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Loc and Roll, loués soient les meubles

Loc and Roll, loués soient les meubles

par · Publié · Mis à jour

8 min de lecture

En France, la société Loc and Roll propose un service de location de mobilier alliant souplesse et simplicité dans un esprit d’économie circulaire.

loc and roll article couverture © Lesgoodnews

L’aménagement de son chez-soi est souvent un point important. Cet ameublement est parfois le reflet de nos goûts, de notre style de vie. Dans une autre mesure, il peut démontrer les difficultés sociales. Ainsi, les français privilégiaient, au siècle dernier, la transmission du mobilier au sein de la famille. Puis la société de consommation est arrivée, sonnant le glas pour certains meubles rustiques centenaires au profit des meubles en kit. En résulte une boulimie de mobilier qui finit en déchets. Selon l’ADEME, en 2018, près de 2,7 millions de tonnes d’éléments d’ameublement ont été mise sur le marché. Côté collecte, plus d’un million de tonnes sont traitées dont plus de la moitié est recyclée. Et seul 1 % est réutilisé. Il n’y a pas que l’effet de mode qui explique la consommation de ce type de biens. Les évènements de la vie contraignent beaucoup de personnes à s’équiper dans l’urgence et à bas prix. Pourtant, il existe d’autres méthodes. La location de biens mobiliers en est un. Déjà connue outre-Atlantique, par les besoins de mobilité des Américains, c’est sur ce créneau qu’Estefania Gonzalez De Ubieta fonde en 2019 la société Loc and Roll. Les services de location sont lancés fin février 2020, tout d’abord en Île-de-France. L’équipe de Loc and Roll se compose de quatre personnes à temps plein. Dans un avenir proche, la société, basée à Pontoise, envisage de promouvoir l’emploi de personnes en situation de handicap et de femmes de plus de 45 ans ayant des difficultés dans leur parcours professionnel malgré leurs compétences.

Prendre la mesure du meuble

Page accueil Loc and Roll © Loc and Roll
Le site propose un large choix de mobiliers © LocandRoll

Loc and Roll invite à repenser son rapport à l’ameublement de nos espaces de vie. Chacun a un attachement particulier à ses meubles. Pour certains, seul l’aspect pratique compte. Pour d’autres, c’est le reflet même de leur personnalité. La possession de ce type de bien est remis en cause de plus en plus par nos modes de vie et la mobilité sociale. Ainsi, les évènements de la vie nous imposent parfois à revoir notre aménagement. Par exemple, l’arrivée d’un enfant nécessite l’acquisition de nombreux éléments pour une durée de quelques années. D’autres évènements de la vie sont autant de périodes transitoires où les services de Loc and Roll peuvent s’imposer. En effet, un choix se pose : acheter du neuf, de l’occasion. Cependant, il faudra compter avec les frais de stockage et de transport avec tous les risques de dégradation. Une autre voie est possible : celle de la location. Cette dernière solution peut s’avérer intéressante selon les budgets. On voit alors tout l’intérêt de Loc and Roll. En quelques clics, on parcourt sur le site les nombreuses pièces d’ameublement disponibles. La liste des équipements d’ameublement disponibles est conséquente, allant du mobilier d’extérieur, en passant par le salon, de quoi équiper tout un logement. La variété de produits est riche : électroménager, bureau, literie, décoration et bien d’autres objets sont à disposition.

Une actrice de l’économie circulaire

loc and roll estefania © Loc and Roll
Estefania Gonzalez De Ubieta, fondatrice de Loc and Roll © LocandRoll

À l’origine de cette entreprise, il y a Estefania Gonzalez De Ubieta. Durant sa carrière bien remplie, la fondatrice de Loc and Roll a eu l’occasion de travailler pour de grandes structures internationales. Elle a pu nouer des liens forts avec de nombreux personnes. C’est forte de toutes ces rencontres enrichissantes et dans un désir de nouveaux défis qu’Estefania Gonzalez De Ubieta s’est lancée dans l’aventure de l’entreprenariat. À cela s’ajoute le souhait d’œuvrer dans une optique d’économie circulaire. En effet, la fondatrice estime que la durée de vie des pièces d’ameublement pourrait être grandement allongée. Une fois qu’un meuble a fait son temps chez quelqu’un, prenant la poussière à la cave ou remisé au grenier, il pourrait être utile et trouver sa place dans un autre foyer. Le gaspillage provoqué par la surconsommation de biens mobilier est alarmant et ne cesse de croître d’année en année, porté par la société de consommation. Entre 2014 et 2018, une étude de L’ADEME montre une augmentation de près de 14 % des éléments d’ameublement mis sur le marché. La solution apportée par Loc and Roll offre une alternative. Estefania est une personne aimant les défis. Le lancement de la jeune société s’est effectué lors du début de la pandémie de COVID-19. Elle nous fait part de cette anecdote :

J’ai passé un an à construire un plan d’action en béton pour lancer mon entreprise. J’ai travaillé dur pour mettre en place toute la logistique nécessaire permettant de fournir un service impeccable. J’ai analysé tous les risques inhérents à mon projet pour les mitiger ou les accepter en toute connaissance de cause. Puis là, lorsque je me dis qu’on est prêts pour lancer, je le fais pile au moment où une pandémie sans précédent bloque les hôpitaux, altère l’ordre établi, envoie 4 milliards de personnes en confinement et paralyse l’économie. Comme quoi une planification bien faite est très importante, mais on n’est jamais à l’abri des imprévus et qu’il faut toujours savoir s’adapter.

Estefania Gonzalez De Ubieta, fondatrice de Loc and Roll

Souple, Simple et l’esprit Serein

Loc and Roll meuble équipe © LocandRoll
L’équipe de Loc and Roll se charge de la logistique © Loc and Roll

Les services proposés par Loc and Roll facilitent la vie de sa clientèle. En effet, lors du changement de son mobilier, il est nécessaire de prendre plusieurs paramètres en ligne de compte. Le traitement des anciens meubles : on peut les revendre, les donner ou les jeter, avec les différentes problématiques logistiques qui en découlent. Par ailleurs, l’acquisition de nouveaux meubles requiert parfois des nerfs d’acier devant des plans de montage parfois bien compliqués. La simplicité de la solution proposée par Loc and Roll saute aux yeux. Dans le prix de la location : la livraison, le montage, l’installation et la désinstallation sont compris. Loc and Roll propose même la reprise de votre ancien mobilier sous condition. La durée de location offre de la souplesse. En effet, allant d’un mois à cinq années, il y a de quoi répondre à de nombreuses situations. Enfin, si un bien plaît au locataire, ce dernier peut l’acquérir l’esprit serein. Pour faciliter l’équipement d’un foyer, Loc and Roll propose des packs pour équiper une chambre de bébé au complet ou assurer le confort d’un étudiant.

Loc and Roll à suivre

Loc and roll estefania entrepôt © Loc and Roll
Trouver le meuble à sa mesure © Loc and Roll

Cette toute jeune société a fait ses débuts dans une période compliquée, liée à une pandémie. Pourtant, les besoins sont là et les locataires aussi. D’ailleurs des demandes en dehors d’Île-de-France font déjà leur apparition. En définitive, c’est un nouveau défi de taille à surmonter pour Estefania Gonzalez De Ubieta qui est en passe de relever haut la main. Côtés soutiens, Loc and Roll est épaulée par La Turbine, un incubateur de Cergy-Pontoise qui les héberge. Les services de soutien aux entreprises de la communauté d’agglomération du Valparisis ont aiguillé la fondatrice dans ses démarches. Côté récompenses, la jeune société a été lauréate, en 2019, du Réseau Entreprendre Val d’Oise.

Article mis à jour le 25 mai 2020 à 8 h 09 min

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Maximiser le solaire avec DualSun

Maximiser le solaire avec DualSun

par · Publié · Mis à jour

6 min de lecture

En France, la société DualSun a développé un système de panneaux solaires innovants permettant de maximiser la production électrique par le surplus de chaleur.

Lesgoodnews DualSun article couverture

L’intérêt du grand public pour l’utilisation des énergies renouvelables ne cesse de croître ces dernières années. De plus en plus de personnes conçoivent leur projet immobilier en tenant compte de l’empreinte carbone de leur investissement. Beaucoup de technologies existent sur le marché, notamment dans le domaine du photovoltaïque. Il est ainsi difficile de faire son choix dans la myriade de propositions. À cela s’ajoute, le démarchage agressif de certains vendeurs, prêts à tout, pour vendre des solutions peu adaptées à des prix prohibitifs. Il est alors intéressant de s’intéresser à la technologie en elle-même. On remarque tout de suite une sorte d’hégémonie asiatique dans ce domaine. Pourtant, il n’est pas nécessaire de faire le tour du monde pour trouver des innovations dans les panneaux solaires. La société française DualSun en est l’exemple. Fondée en 2010 par Laëtitia Brottier et Jérôme Mouterde, tous les deux diplômés de l’Ecole centrale de Paris, l’entreprise propose une configuration innovante permettant de maximiser la production énergétique. La fabrication des panneaux solaires est française, basée à Jujurieux dans l’Ain. Le siège social se trouve à Marseille, abritant les équipes de recherche et développement (R&D) et commerciales. C’est en tout une vingtaine de collaborateurs travaillant d’arrache-pied pour offrir à ses clients des produits innovants, français et des solutions sur mesure.

Un panneau 2 en 1

Des panneaux photovoltaïques innovants © DualSun

Le photovoltaïque n’est pas une nouveauté en soi. Mais l’intérêt qui est porté par le grand public et les acteurs économiques, oui. Avec les enjeux liés au dérèglement climatique et la volonté générale de décarboner l’économie, un grand nombre de personnes sont en attente de solutions pouvant répondre à ces différents défis. Et le choix ne manque pas : il existe sur le marché mondial un très grand nombre de technologies et de fabricants. DualSun se démarque dans la conception même de ses panneaux photovoltaïques. En 2013, sa technologie est reconnue comme le premier panneau hybride au monde à recevoir la certification Solar Keymark. Après avoir concocté leur projet de panneau solaire double en 2009, les cofondateurs de DualSun passent à la phase pratique, avec comme moteur, l’innovation DUALBOOST permettant un gain de production électrique de 5 à 15 % par refroidissement des cellules photovoltaïques. En y couplant une solution de production d’eau chaude, Les panneaux solaires développés valorisent 80 % de l’énergie perdue sous forme de chaleur. Ainsi, la première installation pilote, réalisée à Roquebrune-sur-Argens, confirme la viabilité du projet. Cette phase a ouvert d’autres opportunités. L’équipe de DualSun nous fait part de cette anecdote :  

Le groupe Bouygues Construction nous a accordé sa confiance pour réaliser notre première installation à grande échelle sur leur siège social « Challenger » en 2014 ! Cette installation couplée à des pompes à chaleur fonctionne toujours et a été un véritable tremplin pour DualSun ! 

Jérôme Mouterde, CEO de DualSun

DualSun a fait le choix de produire l’ensemble de ses panneaux solaires en France. Un choix louable qui s’inscrit dans la volonté de relocalisation de certaines productions. Ainsi, c’est dans l’Ain, à Jujurieux, que l’usine classée ISO : 9001 s’est vu confier le soin de l’assemblage de ces panneaux photovoltaïques. En définitive, seuls 25 % de la valeur ajoutée d’un panneau hybride DualSun Spring sont produits en Asie. Cela a permis de mettre en avant trois éléments : un rendu esthétique meilleur, un rendement plus efficace et un contrôle du respect des brevets internationaux concernant cette innovation.

De nouveaux modes de consommation

Une des réalisations pour une maison autonome à Marseille © DualSun

Il est devenu relativement courant de rencontrer des personnes ayant envisagé, ou entrepris, de se diriger vers une solution d’autoconsommation énergétique. Certains iront jusqu’à tenter d’atteindre la sacro-sainte autonomie énergétique et son graal : le bâtiment à énergie positive (BEPOS). Mais avant d’y parvenir, il convient déjà de connaître son environnement, son bien immobilier et d’étudier le budget que l’on souhaite consacrer à un tel projet d’envergure. Rendre autonome en énergie les lieux où nous vivons est la mission principale de DualSun. Pour ce faire l’entreprise, via son site Internet, propose un simulateur pour donner une idée des moyens à mettre en œuvre. En outre, la partie blog du site de DualSun offre bon nombre d’informations sur le fonctionnement hybride des panneaux solaires. De plus, une foire aux questions (FAQ) bien documentée couvre un bon nombre de sujets. L’entreprise invite ses clients à privilégier l’installation de leurs produits par des installateurs certifiés QualiPV. D’ailleurs, les chantiers faisant appel aux panneaux photovoltaïques de DualSun sont suivis par l’entreprise pour s’assurer du respect des consignes. En effet, la société noue un véritable contrat de confiance avec les installateurs. Elle leur propose de nombreuses ressources et outils, dont une partie est disponible en ligne.

DualSun à suivre

En dix ans d’existence, les solutions proposées par DualSun démontrent le dynamisme français en la matière. La présence de DualSun ne se limite pas à l’hexagone. La société exporte sa solution avec plus de mille installations à travers le monde, notamment en Suisse et en Australie, en partenariat avec Daikin. Côté soutiens, la société a reçu celui de BPI France à ses débuts. On peut noter le partenariat avec le laboratoire IUSTI du CNRS de Marseille. La région PACA lui a décerné une subvention « Envie d’agir ». Ce prix financera en partie la certification des panneaux hybrides. En 2012, le projet se fait remarquer lors du concours Allianz ID Invest « Et si on changeait le monde ». DualSun reçoit le soutien de l’ADEME en 2013. Côté récompenses, en 2017, l’entreprise a été lauréate du « Grand Prix des Bonnes Nouvelles pour les Territoire » organisé par la Fondation MMA des Entrepreneurs du Futur. Poursuivant ses succès, DualSun a reçu en 2020 le label Solar Impulse Efficient Solution reconnaissant le caractère crédible, respectueux de l’environnement et rentable.

Article mis à jour le 11 mai 2020 à 8 h 16 min

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La proximité a du bon avec Conso-locale

La proximité a du bon avec Conso-locale

par · Publié · Mis à jour

5 min de lecture

En France, en Maine-et-Loire, Terre de pixels a développé une plateforme gratuite, Conso-locale, pour valoriser les producteurs et les petits commerçants afin de les aider durant le confinement lié à l’épidémie de coronavirus.

lesgoodnews conso-locale article couverture © Lesgoodnews 2020

Elle est arrivée aussi subitement qu’un coup de massue. L’épidémie de coronavirus, nommé COVID-19, a chamboulé le quotidien de milliards d’humains dans le monde. En France, la crise sanitaire a été contenue à partir du mois de mars 2020, par la méthode du confinement. Il en a résulté de nombreuses conséquences tant sociales qu’économiques. Malgré tout, de nombreuses initiatives citoyennes ont vu le jour, chacun agissant à son niveau pour améliorer le quotidien de tous, devant le constat de la difficulté à communiquer des producteurs et des petits commerces et du manque d’informations sur les lieux d’approvisionnement pour les clients. La petite agence de communication Terre de pixels, devant l’urgence de la situation, a retroussé ses manches pour aider les petits commerçants, les artisans et les consommateurs de l’ancienne province d’Anjou et retisser un lien entre eux. Ainsi, la plateforme Conso-locale met en avant le circuit court et les produits locaux. Ils sont quatre à maintenir cette initiative en ligne : Benoît Lesaffre, directeur de Terre de pixels, Clément, au développement, Victor, stagiaire en charge du contact avec les différents acteurs et Clarisse, veillant à la qualité rédactionnelle du tout. Un point remarquable : ils sont tous bénévoles sur cette belle réalisation avec pour objectif commun “un monde plus fraternel et joli”.

Promouvoir la consommation locale

Accueil conso-locale
La plateforme Conso-locale offre tous les standards du web actuel

La crise économique, qui a suivi la crise sanitaire due à l’épidémie de coronavirus, a touché durement de nombreux secteurs. Les petits commerçants et les producteurs locaux n’ont pas été épargnés. Ainsi, les petites boutiques ont pu voir une partie de leur clientèle habituelle déserter les centres-villes au profit d’autres sources d’approvisionnement. Déjà fragilisées par les centres commerciaux et les nouveaux modes de consommation en ligne, elles prennent de plein fouet cette crise. Les producteurs ne sont pas en reste avec une demande en berne et des moyens logistiques à repenser pour assurer la sécurité de tous. Enfin, il ne faut pas oublier les petits artisans qui sont en première ligne pour répondre aux sollicitations des habitants confinés chez eux. L’arrivée de la plateforme Conso-locale leur offre, à tous, une bouffée d’oxygène, permettant de se faire connaître simplement du grand public et renouer le contact perdu. Ainsi, l’équipe de Terre de pixels permet de créer des fiches contenant tous les renseignements nécessaires pour de potentiels clients. Ainsi, on y retrouve les grands classiques tels que l’adresse, le numéro de téléphone, les horaires, la présence sur les réseaux sociaux, mais aussi le mode de livraison et même si une monnaie locale est acceptée. Cette fiche de synthèse est créée par l’acteur économique. L’équipe de Terre de pixels valide les données et les met en ligne gratuitement. Via cet aspect, on remarque le caractère collaboratif de la plateforme alliant autonomie et confiance.

Une plateforme plébiscitée

Équipe Conso-locale
L’équipe de Conso-locale se met en quatre pour offrir une plateforme collaborative efficace.

En marge des fiches concernant les bénéficiaires de la plateforme, Benoît Lesaffre, faisant s’exprimer ses talents de communicant au sein de Terre de pixels, fait vivre le site en publiant régulièrement dans le fil d’actualité de la plateforme Conso-locale. Les internautes angevins peuvent retrouver une mine d’informations locales et positives sur différents sujets dans la partie “Le Mag”. On retrouve une page dédiée à la crise sanitaire du Covid-19 concernant le département de Maine-et-Loire. Il n’aura pas fallu longtemps pour que la plateforme Conso-locale ait ses premiers visiteurs. En l’espace de trois semaines, l’affluence se fait sentir avec dix mille visiteurs hebdomadaires. Une belle réussite qui ne doit rien au hasard, mais au moins à deux critères : la qualité de conception et une attente forte du public. L’équipe de Terre de pixels ne fait pas un coup de communication. L’internaute se retrouve devant une plateforme qui a du sens et qui en donne. Que l’on soit producteur, commerçant, consommateur ou simple curieux, on y trouve une foule d’informations. Au moment de la rédaction de cet article, plus de trois cents fiches étaient en ligne.

Conso-locale à suivre

L’équipe de Terre de pixels reste pleine d’humilité devant le succès de la plateforme Conso-locale. Une chose est sûre : le public est au rendez-vous. L’offre couvre actuellement le département de Maine-et-Loire. Cependant, on peut se laisser à encourager l’essaimage de ce type d’initiative. Au fil des jours la plateforme ne cesse de s’étoffer en fonctionnalités à la demande des visiteurs et bénéficiaires. D’ailleurs, tous ces efforts commencent à se faire remarquer. Facebook France a repéré ce projet dans le cadre de son initiative #ensemblesolidaires.

Article mis à jour le 25 avril 2020 à 7 h 11 min

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Citizens, compétences et mécénat

Citizens, compétences et mécénat

par · Publié · Mis à jour

5 min de lecture

En France, le projet Citizens cherche à faire du mécénat de compétences un levier pour favoriser l’engagement des entreprises, des institutions et des citoyens vers une société solidaire.

Citizens lesgoodnews article © Lesgoodnews 2020

Notre société regorge d’activités. Les entreprises, les collectivités locales, les citoyens et le réseau associatif s’activent à forger le quotidien du plus grand nombre. Chacun de ses acteurs dispose de son secteur d’activité et parfois travaille pour les mêmes objectifs ou dans le même domaine. Pourtant, il est parfois dommage de remarquer des difficultés pour certaines structures, dans la réalisation de projets ou d’activités. Là où la compétence manque, l’activité peut s’en trouver ralentie, voir stoppée. Il est alors important de réaliser des ponts entre les différents acteurs pour dynamiser les actions sur le territoire. Le mécénat de compétences peut, dans certains contextes, répondre à des problématiques métiers par des solutions adaptées. C’est dans cette optique que la jeune société Citizens souhaite se positionner en focalisant son action sur les besoins des associations. Fondé en 2020, par Pierre Paillereau, fraîchement diplômé, Citizens s’installe en Normandie, dans la métropole rouennaise.

Démultiplier les compétences

Malgré toutes les bonnes volontés des acteurs des associations, salariés comme bénévoles, il existe parfois des domaines où le manque de compétences peut se faire sentir. Pour y pallier, on peut s’appuyer sur la formation ou le recrutement de nouveaux profils. Il existe cependant d’autres voies, telles que le mécénat de compétences. Par exemple, si une association a un besoin ponctuel dans un domaine précis de sa comptabilité, elle peut via cette possibilité bénéficier de l’expérience d’agents expérimentés d’une entreprise participante. Les possibilités sont nombreuses : répondre à un besoin de volontaires pour un événement, travailler sa communication, élaborer des demandes de subventions, travailler sur des questions juridiques. Pour assurer le lien entre les acteurs et faire correspondre besoins et moyens, Citizens se positionne en tant qu’interlocuteur privilégié. Elle crée un service sur-mesure pour que chaque acteur y trouve son compte. D’ailleurs pour les associations, ce service est gratuit. En outre, les structures associatives peuvent y gagner en visibilité sur leur territoire. C’est aussi un moyen de replacer l’humain au centre des échanges. Le tout est dirigé vers un noble objectif : construire une société durable, responsable et solidaire.

Né d’un tour du monde

Durant l’année 2018, Pierre Paillereau et Ludovic Payen ont parcouru le monde dans le cadre d’un projet associatif médias Citizens Portraits. Durant neuf mois, c’est plus de soixante-dix interviews, agrémentées de photos et de vidéos, qui ont été menées. Une véritable mise en lumière de porteurs de projets à travers le monde, ancrant dans l’esprit du fondateur que bons nombres d’acteurs agissent pour un impact positif sur notre société. Neuf pays ont été traversés : Argentine, Bolivie, Pérou, Australie, Inde, Népal, Birmanie, Thaïlande et Népal. Ils ont notamment rencontré des personnes engagées au Barefoot College en Inde. Ainsi, au long de leur périple, ils ont échangé avec des acteurs de l’agroécologie, du commerce équitable, de circuits solidaires à un niveau local, avec ceux qui aident les plus démunis et d’autres engagés dans bien d’autres actions sociales et solidaires.

Citizens Portraits © Citizen Portraits 2019
Une belle série de portraits réalisée dans le cadre de Citizens Portraits © Citizens Portraits 2019

Favoriser la RSE

Les entreprises pourront valoriser leur expérience dans le cadre de cette démarche de responsabilité sociétale d’entreprise (RSE). Elles peuvent mettre en avant leur impact social et ainsi gagner en visibilité. C’est aussi un levier majeur pour ses salariés qui peuvent trouver dans ces missions de mécénat un engagement pour l’intérêt général. Le monde associatif est aussi un grand réservoir de connaissances et de compétences. De plus, elle dispose également d’un rapport privilégié avec les territoires. Avec le concours de Citizens, les liens sont renforcés et les actions accélérées, et la zone d’influence de chacune des structures élargies. Ainsi, les entreprises voient leur marque employeur valorisée auprès de leurs collaborateurs, fournisseurs et clients. Pour les collaborateurs, la participation à des missions associatives peut répondre à une quête de sens de plus en plus recherchée de nos jours. En outre, les équipes sont fédérées autour d’objectifs communs à portée sociale et solidaire. Enfin, le mécénat de compétences dispose d’un dispositif fiscal particulier. Il permet de bénéficier une réduction d’impôts à la hauteur de 60 % des sommes engagés avec un report sur cinq exercices en cas de déplacement du plafond autorisé.

Citizens à suivre

Pierre Paillereau Citizens © Citizens 2020
Pierre Paillereau, fondateur de Citizens © Citizens 2020

Les premiers échos issus du monde associatif sont positifs. Il y a une réelle demande. La jeune société ne souhaite pas griller les étapes et prévoit, dans un premier temps, son déploiement sur la métropole rouennaise. Bien que toute jeune, Citizens est pleine de promesses pour de futurs beaux partenariats. Tout comme KOEO, déjà cité dans Lesgoodnews, le mécénat de compétences ne cesse de s’étendre. Incubé au sein de Neoma BS et de Katapult, porté par L’ADRESS Normandie, Citizens est l’exemple d’une volonté d’action forte sur l’économie sociale et solidaire (ESS) par les jeunes entrepreneurs.

Article mis à jour le 25 avril 2020 à 7 h 09 min

Citizens, compétences et mécénat
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La Butinerie, la maison des alternatives alimentaires

La Butinerie, la maison des alternatives alimentaires

par · Publié · Mis à jour

6 min de lecture

En France, La SCIC La Butinerie invite le public à découvrir les alternatives alimentaires dans un cadre convivial en s’appuyant sur l’économie sociale et solidaire.

lesgoodnews la butinerie © Lesgoodnews

Les habitudes alimentaires changent au fil du temps et des sociétés. Conséquence de la surconsommation, du fast-food et autres plats cuisinés rapides, en 2015, une étude de l’INSEE montrait que les ménages français recouraient de plus en plus aux plats préparés et aux produits transformés. Cependant, les mentalités changent peu à peu. Les consommateurs prennent de plus en plus conscience qu’une alimentation saine est profitable pour le corps, l’esprit mais aussi pour l’environnement et la société. Cependant, tous les freins ne sont pas levés pour autant, et aborder la question de la consommation alimentaire s’oppose parfois à des réalités bien réelles. Afin d’accompagner toujours plus le public vers des alternatives alimentaires et ne laisser personne en dehors de ce chemin, l’initiative commune de plusieurs acteurs a débouché sur la création d’un lieu dédié à ce sujet. Ainsi, la Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC), La Butinerie, voit le jour en janvier 2020. Le projet, à son origine, est porté par le Marché sur l’eau, Canal Bio, Écobul, Le Relais et Poiscaille. La Butinerie peut compter sur le soutien de nombreux citoyens et sur l’équipe municipale pantinoise. Ils partagent une même vision : celle d’offrir des alternatives alimentaires dans une démarche de transition écologique avec une dimension sociale et solidaire. À son démarrage, une équipe d’une quinzaine de personnes, issues de ce partenariat, fera vivre ce projet au cœur de la Ville de Pantin, en Seine-Saint-Denis.

Offrir des alternatives alimentaires

Casser les habitudes, les certitudes, le quotidien, en offrant une cuisine pleine de surprises et de saveurs. Dans la future Maison des alternatives alimentaires, les Pantinois et autres citoyens pourront avoir accès à des conseils avisés de la part de professionnels de santé et de spécialistes du domaine de la nutrition. D’ailleurs le soutien de la Ville de Pantin passe, en partie, par la mobilisation de son service santé pour intervenir dans le cadre de ce projet. Concernant les fournisseurs, le circuit court sera encouragé et l’agriculture biologique privilégiée. Avec l’aide des acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS) qui ont participé à sa création, La Butinerie pourra bénéficier de l’expérience du Marché sur l’eau. Cette structure sait rapprocher les consommateurs des producteurs franciliens de denrées de qualité acheminées, en partie, par bateaux électrique. Elle pourra faire valoir son partenariat avec Canal Bio, le plus ancien magasin Biocoop intra-muros avec plus de 30 ans d’expérience. Le Relais apportera ses connaissances dans la restauration, privilégiant les produits frais et de saison et les circuits courts, le tout mijotant dans le lien social. À cela, s’ajoute Poiscaille qui propose ses produits issus d’une pêche durable, éthique, sauvage et française, proposant du frais, sans chimie ni élevage intensif. D’autres acteurs rejoindront ce bouillon offrant toujours plus de qualité et de choix aux futurs consommateurs.

La butinerie maison des alternatives alimentaires © La Butinerie
La Maison des alternatives alimentaires proposera un large panel de services © La Butinerie

Savourer le vivre-ensemble

la butinerie vivre-ensemble
Chacun pourra devenir acteur de la SCIC La Butinerie

Le projet vise la création de plusieurs espaces disponibles au public. Un magasin proposant des produits issus de l’agriculture biologique et des circuits courts. Les consommateurs pourront y retrouver ce qui fait le succès d’enseignes similaires à travers l’Hexagone. À cela s’ajoute : une cuisine pédagogique pour apprendre ou réapprendre à façonner ses mets de façon ludique et responsable ; une salle de conférences pour se nourrir du savoir et de l’expérience des autres ; un espace convivial et gourmand où chacun pourra en toute autonomie consommer tout en recevant des conseils concernant ses choix. Il sera évidemment possible de passer un temps agréable entre amis autour des produits proposés. Un espace est prévu pour les enfants, laissant aux parents le temps de choisir leurs produits pour la semaine ou suivre les conseils de l’équipe de La Butinerie. La SCIC ira aussi au contact du public avec La Butinerie mobile et son triporteur électrique. Chacun peut devenir acteur de l’aventure en faisant l’acquisition de parts sociales dans la structure. Ainsi, vous rejoindrez une gouvernance démocratique où chaque sociétaire dispose de sa voix pour influer sur l’avenir de la structure. Une charte d’engagements a été établie et rassemble les valeurs et objectifs. En avril 2020, la SCIC annonce la recherche de sa directrice ou son directeur. La Butinerie recherche également des compétences pour poursuivre et améliorer le projet.

La Butinerie à suivre

Un trophée ESS bien mérité pour un beau projet © La Butinerie

La conception de ce projet a pu voir ses contours définis et validés au sein de l’association Écobul. Cet organisme distille des initiatives inspirantes depuis 2014, dans le secteur de la ville de Pantin. La Butinerie est une initiative partageant les mêmes valeurs en son sein : promouvoir la transition écologique, l’écologie populaire, le bien-être ensemble et la citoyenneté active. Ainsi avec l’assistance et le concours d’autres acteurs, déjà cités, le projet de ce tiers-lieu se concrétise et ouvrira au début de l’année 2021. En avril 2020, le local devant accueillir est en cours d’attribution. Le local principal de cette Maison des alternatives alimentaires se situera dans le quartier Raymond-Queneau. Pour parfaire son installation, La Butinerie a lancé un appel à une contribution citoyenne. Elle vise notamment à aménager les 380 m² de ce lieu, recruter des salariés et lancer les différentes activités. Côté récompenses, le projet a été lauréat des trophées de l’ESS « EST Ensemble » en novembre 2019.

Article mis à jour le 25 avril 2020 à 7 h 08 min

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Les jeunes se projettent avec wweeddoo

Les jeunes se projettent avec wweeddoo

par · Publié · Mis à jour

5 min de lecture

En France, la plateforme collaborative wweeddoo offre un espace à la jeunesse pour y déployer ses projets et tenter de les concrétiser.

wweeddoo article cover © Lesgoodnews

La jeunesse pousse la société vers son avenir. Elle mêle fougue et doute. Ainsi, les jeunes souhaitent changer les choses mais n’osent pas faire le premier pas. Un premier pas qui peut parfois changer une vie. Il faut dire que les freins peuvent être nombreux : manque de moyens matériels, soutien financier, expérience limitée et confiance en soi balbutiante. Pourtant, 12 millions de jeunes (INJEP 2018), se partageant équitablement entre filles et garçons, composent la société française. Dans le lot, on compte 17 % de chômeurs et 80 000 jeunes en décrochage scolaire (INJEP 2017). Mais la jeunesse est pleine de vigueur et de nombreux projets naissent, ici ou là, de façon décousue. Devant ce constat, Marie Pia Lebarrois et Laurent Lescure ont décidé de retrousser leurs manches. Ainsi, en 2015, ils co-fondent la plateforme wweeddoo et la mettent au profit de la réussite de cette jeunesse malmenée. Elle a pour objectif principal de donner aux jeunes la chance de lancer gratuitement leurs projets. En parallèle, la quinzaine de membres de l’équipe de wweeddoo, basés à Boulogne-Billancourt, fédèrent les acteurs de la société pour les soutenir.

Renouer avec l’engagement de la jeunesse

L’énergie débordante des jeunes a besoin d’être canalisée. Selon wweeddoo, neuf jeunes sur dix ont des projets mais ne savent pas comment les concrétiser. En réponse, la plateforme wweeddoo offre un espace où les idées peuvent se déployer. Elle propose également un endroit pour ceux qui se bougent pour la jeunesse. Ainsi, elle permet de clarifier leurs objectifs et d’être moins dispersés. La plateforme a débuté sur une phase d’expérimentation de trois ans en Île-de-France. Le manifeste wweeddoo détaille les contours de son action : faire de la réussite des jeunes un levier majeur pour notre société, transformer l’opportunité du digital en ressources, valoriser les projets et leurs porteurs. En outre, la plateforme est gratuite pour les jeunes. Avec plus de deux cents nouveaux projets par mois, wweeddoo s’impose comme la première plateforme collaborative dédiée à la réussite des jeunes de 13 à 30 ans.

De l’ambition à la création

wweeddoo page des projets © wweeddoo
On retrouve la présentation des projets sous forme de tuiles comme sur d’autres plateformes de crowdfunding © wweeddoo

Les projets sont nombreux : une traversée de l’Atlantique en solitaire, le souhait d’étudier à l’étranger, de l’humanitaire, de la solidarité, un soutien pour une thèse et de la créativité dans tous les domaines. En parcourant la liste, on passe de l’étonnement, à la surprise. Chaque projet est soumis au public à travers une page dédiée. La présentation générale est suivie des objectifs recherchés. Puis on découvre ce qui a déjà été réalisé et ce qui reste à organiser. Enfin viennent les besoins. Divisés en trois colonnes, les besoins s’articulent autour de la recherche de conseils et de contacts, ensuite de matériels et enfin d’un volet financier. Cette phase préliminaire permet au jeune de structurer son projet et de le dimensionner. Une fois les besoins récoltés, il pourra entrer dans la phase de réalisation, fort des soutiens qu’il aura cumulés. Le même projet, poursuivi seul, n’aurait peut-être pas reçu le même enthousiasme.

Offrir de la visibilité

La plateforme focalise les attentions et permet d’ouvrir le chemin vers la réalisation des projets

Un projet sans soutien est voué au mieux à l’échec au pire à errer dans les limbes des regrets. La plateforme wweddoo a pour objectif de fédérer les acteurs publics et privés pour transformer les idées des jeunes en projets concrets. Beaucoup de structures sur les territoires œuvrent pour permettre à la jeunesse de s’épanouir. Il arrive pourtant que l’isolement de ses actions ne permette pas la réalisation des projets. La plateforme wweeddoo vient combler ce déficit de visibilité et permet aux différents acteurs de se découvrir et de combiner leurs actions et moyens. Depuis décembre 2018, wweeddoo a ouvert son accès à toutes les collectivités. Un espace freemium et premium sur la plateforme leur est proposé. Ainsi, c’est plus de quatre-vingts partenariats publics-privés qui s’y sont noués. On retrouve bon nombre d’acteurs sur la plateforme : associations, collectivités, entreprises, écoles, institutions. Cette convergence des ressources offre une réponse inclusive. En outre, c’est une nouvelle preuve de la vitalité de l’économie sociale et solidaire (ESS).

wweeddoo à suivre

La plateforme a démontré son potentiel et porte jusque dans son nom sa volonté d’agir pour la jeunesse. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Depuis le démarrage de la plateforme, c’est plus de 4 500 projets créés, soit 15000 jeunes qui se sont inscrits sur la plateforme. 13 000 soutiens offrent conseils et moyens matériels. Sur le volet financier, 660 000 € ont été intégralement versés. Côté soutiens, la plateforme est épaulée par le ministère de l’Education Nationale. Côté récompenses, en 2015, wweeddoo a été lauréat du Programme Investissement d’Avenir de la Caisse de Dépôts et Consignations.

Article mis à jour le 25 avril 2020 à 7 h 06 min

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BoxEaty, la consigne du prêt-à-manger

BoxEaty, la consigne du prêt-à-manger

par · Publié · Mis à jour

6 min de lecture

En France, à Bordeaux, BoxEaty propose une consigne via des emballages réutilisables fabriqués en France pour emporter son repas depuis les restaurateurs participants.

BoxEaty lesgoodnews article cover © Lesgoodnews 2019

Les emballages à usage unique sont un véritable fléau. Marque du progrès, il y a quelques décennies, ils ont vite jonché nos villes, nos campagnes et désormais nos océans. Pour donner un ordre d’idée, selon l’ADEME et BoxEaty, la restauration rapide produit sur la métropole bordelaise six tonnes de déchets liés aux emballages alimentaires chaque jour. Plusieurs lois et initiatives voient le jour pour tenter de limiter l’impact de ce mode de consommation. En 2018, l’idée a germé dans l’esprit de Yann Thielin, président et fondateur de BoxEaty. Il est vite rejoint par David Bertolle et Élise Fillette, membres bénévoles de la branche girondine de l’association Surfrider Foundation. Ainsi, ces trois jeunes Bordelais, sensibilisés à l’impact environnemental de l’Homme, ont décidé de passer à la vitesse supérieure en fondant en juin 2019 BoxEaty. Leur idée semble évidente : remplacer les emballages jetables issus de la restauration à emporter par des contenants réutilisables, consignés et fabriqués en France. L’équipe, composée de trois personnes, dont deux à 100%, de BoxEaty se charge de la logistique et du nettoyage. Ainsi, ils offrent une solution clé en main pour les restaurateurs en proposant une alternative zéro déchet aux consommateurs.

L'équipe de BoxEaty de gauche à droite Elise Fillette, Yann Thielin et David Bertolle © BoxEaty
L’équipe de BoxEaty de gauche à droite Élise Fillette, Yann Thielin et David Bertolle © BoxEaty

La consigne à emporter

Promouvoir le zéro déchet avec le modèle de la consigne © BoxEaty
Promouvoir le zéro déchet avec le modèle de la consigne © BoxEaty

L’idée paraît simple. Pourtant, utiliser des contenants à usages multiples dans la restauration rapide demande la mise en place de toute une logistique. C’est là que BoxEaty souhaite devenir un acteur clé. Le mode de fonctionnement est le suivant. D’abord, un consommateur commande un ou plusieurs plats à emporter chez un restaurateur participant. Sur place, lors de la récupération de son repas, il s’acquitte d’une consigne unique de quatre euros. Le restaurateur conditionne le repas et le lui remet. Ensuite une fois son plat savouré, le client est libre de déposer le contenant réutilisable chez le même, ou un autre restaurateur affilié à BoxEaty. Le client y récupère soit un nouveau repas, sans payer de nouveau la consigne, soit un jeton de consigne pour une prochaine commande. L’équipe de la jeune société bordelaise récupère régulièrement auprès des restaurants les contenants pour les nettoyer et les redistribuer. C’est tout un cercle vertueux qui se met en place. Ainsi, dans sa phase pilote de quatre mois, BoxEaty a évité plus de 5000 emballages jetables. D’ailleurs, l’équipe nous fait part de cette anecdote :

Au tout départ, notre projet s’appelait « Box Eat », mais comme ce nom de marque n’est pas assez différenciant et potentiellement mauvais pour la visibilité sur Internet, nous avons réfléchi des heures et des heures à un autre nom ! Beaucoup de noms loufoques sont ressortis, pour qu’au final nous ajoutions simplement un « Y » en devenant BoxEaty, ce qui permet aussi d’entendre le mot « city » en rapport avec notre présence en ville, là où l’impact environnemental est le plus impactant : minimum 6 tonnes d’emballages sont jetées par jour par la restauration rapide à Bordeaux et sa Métropole…il faut imaginer 6 Twingos jetées chaque jour…

Élise Fillette, Co-fondatrice BoxEaty

Les restaurateurs dans la boucle vertueuse

Un exemple réussi d'économie circulaire © BoxEaty
Un exemple réussi d’économie circulaire © BoxEaty

Le concept de BoxEaty repose en majeure partie sur les restaurateurs. Ils sont d’ailleurs en demande d’alternatives. En effet, ces derniers y gagnent dans leur gestion des emballages alimentaires. Ils n’ont plus à commander, nettoyer et stocker les emballages à usage unique. La solution BoxEaty se substitue à cette contrainte. Elle permet également de mettre en avant leur action en faveur de la transition écologique. De plus, le choix de l’emballage réutilisable répond à une demande grandissante de la part de consommateurs souhaitant réduire l’impact écologique de leur mode de consommation. D’ailleurs, l’équipe de BoxEaty est régulièrement présente dans le réseau de restaurants pour communiquer et sensibiliser les consommateurs sur l’économie circulaire. En outre, la jeune société privilégie le circuit court. En effet, les box fournies sont des plats en verre fabriqués en France. Dont le couvercle est dépourvu de Bisphénol-A. Pour la collecte et l’approvisionnement en box, BoxEaty fonctionne en boucle logistique courte avec les coursiers bordelais. Cette initiative rencontre un véritable succès auprès de la clientèle. Pour finir, l’équipe de cette jeune société bordelaise compte sur l’effet colibri où chaque petit en-cas compte.

BoxEaty à suivre

Le modèle de BoxEaty ne demande qu'à essaimer en milieu urbain © BoxEaty
Le modèle de BoxEaty ne demande qu’à essaimer en milieu urbain © BoxEaty

Le système a trouvé son point d’équilibre. Il ne reste plus qu’à étendre l’usage entre les différents acteurs. C’est dans cette optique qu’une première phase de cowdfunding réussie a été initiée entre novembre et décembre 2019 sur la plateforme KissKissBankBank. Elle avait pour objectif l’achat de matériel, dont un lave-vaisselle adapté pour les phases de nettoyage. Côté soutiens, outre celui de leurs familles respectives, évidemment, on retrouve bon nombre d’associations favorables au retour de la consigne telles que Zero Waste Bordeaux, Surfriders Gironde et l’écologirl Camille Choplin. En matière d’accompagnement, l’équipe de BoxEaty a été suivie par l’incubateur en innovation sociale Association Territoires et Innovation Sociale (ATIS) d’octobre 2018 à octobre 2019. En février 2020, BoxEaty remporte le Trophée des Idées Neuves, concours organisé par le Crédit Mutuel du Sud-Ouest. En prime, la jeune société décroche un an d’accompagnement par Bordeaux Technowest. Ce concept a un fort potentiel à essaimer. En 2020, la jeune société va chercher à répondre aux sollicitations provenant de la métropole bordelaise. Cette initiative a été pré-sélectionnée pour le prix national de la création d’entreprise sociale (CREENSO).

Article mis à jour le 25 avril 2020 à 7 h 04 min

BoxEaty, la consigne du prêt-à-manger
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Le zéro déchet a du coffre avec ZeDrive

Le zéro déchet a du coffre avec ZeDrive

par · Publié · Mis à jour

5 min de lecture

En France, près de Bordeaux, ZeDrive souhaite combiner le succès du Drive, une épicerie vrac et le circuit court bio dans une optique responsable.

zedrive couverture article lesgoodnews © Lesgoodnews 2019

Qui n’a jamais été confronté au suremballage ? Il est parfois étonnant de jeter plus de contenant que le contenu lui-même. En France, une étude de l’ADEME, en 2018, a montré qu’en moyenne un Français générait un kilo de déchets par jour. Une prise de conscience émerge peu à peu dans la population. Depuis quelques années, les enseignes se prévalant du zéro déchet s’installent dans l’hexagone. Autour de ces nouveaux modes de consommation viennent se greffer différents services. Le Drive en est un. Initié par le Drive Tout Nu à Toulouse, ce modèle précurseur a fait germer l’idée d’un Drive Zéro Déchet dans l’esprit de deux femmes près de Bordeaux. Laura Boudier, évoluant déjà dans une structure proposant un Drive fermier, était encore préoccupée par les emballages nécessaires. Célia Baracchini, en pleine réorientation professionnelle, engageait une démarche zéro déchet de façon personnelle. Elle a eu le déclic en découvrant le concept toulousain. De leur rencontre est né le projet ZeDrive qu’elles portent avec une énergie débordante. Situé près de Saint-André-de-Cubzac, le drive zéro déchet combinera le pratique au responsable.

Un concept complet

Depuis janvier 2019, les deux co-fondatrices mènent leur projet de drive zéro déchet tambour battant. Avec l’accompagnement d’Eticoop et une incubation réussie, fin 2019, ZeDrive est sur le chemin de la réalisation. Le bail du local est signé par suite de l’obtention du prêt bancaire. Dans le même temps la création de la SAS dans le domaine de l’économie sociale et solidaire (ESS) permet d’identifier la nature responsable du projet. En effet, différents critères devront être respectés pour garantir cette classification. Le concept paraît simple sur le papier. Cependant, c’est une véritable logistique qu’il faut mettre en œuvre pour faire le lien entre les différents acteurs, du producteur local au consommateur responsable. ZeDrive envisage de combiner une épicerie vrac, un magasin bio et offrir les services d’un drive à destination des locavores. Les denrées sont conditionnées dans des contenants réutilisables qui sont rapportés à la prochaine visite. ZeDrive applique la consigne inversée. Des bons d’achat sont distribués en échange du retour des contenants. Ils seront alors nettoyés et pour offrir leurs bons et loyaux services à d’autres clients. ZeDrive indique que cela consomme quatre fois moins de ressources et d’énergies qu’un emballage recyclé.

Un concept simple et efficace © ZeDrive

Le bio et la production locale à l’honneur

Chez ZeDrive, les clients pourront charger leur coffre de denrées provenant de leurs alentour. Une production de produits bio sera mise à disposition. Ainsi, c’est un nouveau débouché pour le circuit court de la Gironde et des départements limitrophes. Ce prochain drive zéro déchet proposera 80% de produits certifiés bio et 60% de produits issus des producteurs et artisans locaux. Pour le reste des produits, les producteurs éthiques et responsables seront privilégiés. ZeDrive souhaite répondre à une de nos multiples contraintes modernes comme le manque de temps. Ce drive vise un public qui était peu enclin à déambuler dans les rayons d’une épicerie bio. Il pourra effectuer sa commande en ligne pour la récupérer entre deux tâches quotidiennes. Question prix, les consommateurs pourront s’y retrouver. Car le vrac, c’est jusqu’à 40% moins cher pour des produits d’une qualité équivalente, selon ZeDrive. Cela s’explique en partie par moins d’emballages et de dépenses liées à la publicité.

Les co-fondatrices de ZeDrive
De gauche à droite : Laura Boudier et Célia Baracchini
© ZeDrive

ZeDrive à suivre

La demande est là. Les consommateurs sont de plus en plus réfléchis dans leur choix. Ainsi ZeDrive s’inscrit pleinement dans une démarche où ce dernier devient acteur. Côté soutien, le projet est porté par la SMICVAL, l’ADEME, Zéro Waste Bordeaux, la communauté de commune du Grand Cubzaguais, la ville de Saint-André-de-Cubzac, la région Nouvelle-Aquitaine, le département de la Gironde. Pour renforcer, la mise en œuvre du projet. Célia et Laura ont lancé une phase de crowdfunding sur la plateforme Bluebees. Elle vise, a minima, à acheter une chambre froide pour équiper le premier point de relais. En complément, cette phase permettra d’acquérir plus facilement un véhicule réfrigéré pour l’acheminement des commandes sur les points de retrait.

Article mis à jour le 25 avril 2020 à 7 h 01 min

Le zéro déchet a du coffre avec ZeDrive
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Reconnect : l’innovation sociale avec le cloud solidaire

Reconnect : l’innovation sociale avec le cloud solidaire

par · Publié · Mis à jour

7 min de lecture

En France, la start-up associative Reconnect favorise l’inclusion sociale des personnes en situation de précarité en proposant des services numériques innovants.

reconnect lesgoodnews article © Lesgoodnews 2019

La révolution numérique continue sa progression au sein de la société humaine. Touchant parfois des populations isolées de façon surprenante, elle permet à chacun d’interagir avec son prochain s’affranchissant des distances et des barrières de la langue. Pourtant, les personnes en situation de précarité sociale sont encore trop souvent exclues de ce modèle. Afin de reconnecter les personnes entre elles et les organismes sociaux, deux ingénieurs Vincent  Dallongeville et Pierre  Digonnet reprennent l’association Reconnect en 2014. Elle offrait à l’origine un système de messagerie téléphonique. La structure a pour objectif premier de mettre à disposition des services numériques innovants répondant à des problématiques sociales. Leur cloud solidaire voit le jour en 2015 afin d’offrir un panel d’outils permettant de stocker des documents de façon sécurisée et certifiée. Un maillage de relais Reconnect assure un accompagnement individualisé de chaque cas de figure et ceux au plus près de la population. L’équipe de Reconnect est animée par neuf salariés et un service civique.

Un nuage solidaire

reconnect suivi des bénéficiaires
L’association se charge de donner accès aux numériques aux personnes en difficultés © Reconnect

Dans un monde de plus en plus « connecté », la nécessité de conserver ses documents officiels dans un format numérique devient de plus en plus pressante. L’offre de solutions cloud disponible est désormais assez variée pour le grand public. On y retrouve les grands acteurs du monde numériques tels que : Google avec Google Drive, Microsoft avec OneDrive. Ils sont devenus auprès des internautes presque incontournables, si l’on est équipé d’un terminal compatible avec ces services numériques. Il en existe aussi de plus petits qui ciblent une population précise. L’offre cloud de Reconnect se situe dans un contexte particulier. Il s’adresse principalement aux populations en précarité sociale qui ont besoin d’un accompagnement individualisé. On y retrouve un espace de stockage numérique pour les documents importants. Mais aussi un répertoire de contacts afin de ne pas se perdre entre les différents acteurs sociaux des différentes structures. En effet, le parcours chaotique de certaines personnes les fait rencontrer de nombreux interlocuteurs. Les structures changent parfois de nom ou de sigle amenant une certaine confusion. Ainsi, l’espace Reconnect offre la possibilité de saisir des notes. En outre, un agenda numérique donne une visibilité temporelle au bénéficiaire. Le tout dans un format simple et intuitif.

Sécuriser le parcours numérique

Reconnect numérisation document
Chaque document officiel est scanné pour être téléversé dans le cloud solidaire © Reconnect

Les relais accompagnent les utilisateurs de Reconnect pour sécuriser leurs échanges numériques. Les bénéficiaires peuvent y trouver un espace d’écoute pour les guider dans leurs démarches et faciliter leurs échanges avec les différents services administratifs et référents sociaux. Par exemple, Reconnect a créé une interconnexion entre leur cloud solidaire et le logiciel métier du SAMU social de Paris nommé Rosalie. Reconnect nous fait part de l’impact positif de cette innovation :

“Auparavant, les certificats d’hébergement des 10 000 personnes logées quotidiennement par le SAMU dans les hôtels de Paris étaient envoyés par courrier postal, ce qui occasionnait une perte importante de ces documents. Avec ce lien entre le cloud solidaire et Rosalie, un compte est facilement créé pour la personne qui reçoit des identifiants temporaires par SMS et son certificat d’hébergement mensuel est automatiquement rajouté sur son espace de stockage personnel, accessible depuis n’importe où.” 

Tarik Lakel, Chargé de déploiement Hauts-de-France, Reconnect

Pour les professionnels de l’accompagnement social, le cloud solidaire de Reconnect facilite la gestion des dossiers des bénéficiaires. En effet, le stockage des documents papiers ou sur les systèmes informatiques des petites structures pouvait s’avérer source de problèmes. Désormais, ils peuvent se focaliser sur le projet d’insertion de ces personnes en difficulté. Fort de son expérience, Reconnect diversifie peu à peu son offre pour répondre aux problématiques rencontrées par les seniors non connectés et les personnes en situation de handicap. Finalement, ces actions permettent de mener ces populations vers plus d’autonomie dans notre société toujours plus numérique.

Développer un réseau

Reconnect accompagnement
L’association essaime à travers le territoire français et au-delà © Reconnect

Signe d’un besoin réel sur les territoires français, un maillage se crée naturellement permettant d’augmenter le nombre de bénéficiaires. En 2019, le cloud solidaire de Reconnect conserve et sécurise les documents de plus de 6500 personnes. La start-up associative revendique l’interconnexion avec 400 structures agissant comme des relais d’accueil pour les services Reconnect. Elles peuvent être de différentes natures : des hôpitaux, des centres d’accueil de personnes migrantes ou encore des établissements qui assurent l’insertion de personnes sans domicile. La start-up poursuit ses efforts pour lier des partenariats avec de nombreuses structures sociales institutionnelles et associatives. Ainsi une véritable innovation sociale prend corps. L’association compte deux antennes, une dans les Hauts-de-France collaborant avec 26 structures de la région, une la région Auvergne-Rhône-Alpes ayant vu le jour en septembre 2019. À l’international, Reconnect propose déjà ses services au Canada.

Reconnect à suivre

Reconnect lien social
Le cloud solidaire est une véritable réussite © Reconnect

Le besoin est là, car les outils numériques Reconnect sont plébiscités par les professionnels de l’insertion sociale et par ses bénéficiaires. La start-up développe son offre pour la proposer à de nouvelles populations. Des programmes et des outils de formation innovants sont également dans les cartons. Un module professionnel est en préparation pour délivrer un dossier social augmenté et des outils statistiques. Côté soutiens, le Groupe SOS, dont Reconnect fait partie, a permis de structurer l’action de l’association. D’ailleurs, l’expérimentation du cloud solidaire a été favorisée par ce partenariat. La Banque Publique d’investissement (BPI), par son soutien financier a offert l’opportunité d’un développement d’une interconnexion entre le cloud solidaire et l’application métier du SAMU Social de Paris : Rosalie. Côté récompenses, l’association a été lauréate de l’édition 2018 du concours La France s’engage. Cette récompense a ouvert la possibilité d’essaimer le concept avec l’ouverture d’une antenne dans les Hauts-de-France en octobre 2018.

Article mis à jour le 25 avril 2020 à 6 h 58 min

Reconnect : l’innovation sociale avec le cloud solidaire
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Signes de sens, le handicap source de mixité et d’innovation

Signes de sens, le handicap source de mixité et d’innovation

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7 min de lecture

En France, l’association Signes de sens œuvre pour une meilleure inclusion au quotidien des handicaps sensoriels, psychiques, cognitifs ou mentaux dans la société.

signes de sens article lesgoodnews couverture © lesgoodnews

Notre société actuelle, par la pression du nombre, tend à standardiser les différents processus qui la composent. La normalisation et la standardisation permettent, certes, plus d’efficacité, de rapidité dans les échanges et une facilité d’usage des différents outils ou services à notre disposition. Le côté pervers est qu’elle n’est souvent pas inclusive et laisse sur le bord du chemin ceux en dehors de la norme et des standards. De fait, un handicap provoque une marginalisation d’un certain public. Pour combattre cet effet au quotidien et rendre de nouveau la société plus inclusive, des associations se mettent en action pour atteindre cet objectif. L’association Signes de sens, dès son début en 2003 avec « Conte sur tes doigts » s’active à offrir aux personnes atteintes de handicap plus d’accessibilité dans différents domaines. A partir de 2006, la structure se professionnalise avec ses premiers salariés. Puis en 2008, son action est remarquée et soutenue par Ashoka, organisme international, dont Simon Houriez, le directeur de Signes de sens, devient membre. En 2014, Signes de sens étend ses actions tous azimuts pour œuvrer en direction de tous les publics en situation d’handicap sensoriel grâce au soutien au déploiement de la Fondation Bettencourt-Schueller. En 2019, l’association est composée de quatre pôles : un chargé de la conception et du design, un autre gérant les projets, un pôle lié au marketing, l’édition de produits et de l’action commerciale, le quatrième assurant les fonctions d’encadrement et de support. Basé principalement à Lille, le président de l’association Julien Pilette et son directeur Simon Houriez peuvent compter sur une équipe de quatorze salariés, les nombreux bénévoles et les testeurs.

Le handicap vecteur d’innovation 

Dans ses objectifs, l’association cherche à modifier le regard que l’on porte sur le handicap. Parfois perçu, à tort, comme un frein à l’activité, Signes de sens démontre les qualités créatrices et sources d’innovation qu’apportent les différences de chacun. En définitive, tout le monde bénéficie des avancées dans tel ou tel domaine. Par exemple, une meilleure ergonomie d’un service proposé sur Internet améliore l’expérience utilisateur. Signes de sens a mis à disposition un site démontrant que simplifier certaines démarches administratives était de l’ordre du possible. Ainsi est né le programme infos-accessibles.  Simon Houriez, via un post disponible sur la plateforme Linkedin, énonce quelques exemples d’innovation ayant pour origine l’adaptation d’un outil par rapport à un handicap. C’est le cas d’une essoreuse à salade de la marque OXO, créée à l’origine pour aider à surmonter le handicap de la femme du directeur. Finalement, le modèle Good Grips d’OXO est devenu un succès auprès du grand public. Ainsi, plus de personnes seront enclines à l’utiliser. En bout de chaîne, le producteur du service ou d’un produit verra son taux d’utilisation ou ses ventes augmenter sensiblement. Dans ses actions l’association cherche à démontrer et mettre en œuvre des solutions ou des outils dans cette idée.

Réflexions et méthodologie

Les méthodes de l’association font la place belle aux échanges © Signes de sens

Les équipes de Signes de sens utilisent une véritable méthodologie dans les différentes phases d’un projet. Inspirée du Design Thinking et issue de quinze années d’expérience, elle est divisée en quatre phases principales : exploration, conception, prototypage, valorisation. Chacune de ces étapes est créatrice de contenu et d’expérience commune. L’application de la méthode de conception universelle joue un rôle majeur dans le développement des outils pédagogiques et l’établissement des solutions. De plus, les projets portés par l’association sont le fruit des profils multiples présents au sein de Signes de sens et d’une expérience acquise depuis de nombreuses années avec le médico-social. En définitive, la structure joue un véritable rôle d’agrégateur.

Elix, Bili et Ben

Signes de sens est à l’origine du développement du site Elix, un dictionnaire vivant en langue des signes qui connait un véritable succès. Cet outil démontre la technicité des équipes de Signes de sens. Gratuit, il est accessible sur Internet et permet à chacun, parfois par simple curiosité, de découvrir la langue des signes française (LSF). Comme le nom de l’association le suggère, Elix ne met pas seulement à disposition une traduction littérale d’un mot. Ce dictionnaire permet aussi de sélectionner le sens que l’on souhaite traduire. Les équipes en charge de cet outil développent un référentiel métier afin d’élargir son public vers la sphère professionnelle. Signes de sens propose également une mallette pédagogique sous une forme étonnante, une brouette. Ainsi les enfants découvrent le monde de la bibliothèque en alliant le ludique via un outil adapté. Afin d’aider les enfants dans l’apprentissage des gestes du quotidien, l’application Ben le Koala les mène vers plus d’autonomie. Le projet, né d’un partenariat entre Signes de sens et le centre autisme du Nord-Pas-de-Calais, était à l’origine développé pour les enfants atteints d’un trouble du spectre autistique, un handicap auditif ou une déficience cognitive. Pour finir, ces vidéos pédagogiques s’adressent au plus grand nombre.

Des champs d’actions multiples

Le portail infos-accessibles.fr est un bel exemple d’action © Signes de sens

Tous les domaines sont potentiellement impactés. De la culture en passant par les services publics, sans oublier l’éducation et les entreprises, Signes de sens s’attèle à co-construire des solutions pour faciliter l’inclusion du handicap sensoriel dans la société. Pour ce faire, au fil de son développement, l’association propose des prestations de services et a développé un pôle édition. Elle milite pour un meilleur positionnement des livres à destination d’un public atteint de troubles sensoriels dans les bibliothèques et les librairies. Le rayonnement de la structure est national, avec cependant, un lien étroit avec la région Hauts-de-France terre de ses origines. Signes de sens s’ouvre à l’international par son lien fort avec l’ambassade des États-Unis en France.

Signes de sens à suivre

Dès 2020, l’association poursuit son développement avec l’édition jeunesse, le développement accru de l’accès aux services publics et une action en faveur de l’accessibilité du Web en langue des signes. Côté soutiens, l’association est en lien avec le Comité national de Coordination Action Handicap (CCAH). Elle peut aussi compter sur le soutien d’AG2R La Mondiale. Signes de sens a été récompensé dans le cadre de sa solution ELIX. L’association a été lauréate en juin 2019 du concours La France s’Engage. Il en résulte un suivi et soutien accru du projet durant une période de trois ans. 

Article mis à jour le 25 avril 2020 à 6 h 56 min

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Le Café Plùm nourrit les esprits et les corps

Le Café Plùm nourrit les esprits et les corps

par · Publié · Mis à jour

6 min de lecture

En France, la SCIC Café Plùm se positionne en pôle d’innovation sociale en proposant un lieu mêlant restauration, culture et résidence d’artistes en territoire rural.

cafe plum lesgoodnews couverture article

Le manque de dynamisme des territoires ruraux est souvent pointé du doigt. Avec la concentration des activités au niveau des grandes métropoles, certains villages et petites villes se voient vidés de leur énergie créatrice. Ces territoires entrent alors dans un cercle vicieux où perte d’activité se traduit en perte d’attractivité. Petit à petit, les centres-bourgs des campagnes s’endorment. Face à ce constat, les créateurs de la société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) Café Plùm ont décidé de réveiller et rendre son dynamisme à la petite commune de Lautrec dans le Tarn. Depuis août 2010, ce lieu hybride, relevant du domaine de l’économie sociale et solidaire, fait battre le cœur de ce bourg à coup de musique, de culture et de bons petits plats. Emmenées par une équipe de six salariés permanents, les activités se suivent et ne se ressemblent pas, permettant de renouer un lien social dans le respect du pluralisme et de démocratisation de la culture. Le Café Plùm peut aussi compter sur le dynamisme de l’association Ma Case qui se charge de la programmation culturelle et artistique de ce lieu.

Un brassage de vies

illustration café plùm lesgoodnews pixabay
De nombreux spectacles rythment les soirées du public au Café Plùm

Au cœur de Lautrec, se tient un lieu désormais bien connu de ses habitants. Placé entre le gymnase Jacques-Mazens et la collégiale Saint-Rémy, rue de Lengouzy, ce lieu invite à la découverte de musique, de livres et de gastronomie locale. Bien que le terme Café, nous fasse penser, de prime abord, à un simple bistrot de village. Ici, on brasse la culture et les vies. Source de lien social, le Café Plùm propose plusieurs fois par semaine de quoi plaire au plus grand nombre. Que l’on soit lecteur de polars, aimant lire dans le calme, ou fan de rock’n roll, ou même les deux, la programmation culturelle et artistique comblera les attentes. En outre, ce lieu se veut un espace de rencontre intergénérationnel pour briser l’isolement des personnes âgées. À cela, s’ajoute un espace café et restaurant pour combler les palais. Trois fois par an, le Café Plùm offre une programmation délocalisée en partenariat avec la communauté de communes du Pays du Lautrécois et du Pays d’Agout.

Soutenir la production locale

illustration nourriture café plùm lesgoodnews pixabay
Une nourriture fraîche et locale

Qu’elle soit destinée à nourrir l’estomac ou l’esprit, le Café Plùm propose toujours une chose à se mettre sous la dent. Loin du fast-food, le restaurant de ce lieu atypique offre pour un montant très raisonnable des plats confectionnés à partir de produits frais, principalement biologiques et issus de circuits courts. La liste des partenaires, disponible sur le site, témoigne d’un lien fort entre les producteurs et le Café Plùm. C’est aussi l’occasion pour eux de faire mieux connaître leur production.

Une large offre culturelle

illustration libraire café plùm lesgoodnews pixabay
Les visiteurs du Café Plùm peuvent savourer de belles œuvres littéraires à la librairie

Résidence d’artistes, concerts, librairie indépendante, il y a de quoi plaire au plus grand nombre. Le projet culturel et artistique du Café Plùm accompagne les artistes en résidence. Qu’ils soient musiciens, auteurs ou créateurs, l’ancienne salle de spectacle et d’autres endroits leur sont ouverts pour exprimer leur talent. À la fin de leur processus de création artistique, une restitution est réalisée auprès du public via des expositions, des concerts ou des lectures. Pour les amateurs de livres, la librairie indépendante offre une sélection du moment. Elle permet aussi aux auteurs de participer à des rencontres littéraires. Trois à quatre fois par semaine, le Café Plùm propose des concerts, des spectacles de marionnettes, de la danse, des contes, des moments d’échanges avec les artistes. De plus, les équipes jouent la carte de la médiation culturelle et de l’éducation populaire en organisant régulièrement des rencontres avec les artistes et le jeune public sur site, en milieu scolaire ou dans les centres de loisirs.

Le Café Plùm à suivre

La SCIC démontre la viabilité de l’économie sociale et solidaire dans un projet mélangeant culture et gastronomie. La renommée de ce lieu dépasse la petite commune de Lautrec. Côté récompenses, le Café Plùm a remporté le trophée coup de cœur de l’édition 2018 des Prix de l’économie sociale et solidaire organisé par le Centre National des Chambres Régionales de l’Economie Sociale et Solidaire (CNCRESS). 

Article mis à jour le 25 avril 2020 à 6 h 53 min

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Habitats des possibles, domicile partagé intergénérationnel

Habitats des possibles, domicile partagé intergénérationnel

par · Publié · Mis à jour

7 min de lecture

En France, l’association Habitats des possibles accompagne les collectivités locales pour créer des habitats partagés axés sur le lien intergénérationnel et le maintien des personnes âgées dans leur commune.

Habitats des possibles cover © Lesgoodnews

L’évolution de la structure de la population française se distingue par plusieurs problématiques : un vieillissement de ses habitants qui pose un problème en matière de lieux d’accueil et d’isolement, une pression sur la disponibilité de logement dans les agglomérations et leur périphérie, une désertification des petites communes et des campagnes. Afin de répondre en partie à ces différents points, l’association Habitats des possibles a vu le jour. Fondée en 2016, par Florence Delisle-Errard, sa présidente, la structure vise à accompagner les collectivités locales dans l’établissement d’une solution innovante de domicile partagé. Le projet a été initialement conçu par huit personnes issues de l’économie sociale et solidaire, du travail social, du secteur du bâtiment, des travaux publics (BTP) et de la construction. L’objectif premier était de ramener et d’adapter en Gironde des solutions d’habitats alternatifs ayant fait leurs preuves par le passé. En 2019, une équipe de trois permanents, épaulés par une vingtaine de bénévoles, assure les missions de l’association.

Des habitats partagés

Lestiac © Habitats des possibles
Valorisation des logements © Habitats des possibles

Chaque habitat des possibles combine plusieurs espaces de deux principaux types. Un espace privatif permet au résident de conserver ses meubles, son propre espace de vie, sa décoration et une salle de bains. Ainsi, la personne âgée 🧓 peut conserver ses habitudes. Des espaces communs comme la cuisine, le salon ou le jardin permettent de mettre en œuvre le vivre ensemble et l’entraide entre résidents. Chaque habitat des possibles est prévu pour y accueillir entre cinq et dix personnes. Cela a pour effet de maintenir un lieu de vie à taille humaine. Il se veut, intrinsèquement, adapté aux personnes âgées en répondant jusqu’à un certain niveau d’autonomie.

Quelques communes ont déjà progressé sur la mise en œuvre dont Castillon-la-Bataille, Cursan et Lestiac-sur-Garonne. L’ensemble des acteurs tels que les futurs résidents, l’accompagnement à domicile, l’aide sociale et les professionnels de santé sont associés dès le montage du projet.  

Habitats des possibles nous fait part de cette anecdote : 

Nous accompagnons plusieurs groupes d’habitants, puisque plusieurs habitats sont en préfiguration. Lors d’un événement où tous les participants se sont réunis, surprise pour Jacqueline et Andrée, de se retrouver après avoir travaillé dans l’action sociale il y a 40 ans de cela ! 

Florence Delisle-Errard, présidente d’Habitats des possibles

Des collectivités accompagnées

Accompagnement © Habitats des possibles
L’association organise des réunions d’informations © Habitats des possibles

Les petites communes peuvent trouver via l’association Habitats des possibles une solution pour maintenir sa population sur son territoire. Elle peut également y trouver une clé contre l’isolement des personnes retraitées. Le territoire peut se voir valorisé par de telles initiatives. Cela permet aussi de dynamiser les centres-bourgs. Ainsi, la démarche de l’association est bien identifiée en milieu rural. Des biens immobiliers pourront être réhabilités pour y créer un Habitat des possibles. Signe du besoin et de l’intérêt porté à Habitats des possibles des demandes d’essaimage apparaissent en provenance du Nord-Est, du Sud-Est et de Poitou-Charentes. En outre, l’action de l’association dépasse les frontières de l’Hexagone avec une coopération avec le réseau belge Abbeyfield. En complément, et toujours pour dynamiser les centre-bourgs, l’association, en coopération avec les citoyens, développe des projets de cafés des partages. Finalement, les différents projets, une fois aboutis, recréent du lien social et intergénérationnel entre habitants de la commune.

Une médiation efficace

agile © Habitats des possibles
Séance de travail en groupe © Habitats des possibles

Bien que le modèle de l’auto-gestion entre les résidents soit mis en avant. Des médiateurs sillonnent régulièrement les différents lieux de vie. Ils s’assurent du bien-être des habitants. Ils récoltent leurs besoins afin de mettre en œuvre des actions correctives. Leur mission comprend l’établissement d’une organisation souple entre les différents résidents. En outre, ils participent à la réalisation de projets. Selon Habitats des possibles l’expérience est vécue différemment chez les retraités. En premier lieu, il y a ceux qui ont anticipé de bien vieillir à travers un projet mûri avec pour objectif de ne pas connaître la solitude. Ensuite, ceux qui angoissent à l’idée d’atterrir dans un lieu où certains espaces sont partagés. Pour cette catégorie un accompagnement en amont et l’action des médiateurs est salvatrice. Une autre anecdote de la part de l’association : 

Françoise, une des participantes, raconte volontiers qu’elle est un jour rentrée d’un atelier Habitats des possibles chez elle, s’est assise dans le salon, et a commencé à passer en revue dans sa maison ce qui était vraiment important pour elle, quelle gardera dans son espace privatif ou qu’elle proposera pour les espaces partagés. Ça a été le déclic ! L’aventure humaine lui a semblé bien plus importante que ses possessions matérielles. 

Florence Delisle-Errard, Présidente d’Habitats des possibles

Habitats des possibles à suivre

accompagnement © Habitats des possibles
Une aventure humaine © Habitats des possibles

L’action de l’association est plébiscitée. D’ailleurs le retour des élus et des acteurs professionnels de terrain est toujours positif. Côté soutiens institutionnels, l’association peut compter sur le conseil Régional de la Nouvelle-Aquitaine, et en partie sur le conseil départemental de la Gironde. Le fond social européen intervient également. Le secteur privé est aussi présent les caisses de retraite Malakoff Médéric, Humanis, MSA, AG2R La mondiale. De nombreuses fondations soutiennent l’action des Habitats des possibles telles que la fondation Macif et la fondation de France. Côté récompenses, l’association a été lauréate de plusieurs prix depuis sa création. En 2016, elle reçoit le 2ème Prix du Centenaire de la Fondation Cognacq Jay – catégorie Vision. En 2017, Lauréat 2017 du prix “Coup de cœur régional” 2017 de la CRESS Nouvelle Aquitaine. En 2018, Lauréat du prix local et régional “Initiative en économie sociale et solidaire” de la fondation Crédit Coopératif. La même année, l’association est lauréate “Les trophées de la participation et concertation” à la Gazette des Communes. En 2019, Habitats des possibles concourt pour le trophée Agenda 21 du département de la Gironde.

Article mis à jour le 25 avril 2020 à 6 h 50 min

Habitats des possibles, domicile partagé intergénérationnel
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Sondo aide les écoliers atteints de trouble DYS

Sondo aide les écoliers atteints de trouble DYS

par · Publié · Mis à jour

9 min de lecture

En France, la startup MOBiDYS développe Sondo, une bibliothèque numérique innovante, pour aider les enfants dyslexiques dans leur lecture en milieu scolaire. 

lesgoodnews sondo mobidys© Lesgoodnews 2019 couverture

L’éducation passe en partie par les manuels scolaires. Les enseignants s’appuient sur ces derniers pour dérouler le programme de l’année. Ainsi, cela crée, d’office, une sélection entre ceux disposant de capacités aisées à la lecture et les personnes souffrant d’un trouble. On compte en France 🇫🇷 , entre 6 et 8 % de dyslexiques. En termes d’équité, il est important d’offrir un accès facilité à la lecture 📖 pour cette partie de la population. À l’endroit où se forment les esprits, il est d’autant plus important que tous les enfants aient en main les clés du savoir. Être dyslexique ne doit pas s’avérer une fatalité et freiner le parcours scolaire. Devant le constat du faible nombres de lectures adaptées pour ce public, la jeune start-up relevant du champ de l’économie sociale et solidaire MOBiDYS, co-fondée en  2015 par Marion Berthaut, anciennement responsable de projets informatiques et Jérôme Terrien, graphiste de formation, souhaite apporter une solution complète pour faciliter l’accès aux manuels scolaires à destination des enfants atteints de trouble DYS. Une douzaine de personnes composent l’équipe de MOBiDYS. Basés à Nantes, ils œuvrent pour que la solution Sondo devienne un acteur incontournable de l’amélioration des conditions scolaires des enfants dyslexiques.

Une bibliothèque numérique

bibliothèque numérique Sondo © MOBiDYS
Un large choix de manuels scolaire sont disponibles dans la bibliothèque numérique Sondo © MOBiDYS

La startup MOBiDYS a créé le projet Sondo. Devenue réalité en 2019, cette bibliothèque 📚 numérique vise à mettre à disposition, avec le consentement des éditeurs, les manuels scolaires et les livres étudiés en classe à disposition des collèges en France 🇫🇷 avec pour objectif de faciliter la lecture aux enfants dyslexiques. Elle est le fruit d’un développement conjoint avec des orthophonistes, des ingénieurs en intelligence artificielle, des enseignants 👨‍🏫 , des professionnels du handicap et surtout avec le concours d’enfants 👦👩 atteints de troubles DYS. Contenant de nombreux manuels scolaires et une partie des œuvres littéraires qui seront abordées à l’école, cette bibliothèque sera mise à disposition des établissements scolaires, le souhaitant, en septembre 2019. Dans un premier temps, sur le terrain, le projet Sondo a été testé dans un collège nantais. En outre, la collaboration avec l’APAJH 44 a été riche d’enseignements pour répondre aux attentes de ses agents et de son public. Puis l’expérience s’est étendue. Une centaine de collèges ont souhaité participer au pilote durant l’année scolaire 2018-2019. Le projet a même dépassé les frontières de l’Hexagone avec des demandes provenant des États-Unis 🇺🇸 et de l’Inde 🇮🇳. 

Un format de livre breveté

Le format FROG offre un large panel d'outils pour le lecteur © MOBiDYS
Le format FROG offre un large panel d’outils pour le lecteur © MOBiDYS

Les équipes de MOBiDYS n’ont pas chômé. Elles ont développé FROG, pour FRee your cOGnition, un format de livre 📖 numérique de type epub3. Il vise à adapter n’importe quel livre existant dans une version accessible aux dyslexiques. Ainsi un livre numérique FROG intègre, nativement, des outils pour en faciliter la lecture. Cette dizaine d’aides à la lecture sont actionnables au choix de l’utilisateur. On y retrouve, entre autres : le changement de police ;  la mise en avant des syllabe ; un soutien audio ou encore des définitions. Tout peut se paramétrer en fonction du lecteur. Les enfants ont alors un véritable soutien au décodage du manuel scolaire ou du livre qu’ils étudient. Cette lecture assistée a été développée de concert avec des associations (APAJH, APEDYS), des orthophonistes et des enfants dyslexiques. En définitive, elle a permis de mettre en lumière  : un déchiffrage favorisé ; un maintien de l’attention via des repères visuels et une limitation des informations affichées. Cette technologie visant à réduire l’effort cognitif lors de la lecture a été brevetée par MOBiDYS.   

La recherche en action

La recherche sur les trouble DYS ont permis de faire émerger des techniques de lecture adaptées © MOBiDYS
La recherche sur les troubles DYS ont permis de faire émerger des techniques de lecture adaptées © MOBiDYS

Ce format est la résultante d’un ensemble de recherches diverses et variées sur la dyslexie. L’équipe s’est appuyée sur plusieurs grand noms de l’étude de ce trouble tels que Dominique Crunelle, orthophoniste ; le docteur Michel Habib, neurologue ou du chercheur Marco Zorzi. Mais aussi sur les avancées de la connaissance des troubles apportée par des organismes comme la British Dyslexia Association qui a, par exemple, noté l’importance de l’augmentation de l’espace inter-lettres et son impact dans le taux d’erreur de lecture. Elle a mis en pratique la boucle audio-phonatoire favorisant, de façon intrinsèque, la correspondance graphie-phonie. Elle s’est attachée à utiliser l’exploration spatiale. Tout en soutenant le parcours de l’œil, elle prévient la fatigue tout en maintenant l’attention du lecteur. MOBiDYS a également œuvré avec le concours d’ingénieurs en design et en intelligence artificielle, mais aussi de chercheurs en science du langage pour parfaire le format FROG. Cette action de recherche et développement a été saluée par l’UNESCO et est en ligne avec ses objectifs de développement durable. C’est une consécration pour toute l’équipe de MOBiDYS. La startup sera présente à l’IJCAI, rendez-vous mondial sur l’intelligence artificielle, en République populaire de Chine 🇨🇳 , à Macao en août 2019.

infographie sondo mobidys impact © Lesgoodnews 2019

Les dyslexiques mieux intégrés

Autonomie et plaisir de la lecture sont redonné aux enfants © MOBiDYS
Autonomie et plaisir de la lecture sont redonnés aux enfants © MOBiDYS

Il est primordial d’intégrer autant que possible les enfants atteints de trouble DYS. Ainsi, guidés dans leurs lectures, les enfants dyslexiques gagnent en confiance et en autonomie. En effet, le format FROG permet à l’enfant d’adapter la lecture de ses livres numériques. Avec pour objectif, un retour au format papier augmentant son sentiment de satisfaction. D’ailleurs en parallèle au développement de Sondo, les éditeurs ont été sensibilisés aux troubles DYS. Ainsi, des collections ont pu voir le jour comme J’aime lire DYS de Bayard, Dyscool chez Nathan, DocuDys par Fleurus et Colibri par Belin. Ce type d’initiative permet de gommer quelque peu les différences avec les autres enfants. Dans leur scolarité, les enseignants pourront suivre et remarquer le progrès de leurs élèves dyslexiques.

Sondo à suivre

La jeune startup est à suivre de près pour cette fin d’année 2019. Côté soutiens, de grands éditeurs comme Bayard, Belin, Fleurus, Lescalire, Miroirs aux troubles, Nathan ont participé au développement de la bibliothèque. Sans compter les équipes enseignantes de nombreux collèges demandeurs de la disponibilité de Sondo. L’équipe de MOBiDYS a travaillé en partenariat avec ILT, une société suédoise spécialisée dans les manuels scolaires audio. L’équipe d’ILT a déployé une bibliothèque numérique audio dans la plupart des collèges suédois 🇸🇪. Côté récompenses, l’action de MoBiDys et le format numérique FROG ont été récompensés par de nombreux prix. Elle a remporté le prix ESS en 2018 dans la catégorie « utilité sociale ». Le PRIX KPMG Women in Tech for Good. Le trophée 🏆 Coups de cœur 💓 a été décerné à l’équipe de la startup par la MGEN.

Article mis à jour le 3 juillet 2019 à 14 h 19 min

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Villages Vivants : foncièrement au cœur des petites villes et villages

Villages Vivants : foncièrement au cœur des petites villes et villages

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8 min de lecture

En France, Villages Vivants dynamise les centres des petites villes et des villages en s’appuyant sur l’économie sociale et solidaire.

villages vivants lesgoodnews cover

Le territoire français est parsemé de villes et villages tous plus différents les uns des autres. Pourtant, une constante est apparue ces dernières décennies : leur désertification. En effet, les centres des petits bourgs français sont moins attractifs. Plusieurs causes peuvent expliquer cet état de fait. D’une part les centre commerciaux en périphérie drainent toujours plus de clientèle. De plus, l’essor des usages numériques et du commerce en ligne éloigne la population ; d’autre part, la perte des services publics de proximité, les fermetures d’établissements scolaires, des gares 🚉 , des bureaux de postes et des accès aux professionnels de santé ont renforcé un sentiment d’abandon qui peuvent contraindre des familles à ne pas s’installer dans de petites communes. Ainsi, une concentration de la population s’opère autour de grandes métropoles. Pourtant, bien des avantages peuvent être mis au crédit des villages et des petits bourgs : leur dimension à taille humaine favorise le lien social. C’est dans l’esprit du co-fondateur de Villages Vivants, Sylvain Dumas, que naît l’idée, en 2012, de ne pas voir la désertification des centres-villes comme une fatalité. Vite rejoint par Valérie Dumesny, cogérante et responsable de la dynamisation des centres-villes, et Raphaël Boutin, cogérant et responsable pôle immobilier coopératif, ils souhaitent créer une structure luttant contre la vacance des locaux commerciaux. Le principe s’inspire en partie du modèle de la structure Terre de liens qui rachète des terres agricoles pour favoriser l’implantation d’agriculteurs en bio. En mars 2017, l’association Villages Vivants voit le jour. Basés à Crest, dans la Drôme, les trois salariés et les bénévoles ont mené tambour battant leur activité. En juin 2018, une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) est créée pour pérenniser et étendre son action. En 2019, une équipe de cinq personnes composée des cogérants précités, d’Anne-Sophie Daudon, responsable administratif et financier et Marie Isserel, responsable communication, se mettent à pied d’œuvre pour assurer le fonctionnement des deux structures de Villages Vivants. Devant l’accroissement de leur activité, un recrutement est en cours. L’association peut compter sur l’engagement de bénévoles et des acteurs locaux. En outre, s’appuyant sur un comité d’experts et de solides partenaires, Villages Vivants favorise l’établissement de projets d’économie sociale et solidaire au sein des petites villes et villages.

Dynamiser les centres-villes

Rendre les centres villes attractifs © Villages Vivants
Rendre les centres villes attractifs © Villages Vivants

L’association s’efforce de renforcer l’attractivité des centres-villes. Par différentes actions, Villages Vivants redonne des couleurs aux villages. Au programme, balades urbaines et artistes de rue pour l’animation. Des enquêtes citoyennes, des micros-trottoirs, des études sur la vacance commerciale, permettent de prendre le pouls des communes. En intégrant tous les acteurs de la cité, Villages Vivants offre la possibilité de mettre en corrélation porteurs de projets et besoins des petites communes. Tout en donnant une place primordiale aux habitants, que l’association nomme les architectes permanents, l’association vise à retisser un lien social. Ils sont, en effet, des acteurs au même titre que les commerçants, les élus, les créateurs d’entreprises et les acteurs financiers, la clé de voûte permettant de redéfinir une maîtrise d’usage.

infographie village vivants impact lesgoodnews © Lesgoodnews

Villages Vivants, une foncière citoyenne

Développement d'un immobilier commercial lié à l'économie sociale et solidaire © Villages Vivants
Développement d’un immobilier commercial lié à l’économie sociale et solidaire © Villages Vivants

La SCIC a pour objectif de faire que l’immobilier commercial ne soit plus qu’un objet spéculatif. Villages Vivants diffuse sa vision du développement d’un immobilier commercial collaboratif et solidaire. Pour réaliser son action, l’association a créé cette structure afin d’acheter des biens immobiliers, de se charger des rénovations et de louer des locaux commerciaux aux porteurs de projets. En parallèle, une foncière a été mise en œuvre. Elle propose d’investir dans des parts sociales et des titres participatifs. Les fonds engagés sont bloqués et rémunérés pendant sept ans au minimum. L’ensemble de ces éléments permettent de monter des projets public-privé responsables, en privilégiant l’impact social. Les statuts de la SCIC Villages Vivants permettent une gouvernance collégiale. Chacun dispose d’une voix pour influer sur les orientations stratégiques de la société. Pour accompagner sa lutte contre la vacance commerciale, une plateforme web nommée “Boutiques Vivantes” a vu le jour et permet de visualiser les locaux commerciaux disponibles à l’achat ou à la location. Villages Vivants milite pour la création d’un statut de bailleur commercial solidaire. Ceci permettrait de bénéficier d’avantages similaires à ceux des bailleurs du logement social. Ainsi, ce dispositif agirait comme un catalyseur en démultipliant l’installation de projets issus de l’économie sociale et solidaire.

Accompagner les porteurs de projets innovants

L'équipe de Villages Vivants accompagne les porteurs de projets © Villages Vivants
L’équipe de Villages Vivants accompagne les porteurs de projets © Villages Vivants

L’association apporte son soutien aux entrepreneurs. En effet, pour faire battre de nouveau le cœur d’une petite commune, Villages Vivants apporte son soutien à la création d’activités innovantes. Les nouveaux modèles issus de l’économie sociale et solidaire sont favorisés. Il s’agit de tiers-lieux, de librairies collaboratives, de micro-crèches ou encore d’épiceries solidaires. Ces projets doivent apporter du lien social, avec pour optique d’amener les habitants à redécouvrir leur centre-ville. D’ailleurs, le projet doit répondre à quelques critères : répondre à un besoin du territoire ; ne pas concurrencer une activité existante ; favoriser les circuits courts et le développement local ; proposer des services ou produits de qualités. L’association Villages Vivants apporte un soutien personnalisé aux entrepreneurs pour les former, leur faciliter l’accès à l’immobilier et pérenniser leur activité.

Villages Vivants à suivre

Inauguration d'une nouvelle boutique © Villages Vivants
Inauguration d’une nouvelle boutique © Villages Vivants

Une belle alchimie est née entre les collectivités locales, l’association, les porteurs de projets et les habitants. Elle permet, au-delà de la vacance commerciale, d’amener un débat constructif sur la politique de la ville et culturelle, les questions de piétonnisation et de stationnement. Concentrant d’abord son action sur la région Rhône-Alpes, elle souhaiterait ouvrir une première antenne dans le Gers. Une telle initiative ne demande qu’à se développer au niveau national. Côté soutiens, Villages Vivants peut s’appuyer sur Pôle Emploi Drôme, sur le réseau de coordination régionale SAVAARA au service de développement de la vie associative de la région Rhône-Alpes. Elle est soutenu par la Caisse des Dépôts-Banque des territoires, de la fondation Macif et de la fondation Crédit Coopératif. Une première levée de fonds a permis d’atteindre la somme de 750 000 € dont un tiers financé par les citoyens. Ainsi, quatre opérations immobilières ont pu être démarrées dans la Drôme, l’Ain et l’Ardèche. Coté récompenses, Villages Vivants a remporté le trophée Initiatives RSE Banque Populaire. En 2019, Villages Vivants est sélectionné pour le dernier tour du concours La France s’engage. Concours dont elle sera lauréate le 28 juin 2019, avec, à la clé, une dotation de 150 000 € pour développer son action sur le territoire français. Elle bénéficiera d’un accompagnement personnalisé durant trois ans sur ses projets. Une belle consécration pour cette équipe qui pourra dynamiser nos campagnes encore plus efficacement.

Article mis à jour le 1 juillet 2019 à 10 h 58 min

Villages Vivants : foncièrement au cœur des petites villes et villages
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Les Donneurs de voix délivrent du handicap

Les Donneurs de voix délivrent du handicap

par · Publié · Mis à jour

9 min de lecture

En France, l’association Les Donneurs de voix permet d’accéder aux livres via des bibliothèques sonores, gratuitement, afin de rompre, par la lecture, l’isolement des personnes en situation d’handicap.

donneurs de voix cover lesgoodnews

La lecture permet de s’ouvrir sur le monde. En effet, la production littéraire offre toujours plus la possibilité de découvrir des situations plus ou moins lointaines de nous. Rentrer dans le poignant quotidien des femmes de ménages d’un ferry français ou suivre les trépidantes aventures d’un groupe de personnages au fin fond de l’univers… les livres aboutissent toujours à la même conclusion, nous aider à mieux nous connaître. L’accès à la culture est un droit fondamental selon l’article 27 de la Déclaration des droits de l’Homme. Ainsi, les personnes en situation d’handicap doivent y avoir accès au même titre que les autres citoyens. D’autant plus que la production littéraire est immense. A titre d’exemple, pour la seule rentrée littéraire de 2018, en France 🇫🇷 , entre août et octobre 567 romans sont parus. Dans le cas d’œuvres littéraires ou de presse écrite, des méthodes ont été mises en œuvre : la transcription en braille de certains textes offre un accès limité à quelques titres ; des systèmes de lecture par des voix de synthèse sont utilisés pour offrir plus de choix. Mais pour des œuvres complètes, une alternative est préférée : la lecture 📖 par un tiers. Un membre de la famille peut s’atteler à cette tâche. Cependant, pour offrir plus d’autonomie aux personnes atteintes d’handicap visuel ou qu’un handicap empêche de lire, une association a vu le jour en 1972. Impulsé par Charles-Paul Wannebroucq, médecin 👨‍⚕️ ophtalmologiste, la première bibliothèque sonore est créée, cette même année, à Lille avec le soutien du Lions club Lille-centre. Dès 1977, l’association est reconnue d’utilité publique. En 2019, ce sont 115 bibliothèques sonores qui sont réparties sur la France métropolitaine. Pour donner accès aux œuvres, l’association est animée par plus de 2 200 bénévoles dont plus de 1 000 donneurs de voix bénévoles. Elle est administrée par un bureau de cinq membres et un conseil composé de quinze membres, présidé par Pierre-Marie Lecerf.

La voix du livre

Une bibliothèques sonores © association des Donneurs de voix
Des espaces adaptès pour l’écoute sur place d’œuvres ou à emporter © Association des Donneurs de voix

Comme dans une bibliothèque classique, la personne choisit les œuvres qu’elle souhaite découvrir. Où que la personne soit, la magie de la littérature opère. L’audiolecteur 🎧 peut être transporté dans les brumes épaisses de la lande des Baskerville tout droit sortie de l’imagination de Conan Doyle, être emporté par l’étrange voyage au centre de la Terre de Jules Verne ou suivre les tribulations japonaises d’Amélie Nothomb. Emporté sur la voie sonore des donneurs de voix, la barrière du handicap est levée. L’écoute peut être réalisée dans une des nombreuses bibliothèques sonores disséminées par l’association à travers la France 🇫🇷 . Elle peut s’effectuer à domicile, après avoir reçu le support de l’œuvre par pli postal ou en l’ayant téléchargé sur la plateforme des Donneurs de voix. En outre, l’accès aux services des bibliothèques sonores de l’association est gratuit. Une simple attestation d’un médecin attestant d’un handicap visuel ou une carte d’invalidité permet de s’inscrire à la bibliothèque sonore de son choix et au serveur national. Le milieu scolaire n’est pas oublié. Dans le cadre de la loi pour l’égalité des chances, les œuvres étudiées en cours de français sont mises à disposition ou enregistrées, si elles ne sont pas présentes au catalogue des bibliothèques sonores, les professeurs référents font le lien entre les élèves et l’association.

Un réseau de bibliothèque sonores

logo bibliothèques sonores © association des donneurs de voix
Le logo des bilibliothèques sonores © Association des Donneurs de voix

Le maillage des bibliothèques sonores en France permet un accès facilité. L’association étend peu à peu son ancrage dans les différents départements français métropolitains. En 2019, cent quinze bibliothèques sonores permettent d’accueillir le public. Une carte interactive permet de trouver facilement le lieu d’accueil le plus adapté à la personne handicapée en France métropolitaine. Pour ceux atteints d’handicap visuel, un accès à la liste des bibliothèques a été mis à disposition. L’arrivée du numérique a permis deux évolutions majeures : d’une part le stockage des œuvres sur CDs et en fichiers audio mp3 ; d’autre part, la création d’un serveur national centralisant de nombreux ouvrages. Ces deux points ont renforcé grandement l’accessibilité aux œuvres, en particulier à destination des DOM-TOM. En 2019, plus de 10 000 ouvrages 📚 et une trentaine de revues 📰 sont disponibles au téléchargement gratuitement pour les 15 000 audiolecteurs inscrits sur la plateforme. Au total, la base de données contient plus de 250 000 titres à son catalogue et totalise, selon ses statistiques internes, plus de 2,7 millions de prêts.

Les donneurs de voix donnent du cœur à l’ouvrage

Donneurs de voix © association des donneurs de voix
Une bénévole pendant une séance d’enregistrement © Association des Donneurs de voix

Une association sans bénévoles ne pourrait pas offrir tout son potentiel. D’une poignée de passionnés dans les années 70, aujourd’hui plus de 2 200 bénévoles offrent leur temps et leur voix. Tout le monde peut participer. Cependant, une charte de qualité doit être respectée. Le matériel requis se compose d’un ordinateur 💻 et d’un microphone 🎤. En parallèle, une formation sur l’enregistrement d’audiolivre est prodiguée. À cette occasion, les Donneurs de voix en cours de formation accéderont à de nombreuses ressources comme des tutoriels, des fiches techniques menant à la maîtrise des différents logiciels. Une fois à l’aise dans la technique de l’enregistrement d’audiolivre, le bénévole est libre de proposer une œuvre. Cependant, les bibliothèques sonores se réservent le choix de vérifier si le titre en question n’est pas déjà présent sur différents catalogues. En moyenne, la transcription d’un livre prend trois fois plus de temps que son temps d’écoute. A titre d’exemple, un livre de 200 pages équivaut à huit heures d’écoute, il faudra donc plus ou moins 24 heures pour le transformer en audiolivre.

Pour les donneurs de voix, le fait d’enregistrer un livre nécessite de lire consciemment chacune des phrases. Cette technique a parfois mené à une totale redécouverte d’une œuvre.

Guy Rey, Secrétaire national Bibliothèques sonores de France

En plus de leur voix, un grand nombre de bénévoles donnent de leur temps, sans lequel une telle qualité de service et logistique ne pourrait être assurée. En effet, plusieurs tâches leur incombent : recevoir les audiolecteurs et les donneurs de voix durant les permanences ; traiter les demandes d’ouvrages enregistrés ; assurer le suivi des expéditions ; maintenir les systèmes d’information ; assurer les tâches administratives et de communication.

Les Donneurs de voix à suivre

Reconnue d’utilité publique, l’association des donneurs de voix bénéficie de l’exception au droit d’auteur. Elle est, de facto, associée au service public de la Lecture et de la Culture. Tous les ans, l’association ouvre un concours pour désigner la « voix de l’année ». A cette occasion, une œuvre est sélectionnée pour une voix féminine et une autre pour une voix masculine. Un décret 📜, paru au Journal officiel du 24 décembre 2008, fait bénéficier l’association des Donneurs de voix de l’exemption des droits d’auteurs. Depuis sa création, l’association a noué un fort partenariat avec le Lions Club de France. Elle est soutenue par le Crédit Mutuel et d’autres banques, des fondations comme celle d’Orange ou les Petits Frères des Pauvres. Les collectivités locales comme les mairies, plus particulièrement, et les départements facilitent son fonctionnement.

Article mis à jour le 25 avril 2020 à 6 h 47 min

Les Donneurs de voix délivrent du handicap
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Halte Obsolescence Programmée : pourvu que ça dure !

Halte Obsolescence Programmée : pourvu que ça dure !

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9 min de lecture

En France, l’association Halte Obsolescence Programmée a pour objectif de fédérer citoyens, élus et industriels afin de privilégier la durabilité des produits.

HOP lesgoodnews cover

Le terme d’obsolescence programmée est désormais connu du grand public. Certains grands constructeurs de smartphones ou de produits d’électroménager ont été mis en cause ces dernières années. Le rapport Equiterre de 2018 montre que 86 % des consommateurs pensent que les appareils électroniques et électriques sont conçus pour ne pas durer. En effet, l’obsolescence programmée est un maillon important de notre modèle économique actuel, qui repose sur la surconsommation et la surproduction. En 2015, la loi de transition énergétique en donne une définition  :

« L’obsolescence programmée regroupe l’ensemble des techniques visant à réduire délibérément la durée de vie ou d’utilisation d’un produit afin d’en augmenter le taux de remplacement. »  

Article 99, loi de transition énergétique

Cependant, cette technique économique est loin d’être récente. De fait, elle a été théorisée en 1932 par Bernard London, un agent immobilier new-yorkais, afin de stimuler l’économie en contexte de grande dépression. De nos jours, les enjeux environnementaux et sociaux remettent en cause ce modèle de consommation. De plus, on peut noter une véritable attente sur ce sujet de la part des citoyens. En 2015, l’association Halte Obsolescence Programmée (HOP) s’est emparée du problème. Co-fondée par Laetitia Vasseur, déléguée générale, et Samuel Sauvage, président, l’association combat l’obsolescence programmée et sensibilise les citoyens à des modes de consommation plus durables. Depuis, elle milite auprès des industriels pour fournir des produits plus durables et réparables. Elle influence les élus dans leur choix. Elle cherche à sensibiliser le grand public sur ces questions. L’organisation de HOP s’articule autour de six pôles dédiés à la sensibilisation, au contenu, au lobbying, au juridique, au rapport produits et à la communication. En 2018, l’association compte vingt-quatre membres actifs. Auxquels s’ajoute un comité d’experts d’une vingtaine de personnes et une communauté de plus de 40 000 individus.

Sensibiliser sur l’obsolescence programmée

HOP a répondu présent à la marche du siècle en 2018 © HOP
HOP a répondu présent à la marche du siècle en 2018 © HOP

L’association déploie son énergie auprès du grand public pour une prise de conscience de notre mode de consommation. Elle dispose de bons nombres d’outils pour toucher une large audience. Tout d’abord, les classiques évènements et ateliers qui offrent de riches moments d’échanges. En 2018, ce sont douze évènements qui ont été organisés, touchant près de 1 500 personnes. Ils se sont répartis entre rencontres dans des collèges et des lycées, mais aussi HOP Days et Apér’HOP afin d’échanger avec détente autour des enjeux de la lutte contre l’obsolescence programmée. Elle met aussi à disposition des kits de communication pour d’autres organisations. Ils contiennent  : un jeu de sept familles, un quiz, des gobelets personnalisés réutilisables et aussi un ouvrage « Du jetable au durable », disponible aux éditions Manisfestô (Gallimard), co-écrit par Laëtitia Vasseur et Samuel Sauvage. Côté numérique, en décembre 2018, elle ajoute à son panel le site produitsdurables.fr qui permet de guider les citoyens dans leur choix de renouvellement de matériel. Les utilisateurs pourront y trouver des conseils sur l’entretien afin d’augmenter la durée de vie de leur petit ou gros électroménager, appareils électroniques et bien d’autres produits de grande consommation. La plate-forme propose un classement des marques selon la durabilité de leurs produits en fonction de nombreux avis d’experts et de consommateurs. Ce nouveau site totalise en seulement deux mois d’activité plus de 200 000 visites. De plus, l’association HOP est très active sur les réseaux sociaux où son nombre d’abonnés ne cesse de progresser. 

Influencer les décideurs

Colloque « La durabilité des produits : un enjeu stratégique pour les entreprises » organisé à l’Assemblée Nationale en novembre 2018 © HOP
Colloque « La durabilité des produits : un enjeu stratégique pour les entreprises » organisé à l’Assemblée Nationale en novembre 2018 © HOP

Un autre volet de l’action de HOP prend la forme de lobbying actif auprès des élus. La lutte contre l’obsolescence programmée passe aussi par la loi. L’association propose de nombreuses idées. En 2018, Laëtitia Vasseur est nommée membre du comité « Accélérateur de la transition énergétique ». Ce dernier a été mis en place, le 30 mars 2018, par le ministre d’Etat de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot. Ce comité ACTE a pour objectif d’amener une vision critique et constructive sur les politiques publiques. L’action de HOP a porté ses fruits au niveau national avec la prise en compte par les pouvoirs publics de deux indices, un de réparabilité et un autre de durabilité. Dés 2020, un affichage obligatoire devrait mentionner la réparabilité pour un certain nombre de produits. Cependant, il ne s’agit là que de premiers pas. L’association est d’ailleurs cosignataire de la lettre ouverte au gouvernement « Pour un meilleur soutien à la réparation ». HOP, conjointement avec l’UFC que choisir, a saisi le Conseil d’état pour une annulation du décret sur les pièces détachées. En effet, l’association considère ce point comme un enjeu primordial pour lutter contre l’obsolescence programmée et mener vers une consommation responsable. Au niveau local, HOP travaille avec la Ville de Paris et la région Nouvelle-Aquitaine. L’action de HOP ne se cantonne pas à l’échelle de la France avec son travail de plaidoyer auprès du parlement et du ministère de la Transition écologique et solidaire. Son action dépasse les frontières pour un impact européen. Mais aussi outre Atlantique, où l’association est entrée en résonance avec Equiterre, un organisme environnemental québécois. 

infographie lesgoodnews HOP © Lesgoodnews 2019

Agir auprès des industriels

Quentin, bénévole, lors d’une intervention à Strasbourg © HOP
Quentin, bénévole, lors d’une intervention à Strasbourg © HOP

De ce côté, l’association joue la carte de la carotte et du bâton. Elle approche les industriels pour les accompagner dans une refonte de leur processus de conception et fabrication. L’objectif est de mettre sur le marché des produits de grande consommation plus durables et réparables. Avec, par exemple, l’assurance d’un produit réparable sur dix ans. L’argument séduit de plus en plus de consommateurs. De facto, L’association HOP a créé en décembre 2017 le club de la durabilité. Quatre fois par an, ces entreprises partageant une vision durable de la consommation identifient des axes d’amélioration et partagent sur les bonnes pratiques. Ces rencontres, HOP les a consolidées dans un rapport inédit, publié le 22 novembre 2018. De plus, pour renforcer les interactions entre les membres du club un site internet dédié a été créé. En conséquence, un grand groupe français a pris un engagement dans l’allongement des durées de vies des produits proposés en se faisant le relais entre consommateurs et producteurs. A contrario, HOP a mis en ordre de bataille un véritable arsenal juridique. Elle part à l’assaut de grands groupes des nouvelles technologies soupçonnés d’utiliser l’obsolescence programmée activement pour doper leurs ventes. Pour certains, l’impact a été assez retentissant pour que quelques affaires fassent les gros titres de la presse nationale. En 2017, un dépôt de plainte mondial a été initié à l’encontre d’un grand fabricant d’imprimantes. Plus tard, c’est au tour d’une prestigieuse enseigne du numérique de recevoir une plainte pour obsolescence programmée. La justice s’est penchée sur ces dossiers pour trancher. En attendant, cela a renforcé la prise de conscience du grand public, désormais plus vigilant sur ce point.  

Halte Obsolescence Programmée à suivre

Le champ d’action de l’association HOP est impressionnant. Trois plateformes internet, des événements et des publications tout au long de l’année. Ainsi, elle couvre l’ensemble des acteurs de notre modèle économique pour changer en profondeur les mentalités et les enjeux économiques. Un rayon d’action dépassant les frontières de la France. Cette initiative citoyenne démontre, une fois de plus, qu’il n’existe pas de fatalité. Et ça marche ! Des engagements sont pris par les acteurs économiques. Des projets de lois sont renforcés, préparant un cadre législatif défavorable à des pratiques économiques ce qui, à la vue des enjeux climatiques actuels, est salvateur. Côté soutien, dans le milieu associatif, HOP peut compter sur Zero Waste France, les Amis de la Terre et le réseau des Repair Cafés ; au niveau institutionnel, sur l’ADEME et le ministère de la Transition écologique et solidaire.

Article mis à jour le 23 mars 2020 à 14 h 56 min

Halte Obsolescence Programmée : pourvu que ça dure !
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Démocratie et numérique avec Open Source Politics

Démocratie et numérique avec Open Source Politics

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8 min de lecture

La plateforme web Open Source Politics milite pour une véritable démocratie numérique et propose une solution de participation et de gouvernance démocratique complète et libre de droit.

lesgoodnews cover open source politics

Le numérique a ouvert de nombreuses possibilités. La majorité des domaines est aujourd’hui de près ou de loin touchée par les transformations qu’il a apportées. La politique ne déroge pas à cette règle. Comme souvent, les usages sont bousculés. De nouvelles utilisations font leur apparition. Depuis quelques années, les citoyens ont découvert des plateformes d’échanges généralistes ou spécialisées. En France 🇫🇷, on pense plus récemment aux états généraux de l’alimentation par exemple. Ces plateformes collaboratives mettent toujours plus en avant leur capacité à leur donner la parole ou les incitent à l’action. Parfois, ces dernières peuvent manquer de transparence et des polémiques quant aux fins et moyens peuvent émerger. En effet, la confiance est primordiale sur ce type de plateforme. Afin d’assurer transparence, traçabilité des échanges et accessibilité au plus grand nombre, un groupe de quatre personnes a décidé de mettre à disposition une plateforme alliant toutes ces qualités. Open Source Politics voit le jour au printemps 2016. Quatre associés, Alain Buchotte à la technique, Olivier Buchotte aux finances, Valentin Chaput au conseil et Virgile Deville, commercial et responsable produit, ont structuré une activité professionnelle. Pour être en adéquation avec leurs valeurs, la jeune entreprise relève du champ de l’économie sociale et solidaire. Open Source Politics a pour objectif d’accompagner les institutions et organisations engagées dans des démarches participatives. En 2019, c’est une équipe de neuf personnes, dont les locaux sont situés au Liberté Living-Lab à Paris, qui offre son expertise et propose des solutions clés en main.

Transparence et démocratie participative

L’équipe d’Open Source Politics bénéficie de premières expériences dans le monde de la démocratie participative et de l’open source. En premier lieu, les membres fondateurs de cette jeune entreprise se sont vite intéressés à la plateforme Democracy OS. Il s’agit d’un logiciel libre co-fondé par Pia Mancini qui vise, à l’origine, à favoriser les échanges politiques du Partido de la Red en Argentine. D’ailleurs, Virgile Deville a vécu la création de Democracy OS et du Partido de la Red, à Bueno Aires, en 2013. En outre, Olivier Buchotte a également suivi le développement de cette initiative. Ainsi, l’équipe d’Open Source Politics est bien au fait de la demande croissante de prise en compte de la parole citoyenne dans la prise de décisions. Ceci implique une modernisation accrue des institutions publiques. Ou encore, une ouverture des modes de gouvernance des entreprises ou des associations afin d’impliquer leurs collaborateurs ou membres. Puis, acteurs de Democracy OS France, les fondateurs d’Open Source politics, devant la pluralité des projets naissant autour de Democracy OS, ont souhaité revenir aux bases du projet. Avec pour mots d’ordre principaux : transparence, logiciel libre et démocratie participative. Par conséquent, Open Source Politics propose des outils et sensibilise le grand public dans cette optique. L’équipe de cette jeune entreprise a appris à maîtriser de nombreux autres outils du monde du logiciel libre. Pour Open Source Politics, leur utilisation est une condition impérative pour mener des démarches démocratiques en ligne en garantissant leur transparence.

Les co-fondateurs d'Open Source Politics © Open Source Politics
Les co-fondateurs d’Open Source Politics © Open Source Politics

Plateforme dédiée

Depuis 2017, Open Source Politics propose une solution clé en main. Les collectivités locales, des associations ou des entreprises pourront organiser des échanges constructifs dans un esprit démocratique. La plateforme Decidim, retenue par Open Source politics, permet de s’adapter à de nombreuses configurations. Cette plateforme Open Source a été utilisée en premier lieu par la mairie de Barcelone. Plus d’une centaine d’organisations utilisent cette plateforme dans le monde 🗺 . Au passage, Valentin Chaput, d’Open Source Politics, nous fait part de cette anecdote :

Nous étions au printemps 2017, notre entreprise finissait sa première année. Nous avions travaillé jusque là avec d’autres plateformes. Nous commencions à en éprouver les limites et à réfléchir à ce que serait l’outil idéal : un portail avec plusieurs démarches librement paramétrables en parallèle, des fonctionnalités de suivi des décisions dans le temps, etc. Nous avons récupéré une instance de démonstration de Decidim et découvert que tout ce que nous recherchions avait déjà été pensé et réalisé dans un logiciel libre auquel il nous était offert de contribuer à notre tour. C’est la beauté du développement open source.

Valentin Chaput, Open Source Politics

Decidim regroupe, en effet, plusieurs avantages. Elle est personnalisable et modulaire. Des parcours participatifs peuvent y être mis en place. Elle offre aussi des espaces privés. En addition, les administrateurs bénéficient d’un panel d’outils pertinents et efficaces. Tous ces éléments réunis font de cette plateforme une référence en la matière. Ainsi, Open Source Politics a pu accompagner efficacement de nombreuses organisations. Par exemple, la ville d’Angers a opté pour cet outil afin de mettre en oeuvre la répartition d’un budget participatif d’un million d’euros de façon transparente et démocratique. Au final, seize projets d’origine citoyenne se sont concrétisés… participant en partie au rayonnement croissant de la ville. Plus d’une centaine d’organisations ont opté pour cette plateforme. D’autre part, Decidim est une plateforme en continuel développement. Une forte communauté l’entoure, composée de développeurs, d’agents publics, de chercheurs et bien sûr de citoyens. Ils contribuent chaque jour à l’amélioration de l’outil.

Favoriser la participation citoyenne

Agora du budget participatif d'Angers © Open Source Politics
Agora du budget participatif d’Angers © Open Source Politics

Un des objectifs d’Open Source Politics est d’animer la participation citoyenne. En créant une émulation du public autour d’événements, d’ateliers ou de mobilisations diverses, la jeune entreprise souhaite que l’impact du numérique ne soit plus cantonné à un cercle restreint d’initiés ou de personnes du même niveau social. Cette connaissance doit se diffuser dans la population à tous les niveaux. En effet, la fracture numérique est toujours marquée en France 🇫🇷, qu’elle soit liée à l’accès aux ressources numériques ou à la maîtrise de l’outil informatique. À noter que 12 % de la population française n’avait pas accès à internet en janvier 2018, selon des chiffres du blog du moderateur. Dans son déroulement, un projet de participation citoyenne doit comporter plusieurs phases et surtout une véritable volonté politique de l’initiateur. Le cheminement des citoyens est facilité par une démarche compréhensible et séquencée. Open Source Politics propose un accompagnement du parcours participatif. À chaque étape, l’expertise de l’équipe sera mise à profit pour animer et organiser le projet. Formations, conseil stratégique, ateliers et production de documents bénéficieront de l’expérience d’open Source Politics.

Open Source Politics à suivre

Logo © Open Source Politics
Logo © Open Source Politics

En trois ans, plus d’une quarantaine d’organisations ont fait confiance à Open Source Politics. Devant les différentes crises qui émaillent la vie politique française, les citoyens demanderont toujours plus de transparence et d’écoute. Avec la plateforme Decidim et son expertise, Open Source Politics apporte une solution complète et accessible. De plus, la participation très active de la jeune entreprise dans le monde du logiciel libre lui permet d’être soutenue par les communautés de développeurs. En particulier, celles de Decidim et du réseau Code For France qui rassemblent des analystes, des chercheurs et des citoyens autour de projets technologiques au service de l’intérêt général.

Article mis à jour le 14 mars 2019 à 10 h 54 min

Démocratie et numérique avec Open Source Politics
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La Drècherie ressource la drêche

La Drècherie ressource la drêche

par · Publié · Mis à jour

7 min de lecture

En France, à Paris, la Drècherie joue la carte de la mutualisation des moyens pour faire découvrir la drêche de façon écologique et responsable.

la drecherie lesgoodnews © drecherie

Depuis quelques années, les grandes villes françaises connaissent un boom des brasseurs artisanaux. Connues au niveau du marché mondial de la bière comme les « crafts beer », la France 🇫🇷 Rattrape peu à peu son retard en la matière. D’une trentaine de brasseurs artisanaux dans les années 80, l’Hexagone en compte plus de 1400 en 2019 selon le Syndicat National  des Brasseurs Indépendants (SNBI). De l’eau, des céréales maltées, des levures et le houblon sont les quatres ressources indispensables à la confection de la bière 🍺 , à consommer avec modération, soit dit en passant. En outre, de ce savant mélange, une ressource peu connue du grand public découle. Il s’agit de la drêche ou des drêches. Des fibres, des protéines et bien d’autres éléments mis en-avant par les nutritionnistes la composent. Utilisée dans l’alimentation humaine et l’alimentation animale, elle manque de visibilité à notre époque. Pourtant depuis que l’Homme brasse, l’Homme drêche comme le souligne Elsa, la co-fondatrice de la Drècherie. Les grands groupes producteurs de bière 🍺 ont trouvé plusieurs débouchés à l’énorme volume de drêche produite. A contrario, pour les brasseurs artisanaux situés en zone urbaine, la drêche pose problème. En effet, elle finit dans le meilleur des cas en compostée en amendement oraganique, ou convertie en biogaz et digestat, un engrais organique. C’est en partie suite à ce constat que la Drècherie a vu le jour, à Paris. Cette association d’intérêt général à but non lucratif a été créée en avril 2018. Autour de ce projet, on retrouve trois entités: Les Brewsticks, L’origine du pain et La Brasserie de l’Être. Il en résulte la volonté de mettre en avant un produit injustement méconnu de façon éco-responsable. Entre huit et onze personnes gravitent autour de la Drècherie.

Mutualisation des moyens

La drècherie cuisson © la drecherie
Les installations de l’Origine du pain permettent la confection des brewsticks © la drècherie

Il n’y a pas que la bière qui est brassée à la brasserie de l’être, les idées💡 aussi. La Drècherie est la synthèse de trois entités distinctes: tout d’abord, les Brewsticks qui transforme la drêche en de savoureux bâtonnets à déguster en apéritif ou à d’autres occasions. Mené par Elsa, sa fondatrice, elle propose plusieurs assortiments avec, comme élément de base, toujours la drêche. Ensuite, l’Origine du pain 🥖 qui a rejoint l’aventure pour faire découvrir une palette de saveurs nouvelles liées à la drêche. Pierre-Elie, le boulanger, met régulièrement à disposition son fournil à disposition des Brewsticks. Enfin, source inépuisable de drêches, il y a la Brasserie de l’Être. Fondée en 2015, elle met en scène Edward Jalat-Dehen, entouré de son équipe, qui confectionne des bières 🍺 d’exception, respectueuses des palais et de l’environnement. En retravaillant leur méthode de production, c’est 26 m² qui vont pouvoir être mis à contribution pour transformer la drêche. De tous ces efforts, naît une belle coopération par la mutualisation des moyens pour faire de la drêche un produit enfin valorisé.

infographie la drecherie impact © lesgoodnews 2019

La drêche à savourer

Une des nombreuses applications de la drêche est l’alimentation. Ainsi, les Brewsticks fournissent de délicieux bâtonnets de drêche à déguster. La production de bière 🍺 a besoin de sucre pour nourrir les levures. Le malt en fournit la majeure partie. Concassé, filtré, il devient la drêche composant de base des Brewsticks. Ces bâtonnets ont plusieurs avantages: ils tirent profit de l’économie circulaire en valorisant les drêches; De plus, ils sont produits et distribués localement dans une démarche responsable; enfin, ils sont très peu transformés, riche en fibres et protéines. Ainsi, ils s’inscrivent pleinement dans les nouvelles habitudes des français en quête d’authenticité et de produits alimentaires sains. En outre, la population urbaine française a une alimentation pauvre en fibres selon une étude de Nutrinet-Santé. Pour leur production, les brewsticks s’appuient sur la boulangerie L’Origine du pain 🥖. La mutualisation des moyens permet d’utiliser le fournil. Au passage, Elsa nous fait part de cette anecdote:

Au départ, Pierre-Elie, le boulanger détestait la drêche, il ne comprenait pas que je passe des dizaines d’heures enfermée dans un labo pour préparer des « déchets » et que j’en parle tous les jours. Il est le premier converti. Depuis, il s’est mis à faire des pains à la drêche!

Elsa, co-fondatrice de la Drècherie

Un hub de l’écologie industrielle et territoriale

La Drècherie se définit comme un collectif d’artisans pour mieux comprendre les ressources inexploitées de la drêche en milieu urbain. Elle agit sur plusieurs axes: Communiquer et sensibiliser sur ce produit peu valorisé ; rassembler des acteurs autour d’une filière drêche locale avec une démarche écologique et responsable ; développer de nouveaux produits issus des brasseries artisanales. D’ailleurs, les drêches ne sont pas seulement issues de la confection de bière. Elles sont également connues sous le nom de “bagasse” dans la transformation de la canne à sucre. Elles sont aussi présentes dans la production d’alcool fort basé sur les grains. La Drècherie tend à faire découvrir de nouveaux débouchés pour la drêche et les autres matières brassicoles. De là, des produits cosmétiques et bien d’autres applications sont possibles, comme, par exemple, un savon avec une variante exfoliante à la drêche. L’association cherche, via cette ressource, à sensibiliser le grand public sur les notions d’économie circulaire, d’alimentation saine et de durabilité des systèmes agricoles et agro-alimentaires. La Drècherie prépare un livret pédagogique sur la drêche. Il a été réalisé conjointement avec cinq étudiants 👨‍🎓 en master 2 Nutrition Qualité Santé de Sorbonne Université, dans le cadre d’un projet tutoré. Ce support sera distribué en premier lieu aux professionnels gravitant autour de la production et distribution de bière artisanale. Mais il pourra être distribué au grand public avide de mieux connaître la drêche. Le livret contiendra plusieurs recettes. Avec cette démarche, la Drècherie espère que plus de personnes soient sensibilisées et aillent récupérer de la drêche auprès de leur brasseurs locaux.

La Drècherie à suivre

Des clients qui en redemandent, des brasseurs qui y trouvent leur compte. C’est encore une fois un beau cercle vertueux qui se dessine. Porté par la récente mutualisation des moyens au sein de la Drècherie, les Brewsticks prévoient le recrutement d’une à deux personnes. L’association est présente sur BlueBees, pour une phase de crowdfunding, afin de pérenniser l’installation d’un nouvel atelier de transformation de la drêche dans les locaux de la Brasserie de l’Être. L’expertise de l’Origine du Pain sera mise à contribution pour préparer de belles créations culinaires autour de cette ressource injustement méconnue. En octobre 2019, les Brewsticks ont été lauréats du Speed Meeting Innovation dans la catégorie Initiatives sociétales organisé par les Assises Nationales des Déchets.

Article mis à jour le 4 octobre 2019 à 16 h 14 min

La Drècherie ressource la drêche
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docndoc, le remplacement des médecins facilité

docndoc, le remplacement des médecins facilité

par · Publié · Mis à jour

9 min de lecture

En France, la plateforme docndoc propose de faciliter les remplacements de médecins et d’augmenter l’attractivité des territoires.

lesgoodnews docndoc article couverture

Pour un médecin, trouver un remplaçant s’apparente souvent à un véritable parcours du combattant. Les difficultés augmentent avec la situation géographique du praticien. Cette inégalité entre les territoires contribue au renforcement de la problématique. De plus, la spécialité exercée limite la possibilité de se faire remplacer. En conséquence, les déserts médicaux deviennent de plus en plus marqués. On considère qu’un territoire est touché par ce phénomène lorsque la densité de médecins est 30 % inférieure à la moyenne nationale. Le paradoxe est que la France 🇫🇷 ne manque pas de médecins. En 2012, elle en comptait 334 pour 100 000 habitants (selon l’INSEE), le seuil critique étant fixé à 250. Pour répondre en partie à ce problème et assurer une continuité des soins, le docteur Pascale Karila-Cohen, radiologue à Paris, a eu l’idée de créer en 2014 une plateforme web pour faciliter le remplacement des médecins. Après avoir fait l’expérience, pendant trois ans, de l’inégalité de traitement du remplacement dans différentes structures. Elle se heurta, notamment, à cette difficulté pendant une période de congés dans le sud de la France. Elle souhaita trouver un remplacement, mais sans un réseau de connaissances bien établi, ce ne fut pas possible. De retour à Paris, elle fonda la start-up docndoc afin de mettre en relation les médecins entre eux. Et ce, de façon simple et efficace. En outre, cette initiative tend à redonner de l’attractivité aux territoires avec l’offre innovante docnbox. L’équipe de docndoc, dont le siège est à Caen depuis 2018, se compose de cinq personnes à temps complet. Ils naviguent entre le Village by CA, à Paris, ou le Bivouac à Clermont-Ferrand. Marque de son succès grandissant, une sixième personne devrait les rejoindre pour 2019.

Remplacement et continuité des soins

Les chiffres évoqués précédemment parlent d’eux-mêmes. On peut ajouter que, sur le territoire français, l’âge moyen des médecins et des spécialistes augmente. En 2017, la moyenne d’âge était de 51,6 ans pour les médecins généralistes et pour les spécialistes 51,2 ans. Le remplacement et l’aide à l’installation des médecins devient un enjeu majeur de santé publique. L’accès à un médecin généraliste ou à un spécialiste est de plus en plus compliqué dans certains territoires. A tel point que l’UFC Que Choisir a mis en place une carte interactive de la fracture sanitaire. Plus de 3,1 millions de Français vivraient dans un désert médical. Pour les médecins, la recherche d’un remplacement est complexe et fastidieuse. Ils passent par des petites annonces dans les quotidiens locaux, sur des sites qui ne sont pas forcément dédiés à cela, ou encore via des groupes Facebook fermés. Pour les spécialistes, la difficulté monte d’un cran. La plateforme docndoc s’inscrit comme un facilitateur dans ce paysage. Elle offre une recherche simple et basée sur un degré d’affinités. Les médecins peuvent y déposer les périodes de leur souhait de remplacement, ou leurs disponibilités. Ce système assure transparence et efficacité. L’ensemble des praticiens inscrits sur la plateforme font partie de l’Ordre des médecins. Pour les étudiants en médecine, docndoc peut représenter une source d’opportunités. L’ensemble des prestations de remplacement s’inscrit dans le cadre de l’article 4131-2 du Code de la santé publique. Pour qu’un étudiant puisse assurer un remplacement, il faut qu’il réponde à quelques critères : avoir validé, en France 🇫🇷 ou dans un Etat de l’union européenne 🇪🇺 un deuxième cycle d’études médicales ; être inscrit dans un troisième cycle d’études médicales en France 🇫🇷 ; et répondre aux conditions de formation fixées par décret 📜 . La plateforme s’ouvre à l’ensemble des spécialités médicales. Elles en recensent plus d’une trentaine allant de la médecine générale, en passant par la pédiatrie ou encore la psychiatrie. Via cette plateforme, les médecins pourront assurer une continuité de soins à leur patients et profiter d’un peu de repos l’esprit léger. Les services proposés par docndoc ne s’arrête pas aux remplacements. Ils se diversifie et offre des solutions pour suivre un médecin de son installation à son départ en retraite.

infographie docndoc lesgoodnews © Lesgoodnews 2019

Renforcer l’attractivité des territoires

La plateforme docndoc, en 2019, opère pour la France 🇫🇷 métropolitaine et les départements et territoires d’Outre-mer. Dans le projet, la problématique du remplacement liée à l’emplacement territorial des médecins a bien été intégrée. Pour y répondre, docndoc a créé la docnbox qui permet de conjuguer travail et loisirs. Pour attirer de potentiels remplaçants hors de leur périmètre d’action habituel, la plateforme offre une expérience étendue du remplacement. Des activités de loisirs ou des sorties culturelles sont proposées. Les offres sont adaptées à la situation familiale du praticien. L’équipe de docndoc a lié, ainsi, un partenariat fort avec les collectivités locales et les offices de tourisme. Des docnbox peuvent déjà permettre de découvrir la Normandie, la Bourgogne, L’Auvergne et très prochainement le Grand-Est. De ce fait, la mobilité des médecins est encouragée. docndoc se veut un levier d’attractivité pour les territoires. Par exemple, L’Agence Caen Normandie Développement a souhaité prendre part au projet en remarquant le côté novateur du concept.

Une innovation pour le plus grand nombre

Tout le monde est gagnant dans ce système. Le médecin trouve son remplacement. Il part l’esprit plus léger en congés 🏝 et peut profiter sereinement de sa famille. Cette innovation combat aussi le mal-être et le burn-out que connaissent certains praticiens. D’autant plus, pour ceux officiant dans des endroits touchés par la désertification médicale. En parallèle, la continuité des soins est assurée pour les patients. Ceci participe en une meilleure prise en charge réduisant, du même coup, les complications de leur état de santé. De son côté, le remplaçant découvre un territoire et des opportunités. Des volontés d’installation sur un territoire inconnu jusqu’alors peuvent naître. A une autre échelle, les établissements de santé 🏥 ne sont pas oubliés. Docndoc met à leur disposition une solution dédiée permettant de gérer plusieurs praticiens sur la plateforme. La plateforme propose une gestion centralisée et simplifiée des remplacements selon les spécialités pratiquées. Les différents curriculums vitae y sont disponibles en consultation libre. Enfin pour les collectivités locales, docndoc est source de dynamisme en agissant concrètement sur les problématiques d’attractivité 🧲 des territoires. La plateforme mise également sur l’accompagnement des professionnels de santé dans leur installation avec docntool. Au passage, docndoc a demandé au dessinateur Eric Appéré d’illustrer quelques scènes autour du remplacement des médecins.

  • Illustration de Eric Appéré © docndoc
    Illustration de Eric Appéré © docndoc
  • Illustration de Eric Appéré © docndoc
    Illustration de Eric Appéré © docndoc
  • Illustration de Eric Appéré © docndoc
    Illustration de Eric Appéré © docndoc
  • Illustration de Eric Appéré © docndoc
    Illustration de Eric Appéré © docndoc
  • Illustration de Eric Appéré © docndoc
    Illustration de Eric Appéré © docndoc

docndoc à suivre

Le service est de plus en plus plébiscité par les médecins et les établissements de santé. Comme beaucoup d’innovations positives, le projet est le résultat d’un constat et d’une idée. Au passage docndoc, nous fait part de cette anecdote.

L’équipe a debuté sur un coin de table de cuisine avec une radiologue et un informaticien, et maintenant, nous travaillons avec les collectivités territoriales. 
Nous nous rêvons en Airbnb du remplacement 

La mise en relation des personnes pour accéder à des services sur internet s’est banalisée. Les fameuses licornes telles que BlaBlaCar ou Uber le démontrent. Ainsi docndoc s’inscrit dans cette dynamique. Le projet a été soutenu par Caen Développement qui a accéléré la création et le déploiement des docnbox. Côté partenariats, docndoc est soutenu par la French Tech. Côté établissements de santé, le centre hospitalier régional d’Orléans a rejoint l’aventure. Des collectivités locales comme la communauté Caen la mer soutiennent l’action de docndoc. Elle bénéficie d’un rapport privilégié avec la MACSF et son réseau de médecins adhérents. La startup souhaite étendre ses services à d’autres professions de santé telles que les pharmaciens 💊 ou les dentistes 🦷 . Côté récompenses, docndoc a remporté le trophée 🏆 « Digital Day », fin 2018. Ce prix est axé sur la qualité de vie des praticiens. La startup participe au salon SPP Santé qui se déroule les 31 janvier et 1er février à Bordeaux, dont le thème portera sur la prévention en santé.

Article mis à jour le 25 avril 2020 à 7 h 13 min

docndoc, le remplacement des médecins facilité
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Trophées Lesgoodnews

Cet article a été 1 mois le plus lu.

février 2019


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