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Today — June 2nd 2020Bridge > Numerama

StopCovid en retard : l’app catalane du même nom massivement téléchargée en France

La publication de l'application StopCovid devait avoir lieu à 12h le 2 juin 2020. L'application est en retard, ce qui occasionne un plan de communication légèrement absurde.

L’application StopCovid devait sortir à midi le 2 juin 2020, pour accompagner le déconfinement. D’après nos constatations et celles de plusieurs internautes sur les réseaux sociaux, l’application n’est toujours pas disponible à 12h40. Entre temps, de nombreux médias, institutions et femmes et hommes politiques avaient planifié leur communication sur le sujet, inondant l’espace médiatique avec l’annonce de la sortie de l’app.

Sur Twitter, des médias comme WeDemain ou la députée Christine Cloarec-Le Nabour avaient visiblement fait une planification automatique de leurs interventions. Le Journal des femmes avait même anticipé la sortie, avec un dossier publié à 10h30 et lié directement depuis la page d’accueil du site. En clair, tout devait être prêt pour l’heure dite.

⏰Il est 12h ! Vous pouvez télécharger 📲 #StopCovid

Pourquoi 🤔
👉Parce que le virus circule toujours
👉Parce qu’il est un outil complémentaire pour combattre sa propagation
👉Parce qu’il nous faut être le + nombreux possible à l’utiliser

➕ d’infos ⤵️https://t.co/TkMUdhLRXz

— Christine Cloarec-Le Nabour (@ChrisCloarec) June 2, 2020

Ce couac, qui est loin d’être le premier pour l’application, a entraîné une vague de téléchargement en France sur iOS pour… l’application catalane du même nom. À 12h45, elle était top 2 des téléchargements sur l’App Store d’Apple sur iPhone en France. Des centaines de Françaises et de Français ont donc téléchargé la mauvaise application.  D’après nos constations, un phénomène similaire ne s’est pas produit sur Android, où le top des applications gratuites est très classique. Au journaliste de RTL Benjamin Hue, le cabinet de Cédric O minimise ce retard et évoque un « petit contretemps ».

L’application StopCovid catalane est Top 2 du classement des téléchargements de l’App Store ce 2 juin 2020 // Source : capture d’écran Numerama

C’est un problème de plus pour StopCovid qui cherche à gagner la confiance des citoyens et n’a fait, jusqu’à présent, que cristalliser les critiques : les questions liées à son utilité réelle, sa pertinence en pratique, son bon fonctionnement en l’absence d’utilisation des outils proposés par Apple et Google, sa compatibilité avec les apps des autres pays européens ou encore, le principe même de son usage dans ce cas de figure sont autant de problèmes individuels qui n’ont pas trouvé de réponse aujourd’hui.

iOS 13.5.1 : Apple corrige déjà la faille liée à un jailbreak historique

Apple a vite déployé la mise à jour iOS 13.5.1, en raison d'une faille dans 13.5 qui permet un jailbreak.

La semaine dernière, le groupe unc0verTeam mettait en ligne un nouveau jailbreak ayant la particularité de fonctionner sous iOS 13.5, version qui venait à peine d’être mise en ligne. Dans la communauté du jailbreaking, il s’agissait d’un « événement majeur », lié à une faille exploitable tout de suite — soit du jamais vu depuis 2014.

Naturellement, Apple n’a pas tardé à réagir et, aujourd’hui, il est possible — et même vivement encouragé — de télécharger et installer iOS 13.5.1. Cette nouvelle déclinaison retire la possibilité à « une application d’exécuter du code avec les privilèges du noyau du système d’exploitation ». Notez que ce correctif vaut aussi pour iPadOS 13.5.1.

Apple iOS 13.5.1 // Source : Capture d’écran

Apple rectifie le tir avec le récent jailbreak historique

Sur l’iPhone, la description d’iOS 13.5.1, qui pèse un peu plus de 400 Mo, précise simplement : «  iOS 13.5.1 apporte d’importantes mises à jour en matière de sécurité. Cette version est recommandée à tous les utilisateurs. » Il faut se rendre sur la page Apple security updates pour comprendre qu’elle s’attaque à la faille permettant au jailbreak de fonctionner sans problème. Le nom ‘unc0ver’ est d’ailleurs clairement mentionné dans la courte note.

En quelque sorte, le jailbreak a permis à Apple de prendre connaissance d’une vulnérabilité logicielle dite ‘jour zéro’ dans iOS 13.5, mise en avant par la prouesse de l’unc0verTeam. En mettant moins d’une semaine à réagir, les ingénieurs de la firme de Cupertino prouvent qu’ils savent y faire quand il est nécessaire de colmater des brèches. Nul doute que les hackers ont aidé Apple dans cette tâche, en rendant la faille publique très vite.

Bien évidemment, celles et ceux qui souhaitent profiter du jailbreak sur leur iPhone doivent rester sous iOS 13.5 (en désactivant les mises à jour automatiques s’il le faut). Pour rappel, le jailbreak offre un accès à des fonctionnalités impossibles dans l’écosystème d’Apple. Cette opportunité n’est pas sans risque.

 

Île de Pâques : la civilisation qui a bâti les moaï ne s’est pas forcément « effondrée » sur elle-même

La thèse d'un effondrement de cette ancienne civilisation bât de l'aile en archéologie. Elle aurait peut-être été plus résiliente que le veut le récit habituel, et ce jusqu'à la colonisation européenne.

Tout le monde connaît les gigantesques statues moaï de l’île de Pâques (Polynésie), placées sur des plateformes cérémonielles appelées ahu ou marae. Ces visages monumentaux, faits de roche volcanique et allant jusqu’à 9 mètres de haut, ont été bâtis entre le XIIIe et le XVe siècle. Il est souvent expliqué que les ancêtres des Rapa Nui, les premiers habitants de l’île de Pâques, ont vu leur civilisation s’effondrer au XVIIe siècle, autour de l’année 1600. En cause : une succession de catastrophes écologiques, démographiques, culturelles. Un exemple d’« effondrement ».

Mais dans les disciplines archéologique et anthropologique, ce récit a commencé à battre de l’aile, moins envers la spirale de catastrophes qu’envers l’issue qu’aurait été un effondrement irrémédiable sans plus de renouveau de la part de cette société, alors éteinte d’elle-même. En 2018, l’archéologue Catrine Jarman écrivait que cette « société durable a été faussement accusée de sa propre disparition ». Selon elle, il faut « démystifier les Rapa Nui » : contrairement au récit popularisé autour d’un effondrement total, « plus de 60 ans de recherches archéologiques brossent en fait un tableau très différent », indiquait Catrine Jarman.

Une nouvelle publication, parue en avril 2020 dans Journal of Archaeological Science, va dans le sens de cette idée que le destin des premiers habitants de l’Île est plus nuancé qu’un effondrement de civilisation, provoqué par un effet papillon de dysfonctionnements internes et à l’issue définitivement fatale autour de 1600.

La civilisation des Rapa Nui a construit les monumentaux moaï sur l’île de Pâques. // Source : Wikimedia / Yves Picq

Repenser l’impact des colons européens

Les auteurs de ce travail de recherche ont appliqué une méthode scientifique appelée statistique bayésienne, laquelle vise à reconstruire une chronologie d’événements. En archéologie, ce modèle d’analyse permet d’inclure à la fois les datations radiocarbone et les connaissances historiques, afin de donner du sens à une chronologie. C’est exactement ce qu’ont fait ces archéologues pour l’île de Pâques : ils ont impliqué les datations radiocarbones de 11 sites excavés, les différents types d’architectures découvertes sur l’île, ainsi que les connaissances ethnohistoriques.

À partir de cette reconstruction chronologique plus précise, les auteurs en concluent que la civilisation a perduré bien après 1600. Elle a même réussi à maintenir sa culture quelques temps après la colonisation européenne de 1722 — et en dépit de celle-ci. Les archéologues écrivent que les résultats « démontrent un manque de preuves d’un ‘effondrement’ pré-contact et offrent au contraire un soutien fort à un nouveau modèle émergent de communautés résilientes qui ont continué leurs traditions à long terme malgré les impacts de l’arrivée des Européens ».

Contrairement à l’image d’une société qui n’aurait pas su affronter une spirale de catastrophes, la civilisation des Rapa Nui apparaît inversement dans cette étude comme tout particulièrement résiliente : elle a longtemps perduré, malgré les menaces internes et externes ayant pesé sur cette société. Dans le magazine spécialisé Sapiens, le co-auteur de l’étude Robert DiNapoli regrette que «  ce degré de résilience a été négligé en raison du récit d’effondrement, et il mérite une reconnaissance ». Le rôle de la colonisation européenne dans l’extinction des Rapa Nui serait également à revoir : la chronologie pourrait être plutôt similaire à ce qu’il s’est passé pour d’autres peuples indigènes.

Sans trancher le débat en confirmant ou infirmant définitivement un récit plutôt qu’un autre, cette étude vient surtout rappeler que la chronologie des événements de l’île de Pâques est encore irrésolue. En tout cas, la thèse de l’effondrement total et interne en 1600 tient de moins en moins, et la réalité est probablement plus complexe que cela. «  Leur travail s’ajoute à la masse croissante de preuves accumulées au cours des dix dernières années, selon lesquelles les récits précédents d’effondrement sur l’île de Pâques ne sont pas corrects et doivent être repensés », confirme un archéologue indépendant de cette étude à Sapiens.

Android 11 : les nouveautés qui arrivent avec la première bêta

La première bêta d'Android 11 est sortie plus tôt que prévu. Google devait en parler le 3 juin, mais l'entreprise a décidé de décaler l'évènement.

C’est en fin d’année que doit sortir Android 11, mais Google n’attendra pas le jour J pour présenter la nouvelle version de son système d’exploitation. En fait, l’entreprise américaine a déjà commencé à en faire la promotion en début d’année, avec la mise en lumière d’une série de nouveautés qui accompagneront l’OS : nouveau mode avion, enregistrement de l’écran ou bien les autorisations à usage unique.

Tout ceci répond à un tempo bien précis, mais une fausse note s’est glissée dans la partition jouée par la firme de Mountain View : comme le signale Frandroid, la première bêta d’Android 11 est arrivée un peu plus tôt que prévu. Des mobinautes ont pu ainsi la récupérer et partager dans la foulée des captures d’écran permettant de connaître les nouveautés additionnelles prévues dans Android 11.

Quoi de neuf dans Android 11 bêta 1 ?

Dans le détail, Android 11 apportera un nouveau lecteur multimédia, sous la forme d’un widget prenant place dans les paramètres rapides du panneau de notification. L’OS se permettra aussi de suggérer des applications pour remplir la barre inférieure de l’écran, le « dock », si celle-ci n’est pas pleine — par exemple, les autres applications de Google (Gmail, Meet, YouTube, etc.).

Android 11 Bêta 1Android 11 Bêta 1
Dans Android 11 Bêta 1, un nouveau lecteur multimédia sous forme de widget est à signaler, ainsi qu’un utilitaire de suggestion d’applications pour le dock. Plusieurs designs d’icônes pour les applications sont aussi au programme.

Android 11 fournira aussi un nouveau menu, atteignable par une pression longue sur le bouton d’alimentation du smartphone. On y trouvera les instructions d’extinction ou de redémarrage de l’appareil, mais aussi les cartes bancaires enregistrées pour le paiement sans contact et certains widgets utiles pour la domotique. Des améliorations sont aussi à noter en matière d’accessibilité.

Ces captures donnent un aperçu vraisemblablement incomplet de ce que recèle la bêta 1 d’Android 11, qui devait faire ses premiers pas il y a un mois, avant que la crise sanitaire n’en décide autrement. D’ailleurs, un nouveau report est à signaler : Google renonce à la date du 3 juin pour communiquer sur cette bêta, du fait des circonstances aux États-Unis avec le décès de George Floyd, tué par un policier.

Tesla en Autopilote : une vidéo d’un choc violent rappelle qu’il faut rester vigilant

La vidéo d'un accident impressionnant, survenu sur une autoroute taïwanaise et impliquant une Model 3, rappelle qu'il faut toujours rester vigilant derrière son volant. Même quand c'est la voiture qui prend l'essentiel de la conduite en charge.

Le propriétaire d’une Tesla a visiblement un peu trop fait confiance à l’Autopilote. Depuis quelques heures, une vidéo virale circule sur internet : elle montre une Model 3 s’encastrer violemment dans un camion renversé sur la route, en tirant tout droit sur une autoroute. L’accident est survenu à Taïwan et, fort heureusement, n’a fait aucun mort.

La séquence est impressionnante : on voit une Model 3 foncer à vive allure vers le camion immobile, qui bloquait le passage. Normalement, le conducteur avait largement le temps de se déporter ou de freiner pour éviter le crash. D’après les premiers résultats de l’enquête, précisés par le média CNA dans un article publié le 1er juin, l’Autopilote était bel et bien activé au moment des faits.

Non, l’Autopilote n’est pas de la conduite autonome

Sur la vidéo, on peut voir de la fumée blanche émaner des roues peu avant le choc. Cela prouve qu’il y a eu une tentative de freinage d’urgence, qu’elle ait été à l’initiative du conducteur ou de la voiture. Dans son témoignage accordé à la police, le propriétaire de la Model 3 a confié qu’il pensait que la voiture, réglée sur la vitesse de 110 km/h, détecterait l’obstacle et freinerait d’elle-même pour l’éviter. On peut dès lors comprendre qu’il a un peu trop misé sur la technologie, sachant qu’il n’était pas sous l’emprise de l’alcool.

Accident Tesla Model 3 et camion // Source : Capture YouTube

Deux choses à retenir de cet accident :

  • La conception de la Model 3 assure une vraie protection en cas d’impact. Au regard de la violence du choc, le fait que le conducteur s’en sorte indemne est miraculeux. Il s’agit d’une preuve que la sécurité est assurément un pilier de Tesla ;
  • L’Autopilote n’est pas infaillible et ne doit pas être considéré comme de la conduite autonome. Cette super aide au pilotage nécessite une vigilance constante, comme le stipule le configurateur des voitures Tesla sur l’onglet dédié à l’option.

Pour la défense du conducteur, clairement en faute dans cette situation, Elon Musk a tendance à un peu trop vanter les bénéfices de l’Autopilote. Encore récemment, il a annoncé que les Tesla pourront devenir des taxis autonomes à la fin de cette année. Cette communication enthousiaste, qui ne tient même pas compte du cadre législatif, sème le trouble dans les esprits. Par le passé, elle a forcé le constructeur à retirer une option beaucoup trop confuse.

Le halo de la Voie lactée serait plus chaud que prévu

Le halo entourant notre galaxie pourrait être plus chaud qu'on le pensait. Une équipe de scientifiques a utilisé l'observatoire XMM-Newton pour étudier cette région, qui fait le lien entre la Voie lactée et l'univers dans lequel elle évolue.

La Voie lactée est entourée d’un halo galactique, probablement constitué d’étoiles, de gaz et de matière noire. Des parties de ce halo pourraient être bien plus chaudes que ce que l’on pensait. Des scientifiques se sont penchés sur la question et ont présenté leurs travaux lors d’un événement en ligne organisé par l’Union américaine d’astronomie du 1er au 3 juin 2020. Une étude avait préalablement été déposée sur la plateforme arXiv.

« Le milieu circumgalactique est le halo de gaz et de poussières multiphase qui entoure le disque stellaire et le milieu interstellaire des galaxies […]. Le milieu circumgalactique joue un rôle important dans l’évolution d’une galaxie », écrivent les auteurs dans cette étude. Les températures extrêmes identifiées dans certaines parties du halo pourraient exister dans le halo entier, soupçonnent ces scientifiques.

Réplique de l’observatoire WMM-Newton. // Source : Wikimedia/CC/Mike Peel (photo recadrée)

Mieux comprendre les caractéristiques du halo galactique permet d’en savoir plus sur la manière dont les galaxies se forment et comment elles évoluent en interagissant avec le milieu circumgalactique. Puisque le halo est en quelque sorte le dernier lien entre une galaxie et l’univers plus large dans lequel elle est intégrée, son étude peut s’avérer utile pour cerner plus précisément les changements connus par la galaxie au cours du temps.

Deux observatoires mobilisés

Pour en savoir plus sur la température de ce halo, les auteurs ont utilisé les données de l’observatoire spatial XMM-Newton, un télescope de l’Agence spatiale européenne (ESA) destiné à l’étude des rayons X mous. L’observatoire était tourné dans une seule direction (vers le blazar 1ES1553+113). Les auteurs ont constaté que le halo était plus chaud qu’attendu dans la zone observée, mais il n’était pas possible d’en déduire si cette chaleur était répandue dans le reste du halo. De plus amples observations, menées à l’aide du télescope spatial à rayons X Suzaku de l’Agence d’exploration aérospatiale japonaise (JAXA), dans quatre directions différentes, ont montré que d’autres parties du halo semblaient elles aussi bien plus chaudes.

Qu’en est-il des autres galaxies ? Pourrait-on retrouver des températures similaires dans d’autres halos galactiques ? Pour le savoir, les auteurs se sont intéressés à une autre galaxie, NGC 3221. Leur analyse a montré que le halo de cette galaxie, située à 200 millions d’années-lumière, paraissait aussi chaud que celui de la Voie lactée.

D’autres observations seront nécessaires pour caractériser la température du halo entier qui entoure la Voie lactée. Les scientifiques espèrent que les missions en développement XRISM (un télescope spatial à rayons X mous de la JAXA), ATHENA (un télescope spatial à rayons X, développé par l’ESA et la JAXA) ou encore Lynx (un observatoire de la Nasa) pourront permettre de mieux cerner les liens entre les galaxies et leurs halos.

Microsoft retarde la mise à jour de mai 2020 si votre PC n’est pas prêt

La mise à jour du mois de mai 2020 est sortie il y a quelques jours, mais Microsoft peut la retenir pour votre PC si celui-ci n'est pas encore prêt à la recevoir.

Baptisée mise à jour du mois de mai, la toute nouvelle mouture de Windows 10 (qui est numérotée version 2004) aura pour une poignée d’utilisateurs des allures de mise à jour du mois de juin. En effet, Microsoft a dû en retarder la disponibilité dans certains cas, à cause d’une série d’incompatibilités matérielles ou logicielles, dont la description figure dans une page dédiée de l’éditeur américain.

Il est possible de savoir facilement si son poste informatique est concerné ou non par ces difficultés passagères. En ouvrant l’utilitaire de mise à jour Windows Update, un message peut s’afficher pour indiquer un retard dans la sortie de Windows 10 version 2004. Un lien est disponible, qui mène vers le récapitulatif des soucis de compatibilité. Onze soucis sont recensés, dont un est partiellement résolu.

Windows Update mai 2020Windows Update mai 2020
Si votre configuration pose une difficulté, Microsoft retardera la sortie de la mise à jour.

Il est possible de passer outre ce blocage par quelques manipulations et en mobilisant l’assistant de mise à jour de Windows 10. Cependant, on ne saurait trop vous conseiller de vous abstenir si vous n’avez pas un bon bagage informatique vous permettant de retourner en arrière en cas de pépin ou de vous débrouiller en cas d’incident sur votre poste, à cause de cette mise à jour.

Ces incompatibilités peuvent avoir des conséquences très fâcheuses. À titre d’exemple, fin 2018, la mise à jour d’octobre de Windows 10 avait été perturbée par un bug qui avait égaré des fichiers. L’entreprise américaine avait réglé le souci, mais admis que dans quelques cas certains documents ne pourraient pas être récupérés. C’est ce genre d’incident qui incite le groupe à avancer prudemment, aujourd’hui.

Quoi de neuf dans la mise à jour de mai ?

La mise à jour de mai 2020 a été présentée officiellement le 27 mai, date à laquelle elle a commencé à être déployée pour le grand public.

Elle inclut des améliorations pour l’usage du Bluetooth (configuration et appairage), une meilleure prise en charge des smartphones avec Android sur l’application Votre Téléphone, la deuxième version du sous-système Linux dans Windows 10, des smileys japonais en plus (les kaomojis), l’arrivée de DirectX 12 Ultimate, l’usage de Windows Hello sans utiliser de mot de passe ou encore une meilleure accessibilité.

Microsoft annonce aussi des améliorations techniques pour son navigateur web Edge, avec une gestion plus fine de la mémoire vive, des modifications pour l’assistant virtuel Cortana, avec la possibilité d’interagir avec par écrit en langage naturel (le français n’est pas encore pris en charge), la faculté de renommer des bureaux virtuels et une meilleure synergie entre la recherche de Windows 10 et l’explorateur de fichiers.

Sony, Google et EA annulent leurs conférences : « des voix plus importantes ont besoin d’être entendues »

Plusieurs multinationales ont décidé de revoir leur plan de communication en raison de la haine raciale qui sévit aux États-Unis.

Depuis quelques jours, le monde suit de près les événements tragiques qui émaillent les États-Unis : la mort de George Floyd, tué par un policier, a malheureusement remis en lumière le racisme systémique qui sévit dans le pays. La colère exprimée par les manifestants a entraîné une vague de violence policière dans certaines villes du pays et plusieurs voix s’élèvent pour les dénoncer et faire valoir les droits des Noirs américains. Le tout, dans un contexte ou le président américain lui-même attise les braises.

Dans cette situation, des multinationales ont décidé d’annuler des événements qui auraient dû avoir lieu cette semaine. C’est par exemple le cas de Sony, qui préfère décaler sa conférence centrée sur les jeux PS5 jusqu’à nouvel ordre. Elle était initialement prévue pour ce jeudi 4 juin, à 22h, heure française.

PS5 // Source : Sony

Sony, Google et EA repoussent leurs événements

« Bien que nous comprenions que vous êtes impatients de voir les jeux PS5, nous pensons que ce n’est pas le bon moment pour ça. Pour l’instant, nous prenons du recul pour permettre à des voix plus importantes d’être entendues », justifie Sony dans un tweet publié le 1er juin. La firme nippone considère que les gens ont, à juste titre, autre chose à penser et que le jeu vidéo est loin d’être essentiel en ces temps troubles. Elle a raison, même si le retard va compliquer un peu plus sa communication autour de la PS5, pas aidée par la crise du coronavirus. 

Sony n’est pas le seul acteur du marché du jeu vidéo à avoir pris cette décision. Dans un tweet diffusé le 31 mai, Electronic Arts a annoncé le report d’une présentation dédiée à Madden NFL 21 — simulation de football américain. «  Nous trouverons un autre moment pour parler de football avec vous. Car c’est plus important qu’un match, que le sport, et que cela nécessite qu’on reste tous ensemble pour changer », révèle l’entreprise. 

We are excited to tell you more about Android 11, but now is not the time to celebrate. We are postponing the June 3rd event and beta release. We'll be back with more on Android 11, soon.

— Android Developers (@AndroidDev) May 30, 2020

Google, de son côté, a dégainé très vite sa communication en repoussant sa conférence articulée autour de son système d’exploitation Android 11. « Nous serons de retour avec plus d’informations sur Android 11 très bientôt », indique la firme de Mountain View. La date de l’événement était fixée au 3 juin.

Faut-il s'inquiéter de la sécurité de StopCovid ?

Autour des nombreux questionnements autour de l'application française de contact tracing StopCovid, la sécurité apparaît comme un des pans les plus solides du projet.

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Développement accéléré, gestion du projet critiquée, controverses sur des choix techniques… De nombreux éléments ont engendré une véritable inquiétude autour de la sécurité de StopCovid. Mais l’équipe du projet, menée par des chercheurs de l’Inria, est parvenue à offrir de nombreuses garanties, contrôlées par plusieurs experts français. Résultat : l’application qui sort à midi ce mardi 2 juin aura un niveau de sécurité plus que satisfaisant.

L’imprécision du Bluetooth est un des principaux problèmes de l’app. // Source : Louise Audry pour Numerama

Reste que le risque zéro n’existe pas en cybersécurité, et qu’il existe donc des scénarios d’attaque contre l’app. Mais ils requièrent soit une force de frappe et des compétences techniques de très haut niveau, soit des manœuvres d’espionnage avancées. Sauf que même dans le cas où un scénario catastrophe se réaliserait, les dégâts seraient limités pour les utilisateurs, puisque StopCovid ne récolte que le strict minimum de données nécessaire à son fonctionnement.

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Si la sécurité de StopCovid est satisfaisante, elle ne balaie pas les doutes sur son efficacité et son usage, alimentés par des questions à la fois techniques et éthiques.

Peu de données exposées sur StopCovid

Pour évaluer le risque, il faut savoir quelles données sont exposées dans l’application :

  • Un identifiant unique, attribué à chaque utilisateur par un serveur central contrôlé par l’État, qui est lié à l’adresse IP du smartphone. Cet identifiant est protégé par un algorithme de chiffrement, qui lui donne une autre apparence (un ensemble de chiffres et de lettres) à intervalles réguliers. Les smartphones disposant de StopCovid vont s’échanger les identifiants chiffrés, qui seront eux-mêmes conservés pendant une durée limitée après avoir été remontés au serveur central. Seul le serveur central dispose de la clé de déchiffrement.
  • Le contrôle positif à StopCovid. Après avoir été testées positives, les personnes atteintes de Covid-19 recevront un code à entrer dans l’app. Il existe un chemin pour remonter à l’identité des personnes malades, mais il est protégé par de très nombreuses couches de sécurité. C’est la donnée qui pourrait attirer la convoitise : des personnes malintentionnées pourraient s’en servir pour faire du chantage par exemple.
  • Un historique des interactions entre les téléphones, et donc entre les personnes, gardé pendant une durée limitée. Un groupe de hacker qui aurait réalisé la prouesse de casser le chiffrement pourrait créer des cartes d’interactions, qui lui permettrait d’identifier certaines personnes.

Et c’est tout. StopCovid ne récolte pas de données personnelles ni de données de géolocalisation. Résultat : même si des hackers parvenaient à compromettre l’application, ils n’auraient pas directement accès à l’identité des utilisateurs. Il leur faudrait encore faire des efforts supplémentaires, recouper avec toutes sortes de données pour lier une identité (et un éventuel statut positif à la Covid-19) à une personne.

En plus d’être compliquée à lancer, la cyberattaque ne mènerait donc qu’à peu d’informations. Il existe des milliers d’applications bien moins sécurisés, qui exposent bien plus de données, si les hackers ne veulent pas se compliquer la tâche.

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La sécurité de StopCovid a été amplement testée

Malgré son développement rapide, StopCovid est passé par toutes les étapes d’un processus de sécurisation.

StopCovid a une sécurité imparfaite, mais suffisante

Les critiques les plus pointus pourront tout de même questionner le choix français d’une approche centralisée pour StopCovid : il suffit aux hackers de compromettre un seul serveur central, contrôlé par l’État, pour compromettre l’application. Cette particularité nécessite aussi d’accorder une certaine confiance à l’administration et aux fonctionnaires garants des serveurs.

Quoiqu’il en soit, le gouvernement a avancé suffisamment de garanties pour que la sécurité ne soit pas un élément discriminant du choix de l’installation de StopCovid. C’est le point défendu par SaxX. L’application protège correctement l’utilisateur, mais il ne l’installera pas pour d’autres raisons.

Crédit photo de la une : Louis Audry pour Numerama

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Ligue 1 : Mediapro s’allie à TF1 pour lancer une chaîne Téléfoot pour la saison 2020

Mediapro, prochain grand acteur de la diffusion de foot, s'est rapproché de Téléfoot pour ses futurs chaînes.

Aux yeux de beaucoup, Téléfoot est le rendez-vous incontournable du dimanche matin. Dans quelques mois, cette émission phare de TF1, bousculée par l’éclatement des droits TV en matière de football, va devenir une chaîne à part entière. Dans un communiqué publié le 2 juin, TF1 a annoncé un partenariat avec Mediapro, détenteur des gros lots de la Ligue 1 pour la période 2020-2024.

Il s’agit bien évidemment d’un grand coup pour Mediapro, qui cherche de la légitimité face à des concurrents installés — beIN Sports et Canal+, sans oublier RMC Sport pour les compétitions européennes. En s’alliant à la marque Téléfoot, le groupe espagnol partira d’un peu moins loin.

Ballon de football // Source : Facebook LFP

Le projet de Mediapro est un peu moins flou

Cette nouvelle chaîne Téléfoot sera lancée au mois d’août, à l’occasion du démarrage de la saison 2020/2022 (à la fin du mois, si les conditions sanitaires le permettent). Elle « proposera en direct et en exclusivité l’essentiel et le meilleur de la Ligue 1 : plus de 80 % des matchs, dont les dix plus grandes affiches et le match du dimanche soir, une offre magazine étoffée et unique, en semaine et le week-end, incluant le grand magazine du dimanche soir et l’éclairage des plus grands experts ». Il y aura également 8 rencontres de Ligue 2 chaque semaine. Le reste des matches de Ligue 1 sera diffusé sur Canal+ (le samedi à 21h et le dimanche à 17h).

Grâce à ce deal avec TF1, d’une durée de 4 ans renouvelable, Mediapro récupère également deux acteurs populaires du monde du football : le consultant Bixente Lizarazu et le commentateur Grégoire Margotton. Le duo officiera sur les 20 grandes affiches de la saison. Là encore, c’est un sacré plus pour la légitimité, puisqu’il faut être en mesure de rivaliser avec les pointures des autres chaînes.

À partir de 2020/2021, la grille des programmes Ligue 1 ressemblera à cela :

  • Vendredi 21h : Téléfoot ;
  • Samedi 17h : Téléfoot ;
  • Samedi 21h : Canal+ ;
  • Dimanche 13h : Téléfoot ;
  • Dimanche 15h : Téléfoot ;
  • Dimanche 17h : Canal+ ;
  • Dimanche 21h : Téléfoot.
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