous la forme d’un fin croissant ce lundi matin. Elle est levée depuis 4h27, soit quelques heures avant l’apparition de Mars, prévue pour 6h dans la constellation de l’Ophiuchus. Comme le montre l’image suivante, le spectacle est à observer en direction du sud.

Mars et la Lune le 20 janvier 2020 à 8h vues de Paris. // Source : Capture d’écran The Sky Live, annotations Numerama

Aux pieds du Serpentaire

Mars est observable jusqu’à 8h30, soit peu avant le lever du Soleil prévu pour 8h36. La Lune se couche plus tard, à 13h44. Cette rencontre a lieu aux « pieds » de la constellation de l’Ophiuchus (ou Serpentaire) et juste au dessus des « pinces » de la constellation du Scorpion.

La conjonction entre Mars et la Lune le 20 janvier 2020 à 8h. // Source : Capture d’écran The Sky Live, annotations Numerama

Comme d’habitude, l’observation depuis un lieu préservé au maximum de la pollution lumineuse est préférable.

Vous avez loupé l’événement ? Heureusement, une autre conjonction entre la Lune et Mars est prévue le 18 février 2020. À nouveau, seuls les observateurs les plus matinaux pourront espérer y assister.

Le Système solaire est coupé en deux, mais pourquoi ?

Notre Système solaire est séparé en deux régions distinctes. D'un côté, les petites planètes de Mercure à Mars, et de l'autre, les planètes géantes au-delà de Jupiter. Jupiter apparaît justement comme la coupable idéale pour expliquer cette dichotomie, mais une étude apporte d'autres éléments.

Un seul coup d’œil à un schéma du Système solaire suffit pour s’en rendre compte : il y a une franche séparation en deux pôles distincts. La Terre, mais aussi Mercure, Vénus et Mars sont de petites planètes telluriques proches du Soleil. Et Jupiter puis Saturne, Neptune et Uranus sont des géantes constituées soit de gaz soit de gaz. Avec entre les deux, la ceinture d’astéroïdes.

Le système solaire. // Source : Flickr/CC/Image Editor (photo recadrée)

Ce qui est moins évident pour l’observateur amateur c’est que la séparation se fait aussi du point de vue des météorites. Du côté de la Terre et dans le Système solaire interne, elles sont non-carbonées. Et dans le système Jovien et au-delà, elles sont carbonées. Pourquoi cette différence ? La théorie générale veut que ce soit Jupiter qui ait formé une barrière à cause de l’attraction très importante qu’elle provoque. Mais selon cette étude parue le 13 janvier dernier dans Nature Astronomy, c’est insuffisant et il faut examiner les mécanismes en œuvre avant la formation de la plus grande planète de notre Système.

Revenons un peu en arrière. Dans ses jeunes années, le Soleil est encore une étoile toute neuve entourée d’un disque protoplanétaire : de petits corps éparpillés en un cercle concentrique. Ces corps se rapprochent, s’entrechoquent, sont parfois réduits en miettes lors de collisions… Mais malgré tout, d’autres arrivent à s’agréger jusqu’à former des planètes. Celles situées près du Soleil sont composées de roches et de métaux, celles qui sont plus loin se contentent de méthane ou même de glace.

Parmi tout cela, il y a une planète qui grossit plus que les autres : Jupiter. Sa croissance est telle que les autres corps alentour voient leur orbite bouleversée. Une étude parue en 2016 a même établi que sans Jupiter, la Terre aurait été bombardée par beaucoup plus d’astéroïdes, ce qui aurait peut-être empêché notre monde de devenir habitable.

Jupiter ne laissant rien passer, ce serait même elle qui serait la clé à la structure actuelle du Système solaire avec des météorites très différentes d’un côté et de l’autre.

La barrière était là avant Jupiter

Mais ce n’est pas l’avis de Ramon Brasser. Le principal auteur de l’étude en question estime que les conditions pour empêcher le passage des météorites d’une partie à l’autre du Système solaire étaient déjà présentes avant même la naissance de Jupiter. « Nous avons fait des simulations informatiques avec les données que nous avions sur la formation du Système solaire, détaille le chercheur du Tokyo Institute of Technology, et nous nous sommes rendu compte que pendant la formation de Jupiter, son attraction n’était pas assez forte pour capter toutes les météorites carbonées. Une partie d’entre elles auraient dû passer dans le système interne, mais ce n’est pas ce qui est arrivé. Nous pensons donc que le disque protoplanétaire avait une pression plus forte à un endroit précis. »

Comment les auteurs en sont-ils arrivés à cette conclusion ? Il y a d’abord un précédent autour d’une étoile située à 450 millions d’années-lumière de la Terre : Elias 2-27. Cette étoile jeune entourée d’un disque protoplanétaire fournit une représentation assez proche de ce à quoi devait ressembler notre Système solaire il y a environ 4 milliards d’années. Dans une étude datant de janvier 2019, des chercheurs détaillaient les données récoltées par le réseau d’antennes Alma situé au Chili. Ils ont alors déduit que le disque n’était pas uniforme, mais au contraire possédait des endroits plus denses avec une pression plus forte. Il faut imaginer un disque vinyle avec certains sillons plus larges ou plus profonds. C’était donc possible, il ne restait plus qu’à appliquer cette découverte plus près de nous. « La pression était plus forte sur l’orbite où se trouve Jupiter aujourd’hui », explique Ramon Brasser. « Il s’est alors produit deux phénomènes : le gaz et la poussière se sont agrégés pour commencer à former la planète, et la pression était telle que les météorites ne pouvaient pas passer d’un côté et de l’autre de cet anneau, ce qui a créé la dichotomie que nous connaissons aujourd’hui. »

La ceinture d’astéroïdes borde l’orbite de Jupiter // Source : Nasa

Un anneau pour les gouverner tous

Dans leur simulation, les chercheurs ont montré que la théorie la plus plausible pour expliquer la configuration actuelle du Système solaire est celle de cette structure en anneaux. Des anneaux qui agissent comme des frontières pour les corps naviguant de part et d’autre. Ce type de configuration a déjà été observé par Alma autour de plusieurs étoiles jeunes qui n’avaient pas encore de planètes, mais uniquement un disque protoplanétaire. Comment ces anneaux se sont créés ? Mystère. Cela peut être dû à la formation d’une planète qui s’accompagne d’une zone où la pression est maximale, les grains de poussière se mettent alors à se comporter différemment et à se structurer en cercle suivant l’orbite de ce nouvel objet. Mais comme nous l’avions dit plus tôt dans le cas de Jupiter, le temps de la formation est trop lent et des météorites de l’extérieur seraient passées à l’intérieur. Il y a donc un autre mécanisme à l’œuvre, qui n’impliquerait pas la formation de planètes. Ramon Brasser a une autre explication : « L‘anneau pourrait être formé par des grains de poussière qui s’agglomèrent sans pour autant former une planète. Un mécanisme plus rapide. »

Le problème ici est que les grains de poussière finissent par se disperser et la pression devrait alors redescendre. Les chercheurs ajoutent donc une autre structure plus proche du Soleil, un disque de vent (disc wind) qui empêcherait la matière de s’éparpiller et qui créerait une zone « propre » dans le système interne. Cela expliquerait pourquoi les météorites sont si différentes d’un côté et de l’autre de ce disque, mais aussi pourquoi la ceinture d’astéroïdes entre Mars et Jupiter a une masse aussi faible, et pourquoi Jupiter n’a pas migré plus près du Soleil.

Alma, la clé vers les jeunes étoiles

Il y avait donc à l’origine un anneau formé de poussière et de gaz qui a causé une pression suffisante pour empêcher le passage de certaines météorites entre les deux parties du Système solaire. Sur l’orbite de cet anneau, Jupiter s’est formée et a créé une barrière définitive entre les deux. Il est possible que d’autres anneaux similaires soient apparus là où sont aujourd’hui Uranus et Neptune. Rien de sûr à ce stade, mais des structures similaires ont été observées, toujours par Alma autour d’étoiles plus lointaines. Ces étoiles jeunes représentent aujourd’hui la meilleure piste que nous ayons pour découvrir les secrets de notre Système solaire au début de sa création.

Et les découvertes pourraient se multiplier dans les années qui viennent puisqu’Alma a fourni depuis sa mise en service en 2011 de nombreuses données qui ne demandent qu’à être exploitées. Avec ses 66 antennes interconnectées, le réseau peut scruter le spectre lumineux des étoiles et analyser le disque protoplanétaire qui gravite autour. L’étude de la formation des planètes était un de ses nombreux objectifs et les équipes de chercheurs sont nombreuses à demander du temps d’observation avec des résultats encourageants.

L’Aube des Tribus : enfin un jeu de civilisation de plateau qui ne s’étend pas sur 186 heures

Chaque semaine, découvrez un jeu de société que nous avons sélectionné pour vous (avec amour et passion). Cette semaine, c'est L'Aube des Tribus qui est à l'honneur.

Vous voilà à la tête d’une tribu de l’ère préhistorique. Elle compte sur vous pour croître, explorer de nouveaux territoires, développer ses connaissances… et surtout s’élever au-dessus des autres. Serez-vous le meilleur leader ?

Chaque joueur commence la partie avec quelques membres de sa tribu, sur une des tuiles formant aléatoirement la zone de jeu. À l’instar de Small World, ce territoire est définitivement trop petit, et, quoiqu’il arrive, vous devrez rencontrer les autres à un moment ou un autre.

À son tour, un joueur effectue deux actions parmi quatre :

  • croître, pour augmenter la taille de sa tribu ;
  • voyager, pour déplacer des membres de sa tribu sur d’autres tuiles ;
  • récolter, pour récupérer des ressources (nourriture, bois ou pierre) en fonction des tuiles occupées ;
  • ou guider, pour piocher des cartes de développement ou d’objectif.
L'Aube des Tribus
Une partie à quatre joueurs en cours // Source : Gigamic

Pour cela, on lance deux dés, dont les faces représentent une lune, un soleil ou rien, et on les ajoute à gauche des emplacements adéquats du plateau des actions. Ce faisant, on en expulse les dés les plus à droite. Et en fonction des faces, l’action est plus ou moins réussie : s’il y a au moins deux soleils, elle est bonifiée (on récoltera plus de ressources par exemple), mais s’il y a au moins deux lunes, elle est diminuée (on voyagera moins loin par exemple). Bien entendu, les dés ajoutés influenceront aussi les choix des joueurs suivants, selon leurs propres lancers.

Vous vous en doutez, si une tuile accueille trop de pions de tribus différentes, ils se tapent dessus jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’une. Voire aucune si les forces sont équivalentes.

Suite à cela, et à condition de disposer des ressources nécessaires, on peut construire un village (valant un point de victoire au début de chaque tour… s’il n’est pas détruit), et résoudre ses cartes de développement et d’objectif. Les premières rapportent des connaissances (mieux se déplacer, mieux récolter, se défendre, etc), les secondes des points de victoires.

Un joueur l’emporte immédiatement en atteignant quinze points de victoire.

Pourquoi c’est bien

De prime abord, L’Aube des Tribus évoque un jeu de civilisation. Presque un « 4X » même, puisqu’on y trouve :

  • de l’eXpansion : agrandissement des territoires et de l’influence des joueurs ;
  • de l’eXploitation : récolte de ressources ;
  • et de l’eXtermination : élimination des adversaires, militairement ou par un autre moyen ;

Il ne manque que l’eXploration (découverte de nouveaux territoires) pour être complet.

Il en propose donc la plupart des ingrédients, excepté peut-être l’arbre technologique et une traversée sur différentes époques. À un détail près tout de même : la durée des parties. Là où les jeux de civilisation et les 4X s’étendent généralement sur plusieurs heures (on pense à Through the Ages ou Twilight Imperium), L’Aube des Tribus dépasse rarement les 45 minutes. Et ça change tout.

L'Aube des Tribus
Source : Gigamic

Ça change tout, car, d’une part, les règles s’expliquent en quelques minutes. Et d’autre part, vous aurez beaucoup plus souvent l’occasion d’y jouer, et avec un public plus large. Revers de la médaille tout de même : vous risquez d’être frustré, une fois la partie terminée, de ne pas pouvoir développer encore plus votre tribu, vous étendre, apprendre de nouvelles connaissances, etc. Car la fin arrive plus rapidement qu’on ne pense, parfois abruptement même. En somme, vous pourriez être frustré de ne pas avoir joué à un jeu de civilisation « classique », avec tout ce que cela comporte. Puis vous vous direz que, finalement, là où vous auriez à peine terminé l’explication des règles, vous avez plutôt pu jouer une partie complète de L’Aube des Tribus.

Un jeu de civilisation en 45 minutes

Petit point de friction dans les règles, qui, même si elles sont claires, manquent parfois de précisions sur certaines situations. Mais, pour en avoir fait l’expérience plusieurs fois, ne perdez pas votre temps à chercher l’information sur Internet : allez au plus logique, c’est toujours la bonne réponse.

Le renouvellement du jeu est assuré par des règles avancées, ajoutant les anciens des villages, des terrains spéciaux, et des pouvoirs aux chefs de clan.

En définitive, L’Aube des Tribus réussit parfaitement son pari. On développe sa tribu, on s’étend, on attaque les autres, on s’en défend, on forme des alliances temporaires contre le joueur en tête, on planifie ses tours tout en tenant compte des résultats des dés, etc.

Bref, voilà un excellent titre, rapide, incisif, parfois violent, avec une mécanique basée sur les dés bien trouvée, amenant une petite dose d’imprévu qui sied bien au format du jeu. Et puisque quand on aime, on ne compte pas, vous pourrez même investir dans un pack Deluxe. Certes, il ajoute la moitié du prix du jeu de base, mais il remplace tous les jetons cartonnés (ressources, envahisseurs, mammouth, tigre à dents de sabre, etc) par de très belles figurines en bois. Une extension uniquement cosmétique donc, et de fait indispensable pour les fans.

  • L’Aube des Tribus est un jeu de Brad Brooks
  • Illustré par Sergio Shaves
  • Édité par Gigamic
  • Pour 2 à 4 joueurs à partir de 10 ans
  • Pour des parties d’environ 45 minutes
  • Au prix de 45 € chez Philibert

Certains liens de cet article sont affiliés : si vous trouvez votre bonheur grâce à nous, nous touchons une petite commission. On vous explique tout ici.

Combien de temps faut-il pour atteindre chaque planète du système solaire ?

En journées, en mois ou en années : pour chaque planète du système solaire à explorer, il faut tenir compte de la durée du voyage permettant d'y arriver. Combien de temps faudrait-il pour arriver sur Mercure, Mars ou encore Uranus ?

Parmi les grandes missions spatiales prévues en 2020, il y aura deux voyages vers la planète rouge (ExoMars et Mars 2020). La durée du voyage fait partie des paramètres à prendre en compte dans la réussite de telles missions. D’ailleurs, combien de jours, mois ou années faut-il pour atteindre chacune des planètes du système solaire ?

Plusieurs sondes sont parties explorer le système solaire et ses planètes. La durée de leur voyage aide à donner une idée du temps qu’il faudrait pour atteindre Mercure, Vénus, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune.

Mercure

Un peu moins de 92 millions de kilomètres séparent Mercure de la Terre. La sonde Messenger a été lancée le 3 août 2004 en direction de la planète. Son premier survol de Mercure a eu lieu le 14 janvier 2008. Il lui a donc fallu 1 260 jours pour parcourir la distance entre les deux astres. Cela peut sembler long, mais il faut savoir que la sonde devait se positionner en orbite autour de Mercure : pour cela, il fallait qu’elle avance à une vitesse limitée.

La sonde New Horizons, particulièrement rapide, voyage à une vitesse de 80 000 kilomètres par heure. Il lui faudrait 40 jours pour atteindre Mercure depuis la Terre (à leur point le plus proche, soit environ 77 millions de kilomètres).

Mercure, vue d’artiste. // Source : Pixabay

Vénus

Un peu plus de 41 millions de kilomètres séparent la Terre de sa « sœur jumelle » Vénus. La sonde Mariner 2 est la première a avoir réussi le survol de l’astre : elle a été lancée le 27 août 1962 et le survol a eu lieu le 14 décembre. Il lui a donc fallu 110 jours pour faire le voyage.

La mission Venus Express a eu besoin d’un peu plus de temps : lancée le 9 novembre 2005, la sonde s’est insérée en orbite le 11 avril 2006. Elle a donc mis 154 jours pour arriver à destination. La différence entre les durées de voyage s’explique par le fait que les sondes doivent atteindre une orbite de transfert (permettant de passer de l’orbite terrestre à l’orbite vénusienne). Selon la taille de la fusée, le voyage peut durer plus longtemps.

Mars

La planète rouge est séparée de la Terre par un peu plus de 78 millions de kilomètres. Une mission spatiale habitée sur Mars fait partie des grands objectifs de la Nasa pour les années à venir. Combien de temps faudra-t-il pour faire le voyage ? Il faut 9 mois (entre 150 et 300 jours). Le voyage vers Mars ne peut commencer que lorsque les deux planètes sont bien alignées, ce qui se produit tous les 26 mois.

Si la sonde New Horizons pouvait voyager en ligne droite vers Mars, elle pourrait s’en approcher en 39 jours.

Jupiter

Les choses se corsent encore pour atteindre Jupiter, qui se trouve à plus de 628 millions de kilomètres de la Terre. La sonde Juno, lancée le 5 août 2011, a atteint la planète le 4 juillet 2016. Il lui a donc fallu plus de 5 ans, ou 1796 jours au total, pour arriver à destination. Il faut noter qu’au cours de ce voyage, la sonde ne s’est placée sur son orbite de transfert qu’au bout de deux années après le lancement.

Jupiter. // Source : Flickr/CC/Kevin Gill (photo recadrée)

La sonde New Horizons a réalisé un survol de Jupiter. Elle a été lancée le 19 janvier 2006 et a atteint Jupiter le 14 février 2007 : il lui a fallu 13 mois, ou 392 jours exactement, pour arriver jusqu’à la géante gazeuse.

Saturne

Saturne se trouve à un peu moins de 1,3 milliard de kilomètres de la Terre. La sonde Cassini-Huygens, lancée le 15 octobre 1997, s’est insérée en orbite autour de Saturne le 1er juillet 2004. Il lui a fallu plus de 7 ans pour faire ce voyage, ou très exactement 2664 jours.

Uranus

La Terre est séparée d’Uranus par un peu moins de 2,3 milliards de kilomètres de distance. Seule la sonde Voyager 2 a exploré la planète : elle a été lancée le 20 août 1977 et s’est approchée d’Uranus le 24 janvier 1986. Le voyage a duré plus de 8 ans, ou un total de 3 080 jours exactement.

Neptune

Pour aller sur Neptune, il faut être prêt pour un grand voyage : la planète se trouve à plus de 4,3 milliards de kilomètres de nous. La sonde Voyager 2 a effectué le passage le plus proche de l’astre le 25 août 1989. Cela représente plus de 12 ans, ou 4 389 jours précisément.

Un tribunal chinois accepte qu’une création d’une IA soit couverte par le droit d’auteur

Cette semaine, le Copyright Madness revient sur quelques dérives gratinées avec la Chine, qui considère qu'une IA peut disposer de droits sur une création, YouTube qui risque de supprimer des chaînes de vidéastes ou encore la société de transport du métro new-yorkais qui n'aime pas qu'on dessine d'autres cartes.

Copyright Madness

Historique ? Cette semaine, nous avons vu passer une décision de justice qui pourrait bien être l’une des plus importantes de ce début de XXIème siècle. Pour la première fois au monde, un tribunal a estimé qu’une création produite par une intelligence artificielle pouvait être protégée par un droit d’auteur. L’affaire a eu lieu en Chine et le litige portait sur un article écrit automatiquement par un programme. Normalement, les juges doivent chercher l’originalité d’une création, qui traduit l’expression d’une personnalité. Il paraît donc incongru qu’une machine puisse faire preuve d’originalité. Mais les juges chinois ont fait sauter ce verrou, en estimant au passage que les droits revenaient à l’entreprise qui a produit cette intelligence artificielle. Il ne serait pas étonnant à présent que les États-Unis ou l’Union européenne emboîte le pas à la Chine pour protéger leurs intérêts. Peu importe que cette évolution vide le droit d’auteur de son sens et le réduise encore plus à une simple affaire de gros sous…

Robots Journaliste Presse
Une main robotique en train d’écrire. // Source : Mirko Tobias Schaefer

Open pas content. Dans une précédente chronique du Copyright Madness, nous avons salué l’initiative de la Ville de Paris en matière d’ouverture des œuvres numérisées des musées. En effet, 150 000 images de plusieurs institutions parisiennes sont désormais accessibles gratuitement en haute définition. Cependant, cette décision ne semble pas ravir tout le monde, et en particulier la CGT-Culture, qui voit à travers cette décision un cadeau supplémentaire fait à Google. Leur argument consiste à dire qu’en l’absence de barrière tarifaire, la firme de Mountain View va en profiter pour aspirer les contenus et générer du trafic et donc de l’argent. D’après eux, cette suppression contribue à appauvrir les institutions muséales qui se privent d’une source de recettes. Le principe même de cette ouverture est de permettre de pouvoir rendre accessible à tout le monde. Si Google peut récupérer les fichiers, c’est valable pour lui aussi, donc y compris un acteur économique, et pas qu’aux simples internautes. C’est enfin l’occasion de s’emparer des potentialités offertes par le numérique pour pouvoir diffuser plus largement des œuvres du domaine public. Puis défendre l’opérateur photographique RMN-Grand Palais qui est réputé pour être championne du copyfraud, faut le faire !

Grand Palais
Le Grand Palais. // Source : BeyondDC

Transports. La MTA est l’équivalent de la RATP à New York et semble très à cheval sur la propriété intellectuelle. Elle est actuellement en conflit avec Jake Berman, un New-Yorkais qui a réalisé sa propre carte du métro de la Grosse Pomme. Il s’est lancé dans ce projet à la suite d’une mauvaise expérience qu’il a vécue dans les transports en commun. Pour arriver à ce résultat, il a passé plus de 300 heures et produit entre 15 et 20 versions. Il a décidé d’en faire profiter les autres en mettant en ligne sa carte, puis l’idée de la commercialiser lui est venue. Pour 50 dollars, vous pouvez faire l’acquisition de sa carte sur la plateforme Etsy. Enfin, cela était possible avant que la MTA n’engage une action pour violation de copyright et lui demande de retirer de la vente sa carte qui est pourtant clairement différente sur le plan visuel. Autrement dit, la MTA se considère propriétaire de la géographie du métro new-yorkais. Manque de chance pour la MTA, Jake Berman n’est pas que cartographe, il est aussi avocat.

Vue sur la ville de New York. // Source : Unsplash / Chelsea London Phillips

Chasseur de primes. Un Copyright Madness sans une dérive sur YouTube ne serait plus un Copyright Madness ! Cette semaine, des vidéastes assez connus aux États-Unis — MxR et Potastic Panda — ont reçu des avertissements en cascade, à tel point où qu’ils risquent d’en être éjectés. Ils ont réalisé des vidéos de réaction en réutilisant des mèmes, mais la société Junkin Media a pour particularité de contacter les créateurs de vidéos virales sur Internet pour se faire céder les droits et menacer ensuite les autres internautes, de façon à obtenir un paiement pour éviter une plainte. Ce petit système de racket est visiblement très fructueux et les vidéastes ont du mal à se défendre, même s’il existe aux États-Unis un mécanisme d’usage équitable (fair use) qui pourrait protéger ces reprises.

L’un des mèmes les plus connus de la toile. // Source : Memeshappen

Patent Madness

Bien de chez nous. Le phénomène des trolls des brevets, ou patent trolls, des sociétés qui ne vivent qu’en intentant des procès pour violation de propriété industrielle sur la base d’accusations souvent fantaisistes, paraissait jusqu’alors essentiellement américain. Mais comme les espèces invasives, les trolls voyagent d’un continent à l’autre et il semblerait qu’ils soient aussi en voie d’expansion en Europe. Cette semaine, 35 sociétés ont adressé une lettre à la Commission européenne pour lui demander de lutter contre, en faisant valoir les effets négatifs sur l’innovation. Parmi ces entreprises, il est amusant de compter Apple ou Microsoft qui, il y a quelques années encore, étaient de véritables excitées du procès et qui ont méchamment abusé de leurs brevets. Ceci dit, lorsqu’elles dénoncent les trolls, on peut être certains qu’elles savent de quoi elles parlent !

brevet
Les trolls des brevets existent aussi ailleurs qu’aux USA. // Source : etorov

Le Copyright Madness vous est offert par :

Lionel Maurel

Thomas Fourmeux

Merci à celles et ceux qui nous aident à réaliser cette chronique, publiée sous licence Creative Commons Zéro, notamment en nous signalant des cas de dérives sur Twitter avec le hashtag #CopyrightMadness !

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Once Upon a Time… in Hollywood en Blu-ray UHD mérite-t-il l’Oscar technique ?

En pole position pour les Oscars, Once Upon a Time... in Hollywood est le dernier né de Quentin Tarantino. Un beau film qui valait bien un Blu-ray UHD solide.

La séance Blu-ray UHD du week-end est un rendez-vous imaginé par la rédaction de Numerama pour vous proposer des tests de Blu-ray UHD. Vous y trouverez des films dont le disque devrait répondre aux principales exigences en matière d’image et de son, sublimant alors votre équipement dernier cri. 

Nommé dans dix catégories aux Oscars 2020 et un des favoris pour la statuette suprême (celle du meilleur film), Once Upon a Time… in Hollywood mérite toutes les éloges. En est-il de même pour le Blu-ray UHD disponible chez Sony Pictures ?

Le film

Avec Once Upon a Time… in Hollywood, Quentin Tarantino décide de rendre hommage au cinéma des années 60 dans une ville de Los Angeles bercée par le mouvement hippie. Comme souvent avec lui, il parvient à faire cohabiter la légèreté qui fait sourire (Leonardo DiCaprio et Brad Pitt forment un duo de losers attachants) et la tension qui grimpe crescendo (l’assassinat de l’actrice Sharon Tate perpétré par la secte de Charles Manson en fil rouge).

D’ailleurs, Quentin Tarantino part un peu trop du principe que le spectateur sait tout des agissements de Charles Manson et de son groupe de fanatiques. Ainsi, il ne prend même pas la peine d’expliquer les faits pourtant essentiels à la compréhension de son film d’une réussite implacable d’un point de vue cinématographique.

Once Upon a Time… in Hollywood // Source : Sony Pictures

L’image : 4/5

Pour son hommage aux sixties, Quentin Tarantino a encore frappé très fort. La photographie de One Upon a Time… in Hollywood est sublime, révélant des tons chauds et un festival de couleurs  chatoyantes (du orange, du jaune…). L’ambiance feel-good est encore mieux retranscrite en Blu-ray UHD, qui profite d’un master 4K pour appuyer un peu plus le grain voulu par le réalisateur (les puristes de l’image apprécieront cette granulosité exquise). Il n’y a pas un bond phénoménal en termes de définition (d’où notre 4/5) mais il y a suffisamment de détails pour apprécier le rendu.

Pour couronner le tout, le HDR10 ne vient jamais trop en faire, agissant plutôt avec délicatesse pour ne pas tomber dans la surenchère en matière de contraste. On notera quand même la vibrance des rouges, qui ressortent fortement de l’écran, les portions en noir et blanc éclatantes ou encore la puissance visuelle des flammes au moment où le personnage incarné par Leonardo DiCaprio fait usage d’un lance-flammes.

Once Upon a Time… in Hollywood // Source : Sony Pictures

Le son : 4/5

Pas de piste Dolby Atmos pour Once Upon a Time… in Hollywood, qui n’a de toute façon pas la bande-son qui se prête à ce format impliquant des effets 3D. On se retrouve alors avec une option DTS-HD Master Audio 7.1 qui mise sur le spectacle frontal pour convaincre. Et… c’est convaincant. L’excellente tenue des dialogues aide, tout comme la manière dont les morceaux de musique nous bercent dans l’atmosphère si particulière de l’époque.

Il arrive parfois que le calme ambiant laisse place à un peu d’action qui se développe sur l’ensemble des canaux. En bref, on n’est jamais dans la débauche, plutôt dans la précision.

Le Blu-ray UHD de Once Upon a Time… in Hollywood est disponible à moins de 30 euros

Élections municipales 2020 : comment s’inscrire sur les listes électorales

Que vous ayez déménagé, réalisiez votre première inscription sur les listes électorales ou que vous souhaitiez simplement vérifier votre situation avant les élections municipales de 2020, l'administration fournit tous les outils utiles pour faire vos démarches en ligne.

Les élections municipales de 2020, qui se dérouleront les 15 et 22 mars prochains, se traduiront par un important renouvellement des maires. En effet, il apparaît que près d’un édile sur deux n’envisage pas de se représenter pour un nouveau mandat de six ans, en particulier dans les petites communes. C’est le signe d’un renouvellement des effectifs, mais aussi le témoin d’un certaine forme de renoncement.

Ces élections municipales seront aussi l’occasion pour de nombreux jeunes, qui ont atteint la majorité depuis 2014, de se positionner politiquement au plan local, en se prononçant directement sur le devenir de leur commune. Mais pour cela, encore faut-il s’assurer de sa bonne inscription sur les listes électorales. Fort heureusement, il est facile de contrôler sa situation auprès de l’administration, grâce à un site dédié.

La mairie de Paris sera un des hauts lieux de lutte des municipales 2020. // Source : Wikipédia

Vérifier sa situation électorale

Pour savoir si vous êtes en situation de voter aux élections municipales de 2020, vous pouvez consulter les fichiers de votre commune (ou de votre consulat si vous êtes à l’étranger) et ainsi entreprendre d’éventuelles démarches administratives s’il y a la moindre anomalie. Vous devrez renseigner plusieurs éléments ayant trait à votre état civil, ainsi que la commune dans laquelle l’inscription est censée être faite.

Si vous êtes en règle, le site vous retourne quelques informatiques pratiques, comme le bureau de vote auquel vous êtes rattaché ou rattachée, avec son adresse. Prenez garde à remplir avec exactitude chaque champ demandé, sinon le site pourrait ne pas réussir à vous retrouver. Si malgré cela, aucune information pertinente ne sort, l’administration vous conseille de prendre contact avec la mairie.

Le site peut ne pas vous trouver si les informations que vous renseignez sont fausses ou incomplètes.

Première inscription sur les listes électorales

Pour les personnes qui ne figurent pas encore sur les listes électorales, il est tout à fait possible de régulariser votre situation en ligne. Un site dédié existe, accessible en se servant de votre accès France Connect (concrètement, vous pouvez accéder à divers sites du service public en utilisant votre identifiant et votre mot de passe liés au site des impôts, de l’assurance maladie ou encore de La Poste).

Une fois connecté, vous devrez remplir plusieurs formulaires (commune concernée, état civil, adresse postale) et fournir des pièces justificatives (recto/verso de la carte nationale d’identité, justificatif de domicile). Cet envoi peut être fait de manière électronique ou par la voie postale. Ne tardez pas : les inscriptions sur les listes électorales sont possibles jusqu’au 7 février 2020.

Pour une première inscription sur les fichiers électoraux, plusieurs informations seront données. Des pièces justificatives devront aussi être transmises.

Indiquer un changement de commune

Si vous êtes déjà inscrit sur les listes électorales, mais que vous avez déménagé et que vous n’avez pas eu l’occasion d’actualiser vos informations, vous pouvez là aussi tout faire en ligne. Le processus est similaire à la première inscription : connectez-vous sur le site dédié et suivez les consignes, que vous restiez dans la même ville, que vous vous trouvez dans une autre commune ou que vous revenez de l’étranger.

Selon les cas de figure, vous devrez préciser de quelle ville vous venez (ou quel pays vous quittez, si vous retournez en France) et fournir également deux documents, à savoir une copie de votre carte nationale d’identité et un justificatif de domicile. Si vous n’avez pas tout sous la main, le site permet de mettre en pause la procédure et de la reprendre plus tard, au moment de votre choix.

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Si vous avez déménagé, il peut être utile de vérifier votre situation électorale pour savoir si vous serez en mesure de voter lors des prochaines élections municipales. // Source : Negative Space

Star Wars : quelle aurait été l’histoire de l’Épisode 9 si Colin Trevorrow était resté réalisateur ?

L’Ascension de Skywalker fait l'objet de nombreux commentaires pour son histoire, très clivante. Aurait-elle pu être très différente ? C'est ce que suggère une fuite d'un script qui est attribué à Colin Trevorrow, un réalisateur qui devait au départ tourner le dernier film de Star Wars.

Voilà maintenant un mois que Star Wars, Épisode 9 : L’Ascension de Skywalker est sorti au cinéma. Toutes les personnes qui souhaitaient enfin connaître l’épilogue de la saga sont en principe au courant de ce qui se passe dans le film et de quelle manière J. J. Abrams et Disney voulaient conclure l’épopée de la famille Skywalker, démarrée il y a plus de 40 ans, en 1977, avec l’Épisode 4, Un nouvel espoir.

Que vous ayez apprécié ou non le film, sans doute avez-vous remarqué à quel point il clive. L’une des critiques récurrentes que l’on peut entendre ou lire n’est cependant pas propre au film, mais à la cohérence d’ensemble de cette trilogie : en effet, chaque long-métrage semble tracer sa propre route, sans forcément ni préparer le terrain pour l’épisode d’après ni tenir compte de ce qui a été installé précédemment.

Star Wars Rey
Le récit autour de Rey est l’un des points de discorde chez les fans de Star Wars. // Source : Lucasfilm

Et si Colin Trevorrow était resté ?

Et si l’histoire avait été différente, aurait-elle été mieux accueillie par la presse et le public ? Sans doute est-il vain de se demander aujourd’hui comment aurait pu être le tout dernier épisode de Star Wars — du moins, le dernier de cette saga-là, car Disney a bien d’autres projets dans les cartons. Cela dit, il est aujourd’hui possible d’entrapercevoir ce qu’aurait pu être l’Épisode 9 sous la direction de Colin Trevorrow.

Le cinéaste américain, principalement connu pour le film Jurassic World, était attaché à la réalisation de ce film jusqu’en 2017, date à laquelle il a été écarté par Disney pour des « différends créatifs ». Toutefois, son nom figure quand même au générique pour ses apports au scénario. L’intéressé avait planché depuis plusieurs années sur ce film : son implication avait été annoncée en août 2015.

Avant d’aller plus loin, une mise en garde. Dans la mesure où les passages qui suivent vont évoquer ce qu’aurait pu être l’intrigue de l’Épisode 9, il peut être possible de déduire ce qui se passe dans L’Ascension de Skywalker. Si vous ne l’avez pas encore vu, nous vous invitons à suspendre la lecture de cet article et à revenir une fois que vous serez immunisé aux divulgâchis.

Vous qui poursuivez ici la lecture, abandonnez toute espérance d’échapper aux spoilers.

La première différence se joue au niveau du titre, évidemment : plutôt que L’Ascension de Skywalker, il était envisagé de titrer l’épisode avec Duel of the Fates, que l’on peut traduire par Duel des destins. Ce nom vous parle sans doute : il s’agit du thème orchestré par John Williams en 1999 pour l’Épisode 1, La Menace fantôme, lorsque Qui-Gon Jinn et Obi-Wan Kenobi, deux Jedi, affrontent Dark Maul, un Sith.

Évidemment, la question que l’on se pose d’emblée est de savoir si cette indication est crédible. Ce que l’ont peut dire, c’est qu’elle provient d’une émission diffusée en direct sur YouTube le 13 janvier. Animée par Robert Meyer Burnett, un cinéaste américain, elle est centrée sur une première ébauche de l’histoire sur laquelle ont travaillé Colin Trevorrow et Derek Connolly, qui figure lui aussi au générique de l’Épisode 9.

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Colin Trevorrow // Source : Mingle Media TV

Ni Disney ni aucun des deux scénaristes initiaux (Colin Trevorrow et Derek Connolly) n’ont commenté cette fuite et il est improbable qu’ils se livrent à cet exercice. Après tout, une histoire officielle existe désormais, à quoi bon parler des autres scénarios envisagés — c’est d’ailleurs très courant d’envisager plusieurs récits différents, surtout à Hollywood ? Il n’y aurait sans doute que des coups à prendre.

Cela dit, le site AV Club prétend avoir été en contact avec une source anonyme qui est décrite comme ayant « pu confirmer de façon indépendante la légitimité du script de Trevorrow-Connolly ». Cette version du script daterait de décembre 2016. Sachant que Colin Trevorrow a été viré en septembre 2017, des modifications qui ont sans doute été soumises ultérieurement ne figurent dans ce script.

À supposer que ce document soit bien authentique, Duel of the Fates ne donne qu’une place minime à l’Empereur Palpatine : il n’intervient que sous la forme d’un hologramme pour délivrer un message semblable à un testament. Il devait être adressé à Dark Vador, avec comme instruction de conduire Luke Skywalker à l’ancien maître Sith Tor Valum, mais c’est Kylo Ren qui en prend connaissance et s’y rend.

Ce Tor Valum est présenté comme une créature très ancienne, vieille de plusieurs milliers d’années, et à l’allure proche des monstres de Lovecraft. Tor Valum, qui n’existe pas par ailleurs dans l’univers de Star Wars, a été le maître de Palpatine — dont on sait qu’il a été aussi l’apprenti de Dark Plagueis. Il devient également celui de Kylo Ren, malgré les efforts des autres personnages de le ramener du côté clair de la Force.

Toujours au sujet de Kylo Ren, le film devait présenter une version plus affectée encore que ce qu’on voit dans L’Ascension de Skywalker. Le script évoque des blessures importantes au visage, mais qui sont refermées avec des pièces d’armure fondues. Kylo Ren aurait aussi été confronté à Dark Vador, sous la forme d’un fantôme, et aurait perdu un duel face à lui — ce qui semble faire écho à l’illusion que voit Luke sur Dagobah.

Dark Vador, Palpatine et Luke Skywalker
Le script de Colin Trevorrow mettait en scène Dark Vador et Palpatine. // Source : Lucasfilm

De son côté, Luke Skywalker aurait tenu un rôle un peu plus important auprès de Rey, là encore sous la forme d’un fantôme de Force, pour l’encourager à poursuivre son entraînement de Jedi, malgré ses réticences. Luke Skywalker aurait aussi été plus actif à l’encontre de Kylo Ren, le hantant presque. Avec l’aide de Yoda et Obi-Wan Kenobi, il aurait tenté une dernière fois de le ramener du côté clair.

Rey n’aurait dans ce film aucun lien de parenté avec Palpatine. Elle aurait des doutes sur sa capacité à être une Jedi et à satisfaire les attentes des uns et des autres. Elle continuerait toutefois sa formation et se doterait de son propre sabre laser, en le basant sur son bâton de pilleuse d’épaves. Il s’agirait d’un double sa -laser. Elle serait aussi la dernière Jedi, ce qui accentuerait la pression sur ses épaules.

Des équipes auraient été constituées pour différentes missions, à en croire le script qui a fuité. // Source : YouTube

Concernant les autres personnages d’importance, à savoir Finn, Poe Dameron, Rose Tico, Chewbacca et C-3PO, deux équipes auraient été constituées, les uns pour aider Rey à savoir quoi faire, les autres pour activer une balise spatiale sur Coruscant — la capitale de l’Ancienne République — capable de transmettre des signaux à l’insu du Premier Ordre… qui, évidemment, tient la planète.

Davantage de détails sont donnés en ligne sur ce script, notamment sur Reddit, où on peut lire un résumé assez précis de ce qui était envisagé. Évidemment, le récit comportait des surprises, comme le fait que Chewbacca se serait retrouvé à bord d’un X-Wing pour faire face aux vaisseaux ennemis, ou bien que Han Solo, là encore, serait apparu à l’écran pour confronter Kylo Ren, malgré sa disparition dans l’Épisode 7.

Star Wars Kylo Ren
Kylo Ren, tel qu’il apparaît au début de l’Épisode 9. // Source : Lucasfilm

Évidemment, ces quelques éléments du récit attribué supposément à Colin Treverrow peuvent paraître bien plus enthousiasmants que ce J. J. Abrams a réalisé. Il convient néanmoins de garder de la mesure dans la comparaison entre une ébauche d’histoire et un film entièrement produit, car il n’est pas certain que les pistes scénaristiques de ce script auraient été correctement portées à l’écran.

Toute production doit composer avec des impondérables, des embuches et des aléas et ce qui peut sembler formidable sur le papier peut ne pas être à la hauteur de ce qui était attendu, à cause, par exemple, du montage. Sans parler également des renoncements qu’il faut parfois consentir. Cela a joué, par exemple, avec L’Ascension de Skywalker, quand est survenu le décès de Carrie Fisher, l’actrice incarnant Leia.

 

 

 

 

 

Psychiatrie, chats & erhu : 5 chaînes YouTube à suivre en janvier 2020

Envie de renouveau sur YouTube ? Numerama vous sélectionne chaque mois cinq chaînes YouTube originales, ludiques et passionnantes. Pour janvier, on vous propose de la psychiatrie, de la musique, des chats et de l'astronomie.

Les tendances étant toujours occupées par les mêmes chaînes et les algorithmes de YouTube n’aidant pas toujours d’un grand secours pour découvrir des contenus plus variés, vous pouvez avoir le sentiment de tourner en rond sur la plateforme. C’est pourquoi nous pensons qu’il peut être bénéfique de tenir une rubrique mensuelle dans laquelle nous vous proposons une sélection de cinq chaînes à suivre.

Bien sûr, tout ceci est subjectif, car les lauréats sont retenus au gré de nos découvertes et de nos préférences. Pour autant, pas question de sélectionner tout et n’importe quoi. Nous ne gardons que les contenus qui se  démarquent tant sur le fond que sur la forme — un minimum de qualité dans le contenu et le format est recherché. C’est aussi une façon de faire le tri parmi les centaines de milliers de chaînes qui existent.

Au passage, si vous ne connaissez pas encore la chaîne YouTube de Numerama, c’est le moment de la suivre : on nous souffle qu’elle est excellente. Si vous cherchez des essais de choses qui roulent (sans faire de bruit), c’est sur la chaîne Vroom.

Eliott Tordo

Dans la famille des instruments à cordes, on connaît évidemment le violon, la guitare ou encore le piano (oui, c’est instrument à cordes frappées). Mais ailleurs dans le monde, il existe des instruments dont vous n’avez peut-être jamais entendu parler. Connaissiez-vous par exemple l’erhu ? Il s’agit d’un instrument de musique traditionnel chinois qui utilise deux cordes ainsi qu’un archet.

C’est cet instrument que met en avant Eliott Tordo, en reprenant des musiques asiatiques qui s’y prêtent bien et en proposant des reprises plus originales, à l’image d’une chanson d’Ed Sheeran. Des thèmes de WoW, Naruto et de La Légende de Korra sont ainsi repris par le musicien. Avec cet instrument, n’avez-vous pas l’impression de voir les monts Kunlun, nimbés d’écharpes de brume scintillantes au petit matin ?

12 Parsecs

Si vous aimez l’astronomie, vous devriez trouver assez de chaînes sur YouTube pour occuper vos soirées. Mais peut-être aviez-vous manqué celle dénommée 12 Parsecs — les fans de Star Wars saisiront le clin d’œil –, qui existe depuis 2017. On y trouve des vidéos consacrées à divers sujets (le Système solaire, telle ou telle planète, les étoiles, quelques satellites remarquables), mais pas que.

Outre quelques hors séries dédiés à Star Wars, que ce soit pour commenter les films ou bien pour se demander si certaines affirmations astronomiques sont plausibles dans la réalité, on trouve aussi des contenus plus pratiques : comment se repérer dans le ciel, que faut-il savoir lors de l’achat d’un télescope ou bien les astuces pour repérer les étoiles à l’oeil nu…

Fou de Normandie

Les troubles psychiques et psychiatriques ne sont pas forcément bien connus du public. C’est là que l’association Fou de Normandie entre en scène. Sur YouTube, elle propose des vidéos courtes creusant diverses thématiques (« Le sport permet-il de diminuer le risque de dépression ? », « La neurodiversité c’est quoi ? » ou encore «  La mémoire : comment ça marche ? »).

La chaîne est animée par Jean-Baptiste Alexanian, conférencier et surtout docteur en médecine, spécialisé en psychiatrie, notamment sur ce qui relève du trouble de déficit de l’attention et de l’hyperactivité. L’objectif affiché est de « vulgariser les notions importantes de psychiatrie et nous réalisons une revue de la littérature scientifique ». En un an d’activité, ce sont des dizaines de vidéos qui sont déjà proposées.

Projet Grissini

Dans les jeux vidéo comme dans les séries télévisées, il existe des chansons et des thèmes musicaux qui ont durablement marqué le public. Pensez par exemple à Game of Thrones, avec Les Pluies de Castamere ou la Chanson de Jenny. Pensez également à Dragonborn, que l’on peut entendre dans Skyrim, ou bien La Berceuse du Malheur, qui accompagne The Witcher 3.

Ce sont ces musiques qui intéressent le Projet Grissini. Le souhait de cette chaîne YouTube ? Proposer des réorchestrations et des réinterprétations de ces belles œuvres, en essayant de leur donner encore plus d’ampleur et de souffle. Si les toutes premières vidéos de la chaîne ne sortent pas particulièrement du lot, les dernières productions ont atteint un degré de qualité remarquable.

Jun’s Kitchen

JunsKitchen, c’est une chaîne sur YouTube qui devrait à la fois aiguiser votre appétit et vous attendrir. Animée par un Japonais, Jun, elle le met en scène derrière les fourneaux, en présence de ses chats, qui l’observent cuisiner. Jun n’est pas un cuisinier professionnel, mais est un gourmet qui se concocte de bons petits plats. En général, les vidéos ne sont pas commentées, mais quand c’est le cas, Jun parle en anglais.

La majorité des vidéos sur cette chaîne est dédiée à la nourriture, mais on trouve aussi quelques productions différentes, autour de la cuisine ou des chats. Par exemple, Jun montre de quelle façon il a restauré des couteaux très abîmés pour pouvoir les utiliser et de comment il a entraîné ses animaux domestiques pour qu’ils se tiennent correctement, à l’extérieur comme face au plan de travail.

House of the Dragon : ce que l’on sait de la future série dérivée de Game of Thrones

HBO a annoncé en octobre 2019 la mise en chantier d'une série dérivée (spin-off) sur Game of Thrones, baptisée House of the Dragon. Quelles sont les informations que l'on sait de ce projet, dont la diffusion est prévue pour 2022 ? Numerama fait le point.

Le synopsis

House of the Dragon se basera sur Fire & Blood (Feu et Sang), le récit le plus récent de l’auteur George R. R. Martin, à qui l’on doit le récit du Trône de Fer, qui a donné Game of Thrones à la télévision.

L’ouvrage n’est pas un roman à proprement parler, mais se présente plutôt comme une chronique « historique » des évènements passés pendant le règne de la famille Targaryen, une puissante dynastie qui vient du continent d’Essos et a soumis par les armes tous les royaumes de Westeros. Leur particularité est de pouvoir commander les dragons, d’où le nom de la série, mais aussi l’emblème de leur maison.

Les dragons
Les dragons occupent une place importante dans Feu et Sang. On devrait donc les retrouver dans la nouvelle série de HBO. // Source : HBO

Les évènements décrits dans Fire & Blood se déroulent environ 300 ans avant ceux de Game of Thrones et s’étalent sur une large plage temporelle. On ne retrouvera donc pas les mêmes personnages, mais les lieux, les royaumes et certaines références devraient être familiers pour beaucoup de spectateurs — sans parler de celles et ceux qui auront lu au préalable le texte.

House of the Dragon, par sa relative proximité temporelle avec Game of Thrones, sera certainement plus enthousiasmante à suivre pour le grand public, plutôt que l’autre projet de série télévisée, The Long Night / Bloodmoon, car son récit se place plusieurs milliers d’années dans le passé. De plus, House of the Dragon promet du grand spectacle, avec beaucoup de dragons.

Le titre

Le titre a été révélé fin octobre, à l’occasion d’un évènement consacré à HBO Max, le futur service de SVOD, qui doit faire ses débuts au cours du premier semestre 2020 uniquement aux États-Unis. House of the Dragon fait référence à la Maison Targaryen, dont la spécialité est de commander les dragons — c’est d’ailleurs l’emblème de leur famille et c’est ce qui explique le nom de la série.

La salle du trône à Peyredragon, fief historique des Targaryen sur Westeros. // Source : HBO

Le casting

C’est aujourd’hui l’une des grandes inconnues de la série. La distribution n’est, en date du 18 janvier 2020, pas encore connue. On ne sait pas non plus quels seront les personnages de Feu et Sang qui seront mis en avant — car, comme tout travail d’adaptation, un élagage du récit est à prévoir. Les évènements se déroulant 300 ans avant Game of Thrones, aucun membre du casting de la série principale n’y figurera.

À l’écriture

C’est Ryan Condal qui mène le travail d’adaptation télévisée, en tant que showrunner — c’est lui qui doit assurer la cohérence d’ensemble de la future série, dont il est prévu 10 épisodes. L’intéressé est connu pour son travail sur la série Colony. Ryan Condal est aussi producteur exécutif, aux côtés de Miguel Sapochnik — également showrunner de la série — et Vince Gerardis.

Lors de l’annonce de la série télévisée, HBO a précisé que la création de cette préquelle est aussi supervisée George R.R. Martin. L’écrivain américain est en effet l’auteur de l’ouvrage Feu et Sang, sur lequel repose House of the Dragon. L’auteur, qui est au passage un autre producteur exécutif du projet, n’en est pas à sa première collaboration avec HBO. Il s’était déjà impliqué dans l’adaptation TV de Game of Thrones.

D. B. Weiss et David Benioff, qui ont piloté l’adaptation télévisée du Trône de Fer, ne sont pas impliqués.

George R.R. Martin participe à l’adaptation télévisée. // Source : Wikimedia/Gage Skidmore

Derrière la caméra

Il est prévu de confier la réalisation du premier épisode à Miguel Sapochnik. Le réalisateur britannique connaît bien l’univers de Game of Thrones : il a mis en boîte six épisodes de la série pour les saisons 5, 6 et 8, qui sont parmi les plus remarquables (Durlieu, La Bataille des Bâtards ou encore La Longue Nuit). Il est aussi dans l’intention de HBO de lui laisser les rênes sur d’autres épisodes de House of the Dragon.

Date de diffusion

Dans la mesure où la pré-production de House of the Dragon débute à peine, il ne faut rien attendre ni pour cette année ni pour l’année prochaine. Le 15 janvier, le directeur de la programmation de la chaîne HBO, Casey Bloys, a glissé à Deadline que la fenêtre de tir se trouvait plutôt en 2022. Et pour cause : le travail d’adaptation de Feu et Sang, l’ouvrage sur lequel repose la série, en est à ses prémices.

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Fossedragon, autre lieu majeur de la dynastie Targaryen, qui est ici en ruines à l’époque de Game of Thrones. // Source : HBO

D’autres séries

On sait depuis 2016 que HBO, la chaîne qui a produit Game of Thrones, souhaite prolonger l’engouement des fans avec des séries dérivées (et faire marcher la poule aux œufs d’or par la même occasion). Toutefois, comme l’a indiqué Casey Bloys, la priorité est House of the Dragon. En creux, il semble clair que tous les autres chantiers sont suspendus jusqu’à nouvel ordre, ou tout simplement annulés.

« Pour le moment, je pense que la diffusion de House of the Dragon sera la priorité numéro un. […] Nous nous concentrons tous sur House of the Dragon », a-t-il ainsi déclaré le 15 janvier. Preuve, d’ailleurs, de cette focalisation sur cette série en particulier, l’autre spin-off, The Long Night / Bloodmoon, a été abandonné en octobre 2019, malgré son officialisation en juin 2018.

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Les Contrées de l’éternel hiver. Cet environnement polaire aurait pu se trouver au cœur de The Long Night / Bloodmoon. // Source : HBO

Au printemps 2017, il était question de quatre séries en chantier. Une cinquième a par la suite été mise sur les rails. Cependant, le 13 juin 2018, George R. R. Martin a déclaré que l’une d’elles est abandonnée. Le renoncement de HBO pour The Long Night / Bloodmoon suggère que le compteur tombe maintenant à trois séries potentielles, voire deux, si on ne tient pas compte de House of the Dragon.

Maintenant que House of the Dragon est sur les rails, il semble incertain que HBO lance un autre spin-off en parallèle, pour éviter de devoir à mener de front deux projets d’ampleur et qui pourraient se gêner l’un l’autre. Dans tous les cas de figure, c’est toujours le passé de Game of Thrones qui sera exploré, aucune suite aux aventures de Jon Snow, Arya et Sansa Stark n’est dans les cartons.

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